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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:21
TRANSPARENCY INTERNATIONAL ÉPINGLE LA POLICE CAMEROUNAISE : LES FAITS ET L’INTOX.

Le dernier rapport de Transparency International place la police camerounaise en tête de liste des services publics les plus corrompus au Cameroun. Un classement qui a ignoré les faits pour jeter le discrédit sur ce corps pourtant en pleine mutation et ses dirigeants. Chronique d’une tentative de déstabilisation de la police camerounaise.

Transparency International, à la faveur de son dernier rapport, a remis en débat la poursuite de la lutte contre la corruption que le Délégué général à la sûreté nationale a inscrite, depuis sa nomination le 31 août 2010, au rang de ses actions prioritaires pour assainir les comportements au sein de ce corps. Dans une enquête où s’entrechoquent des intérêts divergents, voire conflictuels, il n’est pas étonnant que par intermittence, des proclamations sentencieuses le disputent à des analyses biaisées, à des insinuations malveillantes. Avec, en toile de fond, des surenchères à peine voilées. Ce faisant, certains protagonistes de Transparency International font malheureusement abstraction des actions positives qui émaillent le fonctionnement de la police camerounaise depuis quelques années.

Il convient cependant de relever que la police camerounaise ne peut prétendre être entièrement exempte de la corruption. Mais, lorsque celle-ci prend des proportions telles qu’elle risque de contrarier les efforts accomplis en vue d’instaurer une bonne gouvernance, elle entraîne la dégénérescence générale du tissu social. Obstacle au développement durable, la corruption peut éventuellement favoriser la criminalité organisée. En fait, si la corruption se développe sans entrave, la démocratie peut difficilement s’épanouir, la liberté se répandre, la justice prévaloir. Ainsi, cette nuance établie, l’on note que depuis la publication du dernier rapport de Transparency International, c’est de nouveau le grand emballement autour de la police camerounaise. avec des appréciations tendancieuses qui tendent à ignorer les faits pour jeter le discrédit sur la police camerounaise et ses dirigeants, soupçonnés ou carrément accusés sans preuve, de tirer les ficelles. Or, la sagesse renseigne utilement que « les faits sont sacrés », les commentaires relevant d’un tout autre registre.

POLICE CITOYENNE

Les faits ? Ils mettent en évidence un service public, la police camerounaise d’une part. Et ses dirigeants d’autre part. nommé par décret présidentiel n°2010/263 du 31 août 2010 à la tête de la Délégation générale à la sûreté nationale pour assumer la lourde charge de conduire la destinée de l’institution policière suivant les grandes orientations de la politique sécuritaire définie par le chef de l’état, Martin Mbarga Nguélé a été confirmé dans ses fonctions le vendredi 2 octobre 2015 par le président de la république. Pour mémoire, Martin Mbarga Nguélé a déjà occupé le poste de DGSN (délégué général à la sûreté nationale) entre 1983 et 1984 camer.be, il y’a trente et un ans. Il a été inspecteur de police à 19 ans, avant de gravir tous les échelons dans le corps puis d’embrasser une carrière de diplomate qui l’a, tour à tour, conduit au Congo-Kinshasa (à l’époque Zaïre), au Brésil et en Espagne. C’est de ce pays qu’il était parti en septembre 2010 pour être réinstallé à la tête de la police.

Ce renouvellement de la confiance faite en la personne de Martin Mbarga Nguélé par Paul Biya le vendredi 2 octobre dernier serait-elle la preuve que la conscience professionnelle est enfin de retour au sein de la police camerounaise ? En tout cas, plus qu’hier, cette police, dans un environnement difficile, complexifié par les mutations socio-politiques, abat de plus en plus un travail remarquable. Un constat est indéniable : ces dernières années, les flics camerounais sont devenus courtois et serviables. Surtout ceux exerçant dans les grandes agglomérations, désormais voués qu’ils sont aux patrouilles nocturnes, à la facilitation de la circulation routière et à une présence dissuasive dans les lieux publics. Du coup, l’on (ré) découvre un corps presque sympathique, à visage humain, citoyen. Les camerounais retrouvent cette police citoyenne qui n’aurait jamais dû cesser de l’être. Il y a comme un retour de la courtoisie et de la confiance.

On n’aurait pas pu en dire autant dans les années antérieures à 2010, au moment où la présence d’un homme en tenue, loin de rassurer, constituait plutôt le début des tracasseries de toutes sortes. C’est que la police camerounaise avait fini par revendiquer, et avec aplomb, une image répressive et corrompue formatée depuis l’école de formation. Comme une force d’occupation, elle arnaquait, mendiait, intimidait publiquement, se pavanait dans la rue avec ses armes et insignes. Pays hospitalier par essence, le Cameroun donnait l’impression d’un territoire au bord de l’implosion où la force de sécurité, l’œil inquisiteur, accueille le visiteur avec des armes menaçantes et non la fleur au fusil. Pourtant, quand les contrôles de police ont été suspendus sur la voie publique par le Délégué général à la sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé, le pays ne s’est pas embrasé pour autant. Et c’est bien la preuve que ces opérations étaient contreproductives et ruinaient l’image de toute une communauté nationale, qu’on dit tournée vers la recherche d’investisseurs et la bonne gouvernance.

Cependant, face aux problèmes d’insécurité grandissante, les terroristes de Boko Haram ayant changé leur fusil d’épaule au regard de leur nouveau mode opératoire, les attentats-suicides, il était plus que jamais nécessaire pour le patron de la police camerounaise de ressusciter, bon gré mal gré, les contrôles de police dans le cadre du maintien de la paix et de la stabilité de notre pays. Au-delà de certaines dérives, ces policiers, au cours des contrôles de routine, s’investissent également jusqu’au sacrifice suprême. L’exemple de l’inspecteur de police principal, Elie Ladé, tué dans le double attentat-suicide du 20 septembre 2015, est patent. Dès sa nomination, Martin Mbarga Nguélé avait embouché le discours de la lutte contre la corruption, l’indiscipline, le trafic d’influence et le laxisme. Après l’ère de l’immobilisme affirmé de Pierre Minlo’o Medjo, après la main de fer généreuse d’Edgar Alain Mebe Ngo’o, après la période presque lisse d’Emmanuel edou, on avait fini par croire que la police camerounaise était plus que jamais immunisée contre l’assainissement. De lourdes sanctions plurent certes, surtout sous m. Mebe Ngo’o, mais les policiers camerounais semblaient avoir fait le vœu de malhonnêteté.

SANCTIONS

À cette fermeté, m. Mbarga Nguélé a allié la séduction : «Tout policier qui ira ou agira à l’encontre de la loi sera puni convenablement, et ceux qui se démarqueront positivement par leur travail seront promus et récompensés». Ainsi, des policiers ripoux ont sévèrement été sanctionnés ces dernières années. Des sanctions qui n’ont pas épargné les hauts gradés. Et parmi les victimes de poids, l’on a encore en mémoire le commandant du groupement mobile d'intervention n°1 de la région du centre, le commissaire de police principal Josué Nna Nna. Il a été suspendu de ses fonctions pour «violation de consigne» : il avait envoyé ses éléments «chasser» le «tchoko» en route. L’on ne peut ne pas relever le cas de l’inspecteur général n°1 à la Délégation générale à la sûreté nationale. Le commissaire divisionnaire Nkome Ntungwa Charles Nsong a été relevé de ses fonctions pour avoir fait libérer un dangereux trafiquant.

Des mesures et bien d’autres qui ont d’ailleurs été saluées en leur temps par Léopold Nzeusseu, directeur exécutif de Transparency International Cameroun. Autre illustration : la transparence et la sérénité qui ont caractérisé les derniers concours d’entrée à la police (commissaires de police, officiers de police, inspecteurs de police et gardiens de la paix). À preuve, huit personnes ayant tenté de monnayer les places pendant lesdits concours ont été interpellées et présentées chez le procureur de la république. Il s’agit entre autres d’hommes et de femmes en civil pour certains. D’autres appartiennent tout simplement au corps de la police.

VENTS CONTRAIRES

Alors qu’on se disait naturellement que la discipline est de retour au sein de la police, c’était sans compter avec les vents contraires qui soufflent violemment dans ce corps où les batailles d’intérêts personnels et les mauvaises pratiques semblent avoir supplanté l’éthique. Il n’est donc pas exclu aujourd’hui que quelques nostalgiques essayent, par des moyens divers et des actions pernicieuses, de saboter ce travail de salut public engagé par Martin Mbarga Nguélé. Auquel cas, les choses deviendraient difficiles, sinon impossibles à gérer. Il est plus que jamais urgent pour le Délégué général à la sûreté nationale d’élucider une nouvelle stratégie de lutte contre ce malaise social qui gangrène inlassablement la police camerounaise. La lutte contre la corruption passe inévitablement par le pouvoir de sanction et de coercition. Dans bien des cas, la peur de la sanction est le commencement de la sagesse. Tous ceux et celles qui se rendent coupables d’actes de corruption doivent pouvoir rendre compte devant la justice selon les termes d’un procès équitable.

Source L'Equation : par Richard BONDOL

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:01

Poutine a mis en échec les tentatives d’isoler politiquement la Russie.

Malgré les tentatives de l'Occident de l'isoler, la Russie continue de défendre ses intérêts en toute confiance, selon un diplomate indien.

L'implication de la Russie dans le dossier syrien montre que Vladimir Poutine ne considère pas que sa marge de manœuvre politique ait été réduite suite à la confrontation avec l'Occident autour de la Crimée, écrit l'ancien ambassadeur d'Inde en Russie Kanwal Sibal dans un article dans le Dialy Mail (1).

"Les Etats-Unis ont tenté d'isoler politiquement la Russie et de la forcer à essuyer des pertes économiques en lui imposant des sanctions. Mais au lieu de prendre une position défensive, la Russie défend ses intérêts en toute confiance", indique-t-il.

"Washington Syrie a modifié la donne géopolitique en sa faveur. Cependant, bien qu'une détérioration de la situation ait été conjurée, il reste de nombreux obstacles sur la voie de la normalisation, selon lui.

Vladimir Poutine chante Blueberry Hill !

Lors d’un concert organisé au bénéfice de la lutte contre le cancer des enfants – à l’Ice Stadium de St. Petersbourg - Vladimir Poutine est monté sur scène pour chanter « Blueberry Hill », devant un parterre de vedettes internationales : Alain Delon, Gérard Depardieu, Kevin Costner, Mickey Rourke, Sharon Stone, Kurt Russell, Vincent Cassel, Monica Belucci, Ornella Muti, …

espérait que la chute des cours du pétrole, les sanctions antirusses de la part de l'Occident et l'essoufflement de la croissance entraîneraient la marginalisation ultérieure de la Russie dans les affaires internationales, mais Poutine a prouvé que ces calculs étaient erronés", affirme Kanwal Sibal.

Selon lui, en intervenant en Syrie, la Russie montre qu'elle plus qu'une puissance régionale.

Poutine a également montré la puissance militaire de son pays, comme une sorte de signal d'avertissement indiquant à l'Occident qu'il ne devrait pas franchir la ligne rouge dans les relations avec la Russie. En donnant à voir ses technologies de pointe et la précision de ses bombardements, le Kremlin a affiché devant l'Occident les capacités de Moscou, estime le diplomate.

L'intervention russe en Syrie a modifié la donne géopolitique en sa faveur. Cependant, bien qu'une détérioration de la situation ait été conjurée, il reste de nombreux obstacles sur la voie de la normalisation, selon lui.

Photo: Vladimir Poutine
Source : Sputnik

L’article de Kanwal Sibal: Putin has warded off attempts to isolate Russia

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:56
Mr Patrice Ekwe Silo Edimo
Mr Patrice Ekwe Silo Edimo

LETTRE OUVERTE AUX MILITANTS DU MOUVEMENT PROGRESSISTE

DU CAMEROUN

CONVENTION DE LA TRANSITION

MAI 2016

Pour une victoire de l’opposition en 2018

L’opposition camerounaise peut et doit gagner, dans les années qui viennent une victoire importante et déterminante. Elle le peut parce qu’après trente-trois années de la Présidence de Paul Biya, l’impuissance du système UNC-RDPC à résoudre les problèmes des Camerounais apparait plus nettement au peuple.

Mais pour que cette victoire soit acquise et surtout pour qu’elle soit décisive, deux conditions préalables doivent être remplies :

- le RASSEMBLEMENT de l'ensemble des forces de l’opposition (partis politiques et société civile) sur un projet de gouvernement, sans lequel aucune victoire électorale n'est possible,

- la RENOVATION de notre parti le Mouvement Progressiste.

Un mouvement pour le rassemblement

A l’heure où l’échec du Président Paul BIYA et de son Gouvernement est criant dans tous les domaines : économique, social comme dans le domaine politique - Le Cameroun est malade de la politique du système UNC-RDPC.

Non content de terroriser 25 millions de Camerounais, encourager et exploiter le tribalisme pour prendre pied dans le pays - le Président Paul BIYA a fait beaucoup de mal à notre peuple. Il a gouverné contre lui, contre ses intérêts et contre son avis. Sa politique n’a qu’un nom : DERIVE.

La liste de ses dégâts est longue comme un jour sans fin. Et s’ils se valent en termes de gravité, il est un domaine dans lequel le Président Paul BIYA a atteint des sommets : sa politique contre la JEUNESSE. Le chômage des jeunes est une insupportable injustice. Cette jeunesse s’est sentie méprisée et discriminée au point de ne plus trouver d’autre moyen de se faire entendre que ces douloureux évènements de février 2008.

Devant les dégâts de la politique actuelle du système UNC-RDPC, les Camerounais sont de plus en plus nombreux à souhaiter un changement radical du système politique de l’Etat-Parti.

Ce n’est qu’en mettant la construction du rassemblement de l’opposition à l’ordre du jour qu’il est aujourd’hui possible de créer une alternative crédible au pouvoir du système BIYA et de ses courtisans alimentaires.

L’objectif politique prioritaire du Parti doit être de faire en sorte que les élections de 2018 donnent le pouvoir à une majorité et à un Gouvernement de rassemblement de l’opposition dans des conditions telles qu’il puisse, au cours des années suivantes, jeter les bases d’une société démocratique au Cameroun.

La stratégie du rassemblement de l’opposition reposera d’abord sur l’entente du M.P et du S.D.F(SocialDemocratic Front), ainsi que des autres formations progressistes. Les autres forces démocratiques et notamment l’U.D.C(Union Démocratique du Cameroun) prendront leurs responsabilités en fonction de cette entente : elles auront à choisir entre le rassemblement de l’opposition pour une alternance/alternative et le cartel des gestionnaires du système Biya.

Nous proposons donc que la direction du M.P engage sans tarder et au plus tard avant fin avril 2016, des pourparlers/discussions avec le S.D.F et les autres partis progressistes sur un projet de gouvernement. Ces pourparlers/discussions seront menés en particulier sur la base des principes démocratiques. Il va sans dire que s’il y a accord, cet accord politique sera soumis à l’approbation de la Convention du mois de mai 2016 qui jugera du respect de nos principes fondamentaux.

Cette méthode peut nous permettre d’établir devant le pays l’aptitude effective de l’opposition à gouverner sans que nous puissions prêter au soupçon de tergiverser et de ne pas vouloir vraiment le rassemblement.

La rénovation nécessaire

A cette stratégie M.P / S.D.F, certains militants du M. P peuvent objecter que dans une coalition avec le S.D.F nous risquerions d’être broyés et manipulés par un partenaire plus puissant. La question n’est pas de savoir qui au départ est le plus fort, mais qui dans une perspective dynamique est le mieux placé pour bénéficier de l’alliance.

A cet égard, le S.D.F a, à peu de choses près, le plein de ses militants, donc reste toujours le premier parti de l’opposition. Le M.P au contraire a perdu depuis sa création en 1991 une part importante de ses forces. Elles nous reviendront si nous adoptons une stratégie sans ambiguïté et mobilisatrice. En outre, beaucoup d’électeurs et de militants indécis, sensibles au pouvoir d’attraction du rassemblement de l’opposition auront tendance à se tourner vers le partenaire le plus démocratique et le plus imaginatif de cette coalition.

Il ne tient qu’à nous d’être ce partenaire. Aussi, loin de cristalliser notre infériorité actuelle par rapport au S.D.F, le rassemblement est un moyen et sans doute le seul, de rétablir en notre faveur l’équilibre au sein de l’opposition.

Encore faut-il que l’unité des militants se fasse non dans la paralysie mais dans la renaissance. Pour entraîner à lui les milliers de militants dont il a besoin, pour se rapprocher du peuple, le M.P doit mettre fin au divorce trop fréquent entre les principes proclamés et les comportements réels. Il doit aussi offrir de nouvelles forces d’action. La rénovation doit être suivie d’un renouvellement profond de nos structures, nos moyens et de nos Hommes.

Aujourd’hui, le Mouvement Progressiste doit prendre conscience qu’une nouvelle période s’ouvre pour lui !

Militants du Mouvement Progressiste, mobilisons-nous et travaillons pour l’avenir !

Amitiés Progressistes

Patrice Ekwe Silo Edimo

Section M.P France

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:45
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 16:00
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Le "B-Style"(Black style, style des noirs), ou quand

devenir noir c'est être sexy au Japon!


C'est la nouvelle tendance qui prend de l'ampleur au

Japon et surtout dans ses coins les plus branchés.

Se "noircir"(se tanner) la peau, se tresser les cheveux

comme leurs sœurs africaines. Les médias aussi s'en

raffolent! Les panneaux publicitaires et les magazines

qui ont des mannequins "noircis". Ce phénomène est né

depuis l'élection d'Ariana Miyamoto, la première

Japonaise métissée noire , miss japon 2015!

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:08
Lettre émouvante d’un Burkinabé à Gbagbo : « Je te demande au nom du peuple Burkinabé ». « Ouattara nous a trompés »

Lettre émouvante d’un Burkinabé à Gbagbo : « Je te demande au nom du peuple Burkinabé ». « Ouattara nous a trompés »

 

A L’ATTENTION DE TOUS LES BURKINABES ET DU PEUPLE FRÈRE DE LA COTE D’IVOIRE Avec le coup d’état manqué dans notre pays, je pense que beaucoup ont compris qui sont les ennemis réels du Faso, nous, burkinabè avons entre-temps traité Laurent Gbagbo de tous les noms : criminels, assassins, boulanger, xénophobe… mais combien d’entre nous se sont posés les vrais questions ? Je ne nie pas qu’il y ait eu des manquements sous le régime de Laurent Gbagbo qui ont coutés à nos compatriotes en Côte d’Ivoire : certains sont perdu la vie, d’autre ont perdu tous leurs biens, et autres forme de manquement de droit de l’homme… (Tout comme des bétés, des Dioula, des Baoulés, des Agnis des kroumènes…). Dans tous les médias il y avait une seule une : Laurent Gbagbo est contre les burkinabès. Cependant jusqu’à présent je n’ai jamais vu une seule vidéo, un seul appel officiel de Laurent Gbabgo appelant les ivoiriens à chasser ou à tuer les burkinabès. J’aimerais qu’on se pose les vraies questions : Hé oui c’est important ! Qui a déstabilisé le régime de Laurent Gbagbo qui en deux ans (de 2000 à 2002), présentait des indicateurs de développement exceptionnel (les économistes honnête le reconnaîtront) entraînant une guerre fratricide en RCI ? Oui qui a déstabilisé le régime de Laurent Gbagbo ? D’où sont – ils parti, où se sont – ils entraînes ? Je ne vais pas revenir sur la genèse de la crise ivoirienne mais je voulais juste faire comprendre que ce c’est Bien Blaise Compaoré avec ces officiers mafieux sous l’instruction de certaines puissances hostiles à toute tentative d’indépendance réelle de l’Afrique qui se sont servis de notre pays (le Burkina Faso) pour déstabiliser un pays frère, ami et généreux hôte qu’est la Côte d’Ivoire. Les faits sont là et sont évident pour se qui veulent rentrer dans les détails. Nous avons soutenu ce complot international par notre silence complice prenant partis pour un va t-en guerre, un manipulateur, un vendeur d’illusion… Alassane Dramane Ouattara qui nous a trompés. Nous avons pensé qu’il aimait le Burkina Faso, mais nous venons de voir qu’en réalité il ne faisait que se servir de notre pays. Pire nous avons assisté à sa volonté ferme de déstabiliser notre Patrie lui et sa bande de loups déguisés en agneaux se faisant passer pour des oppressés, des défenseurs de la liberté et de la justice… Contrairement à ce à quoi on s'attendait, c’est le camp Ouattara qui a cautionné et encouragés la tentative de putsch. Ouattara à pesé de tout son poids pour nous enfoncer notre pays dans le « KAO »…

L’imbécile de Guillaume SORO qui a toujours clamé son admiration pour Blaise (c’est son droit le plus absolu mais il est hors de question qu’il se permette de le comparer à Thomas SANKARA) n’a non seulement pas condamner le putsch mais je dirai l’a plutôt approuvé par des posts maladroits sur Facebook sans compter ceux de ses sofas. Non content d’entretenir la fracture sociale en Côte d’Ivoire, le régime hors la loi Ouattara veut se jouer les déstabilisateurs du Burkina Faso. Mon texte n’a autre ambition que de demander au peuple burkinabè de VOMIR Alassane Dramane Ouattara et sa bande de malfaiteurs à jamais… Il faut que notre terre leurs soit interdites à jamais. Quand le peuple ivoiriens les mettra dehors aucune hospitalité ne leur sera offert au Burkina Faso. J’invite le peuple burkinabè à sortir de son silence et à dénoncer et condamner les forfaitures, l’injustice et les mensonges et autres manipulations en Côte d’Ivoire. J’invite les ressortissants burkinabè en Côte d’ Ivoire d’éviter de se faire manipuler par une bande de mafieux qui les utilisent à leurs fins. Aux ivoiriens, je demande leur compréhension et leur témoigne toute ma reconnaissance pour les prières qu’ils nous ont formulé au cours de ces évènements douloureux (J’ai lu beaucoup de message d’encouragement et d’appel à la résistance d’ivoirien).

Je leur demande aussi pardon pour notre prise de position souvent très subjective durant la crise ivoirienne. Une pensée particulière aux prisonniers politique en Côte d’Ivoire détenus sans raison valables, et condamnés sans faits) et en particulier au Président Laurent GBAGBO (qui à mon humble avis est maintenu à la Haye juste pour des raisons d’état). Ainsi, je me permets d’adresser ce petit mot à l’endroit du Président Laurent GBAGBO: Cela ne vas pas réparer le tort que la communauté internationale vous a fait, mais sachez que nous sommes nombreux nous les burkinabès qui regrettons vivement le rôle joué par notre pays dans la déstabilisation de votre régime. Nous resterons mobilisés pour le rétablissement de la vérité en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui plus que jamais nous militerons pour votre libération. Il a fallu beaucoup de temps pour bon nombre d’entre nous pour comprendre qui était notre ennemi réel. Mais maintenant, on sait c’est qui!!! Nous vous souhaitons beaucoup de courage, beaucoup de santé pour la suite de votre lutte en faveur de la démocratie et contre l’impérialisme. ON EST ENSEMBLE PRESI : YA RIEN FACE!!! BURKINABES ET IVOIRIENS ONT EST CONDAMNE A ETRE UNIS MAIS PAS DANS LE MENSONGE !!! QUE DIEU BENISSE LE FASO ; MALHEURS A CEUX QUI BAILLONNE LEUR PEUPLE ; VIVE L’AFRIQUE UNIE ET SOLIDAIRE !"

Par Salif Nikiema

Source: .ivoirebusiness.net

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:03
Kadhafi  de retour : Seif el-Islam Kadhafi élu représentant du Conseil suprême des tribus libyennes.

Kadhafi  de retour : Seif el-Islam Kadhafi élu représentant du Conseil suprême des tribus libyennes.

 

Depuis quelques mois, le bruit courrait que Seif el-Islam Kadhafi – fils ainé de l’ancien Guide libyen - avait été libéré par les tribus berbères qui l’ont capturé en novembre 2011, et qu’il se déplace librement dans Zenten, une ville dépendant du « gouvernement» dit de Tobrouk.

Selon le site bien informé Mondafrique, il est non seulement libre de ses mouvements, mais a été élu le 14 septembre dernier représentant officiel du Conseil suprême des tribus libyennes. Mauvaises nouvelles, si c'est confirmé, pour les gouvernements fantômes libyens (Tripoli et Tobrouk)… et pour Nicolas Sarkozy, toujours soupçonné d’avoir financé sa campagne électorale présidentielle de 2007 avec de l’argent libyen !

Le Forum national des tribus libyennes qui existait du temps de Mouammar Kadhafi – et qui s’est opposé avec force à l’intervention militaire lancée par Sarkozy - était composé de représentants d’environ 2000 tribus et clans, ainsi que de notables. Même si le Conseil suprême des tribus actuel compte moins de membres, cela donne une idée du poids politique des tribus en Libye, ignoré à dessein et à tort par la "communauté internationale".

Seif el-Islam a été condamné à mort par contumace en juillet dernier lors d’un procès spectacle fabriqué par le régime de Tripoli. La Cour pénale internationale (CPI) le soupçonne de « crimes contre l'humanité » et veut le juger à La Haye. Elle peut toujours attendre...

Aïcha Kadhafi, sa sœur, réfugiée à Oman – après avoir été priée de quitter l’Algérie – envisage de s’installer en Afrique du sud ou au Zimbabwe, où elle espère être mieux traitée et avoir plus de libertés de mouvements.

 

Source : Par Gilles Munier

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:58

Colère à La Mecque : la sécurité du Hajj était assurée par une société israélienne

 

Rappel: Le 7 octobre 2013, le quotidien libanais Al-Akhbar a révélé que la sécurité du pèlerinage à La Mecque – le Hajj - est assurée depuis 2010 par la filiale d’une société israélienne de sécurité: Al-Majal G4S, dirigée par un certain Khaled Baghdadi .

G4S est une société qui intervient dans les territoires occupés en fournissant des équipements de sécurité aux colons, mais participe aux interrogatoires musclés de détenus palestiniens dans plusieurs prisons israéliennes.

Sur le papier, Al-Majal G4S appartient à une compagnie brito-danoise. Il n’empêche qu’en Israël, G4S cite d’autres activités en Arabie à Djeddah lors du transfert des pèlerins vers La Mecque. D’après le site Internet Asrar ArabiyaSecrets arabesG4S a passé une annonce, en 2011, pour recruter des employés pour une mission de 7 jours dans la ville sainte au moment du Hajj.

G4S emploierait 44 000 personnes dans 16 pays, notamment aux aéroports de Bagdad et de Dubaï. Outre l’intérêt financier de ces contrats, G4S peut disposer des relevés d’identité de millions de pèlerins musulmans se rendant à La Mecque, y compris leur photo et leurs empreintes digitales.

Comme l’an dernier, l’assemblée générale de G4S qui s’est tenue en juin à Londres a été perturbée par des manifestants de l’organisation BDS, militant pour le boycott d’Israël. Ce genre de « publicité » n’étant bonne pour les affaires, Ashley Almanza, directeur de G4S a assuré que sa société ne renouvellerait pas son contrat avec les autorités pénitentiaires israéliennes, mais pas avant 2017. .. Ce qu’évidement personne ne croit.

Photo : La Mecque

Vidéo : Des militants de l’organisation BDS perturbant la dernière assemblée de G4S à Londres

 

Source : Gilles Meunier

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:47
Photo archives

Photo archives

Manière et méthode pour les autres jeunes Africains : Comment les jeunes Burkinabés ont mis en échec le coup d’état soutenu par la Franceafrique ?

 

Comment ce magnifique peuple du Burkina a mis en échec le coup d’Etat (2)

 

Après le peuple burkinabé, l’armée retrouve sa dignité

Difficile de savoir ce qui a emporté la décision chez les militaires. Ce qui est sur c’est qu’elle n’a pas été de soi. L’appel de Cheriff Sy, les manifestations d’opposition au coup d’Etat ont joué. Tous les officiers en poste ont été promus sous le régime de Compaoré. Mais le RSP était un régiment privilégié, avec des primes que les autres militaires n’avaient pas. En 2011, des mutineries ont éclaté dans pratiquement dans toutes les garnisons. Le RSP, fut même touché, une journée, alors que dans le reste du pays, les mutineries ont été beaucoup plus longues. Et ce sont les soldats du RSP qui ont mis fin à celle de Bobo Dioulasso la plus déterminée. Les jeunes burkinabé aimaient cette armée. Récemment, il était courant, sur la toile burkinabè de louer les soldats tchadiens qui affrontaient Boko Haram, l’opposant à l’armée burkinabè. 

Lorsque la nouvelle d’une éventuelle venue de l’armée sur la capitale pour « sécuriser la population » est parvenue, les militants du Balai citoyen ont appelé à se masser aux abords de la ville pour les accueillir. La méfiance était plus grande du côté des syndicats et de la CCVC.

Le choix clair de l’armée aux côtés du peuple, son ultimatum aux putschistes ont changé la donne. Un accord a été signé, sous l’auspice de Moro Naaba, l’empereur des Mossis, entre militaires. Le RSP acceptait de rendre les armes, et le reste de l’armée s’engageait à ne pas les attaquer. Le soutien était moins unanime du côté de la société civile. Gilbert Diendéré n’a en effet arrêté. Le Chef d’Etat Major des armées s’en remettait au pouvoir civil pour le sort qui serait réservé au chef des putschistes. Sans doute une des clauses de l’accord. L’armée ne punit-elle pas elle-même, en d’autres circonstances, les indisciplinés ?

Malgré tout, l’armée a retrouvé sa dignité, en jouant un rôle déterminant pour mettre en échec le RSP. L’affront du RSP, ce régiment privilégié qui se comportait comme un groupe armé indépendant, a été lavé. C’est Gilbert Diendéré qui, cette fois, parait humilié. Le peuple du Burkina a pu donc se réconcilier avec son armée. Ce qui rend bien plus solide les autorités de la Transition auxquelles elle a fait allégeance.

La France du mauvais côté

Lors de notre dernier article (voir http://blogs.mediapart.fr/blog/bruno-jaffre/210915/burkina-le-projet-de-sortie-de-crise-de-la-cedeao-reprend-les-revendications-des-putschistes) nous avons déjà cité cette déclaration particulièrement malvenue de François Hollande cité par l’AFP qui mettaient en garde ce qui voudraient s’opposer au « dialogue engagé par des chefs d'Etat africains ». Nous avions ajouté : « Difficile de penser qu’il n’ait pas été mis au courant de l’avancement des discussions, alors que l’ambassadeur de France paraissait très actif à l’hôtel Laïco, et que des fuites étaient diffusées dès la veille ». Une photo diffusée sur facebook, le montrait avec d’autres diplomates, tous serrés dans un ascenseur, après l’attaque de l’hôtel par des éléments pro-putschistes.

Si la médiation était confiée  à la CEDEAO, que faisait-il dans l’hôtel où se déroulent les discussions ? Quel rôle a-t-il jouté pour l’adoption aussi d’un accord aussi désastreux (voir http://blogs.mediapart.fr/blog/bruno-jaffre/210915/burkina-le-projet-de-sortie-de-crise-de-la-cedeao-reprend-les-revendications-des-putschistes )? Et lorsque Gilbert Diendéré a reconnu sa défaite, l’ambassadeur de France a cru bon de twiter pour informer, que le Président Michel Kafando, libéré, se trouvait à la résidence de France. Gilbert Diendéré l’aurait donc confié aux français ? Et si tel était le cas, fallait-il s’en vanter ? Faut-il y voir là un moyen de faire oublier la position de la France dans cette affaire ?

La France qui a déjà exfiltré Blaise Compaoré, a-t-elle voulu protéger Diendéré ? De nombreux articles de ce présent blog, rappellent les différentes raisons qui pousseraient la France à le protéger. Il a même été décoré de la légion d’honneur en 2008 ! La suite des évènements ne ridiculise-t-elle pas François Hollande, son ambassadeur au Burkina, et tous ces conseillers ?  Quelle méconnaissance de la réalité du Burkina, et même de ce que seraient les réactions internatinales ! L’Union africaine a publié très rapidement des déclarations très dures contre les putschistes, se démarquant très nettement de la CEDEAO. Et la France s’est même trouvée isolée au sein de la CEE, « La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini », avait exhorté le 22 septembre « les membres de la garde présidentielle au Burkina Faso, qui ont mené un coup d'Etat contre le gouvernement de transition, à "déposer inconditionnellement leurs armes" » selon un communiqué de l’AFP du même jour.

Peut-on demander une amnistie pour des putschistes qui ont déjà à leur actif près d’une quarantaine de morts, si l’on inclut ceux de l’insurrection d’octobre ? Comment notre pays peut-il encore se permettre de faire des leçons de démocratie ?

Interrogé par un média burkinabè, le général Emmanuel Beth s’est cru, lui aussi, autorisé à donner son avis sur la situation (voir http://lavoixdufaso.net/le-general-beth-parle-de-la-crise-burkinabe-il-faut-maintenant-que-les-militaires-passent-la-main-une-interview-de-bruno-fanucchi/). Probablement très grassement payé, après sa reconvention dans le cabinet ESL & Network qui conseille les plus grosses sociétés du CAC40, il rejoint la horde nombreuse de ceux qui rejettent la responsabilité du coup d’Etat sur la Transition : « La situation actuelle au Burkina démontre une nouvelle fois qu’en politique on ne peut faire d’impasse sur l’essentiel : l’accès de tous (candidats et électeurs) aux élections qui tracent l’avenir du pays ». Il se garde bien, dans cette interview, de rappeler ses liens avec Gilbert Diendére lui avec qui il sautait en parachute lorsqu’il était ambassadeur au Burkina de 201à à 2013. Mais ce n’est pas tout. Voilà ce qu’il répond lorsque le journaliste lui demande si des poursuites devraient être engagées contre Blaise Compaoré : « Je fais partie des gens qui pensent que cela fait partie des règlements de comptes du passé et que c’est une absurdité ! Ce n’est pas comme cela que l’on reconstruira le Burkina demain. ». Et vive l’impunité, garante de la stabilité ! Voilà le genre d’individu que la France a choisi comme diplomate au Burkina  pendant 3 ans! On comprend qu’elle se trompe sur ce qui s’y passe au Burkina. Sa priorité est-elle donc de protéger ses amis, Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré, plutôt que de lier des liens d’amitié à égalité avec le Burkina. Quant aux entreprises du CAC40, peut-être devraient-elles se méfier d’un tel spécialiste ! Il est vrai que business et satisfaction des besoins des populations n’ont jamais fait b bon ménage.

Au Burkina les masques sont tombés, la donne politique a changé

Les partis de l’ex majorité n’avaient de cesse de se plaindre de l’exclusion dont ils étaient victimes. On les empêchait de se présenter aux élections. Il s’agissait, selon eux, d’un déni de démocratie. Or, le 20 septembre, 13 partis de l’ex majorité ont signé une déclaration de soutien au putsch (voir http://www.fasozine.com/cnd-13-partis-en-soutien). Ils y affirment notamment « leur total soutien et leur entière solidarité au Conseil national pour la démocratie (CND le nom que s’étaient choisis les putschistes) qui a mis fin aux dérives anti démocratiques et sectaires du processus de la transition». Pour eux, l’insurrection était un « coup d’Etat ». On trouve parmi les signataires le CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), la parti de Blaise Compaoré, l’UNDD d’Hermann Yaméogo, et la NAFA (Nouvelle alliance du Faso), créé après l’insurrection par le ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré,  Djibril Bassolé. Hermann Yaméogo qui a même déclaré que Gilbert Diendéré était l’homme qu’il fallait pour diriger la Transition jusqu’aux élections (voir http://lepays.bf/concertations-avec-les-envoyes-speciaux-de-la-cedeao-le-recit-dune-si-longue-nuit-2/). Djibril assolé tentait de se faire une virginité politique en se distinguant du CDP. C’est râté ! Il va être bien difficile à ses partis déconsidérés et à leurs dirigeants de remonter la pente. Leur crédibilité est gravement mise à mal.

Du côté des opposants au putsch, peu se sont exprimés en dehors du communiqué cité plus hauts  des partis de l’ex opposition. A notre connaissance, selon les informations qui nous sont parvenues,  seul, le parti sankariste a continué à publier des communiqués appelant à la résistance. Mentionnons cependant cette déclaration de Roch Marc Christian Kaboré, le candidat du MPP (Mouvement du Peuple pour le Progrès) citée l’AFP, un des favoris au Présidentielles, reprise par Libération du 20 septembre). Il se disait surpris du projet d’accord, regrettant alors de ne pas avoir pu en discuter mais surtout n’étant pas « en mesure de dire s’il allait lever ou non le mot d’ordre de désobéissance civile ».

On peut supposer que la tête pensante du MPP,  Salif Diallo, qui a travaillé pour le Président Mahamadou Issoufou du Niger, a, de son côté,  influencé joué de ses liens avec lui pour qu’il se prononce fermement contre l’accord. Nous manquons cependant d’informations plus précises sur ce qu’ont été les attitudes des uns et des autres.

De son côté, le PCRV (parti communiste révolution voltaïque) semble cette fois ne pas s’être laissé  déborder. Ce parti était passé à côté de l’insurrection des 30 et 31 octobre, la situation n’était pour eux pas mure, l’alternative ne leur semblant pas prête. Ils avaient appelé, avec de nombreuses organisations de la société civile, à manifester pour demander une transition civile, dénonçant un coup d’Etat et certains militants avaient même déployé à cette occasion une banderole appelant à une insurrection populaire armée. Cette fois, à travers les organisations syndicales, et la CCVC (Coalition contre le vie chère) sur lesquels leurs militants ont une influence prépondérante, ils ont immédiatement appelé à la résistance et pris les dispositions pour.

Si le Burkina continue dans une voie progressiste, voire un processus révolutionnaire, le PCRV aura un rôle à jouer. Il s’était opposé à la révolution dirigée par Sankara, malgré les avances que Thomas Sankara à leurs dirigeants pour se joindre à la Révolution.  Le PCRV acceptera-t-il cette fois d’aller dans le même sens que les autres forces de gauche, ou continuera-t-il dans son attitude sectaire de contestation systématique? Dans ce cas sa force de nuisance pourrait être importante, compte tenu de son influence sur une partie de la société civile.

Un peuple uni, fier, digne et courageux… Thomas Sankara avait raison

La situation politique s’est donc éclaircie. La voie parait désormais libre pour que  le peuple burkinabè puisse choisir en toute sérénité ses représentants. Bien sur, les ennemis de la Transition tenteront peut-être encore des entreprises de déstabilisation. Mais la Transition est plus solide, ses institutions plus fortes. Gilbert Diendéré fait partie des personnes dont les avoirs sont bloqués par la justice. Les Chefs militaires n’ont pas osé l’arrêter, espérons que la justice ne tarde pas à le faire.

Encore une fois, ce peuple uni, fier, digne et courageux donne l’exemple à l’Afrique, et au monde entier. Il vient de démontrer qu’aucun adversaire n’est invincible si le peuple est uni. ll n’est pas inéluctable que les institutions internationales, comme la C EDEAO, que des pays comme la France se permettent de dicter en Afrique la voie à suivre.

Beaucoup ont raillé et raillent encore ce qu’ils appellent le « populisme » de Thomas Sankara. Effectivement Thomas Sankara ne tarissait pas d’éloge pour son peuple. Ce mot traverse ses discours, ses interviews, sa pensée, sa vision politique. Ceux qui moquent cette confiance devront retenir leurs rires hautains et méprisants. Ce sont ceux que l’on retrouve aux côtés des institutions internationales comme la CEE, la CEDEAO, le FMI, la Banque Mondiale… Le peuple du Burkina lui sait reconnaitre ceux qui sont de son côté, lui qui ne cesse de se revendiquer héritier de Thomas Sankara. Oui le peuple mérite d’être valorisé. Il est le seul capable de se construire un avenir répondant à ses besoins.

Oui, Thomas Sankara avait raison.

Bruno Jaffré

Source : Médiapart

 

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 15:46
RASSEMBLEMENT DEVANT L'AMBASSADE DU BURKINA FASO A PARIS  Samedi 26 septembre 2015 à 18h00

RASSEMBLEMENT

DEVANT L'AMBASSADE DU

BURKINA FASO A PARIS

 

Samedi 26 septembre 2015 à 18h00

 

159 Bld Haussmann , Paris 75008

Métro Saint Philippe du Roule

 

LE COLLECTIF CONTRE LA

CONFISCATION DE LA DEMOCRATIE

AU BURKINA FASO

VOUS APPELLE A SORTIR NOMBREUX POUR :

 

  • Dire non aux putschistes, à leurs commanditaires et leurs soutiens ;
  • Rendre hommage aux morts et aux victimes du coup d’état militaire ;
  • Soutenir les autorités de la transition et défendre les acquis de l’insurrection populaire.

 

VICTOIRE AU PEUPLE !

TOUT LE POUVOIR AU PEUPLE !

 

VIVE LA LUTTE HEROIQUE DU PEUPLE BURKINABE !

VIVE LA SOLIDARITE PANAFRICAINE !

VIVE LA SOLIDARITE DE LUTTE ENTRE LES PEUPLES !

 

 

Avec le soutien d’Afrohistorama

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine