Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:08
CONVENTION DU PEUPLE CONGOLAIS(EX-ZAIRE)

CONVENTION DU PEUPLE CONGOLAIS(EX-ZAIRE)

CONVENTION DU PEUPLE CONGOLAIS A COLOGNE

RD. CONGO : Mauvaise gouvernance de notre pays par ses fils et ses filles constitue la cause majeure du sous-développement et des souffrances innombrables du peuple congolais

Nous soussignés, Congolais de la diaspora et ceux venus du pays, Membres de la Convention des Congolais de l’Etranger, Membres d’autres structures associatives congolaises ou étrangères, Amis du Congo domiciliés en Allemagne et ailleurs dans le monde et ayant fait le déplacement ;

Venus à la rencontre des pasteurs et prêtres de notre communauté diasporique, à Cologne (Allemagne), sur invitation de la Convention des Congolais de l’Etranger (CCE), afin de réfléchir et débattre sur le rôle qu’ils ont à jouer dans nos préoccupations communautaires ; s’agissant notamment de questions relatives à notre intégration dans nos pays de résidence et de la solidarité avec notre pays d’origine ;

Remerciant la Convention des Congolais de l’Etranger pour l’occasion qu’elle offre de faire le point sur ces thèmes de brûlante actualité et poser à froid un regard inquisiteur sur les faits afin d’évaluer plus efficacement les meilleurs rapports à développer avec la citoyenneté d’ici et l’appartenance à la nation congolaise ;

Conscients du rôle que la diaspora, estimée à 1/10ème de la population congolaise, soit environ 8 millions, vu son ampleur numérique et la qualité de son engagement, peut jouer en termes de solidarité entre ses membres pour faciliter son intégration partout où elle est implantée dans le monde, d’une part, et en termes de solidarité avec la mère-patrie pour contribuer à son essor sur tous les plans, d’autre part ;

Constatant qu’enfermée elle-même dans des logiques caractéristiques des problèmes sociétaux qui gangrènent l’ensemble de notre peuple, cette même diaspora congolaise est divisée, éclatée, de ce fait inefficace dans son action et incapable de développer un dynamisme et des vertus communautaires salvateurs ;

Mus par la préoccupation que nous portons, en tant que composante à part entière et non négligeable du peuple congolais, de notre grande responsabilité devant l’histoire, devant les générations présentes et futures, au regard de notre position « privilégiée » par rapport au reste de ce même peuple qui croupit dans le désespoir, la misère, l’ignorance, l’insécurité, la violation de ses libertés fondamentales et autres fléaux portant préjudice à son épanouissement ;

Soucieux d’aller à la rencontre des Congolais, dans une démarche d’ouverture, chaque fois que le besoin se fait sentir et que cela est possible, pour les écouter, discuter avec eux, évaluer sous toutes les coutures les préoccupations communes partagées de notre condition, afin de les rassembler, de tenter de les convaincre de cheminer avec nous dans une action de nature à matérialiser plus efficacement le projet de la Convention des Congolais de l’Etranger ;

Eu égard à notre condition diasporique ainsi qu’à la situation générale de notre pays, après réflexion, analyse et débat entre nous, épris d’esprit démocratique et d’amour patriotique, faisons, autour de nos ministres de culte, invités pour la circonstance, le constat ci-après :

1.La mauvaise gouvernance de notre pays par ses fils et ses filles – ayons le courage de le dire –, cumulée à l’action maléfique des puissances extérieures depuis son accession à l’indépendance en 1960, constitue la cause majeure du sous-développement et des souffrances innombrables du peuple congolais ;

2.Cette mauvaise gouvernance met en évidence, en première ligne mais à des degrés divers, la responsabilité des dirigeants politiques nationaux et locaux, qui ont coutume de prendre impunément des libertés avec le pacte social républicain qui soude notre peuple autour de la Constitution, d’où pour nous la nécessité de revendiquerl’émergence d’une nouvelle classe politique au Congo ;

3.Il est quasi certain que les élections n’auront pas lieu cette année 2016 dans les délais constitutionnels, ce qui constitue une preuve patente, si besoin était encore, de cette mauvaise gouvernance dont nous venons de parler ;

4.La dictature, depuis longtemps, a favorisé la culture des antivaleurs qui rongent notre société, nous empêchant d’œuvrer à la construction d’un Congo de justice pour tous et de prospérité matérielle qui profite à tous, d’un Congo digne du XXIe siècle, vu notre taille critique et nos potentialités ;

5.Une forte conviction nous habite que le « mal congolais » étant avant tout un problème d’ordre éthique, la solution de la refondation du vivre-ensemble à l’échelle nationale, pour nous en sortir, passe par une démarche de réappropriation des principes et valeurs éthiques ancestrales que nous foulons aux pieds jusqu’à présent ; cette réappropriation doit devenir une priorité de l’action gouvernementale, à travers notamment les programmes éducatifs, car elle seule est capable de donner un « supplément d’âme » à nos institutions ;

6.La diaspora congolaise, en tant que telle, n’échappe pas aux fléaux qui paralysent la société congolaise tout entière : peu encline à la rencontre et à l’échange, elle est éclatée, divisée, suspicieuse à fleur de peau, minée en son sein par les théories du complot et la diabolisation systématique ;

7.Les corps de métiers, dont les pasteurs et prêtres d’origine congolaise, constituent à nos yeux une piste non négligeable à exploiter, parmi d’autres, autour desquelles il est possible de réfléchir aux stratégies que la diaspora peut et doit mettre en place pour affronter les problèmes engendrés par son intégration et les soucis qu’elle nourrit d’organiser une solidarité avec la mère-patrie ;

En tenant compte de tout ce qui précède, raffermis moralement par le discours sur les valeurs entendu de la part de nos ministres de culte, invités du jour, édifiés par nos échanges et nos discussions, nous nous engageons en notre âme et conscience à ce qui suit :

1.Travailler en étroite collaboration avec nos ministres de culte comme corps de métiers, pour la recherche de solutions aux problèmes que pose notre intégration diasporique, les termes de cette collaboration organisée restant à définir chaque fois au plus près du terrain par les structures autorisées de la Convention des Congolais de l’Etranger, en accord avec ses statuts et son règlement intérieur ;

2.Profiter pleinement de cette opportunité pour nous forger nous-mêmes un avis authentique des objectifs réels poursuivis par la Convention des Congolais de l’Etranger, au-delà des clichés défavorables ressassés souvent à son encontre et, conséquemment, soutenir ses actions avec énergie et conviction ;

3.Œuvrer à recréer la confiance entre nous, qui manque tant et, grâce à notre combativité, travailler à prolonger l’action de la société civile au pays, qui milite sans ménagement, à côté d’autres forces vives nationales acquises au changement, pour la tenue des élections crédibles, transparentes, apaisées et conformes aux standards internationaux, et pour que notre pays ne s’enfonce pas de manière irréversible dans une dérive autoritaire du pouvoir ;

4.Contribuer de toutes nos forces à la renaissance morale de l’homme congolais, par la réactualisation de nos valeurs culturelles aujourd’hui bafouées, mais qui restent incontournables pour le développement de notre pays et son émergence dans le monde, afin de redorer le blason perdu de la fierté d’être Congolais ; car l’éthique est la voie royale à emprunter si nous voulons vivifier nos institutions, leur permettre de fonctionner normalement, dans le but de les engager à appliquer les différents instruments juridiques nationaux et internationaux qui aident à construire réellement au Congo un Etat de droit que nous appelons tous de nos vœux.

Adoptée le samedi 18 juin 2016, à Cologne

Assemblée délibérante :

Abbé

Constantin

Panu-Mbendele

Landau

Apôtre

Danyo

Ilunga

Gummershach

M.

Tubipata

Mujanayi

Vienne

M.

Jules

Makofo

Allemagne

M.

Gracien

Mukanana

Allemagne

M.

Dédé

Kiamba

Allemagne

M.

Nsonja

Diasikila

Kerpen

M.

Yves Ndagand

Badosanye

Goma (RDC)

M.

Alain

Muntumosi

Köln

M.

Nicaise

Mboma

Wuppertal

M.

Charles

Ntuité

Köln

M.

A. Félicien

Muembia Ilounga

Allemagne

M.

Guy Lambert

Santimi

Bruxelles

M.

Elvis

Tshilumba Nsenda

Renens (Suisse)

M.

Didier

Tshilumba

Köln

M.

Paul

Sedzro Kodjovi

Wesseling

M.

Prenz

Nsongo

Kerpen

M.

Merlrunor

Kapaga

Allemagne

M.

Paul

Krause

Köln

M.

Hippolyt

Mondo

Köln

M.

Mbay

Boze

Bonn

M.

Martens

Nyumba

Allemagne

M.

Kerwin

Mayizo

Paris

M.

Guillaume

Kalombo

Allemagne

M.

Sébastien

Muamba Bakafua

Bruxelles

M.

Adam

Kabasele Bantu

Belgique

M.

Jean-Claude

Dienena

Allemagne

M.

Ibrahim

Diallo

Köln

M.

Ange

Kraftig Kikuni

Köln

M.

Mattope

Ghi’Piany

Allemagne

M.

Sebastien

Franc

Allemagne

M.

Raymond

Pasi

Cologne

M.

Cikara

Mukengere

Allemagne

M.

Pat

Patoma Gboya

Belgique

M.

Blaise

Batatabo

Austria

M.

Albert

Malekera Cirimwami

Belgique

M.

Pontien

Kayumba

Allemagne

M.

Edy Mify

Nsembo

Allemagne

M.

Lumbamba

Kanyiki

Allemagne

M.

Lwakale Mubengay

Bafwa

Genève

M.

Dieudonné Dido

Lakama

Bruxelles

M.

Kasidi

Makilutila

Bruxelles

M.

Merlin

Matudidi

Allemagne

M.

Sylvin

Kapongo

Allemagne

M.

Drau

Ngoma

Allemagne

Mme

Espérance

Sumbu

Kerpen

Mme

Marie

Köhler

Köln

Mme

Deborah

Makieleka

Köln

Mme

Gisèle

Mandaila Malamba

Bruxelles

Mme

Suzanne

Monkasa

Ruisbroek

Mme

Emma

Bibikulu Kumbela

Bruxelles

Mme

Séverine

Tshimini Mbuyi

Genève

Mme

Marianne

Krause

Köln

Mme

Becky

Azossie Fanko

Köln

Mme

God

Okitembo

Strasbourg

Mme

Arsène

Bondjuka Djamba Machu

Amneville

Mme

Angela

Mayrhofer

Austria

Mme

Magali

Tshitungu Tshibuabua

Allemagne

Mme

Philomène

Muamba

Bruxelles

Mme

Jeannine

Moninga

Bruxelles

Mme

Mafi

Mkakieleka

Allemagne

Pasteur

Affo

Mudiadambu

Wuppertal

Pasteur

Odon

Beteyo

Allemagne

Pasteur

Fidèle

Mushidi

Allemagne

Pasteur

Simon-Pierre-Richard

Tshitungu Kapinga Mupompa

Allemagne

La mauvaise gouvernance de notre pays par ses fils et ses filles – ayons le courage de le dire –, cumulée à l’action maléfique des puissances extérieures depuis son accession à l’indépendance en 1960,

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans ACTUALITES
commenter cet article
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:01
La Côte d’Ivoire : Une prison à ciel ouvert.
La Côte d’Ivoire : Une prison à ciel ouvert.

Alassane Ouattara reçu par François Hollande à l'Éysée en février 2016

La Côte d’Ivoire : Une prison à ciel ouvert

En Côte-d’Ivoire, des centaines de prisonniers politiques

De nombreux rapports et témoignages indiquent qu’il y aurait aujourd’hui près de 470 détenus d’opinion en Côte-d’Ivoire, dont plus de 200 sont introuvables. Les autorités démentent, ne reconnaissant que des prisonniers de droit commun.

Selon ses proches, Assoa Adou, 70 ans, « a bon moral et lit beaucoup ». Grande figure de la gauche ivoirienne, ce médecin et ancien ministre proche de l’ex-président Laurent Gbagbo est pourtant en prison depuis janvier 2015 en Côte-d’Ivoire. Motif : « atteinte à la sûreté de l’État ». Il n’a pas été jugé. Sa famille n’a pas de nouvelles récentes de son dossier et attend que la justice décide s’il y aura un procès ou non. Il est détenu au « camp pénal » de Bouaké, à 350 km d’Abidjan où résident les siens. De nombreuses voix syndicales, politiques, associatives considèrent qu’il est un « prisonnier politique » : tout indique que sa détention n’est pas motivée par des faits réels mais par des raisons politiques.

Assoa Adou n’est pas le seul dans ce cas : d’après le décompte du parti de Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI, socialiste), jugé crédible par des observateurs de la société civile, il y avait, en mars 2016, 241 détenus d’opinion dans les prisons en Côte-d’Ivoire. Il y en a eu beaucoup plus, mais les autorités ont procédé à plus de 300 libérations depuis 2014 dans le cadre d’accords passés avec une partie de l’opposition et après des pressions internationales.

Ces détenus sont aussi appelés « prisonniers de la crise postélectorale » : une grande partie d’entre eux sont emprisonnés depuis avril 2011, date de fin de la crise politico-militaire qui a opposé Gbagbo à l’actuel président Alassane Ouattara. La formule « prisonniers pro-Gbagbo » est également utilisée, puisqu’il s’agit de proches de l'ancien président, de membres et de sympathisants avérés ou présumés du FPI. « Beaucoup de questions posées à ces prisonniers par ceux qui les ont arrêtés en 2011 tournaient autour de leur vote lors de l’élection présidentielle : ils leur demandaient pour qui ils avaient voté, pourquoi ils avaient voté pour Gbagbo », raconte un membre d’une association de la société civile.

Les autorités ivoiriennes contestent en bloc. Le ministre de la justice a affirmé à plusieurs reprises : « Il n’y a aucun prisonnier politique en Côte-d’Ivoire ». « Je défie quiconque de prouver le contraire », a-t-il dit début 2016. Le 1er mai 2016, Ouattara a lui-même manifesté publiquement son agacement : il faut que « cette intoxication » cesse, a-t-il lancé. Il a assuré : « Il n’y a plus de prisonniers de la crise postélectorale dans les prisons. […] Nous définissons la crise postélectorale comme ayant pris fin à l’occasion de ma prestation de serment en mai 2011. Toutes les personnes arrêtées dans ce cadre, à l’exception de trois ou quatre pour lesquelles il y a des crimes graves, ont été libérées. » Mais le président ivoirien a été contredit peu après par l’Église catholique : le 22 mai, le porte-parole des évêques ivoiriens a plaidé pour la « libération des prisonniers de la crise postélectorale de 2011 ».

Couverture d'un rapport d'Amnesty International en 2013

Si la majorité des prisonniers politiques est embastillée depuis 2011, d’autres ont été, comme Assoa Adou, arrêtés bien après. Des dizaines de jeunes ont été mis en prison à partir d’août 2012, à la suite d’attaques, aux contours flous, contre la nouvelle armée créée par Ouattara. Amnesty International a parlé d'« arrestations motivées par des considérations politiques ». Des cadres du FPI ont été aussi mis derrière les barreaux en mai 2015 : deux ex-ministres, Sébastien Dano Djédjé et Hubert Oulaye, et un responsable de la jeunesse du FPI, Justin Koua, ont été arrêtés, après avoir organisé un événement interne au FPI concernant la nomination de Gbagbo à la présidence du parti – en proie à des luttes internes depuis que Gbagbo est au centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. En septembre 2015, des gardes pénitentiaires ont été à leur tour emprisonnés pour avoir prévenu la famille de Dano Djédjé que ce dernier était gravement malade.

Il y a eu aussi « une vague d’arrestations arbitraires » visant les opposants avant l’élection présidentielle d’octobre 2015, a relevé Amnesty International : une cinquantaine de personnes se sont retrouvées en prison. Parmi les ciblés, le président de la coalition des Indignés de Côte-d’Ivoire, Samba David : il a été arrêté chez lui le 13 septembre, après avoir participé à des manifestations pacifiques dénonçant les conditions d’organisation de la présidentielle. « Il a été frappé à coups de crosse, y compris au niveau des organes génitaux. Il a été détenu au secret pendant deux jours sans accès à un médecin, malgré ses blessures. Samba David n’a obtenu l’assistance d’un avocat que les 15 et 16 septembre, avant d’être inculpé pour atteinte à l'ordre public, discrédit d’une décision judiciaire, provocation à l’insoumission et complicité dans la destruction de biens. Le 17 septembre, il a été transféré sans que son avocat en soit informé à la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il y a été détenu sans accès à son avocat jusqu’à sa comparution devant le tribunal le 30 septembre », a relaté Amnesty International. Le 2 octobre, Samba David a été condamné à six mois de prison ferme. Il aurait dû retrouver la liberté en mars 2016, mais il est toujours détenu.

Tout récemment, le 15 juillet, trois militants du FPI ont été arrêtés à Abidjan « alors qu’ils recueillaient des signatures » pour une pétition demandant la libération de Gbagbo, d’après Amnesty International. Ils ont été inculpés d'« attroupement non armé qui pourrait troubler la tranquillité publique » et risquent jusqu’à un an de prison. « Des poursuites pénales pour de tels faits constituent un nouveau coup dur porté contre la liberté d'expression en Côte-d’Ivoire où des membres de l’opposition sont fréquemment harcelés et leurs droits constamment bafoués », a souligné Gaëtan Mootoo, chercheur Afrique de l’Ouest de l’ONG, qui considère les trois hommes « comme des prisonniers d’opinion ».

Seule une petite partie des prisonniers politiques ont eu droit à un procès

Les autorités ivoiriennes sont allées jusqu’à faire arrêter plusieurs personnes à l’étranger. En 2012, Moïse Lida Kouassi, cadre du FPI, a ainsi été appréhendé au Togo où il était en exil. Partisan de la fermeture de la base de l’armée française installée en Côte-d’Ivoire, Lida Kouassi, 60 ans, était ministre de la défense en septembre 2002 lors de la tentative de coup d’État contre Gbagbo, menée par d’ex-militaires pro-Ouattara. Avant son arrestation, il avait critiqué publiquement le pouvoir de Ouattara. Il a été « inculpé de vol en réunion à main armée, commis avec violence et effraction, détournement de deniers publics, concussion, atteinte à l’économie publique, pillage et complicité desdites infractions commises lors de la crise postélectorale ». Libéré au bout d’un an, il a été de nouveau arrêté fin 2014 pour « atteinte à la sureté de l’État ». Les faits qui lui sont reprochés se seraient passés alors qu’il était en prison à Bouna (Nord). Bien que civil, il est depuis à la prison militaire d’Abidjan. D’autres détenus politiques ont été écroués peu après être revenus d’exil. C’est ce qui est arrivé à Assoa Adou : il a été violemment arrêté à son domicile d’Abidjan quelques semaines seulement après être rentré du Ghana, où il avait passé plus de trois ans. Il était engagé au sein de la frange du FPI restée fidèle à Gbagbo et opposée à une autre qui s’est rapprochée du pouvoir. Aujourd’hui, c’est sa famille qui lui fournit sa nourriture quotidienne et ses médicaments – il a plusieurs pathologies chroniques. Fin 2015, Ouattara a assuré ne rien savoir du sort de l’ancien ministre lors d’un échange surréaliste avec des médias ivoiriens.

Seule une petite partie des prisonniers politiques ont eu droit à un procès. « Beaucoup de jeunes injustement considérés comme des “miliciens pro-Gbagbo” sont en prison depuis 2011. Ils n’ont toujours pas vu de juge. Parmi eux, il y a des étudiants, des lycéens, des sans-emploi… Les parents de beaucoup d’entre eux ont appris très tardivement qu’ils étaient en prison et certains ne savent pas où ils sont détenus », explique un responsable de la société civile qui s’inquiète tout particulièrement pour ces nombreux « anonymes ». En 2015, 80 personnes, dont plusieurs cadres du FPI, ont été jugées pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Mais la majorité des observateurs a estimé que ce procès a été mené de manière inéquitable pour les prévenus, dont certains ont écopé de très lourdes peines. Simone Gbagbo, l’épouse de Laurent Gbagbo, a ainsi été condamnée à 20 ans de prison. Aucune preuve concrète de sa culpabilité n’a été pourtant apportée. Elle est à nouveau jugée depuis mai 2016, cette fois pour « crimes contre l’humanité ». Ses avocats ont dénoncé un « procès politique » et une instruction bâclée. Des ONG de défense de droits de l’homme qui devaient être parties civiles ont renoncé à participer, invoquant une procédure organisée « à la va-vite ». Simone Gbagbo, 67 ans, est détenue à l’École de gendarmerie d’Abidjan, un lieu non prévu pour accueillir des détenus. Elle n’a pas pu voir de médecin durant près d’un an.

Pour tous, les conditions de détention sont épouvantables, beaucoup ont des problèmes de santé. Sur les réseaux sociaux circulaient mi-juillet des photos d’un prisonnier politique gravement malade enchaîné à un lit d’hôpital. D’une manière générale, « les mauvais traitements par les forces de sécurité continuent. Les personnes arrêtées sont souvent d’abord détenues au secret : leurs proches et même leurs avocats n’ont pas accès à eux pendant 72 heures. Les conditions d’arrestation et les méthodes utilisées pendant les interrogatoires sont traumatisantes. Au moins un prisonnier politique est devenu fou après avoir été maltraité. Il n’a jamais eu droit à des soins », dit un observateur. Le FPI a décrit dans un rapport publié début 2016 le cas d’un jeune homme, Kouya Gnépa Eric, arrêté en avril 2015 et qui a « subi d’atroces tortures ». Après l’avoir mis sous mandat de dépôt, « l’administration pénitentiaire l’a délibérément laissé sans soin médical […]. Atteint de fièvre, d’infection, de malnutrition, de troubles cardiaques et neurologiques, de béribéri et d’ulcère gastrique aigu, Kouya Gnépa Eric a finalement succombé le 5 décembre 2015 […]. Son décès porte au moins à quatre le nombre de détenus politiques décédés à la suite de tortures », d’après le FPI.

Un mystère inquiétant demeure autour de cas de prisonniers politiques « disparus » : il s’agit de personnes qui ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011, mais qui ne se trouvent dans aucune prison officielle et dont les familles n’ont plus de nouvelles. Le FPI a recensé les noms de 228 personnes ainsi disparues. Une hypothèse circule : ces prisonniers “fantômes” pourraient être dans des centres de détention clandestins ou des lieux comme la DST, qui ne sont pas légalement habilités à garder des prisonniers. Mais certains se demandent s’ils n’ont pas plutôt succombé à des séances de torture ou été victimes d’exécutions sommaires.

La peur empêche les associations de la société civile ivoirienne de s’exprimer publiquement

Un ancien détenu a donné à Mediapart des éléments laissant penser qu’une vingtaine de personnes ont été exécutées en mai 2015, alors qu’elles étaient retenues prisonnières dans un « lieu inconnu » à Abidjan. Aujourd’hui en exil, ce témoin, qui garde des séquelles graves des tortures subies (il a été battu à coups de barres de fer, électrocuté, etc.), confie avoir été lui-même plusieurs fois menacé de mort par les éléments des forces de sécurité qui le détenaient. Parce qu’il a évoqué les prisonniers disparus dans une interview début mai, Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, a été inculpé pour « divulgation de fausses nouvelles ». Le directeur du média qui a publié ses propos, koaci.com, a été aussi poursuivi. Le parquet a assuré qu’il n’avait été saisi d'« aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale ».

La peur empêche de plus en plus les associations de la société civile ivoirienne de s’exprimer publiquement sur ces violations des droits de l’homme : « Il vaut mieux ne pas trop parler. Mort, on ne sert pas à grand-chose », commente un membre d’une ONG, sous anonymat. Il explique : « Pendant la présidence Gbagbo (2000-2010), il était difficile d’obtenir des sanctions pour des agents de l’État ou des personnalités politiques auteurs de violences. Mais il y avait des espaces pour dénoncer tout cela et il était facile d’avoir des informations sur les cas d’abus, il n’y avait pas de menaces contre les associations de défense de droits de l’homme. Aujourd’hui, il est très difficile d’avoir accès aux informations parce que les gens, y compris ceux qui travaillent dans les administrations, craignent de parler. Il n’y a plus que les réseaux sociaux pour s’exprimer, et les autorités profèrent régulièrement des menaces. »

Les autorités françaises, qui travaillent étroitement avec leurs homologues ivoiriennes, ne font jamais aucun commentaire critique. Au contraire : le 14 juillet 2016, l’ambassadeur de France à Abidjan, Georges Serre, a affirmé devant Ouattara et le gouvernement ivoirien réunis à l’occasion de la fête nationale française que la Côte-d’Ivoire était une « grande démocratie où chacun peut dire ce qu’il veut », selon La Lettre du Continent. Il faut dire que c’est l’armée française qui a aidé Ouattara et les actuelles forces de sécurité, commandées par d'anciens rebelles, à s’installer au pouvoir en 2011 et que de grands groupes français font depuis de bonnes affaires dans le pays.

Début 2016, un sénateur français, Michel Billout, a tout de même demandé au gouvernement ce qu’il pensait de « la détention massive et arbitraire de centaines d’Ivoiriens depuis la venue au pouvoir de l’actuel chef de l’État, de l’enlisement organisé des procédures judiciaires concernant la plupart d’entre eux, des tortures dont certains font ou ont fait l’objet, du non-respect des droits de la défense et des prisonniers ainsi que de l’existence de lieux de détention illégaux ». Réponse du ministère des affaires étrangères, fin avril : « Les autorités ivoiriennes ont fait de la réconciliation une priorité de leur action, avec la mise en place dès 2011 d’une Commission dialogue, vérité et réconciliation. » Pourtant, le rapport de cette Commission bouclé fin 2015 n’a jamais été rendu public. Et son action est unanimement considérée comme un échec. Le ministère a précisé que la Côte-d’Ivoire allait consacrer 31 millions d'euros d’une remise de dettes dues à la France « au secteur prioritaire de la justice, à la formation des magistrats, à l’amélioration des conditions de détention et au respect des droits de l’homme ».

Seul parti français à s’exprimer sur la question, le parti communiste a lancé en mai une opération « Paix, liberté et réconciliation en Côte-d’Ivoire » pour soutenir les prisonniers politiques et briser le « mur du silence, d’indifférence, voire de complaisance par rapport à ce qui se passe en Côte-d’Ivoire ». Il a évoqué à cette occasion « une situation des droits humains catastrophique aux antipodes du “storytelling” de nombreux médias, notamment français ».

Par Fanny Pigeaud

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 09:53
Quand Ahmadinejad écrit à Obama..

Quand Ahmadinejad écrit à Obama..

L’ex-président iranien Mahmoud Ahmadinejad a écrit une lettre ouverte au président américain Barack Obama pour demander la restitution de deux milliards de dollars d’avoirs iraniens saisis en avril par la justice américaine.

«Je vous conseille de manière compatissante de ne pas permettre que cette tâche honteuse et ce point noir soient assimilés à votre nom (…) et renforce la méfiance entre nos deux pays», a écrit M. Ahmadinejad qui pourrait se représenter à l’élection présidentielle de mai 2017.

Selon la chaine satellitaire iranienne alAlam, Ahmadinejad a fait part dans sa lettre qu’il a remise à l’ambassade de Suisse à Téhéran, représentante officielle des intérêts des Etats-Unis en Iran: « ma lettre n’a pas de caractère politique, elle s’inscrit dans le cadre des Droits de l’Homme et de la défense des droits de la nation » , ajoutant qu’il » a été déçu par Obama durant toute la période de son administration, car il s’attendait à la fin de l’oppression envers le peuple iranien, comme une forme de compensation pour tout le passé ».

Il a indiqué que » le peuple iranien s’attendait de la part d’Obama à ce que cette question soit réglée, surtout qu’elle a éclaté durant son règne, contrecarrant toutes les lois internationales » soulignant » je suis convaincu que le peuple iranien récupèrera tous ses droits, mais Obama doit éviter à ce que l’affaire des deux milliards de dollars ne s’inscrive comme un point noir, un incident pénible dans l’histoire des relations injustes entre les deux pays ».

Rappelons que la Cour suprême américaine a décidé le 20 avril la saisie de près de deux milliards de dollars de fonds iraniens actuellement gelés à New York et correspondant à des obligations dans lesquelles avait investi la Banque centrale d’Iran. Cette somme est réclamée par un millier de victimes et familles de victimes d’attentats fomentés ou soutenus par Téhéran, selon la justice américaine.

L’Iran a saisi la Cour internationale de justice (CIJ), principal organe judiciaire des Nations Unies établi à La Haye aux Pays-Bas, pour se plaindre de la confiscation de cette somme.

Le président iranien Hassan Rohani avait qualifié la décision de la Cour suprême américaine de «vol manifeste».

source: Almanar.com
Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Actualités
commenter cet article
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 11:12
Audience du tribunal ce Vendredi 4 Mars 2016 à 8 heures au TGI de Pointe-à-Pitre :  La République française a indemnisé les esclavagistes et non pas les esclaves. Et pourtant la Constitution de la République française prévoit le contraire.

Audience du tribunal ce Vendredi 4 Mars 2016 à 8 heures au TGI de Pointe-à-Pitre :

La République française a indemnisé les esclavagistes et non pas les esclaves. Et pourtant la Constitution de la République française prévoit le contraire.

L’article 5 du décret-loi du 27 avril 1848 et la loi du 30 avril 1849 prévoyant l’indemnisation des esclavagistes, ne sont pas conformes à la Constitution française. Audience du tribunal ce Vendredi 4 Mars 2016 à 8 heures au TGI de Pointe-à-Pitre.

Travailleurs, Peuple de Guadeloupe,

A la demande du LKP, de l’UGTG, de LA FONDATION FRANTZ-FANON, du COLLECTIF DE

L’OUEST DE SAINTE-ROSE ET ENVIRONS (COSE), une assignation a été déposée contre

L’ETAT FRANÇAIS le 05 mai 2015.

Notre requête demande au tribunal de :

- DESIGNER un collège d’économistes, d’historiens, de démographes et d’agronomes chargé de fournir tous les éléments d’appréciation du préjudice économique et social causé aux populations de Guadeloupe par les politiques criminelles de colonisation et de la mise en esclavage depuis 1626 ; ainsi que les éléments en vue d’une réforme foncière et agraire portant sur l’ensemble des propriétés d’origine criminelle, car issue des politiques criminelles de colonisation et de mise en esclavage en Guadeloupe ;

- CONDAMNER l’Etat français au paiement d’une provision de 200.000 € à chaque requérant afin de constituer un organe de travail dédié à l’étude et à l’évaluation du préjudice.

L’assignation s’accompagne de deux Questions Prioritaires de Constitutionnalité (Art.61-1 de la Constitution de la République française) qui démontre que l’article 5 du décret-loi du 27 avril 1848 et la loi du 30 avril 1849 prévoyant l’indemnisation des esclavagistes, ne sont pas conformes à la Constitution française.

Nous demandons au tribunal de transmettre nos deux QPC au Conseil Constitutionnel afin qu’il prononce l’abrogation des textes incriminés avec toutes les conséquences que cela suppose.

Après moult tergiversations, une audience se tiendra ce Vendredi 4 Mars 2016 à 08 heures au Tribunal de Grande Instance de Pointe-à-Pitre.

TRAVAYÈ – PÈP GWADLOUP – SE KONBA ANNOU – KONBA A PÈP GWADLOUP

Pourquoi la République française a-t-elle indemnisé les esclavagistes et non pas les esclaves, les seuls victimes de cette abomination ?

TOUS AU TRIBUNAL DE POINTE-A-PITRE

VENDREDI 04 MARS à 08 Heures

VANSÉ POU SAVÉ – VANSÉ POU FÈ MÉMWA MACHÉ POU FÈ KONSYANS VANSÉ

Par ELIE DAMOTA

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 11:07
les Etats Unis s’attendaient à ce qu’ISIS s’empare de Damas en octobre 2015

Un diplomate russe lance une bombe : les Etats Unis s’attendaient à ce qu’ISIS s’empare de Damas en octobre dernier.

Dans un article paru dans un journal britannique l’ambassadeur de Russie au Royaume-Uni révèle que les puissances occidentales ont informé les Russes qu’ISIS capturerait Damas dès que les États-Unis auraient proclamé une zone d’exclusion aérienne.

Alexander Yakovenko, l’ambassadeur de Russie en Grande-Bretagne, a lancé une sorte de bombe lundi, bien que celle ci soit passée totalement inaperçue.

Dans un article de l’édition imprimée du London Evening Standard qui défendait la politique russe en Syrie, il a fait la révélation extraordinaire suivante :
« L’été dernier, nos partenaires occidentaux nous ont dit qu’en octobre Damas serait pris par l’IS (i.e. l’Etat islamique - AM). Nous ne savons pas ce qu’ils avaient l’intention de faire par la suite. Probablement, ils auraient fini par peindre les extrémistes en blanc et les auraient acceptés comme un état sunnite à cheval sur l’Irak et la Syrie ".

L’été - lorsque ces conversations entre les puissances occidentales et les Russes ont soi-disant eu lieu - a été le moment où les États-Unis étaient en discussion avec la Turquie et la Jordanie au sujet de la création d’une zone d’exclusion aérienne et de refuges sûrs en Syrie.

J’ai discuté dans cet article comment l’expression « zone d’exclusion aérienne » est aujourd’hui un simple euphémisme pour dire une campagne de bombardements américains.

Ce que Yakovenko est donc effectivement en train de dire c’est que les États-Unis planifiaient l’été dernier de lancer une campagne de bombardements visant à renverser le gouvernement de la Syrie, sachant parfaitement que cela se traduirait dès octobre par la victoire de l’Etat islamique et sa prise de Damas.

Russie Insider a déjà expliqué que c’était pour empêcher les États-Unis de proclamer une zone d’exclusion aérienne - en fait commencer une campagne de bombardements visant à renverser le gouvernement syrien - que la Russie était intervenue en Syrie.

Le fait que Yakovenko dise que les États-Unis aient dit aux Russes que ceci aboutirait à la capture de Damas par l’État islamique en octobre explique pourquoi les Russes ont estimé qu’ils devaient agir comme ils l’ont fait.

Yakovenko dit-il toutefois la vérité ?

La première chose à remarquer est que les gouvernements britannique et américain n’ont pas nié ce qu’il dit.

Ceci n’est toutefois pas concluant. Il est facile de voir pourquoi les gouvernements britannique et américain peuvent penser que, compte tenu de la nature incendiaire de ce que dit Yakovenko, le nier serait tout simplement donner à ses commentaires plus de publicité en les réfutant et que la meilleure approche était le silence.

S’il en est ainsi, alors le fait les commentaires de Yakovenko aient été presque entièrement ignorés montre cette approche a fonctionné.

Yakovenko a-il toutefois un grade assez élevé pour connaître les détails des discussions qui ont eu lieu cet été entre les Russes et les puissances occidentales, comme il le dit ?

La réponse à cette question est certainement oui.

Bien que Londres ne soit plus le poste diplomatique le plus important pour un ambassadeur russe en Europe occidentale, il reste une affectation importante, et tout fonctionnaire désigné pour être l’ambassadeur de la Russie en Grande-Bretagne est, par définition, un haut fonctionnaire dont Moscou s’assure qu’il est bien informé.

S’il y a eu des discussions du genre de ce que dit Yakovenko, il en aurait presque certainement été pleinement informé.

Ce que dit Yakovenko est également compatible avec les choses que nous connaissons.

Cet été - juste après avoir capturé Palmyre - l’État islamique avait le vent en poupe, ce qui rend plausible qu’il aurait pu atteindre Damas à l’automne.

L’armée syrienne avait pendant ce temps subi une succession de lourdes défaites, et avait été forcée de se retirer de la province d’Idlib.

Au vu de tout cela, dans le cadre d’une campagne de bombardements américains, il est plausible que les États-Unis aient dit durant l’été aux Russes que l’État islamique saisirait Damas en octobre.

En ce qui concerne les pourparlers des États Unis de mise en place d’une zone d’exclusion aérienne et de refuges sûrs, ce n’était un secret pour personne et ils ont été ouvertement reconnus.

Pourquoi cependant les Etats-Unis auraient-ils dit aux Russes qu’ils s’attendaient à ce que l’État islamique se saisisse de Damas en octobre ?

La réponse à cette question n’est pas difficile à faire.

Personne au début de l’été ne pensait qu’il y avait une chance quelconque pour que les Russes interviennent militairement en Syrie. Les États-Unis ont probablement pensé qu’il n’y avait aucun risque à informer Moscou de leurs plans militaires et de leurs conséquences vraisemblables.

Les États-Unis pensaient sans doute que la menace d’une campagne de bombardements conduisant à la saisie de Damas par l’État islamique effraierait Moscou et convaincrait les Russes de forcer Assad à se retirer, ce qui a été depuis toujours l’objectif des États-Unis.

Dans ce cas, les Etats-Unis ont sérieusement sous-estimé la résolution des Russes et leur volonté d’agir pour empêcher la réalisation de ce que les Etats-Unis menaçaient de faire.

Dans l’ensemble, la divulgation de Yakovenko a un sens, et est donc probablement vraie.

Cela montre à quel point la politique syrienne des États-Unis est devenue irresponsable.

Au moment même où les États-Unis faisaient semblant de combattre l’État islamique, ils se préparaient en fait à prendre des mesures dont ils savaient qu’elles faciliteraient sa victoire.

Même si cela a été conçu comme un jeu diplomatique, c’était une chose peu ordinaire à faire.

Les familles des victimes américaines de la terreur djihadiste se sentiraient sûrement trahies si elles étaient au courant de cela, alors qu’il n’est pas difficile d’imaginer la consternation et les récriminations à Washington lorsque les Russes ont de façon inattendue fait échec à la stratégie américaine en intervenant de la façon dont ils l’ont fait.

Quant au peuple de Damas - auquel ont été épargnés non seulement des bombardements américains, mais aussi d’être gouverné par l’État islamique - et aux peuples européens - qui auraient fait face à un flot de réfugiés beaucoup plus important si ce que Washington disait aux Russes était arrivé - ils ont tous deux raison d’être reconnaissants aux Russes d’avoir fait en sorte que les choses tournent autrement.

Alexandre Mercouris
16 février 2016

Traduction : CR, Comité Valmy

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 11:03
PAUL BIYA PRESIDEN DU CAMEROUN DEPUIS 34 ANS ET MEMBRE DU GOUVERNEMENT DEPUIS 55 ANS

PAUL BIYA PRESIDEN DU CAMEROUN DEPUIS 34 ANS ET MEMBRE DU GOUVERNEMENT DEPUIS 55 ANS

CAMEROUN:PRÉSIDENTIELLE 2018

APPEL A LA RETRAITE DU
PRÉSIDENT PA
UL BIYA
Monsieur le Président,

Par cette lettre, nous renouvelons le constat que durant votre long règne vous avez bâti avec hardiesse un système politique où tous vos compagnons avouent publiquement, à la veille de chaque élection présidentielle, leur incapacité à continuer votre œuvre. Par cet écrit, nous venons devant le peuple camerounais, partager votre tristesse face à la trahison dont se rendent coupables ceux qui, se réclamant de vous, se sont montrés incapables d’auréoler votre longue carrière de chef de l’Etat de succès tangibles qui auraient dû améliorer de façon indubitable la vie des camerounais par l’accomplissement de vos volontés politiques.

Monsieur le président, nous avons parlé de trahison, oui, nous en parlons ; d’autant plus que dans vos adresses à la nation, vous avez de façon déterminée, situé les responsabilités de vos collaborateurs dans les manquements que vous avez eu le doigté d’évoquer comme les causes de vos échecs : faut-il rappeler l’inertie du gouvernement et de la fonction publique que vous avez très souvent dénoncée et qui mine la réalisation de vos projets qui dorment dans les tiroirs ? Comme vous l’avez dit, « Trop de temps a été perdu » par vos collaborateurs et votre régime, « Trop d’efforts dépensés en pure perte » par notre peuple, la corruption de ceux qui se réclament de vous et que vous prétendez combattre vigoureusement, «continue de freiner » l’action de votre régime, «nos grands projets industriels et miniers ont marqués le pas » en raison de ce que « une certaine forme de routine ou d’inefficacité paraît s’être installée ». L’agriculture à laquelle vous avez associé l’élevage et la pêche devrait « générer de grands projets agro-industriels qui dorment dans les cartons depuis des années ».

Monsieur le président, nous voulons vous renouveler notre satisfaction parce que vous avez dit avec courage que : « les résultats obtenus n’ont pas été à la hauteur de nos attentes » trente quatre ans durant. C’est très certainement pour cela que vous vous êtes demandé si « nous sommes incapables de faire ce que d’autres pays comparables au nôtre ont fait ou sont entrain de faire ». Nous voulons donc reconnaître que vous avez fait ce que vous avez pu, même si ce que vous avez pu faire est très peu au regard des trente quatre années dont vous avez disposées en rusant avec notre peuple pour modifier la constitution de 1996 que, par votre serment, vous avez juré solennellement devant Dieu et devant les hommes de conserver, protéger et défendre. Par ce parjure du 14 avril 2008 vous avez convaincu notre peuple de votre ferme volonté de demeurer en fonction jusqu’à votre dernier souffle, très certainement par crainte des persécutions que vous avez infligées au président AHIDJO dont vous n’avez pas sécurisé la vie hors du palais. Face à ces angoisses, nous voulons vous exhorter à faire œuvre utile en rencontrant la classe politique de l’opposition et la société civile à l’effet de mettre en place un consensus politique visant à sécuriser votre fin de règne car nous rêvons de vous voir comme vos homologues ABDOU DIOUF, JERRY JOHN RAWLINGS , ALPHA OMAR KONARE , SAM NUJOMA et bien d’autres anciens chefs d’Etat libres dans leurs pays où ils vivent sans persécutions.

Monsieur le président, nous vous appelons donc à envisager de prendre votre retraite à la fin de ce mandat. Nous vous exhortons à ne pas céder aux sirènes de mauvais alois qui chantent pour que vous soyez leur couverture dans leurs entreprises de prédation. Nous vous appelons, en ces moments troublés par les laudateurs de toutes sortes, à mettre les militants de votre parti et tous vos collaborateurs face à leurs responsabilités et leurs consciences, afin que les ambitions inhibées et cachées se libèrent et s’expriment comme des volontés de poursuivre votre œuvre. Car comment pouvez-vous comprendre que personne parmi vos multiples collaborateurs et autres chanteurs de louanges à votre adresse, ne se propose de poursuivre votre œuvre au moment où vous devez aspirer à prendre votre repos ; faudrait-il que le peuple camerounais comprenne que trente quatre ans durant, vos collaborateurs n’ont rien appris de vous ?

Non ! Monsieur le président, nous avons bon espoir qu’en annonçant votre retraite dès la fin du mandat en cours vous donnerez à la vie politique du pays une grande énergie qui ne manquera pas de faire des élections présidentielles de 2018 un moment de renaissance de la nation camerounaise. Monsieur le président, nous vous appelons à envisager dès à présent votre retraite.

Fait à Douala vendredi le 05 février 2016

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 11:01
Netanyahou : Une tournée en Afrique annoncée en grande pompe

Bibi Netanyahou : Une tournée en Afrique annoncée en grande pompe pour des effets médiocres.

Annoncé en grande pompe, le voyage du chef du gouvernement israélien en Afrique pour la compétitivité économique.
Ce voyage permettrait, nous dit-on, de mettre à jour les rapports sociaux, économiques et culturels résultant de l’interaction entre
l’Afrique et Israël. Ces pays peuvent ainsi se rendre compte des cultures émergentes.
Binyamin Netanyahou a affirmé la nécessité d’entretenir désormais avec le continent africain des relations basées sur le partenariat et le respect. Mais avant de parler du respect des africains sur leur continent, il aurait mieux fait de respecter les africains-israeliens qui vivent dans l’Etat Hebreu.
Les destins des peuples sont étroitement liés, on ne peut se dissocier de celui de l’Afriqu
e .


Comment Benyamin Netanyahou peut-il avoir la conscience tranquille ?
Abraham Mengistu (Israélien d’origine africaine) a été kidnappé par le Hamas depuis 2014. Jusqu’a ce jour, aucune nouvelle de lui. Coté gouvernement, silence de mort. Le gouvernement Netanyahou est un expert du bidouillage discursif. Nous sommes certains que s’il avait été un juif blanc, nous n’en serions pas arrivés à une telle situation.
Cette méthode passe par une technique des préjugés et propose une tactique des clichés qui relèvent d’un autre âge.
Nous sommes obliges de constater que les effets d’annonces ne seront assurément jamais à la hauteur des espéranc
es.

SOURCE: http://www.feujn.org

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 10:57
FREE WEST PAPUA CAMPAIN 2016

Free West Papua Campaign
February 2016

Building on the momentum of our successes in 2015, the Campaign is looking forward to the year ahead with high hopes of what we can achieve together in the coming months. Our Global Call for Action is a simple way that everyone can help to make a difference, so please do get involved. Other news for January includes renewed support from the Solomon Islands PM and a new documentary from the Punks for West Papua that exposes Indonesia's secret genocide to a whole new audience

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:38
Richard Bona

Richard Bona

Cameroun : Richard Bona dit halte à l’injustice. Non je refuse la médaille d’officier de l’ordre et de la valeur.

Le Cameroun est un pays de contradiction. Oui, contradiction... L'artiste Richard BONA était absent, ce mardi à Yaoundé, à la cérémonie d’attribution d’officier de l’Ordre et de la valeur organisée en son honneur par le gouvernement camerounais.

Le 29 octobre 2014, Richard BONA écrivait sur sa page facebook ceci: "Malgré mon attachement inébranlable à mon pays, je dois prendre une décision qui n’engage que moi. Je n’y mettrai plus mes pieds tant qu’on me demande un visa d’entrée. A un moment, il faut être cohérent. En consultant les textes de mon pays, je ne suis plus camerounais…Alors, je resterai ainsi cohérent avec la loi. Jusqu’à nouvel ordre ". L'on comprend dès lors pourquoi le célèbre bassiste refuse de fouler physiquement le sol du Cameroun depuis le 29 octobre 2014.

Le niet de Richard Bona de se rendre au Cameroun pour recevoir cette récompense du gouvernement camerounais suscite des interrogations. Il a dit non à une injustice. Il est camerounais parce qu'il excelle dans son art et Américain quand il faut se rendre au Cameroun car, il devra payer les frais de visa comme tous les autres Camerounais qui ont acquis la nationalité étrangère.

Les Camerounais naturalisés de l'extérieur comme Richard BONA appartiennent à un ou d'autres pays. Demeurant à l'extérieur, ils seraient perçus comme les ''autres'' qui attireraient une méfiance redoublée de la part des pouvoirs publics camerounais et qui résulterait du fait que la majorité diasporique camerounaise est issue du phénomène migratoire mondial impliquant les pays du Sud à ceux du Nord.

Feu Mongo Beti n’avait-il pas été privé d’élection sous le prétexte qu’il était Français, alors que Monsieur Hogbé Nlend qui avait servi lui aussi comme fonctionnaire français, pouvait devenir membre du gouvernement !

Adolphe Moudiki, haut cadre du régime de Yaoundé est aller voter lors des dernières élections présidentielles françaises à l'Ambassade de France et est rentré dans son bureau de la SNH. Que dire de Ndedi EYANGO, privé de son poste de PCA à la SOCAM, société de droits d'auteurs au Cameroun au motif de la possession d'une autre nationalité...Que dire de nombreux de nos footballeurs qui évoluent au sein de l'équipe nationale de football du Cameroun ? Des cas similaires sont nombreux...

Il nous revient de proposer que dans le Code de la nationalité future, une disposition règle la question de la double nationalité en prévoyant que le Camerounais ne perd sa nationalité que s’il en formule expressément la demande écrite.

Selon la Loi n°68-LF-3 du 11 Juin 1968 portant code de nationalité camerounaise , ne sont plus considérés comme étant nationaux, tous les Camerounais majeurs ayant acquis et conservant volontairement une nationalité étrangère ; tous les Camerounais exerçant la faculté de répudier la qualité de Camerounais, conformément au « Code » ; ceux qui, remplissant un emploi dans un service public d'un organisme international ou étranger, le conservent nonobstant l'injonction de le résigner faite par le gouvernement camerounais.

De toute évidence, les pouvoirs publics camerounais encore en retard sur la question, n'admettent pas le principe de double nationalité.

Ceci pose un problème aux membres de la diaspora, qui, du fait de la durée de leur séjour à l'étranger, peuvent avoir acquis une nationalité étrangère. Loin d'être, à partir de ce moment, considéré comme des Camerounais, leur droit à une certaine ingérence dans la vie politique de leur pays d'origine, est remis ou peut être remis en cause par les autorités camerounaises.

Certains pays africains ont compris la nécessité et ont même adopté cette notion de double nationalité. Ce qui est louable avec pour corollaires des retombées positives qui pourraient servir d'exemple au Cameroun.

Depuis le 21 juillet 2014, le gouvernement togolais a décidé d’exempter de visa d’entrée et de sortie les Togolais détenteurs de passeport étranger, à l’exception de ceux ayant légalement renoncé à leur nationalité togolaise d’origine. Idem pour le Nigeria, l'Afrique du Sud etc. Et le Cameroun alors dans tout ça?

Le chef de l'Etat camerounais en visite officielle en France le 24 juillet 2009,au pavillon Dauphine- Paris, avait pour mémoire reçu quelques Camerounais de la diaspora invités au cours d'un dîner. Plusieurs invités en ont profité à l'époque pour déplorer le fait que le code de nationalité du Cameroun n'autorise pas la double nationalité. Le chef de l'Etat camerounais leur avait promis que le sujet sera examiné à l'assemblée nationale dès son retour au Cameroun.

Lors de la dernière session de l'assemblée nationale du Cameroun en 2009, rien n’a filtré le sujet concerné pourtant tous les 180 élus avaient reçu les propositions faites par un élu du Sdf ( Social democratic front). Nous sommes en 2015, toujours rien. A l'assemblée nationale du Cameroun, on n'en parle plus... Faudra t-il attendre 2035, l'année de l'émergence du Cameroun?

© Camer.be : Hugues SEUMO

Cameroun est un pays de contradiction. Oui, contradiction... L'artiste Richard BONA était absent, ce mardi à Yaoundé, à la cérémonie d’attribution d’officier de l’Ordre et de la valeur organisée en son honneur par le gouvernement camerounais.

Le 29 octobre 2014, Richard BONA écrivait sur sa page facebook ceci: "Malgré mon attachement inébranlable à mon pays, je dois prendre une décision qui n’engage que moi. Je n’y mettrai plus mes pieds tant qu’on me demande un visa d’entrée. A un moment, il faut être cohérent. En consultant les textes de mon pays, je ne suis plus camerounais…Alors, je resterai ainsi cohérent avec la loi. Jusqu’à nouvel ordre ". L'on comprend dès lors pourquoi le célèbre bassiste refuse de fouler physiquement le sol du Cameroun depuis le 29 octobre 2014.

Le niet de Richard Bona de se rendre au Cameroun pour recevoir cette récompense du gouvernement camerounais suscite des interrogations. Il a dit non à une injustice. Il est camerounais parce qu'il excelle dans son art et Américain quand il faut se rendre au Cameroun car, il devra payer les frais de visa comme tous les autres Camerounais qui ont acquis la nationalité étrangère.

Les Camerounais naturalisés de l'extérieur comme Richard BONA appartiennent à un ou d'autres pays. Demeurant à l'extérieur, ils seraient perçus comme les ''autres'' qui attireraient une méfiance redoublée de la part des pouvoirs publics camerounais et qui résulterait du fait que la majorité diasporique camerounaise est issue du phénomène migratoire mondial impliquant les pays du Sud à ceux du Nord.

Feu Mongo Beti n’avait-il pas été privé d’élection sous le prétexte qu’il était Français, alors que Monsieur Hogbé Nlend qui avait servi lui aussi comme fonctionnaire français, pouvait devenir membre du gouvernement !

Adolphe Moudiki, haut cadre du régime de Yaoundé est aller voter lors des dernières élections présidentielles françaises à l'Ambassade de France et est rentré dans son bureau de la SNH. Que dire de Ndedi EYANGO, privé de son poste de PCA à la SOCAM, société de droits d'auteurs au Cameroun au motif de la possession d'une autre nationalité...Que dire de nombreux de nos footballeurs qui évoluent au sein de l'équipe nationale de football du Cameroun ? Des cas similaires sont nombreux...

Il nous revient de proposer que dans le Code de la nationalité future, une disposition règle la question de la double nationalité en prévoyant que le Camerounais ne perd sa nationalité que s’il en formule expressément la demande écrite.

Selon la Loi n°68-LF-3 du 11 Juin 1968 portant code de nationalité camerounaise , ne sont plus considérés comme étant nationaux, tous les Camerounais majeurs ayant acquis et conservant volontairement une nationalité étrangère ; tous les Camerounais exerçant la faculté de répudier la qualité de Camerounais, conformément au « Code » ; ceux qui, remplissant un emploi dans un service public d'un organisme international ou étranger, le conservent nonobstant l'injonction de le résigner faite par le gouvernement camerounais.

De toute évidence, les pouvoirs publics camerounais encore en retard sur la question, n'admettent pas le principe de double nationalité.

Ceci pose un problème aux membres de la diaspora, qui, du fait de la durée de leur séjour à l'étranger, peuvent avoir acquis une nationalité étrangère. Loin d'être, à partir de ce moment, considéré comme des Camerounais, leur droit à une certaine ingérence dans la vie politique de leur pays d'origine, est remis ou peut être remis en cause par les autorités camerounaises.

Certains pays africains ont compris la nécessité et ont même adopté cette notion de double nationalité. Ce qui est louable avec pour corollaires des retombées positives qui pourraient servir d'exemple au Cameroun.

Depuis le 21 juillet 2014, le gouvernement togolais a décidé d’exempter de visa d’entrée et de sortie les Togolais détenteurs de passeport étranger, à l’exception de ceux ayant légalement renoncé à leur nationalité togolaise d’origine. Idem pour le Nigeria, l'Afrique du Sud etc. Et le Cameroun alors dans tout ça?

Le chef de l'Etat camerounais en visite officielle en France le 24 juillet 2009,au pavillon Dauphine- Paris, avait pour mémoire reçu quelques Camerounais de la diaspora invités au cours d'un dîner. Plusieurs invités en ont profité à l'époque pour déplorer le fait que le code de nationalité du Cameroun n'autorise pas la double nationalité. Le chef de l'Etat camerounais leur avait promis que le sujet sera examiné à l'assemblée nationale dès son retour au Cameroun.

Lors de la dernière session de l'assemblée nationale du Cameroun en 2009, rien n’a filtré le sujet concerné pourtant tous les 180 élus avaient reçu les propositions faites par un élu du Sdf ( Social democratic front). Nous sommes en 2015, toujours rien. A l'assemblée nationale du Cameroun, on n'en parle plus... Faudra t-il attendre 2035, l'année de l'émergence du Cameroun?

Par Hugues SEUMO

Source Camer.be

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:33
LES QUATRE ENNEMIS ACTUELS DU CAMEROUN, ET COMMENT SAUVER LE PAYS.

LES QUATRE ENNEMIS ACTUELS DU CAMEROUN, ET COMMENT SAUVER LE PAYS.


Les quatre ennemis du Cameroun dont il sera question ici sont tous des menaces sérieuses au développement humain et économique devant conduire à l’érection future d’un Cameroun puissant qui, déjà humainement, naturellement, géographiquement et stratégiquement, est vachement bien loti. Toutefois l’on constatera qu’ils sont nuisibles et dangereux à des degrés divers.

Qu’entendra-t-on par « ennemi » ici ? L’ennemi doit être saisi ici comme tout pays, tout groupe ou toute personne physique ou morale qui délibérément ne veut pas du bien à l’autre, se dresse contre ses ambitions et fonde et conduit ses actions de manière à lui nuire, à l’affaiblir, à l’effacer ou à asseoir sa domination sur lui.

A- Les ennemis du Cameroun

1-Le premier ennemi du Cameroun.

Pour ses trahisons multiples, le pouvoir en place qui en réalité est là depuis plus d’un demi-siècle (et non seulement depuis 33 ans, car étant un prolongement du règne de Ahidjo) est le premier ennemi du peuple camerounais. Sur ce, seuls des parasites nationaux et les antipatriotes diraient le contraire.

Les vrais patriotes et souverainistes camerounais ne peuvent en aucune circonstance hésiter de pointer d’abord du doigt ce pouvoir en place, sachant le rôle-sauterelle et du rouleau-compresseur que ses agents-valets, traîtres et antinationaux ont tous joué et continuent de jouer pour garder ce pays aux richesses effarantes sous des eaux océaniques et dans la nuit de l’histoire.

De manière lapidaire ainsi peut être dépeint ce pouvoir vieux de plus d’un demi-siècle : Répressions et assassinats des forces progressistes, corruption, liquidation ou plutôt vente aux enchères des sociétés publiques et parapubliques, détournements des biens publics, holdups électoraux, favoritisme, insécurité généralisée, népotisme, tribalisme politique sous toutes les formes, démocratie de farce, refus de construire les infrastructures, déclin du système éducatif déjà inadéquat au départ, négligences très coûteuses de la santé, abandon des sciences et technologies libératrices au profit d’un engouement et d’un attachement profond et aveugle aux pratiques magico-occultes, gaspillage des ressources publiques, musèlement des partis politiques de l’opposition, etc.

C’est en réalité un tel pouvoir que continuent de soutenir, d’encenser et d’idéaliser pour des raisons révélées et inavouées quelques poignées d’universitaires, d’autorités économiques et religieuses, d’étudiants, de commerçants, de citadins et villageois, de lettrés et illettrés, de Camerounais de l’intérieur et de l’extérieur et d’âmes intelligentes et défavorisées.

A voir cette infime partie de Camerounais qui ne cessent de supporter l’insupportable pour des raisons égoïstes et diverses, il y a lieu de se demander jusqu’où ils continueront de fermer l’œil sur les échecs infinis et dérives de ce pouvoir fait de traîtres inhabituels, de sauterelles et de vipères qui ressemblent étrangement aux vers de terre. Où est la patrie dans tout cela ? Où est l’avenir glorieux de ce pays dans tout cela ? Camerounais, embrassons la patrie ! Camerounais, le temps presse !

C’est la vie future des générations de Camerounais que ces individus abîment au quotidien, en sautant tels des écervelés pour s’accrocher et accompagner un pouvoir qui depuis des décennies sert et sert amplement au peuple des frustrations, des injustices, des souffrances, des violences, des misères et la mort.

2-Le deuxième ennemi du Cameroun.

Parce que le peuple du Cameroun s’est jusqu’ici montré incapable de faire un grand bloc compact et indivisible, beaucoup de ses malheurs sont parachutés par des forces extérieures qui l’ont longtemps bien étudié et ont vu toutes ses faiblesses dont ses divisions.

Qu’il s’agisse des pays, des empires industriels ou des institutions comme la BM et le FMI, ils ne sont jamais là pour développer les autres ; leur but c’est de piller les autres en partageant systématiquement ici et là de la pauvreté et en s’enrichissant toujours davantage.

Camerounais, regardez ! Malgré toutes nos abondantes richesses, nous sommes toujours comme des gens qui, vivant auprès d’une immense source d’eau, lèvent des yeux larmoyants et des mains malingres pour demander à boire aux passants portant des gourdes. C’est bien ce que le pouvoir en place a fait de ce pays. C’est ce qu’il a fait de nous. Et pourquoi ? Parce que le pouvoir

de ces dirigeants ne vient pas du peuple. Ils obéissent. Ils n’agissent pas. Ils sont agis.

Nous tardons de comprendre qu’en réalité, tout pays se développe lui-même avec le peuple bien équipé et déterminé, et en adoptant des institutions économiques et politiques qui lui sont favorables et le protègent en même temps au maximum contre des prédateurs.

Pays de la zone francophone, le Cameroun a d’abord comme premier ennemi extérieur à ce niveau les autorités politiques et économiques françaises qui y installent et y gardent des dirigeants-valets sans vision ni courage politique, toujours prêts à la servir grassement et non les intérêts de leur peuple, et à pousser ce dernier dans un état d’amaigrissement toujours plus inquiétant.

Ainsi, non seulement l’Etat français depuis longtemps refuse aux Camerounais leur droit d’élire librement ceux qu’ils voudraient à leur tête en laissant ses propres citoyens exercer ce précieux droit, mais aussi elle asservit le Cameroun monétairement et financièrement à travers le FCFA qu’elle contrôle, et par des accords obsolètes qui donnent à la France la priorité d’accès aux richesses et marchés camerounais.

Il faut qu’on soit votre plus grand ennemi et non votre ami pour se charger de contrôler votre monnaie, de la couper cette monnaie que vous dites vôtre et de vous l’envoyer, de limiter votre pouvoir d’achat et de faire main-basse sur vos richesses.

Il faut qu’on soit votre pire ennemi et non votre ami pour vous faire gouverner par des valets dits dirigeants que vous n’avez pas choisis, et les remplacer à tour de rôle et à gré, et vous imposer des guerres d’usure quand sa volonté n’est pas faite.

Et des Camerounais vendus et vidés diront que c’est haïr la France ça ! Et ils diront que la France est un ami ! Où est ici le respect requis en amitié ? L’ire et l’aversion se lisent partout dans les yeux, dans les gestes et dans les paroles. La putréfaction est là et chacun la voit. Quand ça crèvera, ça sentira trop, ça sentira tel que tout bougera, ca créera la confusion et la conflagration partout.

3-Le troisième ennemi du Cameroun.

Au jour d’aujourd’hui, le troisième ennemi du Cameroun, ce sont les rebelles-terroristes qui menacent le pays dans sa partie septentrionale, en espérant se répandre un peu progressivement en s’alliant à d’autres groupes avant de

prendre un autre nom que celui qu’on lui attribue aujourd’hui. Ils sont une création des forces extérieures de connivence avec des traîtres locaux, et en profitant aussi sûrement de la mollesse, du manque de dynamisme et de vision ainsi que de la politique d’exclusion du pouvoir en place. Cette guerre imposée au Cameroun ne doit en aucun cas être une raison du maintien de Paul Biya au pouvoir au-delà de 2018.

Le Cameroun regorge de têtes intelligentes, courageuses, patriotes, sages et pleines de vision qui sauront au moment opportun apporter des solutions idoines aux nombreux problèmes qui déchirent le pays. Rien ne doit justifier la présence au pouvoir de Paul Biya après 2018.

Il faut réitérer mordicus que les Camerounais doivent donner un soutien constant aux forces armées au front et dans nos rues lépreuses, en comprenant que la solution à cette situation d’insécurité à laquelle fait face le pays n’est pas dans les mains de Paul Biya comme d’aucuns veulent le faire croire. Il est une partie du problème et ne peut en avoir la solution.

Ces rebelles-terroristes à la fois visibles et invisibles ne sont pas des êtres humains à mon avis, et je l’ai dit plusieurs fois. Etant des animaux qui tuent aveuglement et sans raison, les armées camerounaises doivent aller au-delà des armes conventionnelles dans la lutte contre ces bêtes pour les éradiquer et pour envoyer un lourd message à leurs maîtres.

Si l’on ne les traite pas avec la même cruauté qui les caractérise, ces animaux lâchés chercheront gagner du terrain et à s’allier à d’autres bandes pour créer un vaste Etat fantôme en Afrique. Dans cette lutte, c’est une erreur colossale de compter sur des bras extérieurs soupçonnés d’être derrière ces animaux.

4-Le quatrième ennemi du Cameroun.

Au-delà des traîtres au pouvoir imposés au peuple camerounais depuis plus d’un demi-siècle, au-delà des forces comminatoires extérieures et au-delà de l’insécurité liée aux rebelles-terroristes dirigés qui tuent des Camerounais pour les intérêts de l’étranger, le dernier ennemi du Cameroun c’est le peuple camerounais lui-même.

Bien qu’étant parmi les peuples africains les plus éveillés et avertis, le peuple camerounais n’est pas encore parvenu à se mettre debout comme un seul homme pour congédier les problèmes et personnes qui constituent des obstacles majeurs à la cristallisation et la fusion des énergies nationales existantes afin de placer ce pays si riche et beau au rang des nations les plus prospères et puissantes de la terre.

Au Cameroun, nous nous trouvons dans un espace ou les identités micro-nationalistes tendent à prendre le dessus sur la marche à la grande nation. On veut s’affirmer d’abord comme Douala ou bassa et non comme Camerounais, même si de cela le Cameroun ne doit plus exister. On veut s’affirmer d’abord comme Béti ou Bamiléké et non comme Camerounais, même si c’est de la que le Cameroun va cesser d’exister. On veut d’abord s’affirmer comme Haoussa, Foulbé, comme Chrétien, Musulman, Francophone ou Anglophone d’abord. C’est un virus qui nous a été inoculé qu’il faut extirper pour avancer.

Le Cameroun est un pays infesté de talents individuels notoires et faramineux. Mais lorsqu’on le prend comme un tout, il devient médiocre, il devient très vulnérable, voire inexistant. Pourtant, les richesses humaines nationales sont partout et de très bonne qualité, à l’intérieur et à l’extérieur. Les Camerounais doivent apprendre beaucoup des Burkinabè ; ils doivent conjuguer l’unité, la volonté et la détermination pour sauver leur pays en danger.

Le remède à cela à l’avenir, c’est des leaders charismatiques, visionnaires, rassembleurs et impartiaux, qui doteront le pays d’institutions politiques et économiques appropriées, qui travailleront à limiter considérablement le nombre des partis politiques, qui iront dans les riches réserves humaines nationales choisir les plus méritants , les brillants ou les meilleurs pour faire changer rapidement la face du Cameroun.

B- Les voies de sortie possibles

La solution à tous ces problèmes et défis qui attendent le Cameroun se trouve chez le peuple camerounais déterminé lui-même. Mais face au rouleau-compresseur en place, le peuple a besoin de nouveaux leaders stratèges et patriotes pour l’accompagner dans cette belle et importante entreprise.

Les Camerounais qui soutiennent encore le pouvoir de Paul Biya ou hésitent de se décider doivent savoir que ce pouvoir est un arbre improductif qui pendant plus de trois décennies a été incapable d’offrir même la moindre ombre adéquate de refuge aux Camerounais, et sur ces entrefaites, l’abattre au profit d’un autre productif et plus inclusif devient un devoir urgent pour les vrais patriotes camerounais. Les gens ne doivent plus hésiter devant cette évidence.

L’on assiste au Cameroun à un blocage politique total. On se trouve dans un état où un seul homme fait la pluie et le beau temps. L’on est dans un pays où le pouvoir en place bien qu’impopulaire battrait toutes les oppositions politiques nationales réunies. Oui, parce que le parti au pouvoir (le RDPC) contrôle et décide presque seul sur le processus électoral.

La seule bataille impérative et majeure qui vaille à présent au Cameroun est celle devant permettre la mise sur pied d’une nouvelle commission électorale nationale garantissant des élections justes et transparentes. C’est cette lutte que les partis politiques de l’opposition muselés, les forces progressistes et la société dite « civile » doivent engager illico. Pour le pouvoir en place, c’est une provocation, mais quelque chose de désormais inévitable.

C’est le moment de sensibiliser et d’activer toutes les forces patriotes nationales et tous les leviers du changement possibles qui, dans un pays où le pouvoir du peuple est confisqué, déclenchent des soulèvements populaires qui créent enfin les conditions de l’alternance.

Ceci demande la formation d’une organisation centrale où toutes les forces nationales progressistes sur le territoire et celles diasporiques toutes se retrouvent. Si le peuple veut vraiment, Paul Biya s’en ira. Ce dernier se trompe.

Cette organisation des forces coalisées devrait donner un délai au pouvoir en place pour s’asseoir avec elle et discuter de la nouvelle commission électorale. Il est certain que ce pouvoir têtu et trop arrogant restera muet ou recourra aux menaces et à la violence habituelles. Alors, le peuple se trouvera dans l’obligation de se défendre. Ça ouvrira la porte aux soulèvements populaires qui ne se termineront qu’avec la fin de ce pouvoir omnivore et inutile.

Que les uns et les autres ne se fassent pas d’illusions. Le vrai changement politique au service des intérêts des Camerounais ne viendra ni de Paris ni de Washington ni de Londres. Ce sont les peuples qui tolèrent les mauvais leaders à leur tête, et ce sont eux et eux seuls qui pour leur bonheur cessent d’être tolérants et les font partir pour des meilleurs. Ce sont aussi les peuples et eux seuls qui doivent garder leurs meilleurs dirigeants s’ils les veulent.

Par Léon Tuam

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • : AFROHISTORAMA Toute L’histoire sans histoire. CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ET VOIR.
  • Contact

EVENEMENT

 

PROSPECTUS.jpg

 

Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

----------------------------------------------------------------------

LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

------------------------------------------------------------


annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

images divers5

 

Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

      Logo-Afrohistorama

      AFROHISTORAMA TV

 

  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

 ----------------------------------------------

 

 

simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

---------------------------------------------------------------------------

 

Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine