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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:34

 

Cameroun : Film  sur le régime de Yaoundé interdit au Cameroun et disponible sur Internet.

 

 Paul Biya-copie-1

Le film est gratuitement disponible sur le lien ci-dessous jusqu’au 19 Octobre.

 

       

Cliquer

                                 http://www.buni.tv/video/president

 

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:31

 

Pensez-vous un seul instant que les chefs d'état africains, oseraient dire un mot à la CPI ?

 FranceAfrique

Pensez-vous un seul instant que les chefs d'état africains, oseraient dire un mot sur la CPI, pour se faire gronder par leurs PATRONS GRANDS BLANCS? Non!

Le jour où les chefs d'état africains auront la force et le courage, de dire un non sec aux chefs d'état occidentaux ; surtout, ceux de l'Union européenne et des États-Unis, comme le Président Sékou TOURÉ le fit en son temps, en Septembre1958 en disant non au Général De Gaulle à sa politique de la communauté franco-africaine proposée aux leaders africains, en lieu et place d'une véritable indépendance, à partir de ce jour, les données du Monde changeront en tout; surtout, dans les rapports Nord-Sud.

 

Mais, détrompons nous. Car ce jour est loin d'être arrivé, tant que nous aurons des cafards et des valets minables à la tête de nos états. Ce que nous venons de voir à l'Union africaine à Addissa-Béba, n'était qu'un simulacre. Les occidentaux à aucun moment, ne se sont jamais inquiétés de ce que les chefs d'état africains mijotaient  dans ce que eux-mêmes, autorités africaines appelaient leur colère, contre le fonctionnement de cette institution multinationale des pays occidentaux, qui est la CPI. Ils savent que le noir africain, reste et restera toujours un bon nègre au large sourire qui ne saurait dire autre chose que oui monsieur, grand blanc ou bouana. Je dirais que ce sont ceux et celles qui n'ont jamais vu le comportement ou ne connaîssent pas qui sont ces personnes que, malgré nous, sommes-nous obligés d'appeler aussi chefs d'état et d'AFrique, qui dans leur manque d'informations, pouvaient s'autoriser de rêver qu'ils ont en face d'eux, des vrais chefs d'état sur lesquels compter, pour s'affirmer. Mais, que voulez-vous que des minables valets comme Blaise Compaoré, Alassane Dramane Ouattara, Alpha Condé, Faure Gnassingbé, Denis Sassou N'guésso, Good Look, Paul Biya, Ali Bongo, Idris Déby, même Macky Sale, qui ne respirent et ne vivent que par leurs maîtres d'Europe et des États-Unis, pourraient-ils leur dire de négatif sur la CPI, qui est une prison faite non pas pour eux, les valets; mais, uniquement et spécialement, pour ceux et celles qui dans le Tiers-monde en général et en Afrique en particulier, sont ou devraient être nos vrais chefs d'état élus par leur peuple, mais, considérés comme des rebelles refusant les diktats des occidentaux?Pour eux serviteurs des intérêts des occidentaux, un tel propos négatif ou un tel geste aussi déplacé, devant leurs maîtres, risquerait de mettre en cause leur vie et leur bonheur; surtout, leur poste de valet de chefs d'état qui leur permet de vivre sur le dos de leur peuple en les réduisant dans la misère chronique, au profit de ces maîtres. Les occidentaux savaient que la colère du noir africain, n'est rien d'autre que celle d'un gamin qui, à défaut de langage manifeste par les pleurs ou par les cris, pour exprimer son désir de vouloir quelque chose. Que font-ils les parents dans ce cas, pour que leur fils ou leur fille se taise. Ils le ou la cageolent en lui donnant quelques bonbons et des sucettes; et, le calme revient. Pouvons-nous comprendre pourquoi, les sommets interafricains sont-ils infiltrés par des lobbies diplomatiques occidentaux sans que personne ne puisse dire qu'il s'agît d'un club fermé interdit à toute entité ou personne étrangère du continent africain? Et puis, il faut se poser la question, pourquoi beaucoup de ces chefs d'état ont préféré s'absenter à ce  rendez-vous? Premierement, c'est parce que la plupart d'entre eux, avaient reçu des coups de fils venant surtout de l'Union européenne où on leur disait: "à choisir entre rester au pouvoir et être sauté du pouvoir". Et comme la majorité parmi eux, sont venus au pouvoir par la fraude flagrante dans des parodies d'élections presidentielles ou par la force des armes; donc, imposés aux peuples par la bonne volonté des occidentaux, ils sont tenus à l'obéissance. Quant à ceux qui ont été élus plus ou moins correctement par leur peuple, ils sont également tenus à respecter le code de la confrérie: "un frère est un frère". Secondo, les portes des sommets de l'Union africaine sont grandement ouvertes à l'Europe, parce que, c'est elle qui la finance à 70% dans son budget de fonctionnement. Quelle honte! Et dire que l'Afrique croule sur des ressources immenses. Dans ces conditions, pouvons-nous croire un jour à une seule parole venant de cette organisation internationale africaine? Non jamais! Lorsque notre frère Claude Koudou nous parle d'une chance donnée à la CPI, pour reformater son fonctionnement, pour être crédible, je dirais que, c'est un rêver. Pour les occidentaux, leur machine qui est un dérivé de l'ONU, fonctionne à merveille. Car, la CPI est là, pour écraser ceux et celles qui, dans le Tiers-monde, veulent s'affranchir de l'esclavage occidental. Ceci est mon point de vue sur ce problème de la CPI.

Quant aux africains qui fuient la misère que les pays occidentaux ne cessent de leur imposer dans leur pays respectif et, qui cherchent à venir là où les richesses de leurs pays vont, pour faire le bonheur des personnes considérées comme des profiteurs;et meurent comme des pauvres bêtes, sans qu'aucun des pays où ces victimes africaines sont originaires ne dise :"stop! Trop c'est trop!" Ce silence de la part des prétendus chefs d'état africains est grave et honteux de leur part. Et je profite de ce moment, pour lancer un appel à tous les vrais démocrates et républicains à se regrouper, pour porter plainte contre non seulement aux chefs d'état africains;mais, aux gouvernements des pays membres de l'Union européenne, pour non assistance à personne en danger. Et tous ces individus osent se regarder chaque matin dans un miroir! Quelle honte, pour cette humanité qui prétend être civilisée!

D'avance merci, pour votre attention.

Par Atsé KOUASSI. 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:29

 

 

En images : l'investiture de la Coalition des Congolais Pour la Transition.

 

 

          


 

http://www.youtube.com/watch?v=UkoVTmmRWRc&hd=1

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:25

 

L'AFFAIRE  THOMAS SANKARA (Nouveauté)

 l-affaire-sankara-nouveaute-1-.JPG

Le roman L’affaire Sankara est construit à partir de faits réels. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara, président du Burkina Faso, est abattu par Blaise Compaoré, compagnon d’armes et ami, qui prit immédiatement sa succession à la présidence du pays. Ceci était l’aboutissement de l’étape révolutionnaire que tous les deux avaient mise en marche quatre ans auparavant. Un épisode unique sur le continent africain, qui éveilla de nombreuses adhésions parmi la jeunesse et de multiples craintes dans les pays voisins et dans la République Française.

Avec cette œuvre brûlante, Antonio Lozano donne un nouvel éclairage sur la réalité qui est toujours d’une actualité frissonnante et nous offre un vibrant thriller politique, digne de la meilleure tradition du genre.

Qui avait donné l’ordre à Compaoré de tirer sur Sankara ? Le journaliste français Emmanuel Durand avait interviewé le président juste avant sa mort. Son admiration pour cet homme, idéaliste, impertinent et charismatique, le conduit à entamer des recherches sur les trames secrètes qui font la politique en Afrique et à découvrir les souterrains dans lesquels se forgent les véritables relations entre les pays africains et les anciens colonisateurs. Une œuvre indispensable pour tous ceux qui aiment ce genre et qui met à nu la cruelle réalité de l’Afrique d’hier et d’aujourd’hui.

 

Boukari Kabore nous raconte l'assassinat de Thomas Sankara

http://www.youtube.com/watch?v=P46_YfCcCoQ

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:22

 

 

En images : L’accaparement des terres à Madagascar.

achat des terres

http://www.youtube.com/watch?v=8NOnTxxIiP8 

 http://www.youtube.com/watch?v=yvT_4QSFnuE

  http://www.youtube.com/watch?v=MiuOsGa2lt0

  http://www.youtube.com/watch?v=rq-j-XHYPMI

  http://www.youtube.com/watch?v=eSAqK_ej1C4

 

 

L’accaparement de terre existe depuis la colonisation. Elle se poursuit jusqu’à ce jour, sous différentes formes. Nous, membres de la Plateforme des Organisations de la Société Civile œuvrant pour le foncier, SIF, déclarons qu’une appropriation abusive des terres qui bafouent les droits des petits paysans existe bel et bien à Madagascar. La mondialisation favorise cet accaparement des terres des malgaches. Les membres de la SIF définit cette notion d’accaparement des terres à Madagascar comme suit : « La privation des droits d’accès à la terre des Malagasy, quelle que soit leur surface et leur qualité, et la non jouissance des avantages issus de toute exploitation en rapport au foncier, que cela soit agricole, miniers ou autres ». Nous constatons que l’existence de ce phénomène d’accaparement des terres malgaches est en grande partie due aux décisions prises par les dirigeants successifs notamment les Présidents de la République, les Chefs de Gouvernement et les Ministres chargés du Service des Domaines, les Parlementaires et les Maires. Ainsi, nous relevons les erreurs suivantes sur cette question de promotion des investissements sur le foncier à Madagascar : i. Le manque de volonté politique pour statuer sur le cas des terres des Malagasy attribuées aux étrangers durant la période coloniale dans un cadre de souveraineté nationale : Dès l’arrivée des colons sur le territoire malgache, le Service des Domaines a été parmi les premières institutions installées pour leur permettre de s’approprier de grandes superficies de terres fertiles via leur enregistrement, afin de couvrir les besoins en matières premières des industries françaises à cette époque. Après l’indépendance, les Malagasy ont repris l’exploitation de ces terres accaparées durant la colonisation, mais juridiquement, les anciens colonisateurs se déclarent toujours propriétaires de par leurs descendants. Au jour d’aujourd’hui, après le 53ème anniversaire de l’indépendance, n’est-il pas temps de prendre les dispositions fermes et claires sur la restitution aux Malagasy de ces terres « confisquées » au temps de la colonisation ?ii. Le non respect du droit de jouissance des terres ou du droit foncier non écrit : Les lois sur le droit foncier qui se sont succédées depuis la colonisation à nos jours, à savoir (i) la loi du 9 mars 1896, (ii) l’ordonnance sortie le 29 septembre 1926 suivie par les articles 11, 26 et (ii) l’article 31 dans la loi N°60-004 du 15 février 1960 ainsi que (iv) la loi N°2008-014 du 23 juillet 2008 sur les propriétés de l’Etat (article 30 alinéa 5), renforcées par (v) la loi N°2006-031 du 24 novembre 2006, confirment et protègent les droits fonciers non écrits, c’est-à-dire, les droits de ceux qui les ont mises en valeurs. Pourtant, dans l’application, ces droits n’ont pas été respectés, car les décideurs étatiques ne donnent de valeur qu’aux titres fonciers.iii. La non-considération des intérêts du peuple Malagasy : L’étude des différents contrats d’exploitation des richesses de Madagascar signés par les dirigeants avec les entreprises étrangères a permis de mettre en exergue le constant suivant, le peuple Malagasy ne reçoit qu’une infime partie des bénéfices obtenus à moyen et long terme. Ainsi, les membres de la plateforme SIF se demande sur la réelle implication des dirigeants successifs de défendre l’intérêt de sa population. REVENDICATION Face aux dangers causés par cette appropriation des terres, nous, membres de la Plateforme des Organisations de la Société Civile œuvrant pour le foncier en accord avec de nombreuses autres associations, revendiquons les points suivants :

  La signature d’une charte, ou Dina, par les dirigeants signifiant leur engagement à respecter les droits fonciers du peuple Malagasy. Ce « Dina » devra obliger toutes les autorités publiques, toute hiérarchie confondue, à s’assurer que les droits fonciers, inscrits ou non dans les livres ou registres fonciers, des Malagasy sont scrupuleusement respecter. . Dans ce cadre, nous demandons aux candidats aux élections présidentielles de signer de « Dina ».

  le renforcement de la structure Fokonolona ou Havoria et de ses branches comme le comité local de vigilance pour qu’elle puisse avoir une autorité dans la protection des droits fonciers de la population.

  la transparence sur les résultats des études d’impacts environnementaux des financements (EIE). Ces documents doivent être disponibles et consultable au niveau des organismes concernés. Nous revendiquons, en particulier que les populations concernées par ces investissements soient informées de manière détaillée sur les résultats de ces études sur les retombées sociales et environnementales des activités d’investissement, au plus tard un an avant le début du projet.

  la consultation de la Société Civile sur l’utilisation des terres de grande superficie. Cela peut se faire par la mise en place d’une plateforme au sein de laquelle participe l’Etat, l’investisseur et des membres de la société civile. la révision des contrats déjà signés avec ces grandes entreprises ayant investies dans les activités d’exploitation des terres et des ressources minières et la vigilance dans la signature de nouveaux contrats. Madagascar est le propriétaire des ressources existantes sur son propre sol. Dans ce cadre, le peuple malgache devrait pouvoir bénéficier d’une part conséquente de la valeur réelle de ses ressources. En conséquence, tous les contrats doivent être révisés pour qu’ils apportent de réels bénéfices aux Malagasy pour le développement de leurs conditions de vie et celui de la génération future.

  l’appui aux Communes pour que celles-ci disposent d’un plan d’aménagement clair et adapté aux réalités locales. Il existe déjà un plan d’aménagement à la base. Par contre, ce plan n’est ni conservé par écrit ni projeté à moyen et long terme. Dans chaque localité, les lieux d’habitation, les surfaces prévues pour la culture ou pour le pâturage sont délimitées. Dans l’objectif de renforcer, conserver et améliorer ces règles existantes sur l’aménagement à la base, les Communes doivent être soutenues dans la mise en place de leur schéma d’aménagement communal, étant donné que ce sont des outils efficaces pour la conservation des droits fonciers de la population

  l’application du “mandat impératif” : Afin d’échapper aux lois qui ne prévoient pas les intérêts des Malagasy, il est nécessaire que les parlementaires consultent le peuple qui l’a élu avant de voter pour une loi. QUELQUES CAS ILLUSTRANT L’ACCAPAREMENT DE TERRE A MADAGASCAR SELON LA SOLIDARITE DES INTERVENANTS POUR LE FONCIER. Ci-après des réalités illustrant la répression de plusieurs familles malgaches, lesquelles subissent directement l’accaparement de terre exercé par les descendants des colons ainsi que les grands investisseurs à Madagascar, particulièrement en milieu rural :L’accaparement des terres malgaches par les héritiers des colons. Les parcelles titrées au nom des étrangers lors de la colonisation, ont été acquis par injustice, niant et bafouant préalablement le système foncier avant cette période par l’application de la présomption de domanialité ou « l’Act torrens ». En date du 14 décembre 1960, l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux a été déclaré lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’issue de laquelle la résolution 1514 est sortie. Cette déclaration proclame solennellement en l’occurrence la nécessité de mettre fin dans les plus brefs délais et de manière inconditionnelle au colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations. Lors de la colonisation, bon nombre de parcelles de terres ont été inscrites au nom de colons dans le livre foncier. Quand cette période a pris fin, les Malgaches ont repris leurs terres, notamment à Analavory, Mampikony, Mananjary, Morondava et Ambanja entre autres. La loi en vigueur ne reconnaissant comme propriétaire foncier que la personne inscrite dans le livre y afférent, ces occupants traditionnels ont été qualifiés de squatteurs puisque les descendants des colons continuent de revendiquer les terres prises par leurs ancêtres. Si les peuples du monde souhaitent ardemment la fin du colonialisme, pourquoi les dirigeants politiques malgaches ne restituent-ils pas les terres à leurs occupants traditionnels, en leur délivrant des titres fonciers ? A savoir que la prescription acquisitive n’est pas particulièrement dédiée pour ce faire mais plutôt pour la mutation des droits fonciers sur plusieurs générations, en raison du fait qu’ils n’ont pas pu procéder à cet acte, selon l’ordonnance 60-146 du 3 octobre 1960 relative au régime foncier de l’immatriculation. A quand le jour où Madagascar osera vraiment signifier son indépendance et sa souveraineté ? L’accaparement de terres par les grands investisseurs étrangers œuvrant dans l’exploitation agricole Région Ihorombe Suite aux investigations menées sur place, il a été constaté que le bail emphytéotique du terrain de 6558Ha 78a 16ca, cédé à la société Tozzi Green, constitue un choc pour la population locale, ayant été fait à son insu. La Région d’Ihorombe est majoritairement habitée par le foko Bara, lequel vit essentiellement de l’élevage extensif de zébus, ayant besoin d’une superficie de plus de cinq hectares chacun par an, pour bien vivre. On y répertorie plus de 600 000 têtes de zébus. Il est important de noter que l’homme, les animaux, accessoirement les zébus, l’eau et la terre sont interdépendants dans la société Bara. Si l’élevage de bovins connaît un blocage, le reste suit. Depuis la Royauté, les lois qui se sont succédé ont toujours reconnu la présomption de domanialité. Autrement dit, les droits non écrits ont également leur poids et les personnes ayant occupé les terres par la mise en valeur peuvent jouir de leur propriété. Nous avons un vide juridique pour ce qui est des terrains de pâturages, mais cela ne veut pas dire qu’ils appartiennent logiquement à l’Etat ou à un quelconque individu. Selon les lois existantes, l’aménagement d’une parcelle et son utilisation peuvent définir le propriétaire. Si la personne est bien un occupant traditionnel de la surface terrestre, on peut considérer cette dernière comme étant une propriété privée non titrée, selon l’article 33 de la loi 2005-019 du 17 octobre 2005, fixant les principes régissant les différents statuts des terres. D‘après la population locale, l’occupation de ces terres n’a pas été prise en compte. Les autorités ont directement considéré les terrains comme propriété de l’Etat. Région Itasy En 1965, l’Etat malgache a acheté un domaine de 650 Ha à Faharetana, Région Itasy. En 1983, il utilise le terrain comme part sociale dans une société d’économie mixte nommée Lima Holding, en s’associant avec l’Etat libyen. Lima Holding est officiellement le propriétaire du terrain dans le livre foncier à partir de cette année-là. La convention stipulée dans le livre foncier mentionne la mise à contribution de cette terre dans le capital de ladite société. A titre de rappel, le Fokonolona a déjà exploité les terres bien avant cette entente, au-delà même de 1965. Agés aux alentours de 80 ans, les doyens du village affirment avoir toujours vécu de leur travail au sein du Domaine de Faharetana.De 1965 à 1983, le domaine a servi de ferme d’Etat pour élever des volailles et des porcs, lesquels n’ont pas besoin de grande superficie comme les bétails des Bara. D’où l’aménagement des lieux par la population locale. D’ailleurs, la Constitution d’alors et la législation foncière ont encouragé la population à utiliser les terres et à les mettre en valeur par la même occasion. En 2009, Lima Holding, devenue Laico, cède la totalité du domaine pour location à la société Bionexx. Le droit de jouissance de la population de Faharetana n’a pas été considéré alors que la loi leur permet la mise en valeur de ces 250Ha inutilisés par l’Etat depuis 1965 selon les Constitutions se succédant, notamment le préambule de la Constitution du 29 avril 1959 et l’article 30 de la Constitution du 31 décembre 1975, la loi du 09 mars 1929 et ordonnance du 29 septembre 1926 ; article 11, 26 et 31 de la loi 60-004 du 15 février 1960 relative au domaine privé national, ainsi que la loi 2006-031 du 24 novembre 2006 fixant le régime juridique de la propriété foncière privée non titrée, et l’article 30 alinéa 5 de la loi 2008-014 du 23 juillet 2008 sur le domaine privé de l’Etat, des Collectivités Décentralisées et des personnes morales de Droit public, d’autant que les habitants de Faharetana ont mis en valeur des terrains titrés au nom de l‘Etat. Assurément, la Convention selon laquelle on a mis à contribution le domaine de Faharetana comme part sociale de l’Etat malgache dans la constitution de Lima Holding suit les règles de l’art, et de ce fait, aurait certainement mentionné le devenir de la population locale ayant mis en valeur quelques parcelles du domaine de 1965 à 1983. Pourtant, le Directeur Général de Lima Holding, devenu Laico, déclare que « ces terres appartiennent à l’Etat lybien et que sa société a tout à fait le droit de le louer à Bionexx », produisant à grande échelle de l’Artemisia, une plante utilisée comme composant actif de certains médicaments antipaludique. Ils ont donc exproprié les Malgaches des terrains qu’ils ont utilisés depuis plusieurs décennies.Lors de son expropriation, la population de Faharetana a été réprimée de plusieurs manières telles l’emprisonnement, les menaces ainsi que les violences physiques. Et, selon les déclarations des dirigeants de Lima Holding et de Bionexx, tous deux d’origine étrangère, ces Malgaches au nombre de 6 900 ne sont pas dans leur droit quant à l’exploitation de ces parcelles. La SIF persiste et signe que le contrat de bail entre Lima Holding et Bionexx est illégal selon l’article 18 de la loi 2007-036 du 14 janvier 2008 sur les investissements à Madagascar. Une société de droit malgache dirigée par un étranger ne peut faire louer de terrains sans accord préalable de l’autorité publique compétente. Or, d’après le Registre du Commerce et des Sociétés délivré par le Tribunal le 3 juin 2013, Lima Holding est dirigé par une personne physique de nationalité libyenne. D’une part, le certificat de situation juridique du 21 septembre 2012 ne mentionne pas l’Etat  libyen comme étant le propriétaire du Domaine de Faharetana ; la législation en vigueur ne le permettant pas. D’autre part, aucune ordonnance n’a déclaré la dissolution de Lima Holding, pouvant expliquer l’utilisation d’un bien immobilier titré au nom de l’Etat malgache, donné à titre de part sociale dans une société d’économie mixte, malgré l’existence de l’ordonnance 92-029 du 17 juillet 1992, portant abrogation de la Charte des entreprises socialistes. Si la vente du domaine de Faharetana à la société Laico a bien eu lieu, cela ne relève pas de la compétence ni du conseil d’administration de LIMA HOLDING ni du Directeur du Trésor. Seuls le Ministre en charge du foncier ou le Chef de Gouvernement sont habilités à vendre, car on parle de terrain titré au nom de l‘Etat, selon les dispositions de l’article 27 de la loi 2008-014 du 23 août 2008 sur le domaine privé de l’Etat, des collectivités décentralisées et des personnes morales de droit public. Autrement dit, le droit de jouissance du Fokonolona concernant la mise en valeur des terrains reposait sur le fait qu’il appartenait à l’Etat. Il faudrait donc revenir aux sources pour penser résoudre le problème définitivement, mais ne pas agir selon les faits actuels qui tendent à effacer ces droits. Les quelque 6 900 personnes vivant du fruit de ces terres ne peuvent assurer correctement leur autosubsistance pour le moment car on leur a retiré leur moyen de production. Mais où est l’Etat malgache pour veiller sur son peuple ? L’accaparement de terre par les exploitants miniers Région Anosy : Fort-Dauphin Les populations établies dans les zones d’exploitation du gisement d’ilménite de QMM à Fort-Dauphin, déclarée d’utilité publique, ont été expropriés, avec une compensation moindre, estimée à quelques centaines d’Ariary le mètre carré. Ils ont revendiqué de meilleures compensations et pour unir leur force dans la revendication de leur droit, les populations concernées par le problème ont créé quelques associations regroupées dans « Fagnomba ». Au bout de quelques manifestations et actions diverses, cette démarche a amené à l’emprisonnement la Présidente de l’association mère ainsi que de certains de ses collaborateurs sur cinq chefs d’inculpation. D’après la convention d’établissement, appuyée par l’Assemblée nationale via la loi 98-002 du 26°janvier 1998, 2% seulement de la valeur FOB de la production pendant la durée de l’exploitation à titre de redevance minière revient à l’Etat malgache alors que dans certains pays africains comme le Botswana, l’Etat exige jusqu’à 12%. Pour ce qui est de la division du capital de la société, Madagascar ne dispose que de 20% d’actions seulement, négligeant ainsi le fait que la richesse naturelle destinée à l’exploitation lui appartient entièrement. A titre de remarque, cette société d’exploitation minière ne paie pas d’impôts concernant l’exportation de ses produits. Il y a donc peu de retombées économiques pour la Grande Ile, principale propriétaire des ressources, car selon l’analyse des spécialistes, elle ne perçoit que 0,25% du Chiffre d’affaires. La QMM jouit du reste, soit 99,75%. Seulement 5 millions d’euros par an reviennent à Madagascar alors que l’entreprise enregistre un bénéfice de 2 milliards d’Euros.En bref, l’exploitation minière d’ilménite de Fort-Dauphin n’est pas d’utilité publique du fait des retombées économiques peu importantes pour Madagascar. Elle est plutôt d‘utilité privée puisque l’investisseur étranger enregistre des bénéfices exponentielles à lui seul. Il s’agit d’une erreur des dirigeants politiques, lesquels ne se sont pas battus pour de meilleures conditions compensatrices envers la population locale, les entreprises capitalistes étant là pour faire le maximum de bénéfices. Etant d’utilité privée, l’exploitation ne doit pas exproprier les gens pour une cause d’utilité publique, d’où la nécessité d’établir une convention avec les populations pour les compensations suffisantes en rapport avec la non-jouissance des terres pendant la durée de l’exploitation. Région AnalanjirofoMainland Mining Ltd exploite de l’ilménite et du zirconium dans la partie Est de Madagascar. L’exploitation a commencé à Soanierana-Ivongo, fokontany Menatany, pour se poursuivre le long de la cote vers le Sud. A Ampasimangoro, parmi les premières zones d’exploitation, quelque 30 toits ont pu bénéficier de compensation. La population locale dit ne pas avoir été au courant de la fin de l’exploitation sur leur territoire, pensant que le retrait de la compagnie était une brève suspension des travaux. Selon la publication sur le site de l’EDBM, les trois permis d’exploitation de la compagnie ont été délivrés en catimini. Le permis N° 39 661 concerne le site de Toamasina, s’étalant sur près de 10km² et évaluant les produits disponibles à 2,7millions de tonnes. Le permis N° 39 662 est alloué au 37km² de superficie localisée à Manakara, où on prévoit de trouver 8,2 tonnes d’ilménite et de zirconium. Le dernier permis, N° 39 663, projette l’exploitation de plusieurs carrés miniers s’étalant sur 7,5km² de terres pour l’obtention de 4,3 millions de tonnes de produits miniers. Les investigations procédées ont permis de savoir que plus de 250 000 tonnes de ces produits miniers ont déjà pu être acheminés vers l’étranger. L’existence d’une étude d’impact environnemental précédant l’exploitation semble nébuleuse. Concernant les réalités locales, on ne voit pas de changement notoire quant au niveau de vie des populations concernées par le gisement ni de nouvelles infrastructures contribuant au développement des localités. A titre de précision, aucune expropriation n’a été opérée en raison du fait que Mainland exploite les zones côtières, le long des plages. La compagnie a remis des plants de cocotiers, là où il y a eu endommagement. Ceci dit, ce sont les compensations directes en rapport avec l’exploitation faite qui ont été négligées, selon les témoignages des populations riveraines. Les commissions et ristournes données à la Commune sont difficiles à cerner si suffisants ou pas, dans le sens qu’elles sont fixées en fonction des déclarations de la société. Ceci étant, il est difficile d‘affirmer sur quelle base le calcul part. Jusqu’ici, les communes concernées ont perçu 165 millions d’Ariary sur trois tranches, une somme derisoire para rapport au bénéfice obtenu par la société exploitant.D’après ce qui a déjà été évoqué plus haut, l’exploitation de Mainland ne compte pas s’arrêter dans la partie de Toamasina, elle ira jusqu’à Vangaindrano, zone limitrophe de la Région Vatovavy Fitovinany vers le Sud, en passant par l’ensemble de la Région Atsinanana. En tout, l’exploitation s’étalera sur près de 850km de côte. Mainland Mining Ltd n’a pas de site d’exploitation permanent. Elle se déplace de localité en localité. Le matériel utilisé pour l’exploitation tient dans quelques conteneurs de camion et la durée d’exploitation dans un lieu dit n’est pas définie. Souvent, les populations des localités concernées ne savent pas si l’exploitation a pris fin ou a été suspendue pour ensuite reprendre. Le travail sur un site ne prend pas de temps et selon les estimations, l’ensemble des exploitations peut être fini après six mois. D’après les constatations sur place, les routes s’usent de jour en jour dans les parties concernées par l’exploitation car les allers et retours pour acheminer les produits de la société vers le port insupportent les infrastructures routières. La réfection de la RN5 fait partie intégrante des dus de la société mais en mai 2013, la société minière n’a fini que 33% des travaux, et l’état de cette nationale ne fait qu’empirer avec le retard accumulé par rapport au plan établi. Quid de l’Etat qui doit protéger le peuple malgache ?3.3. Boeny : menace imminente de bafouement du droit de jouissance de la population locale par l’exploitation de fer de Wisco à Soalala Le gouvernement de Transition a déjà annoncé la prochaine ouverture d’une exploitation de fer à Soalala, plus précisément dans la Commune d’Ambohipaky. Selon les estimations, la compagnie Wisco Madagascar compte obtenir environ 600 millions de tonne de ce produit non renouvelable sur une durée de 30 ans. Une étude d’impact environnemental a déjà été effectuée, mais la population concernée n’en connait pas les détails des résultats ni le programme de l‘exploitation minière. D’après les bruits de couloir, le gisement va débuter incessamment, pourtant, aucune entente ou contrat de bon voisinage n’ont été entamés avec les propriétaires, occupants traditionnels ou usufruitiers, ce que demande la législation minière, article 307 à 310 du décret 2006-910 du 19 décembre 2006 stipulant l’application de l’article 123 à 129 de la loi 99-022 du 19 août 1999, régissant la loi sur l’exploitation de produits miniers, révisé dans la loi 2005-021 du 17 octobre 2005 selon le journal officiel N°3097 du 30 mars 2007, page 2397 à 2489. Cette publication vise à renforcer le fait que le permis d’exploitation minière ne doit pas nuire aux droits fonciers d’autrui, d’où la nécessité d’un contrat de bon voisinage entre la population de Soalala et Wisco.Non seulement ce gisement de fer touche les terrains exploités par les paysans locaux, mais il compte aussi toucher la zone destinée au Fitampoha, regroupant plusieurs tombeaux familiaux et lieu même pour les cérémonies traditionnelles au moment de l’événement pour le bain royal d‘antan. A remarquer que le Fitampoha est un rendez-vous culturel de renommée internationale. Ce serait un sacrilège d’y toucher. L’article 1er, alinéa 2.a-e, ordonnance N° 82-029 du 6 novembre 1982 relative à la sauvegarde, la protection et la conservation du patrimoine national (journal officiel n°1525 du 6°novembre 1982, page 2513) stipule également ce fait.Hormis le Fitampoha et les lieux exploités par les locaux, Wisco projette d’utiliser le Baie de Baly comme site portuaire de l’exploitation pour exportation des produits. S’étalant sur 57 142 ha et localisé dans les communes de Soalala et d’Ambohipaky, le Baie de Baly est un parc national renfermant des espèces madagascariensis de tortues et d’oiseaux, dont il ne reste qu’environ 400 têtes.Pour ce projet d’exploitation de fer à Soalala, il n’y a pas encore eu de lésion des droits du peuple. Il s’agit d’un acte de prévention pour ce qui est du devenir des lieux et surtout de ses occupants, bien avant le début de l’exploitation. 

 

 Bonne semaine.

Par Tiana dit Moha

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:16

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Le rôle de la Mauritanie dans la déstabilisation du Mali.

 

 

Le problème Touareg : L’implication de la Mauritanie ou  

Mali - Mauritanie - MNLA : Le dessous des cartes

 

 

 

 Le grand débat sur le problème Malien nous rappelle que cette question est toujours d'actualité. Les événements qui se sont produits ces derniers jours (attentats, attaques) confirment que le Mali est loin d’être stable, tout porte à croire que le conflit est loin de connaitre sa fin.

  Le nœud du problème est la question Touareg même si Aqmi se présente aujourd'hui comme une épineuse équation pour le Mali et pour la sous-région.

   Rappelons que quelques années après l'indépendance, précisément en 1962 la première insurrection touareg a eu lieu, elle a été réprimée dans le sang. Toujours est-il qu'il fallait voir en cette révolte les prémices d'une déstabilisation du Mali avec des enjeux géopolitiques considérables pour des Etats voisins comme la Mauritanie. Agissant au nom du droit des peuples de l'Azawad à l'autodétermination, les mouvements de lutte touareg n'ont jamais renoncé à ce principe. La rébellion au début des années 1990 au Mali et au Niger respectivement dirigés à l'époque par les généraux Moussa Traoré et Ali Saibou le confirme. 

  Quel est l'objectif véritable des mouvements armés touareg dont le plus célèbre est le MNLA? Quels sont les enjeux pour les Etats voisins? Et quel est le grand projet tenu jusque là secret par les Touaregs et leurs soutiens ?

   Les nationalistes arabes ont toujours nourri l'ambition de créer un vaste Etat arabo-berbère s'étendant du nord du Mali au Soudan. C'est une importante bande qui serait l'espace vital de ces peuples et qui regrouperait le nord Mali, une partie du Niger, le Tchad et le Soudan et qui sera en contact direct avec les limites sud du Sahara lui même rattaché au Maghreb (Afrique blanche). Ce projet était difficile à réaliser dès lors que les pays en question sont habités par d'autres populations. Il fallait donc procéder par une solution radicale, éliminer tout ce qui est noir. Ce n'est pas un hasard qu’en Mauritanie et au Soudan des génocides aient été orchestrés contre les noirs et qu'en même temps les touaregs prenaient les armes au Mali et au Niger avec l'appui de la Mauritanie, de l'Algérie et de la Libye. Combien de touareg étaient et sont encore dans la garde présidentielle en Mauritanie ? 

   Ce qui est important pour nous c'est démontrer la responsabilité de la Mauritanie dans la déstabilisation de ces voisins du Sud du Sahara. Pour rappel, Nouakchott a déjà soutenu les indépendantistes de Casamance par le biais de la Guinée Bissau en litige frontalier avec le Sénégal à l'époque, en fournissant armes et argent. La présence de la famille du défunt général Bissau-guinéen Ansoumane Mané (principal perturbateur à l'époque) à Nouakchott  en 2001 est un secret de polichinelle. 

   L'arrivé du général  Aziz au pouvoir marque une implication plus profonde de Nouakchott dans le problème malien. Retenons que l'armée Mauritanienne avait à plusieurs reprises mené des incursions en territoire malien au nom de la lutte contre le terrorisme musulman, ce qui était un moyen efficace de mesurer les capacités réelles de l'armée malienne. Un événement non négligeable vient précipiter les choses, la chute du guide libyen. Des unités combattantes touaregs bien formées, expérimentées et équipées d'armes modernes reviennent au Mali. Le moment était alors propice pour ceux qui ont toujours rêvé du Grand Etat de l' Azawad, et le Mali devait être le point de départ d'une vaste conquête.

    Des éléments troublants ne plaident pas en faveur de Nouakchott, le régime du général ne peut en aucun cas être innocent  par rapport aux accusations qui lui sont faites. Au début du conflit, des centaines de familles touaregs s'installent à Nouakchott comme "réfugiés" dans les quartiers de luxe avec femmes et enfants inscrits dans les plus grandes écoles de la capitale. Ne parlons pas de la présence indiscrète des leaders du MNLA, loin  de gêner le pouvoir en place qui semble d'ailleurs s'en enorgueillir.

 

 

    Pour le régime raciste, les touaregs comme les sahraouis d'ailleurs constituent une carte importante et ce pour de multiples raisons. Les intégrer constitue un gage d'un nouvel équilibre démographique en faveurs des Arabo-berbère et au détriment des noirs. Un autre aspect, l'entretien d'une milice touareg donne à la Mauritanie un moyen de pression efficace sur le Mali voisin du moment que la stabilité de ce dernier dépendra des calculs et intérêts du général baathiste. 

   Dans ces conditions, quelles sont les responsabilités des Etats Africains et de la France ancienne métropole toujours présente ? 

  La France de Sarkozy avait clairement démontré son penchant pour un Etat de l'Azawad, et le caractère indivisible des Etats souverains? Et pourtant cette même  France a bien pris le soin de souligner dans sa constitution qui est la loi suprême que seul le caractère républicain de la France est immuable et que cette même République est indivisible. La France a pourtant combattu de manière énergique les séparatistes corses et basques au nom de l'indivisibilité de la République Française, alors pourquoi veut-elle que le Mali accepte la naissance de l'Etat de l'Azawad?

  Quant aux Etats Africains surtout voisins du Mali, leur implication directe était la seule attitude à adopter pour étouffer toute velléité  séparatiste. Le Mali pour sa part doit appliquer la logique très simple" si tu veux la paix prépare la guerre" en forgeant une armée républicaine et professionnelle et savoir user de la dissuasion. 

 

 

Par Khar Tenguella BA

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 13:37

 

Exposition sur Ruben Oum Nyobe le 6 octobre 2013 à Sarcelles.

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:51

De la mortifère indiscutabilité du franc CFA : Monnaie, émergence et sociétés.

 holdup a la BEAC                                                            (phot archives)

 

            Imposé à la baïonnette impériale aux temps des colonies, intouchable tout au long de la période dite de décolonisation, imprenable durant les interminables règnes des démocratures après-coloniales, miraculeux survivant de la recomposition monétaire radicale qui a emporté son géniteur et point d’ancre historique le Franc français, le Franc CFA poursuit assez tranquillement finalement son étonnante geste monétaire. Une épopée à la durabilité lancinante initiée avec la zone Franc en 1939 sans que l’on puisse attribuer aux desseins prédateurs naturels d’antan de probants bénéfices économiques et sociétaux, si l’on veut bien s’intéresser à la condition de ses millions d’utilisateurs [forcés] africains. Pareille tranquillité, quasi cadavérique, ne porte pourtant pas le signe d’une optimalité monétaire au sens classique d’une réduction des chocs asymétriques susceptibles de déséquilibrer les marchés, d’une convergence économique, d’une intégration commerciale régionale aboutie. Moins encore signifierait-elle le financement efficient des économies réelles africaines par les mécanismes institutionnels, fonctionnels et incitatifs de la zone, c’est-à-dire, vu par le côté des utilités sociales, l’amélioration par l’investissement de la capacité des acteurs économiques à se rapprocher de leurs espoirs de bien-être matériel.

 

Il n’est que de prendre la mesure des milliards de sommes quotidiennement échangées entre agents économiques, de signes monétaires manipulés dans tous les aspects de la vie de 14 pays africains et des Comores, de flux astronomiques de revenus, de bénéfices, de profits, de dons, d’épargnes, pour sonder bientôt 80 ans d’impact multidimensionnel ininterrompu sur les sociétés africaines. 80 ans d’une gestion interdite au regard du plus grand nombre des usagers, et bien souvent par le passé semblerait-t-il, interdite à ceux qui, arguant d’une légitimité politique confortable à l’instar de SylvanusOlympio, ont cru pouvoir porter une ambition monétaire insoumise. On n’ose évoquer l’absence de la question monétaire dans les débats parlementaires africains à ce jour, parlements pourtant considérés comme les centres de gravité des démocraties naissantes…

Le silence par lequel répondent les décideurs de la zone franc aux différentes critiques africaines et extérieures confine à une forme de mortifère surdité non pas simplement institutionnelle, élitaire, mais de fait sociétale. Car si sur les critères classiques et pas nécessairement endogènes d’optimalité monétaire la zone franc ne satisfait pas aux règles «économistiques» d’une zone d’intégration économique, diversifiée et relativement homogène dans ses productions, associée à des mécanismes d’ajustements marchands par les prix et la mobilité des facteurs (travail et capital), on peut se demander ce qui justifie sa sacro-sainte intouchabilité. Les décideurs de la zone paraissent ignorer superbement la critique argumentée des Africains d’hier à aujourd’hui. De TchundjiangPouemi à Nubukpo, du diagnostic de la répression monétaire à celui de l’improvisation économique[1], sur fond de servitude économique et intellectuelle, les autorités monétaires montrent une insensibilité d’autant plus grande à la critique, que celle-ci viendrait de ceux qui sont les usagers journaliers de cette monnaie ! Ces impedimenta -servitudes de structures- à l’éclosion d’un espace monétaire socialement performant, s’alourdissent pour d’aucuns, parmi lesquels Agbohou[2], du coût insupportable d’un arrimage fixe à l’euro, monnaie forte dont les économies sont sans lien de corrélation conjoncturel avec les économies des pays africains. Les critiques des Africains, Sanou M’Baye ou Demba Moussa Dembelé[3] par exemple, déconstruisent et décryptent les logiques d’enfermement de la zone franc, par l’évasion des capitaux qu’elle facilite, la ponction prédatrice sur les réserves inutilisables pour les objectifs du développement économique et la déresponsabilisation qui découle d’un statut crypto colonial.

Une telle imperméabilité de la zone Franc à la critique contraste avec les apprentissages des autres pays africains ayant opté pour une monnaie nationale, et qui avec l’expérience du temps consommé accumulent un capital cognitif et une expérience dynamique dans l’utilisation de l’outil monétaire.Le seul fait que les élites gestionnaires de la zone se constituent en une noblesse «colo-monétaire» isolée de l’aiguillonfécondant d’une pensée autochtone critique, est symptomatique des malfaçons, caporalisations et disruptions sociétales profondes qui obèrent l’avenir économique des Africains. 

Ces Africains ont encaissé, dans la honte bue pour tous ceux qui préservent un minimum de dignité résiduelle, la leçon du président français le 12 octobre 2012 à Dakar, président pourtant présumé par beaucoup bénéficiaire en chef de l’architecture de la zone franc. Celui-ci affirmait ni plus ni moins que les pays africains devaient assurer une gestion plus active de leurs monnaies et réserves mobilisées pour la croissance et l’emploi ! L’opportunité était inespérée de demander courtoisement au président français d’accorder ses actes avec ses paroles. La stupéfiante absence de réaction africaineofficielle ne plaide guère pour une rationalité justiciable de l’intérêt collectif ... Ce d’autant que le précédent président Sénégalais, M. Wade, avait pris position publiquement pour une sortie de la zone !

 

L’abandon de la politique monétaire au pilotage et aux objectifs externes à la zone (décalcomanie des normes de la BCE, adoption des stratégies discursives européennes, monétarisme, …), est d’autant moins compréhensible que la plupart des pays africains de la zone franc se réclament désormais de politiques dites «d’émergence», certes comme d’une contagion terminologique se substituant aux anciens mots d’ordre : développement, industrialisation, lutte contre la pauvreté, etc. Sans questionner ce concept suspect d’un nouvel occidentalocentrisme -émerger à quoi, à qui, pour qui, suivant quels critères… ?-, l’assaut est donné pays après pays, bientôt buissonsaprès villages. Par-delà une passion si ostensiblement ardente il est incompréhensible que la contradiction frontale opposant les politiques de la zone Franc et celles des pays dits émergents ne saute aux yeux des décideurs africains : tous les pays dits émergents disposent d’une monnaie nationale, Réal, Yuan, Rouble, Rand, Roupie et pratiquent des politiques monétaires plus ou moins volontaristes. Comment alors concilier le discours sur l’émergence avec le défaut rédhibitoire des pays de la zone s’ils devaient s’inspirer des pays à industrialisation et transformation économique rapides ? Simple affichage politicien, renouvellement rhétorique, incantation ?

 

Plus généralement, les peuples, élites et décideurs de la zone devraient méditer l’étrange singularité de leur situation monétaire, contre intuitive à toutes les acceptions minimales de la souveraineté, de la responsabilité ou de la décolonisation. L’indiscutabilité de la gestion du CFA raconte l’histoire de millions d’usagers d’une monnaie imposée depuis près de 80 ans, et l’impossibilité d’action des sociétés sur un instrument quotidien de compte, d’échange, de réserve de valeur, d’usages culturels foisonnants, qui modèle leur bien-être matériel. Ces sociétés s’habituent ainsi à se détourner des composantes essentielles de leur bien-être, déléguant un domaine qui devrait être celui de leur génie et de leur énergie créatrice, aux improvisations, captations, ententesprédatrices d’une oligarchiepolitique et bancaire dupliquant, répliquant pour de menus expédients, le formalisme monétaire autorisé. Le CFA, zone monétaire et monnaie d’usage consacre l’extériorité des Africains à eux-mêmes, extériorité à un argument essentiel de leur richesse, dans une économie globale de «la haine de soi». Sortir de cette indiscutabilité serait donc faire un pas décisif vers la prise en charge des questions non seulement monétaires, mais plus généralement des paramètres forts mâtinant les conditions d’existence collective. Autrement, les risquesne seraient pas moindres d’une forme de schizophrénie sociale aigue, d’une insouciante irrationalité collective, développée par des populations et élites présumées attachées à la démocratie et au «développement» et abandonnant les rênesde l’actionoù s’exprimeraient précisément l’équation de leurs besoins et intérêts.

Le CFA ne devrait pas se murer en une zone d’exclusion intellectuelle, en dehors de toute critique et de l’investissement des Africains, sauf à affirmer que le sort économique de la majorité des Africains serait trop sérieux pour que les concernés se l’approprient. Le CFA comme unité monétaire, comme zone monétaire, espace colonial historique, lieu d’une production intellectuelle sous l’emprise des représentations savantes externes aux Africains est un lieu privilégié où devrait s’exprimer un travail de décolonisation des imaginaires, des esprits, une libération de la pensée endogène africaine, les chercheurs, érudits, économistes, sociologues, historiens, psychologues, anthropologues, politiques, militants, associations prenant en charge de transformer, de subvertir un bastion des «jours étrangers» et des rentes mortifères, en pôle d’exercice d’une créativité africaine pour son propre compte. 

La discutabilité appelée de la zone Franc pourrait dépasser les frontières monétaires et produire des bénéfices sociétaux supérieurs, des externalités positives en termes d’économistes, libérant des voix, des projets, des conceptions et catégories originales d’intellection du devenir des sociétés africaines.

Par Ze Belinga, économiste, sociologue, auteur,

Co-promoteur de la pétition www.zone-franc-libre.org.

 

 



[1] Lire Joseph TchundjiangPouemi, Monnaie, servitude et liberté, 1980 Menaibuc et Kako Nubukpo, L'improvisation économique en Afrique de l'ouest, Karthala 2011. 

[2] Lire Nicolas Agbohou, Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique, Edition solidarité mondiale, 2000.

[3] Lire, Demba Moussa Dembélé, Le Franc CFA en sursis, in Le Monde diplomatique, juillet 2010.

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:47

Enfin certains présidents Africains ont compris les objectifs de la CPI. Ils menacent de se retirer. Vont-ils le faire ? Attendons de voir.

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                                     (photo archive)


Retrait des Africains de la CPI. Le lobbying indécent de l'Occident

Les dirigeants africains étant résolus à se débarasser de ce Sanhédrin raciste que réprésente la CPI, les ennemis de l'Afrique multiplient des pressions pour tenir en échec le sommet extraodinaire de l'Union Africaine prévu ce 11 Octobre 2013.

D'entrée de jeu, deux retraités dépressifs ont d'abord été jétés dans l'arène. Tour à tour Kofi, Annan et Desmond Tutu ont, dans une propagande désespérée, essayé de distraire les africains. Le message du prélat semble avoir eu un écho favorable plutôt du côté de l'occident (510.000 signatures au moment où nous écrivons cet article). Ce message a-t-il eu le même succès auprès des députés africains qui voteront demain? Rien n'est moins sûr... 

Ensuite, des agitateurs politiques africains se sont mêlés. Le magistrat ivoirien Kadjo Fodjo vocifère: « Devant les horreurs orchestrés ou cautionnées par ces bourreaux, il nous est arrivé de trépigner, de vociférer et d’appeler la communauté internationale au secours. Je trouve inconséquent, ridicule et irresponsable que nous reprochions à la Cour Pénale Internationale de ne juger que des Africains pour la simple et banale raison que des Occidentaux n’ont jamais comparu devant elle (...)»

Se dessinent enfin les contours de la thèse du lobbying occidental avec la sortie hier, de Barbara Lochbihler, députée européene et présidente du Sous-comité des Droits de l'Homme de l’union Européenne. L'allemande envoie une lettre aux députés de l'union africaine, les appelant à plus de «sagesse» (Voir encadré enfin d'article). Nous publions ici l'intégralité de sa requête mais avant, ce texte du confrère Karim Mohsen du journal algérien l'Expression nous permet de mieux appréhender les coutours de cette affaire.

CPI, une Cour de justice à deux vitesses

L'Union africaine organise demain un sommet extraordinaire consacré à la Cour pénale internationale (CPI) dont l'intitulé semble désormais trompeur, puisque depuis son entrée en fonction en 2003, soit dix ans, la CPI s'est intéressée exclusivement à l'Afrique, aux Africains et singulièrement aux dirigeants africains.

La goutte qui fit déborder le vase c'est encore le procès intenté aux président et vice-président kenyans, Uhuru Kenyatta et William Ruto.

Trop, c'est trop, estime l'Union africaine qui ne comprend pas que la CPI soit devenue un tribunal spécial pour l'Afrique. Il y a à l'évidence un étrange concours de circonstances qui fait que, curieusement, seuls les Africains et, particulièrement, les dirigeants africains sont appelés à connaître de cette justice, version CPI.

Les Africains veulent bien le croire, mais le fait que la Cour pénale internationale conduise actuellement des enquêtes dans huit pays, tous africains, (Kenya, Côte d'Ivoire, Libye, Soudan, Ouganda, Centrafrique, RD du Congo et au Mali) ne laisse d'étonner, d'autant que cela représente un pays africain sur huit mis ainsi à l'index. Ce qui est énorme et inconcevable.

Certes, l'Afrique a mauvaise réputation, très mauvaise même, où l'on est assuré de rencontrer plus de dictateurs et où le droit est bafoué que de démocrates respectueux de la personne humaine. Cela est vrai et il serait vain, surtout contre-productif, que de le contester. Aussi, juger des dirigeants africains qui auraient outrepassé leurs pouvoirs et opprimé leurs peuples - c'est là aussi un fait patent qu'il serait difficile de démentir - aurait été parfaitement équitable si ce principe est étendu à tous les Etats et à tous les dirigeants de la planète.

L'Union africaine accuse ainsi la CPI de mener «une sorte de chasse d'ordre racial». Nous ne sommes pas loin de partager ce sentiment.

Les pays africains sont pauvres, ils ne disposent pas de l'arme nucléaire comme ils ne disposent pas de cette arme redoutable d'être membre permanent au Conseil de sécurité et avoir à sa disposition le «veto». Aussi, les Africains sont-ils les plus aisés à juger, à culpabiliser. Ce qui n'est pas le cas pour les nations «bien nées». Ainsi, nombreux en effet, sont les Etats et dirigeants qui vont au-delà de leurs pouvoirs et asservissent, non point leurs peuples, certes, mais d'autres pays, d'autres peuples.

Un George W. Bush - il ordonna l'invasion de l'Irak et déclencha une guerre sanglante qui occasionna la mort de plus d'un million d'Irakiens - un Tony Blair - complice de l'ex-président US et qui porte autant que lui la responsabilité de la destruction de l'Irak - sont passibles l'un et l'autre des jugements de la CPI, s'il existait véritablement une cour de justice internationale au-dessus des Etats, avec pour seuls guides le Traité de Rome et le droit international. Un Benjamin Netanyahu et plusieurs dirigeants israéliens se trouvent dans le même cas.

De fait, les Etats-Unis, qui ne sont pas signataires du Traité de la CPI, se sont arrangés pour que les ressortissants américains soient exonérés des jugements de cette Cour internationale. Dans ce contexte, ils se sont livrés à un honteux chantage auprès de pays africains, asiatiques et européens auxquels ils ont fait signer des protocoles d'accord par lesquels ces pays s'engagent à ne pas livrer des citoyens US à la CPI.

Or, ce sont ces mêmes Etats-Unis qui soutiennent le plus fermement l'action de la CPI contre les Africains. C'est le même cas pour Israël qui n'adhère pas à cette institution pénale internationale.

En 2009, l'Autorité palestinienne demanda à la CPI d'ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Ghaza. Le procureur de l'époque, Luis Moreno-Ocampo, excipant du fait que l'Etat hébreu n'étant pas partie du Traité de Rome se déclara impuissant à toute action, se retranchant derrière le fait que l'Etat hébreu n'est pas membre de la CPI. Or, cette Cour qui ne peut juger les dirigeants d'Israël, pour les raisons évoquées ci-dessus, a bel et bien émis en 2009 un mandat contre le président soudanais, Omar El Bechir, pour crimes contre l'humanité au Darfour, alors que le Soudan, tout comme les Etats-Unis et Israël, n'est pas signataire du Traité de Rome.

Il n'est pas question de demander l'impunité pour les Africains, s'ils sont coupables ils doivent payer. Mais si justice internationale il y a, il faudrait que celle-ci s'applique de la même manière à tous, pour tous. Comment peut-on arguer d'une justice internationale quand elle fonctionne à deux vitesses jugeant l'Afrique et les Africains qui ne disposent pas de pouvoir de pression et épargnant les pays qui sont pourvu s de ce pouvoir et de la puissance sous toutes ses formes. C'est cela qui est inconcevable et inacceptable.

 

Lettre de Barbara LOCHBIHLER (députée européenne, présidente du Sous-comité des Droits de l'Homme) aux députés africains

Monsieur les Députés,

Il ya 20 ans, le génocide rwandais était en cours de préparation intense et les appels à l'intervention des Nations Unies pour l'arrêter sont restés sans réponse de la part du Conseil de sécurité de l'ONU et de la communauté internationale dans son ensemble : A l'époque, aucune Cour pénale internationale (CPI) n’existait encore et les planificateurs du génocide, les « potentiels coupables », avaient la conviction que leur conduite inhumaine se ferait dans l'impunité absolue.
 
Depuis lors, le monde a changé et, en particulier, l'Afrique a changé.

Il y a 15 ans que la Cour pénale internationale a été créée à Rome avec la contribution fondamentale et le soutien des Etats africains et 34 pays africains forment le plus grand groupe régional de l'Assemblée des États Parties à la CPI. Aujourd’hui, aucun chef d'Etat ou de gouvernement, aucun dirigeant de milice ou de guérilla peut planifier des atrocités en toute impunité, à condition qu'il ou elle soit un ressortissant d'un État partie au Statut de Rome ou mène ses opérations dans les territoires d'un Etat partie.
 
La seule idée que les Etats africains ont inclus, à la demande du Kenya, à l'ordre du jour de se retirer du Statut de Rome au prochain Sommet de l'Union africaine qui se tiendra à Addis-Abeba les 11-12 Octobre 2013, est un sujet d'inquiétude extrême pour tous ceux qui, comme nous, se battent à travers les  institutions et personnellement contre l'impunité.
 
Alors que les conflits et les atrocités de masse des années 1990, en Afrique et en Europe, ont généré des centaines de milliers de victimes civiles (rappelez-vous l'ex-Yougoslavie , la Sierra Leone et la République démocratique du Congo ), la plupart des conflits des 10 dernières années ont généré des atrocités et provoqué des blessés civils qui peuvent être pris en compte avec les chiffres relativement faibles vis-à-vis de la décennie précédente, comme dans le cas des quelque 8000 victimes civiles de la guerre civile, ethnique/nationale, en Côte d' Ivoire et les quelques 1100 victimes des violences postélectorales au Kenya. L'un des éléments clés qui a freiné le niveau de violence et ont alerté les « potentiels auteurs » et les auteurs actuels concernant les conséquences de leurs actes illégaux était la compétence de la CPI sur «leur» territoire.
 
Comme en témoigne une lettre envoyée par un grand nombre d' ONG africaines à vos chefs d'État ou de gouvernement (ci-joint ) , beaucoup a été dit sur la relation entre l'Afrique et la CPI : ici, nous tenons à faire remarquer que la CPI a contribué à réduire la violence et à sauver des vies en Afrique, et nous aimerions appeler humblement à votre action de dirigeant à l’endroit de votre ministre des Affaires étrangères et du chef de l'Etat afin d'assurer que votre pays va s'opposer à toute décision anti- CPI que le prochain Sommet de l'UA pourrait envisager .
 
En tant que représentants du peuple, nous, parlementaires, devons toujours prendre partie pour les victimes. Et étant donné que la CPI est une cour permanente et que les crimes internationaux ne sont pas soumis à prescription (au Statut de Limitation), nous devons tous travailler ensemble pour s'assurer que tous les crimes les plus graves sont enquêtés et les poursuites engagées par la CPI si les États refusent ou sont incapables de mettre fin véritablement à l’impunité par leurs juridictions nationales primaires, indépendamment du fait de savoir si ces crimes sont commis à l'intérieur ou hors de l'Afrique.
 
Nous sommes convaincus que, comme la jurisprudence et la pratique de la CPI vont évoluer, il y aura des situations et des cas contre des non-Africains, à condition, bien sûr, que la Cour ait compétence sur de telles situations (ce qui n’est malheureusement pas encore le cas pour la Syrie) et que les poursuites nationales véritables contre les dirigeants rendent l’intervention de la Cour inutile.
 
Notre humble appel à vous , honorable collègues, c'est de travailler ensemble sur toute question essentielle ou perception que vous et votre pays pourriez avoir concernant la CPI en tant qu'État partie au Statut de Rome, et que nous fassions  usage des recours et procédures que le Statut de Rome offre aux États et aux individus plaignants.
 
Nous nous réjouissons d’une coopération continue et renouvelée avec vous sur cette question cruciale pour la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l'humanité, crimes de guerre et le crime d'agression, et pour la prévention et la protection des droits de l'homme sous l’Autorité de la Loi.
 
Respectueusement vôtre,

Barbara LOCHBIHLER, MEP / Présidente du Sous-comité des Droits de l'Homme
Ana GOMES, MEP
Wolfgang KREISSL-DÖRFLER, MEP

Source :Cameroonvoice

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:44

Retour des vieux démons au nord du Mali : Des jihadistes tunisiens, soudanais, pakistanais …signalés dans la ville de Kidal

Ansar dine

Les incidents survenus au nord du Mali entre l’armée malienne et les groupes armés touareg, la ville de Kidal est sous haute tension. Des jihadistes de plusieurs nationalités notamment des Palestiniens, des Tunisiens, des Soudanais ont fait leur entrée dans la ville.

Certains ont été aperçus au niveau du camp 2 et dans les alentours de la BMS qui, faut-il rappeler, faisait l’objet récemment d’une convoitise des groupes armés. D’autres islamistes seraient descendus dans le quartier Aliou de Kidal. Parmi eux beaucoup de proches du chef d’Ansar Eddine Iyad Ag Ghaly. Ces islamistes ont, semble-t-il, été entrainés à l’intérieur de la ville par le MNLA et le HCUA.

 

Des renforts devaient quitter Anéfis pour Kidal pour prêter main forte au contingent malien présent dans la ville. Et d’autres unités étaient annoncées à Anefis.   Nous ignorons pourquoi ces renforts ne sont plus remontés vers Kidal. Simple question de stratégie? Nous n’en savons pas plus. La presse avait fait état, il y a de cela quelques semaines, de la présence des lieutenants  d’Iyad Ag Ghaly,  Cheick Haroun et Ag Walen à Kidal.

Source :Bamada.net

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
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                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine