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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:27

 

Communiqué de Observatoire du nucléaire

sur l'Uranium du Niger

 

 logo-obs-nuke.jpg

 

 

Uranium du Niger: Areva et la corruption en procès au Tribunal de Paris le 20 décembre... alors que se renégocie le prix de l'uranium !

 

 

 

- Areva use-t-elle de "méthodes relevant de la corruption" pour s'accaparer l'uranium du Niger ?

- Areva a-t-elle participé à l'achat d'un avion pour son ex-cadre devenu Président du Niger ?

- Areva pille-t-elle l'uranium du Niger depuis 50 ans pour alimenter le nucléaire français ?

 

 

Issoufou
(ex-Areva) et Hollande (Areva)

"Vous prendrez l'avion
mon cher ? C'est Areva qui paye !
"

 

 

 

Vendredi 20 décembre 2013, à 13h30 au Tribunal de Grande instance de Paris, se tient le procès opposant Areva à l'Observatoire du nucléaire et son directeur Stéphane Lhomme, poursuivi également à titre personnel, accusés de "diffamation" par la multinationale de l'atome. Areva réclame des pénalités financières d'environ 25 000 euros (cfci-dessous) dans le but d'obtenir la disparition
d'une association dont l'activité agace, de toute évidence, le lobby de l'atome.

 

 

L'affaire a commencé il y a exactement un an, le 3 décembre 2012 (cf chronologie détaillée ci-dessous) : l'opposition parlementaire nigérienne accuse le ministre des finances d'avoir modifié de façon illégale le projet de budget 2013 ...pour y faire figurer un curieux "don d'Areva" de 26 millions d'euros (le montant réel sera finalement de 35 millions).

 

Qui plus est, il est vite apparu que ce versement était directement affecté à l'achat d'un nouvel avion pour le président du Niger, M. Issoufou, dont il n'est pas anodin de rappeler qu'il a été auparavant...
directeur d'une filiale d'Areva d'extraction de l'uranium du Niger !

 

Sur la base de ces éléments, mais aussi d'autres pièces édifiantes, l'Observatoire du nucléaire a alors dénoncé "une manoeuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan
moral
, par Areva qui entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d'uranium du Niger
".

 

Areva a dans un premier temps nié la réalité de ce versement (cf dépêche AFP du 12 décembre 2012 : http://bit.ly/RqDteK ) et simultanément attaqué l'Observatoire du nucléaire et son directeur en justice. Depuis, Areva a multiplié les versions différentes de cette affaire, reconnaissant finalement - face aux pièces accablantes diffusées par l'Observatoire du nucléaire - la réalité du fameux "don".

 

Mais, au delà du "don" en question et de l' "affaire" de l'avion présidentiel, c'est en réalité le pillage et la contamination du Niger que l'Observatoire du nucléaire met en accusation. Depuis 50 ans, par l'intermédiaire d'Areva (auparavant la Cogéma), la France atomique contamine le Niger, assèche les nappes phréatiques, déplace les populations, et s'accapare l'uranium à un tarif si bas que le Niger reste à ce jour l'un des deux ou trois pays les plus pauvres du monde.

 

Il se trouve justement que les tarifs d'enlèvement de l'uranium sont actuellement en renégociations entre Areva et le Niger car arrivant à échéance... ce 31 décembre ! Le procès Areva/Obervatoire du nucléaire tombe donc à pic pour mettre en lumière la façon dont, aujourd'hui comme hier, la France continue de tirer les ficelles au Niger dont l'indépendance, datant de 1960, reste en fait très virtuelle.

 

Il est ainsi démontré, une nouvelle fois, que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants mais aussi, tant au Sud que dans les pays riches, à la démocratie.

 

 

 

 

Ce que demande Areva en
justice (cf
assignation):

- une amende de 5000 euros
contre Stéphane Lhomme (*) = 5 000 euros
- 3 publications presse de 5000 euros
HT chacune = 18 000 euros TTC
- frais de procédure et de déplacement
: au minimum 2 000 euros

Total : au minimum 25
000 euros !

 

 

 

 

 

Chronologie de l'affaire :

 

Le
3 décembre 2012
, l'opposition
parlementaire nigérienne, l'ARN, dénonce
par
communiqué l'intervention
intempestive du Ministre des finances dans
le processus d'élaboration du budget
national 2013, avec en particulier l'ajout
d'un étonnant "don" d'Areva de 17 milliards
de Francs CFA (environ 26 millions
d'euros)... dont 10 milliards de FCFA (plus
de 15 millions d'euros) sont directement
affectés à l'acquisition d'un avion pour le
Président du Niger, M. Issoufou... un
ex-cadre d'Areva !

Le
11 décembre 2012
, par communiqué, sur la base de la
démarche de l'ARN mais aussi d'autres
documents obtenus entre temps, l'Observatoire
du nucléaire
dénonce "une
manoeuvre de corruption, probablement
sur le plan légal et assurément sur le
plan moral
, par Areva qui
entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les
réserves d'uranium du Niger
" et écrit
au Ministre du Développement pour obtenir
des explications.

Le
12 décembre 2012
, l'Agence France
Presse ( )
traite l'affaire dans une longue
dépêche dans laquelle on
apprend qu'Areva nie : "Le groupe
nucléaire français, qui exploite depuis
des décennies l'uranium dans le nord du
pays, a démenti le versement
d'une aide budgétaire
qui
suscite la polémique
"

Le
19 décembre 2012
, Areva assigne
l'Observatoire du nucléaire pour
"diffamation" et exige environ 25 000  
euros de pénalités (ce qui signifie à coup
sûr la disparition de l'Observatoire du
nucléaire, objectif évident d'Areva). Le
procès est fixé dans un premier temps au
1er février 2013.

Le
7 janvier 2013
, menacé de
disparition, l'Observatoire du nucléaire
fait savoir
par communiqué qu'il
écrit
au Président de la République, au
Premier ministre, et au Ministre du
développement : l'Etat étant propriétaire
d'Areva, les dirigeants politiques doivent
dire la vérité sur le fameux "don". Aucune
réponse ne viendra...

Le
13 janvier 2013
, l'AFP ()
publie une seconde
dépêche sur l'affaire, dans
laquelle on apprend que le directeur de
cabinet du président nigérien a reconnu, au
cours d'une conférence de presse,
l'existence du fameux "don d'Areva". La
somme est en fin de compte de 35 millions
d'euros : aux deux premières "tranches" de
16 et 10 millions, pour les budgets 2013 et
2014, s'ajoute un troisième versement de 9
millions pour 2015. Les autorités du Niger
expliquent que ces sommes constituent un
"dédommagement" du fait du retard pris par
Areva pour l'ouverture de la mine d'uranium
en projet à Imouraren.

Le
14 janvier 2013
, l'Observatoire du
nucléaire annonce par
communiqué la mise en ligne d'un
document
confidentiel
. Il s'agit du compte-rendu d'une
rencontre discrète, entre le directeur de
cabinet du président nigérien et trois hauts
dirigeants d'Areva, qui a eu lieu le 9
novembre 2012 et au cours de laquelle Areva
s'est effectivement engagée à verser 35
millions d'euros au budget du Niger. Ce
versement est présenté par Areva comme
permettant "la poursuite d'une
coopération sereine entre l'Etat du Niger
et Areva et prenant en compte le manque à
gagner généré par le report probable du
projet Imouraren
". C'est la
publication de ce document dans un journal
nigérien (en version papier) qui a amené le
directeur de cabinet du président nigérien à
reconnaître l'existence du versement, niée
jusque là par Areva et par les autorités du
Niger.

Le
14 janvier 2013
encore, l'AFP ()
publie une
dépêche titrée "Aide d'Areva
au Niger : une ONG réitère ses accusations
de corruption", l'ONG en question étant
l'Observatoire du nucléaire. On apprend dans
la dépêche que, "interrogé par l'AFP,
Areva a confirmé le versement d'une aide
de 35 millions d'euros au Niger
" :
devant l'évidence, Areva est bien obligée de
reconnaître l'existence de son versement
controversé, malgré ses dénégations
précédentes (autant dire ses mensonges).

Le
15 janvier 2013
, sans attendre le
verdict de la justice qu'elle a pourtant
elle-même saisie, la société
Areva met en demeure
l'hébergeur Free
pour l'amener sous 48
heures à censurer le site web de
l'Observatoire du nucléaire. Après
hésitation, Free renoncera à toute
intervention, probablement convaincu par
l'argumentation de l'association qui estime
logiquement que c'est à la justice - et non
à Areva ou à Free - de dire s'il y a ou non
diffamation...

Le
21 janvier 2013
, à dix jours du
procès, et n'ayant pas obtenu la moindre
réponse la part des autorités françaises,
le directeur de l'Observatoire du
nucléaire appelle au standard de
France-inter () et
réussit à
interpeller en direct
le Ministre du
Développement (Pascal Canfin, EELV), invité
de la matinale. Mais ce dernier prend fait
et cause pour Areva...

Le
1er février 2013
, le tribunal
renvoie l'affaire au... 20 décembre 2013,
le planning étant semble-t-il obéré
jusqu'à cette lointaine date. Pas de
dépêche d'agence, pas d'article de
presse... Difficile de ne pas rapprocher
ce subit silence médiatique de
l'intervention militaire française au
Mali, déclenchée le 11 janvier 2013
officiellement pour "restaurer la
démocratie", en réalité pour sécuriser les
mines d'uranium "françaises" exploitées
par Areva au nord-ouest Niger... près du
Mali.

Le
9 mars 2013
, l'AFP ()
publie une nouvelle
dépêche par laquelle Areva
fait connaître sa toute nouvelle version de
l'affaire, comme si de rien n'était, comme
si la multinationale n'avait pas menti
auparavant (en particulier en commençant par
nier l'existence du "don"), comme si la
réunion secrète du 9 novembre 2012, et le
document confidentiel qui en fait le
compte-rendu, n'existaient pas. Profitant de
l'actualité de l'intervention militaire
française au Mali, Areva prétend désormais
que le fameux versement n'avait pour autre
but que de "sécuriser les mines d'uranium".
Il s'agit là d'une grossière réécriture de
l'Histoire.

Le
18 mars 2013
, l'Observatoire du
nucléaire
écrit à l'AFP pour signaler que la
dépêche du 9 mars ne rend compte que de la
nouvelle version d'Areva, faisant fi des
éléments précédents et des autres points de
vue (comme par exemple... celui de
l'Observatoire du nucléaire) et pour
suggérer une dépêche assurant le pluralisme
("Nous vous prions donc de trouver
ci-dessous une mise au point afin que les
lecteurs puissent noter la façon dont
Areva s'arrange avec la réalité
"). Pas
de réponse : l'Etat français étant le
principal client de l'AFP, l'avenir
permettra probablement de voir si l'agence a
été sommée de s'aligner sur la "vérité
d'Etat" (c'est à dire celle d'Areva).

20
décembre 2013
: procès d'Areva
contre l'Observatoire du nucléaire, 13h30
au Tribunal de grande instance de Paris (4
rue du Palais)

Rassemblement de soutien à
partir de 13h30, animé par la Compagnie
Jolie môme

 

 

Ont
fait connaître leur soutien à
l'Observatoire du nucléaire :

Le
Parti de Gauche, le NPA, les Alternatifs, la
Fédération antinucléaire de Bretagne,

l'Assemblée générale du Réseau Sortir du
nucléaire , Stop-EPR "Ni à Penly ni
ailleurs",

des membres d'EELV à titre personnel (mais
pas la direction ni les ministres !),

la Gauche Anticapitaliste 33, Cyberacteurs,
cinémas Utopia, Tchernoblaye, Négajoule,

SDN-81, SDN-Cornouaille, SDN-St-Malo,
SDN-Moselle, Coordinantion antinucléaire
nantaise

Mouvement des Objecteurs de Croissance, des
associations citoyennes africaines,

des citoyens du Niger, de Centrafrique, des
USA, Canada, Autriche, Belgique, etc...

 

*       Source : http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:21

SURABONDANCE DE CAPITAUX TOXIQUES DANS LES PAYS IMPÉRIALISTES

Par robert bibeau


coffre-fort


Réinjecter l’encaisse dans le circuit économique

            En février 2013, l’ex-gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, déclarait que les entreprises canadiennes avaient cumulé 600 milliards $ d’encaisse et il les implorait d’investir cet argent ou de le retourner aux actionnaires plutôt que de le laisser « dormir » dans leurs caisses (1). De plus, il affirmait que les entreprises canadiennes ne réinvestissaient pas suffisamment leurs profits et versaient une rente trop importante à leurs actionnaires. Le banquier des banquiers canadiens laissait planer la menace qu’il serait économiquement profitable de taxer l’encaisse des sociétés par action de manière à ce que le gouvernement  s’accapare une partie de cette masse monétaire léthargique (2). Ce défenseur des intérêts des riches ne faisait que son devoir de fonctionnaire en indiquant aux administrateurs du capital corporatif d’utiliser ces profits que le ministre du Revenu du Canada ne pourrait ignorer plus longtemps. Tôt ou tard il lui sera intimé de s’y intéresser.

            Depuis la crise économique de 2008 les entreprises des pays capitalistes avancés réinvestissent une plus faible portion de leurs profits qu’auparavant et redistribuent une plus large partie de leurs bénéfices en dividendes, ou alors elles rachètent les actions en circulation, une autre façon de rendre la rente aux actionnaires.

            Cependant, il n’était question dans l’allocution de Mark Carney que de proportions car en montants absolues les placements sont en croissance constante. Les profits corporatifs sont si imposants que les entreprises ne parviennent pas à engager tout leur capital profitablement. Les occasions d’affaires ne font pas l’affaire, du moins pas en qualité suffisante pour absorber tout cet argent inemployé qui sommeille dans les trésoreries.

            Le ratio dividendes/investissements pour les grandes entreprises canadiennes  dénote une augmentation depuis le début des années 1980. Il n’en demeure pas moins qu’à 35%, ce ratio montre que les dividendes distribués sont moins élevés que les investissements! Il y a donc investissement mais pas suffisamment, selon le président du Conseil de la Banque du Canada.

            Dans son rapport d’octobre 2013 la Banque du Canada laisse entendre que «Les investissements des entreprises canadiennes sont présentement élevés en pourcentage du PIB». Depuis 2010 les données de Statistique Canada montrent une reprise des investissements (Graphique 1. Formation de capital fixe c’est-à-dire investissements en machinerie, en énergie, en usine et en infrastructure industrielle). Le Président de la Banque du Canada était  donc dans l’erreur ? Pas du tout. Mark Carney connaissait très bien ces données, il souhaitait simplement signifier que ce n’était pas assez. 


                                                                          Graphique 1

Investissements privés au Canada (Statcan)

Source : http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/11/statcan_investissements.png


            Le banquier des banquiers indiquait simplement que l’État bourgeois est en faillite et ploie sous le poids de sa dette souveraine (fédéral, provincial, municipal) et si les rentiers capitalistes n’y prennent garde – compte tenu que les ouvriers ont déjà été saignés à blanc et les autres salariés tout autant, et que la petite-bourgeoise y passe aussi  – l’État toujours en manque de revenu  pourrait être tenté de hausser les impôts sur le capital et sur les dividendes versés aux particuliers afin de combler ses déficits léonins. Les rentiers riches pourraient être les prochains sur la liste et il est du devoir du commis Carney de les en aviser.

 


            L’économiste canadien portant le pseudonyme de Minarchiste observe que : « La proportion plus élevée de dividendes est une chose tout à fait normale dans une économie mature dont la population est vieillissante. N’est-il pas normal que les opportunités d’investissement soient moindres qu’il y a 40 ans dans les pays développés ? Oui, il y a toujours des investissements à faire pour améliorer le capital productif, mousser l’innovation technologique, améliorer l’efficience et la productivité et poursuivre la progression de notre niveau de vie, mais pas autant qu’avant. » (3).

            Qui s’étonnera de notre étonnement de ne pas observer cette augmentation du niveau de vie des quelque 3 400 000 salariés québécois, non plus que des 15 400 000 salariés canadiens, non plus que des 1 200 000 chômeurs canadiens, dont 50% ne retirent aucune assurance chômage et ont recours au bien-être social (4)? Mais où va donc toute cette prospérité?

Quand la spoliation des pays émergents devient œuvre philanthropique

            Le Minarchiste, grand sophiste, nous indique une piste pour cambistes qu’auraient empruntée le capital et les randonneurs capitalistes à travers la jungle de la reprise économique: «Les économies capitalistes ont accumulé une bonne quantité de capital productif depuis la révolution industrielle, c’est maintenant au tour des économies postsocialistes d’en bénéficier et de se sortir de la pauvreté». 

            Tiens donc, nous ne savions pas que les pays proto-socialistes d’Europe et d’Afrique étaient engagés dans une phase de croissance économique ? Serait-ce les hausses d’exportation d’héroïne et de stupéfiants, les ventes d’armes russes, tchèques, slovaques; la croissance du trafic des blanches à destination du «marché» occidental de la traite; ou l’augmentation de l’émigration d’esclaves salariés clandestins par containers et par rafiots meurtriers qui justifie l’enthousiasme de l’économiste en herbe ? Par ailleurs, nous avions observé que les investissements occidentaux se sont accrus en Chine. Toutefois, ces investissements des corporations occidentales sont comptabilisés dans les chiffres du capital toxique à valoriser.

            Ce que notre économiste Libertarien admet candidement au paragraphe suivant : «ce qu’on constate en observant les flux d’investissement est que ces dividendes sont réinvestis dans les pays émergents. Les fonds d’actions nord-américaines (…) sont les fonds «globaux» et «internationaux» qui gèrent l’épargne. Nous observons donc une migration de capital des pays développés vers les pays en développement, où les opportunités de rendement sont supérieures. Ces capitaux aideront ces pays à «émerger» et à se développer une base de capital productif qui fera augmenter leur niveau de vie (…) ces pays s’enrichissent – et cela fait baisser les inégalités mondiales.» (5). Merveilleux l’altruisme des milliardaires canadiens en faveur du nivellement des inégalités tiers-mondistes? «Tous les exploités sur un pied d’égalité, voilà l’équité du bourgeois bien éduqué».

            Le Président de la Bank of Canada tire la sonnette d’alarme sur les 600 milliards de dollars d’encaisse non distribués (en France les chiffres sont plus imposant), qui risquent d’attiser la convoitise du Ministre des Finances, tandis que l’économiste en herbe argue que la balance des immenses profits engrangés chaque année à la sueur du front des ouvriers et des salariés est intelligemment réinvestis dans les «sweat chops» d’Asie où le grand capital monopoliste trouve désormais de la main-d’œuvre bon marché, plus docile à piller qu’en pays occidental où les chômeurs désœuvrés, les retraités paupérisés, les petits-bourgeois menacés dans leur intégrité et les étudiants-travailleurs sous-payés sont invités à pavoiser en faveur de la prospérité partager avec leurs frères de pauvreté entassés dans les bidonvilles à Dacca, à Shanghai, à Johannesburg et à Bombay surpeuplée.

            «Ainsi, les Nord-Américains investissent de plus en plus en Europe de l’Est, en Chine, en Inde, en Australie, au Brésil, au Mexique et même en Afrique. Cela est non seulement normal, c’est aussi fort souhaitable ! Aux 18e et 19e siècles, le   capital britannique a permis aux États-Unis (et au Canada) de se développer en finançant leur capital productif. (…) le capital des pays du G7 permettra aux pays émergents "d’émerger" de la misère. C’est d’ailleurs pourquoi les inégalités mondiales sont en baisse, le capital des pays riches aidant les pays pauvres à rejoindre leur niveau de vie.» (6).

            Les inégalités sociales sont en hausse depuis que le capital financier produit de la richesse toxique-«ectopique», totalement en dehors des circuits de production de la valeur, et depuis que les milliardaires sont toujours plus riches et les salariés chaque jour plus pauvres. Il est vrai que les pauvres d’Occident se rapprochent des pauvres des pays du Tiers-monde d’extraction et de spoliation. C’est ainsi que l’écart rétrécit entre le mendiant occidental et le travailleur pauvre oriental et africain, mais peut-on parler de diminution des inégalités mondiales ? De plus, quelle belle façon de présenter l’externalisation et la délocalisation industrielle qui détruit les emplois au Canada, en France et dans tout l’Occident, fait diminuer les salaires et augmenter la misère de tous les prolétaires.

            Par rapport au constat de Mistinguett Minarchiste, saviez-vous que les salaires de misère (25 dollars par mois) payés aux esclaves salariés du Bengladesh ont garanti le niveau de vie des salariés occidentaux? Les profits mirobolants tirés des pays émergents et rapatriés par les entreprises impérialistes occidentales (rapatriement infiniment supérieurs aux donations de charités consenties à ces pays) ont permis à ces dernières de maintenir en l’état les salaires de plusieurs travailleurs occidentaux…jusqu’à présent…mais c’est maintenant terminé.

 

                Mais voilà que ce qui devait arriver – arriva. À force de délocaliser les usines – de transférer les emplois vers les pays pauvres – ce sont les emplois au Canada, en France, qui périclitent –. Le travail industriel se raréfie alors qu’explose l’emploi dans les services mal payés (entretiens général et ménagés, auxiliaires médicales, gardiennes et puéricultrices, restauration rapide, hôtellerie, commerces de détail, taxi et transport, fonctionnaires des services publics et parapublics - 65% des emplois au Canada, c’est pire en France). Heureusement, les emplois du quaternaire financier, de gestion et d’innovation ont aussi augmenté mais il n’est pas certain que ceux-là ne déménageront pas vers les grands centres financiers, de recherche/ développement et de management concentrés et sophistiqués dans des mégapoles internationales New-York, Shanghai, Hong-Kong, Bombay, Paris et Londres .

Les banques construisent le nid du crédit qui les discréditera

           Une fois l’inflation retranchée la masse salariale globale diminue si bien que la consommation et les marchés stagnent en métropole occidentale, phénomène de contraction des marchés que le crédit à la consommation tente de compenser en faisant dépenser aux consommateurs d’aujourd’hui l’argent que le travailleur-chômeur de demain ne gagnera pas… Le vaste marché de consommation occidental est en sursis, ce qu’appréhendent les banques et les entreprises monopolistes. En effet, les occasions d’affaires se font rares au pays de l’ex-prospérité et cela malgré le rapatriement des dividendes des oligopoles canadiens, français, américains, qui retirent davantage des pays émergents qu’ils n’y investissent comme le souligne l’économiste utopiste dans son envolée lyrique.        

            «Quant aux entreprises canadiennes, on ne devrait pas être surpris qu’elles se   gardent une marge de manœuvre plus grande suite à une crise financière majeure durant laquelle les marchés des capitaux se sont complètement fermés. Cela démontre qu’elles ont appris leur leçon. M. Carney devrait approuver plutôt que de ronchonner. De plus, la moitié des 25 entreprises mentionnées dans l’article de Canadian Business comme ayant un niveau élevé d’encaisse sont des institutions financières qui ont dû augmenter leur niveau de liquidité du fait que la règlementation l’exige depuis la crise de 2008 (règles de Bâle 3 et Solvency II) (7).

            Les banques canadiennes ne maintiennent pas un tel niveau d’encaisse pour se prémunir contre le crédit toxique à haut risque qu’elles émettent quotidiennement. Ils leurs suffiraient de restreindre l’accès au crédit pour ceux qui à l’évidence ne pourront rembourser. Les banques facilitent plutôt l’accès au crédit et accumulent les encaisses sulfureuses pour trois raisons :

1) Premièrement, le jour où les banques raréfieront le crédit elles paralyseront aussitôt l’ensemble de l’économie canadienne, du moins sa portion souterraine et parasitaire.

2) Deuxièmement, la masse de capitaux inemployés indique à l’évidence qu’aucune opportunité d’affaires ne se présente au capital affamé de profit. C’est le propre du capital financier que de chercher à se réinvestir afin d’accomplir un nouveau cycle de valorisation pour une encaisse encore plus importante. S’il ne le fait pas c’est par manque d’occasions d’affaires.

3) Troisièmement, cette quantité énorme de capitaux atteste que la masse monétaire en circulation est excédentaire – hypertrophiée – par rapport à l’activité économique productive. Une entreprise doit conserver des liquidités afin de se prémunir d’une OPA inamicale.

            Trop d’argent est à la poursuite de trop peu de plus-value potentielle. Étrange n’est-ce pas ? Nous avons écrit tantôt que la masse des profits étaient énorme et croissante. Mais en fait c’est la masse monétaire qui  gonfle – sans être adossée à une production tangible et sans marché pour l’écouler si bien que l’argent tourne à vide dans le circuit de la finance sans passer (pour une partie du moins) par le circuit de la production, là où se construit la valeur d’échange.

            Deux données donneront une idée de l’ampleur de l’arnaque monétaire. Le montant des transactions financières internationales est cinquante fois plus important que la valeur totale du commerce international portant sur les marchandises et les services (8). Le volume des échanges commerciaux dans le monde a été multiplié par 17 entre 1948 et 1997 pour une production globale qui a été multipliée par 6 seulement. Cette hypertrophie commerciale est la conséquence de la fragmentation du procès de production des marchandises qui sont fabriquées à la pièce dans différentes contrées et assemblées dans d'autres pays (9).

            Actuellement, la monnaie fictive – les encaisses et les fonds de roulement des entreprises – ainsi que les portefeuilles d’actions des rentiers se construisent via le circuit financier – et pour le bénéfice exclusif de la sphère financière. Or ce cycle financier, fictif en terme productif, arrive à son terme de fumisterie et il éclatera comme toutes les bulles financières précédentes. Ne retenez qu’une constante: chaque bulle financière qui éclate fait davantage de dommage à l’économie capitaliste que la précédente (10).

L’école économique Minarchiste libertarienne de l’Oncle Picsou

            Abordons maintenant un grand mythe que notre Picsou Minarchiste propage en prétendant le pourfendre. Il aborde le sujet de la bourse et de l’investissement par ces mots lourds de suspicion : « Le corollaire de ce mythe du réinvestissement des profits est que chaque dollar investi à la bourse devient en quelque sorte « inactif ». Après tout, quand on achète des actions d’une entreprise sur le marché boursier, l’argent ne va pas directement à cette entreprise pour financer ses investissements, n’est-ce pas ? Cela signifie-t-il que cet argent ne contribue pas à la croissance économique ? (…) Disons que vous utilisiez votre épargne pour acheter des actions de Metro. (…) Cette entreprise mature s’autofinance à l’aide de ses profits. (…) vous contribuez donc à faire monter le prix des actions de Metro (…)» (11).

            De fait, Metro inc. a si bien fait dans le passé que la firme se trouve en situation de quasi-monopole sur le marché québécois de l’alimentation et qu’elle peut augmenter ses prix régulièrement avec la complicité de ses rares concurrents. Voilà le bénéfice que nous – gens ordinaires qui n’avons aucune épargne à investir - connaissons du succès financier de Metro.

            Et l’économiste libertarien de s’enflammer : « Tôt ou tard, l’argent finira par être utilisé pour acquérir de nouvelles actions ou obligations émises par une entreprise qui a un projet d’investissement à financer. Ainsi, même si Metro n’obtient pas votre argent, celui-ci sera investi dans la production (…) Ou dans les nouveaux cinémas de Cineplex. (…) l’argent injecté dans la bourse finit toujours dans une nouvelle émission de capital servant à investir dans la production. Cette épargne n’est pas destinée à finir sa route dans la piscine de pièces d’or d’Oncle Picsou!» (12).

            Freinons temporairement l’enthousiasme délirant de notre agent de placement. Est-il exact que votre argent (à supposer que vous en ayez à placer) deviendra un jour du « capital investi dans la production »? Un investissement dans les cinémas Cineplex est-il un placement dans la production ? Non évidemment. Une entreprise offrant des loisirs cinématographiques dispute à ses concurrents une partie des revenus des salariés qui acceptent de se payer un divertissement qui contribue à assurer la reproduction sociale de leur force de travail. Cineplex commercialise du divertissement et ne produit aucune richesse. Il en est de même de l’«industrie» de la loterie qui écume les derniers deniers des salariés afin de livrer 1,2 milliard $ de taxe volontaire au gouvernement. Cette industrie ne produit que de la déconvenue.

            L’économiste Minarchiste s’est suffisamment compromis. De Metro à la Banque Nationale, de Innergex à Cineplex, la circonvolution est spécieuse et suffisante. Permettez-nous d’occulter cette gabegie. Pour quelle raison les banques se sont-elles surcompensées en liquidités au cours des dernières années et pourquoi se sont-elles encombrées de grandes réserves monétaires depuis le dernier krach boursier? C’est que, nonobstant les règlements (Bâle 3 – Solvency II) – grâce aux cartels de gestion des fonds mutuels, la Banque Nationale et la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec – des milliards de dollars des épargnes des gens ordinaires se sont retrouvés non pas chez Suncor, Metro, Innergex ou Cineplex, mais dans des «produits dérivés toxiques», appellation pudique pour désigner des investissements sulfureux – frauduleux qui un jour ont explosé à la face de leurs vendeurs et de leurs acheteurs et le feront encore prochainement. Bref, des milliers de petits épargnants ont tout simplement été expropriés de leurs deniers par des hypothèques surévaluées et des placements absolument improductifs. D’autres Madoff  et d’autres Norbourg se préparent (13).    

            Si tant d’argent (600 milliards $) demeurent en rade – non investis – c’est tout simplement que les opportunités de faire fructifier et de valoriser la plus-value font défaut. Sachez que chaque capitaliste maudit cette conjoncture économique mais il n’y peut rien car ce système économique anarchique et archaïque – tout le contraire de ce que le spécialiste pontifie – est en panne et la crise qu’ils appréhendent se rapproche alors que le monticule de leurs avoirs en papiers frimés ne vaudra bientôt pas plus qu’une usine en Espagne. Le gouvernement pourra taxer et surtaxer le manant pour transférer autant de capitaux soi-disant générateurs d’emplois; le gouvernement pourra réduire les tarifs d’électricité pour les entreprises milliardaires et les augmenter pour les consommateurs débonnaires; il pourra laisser les profiteurs saccager la Terre mère, pourtant rien n’y fera. La prospérité économique ne sera pas au rendez-vous et l’encaisse corporatif fondra comme neige au mois d’août. Mark Carney savait que la seule façon de procéder au sauvetage de ce capital c’était de le transformer en moyens de production ou en immobilier. Les capitalistes sauront-ils entendre raison ?

___________________________________

(1)    
http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./ et   http://www.canadianbusiness.com/economy/dead-money/
(2)    
http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lillusion-du-plein-emploi/
(3)    
http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./ et  http://affaires.lapresse.ca/economie/macro-economie/201005/26/01-4283886-hausse-du-nombre-de-salaries-au-canada.php
(4)    
http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk3/ftp04/NQ65423.pdf
(5)    
http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./ et  http://minarchiste.wordpress.com/2012/11/07/les-inegalites-mondiales-sont-en-baisse/  
(6)    
http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./
(7)    
http://minarchiste.wordpress.com/2013/11/07/la-dictature-du-capital/
(8)     S. Cordellier (2000). La mondialisation au-delà des mythes. La Découverte. P. 75.
(9)     T. Thomas (2004) Mondialisation. Albatroz Paris. 95 pages. (page 59).
(10)
http://publications-agora.fr/pack/ssw3b/?code=ESSWP803&a=3&o=38&s=74&u=59913&l=614&r=MC&g=0
(11) 
http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./ et  http://www.canadianbusiness.com/economy/dead-money/
(12)
http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./
(13) 
http://www.rcmp-grc.gc.ca/scams-fraudes/inv-fra-fra.htm

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:19

Rubrique Point de vue: Affaire Taubira

 

 

       


  

 http://www.youtube.com/watch?v=IjZtR8a7tY0&feature=youtu.be

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:16

Cameroun (Remaniement gouvernemental) : Le pouvoir se partage t-il entre La loge des Rosicruciens et  la loge des magico-anales ?

 

Cameroon flag

 

Cameroun - Exclusif - Remaniement Ministeriel: Agbor Tabi, nouveau Premier Ministre! - Agbor Tabi pressenti pour remplacer Philemon Yang à la Primature - Le retour en force des Rosicruciens ?

Secrétaire général adjoint de la présidence de la République depuis 4 ans, ce Rosicrucien pur et dur est pressenti pour remplacer Philémon Yang, d'obédience franc-maçonne. Va-t-on vers une résurgence de la guerre des loges, dont la Primature serait un des théâtres privilégiés?

 

Quand va-t-il remanier ou réorganiser? Probablement au lendemain de l'adoption du budget par l'Assemblée nationale, dont les députés ont pris Mandat début novembre, après leur élection le 30 septembre 2013.

Concrètement, et sauf changement de dernière minute, Paul Biya pourra rendre public, un nouveau gouvernement au cours du mois de décembre. Entre temps, des noms fuitent dans la presse. Ballon d'essai ou manœuvre pour distraire une opinion qui attend impatiemment que la fumée blanche sorte du palais de l'Unité? Quoi qu'il en soit, c'est dans le personnel politique actuel (et non sur la lune) que le Président de la République va choisir ses futurs ministres, y compris le premier d'entre eux. Sur ce dernier point, nos sources indiquent que le choix présidentiel se serait arrêté sur Peter Agbor Tabi. Ce professeur d'université pour les uns, inspecteur de police pour les autres, impopulaire dans son Sud-ouest natal et actuellement Secrétaire général adjoint de la présidence prendra la relève (sauf revirement présidentiel) du «Nord-ouestiste» Philémon Yang à la primature. Yang a été Secrétaire général adjoint de la présidence de la République, comme le fut également son prédécesseur avant lui Inoni Ephraïm, son prédécesseur à la Primature. Le Secrétariat général de la présidence de la République apparaît ces dernières années, eu égard au précédent Inoni-Yang, comme un tremplin pour accéder à l'immeuble étoile. Agbor Tabi perpétuera-t-il cette tradition? Tous les indicateurs, ou du moins maintenant, le laissent envisager.


DESCENTE AUX ENFERS

La promotion de M. Agbor Tabi, sonne à priori comme un jeu de chaises musicales entre les deux régions anglophones (à savoir le Nord-ouest et le Sud-ouest) dont le poste de Premier Ministre est depuis 1992, la chasse gardée. Mais entre les lignes, c'est la Rose-croix, notamment la branche Armorc (Ancien et mystique ordre de la Rose-croix), qui fera son retour en force à la primature avec la nomination annoncée de l'ancien recteur de l'Université de Yaoundé I. Agbor Tabi aura de qui tenir! Philémon Yang n'a fait que bombarder les francs-maçons comme lui à tous les postes où les textes lui confèrent le pouvoir de nomination.

Cependant, conclure à un gouverne¬ment à dominance rosicrucienne serait prématuré. Pour une seule rai¬son au moins: ce n'est pas le Pm qui forme son gouvernement. La Constitution donne cette prérogative au Président de la République. Bien qu'y est écrit que celui-ci consulte le Pm, la réalité en est généralement tout autre.

Les francs-maçons qui, avec Agbor Tabi ou pas, semblent relativement bien partis (selon nos sources) pour perdre la primature, pourraient donc reverser la tendance dans un gouvernement où les francs-maçons sont majoritaires. Autant vrai aujourd'hui qu'hier, Paul Biya est l'unique maître du jeu. C'est lui qui arbitrera l'éternel match Franc-maçon/Rose-Croix. Obédiences très en vogue chez l'élite politique.

Par Yves Marc Kamdoum |

Source : La Météo

 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:40

Cameroun - 2nd Pont sur le Wouri: La France gagne, la Chine exécute, le Cameroun perd.


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La construction du deuxième pont du Wouri est un marché attribué à des entreprises françaises, mais qui sera effectivement l'œuvre des Chinois.

Si tout se passe bien, c'est sur un nouveau pont que les usagers vont traverser le fleuve Wouri d'ici 2017. En effet, au meilleur des cas, le nouvel ouvrage dont la pose de la première pierre a attiré une foule d'officiels camerounais et étrangers ne sera opérationnel que dans 44 mois, à compter de novembre 2013. Entre-temps, bien des choses pourront toujours se passer: Les sceptiques tirent argument de la réfection par une nébuleuse de l'ancien pont à hauteur de 13 milliards de francs CFA dont 7,8 milliards débloqués par l'Agence française de développement. En juin 2003, le groupement Udecto/Etic international est officiellement à l'ouvrage. Udecto, entreprise de travaux publics enregistrée probablement au Togo, ne dispose d'aucune expertise, et abandonne les travaux au sous-traitant Etic International. Les travaux durent alors 28 mois. 

Le nouveau pont sur le Wouri, qui va être réalisé pour 120 milliards de francs CFA, n'échappe pas au même schéma. Des études d'opérateurs chinois avaient abouti sur une proposition forte: un pont pour un coût de 65 milliards de francs, ne devant pas déboucher sur un cul-de-sac, comme l'ouvrage aujourd'hui lancé par le pool constitué de Sogea-Satom (groupe Vinci), Lavigne Chevron, Eiffage, Greisch et Soletanche Bachi. La partie française, qui va financer le pont à hauteur de 86 milliards de francs CFA, a réussi, par un tour de passe-passe, à imposer les entreprises françaises comme attributaires de fait du marché. Pour que les autorités camerounaises s'entendent dire, après coup, que l'ouvrage sera réalisé, en sous-traitance par des ingénieurs chinois. La conséquence de cette cavalerie, à la fois technique et financière, est que les entreprises françaises vont engranger une importante marge financière, sur un prêt que le Trésor camerounais doit rembourser. 

L'inquiétude est que le groupement annoncé s'efface dans les prochains mois, au profit des Chinois. Surtout qu'il se dessine à l'horizon, la question de la ressource humaine locale sur le chantier. 550 emplois sont annoncés, toutes catégories confondues, sur toute la durée des travaux. Dans une sortie récente, le Cameroon People's Party (Cpp) a soulevé la question du respect des travailleurs qui seront recrutés dans le cadre de ces travaux. L'expérience des chantiers du port en eaux profondes de Kribi, du barrage de Lom Pangar illustre le bourbier social en préparation. Sur le pont du Wouri, on attend mieux que 550 manœuvres.                                                                                                                        Par D. Nkwebo

Source :Lejour                                              

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:39

La rencontre-exposition "La Ville africaine", qui se tient actuellement à Dijon jusqu'au 14 décembre 2013.


Ville-africaine.jpg

 

Quelques mots pour attirer votre attention sur la rencontre-exposition "La Ville africaine", qui se tient actuellement à Dijon jusqu'au 14 décembre, et dont j'ai réalisé l'environnement sonore + un documentaire audio en écoute in situ.
En savoir plus ici :
http://www.archi-db.com/lavilleafricaine/
Tout le programme en pièce jointe.

"Les villes africaines ne répondent pas aux critères classiques de la modernité, c’est à dire en se développant parallèlement au secteur industriel et en produisant des quartiers thématisés", écrit Sébastien Godret, concepteur de cette exposition documentaire et artistique. "Elles inventent un modèle urbain d’un nouveau genre, où l’auto-gestion joue un grand rôle - car l’État est peu présent - où la vie sociale est riche, où le village urbain est le modèle dominant"...

C'est pour partager cette réflexion, mais aussi pour tenter de comprendre ce que la ville africaine peut apporter (en termes de convivialité, de mixité d'usage, etc.) à la transition des villes européennes, que je vous invite à vous rendre ces prochaines semaines à Dijon.

Pour vous en donner envie, quelques émissions TV ou radio récentes consacrées à cette expo :
- Itv de Sébastien Godret sur TV5MONDE
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Et-si-vous-me-disiez-toute-la-verite/Episodes/p-26788-La-ville-africaine.htm
- "Vagabondages à Kinshasa" dans le cadre de "L'Afrique enchantée" dimanche dernier 17/11 sur France Inter
http://www.franceinter.fr/emission-lafrique-enchantee-vagabondage-a-kinshasa
- A suivre toute cette semaine du lundi au jeudi à 11h sur France Culture, une thématique "La Ville africaine" dans le cadre de l'émission Cultures Monde
http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-de-kinshasa-a-lagos-la-ville-africaine-14-de-l%E2%80%99histoire-urbaine-en-afrique-20

Au plaisir de vous croiser bientôt à Dijon, amicalement,
Benjamin B.

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:34

Tribune de Tahar Ben Jelloun : Le racisme fait son nid en Europe.

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          Qu’il s’agisse des railleries à l’encontre d’une ministre française ou d’une collègue italienne, des cris de singe adressés aux footballeurs, de l’islamophobie ou des discriminations envers les Roms, les attitudes racistes s’affichent de plus en plus ouvertement. Il ne faut pourtant rien céder et faire preuve de pédagogie, estime l’écrivain Tahar Ben Jelloun.  

Le racisme est le propre de l’homme. C’est ainsi, il vaut mieux le savoir et faire en sorte qu’il ne progresse pas et qu’il soit combattu par la loi. Mais cela ne suffit pas. Il faut éduquer, démonter ses mécanismes, démontrer l’absurdité de ses bases et rester vigilant.

La société française est perçue ces derniers temps comme lieu d’un racisme virulent, mais au fond elle n’est pas plus raciste qu’une autre. Le rejet de l’étranger, du différent, de celui qui est considéré comme une menace pour la sécurité est un réflexe universel et n’épargne aucune société. Le racisme peut dans certains cas se focaliser sur une communauté, mais cela ne veut pas dire qu’il ménage les autres. Autrement dit il n’y a pas de discrimination dans l’exercice de la haine. Tout le monde y passe.

Nous assistons aujourd’hui en Europe à des dérives qui sont graves, car le racisme commence par le verbe et pourrait se poursuivre par les fours crématoires. Traiter [la ministre de la Justice française] Christiane Taubira de guenon [lors d’une manifestation contre le mariage homosexuel, fin octobre] n’est qu’un début. Si on laisse faire, de l’insulte on passera facilement au châtiment corporel, à la torture (le cas du jeune Ilan Halimi) et au meurtre. C’est pour cela qu’il faut rappeler qu’il n’existe pas de racisme light et décaféiné.

Elle a eu raison Mme Taubira de regretter qu’aucune voix des dirigeants politiques ne se soit élevée contre le racisme dont elle a été victime. Une autre ministre a subi le même traitement cette fois-ci en Italie. Il s’agit du ministre de l’intégration Cecile Kyenge, originaire du Congo (Kinshasa) qui a été traitée de tous les noms par certains élus de la Ligue du Nord connus pour leur attachement au racisme. Des joueurs de football à la peau noire ont eux aussi été la cible d’un racisme bien enraciné. Quand un chef de gouvernement se permet de faire rire son auditoire à propos de “l’aspect bronzé d’Obama”, on ouvre par la même occasion les vannes et on donne un signal à ceux qui n’osaient pas exprimer leur racisme de se laisser aller et de cultiver leurs idées nauséabondes.

Une réponse facile aux difficultés de la vie 

Il faut bien trouver un coupable. Avant, c’était le Juif, à présent c’est le musulman

Le fait que l’Europe a peu à peu perdu sa place prépondérante dans le monde non seulement sur le plan économique mais aussi culturel, favorise une aigreur susceptible de se transformer en un mépris de tout ce qui est autre. L’Espagne n’a pas encore assaini sa relation avec l’Islam. Les immigrés venus du Maghreb sont appelés “Mauros”, sachant que ce terme est péjoratif, rappelant le triste épisode de l’inquisition. La crise économique n’a pas arrangé les choses. On se méfie toujours de plus pauvre que soi, de plus étranger que soi. C’est cela qui fait que le racisme est l’attitude facile face aux épreuves de la vie. Il faut bien trouver un coupable. Avant, c’était le Juif, à présent c’est le musulman.

Si le racisme a toujours existé, il se trouve que des politiques en font leur fond de commerce. Il est plus facile de répandre la haine de l’étranger que le respect de ce qui est différent. L’homme a tendance à se laisser tirer vers les bas instincts surtout quand il a été fragilisé par des situations qu’il n’a pas su ou pu affronter. Le racisme est la paresse de la pensée pour ne pas dire le refus de penser. Il se trouvera toujours quelqu’un pour penser à votre place et à vous simplifier la lecture du logiciel du mal être.

On nous dit aujourd’hui que tous les adhérents du Front national ne sont pas racistes. Peut-être. Mais tous les racistes sont assurés d’être accueillis au sein de ce parti à condition d’être discrets à propos de leurs convictions. Tant que le souci principal des hommes politiques est d’assurer leur réélection, tous les dérapages les plus indignes auront lieu. Ajoutons à cela l’efficacité du nouvel habillage du Front national qui le rend fréquentable et même banal. Le fait de refuser d’être taxé de “parti d’extrême droite” est un signe intéressant pour passer d’un état à un autre. Si ce n’est qu’une question de mots, on pourrait admettre que l’aspect extrémiste a été remplacé par quelque chose de plus profond et de plus dangereux, la banalisation des préjugés et de la xénophobie.

Plus de pédagogie dans les écoles 

Pour combattre les idées de ce parti, il faut un droit de réponse systématique chaque fois qu’un de ses dirigeants affirme des contre-vérités ou proposent un programme non seulement inapplicable mais pouvant ruiner notre pays. A côté de cette vigilance qui manque cruellement dans tous les partis politiques en face, il faut développer la démarche pédagogique dans les écoles et faire un travail en profondeur et sur la durée.

Il faut dire et répéter que la peur et l’ignorance sont les deux mamelles de ce fléau, qu’il est aisé de démonter leur mécanisme par le savoir et l’intelligence, par le débat et la fin des tabous

Il faut que les enfants sachent, tant que leur esprit est encore disponible, sur quoi se base le racisme, son histoire, ses ravages et son inhumanisme. Il faut dire et répéter que la peur et l’ignorance sont les deux mamelles de ce fléau, qu’il est aisé de démonter leur mécanisme par le savoir et l’intelligence, par le débat et la fin des tabous. Il faut aborder tous les sujets et ne pas fermer les yeux sur les dérapages de certains qui développent eux aussi un racisme face aux stigmatisations dont ils sont victimes.

Le fait d’affirmer et de démontrer que les races n’existent pas ne fera pas disparaître le racisme, évidemment, mais au moins c’est une vérité qui ébranlera certaines certitudes.

Souvent, quand les exaspérations sont à leur comble, les dérives racistes se multiplient et on pense que le racisme croît alors qu’il a toujours été là, tapi dans les mentalités et prêt à se répandre quand s’accentuent le mal être et le besoin d’arrogance pour se sentir exister et surtout se considérer supérieur à autrui.

 Source : La Repubblica

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:32

Assurément, il y a quelque chose de pourri dans « la maison Bensouda », anciennement occupée par l’inénarrable argentin Louis Moreno-Ocampo. Et ses ultimes manoeuvres le montrent bien. Explications.

LaurantGbagbo



En dépit de plus de trois ans d’enquête et d’accusations péremptoires, l’Accusation n’a rien trouvé contre le président Laurent Gbagbo. En désespoir de cause, elle se tourne vers l’Etat qui a, sous un précédent exécutif, tout fait pour tuer Gbagbo, sinon physiquement, du moins politiquement : la France.

C’est en tout cas ce que révèle La Lettre du Continent« Priée, en juin, de revoir sa copie à la demande des juges de la Cour pénale internationale (CPI) à l'issue de la première audience de confirmation des charges pesant sur Laurent Gbagbo, la procureure Fatou Bensouda aurait - entre autres - approché le ministère français de la défense pour muscler son dossier. L'ex-ministre originaire de Gambie souhaite notamment entrer en possession de la liste établie par la force française Licorne détaillant par le menu l'arsenal d'armes lourdes qui aurait été découvert dans les sous-sols de la présidence ivoirienne au lendemain de la crise postélectorale de 2011 », écrit le périodique édité à Paris.

La démarche est curieuse. En effet, des informations de première main nous permettent d’affirmer que les services de l’Etat à leur plus haut niveau, sous Nicolas Sarkozy, ont activement participé à l’opération « ferrer Gbagbo ». Si Sarkozy et la force Licorne n’ont pas apporté des informations décisives sur une éventuelle implication du chef de l’Etat ivoirien en exercice d’alors dans la commission de crimes contre l’humanité alors que « le fer était chaud », que peut bien faire Hollande aujourd’hui, avec autant de… retard ?

De plus, si des armes lourdes ont été découvertes dans le sous-sol de la présidence ivoirienne, c’est bien parce qu’elles n’ont pas été utilisées pour commettre des crimes. Et posséder des armes dans un contexte de guerre civile et de guerre sournoise menée par des pays tiers, ne signifie pas qu’on a l’intention de commettre des crimes contre l’humanité ! Cette logique conduirait à traduire devant la justice internationale à peu près tous les chefs d’Etat du monde !

Il est tout de même important de noter, au-delà de l’anecdote, qu’il était a priori facile de « coincer »Gbagbo, si les crimes qu’on lui attribue sans pouvoir les prouver avaient vraiment été planifiés par lui. En effet, la guerre postélectorale ivoirienne était une guerre « avec observateurs ». L’armée française était là, et avait les moyens humains, logistiques et scientifiques de recueillir un nombre important de preuves – surtout que le pouvoir politique de l’époque avait déjà clairement exprimé son intention de conduire Gbagbo à La Haye ; celui de Chirac aussi, et ce depuis 2003. Les capacités françaises en matière d’espionnage et d’écoutes téléphoniques sont grandes, surtout dans son pré carré, littéralement quadrillé par les câbles de fibre optique d’Alcatel Lucent – dont une ministre française a révélé récemment qu’elle était une entreprise stratégique pour des raisons relevant du renseignement – et par les installations des filiales de France Télécom, société d’Etat. L’ONUCI était là, et avait elle aussi à sa disposition des experts aux compétences avérées. Les organisations de défense des droits de l’Homme étaient présentes. Pourtant, aucune étude balistique sérieuse, aucune autopsie, aucun témoignage de premières mains étayées par des données matérielles, n’ont pu être fournies jusqu’à présent par le bureau du procureur auprès de la CPI. Vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre !

Phillipe Brou                                                                                                                                                           Source : Nouveau courrier
 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:31

Abel Naki  l’un des fondateurs du CRI panafricain annonce sur sa page facebook qu’il fêtera Noel à Abidjan. Vraiment Zarrebi…


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Abel Naki annonce sur sa page facebook qu’il fêtera Noel à Abidjan. Bon, c’est quand même curieux pour quelqu’un qu’Hamed Bakayoko a faussement publiquement accusé d’être en collaboration avec des attaques armées de FRCI en CI, puisses se rende en Cote D’Ivoire sans inquiétude ?  

Abel Naki et le régime Ouattara serait dans de bons termes maintenant au point ou il a reçu l’assurance qu’il peut entrer au pays sans inquiétude ? Si c’est le cas, bravo a la diplomatie d’Abel Naki. Mais l’inquiétude ici est que le régime Ouattara pourrait profiter de cette visite libre d’un mobilisateur pro-Gbagbo de Paris, pour prétendre qu’en Cote D’ivoire c’est la démocratie et que les résistants et manifestants de l’étranger sont libres de rentrer en Cote d’Ivoire.  

Nous savons que le régime Ouattara a une liste et beaucoup d’entre nous finiront dans les geôles le bas si nous osions rentrer. On sait aussi que le régime Ouattara cherche à arrêter des jeunes patriotes en exil au Ghana et ailleurs. Alors, espérons que la visite d’Abel Naki a Abidjan en Noel, ne sera pas un leurre pour essayer de pousser les exiles au Ghana à rentrer et se faire emprisonner comme les Blé Goudé, Jean Yves Dibopieu, Commandant Abehi etc.  

C’est quand même curieux qu’Abel Naki, qui aurait échappé à un enlèvement par des agents de Ouattara lors de sa visite en Belgique le mois dernier selon ses proches, décide d’aller fêter la Noel à Abidjan. Simple bravoure ? Ou simplement détente entre Abel Naki et Hamed Bakayoko ? Votre avis 

Par Patriote Gnawa 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:27

Nouvelle profanation de la tombe présumée de Thomas Sankara.

thomas sankara2

 

C’est avec consternation que les membres de la CIJS apprennent, ce 18 novembre 2013 de Ouagadougou, la nouvelle d’une nouvelle profanation de la tombe présumée de Thomas Sankara. Thomas SANKARA a été assassiné le 15 Octobre 1987 en compagnie d'une dizaine de ses camarades, vraisemblablement victimes d’un complot international et local. Le certificat de décès faisait état d’une « mort naturelle », et aucune explication sur les circonstances de leur mort n’a jamais été donnée; il n’existe aucune certitude sur le lieu exact de la sépulture du Président SANKARA. La tombe présumée demeure depuis des années dans un état déplorable jouxtant des immondices.

 

Aujourd’hui, des débris jonchent le tombeau  jouxtant des gerbes qui achèvent de sécher depuis leur dépôt le 15 Octobre dernier, date de la 26 ème commémoration de son assassinat.

La première profanation a eu lieu le 26 juillet 2011. Selon le procureur Placide Nikiéma le profanateur serait Zaksongo R. Jean Jacob, un homme ne jouissant pas de ses facultés mentales et chez qui on aurait retrouvé plus tard des morceaux du tombeau. Un liquide non identifié y avait été aussi été répandu. Or cela posait problème puisque les avocats de la CIJS, en date du 9 Février 2011, prenant au mot la décision onusienne sur le lieu de sépulture, demandaient au Tribunal d’enjoindre l’Etat du Faso d’ordonner l’identification du corps se trouvant dans la tombe désignée de Thomas SANKARA qu’il a érigée. Ils sollicitaient également la désignation d’un Expert ou un laboratoire indépendant notoirement reconnu, habilité à procéder à l’identification des empreintes génétiques. L’affaire a été enrôlée sous le n° RM 211/2010 et un calendrier de procédure établi le 09 février 2011.

Embarrassées les autorités du Burkina piétinent depuis des mois dans cette affaire et finalement une date butoir est fixée aux autorités le 16 octobre 2013 pour leur réponse.  Finalement, le 12 novembre dernier, dans une pathétique charge à la défense de l’indéfendable, Maître Antoinette OUEDRAOGO Conseil de l’Etat, conclue l’affaire. Elle est désormais entre les mains du juge. Le peuple du Burkina, la communauté africaine et les défenseurs des droits humains attendent donc la décision de la magistrature. Va t-elle pour une fois en 17 ans être impartiale dans cette affaire ?

C’est dans ces circonstances que survient ce nouvel outrage à la tombe présumée. Va t-on de nouveau blâmer un autre malade mental pour cette profanation? Que fait l’État censé surveiller les lieux désormais site national ? La culture d’impunité érigée en système vient avec cet acte innommable perpétrer une autre violation des engagements internationaux et nationaux de l’État du Faso. Les panafricanistes et internationalistes condamnent de nouveau cet acte et expriment avec nous tout leur dégoût. Ils sont solidaires du peuple Burkinabé qui endure tant d’années d’impunité. La justice triomphera, et plus que jamais Sankara vit.

 

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Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

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Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

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de la diaspora camerounaise

 

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine