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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 17:06

INVITATION A L’AFRO FREE MARKET PARIS

”SPÉCIAL FÊTES DE NOËL”

LES 21 & 22 DÉCEMBRE 2013 DE 10 A 22H00

AU LAVOIR MODERNE PARISIEN 18e ! ENTRÉE 3 EUROS !

 

L’Afro Free Market Paris est une idée du styliste designer Mike Sylla, créateur de la marque Baïfall Dream, un événement multiculturel qui rassemble les créateurs, les artisans et de nombreux artistes pour un moment de partage et d’échange dans un lieu de 500 m2 doté d’une salle de spectacle, convivial et historique « Le Lavoir Moderne Parisien » !!!

 

Du FLYER-2-.jpgsamedi 21 au dimanche 22 décembre pour la quinzième édition « Spécial Fêtes de Noël », vous êtes conviés à venir à la rencontre d’artistes qui vous proposeront l’objet de leurs créations : mode & accessoires, chapeaux, bijoux originaux, beauté & produits naturels, gastronomie, littérature, produits écologiques et artisanaux, lampes inédites, œuvres d’art, sculptures, tableaux uniques, photographies, dessins, décoration etc.

 

A la recherche d’un objet original ? D’un produit unique ? D’un cadeau exceptionnel ?! Apporter de la chaleur aux personnes que vous aimez et transportez les sur ce marché de Noël qui vous permettra d’offrir de jolis présents et peuvent  faire le bonheur de vos proches !

 

A cette occasion, nous avons le plaisir de recevoir des créateurs artisans de talents. Une programmation musicale et des performances artistiques vous sont proposées, acoustique, live, A capella !

 

Venez-vous régaler avec Les Marmites de Mame !

 

A partager sur votre facebook, blogs et autres !!!

 

L’équipe Afro Free Market Paris vous souhaite d’excellentes Fêtes de fin d’année !

 

Afro Free Market Paris « Le Salon des créateurs artistes » les 21 & 22 décembre 2013 au Lavoir Moderne Parisien 35, Rue Léon 75018 Paris

Métros Barbès, Château-Rouge et Marcadet Poissonniers

Bus 31- 60 -56

Horaires : de 10 à 22h

Entrée 3 euros !!!

Contact:

www.afrofreemarket.com

afrofreemarket@gmail.com

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 17:03

 Syrie : Tout laisse à penser que l’agression lancée contre la Syrie par l’empire étasunien, ses vassaux français et britannique, et des pays arabes félons, va finalement échouer.

Bashar al-Assad cropped Bashar El Assad Président de la Syrie.

 

Tout laisse à penser que l’agression lancée contre la Syrie par l’empire étasunien, ses vassaux français et britannique, et des pays arabes félons, va finalement échouer. C’est un fait nouveau. En effet, depuis la chute du mur de Berlin, les agressions de l’Empire avaient atteint l’essentiel de leurs objectifs : détruire l’État agressé et n’y laisser que chaos et désolation. C’est ce qui s’est passé en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak et en Libye.  L’État syrien ne sera donc pas détruit. Son indépendance à l’égard de l’Empire va perdurer, son soutien à la Palestine va se poursuivre et sa résistance contre Israël va s’aiguiser.

Voilà une bien bonne nouvelle ! Cependant, les choses ne sont pas encore entièrement stabilisées, mais la tendance est nette.

D’ailleurs, la préoccupation actuelle des pays occidentaux est d’éviter le retour des takfiristes (djihadistes particulièrement violents) qu’ils ont contribué à expédier en Syrie.

Les visées hégémoniques de l’Empire peuvent donc être contrées. La sauvagerie même de l’agression dont la Syrie est encore victime et une politique adéquate de son gouvernement, présidée par Bachar El-Assad, à l’intérieur comme à l’extérieur, lui ont permis de s’appuyer sur la population et sur de nombreuses aides internationales. Les combattants du Hezbollah ont su renforcer le front intérieur, la Chine, la Russie et l’Iran représentant l’arrière-garde.

D’autre pays participent à ce vaste front anti-impérialiste. Sans en faire une longue liste, citons Cuba, le Venezuela. Et l’Iran entretient de bonnes relations avec la République populaire démocratique de Corée.

Ce rassemblement de peuples et de gouvernements pourraient sembler hétéroclite au premier abord. Et pourtant, il ne l’est pas. Il n’y a pas de conflit idéologique dans cette affaire, mais un combat entre la volonté hégémonique de l’Empire étasunien d’une part et la volonté d’indépendance des peuples d’autre part. Rappelons qu’Hassan Nasrallah lui-même a appelé, il y a un peu plus d’un an, à l’unité des musulmans contre l’Empire, au-delà des divergences confessionnelles. D’ailleurs, à chaque fois que notre presse parle d’un attentat contre une communauté religieuse musulmane, il faut y voir la main de l’ennemi étasunien ou israélien !

Une preuve que la religion n’est pas en cause dans ce conflit : Bachar El-Assad a souvent été attaqué au motif qu’il gouvernerait son pays avec une minorité religieuse. Mais le roi du Maroc, alaouite comme lui, n’a pas montré beaucoup de solidarité ! Le problème n’est donc pas religieux ; il résulte de son soutien ou non à l’impérialisme. Il y a ceux qui se soumettent à l’Empire et ceux qui résistent !

Il est bien naturel que la Chine soutienne la Syrie en butte à l’agression impérialiste. Rappelons-nous le poème d’Aragon, la Rose et le Réséda : « celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas / Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats / Lequel montait à l’échelle et lequel guettait en bas ».

Affronter l’impérialisme demande de s’unir sans arrière-pensée, de surmonter ses divergences dans le combat. Chacun, naturellement, a le devoir de conserver et de développer ses propres convictions, mais sans en faire un préalable dans la lutte. C’est la grande alliance qui vaincra l’Empire !

Source : http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-la-situation-en-syrie-121634392.html

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 17:01

Les prévisions choquantes de Saxo Bank font de l'UE une nouvelle URSS 

 Bombe-atomique

 

 

Par La Voix de la Russie  L’UE pourrait imposer une taxe obligatoire pour tous les détenteurs de plus de 100.000 euros sur leurs comptes bancaires.

 

Cela ferait  l’Union européenne une alliance de forme totalitaire et à faible niveau de protection de propriété privée, comme ce fut le cas en URSS, selon certains experts. Tel est le constat des prévisions de Saxo Bank, traditionnellement rédigées à la fin de l’année.

 

Saxo Bank est spécialisée dans les prévisions à sensation, dont la plupart ne se réalisent jamais.

Selon les analystes de la banque, le système financier mondial actuel est tellement complexe qu’il peut être qualifié de chaotique. Cela signifie que toutes les prévisions peuvent se réaliser, même les moins réalistes.

Source : RIA Novosti

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:59

 

POURQUOI UN ACCORD IRAN-ÉTATS-UNIS SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN ?

 Interview de Robert Bibeau

 images.jpg

Algérie Patriotique : L’actualité est dominée par l’accord sur le programme nucléaire iranien, qu’en pensez-vous ? Qui cet accord arrange-t-il le plus ? (1)

 

            Robert Bibeau : L’accord Iran-États-Unis à propos de l’industrie nucléaire iranienne a été accepté par les représentants de l’Iran, suite il est vrai à un embargo et à des sanctions américaines et européennes illégales (en droit international).

 

            Tout de même, c’est le choix du gouvernement iranien légitime de convenir d’une telle entente. L’indépendance de la nation iranienne lui donne le droit de signer les accords qui lui conviennent. Tout autre peuple ou nation ne peut que s’incliner devant la volonté du gouvernement de l’Iran concernant ses relations internationales avec l’impérialisme américain. Cependant, on est en droit de se demander pourquoi n’y a-t-il pas réciprocité ?  Où est l’accord États-Unis-Iran sur le nucléaire étatsunien ?  Après tout, l’Iran n’a jamais lancé de bombe nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki.

 

            J’espère toutefois que par cet accord l’Iran ne renonce pas à son programme d’enrichissement nucléaire et de développement d’une industrie de l’énergie nucléaire. J’espère que l’Iran ne renonce pas à ses droits légitimes et fondamentaux car l’Iran représente le symbole d’un État tenant tête à l’une des grandes alliances impérialistes spoliatrices (2).

 

            En termes géostratégique cet accord révèle qu’un grand réalignement des forces impérialistes mondiales est en cours. Je m’explique :

 

            Les États-Unis d’Amérique, grandement affaiblis sur le plan économique, industriel et financier, ont de moins en moins les moyens militaires de leurs ambitions hégémoniques. Après leurs échecs militaires répétés en Afghanistan – d’où ils sont chassés par les Taliban, des gueux armés de dynamite et de fusils – et en Irak où après avoir détruit le pays ils ont laissé en plan une guerre civile larvée qui demain pourrait couper les exportations de pétrole de ce pays. Présentement, seule l’intervention impérialiste de l’Iran dans les affaires internes de l’Irak, par milices chiites interposées, permet au pétrole irakien de sortir du pays pour approvisionner l’Europe et le Japon.  L’échec en Libye où la guerre civile pourrait là aussi, d’un jour à l’autre, perturber l’exportation du pétrole vers l’allié européen. L’échec de l’agression militaire en Syrie que les monarchies du Golfe maintiennent à flot via des bandes de mercenaires armés (pseudo djihadistes) qui seront peu à peu exterminées par l’Armée arabe de Syrie et ses milices. Bref, les USA obnubilés par leur grand ennemi, la Chine, ont décidé de jeter du lest sur le front iranien et de recentrer leurs activités militaires vers l’Asie-Pacifique, là où se jouera le prochain grand cycle impérialiste.

 

            Pour le moment l’Union européenne joue les faire-valoir et suit la parade dans ce foutoir, avec le président Hollande de France qui comprend bien la joute en cours, mais ne sait pas quelle position adopter au nom de son pays en ruine (financièrement parlant).

 

            La France,  telle la grenouille se croit capable de prendre la place du bœuf américain sur la scène du Moyen-Orient et de l’Afrique. Le prochain printemps africain devrait lui faire réaliser la futilité de ses visées hégémoniques. C’est la raison pour laquelle, au moment où l’accord sur le nucléaire iranien se conclut à Genève, au grand dam de Netanyahou,  le petit Président de France déambule en Israël afin d’offrir ses bons offices aux sionistes désemparés, pensant ainsi récupérer la mainmise sur l’État impérialiste sioniste comme avant la guerre des Six Jours. Mais le monde a changé depuis l’attaque du « Young Kippour » et la France n’a qu’à compter ses porte-avions, ses drones, ses bombardiers furtifs, ses divisions de combats pour comprendre qu’elle ne fait pas le poids. A peine peut-elle se maintenir au Mali et en République Centre-Afrique, et encore la partie n’est pas finie. Là où la puissance militaire américaine déclare forfait (Syrie-Liban-Irak-Iran-Libye), la France croit-elle pouvoir reprendre le flambeau et poursuivre l’agression contre ces guérillas anti-occupation ? Poser la question c’est y répondre.

 

            Israël est évidemment le grand perdant de cet accord inter-impérialiste. Il y a trois ans que nous répétons que le sionisme et les tenants de la religion juive ne gouvernent pas le monde. Qu’ils ne dirigent même pas la politique américaine du Pentagone et de la Maison-Blanche ; que le pouvoir de l’AIPAC à Washington est directement proportionnel à la convergence des intérêts de la grande puissance impérialiste américaine et de la petite puissance impérialiste israélienne ; que le jour où les intérêts économiques, financiers, politiques et militaires de la superpuissance de 15 000 milliards de PIB annuel divergeront des intérêts du petit pays impérialiste de 240 milliards de PIB par an, vous verrez le chien reprendre la maîtrise de sa queue et balayer le petit État génocidaire. Israël tout en feignant de penser le contraire convient de ces constats. Le petit État encerclé  s’agite en menaçant d’attaquer l’Iran soutenu en cela par quelques sous-fifres monarchistes du Golfe Persique. Tout ceci n’est que bouffonnerie. Sans les satellites américains pour diriger les avions de combat – sans l’accord du maître américain et son parapluie antimissile et ses pièces de rechange pour l’armement, l’État voyou est démuni.

 

            Comment l’armée israélienne (Tsahal) embourgeoisée, battue à deux reprises par la milice du Hezbollah – présentement occupée à s’entraîner et à éradiquer les criminels de guerre exfiltrés en Syrie – peut-elle laisser présager qu’elle pourrait attaquer la farouche armée iranienne? Les pseudo-experts analystes militaires occidentaux devraient cesser de paraphraser les communiqués de la NSA et de la CIA (3).

 

            Enfin, l’accord entre l’Iran et les États-Unis est une victoire retentissante pour les diplomaties russe et chinoise qui s’activent en coulisse. La victoire russo-chinoise a débuté après le coup fourré de la résolution onusienne 1973 contre la Libye que la Chine et la Russie  ont laissé passer au Conseil de Sécurité contre la promesse que la Syrie  serait épargnée. Sitôt que les puissances occidentales pensèrent en avoir fini avec le clan Kadhafi et la Libye, la Syrie fut attaquée par les puissances occidentales camouflées en bandes armées. Les puissances impérialistes russes et chinoises décidèrent de ne plus rien céder et d’affronter l’alliance occidentale (OTAN) en Syrie jusqu’au dernier Syrien si requis. Ayant gagné la guerre de Syrie, la route militaire vers Téhéran est fermée aux puissances occidentales. Le gouvernement iranien ne s’y est pas trompé qui a soutenu énergiquement le gouvernement syrien contre ces attaques de mercenaires criminels (4).

 

            Algérie Patriotique : Vous estimez que l’agression militaire contre la Syrie visant à faire tomber son président, Bachar Al-Assad, a totalement échoué. Comment voyez-vous la sortie de ce conflit ?

 

            L’agression militaire occidentale (par bandes armées interposées) visait secondairement à abattre le Président Bachar Al-Assad. Elle visait premièrement à imposer une autre défaite militaire à l’alliance russo-chinoise – à ouvrir la voie militaire vers l’Iran afin de menacer ce pays pour qu’il rompe son alliance avec la Russie et la Chine et reprenne la devise américaine (dollar) dans ses échanges pétroliers. L’affaire de l’énergie nucléaire iranienne n’est qu’un prétexte pour justifier ces pressions. Les États-Unis d’Amérique propriétaires de 3 500 vecteurs thermonucléaires n’ont rien à craindre de la future-éventuelle bombe iranienne. Chose que nous avions signalée dès 2010 (5).

 

            La personne de Bachar Al-Assad a peu d’importance dans ce bras de fer impérialiste. La coalition impérialiste Russie-Chine-Syrie-Iran ayant gagné temporairement la partie, la seule sortie envisageable au conflit ne peut être que le massacre (en cours) des mercenaires encerclés dans quelques poches de résistance en Syrie. Ces hobereaux seront sacrifiés par leurs sponsors disqualifiés. Les rencontres prévues à Genève en janvier 2014 ne visent qu’à négocier l’exfiltration de ces assassins – s’ils en restent de vivants – du sol syrien.

           

            Ce sera la mise en veilleuse de la Coalition pour la libération de la Syrie qui sera maintenue en léthargie afin de réguler la pression sur le gouvernement syrien – une monnaie d’échange – pour la suite des choses. Peut-être que lors des prochaines élections présidentielles syriennes vous verrez Bachar prendre sa retraite, mais je ne suis pas convaincu que le camp russo-chinois accorde ce prix de consolation aux Européens, aux monarchies du Golfe et aux Étatsuniens vaincus. Nous sommes loin du Grand Réaménagement du Moyen-Orient que les  pseudo-experts occidentaux annoncent depuis longtemps (6).

Source : http://algeriepatriotique.com

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:56

COMMUNIQUE

des Organisations Syndicales CFTC, CGTG, FO, FSU,

SolidairesFPG, SPEG, SUD-PTT GWA, UGTG, UNSA

A propos de la mobilisation du 05 Décembre

 

CFTC - CGTG – FO - FSU - SOLIDAIRES FP - SPEG - SUDPTT GWA - UGTG - UNSA

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WOULO BRAVO POU TRAVAYE GWADLOUP

Plus de 6000 personnes ont défilé avec fierté et détermination dans les rues de

Pointe-à-Pitre ce jeudi 5 Décembre 2013 à l’appel des Organisations Syndicales CFTC, CGTG, FO, FSU, SFPG, SPEG, SUD-PTT GWA, UGTG, UNSA pour dire : NON A LA PWOFITASYON – NON AUX LICENCIEMENTS – NON A UNE ECOLE CONDUISANT NOS ENFANTS A L’ECHEC - NON A UNE VIE DE MISERE….

Les manifestants ont été accueillis par plus de 10 camions de gendarmerie devant le palais de justice dès 12H30. C’est là, la seule réponse de l’Etat face aux revendications des travailleurs. Plus que jamais, les Organisations Syndicales exhortent les travailleurs à poursuivre les assemblées générales dans les entreprises et les administrations et à se préparer à une prochaine mobilisation plus ample et plus vaste.

Travayè, Pèp Gwadloup : Pon disou pa pèd. Kenbé rèd frè, kenbé rèd suwtou pa moli, kenbé rèd suwtou pa pléré, kenbé rèd suwtou pa tranblé douvan misyé la ka kenbé fwèt la !

 

JOU NOU KÉ MÉTÉ A JOUNOU PÉKÉ VWÈ JOU !

P/O Les Organisations Syndicales

 

domota.jpg Elie. DOMOTA

 

Lapwent 05 Désanm 2013

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:41

Interview de Luc Banemeck sur la centrafrique, l’installation d’une base militaire à Ngaoundéré (Cameroun) et l’incident de l’Hôtel Meurice à Paris (France).

 Luc Banemeck1 

 L’Afrique est de plus en plus convoitée par les puissances occidentales dans leur besoin criant de ressources énergétiques. Donc si l’Afrique ne prend pas son destin en main, elle va connaître dans les décennies à venir le pire cauchemar de son existence. C’est ce que Luc Banemeck  Stratégiste panafricaniste nous disait lors d’un séminaire  organisé par l’alliance des stratègistes Africains (ASA) à Paris en octobre 2013.

Aujourd’hui encore, comment comprendre  que 50 ans après les indépendances tous les pays francophones soient occupés par les armées étrangères en col blancs et/ou en treillis.

  Nous sommes allés poser plusieurs questions pour mieux comprendre ce qui se joue en ce moment au cœur de l’Afrique (Centrafrique et Cameroun).

Afrohistorama News : L’Afrique centrale est en proie aujourd’hui à une nième intervention militaire française et le Cameroun la tête de pont de celle-ci. Qu’en pensez-vous ?

Luc Banemeck : Pour comprendre ce qui se passe en ce moment en Afrique centrale, il faut repartir à la création de l’ONU.

 Au lendemain de la destruction du mur de Berlin, l’occident a revu de fond en comble sa stratégie vis-à-vis de l’Afrique sa vache à lait.

L’occident l’avait déjà fait après la deuxième guerre mondiale avec la création de l’ONU, la chute du mur   en 1989 n’était qu’une continuité, de même que la recolonisation rampante de l’Afrique francophone aujourd’hui. Ce changement de stratégie s’accompagne généralement d’un changement de méthodes, d’approches.

En créant l’ONU, l’Europe ne voulait plus faire la guerre de conquête par les armes de destruction massive, mais par les armes de destruction économique. Ce modèle à  connu son apogée et aujourd’hui son crépuscule. D’où la nécessité de changement de stratégie.

  L’Afrique centrale est une cible naturelle occidentale car détenant en quantité de nombreuses ressources recherchées par l’occident toute intervention des pays occidentaux ne doit plus être une surprise mais une certitude.

La prévision a été absente des politiques africaines depuis 1960. Il ne faut donc pas s’étonner de la situation  chaotique en Centrafrique ou de la présence militaire en masse de l’armée française au Cameroun.  En accueillant la tête de pont de l’opération SANGARIS sur son sol, le Cameroun n’a pas pensé aux conséquences futures d’une telle décision. J’ai peur pour la suite des événements.

Je pense qu’en acceptant l’installation du quartier général de l’opération SANGARIS sur le territoire camerounais, indirectement le Cameroun s’attire des ennuis dont il n’avait pas besoin. La situation Centrafricaine n’étant pas réglé pour bientôt, l’armée française est à Ngaoundéré pour plusieurs années. En s’installant à l’intérieur des frontières du Cameroun. Le Cameroun est désormais un pays en état de guerre jusqu’au départ de l’armée française.

Afrohistorama News : Pouvez-vous nous nous parler du fonctionnement cette stratégie occidentale ?

Luc Banemeck : La stratégie occidentale appliquée à l’Afrique et particulièrement aujourd’hui en Afrique centrale est une stratégie  utilisant les menaces et les opportunités que lui offre la mauvaise gouvernance de nos états Africains.

Cette stratégie se déroule en plusieurs étapes. La première étape est généralement sous-traitée par des agents locaux et en cas d’incapacité de ceux- ci, par des mercenaires étrangers.

 Avant d’intervenir dans un pays quelconque, les occidentaux  s’assurent que le pays est dirigé par une dictature pro ou anti-occidentale, que la population ne soutien pas le régime en place, que les élites sont corrompus ou corruptibles, que le régime dépend de la finance mondiale. Une fois ses conditions réunies, on fait intervenir l’armée de mercenaires ou de djihadistes qui aura pour but de déstabiliser le pays, en créant une insécurité généralisée et en affaiblissant l’armée nationale.

 Si un génocide peut surgir c’est la cerise sur le gâteau, car il y a accélération du processus (ce qui réduit considérablement les coûts du projet en temps et en argent) a travers l’ONU qui prend le relais politique par l’initiation d’un vote de résolutions et des embargos qui paralysent le pays. Même les médicaments sont mis sous embargo (cas de la Côte d’Ivoire), pendant ce temps les mercenaires des médias vous pilonnent à longueur de la journée de messages de découragement et de peur en tout genre. Une fois que vous n’en pouvez plus, On vous présente un devis pour vous débarrasser des mercenaires, une armée occidentale débarque en sauveur (dans les pays francophones c’est l’armée française). Ainsi, le tour est joué. Le dictateur est déposé s’il est honni par son peuple. Si par malheur il s’en-tête comme Kadhafi, il est alors assassiné.

On organise par la suite un semblant de démocratie pour faire élire les nouveaux agents locaux. Pour une période donnée le pays retrouve un semblant de sécurité. Le business reprend avec les mêmes, cette fois-ci avec des exigences nouvelles accompagnées d’une exploitation à outrance des ressources minérales.

Afrohistorama News : Pensez-vous qu’une telle stratégie pourrait éventuellement se produire au Cameroun ?

Luc Banemeck : Cette stratégie à cours au Cameroun en ce moment puisque

-         Le Cameroun est un pays où l’alternance démocratique est bloquée ;

-         Les Camerounais vivent dans une insécurité économique, politique et sociale ;

-          Les partis politiques de l’opposition et/ou la société civile sont désorganisés ;

-         La corruption est remarquable.

-         L’utilisation des mercenaires à lieu sporadiquement.

En tout cas ces signes avant-coureurs démontrent clairement que le Cameroun est pris dans cet engrenage.

Afrohistorama News : Pouvez-vous citez quelques exemples concrets des signes avant-coureurs pour le Cameroun ?

Lu Banemeck :

-         Les interventions répétées de Boko Haram ;

-          Depuis quelques semaines, l’installation de l’armée française sur le plateau  stratégique de l’Adamawa etc.

 

Afrohistorama News : Selon vous  pourquoi l’armée française à installer sa base à Ngaoundéré et non à Bertoua ou à Batouri  qui sont des villes proches de la frontière centrafricaine ?

ndere-kmer.png

 

Luc Banemeck : Ngaoundéré est dans le plateau de l’Adamawa qui est une zone dense qui part du Cameroun jusqu’au Nigéria, elle est essentiellement occupée par les Africains de confession musulmane. Cette zone est la frontière régionale entre l’ancien nord du Cameroun à majorité musulmans et le sud à majorité chrétien ou de religion des ancêtres. Lorsqu’on se souvient de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire ou pendant au moins dix ans le pays fut divisé entre Nord à majorité musulman et Sud à majorité chrétien avec comment armée d’interposition l’armée française. Il y a lieu de s’inquiéter beaucoup.

Aujourd’hui en s’installant dans l’Adamawa, l’armée française est là pour une raison et pour durer. En tout cas elle ne partira pas à la fin de l’opération SANGARIS. Puisque c’est l’armée française qui décide si l’opération a pris fin et non les centrafricains ou les camerounais.

Afrohistorama  News : Comparer la situation Ivoirienne à celle du Camerounais ne constitue-il pas  une exagération  de votre part?

 

Luc Banemeck : Non.  Puisque nos pays non seulement ont des similitudes historiques, mais des ressemblances dans la configuration générale du pays.

Dans notre cher pays, on a le même président depuis  1982 (31 ans). Ce fut le cas en Côte d’Ivoire avec le feu Houphouët Boigny.

Nous avons au Nord une population à majorité musulmane  et chrétienne au Sud.  C’est le cas en Côte d’Ivoire.

Nous avons une base militaire française dans l’Adamawa. La Côte d’Ivoire a une base militaire française depuis 50 ans.

Au Cameroun plusieurs personnalités de premier rang originaires du Nord ont été emprisonnées pour détournement de fonds publics. Au nord on pense le contraire. En Côte d’Ivoire Gbagbo  a été emprisonné avec plusieurs membres de son parti et Ouattara condamné par contumace.

Au sein du parti au pouvoir il existe une guerre larvée entre plusieurs prétendants au siège de président de la république (Souvenez-vous de Bédié, Ouattara, Nguei et Gbagbo).

La similarité ici est presque parfaite comme vous pouvez le constater. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Je vous laisse la conclusion.

 

 

Afrohistorama News :compte tenu de la situation que doit faire les camerounais pour éviter le conflit interrégional en perspective ?

Luc Banemeck : Il faut qu’ils arrêtent de prier Dieu et se dire que je n’accepterai aux ordres de l’étranger pour faire du mal à mon compatriote. C’est facile à dire, mais est-ce facile à faire ?

Je dis oui. Ce sont les hommes et les femmes d’un pays qui choisissent leur destin. S’ils acceptent d’être esclave ils seront des esclaves, s’ils veulent être libre et indépendant ils le seront également, c’est une question de choix personnel et de société.

Les camerounais doivent replonger dans leur histoire. Ceci est valable pour les élites au pouvoir, mais aussi pour la population. L’Union de la population du Cameroun a permis l’indépendance de l’Afrique francophone, par conséquent l’union de la population du Cameroun nous permettra d’éviter une guerre interrégionale, interreligieuse ou interethnique. Par la même occasion nous évitera une recolonisation déguisée. C’est mon message à l’attention de mes compatriotes.

Afrohistorama  News : Que pensez-vous de l’incident qui a eu lieu à l’Hôtel Meurice de Paris avec le président Paul Biya ?

Luc Banemeck : Je ne suis pas d’accord avec cette façon de faire de certains compatriotes d’une part et d’autre part  j’accuse l’entourage du président de la république et la sécurité de l’hôtel Meurice.

Comment peut-on venir pour une réunion sur la sécurité et vivre la pire insécurité de sa carrière. C’est incident démontre que la sécurité autour du président Paul Biya est inefficace.

Je ne suis pas pour cette façon de faire  des compatriotes, car elle fragilise le Cameroun davantage et donne des arguments aux puissances étrangères lors des négociations avec notre pays. Bien que l’on ne soit pas d’accord avec la politique du président Paul Biya, bien que la situation économique, politique et sociale du Cameroun soit dans une phase descendante, il représente la légalité du Cameroun.

J’accuse l’entourage du président de la république d’incompétence notoire  sur le plan sécuritaire. Il pouvait éviter cet incident. Car selon certaines informations les compatriotes étaient venus remettre au président un mémorandum pour un Cameroun démocratique, et pour la libération des détenus politiques. Mais n’ayant pas été reçu ils ont décidé d’agir autrement pour se faire entendre par le chef de l’état.

J’accuse donc l’entourage du président Paul Biya de radicaliser les Camerounais dans leur volonté de refus des réformes profondes et sincères de la société camerounaise. En acceptant ce mémorandum, il aurait évité l’humiliation du président Paul Biya et par la même occasion celle du Cameroun.

J’accuse l’hôtel Meurice de manquer de considération aux Camerounais. Comment peut-on payer des milliards Franc Cfa  et ne pas être protégé correctement.

A suivre….

 

Entretien réalisé par Paul Ayi

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 17:31

Centrafrique : Les vraies raisons de l’intervention française.

 centrafrique.jpg


 

http://www.youtube.com/watch?v=YsGDarPGjwM#t=73

 

 

 

 

Le trouble jeu de la France en Centre-Afrique : n'est-elle plus qu'une simple compagnie de CRS de l'Oncle Sam ?

Comme nous le craignions dans nos précédentes éditions, le scénario à l’ivoirienne semble dramatiquement se répéter en République Centrafricaine. Une fois de plus la France intervient militairement avec le blanc-seing de l’ONU, pour officiellement mettre fin à des massacres de civils et « sauver des vies humaines », selon son super-président François Hollande et le Ministre des Affaires Étrangères, le philanthrope Laurent Fabius.

Charitables déclarations et louables intentions  qui masquent difficilement la responsabilité et surtout l’implication de Paris, dans la déstabilisation de ce pays, majoritairement chrétien, livré à une rébellion musulmane venue du Nord. Pourquoi en effet avoir tant tardé pour intervenir, alors que la France maintient sur place une force militaire et ne peut ignorer les affrontements meurtriers opposant depuis de nombreux mois des groupes d’autodéfense de villageois, surnommés « anti-balaka » (ou anti-machettes) à l’ex-rébellion Séléka. Une alliance de groupes hétéroclites arrivée justement au pouvoir en chassant l’ancien président Bozizé en mars 2012… avec la bénédiction tacite de Paris ! Alors volonté politique ou impuissance diplomatique ? 
 
Les enjeux de cette nouvelle opération militaire française, baptisée Sangaris, semblent multiples.Bien que classé parmi les pays les plus pauvres de la planète, en raison de son instabilité, la Centre-Afrique dispose de riches ressources en bois, or, diamants et uranium. Les nouvelles forces armées centrafricaines qui ne sont en réalité qu’un ramassis de milices incontrôlées n’obéissant qu’à des seigneurs de la guerre locaux, mettent le pays sous leur coupe réglée. Sous couvert d’intervention humanitaire et de sécurisation d‘une région, que la France a pourtant sacrément contribué à perturber depuis 2011, notamment en Libye et en Côte-d’Ivoire, Paris cherche surtout à s’assurer du contrôle des ressources. Quitte pour cela à conforter un pouvoir minoritaire et illégitime, en désarmant des milices chrétiennes qui chercheraient à se venger sur des populations musulmanes, notamment d’origine Peules, des multiples exactions, violences et pillages à répétition dont elles sont victimes. Rien de mieux en tout cas pour attiser un conflit ethnico-confessionnel que de croire qu’un gouvernement d’obédience musulmane puisse diriger un pays comportant 80 % de chrétiens. À ce stade, ce n’est plus de l’incompétence mais une réelle politique de tension permanente et les masques tombent enfin, malgré les grandes déclarations de principe prononcées lors du sommet sur la sécurité et la coopération qui se tient actuellement 
 
Paris semble avoir lâché l’Afrique. Ou en tout cas s’être mis en retrait au profit du bloc atlantiste, États-Unis en tête, qui entendent diriger les opérations et superviser progressivement l’ancien pré-carré français. La Françafrique semble avoir cédé le pas à l’Américafrique comme le déclare Patrick Mbemko, auteur de plusieurs ouvrages de géopolitique.

Le projet est dorénavant connu : remodeler le monde en fonction de la nouvelle guerre économique mondiale qui a débuté, et dont l’Afrique sera l’un des champs de bataille, au propre comme au figuré. Aucun pays ne pourra rester neutre et les chefs d’état africains n’ont guère le choix. Soit ils alignent leurs pays sur les visées atlantistes et ils se maintiennent au pouvoir. Soit ils passent outre et ils se retrouvent dans le camp des parias, mis à l’index des nations « éclairées » et s’exposant à des rébellions qui trouveront toujours, miraculeusement, les fonds nécessaires pour armer et entretenir une troupe de plusieurs milliers d’hommes, capables de mettre en échec les armées nationales. 
 
Le but est clair : verrouiller au plus vite le continent africain face à l’avancée commerciale des pays émergents comme la Chine, la Russie ou le Brésil. Pour cela il faut s’approprier rapidement les terres agricoles, les ressources énergétiques ou l’exploitation des richesses minérales. Mais il faut aussi contrôler les corridors d’évacuation comme la « route transversale » qui traverse l’Afrique D’est en Ouest, de l’Océan indien au Pacifique et passe… par la république centrafricaine. Étrangement aucun expert médiatique français n’aborde ces questions. On se contente seulement d’appuyer la version officielle d’une urgence humanitaire. Certains allant même jusqu’à dénier toute légitimité à la moindre réserve ou critique prononcée. Le syndrome rwandais oblige, la culpabilisation artificielle de la France joue parfaitement son rôle de censure psychologique et politique.

Toutes ces guerres humanitaires dissimulent en réalité des opérations néo-coloniales qui n’en portent pas le nom. « L’intervention française sera rapide, elle n’a pas vocation à durer et je suis sûr de son succès », c’est la dernière déclaration d’Hollande-le-va-t-en guerre. Souhaitons-le en tout cas. Car comme personne ne semble se bousculer pour financer cette opération, ni l’ONU, ni l’Union Européenne, ni les sociétés privées qui pourtant tirent d’énormes bénéfices de leur situation sur place, il faut souhaiter effectivement que cette probable victoire tactique, ne se transforme en une défaite stratégique, faute de financements. À moins que comme, certains le supputent, Paris ne consente à supporter toute la charge financière.

La Hollandie en est réduite à rendre de martiaux services en échange d’une partie de sa dette, de son déficit ou de délais supplémentaires à titre de remerciements dans le cadre des relations économiques et politiques avec l'Afrique, espérant ainsi redorer l’image ternie de M. Bricolage.Les militaires français coûtent moins cher que les intérêts de la dette. On comprendrait dès lors plus aisément le retournement stratégique français général et son alignement sur des intérêts contraires aux siens. Comme l’écrivait François de La Rochefoucauld : « Quand on croit servir les autres, on ne fait que se servir à travers eux ». fin de citation. Tout homme a son prix et il est indéniable en tout cas, que même en temps de crise financière, l’argent demeurera toujours le nerf de la guerre. 

 

 

Source : PRO Russia TV

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 17:33

La presqu’île de Bakassi appartient au Cameroun mais pas le pétrole et le gaz qui s’y trouvent. Pauvre Cameroun qui te sauvera de cette déchéance.

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Comment les grandes puissances se sont partagées le pétrole de Bakassi

 

 

Le Président Paul Biya ne pouvait qu’accepter la mise sous tutelle du pétrole de Bakassi.

Le 21 Décembre 1993, les troupes nigérianes envahissent la péninsule de Bakassi plus précisément à Jabane et Diamond. Le 29 mars 1994, le Cameroun saisit la Cour internationale de Justice de La Haye qui reconnaît la souveraineté du Cameroun sur la presqu’île de Bakassi. Le 12 juin 2006, signature de l’Accord de Greentree à New-York (Etats-Unis) «entre la République du Cameroun et la République fédérale du Nigeria concernant les modalités de retrait et de transfert d’autorité dans la presqu’île de Bakassi. Le Nigeria reconnaît que la souveraineté sur la presqu’île de Bakassi est camerounaise conformément à l’arrêt de la Cour International de Justice du 10 octobre 2002».

«14 août 2006. Akwa (Bakassi: retrait effectif des forces armées nigérianes de la péninsule de Bakassi et transfert d’autorité de la République du Cameroun, en application de l’arrêt du 10 octobre 2002 de la Cour Internationale de justice et en conformité avec l’accord de Greentree du 12 juin 2006». Le «14 août 2008. Calabar (Nigeria): Calabar (Nigeria): cérémonie officielle de transfert définitif d’autorité de la presqu’île de Bakassi au Cameroun par le Nigeria, conformément ci l’accord de d’entrée en présence des représentants des autre Etats témoins (Etats-Unis), France, Allemagne et Grande-Bretagne, et du représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, président de la Commission mixte Cameroun-Nigeria, Saïd Djinnit».

Et le 14 septembre 2013, sonne la fin de la période transitoire. Les Nigérians vivant à Bakassi doivent choisir entre prendre la nationalité nigériane. L’article 3 de l’accord de Greentree du 12 juin 2006 dispose : «Le Cameroun, après que le Nigeria lui aura transféré l’autorité, garantit aux ressortissants nigérians vivant dans la presqu’île de Bakassi l’exercice des libertés et droits fondamentaux consacrés par le droit international des droits de l’homme et les autres règles pertinentes du droit international.» En particulier, il s’engage entre autre à: Ne pas forcer les ressortissants nigérians vivant dans la presqu’île de Bakassi… Le Président comprend que les choses seront très dures pour lui.

Acte l
Il s’ouvre à certaines personnes qui lui conseillent d’utiliser la diplomatie et la ruse au lieu de la force car le rapport de forces militaires est en faveur de notre voisin de l’Ouest, le Nigeria. On lui conseille donc d’aller rencontrer George Bush fils, alors Président des Etats-Unis qui a un ascendant sur le Président nigérian Olusegun Obasanjo dont il est un ami personnel.

Paul Biya voyage et rencontre le Président Bush. Ce dernier lui répond qu’il peut régler ce problème mais quel sera le profit personnel qu’il pourra en tirer et pour son pays. Paul Biya lui répond qu’il ne trouve pas d’inconvénient à ce que Bush soit intéressé à l’exploitation du pétrole de Bakassi ainsi que son pays.

Acte 2
Bush convoque le général Obasanjo et lui demande de faire évacuer ses troupes de Bakassi. Obasanjo dit que ses troupes peuvent quitter Bakassi à condition qu’il y trouve son compte dans les puits exploités par Total, société française et Shell, société anglonéerlandaise. Il faut noter qu’entre-temps le dictateur Sani Abacha est mort. Paul Biya accepte les conditions du Président Obasanjo, c’est-à-dire qu’on va verser au Président Nigérian, à titre personnel, intuiti personne une sorte de rente sur le pétrole exploité à Bakassi.

Il est bon de savoir que le Nigeria exploitait le pétrole de Bakassi après l’invasion de 1993. Quand le mauritanien Ould Halmedah, alors représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, président de la Commission mixte Cameroun-Nigeria est interviewé par notre confrère Bouabouvier au sujet de ce conflit, il répondra que le Cameroun va récupérer tout ce qui lui appartient dans la zone de Bakassi «y compris les puits de pétrole en exploitation par le Nigeria…»

Acte 3
Quand le verdict du 10 octobre 2002 de la Cij de la Haye tombe, beaucoup de choses se sont passées. Koffi Arman, le Secrétaire général des Nations Unis a reçu beaucoup d’argent, des milliards de Franc CFA. Les membres de la Cij de la Haye ont reçu des milliards de FCFA. Le Général Président Olusegun Obasanjo a reçu beaucoup d’argent avec une option pour plusieurs années sur le pétrole exploité — C’est à dire qu’on a continué à verser de l’argent à Obasanjo jusqu’au 14 septembre dernier. Les représentants des quatre Etats témoins: Etats-Unités, France,l’Allemagne et la Grande Bretagne) ont reçu beaucoup d’argent.

Acte 4
l’Allemagne a demandé à être associé à l’exploitation de Bakassi en tant que puissance colonisatrice du Cameroun. Paul Biya a accepté: – La France est entrée dans le jeu en tant que puissance tutrice du Cameroun. Ses intérêts seront suivis par la société Total Paul Biya a accepté; – La Grande-Bretagne est dans le partage en tant qu’ancienne puissance coloniale du Cameroun ; – Les Pays-Bas qui ont en copropriété la société Shell avec la Grande Bretagne sont également dans le coup.

En résumé, la presqu’île de Bakassi appartient au Cameroun mais pas le pétrole et le gaz qui s’y trouvent. C’est la triste réalité. Et Paul Biya ne peut pas autoriser l’exploitation de ces richesses sans l’avis des pays cités plus haut. La preuve est là que s’agissant des puits, 76, exploités par Total et Shell dans la zone et dont les revenus allaient au Nigeria, le Cameroun n’a rien depuis que Bakassi lui est totalement revenue.

Par Michel Michaut Moussala

Source : Aurore Plus

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:37

Appel à Rassemblement Jeudi 5 décembre à 18h, Place de la République à Paris contre le plus grand rassemblement de dictateurs sanguinaires d'Afrique.

 

 

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Appel à Rassemblement Jeudi 5 décembre à 18h,

Place de la République à Paris

 

 

Sommet France-Afrique

La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Élysée avec des dictateurs!



A l'initiative de François Hollande, un Sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique aura lieu à Paris les 6-7 décembre. Il s'agit du premier Sommet France-Afrique organisé sous François Hollande, qui a convoqué lui même ce sommet, choisi son thème et décidé de l’organiser à Paris, dans un lieu aussi symbolique que l’Elysée. Comme ses prédécesseurs, le Président français parait ainsi considérer le continent africain comme une zone qui ne doit pas échapper à l’influence de la France.

Dans la tradition des Sommets France-Afrique, la plupart des dictateurs africains du « pré-carré » francophone seront présents. Parmi eux, le tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Compaoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers Ali et Faure des régimes Bongo et Gnassingbé au Gabon et au Togo et le président djiboutien Oumar Guelleh. Tous bénéficient du soutien diplomatique, économique (via l’aide publique) et militaire ou policier de la France. Quasiment tous ont été reçus au moins une fois à l’Elysée depuis l’élection de François Hollande. Tous soutiennent la France dans ses nombreuses interventions militaires menées sur le continent africain, où elle dispose toujours de bases militaires et de forces pré-positionnées. En échange de leur soutien à ces interventions, comme celle menée récemment au Mali, ces dictateurs attendent le silence de la France sur leurs exactionsLes démocrates tchadiens, togolais et djiboutiens ont ainsi subi dans leur chair en 2013 les conséquences diplomatiques du soutien de leurs chefs d’État à l’opération Serval[1].



Les dictateurs de la Françafrique sont auteurs de nombreuses violations des droits de l’Homme documentés par un grand nombre de rapports émanant d’ONG et organisations internationales. Le soutien de la France à des dictateurs, les ventes d’armes et les nombreuses interventions militaires menées par la France sur le continent africain pour les soutenir (comme au Tchad en 2006 puis 2008) n’ont en rien amélioré la sécurité et les conditions de vie de leurs populations. La situation actuelle en Centrafrique, où la France a installé et/soutenu tous les dictateurs qui se sont succédés, est une des illustrations des conséquences de cette funeste politique. Et lorsque la France prétend intervenir au nom des droits de l’Homme et dans un cadre multilatéral, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire, en Libye ou au Mali, c’est toujours avec des motivations ambiguës, liées à ses intérêts géostratégiques.


>

Considérant qu’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique ne doit pas se tenir à l’initiative et sur le sol d’une ex-puissance coloniale caractérisée par son ingérence sur le continent et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix, nous, associations et citoyen-ne-s français-e-s et africain-e-s réclamons :

-          L’annulation de ce sommet

-          La fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs

-          La suppression des bases militaires françaises en Afrique

 

Depuis une vingtaine d’années, des représentants de la société civile française et africaine ont pris l’habitude de réagir et d’organiser en contre-point des sommets France-Afrique des temps d’échange, de revendication et de mobilisationNos organisations proposent aux citoyens et aux organisations de se rassembler le Jeudi 5 décembre prochain, Place de la République, sous le mot d’ordre ci-dessus.


 

Premiers signataires : Survie, Afriques en lutte, La Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD), Sortir du Colonialisme, L’Union des Populations du Cameroun…

 



[1] Voir :     FIDH, Djibouti : arrestations et procès se poursuivent en silence, communiqué de presse,  juillet 2013

                Amnesty International. Togo : Usage excessif de la force et décès en détention, Communiqué de presse, mai 2013

                FIDH, Tchad : vague de répression sur fond de tensions militaires. Communiqué de presse, juin 2013

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:32

COUACS EN CENTRAFRIQUE ET EN SYRIE : LES POLITICIENS OCCIDENTAUX SONT-ILS DES AMATEURS OU JUSTE A VENDRE ? de Jean-Paul Pougala.

Pougala

 

" L'Afrique a besoin d'un nouveau type de citoyen, dévoué, modeste, et bien informé qui renonce à lui pour servir l'Afrique et l'humanité, un homme dont la force soit l'humanité, et sa grandeur l'intégrité" Kwame N'krumah.

 

Cette citation du premier président Ghanéen nous montre qu'avant de poser la question du modèle de gestion de la chose publique que ce soit en Afrique ou n'importe où dans le monde, il y a tout d'abord la nécessité de définir quel type d'homme doit l'incarner. Ce problème ne date pas d’aujourd’hui, mais se pose depuis toujours, et en Afrique depuis au moins 50 ans. Dans la leçon n° 47, nous avions évoqué des conditions pour qu'on parle et espère l'avènement d'une probable renaissance africaine. Aujourd'hui, nous allons parler des faiblesses des modèles que l'Afrique a naïvement copiés et surtout montrer pourquoi de toutes les façons, là où l'original n'a pas marché, ce n'est certainement pas en Afrique que la copie fera des miracles.  Nous allons voir ensuite à travers la crise centrafricaine, comment l'Afrique est flouée par ceux-là mêmes qui organisent des conférences pour soi-disant assurer sa sécurité. Et pour finir, nous verrons la fin tragique prochaine de l’’auto-proclamée plus grande démocratie du monde’ à commencer par sa monnaie, que son plus grand soutien la Chine, a tout simplement décidé de laisser couler.

 

A- UN MINI-SOMMET LE 7/12/2013 A PARIS POUR LA SECURITE EN CENTRAFRIQUE

 

L'UE a fait 26 sommets en 2 ans sur la crise économique en Europe sans jamais réussir à résoudre le moindre problème que ce soit en Grèce, au Portugal ou en Espagne. Ce ne sera pas un mini-sommet sur la sécurité en Afrique ou sur la Centrafrique qui fera des miracles.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le président français Hollande fait tout pour être au centre de l'attention de l'Afrique. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'avec le Sommet annuel de Pékin et d'Addis-Abeba, entre l'Union Africaine et la Chine, l’Empire du Milieu a déjà monté les enchères. Et désormais, si un pays n'a pas d'argent avant d'inviter les Africains pour de l'enfumage, tout ce qu'il pourra dire, sera sans objet et nul et non avenu.

 

Donc, je ne m'inquiète pas de l'inutilité de ce sommet, parce qu'il accouchera d'une toute petite souris : la déclaration finale de bonnes intentions, pas plus.

Après quoi, chacun rentrera chez lui comme il est venu, et restera à l'état où on l'avait laissé avant le sommet. Il ne faut jamais oublier qu'en Côte-d'Ivoire, la France avait un accord de défense militaire avec le pays qu'elle n'a pas appliqué lors de la rébellion de 2000 et qu'elle a plutôt activement financé. Et si tout ce bruit ne servait qu'à préparer la carrière africaine du président français après son mandat à la tête de l'état français ? Avant de voir comment et pourquoi, avec l'exemple de l'ancien premier ministre Britannique et son fameux plan pour l'Afrique, examinons dans les détails pourquoi la seule idée d'aller à Paris parler de la sécurité en Afrique ou tout simplement en Centrafrique n'est que de l'enfumage et rien de plus.

 

B- LE CRIME D'AGRESSION

 

C'est à travers le fameux "Statut de Rome" qu'a été adopté la tant décriée "Cour Pénale Internationale" (CPI), le 17 juillet 1998, à Rome en Italie. Ce qui nous intéresse aujourd'hui pour notre analyse, est l'article 8bis de ce Statut qui ne figurait même pas dans l'original de 1998, mais a été ajouté 12 ans plus tard, c'est-à-dire en 2010. Il stipule ceci :

 

« Aux fins du présent Statut, le « crime d’agression » signifie la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure d’exercer un contrôle ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies. »

 

Nous allons voir à travers 2 exemples précis que ce sont ces mêmes pays européens qui sont à l'origine de la création de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui violent tous les jours les règles fixées par eux-mêmes.

 

C- L'AGRESSION AVORTEE DE LA GRANDE BRETAGNE CONTRE LE ZIMBABWE

 

Il y a moins d'une semaine, le 28/11/2013, à la une du quotidien britannique "The Telegraph", il y  a eu un article passé presque inaperçu, mais qui disait long sur la dangerosité que certains dirigeants européens véreux représentent pour l'Afrique. Voici le titre :

 

 "Tony Blair’s Government asked South Africa to help Britain invade Zimbabwe and topple Robert Mugabe by force"

 

Le quotidien reprenait les propos de l'ancien président Sud-Africain Tabo Mbeki de 1999 à 2008, à qui le Gouvernement du Travailliste Tony Blair avait tout simplement demandé l'aide de l'Afrique du Sud pour envahir le Zimbabwe et assassiner son président Robert Mugabe, lorsqu'en l'an 2000, 20 ans après l'indépendance du pays et après 20 ans de silence de la Grand Bretagne sur sa promesse d'indemniser ses fermiers pour restituer les terres à leurs propriétaires originaux, le président Mugabe avait tout simplement décidé d'exproprier les fermiers britanniques sans attendre les promesses manquées de Londres et de les restituer aux paysans zimbabwéens qui en avaient été sauvagement chassés durant l'apartheid. A ce sujet, voici ce que déclare plus précisément l'ex-président sud-africain Tabo Mbeki, et par là on commence aussi à comprendre les vrais contours de son écartement du pouvoir et son remplacement par un Zuma qui ne comprenait que la moitié des enjeux :

 

“The problem was, we were speaking from different positions, there were other people (Tony Blair) saying ‘yes indeed there are political problems, economic problems, the best way to solve them is regime change. So Mugabe must go’. This was the difference. So they said ‘Mugabe must go’. But we (Tabo Mbeki) said ‘Mugabe is part of the solution to this problem’.”

 

En d'autres termes, Monsieur Mbeki explique comment il a résisté à la pression que lui mettait Tony Blair, pour les aider à renverser le président Mugabe. On lui expliquait qu'au Zimbabwe, il y avait trop de problèmes sous Mugabe: politiques, économiques et que la meilleure manière de les résoudre était de faire partir son président par la force. Et Monsieur Mbeki de répondre à Monsieur Blair plus ou moins ceci : « Oui il y a tous ces problèmes que vous citez, mais vous oubliez que Monsieur Mugabe est une partie de la solution du problème et non l'inverse».   

 

Pour confirmer ces propos, c'est en 2012 que Tony Blair a reconnu dans ses mémoires qu'il avait élaboré un plan pour aller tuer Mugabe et que c'est parce qu'il avait eu peur de la Chine qu'il avait mis fin à ce dessein, notamment à cause de très nombreux investissements chinois dans le pays, comme la plus grande raffinerie au monde de platine qui a couté 10 milliards de dollars, faisant du Zimbabwe le premier exportateur de platine déjà traité au monde et une croissance à 2 chiffres malgré l'embargo de l'Union Européenne.

 

D- LA COMPLICITE D'AGRESSION DE LA FRANCE CONTRE LA CENTRAFRIQUE

 

Par son comportement dans le processus qui a porté aujourd'hui au drame centrafricain, la France peut être accusée de "complicité de crime d'agression".

 

En Centrafrique, lors de l'avancée des rebelles de la Seleka (dont le quartier général, au moment des faits, se trouvait à Paris), lorsque le président centrafricain Bozizé a demandé à la France l'application des accords de défense, le président Hollande lui a répondu par un communiqué officiel de l’Élysée ceci : L’ARMÉE FRANÇAISE EST EN CENTRAFRIQUE POUR SOUTENIR LES POPULATIONS ET NON LES RÉGIMES.

 

Comme je ne peux pas mettre en doute le fait qu'à l'ENA où a étudié le président français, on ne lui a pas enseigné que les régimes politiques sont là pour représenter les peuples qu'ils administrent et que nulle part au monde, il n'existe d'accord direct entre les peuples, mais indirectement à travers leurs dirigeants et les régimes politiques qu'ils incarnent, je suis en droit de déduire que ce communiqué de l'Elysée n'était que de la fumée aux yeux pour favoriser l'agression du pays par des rebelles amis de la France en ce moment là.  Parce qu'il ne peut exister une relation directe entre le peuple français et le peuple centrafricain, mais dans le modèle dit de "démocratie représentative", il existait des accords entre les représentants du peuple français et les représentants du peuple centrafricain. A ce titre, le président Bozizé était le représentant du peuple centrafricain, qui avait tout simplement demandé au représentant du peuple français d'appliquer les accords de défense commune qui les liaient depuis 50 ans, et en vertu de quoi, l'armée française stationnait sur le territoire centrafricain. Avoir unilatéralement omis d'appliquer cet accord de défense est la preuve de la complicité française dans la crise que la République centrafricaine vit aujourd'hui et pour laquelle la même France se présentera cette semaine aux Nations Unies en sauveuse.

 

Et donc affirmer que la France soutient le peuple centrafricain et non ses représentants mériterait un gros ZÉRO en devoir de "Sociologie Politique" en toute première année de n'importe quelle faculté ou école de Sciences Politiques.

 

Lorsqu'en plus c'est la même France qui se fait protagoniste jusqu'aux Nations Unies pour prétendre courir résoudre le problème de la sécurité en Centrafrique qu'elle a sciemment laissé s'enfoncer au moment où elle a été sollicitée, relève de l'amateurisme en géostratégie dont fait preuve le président français depuis son arrivée à l’Élysée, que ce soit pour son soutien militaire et maladroit à la rébellion djihadiste syrienne, son appui aux islamistes centrafricains de la Seleka à travers ses meilleurs alliés Qatari et Tchadiens ou dans le dossier du nucléaire Iranien, on est un peu perdu et on peut légitimement se poser la question de savoir à quoi joue la France ?. Dans les accords sur le nucléaire iranien par exemple, elle a donné l'impression d'être complètement à côté de la plaque, en brandissant des menaces tout en sachant bien que personne n'en tiendrait compte pour la signature de l'accord entre les vrais protagonistes du dossier : les USA d’un côté et l'Iran sous protection russe et chinoise de l’autre côté, les seuls 3 qui comptaient dans le dénouement du problème.

 

Avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, on avait déjà touché le fond, avec un mercantilisme démentiel de la politique nationale et internationale. Voilà pourquoi il bénéficie d'autant d'indulgence et de circonstances atténuantes, mois après mois de couacs et d'amateurisme en politique étrangère. La sécurité en Afrique ne saurait en être une exception.

 

E- LA SECURITE DES ETATS AFRICAINS EN CAUSE

 

La sécurité en Afrique est un problème lié au partage des ressources. Mais pour bien partager, il faut que l’assiette soit suffisamment grande pour tout le monde et pour y parvenir, il faut déjà stopper la spoliation du continent qui dure depuis trop longtemps avec la complicité de ceux qui prétendent aujourd'hui organiser des sommets pour notre sécurité.

 

La différence abyssale des revenus de notre sous-sol, entre les anciens accords miniers avec les Européens et les nouveaux contrats miniers avec la Chine est là pour prouver de la gravité du pillage de l'Afrique depuis au moins 50 ans depuis la pseudo-indépendance. Maintenant, l'Afrique commence à peine à profiter de son sous-sol, parce que la crise économique en Europe ayant fermé beaucoup d'usines qui se nourrissaient presque gratuitement du sous-sol africain, cette Europe n'a plus tellement besoin de nos ressources du sous-sol et donc, elle n'a plus un grand intérêt à long terme, à financer les rebellions pour les avoir, comme elle l'a toujours fait. Ce qui nous laisse dans une certaine sérénité pendant de nombreuses années à venir. La conséquence immédiate est que sur les 54 pays africains, à peine 4 sont en difficulté sur le point de leur sécurité. On ne peut donc pas faire croire aux africains qu'il y a un problème urgent de sécurité au point d'en faire des sommets internationaux. Cela concourt à créer une inutile anxiété, très dangereuse au climat nécessaire pour la prospérité. Il ne faut jamais oublier que la première guerre est médiatique.

 

Et cela est une violation de la part des pays qui se proclament "Communauté Internationale", des règles qu'ils ont eux mêmes préparées et votées, avant d'être mises en application dans le monde entier et notamment la Résolution des Nations Unies n° 110, du 3 novembre 1947, traitant des « mesures à prendre contre la propagande en faveur d’une guerre et contre ceux qui y incitent. Et, à sévèrement sanctionner toute propagande de nature à provoquer ou à encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression ». Lorsqu'on utilise sa puissance médiatique pour créer la psychose, l'anxiété de toute une population, par l'insinuation permanente à travers un matraquage médiatique d'une Afrique prétendument au bord du chaos total, au point d'envisager des sommets hors d'Afrique pour parler d'Afrique.  

 

Éviter de tomber dans ce piège est déjà salutaire. Pour le reste, une meilleure redistribution des nouveaux revenus qui proviennent des accords avec le nouveau partenaire chinois devrait être largement suffisante pour créer et instaurer une véritable justice sociale, seul gage selon moi, de la sécurité d'une Nation.

 

 

F- DES CONSEILLERS EUROPEENS QUI SE SONT TROMPES DE SIECLE

 

Lorsqu'on observe le cafouillage et l'amateurisme avec lesquels le président français Hollande a abordé la crise centrafricaine, on est en droit de se demander dans quel état d'ébriété se trouvent les conseillers des dirigeants européens. Pour le savoir, il nous suffit juste de voir à quel point les penseurs européens sont déconnectés de la réalité. Prenons l'exemple du conflit syrien : Alors que les intellectuels français encourageaient le président Hollande d'aller bombarder même tout seul la Syrie, même en oubliant les mises en garde de Moscou, du côté américain, ce sont les intellectuels qui demandaient à Obama de ne pas commettre la plus grosse erreur stratégique de son mandat de président. Pour bien comprendre  l'état de confusion des conseillers du président français, comparons les intellectuels français et américains dans le conflit syrien.

 

1- EN FRANCE

Le 22 Octobre 2012, dans le quotidien français Le Monde  il y a un appel des intellectuels français demandant à leur président d'aller livrer la guerre contre la Syrie, avec le titre tout aussi ronflant : "Assez de dérobades, il faut intervenir en Syrie !".

 

Il s'agissait de : Jacques Bérès, chirurgien de guerre ; Mario Bettati, professeur émérite de droit international ; André Glucksmann, philosophe ; Bernard Kouchner, ancien ministre ; Bernard-Henri Lévy, philosophe, directeur de la revue "La Règle du jeu" et membre du conseil de surveillance du "Monde".

 

C'est sur la base de leurs conseils que le président Hollande va renvoyer l'Ambassadeur Syrien de Paris et prendre possession de l'Ambassade où  il accrédite lui même un prétendu nouvel ambassadeur provenant des rebelles syriens. En général, c'est un état qui envoie son ambassadeur auprès d'un autre état. Dans ce cas, ce sont des intellectuels français qui ont conseillé à leur président de fouler aux pieds les règles de la diplomatie internationale.

 

Voici ce qu'ils écrivent dans cette page du journal :

"Les gangs barbares des Assad (...) sont les ennemis de l'avenir démocratique de la Syrie. Ce sont les ennemis de la paix au Moyen-Orient. Ce sont nos ennemis".

 

Lorsqu'on lit ces mots on se demande s'ils savent que livrer les armes à la rébellion syrienne c'est soutenir des djihadistes qui tôt ou tard vont rentrer en France commettre les mêmes attentats qu'ils se sont entrainés à commettre en Syrie. On se demande si au moins ils connaissent cette triste vérité. Eh bien ils assument complètement. Voici ce qu'ils affirment dans cet appel du 22 octobre 2012 dans le Journal Le Monde :

 

« Oui, il y a de plus en plus d'extrémistes dans l'opposition syrienne. Oui, il y a des djihadistes étrangers qui viennent renforcer les rangs des combattants. Oui, ils sont de plus en plus nombreux chaque semaine. Oui, ces quelques milliers de fanatiques, nationaux ou venus de l'extérieur, commettent des attentats-suicides qu'il faut condamner. Et oui encore, les insurgés se tournent d'autant plus volontiers vers le fondamentalisme que seuls les pays sous régime islamiste leur fournissent une aide réelle - qu'elle soit humanitaire, financière ou militaire ». Apparemment, pour eux, la précédente initiative en Libye se serait soldée par un grand succès, avec ce pays aujourd’hui plongé dans le chaos le plus total. 

 

Et alors ? Sont-ils devenus juste fous ?  Oui, complètement. Et c'est la déclaration successive qui va nous en apporter les preuves. Voici ce qu'ils affirment dans le même texte :

 

"Le Conseil de sécurité de l'ONU étant paralysé par les vetos russe et chinois, n'importe quelle autre alliance est justifiée pour arrêter les rivières de sang qui coulent dans les villes syriennes. Vladimir Poutine, lui, n'a attendu aucun feu vert d'une quelconque instance pour fournir un appui en armes et munitions à son protégé syrien. Lequel reçoit aussi un soutien financier de l'Iran et de l'Irak, ainsi que le renfort en hommes du Hezbollah".

 

Voilà des messieurs qui se revendiquent d'être la "démocratie incarnée" et qui contournent les règles démocratiques que la communauté mondiale s'est données à travers le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Et ils affirment, en d'autres termes : puisque démocratiquement, nous ne pouvons être autorisés à aller livrer la guerre à un pays souverain, toute autre alliance est justifiée. C'est à dire, en violation complète de l'article 8 alinéa 2 du Statut de Rome. Ils auraient donc été passibles d'une inculpation par la Cour Pénale Internationale pour crime d'agression. Mais on le sait, cette Cour est là juste pour les Africains non dociles.

 

Ils prétendent que la Russie aide la Syrie. Ils font semblant d'oublier que c'est bien dans le respect des conventions internationales, selon lesquelles les livraisons d'armes se font entre Etats reconnus aux Nations Unies et que jusqu'à la preuve du contraire, c'est bien le gouvernement de Assad qui va représenter la Syrie dans toutes les instances internationales, y compris la prise de parole à l'Assemblée générale des Nations Unies. La vraie folie vient lorsqu'ils écrivent noir sur blanc que le président Assad reçoit l'aide de l'Irak. Il s'agit bien de l'Irak sous administration américaine depuis qu'un autre Va-t-en guerre, le président américain Bush a transformé le pays le plus prospère de la péninsule arabique en foyer de salafistes en tout genre. 

 

2- AUX ETATS UNIS D'AMERIQUE

C'est dans le quotidien américain Boston Review du 15 Aout 2013 dernier, que l'historien et ancien politicien canadien, Michael Ignatieff fait le parallèle avec la Yougoslavie où les Européens portent la lourde responsabilité d'avoir poussé au démentiellement de l'organisation étatique pour arriver au démembrement de la Yougoslavie et arrive à poser une question à Obama qu'aucun intellectuel français n'a eu le courage de poser à Hollande lorsqu'il a contribué à faire écrouler l'organisation étatique centrafricaine. Il dit en substance, lorsque l'ordre étatique s'effondre, ce sont les groupes ethniques et confessionnels qui se posent la question : Et maintenant, qui nous protègera ?  Voici en détail ce qu'il déclare:

 

"When state order collapses, as it did in Yugoslavia in the 1990s, as it is doing now in Syria, chaos unleashes existential fear among all the groups who had once sheltered under the protection of the state. Such fear makes it difficult to sustain multi-confessional, pluralist, tolerant orders when dictatorship falls apart. When state order collapses, every confessional or ethnic group asks one question: Who will protect us now?"

 

Et Michael Ignatieff d'ajouter, à l'adresse des aventuriers qui veulent aller bombarder la Syrie, qu'en 1995 la Russie était à genoux et la Chine se cherchait encore. Alors qu'aujourd'hui, ces deux ont mis un double veto au Conseil de Sécurité dans cet exercice démocratique que l'occident reproche à ces deux pays de ne pas appliquer dans leurs pays respectifs. Il affirme :

 

"Aucun de ces deux pays ne pouvait s’opposer à une intervention. La crise syrienne révèle à présent les contours d’un tout autre monde."

 

Déjà au mois de mars 2013, il déclarait dans le quotidien canadien Globe and Mail ceci :

 

"C’est un imbroglio. La prudence est de mise. Mais la communauté internationale a l’immense responsabilité d’éviter que le pire ne survienne après la chute d’Assad"

 

3- OBAMA DOIT SOUTENIR ASSAD EN SYRIE

Certains intellectuels américains sont allés encore plus loin, demandant au président Obama ni plus ni moins que le soutient militaire et financier à Assad en Syrie. C'est le cas du commentateur conservateur américain Daniel Pipes, qui dans le quotidien le Washington Times, du jeudi 11 Avril 2013, déclare qu'il ne peut plus jouer le rôle de l'intellectuel neutre devant la montée de l'islamisme en Syrie et qu'il change d'idée et passe de neutre à l'appui pour un soutien indéfectible de l'administration Obama pour Bashar Al-Assad. Il fait un parallèle avec la deuxième guerre mondiale où devant un ennemi commun, le Nazisme, les USA ont fait une alliance stratégique avec l'Union Soviétique pour encercler et vaincre l'ennemi. Voici ce qu'il déclare :

 

"Staline était un bien pire monstre que Bashar Al-Assad, mais, après 1941, il était indispensable de contenir les troupes allemandes sur le Front de l’Est et donc de soutenir l’Union Soviétique".

 

Il va même jusqu'à se moquer de son président qui a débloqué la somme de 114 millions de dollars pour soutenir selon lui, les BONS-REBELLES qui pour Obama devaient combattre plus contre Assad que contre les MAUVAIS REBELLES (Salafistes). Mais il conclut en disant que Obama lui même sait que si Bashar Al-Assad perd, ce sont les "Mauvais Rebelles", mieux entrainés, plus équipés et moins peureux qui vont tuer les Bons-Rebelles de Obama et récupérer tout leur arsenal pour continuer le travail de Osama Bin Laden, cette fois-ci depuis un sanctuaire que les USA auront contribué à construire pour eux, la Syrie.

 

Voici en original ce qu'il déclare ce 11 avril 2013 sur Washington Times :

 

"Analysts agree that the erosion of the Syrian regime’s capabilities is accelerating, that it continues to retreat, making a rebel breakthrough and an Islamist victory increasingly likely. In response, I am changing my policy recommendation from neutrality to something that causes me, as a humanitarian and decades-long foe of the Assad dynasty, to pause before writing: Western governments should support the malign dictatorship of Bashar Assad."

(...)

"Through most of World War II, Nazi Germany was on the offensive against Soviet Russia and keeping German troops tied down on the Eastern Front was critical to an Allied victory. Franklin D. Roosevelt, therefore, helped Josef Stalin by provisioning his forces and coordinating the war effort with him. In retrospect, this morally repugnant but strategically necessary policy succeeded. Stalin was a far worse monster than Assad."

 

 

G- LES INTELLECTUELS NORD-AMERICAINS PLUS HUMANISTES QUE LES EUROPEENS?

 

Il fut un temps où l'humanisme était la définition même des intellectuels européens qui traitaient leurs collègues Nord-Américains de mercantiles et au service des puissants groupes économiques. Mais, lorsque nous observons les différentes crises au niveau international, on constate que les intellectuels américains ont 10 fois plus de courage d'aller souvent même frontalement contre le système dominant que leurs collègues européens. On a vu des metteurs en scène de Hollywood comme Michael Moore affronter à visage découvert, les zones d'ombre de l'attaque des deux tours jumelles à New-York du 11 Septembre 2001. On l'a revu récemment aller tout aussi frontalement contre le puissant lobby américain des fabricants d'armes en frappant à la porte de la résidence de son président pour le mettre en difficulté avec ses questions dérangeantes. Mêmes, les politiciens ne sont pas en reste : dans la crise ivoirienne, on a vu l'ancien candidat aux primaires républicaines à la présidentielle de 2012, Ron Paul, traiter monsieur Ouattara de génocidaire, lors de sa première visite officielle à Washington.

 

Du versant européen, c'est un désert absolu, lorsque les intellectuels ne sont pas eux-mêmes les va-t-en guerre. Sur le plan politique, on a vu l'ancien candidat aux élections présidentielles françaises 2007 pour le parti anticapitaliste, Besancenot déclarer ceci :

 

"En Syrie, nos révolutionnaires sont au combat contre un dictateur qui doit partir"

 

Depuis quand les islamistes, djihadistes sont-ils des révolutionnaires ?

 

H- DANS QUELLES CONDITIONS LE PRESIDENT FRANCAIS EST-IL CONSEILLE POUR SON AVENTURE CENTRAFRICAINE ?

 

Lorsqu'on voit le degré d'amateurisme du président français sur les questions de politique étrangère, on se demande bien s'il a des conseillers qui comprennent les notions élémentaires de la géopolitique mondiale. On a vu au Mali, l'armée française empêcher l'armée malienne d'entrer à Kidal et ensuite, organiser les élections politiques sans avoir pacifié tout le pays ! Aujourd'hui, on écoute les mêmes qui hier nous expliquaient pourquoi les rebelles qui venaient du Tchad voisin allaient sauver le pays d'un méchant Bozize, nous raconter l'exact contraire, c'est à dire que le gentil Bozize devrait revenir au pouvoir pour chasser les méchants de la Seleka. Et pourquoi tout ce couac, pourquoi tant d'amateurisme dans un pays qui nous a fait vibrer le cœur en sachant prendre la bonne décision lors de l'invasion de l'Irak par l'armée américaine sous le président Georges Bush le 19 mars 2003 ?.

 

Pour comprendre le degré de soumission et de renoncement à la dignité personnelle de certains intellectuels européens pour se mettre complètement au service des puissants du moment,  voici la copie de la lettre que les enquêteurs français ont retrouvé au domicile de l'actuelle directrice du Fond Monétaire International Christine Lagarde lors de la perquisition du 20 mars 2013 dernier avant son audition du 23 mai 2013 dans le faux de l'arbitrage de l'affaire Bernard tapie - Crédit Lyonnais, lorsqu'elle était ministre de l'économie (une juriste, ministre de l'économie, pas au Laos ou en Somalie, mais en France). Voici ce qu'elle avait écrit à Nicolas Sarkozy alors président de la République ; Cette lettre a été rendue publique dans le quotidien français Le Monde du 17/06/2013. Jugez-en vous mêmes :

 

"Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement", écrit la patronne du FMI.

 

"1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.

2) J'ai fait de mon mieux et j'ai pu échouer périodiquement. Je t'en demande pardon.

3) Je n'ai pas d'ambitions politiques personnelles et je n'ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t'entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.

4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.

5) Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d'être inefficace, sans soutien je risque d'être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L. "

 

Christine Lagarde a bien été récompensée par son allégeance à Sarkozy. Et peut tranquillement aller enseigner la bonne gouvernance aux naïfs africains. Mais, pour comprendre la sincérité ou non des initiatives des dirigeants européens en faveur du continent africain, il suffit de se poser une autre question :  

 

I - QUE DEVIENNENT LES DIRIGEANTS EUROPEENS A LA FIN DE LEUR MANDAT ?

 

Pour comprendre si des dirigeants politiques ont fait leur métier guidé par un idéal ou juste par l'argent, avant de juger de l'utilité de leurs prises de positions condescendantes vis à vis du continent africain, pour qui tous semblent s'apitoyer, il suffit de se demander ce qu'ils sont devenus à la fin de leurs mandats à la tête de l'état. A la fin de leur carrière politique, parce qu'évincés du pouvoir à la suite d'un vote malheureux, la quasi totalité des dirigeants européens créent des fondations. Ces fondations ont plus l'air d'associations caritatives de mendicité dont la finalité est de spolier encore plus ces mêmes pays que, lorsqu'ils étaient au pouvoir, ils donnaient l'impression d'aider.

 

Lorsque Tony Blair alors premier ministre Britannique lance son fameux plan pour l'Afrique, il sait très bien que son plan n'est que de la fumée aux yeux des dirigeants africains les plus naïfs. Un pays en Europe va s'indigner officiellement ; ce pays, c'est l'Allemagne qui prouvera par A + B qu'il ne s'agissait là que d'un plan bidon pour gagner facilement la sympathie des africains. Ce que les allemands ne savent pas, lors de leurs critiques acerbes contre Tony Blair, est que ce plan n'était au fond élaboré qu'en préparation du nouveau travail qu'il s'apprête à faire après son travail de premier ministre, c'est-à-dire, aller lui aussi puiser dans les caisses des pays africaines, à travers une énième ONG bidon qui prétendra elle aussi d'être là pour aider les africains à se développer. C'est ce qui va ponctuellement arriver lorsqu'il perd les élections et est contraint d'abandonner la politique. Et devinez un peu comment avec tellement d'originalité Tony Blair va appeler son ONG pour aller mendier en Afrique ? AGI pour African Gouvernance Initiative, c'est à dire : Initiative de Gouvernance Africaine. La honte ne tue plus. Donc, de son expérience pour le monde entier, il n'a vu que l'Afrique où il peut venir arnaquer les dirigeants naïfs dont on a soutenu la venue au pouvoir sous le prétexte de la démocratie. Il ne pouvait pas trouver mieux pour frapper lui aussi à la porte des pays africains comme conseiller spécial de quelques chefs d'états avec une paye aussi élevée qu'on se demande s'il ne s'agit pas d'un véritable racket présidentiel.

 

A ce jour, Tony Blair vit plutôt très bien, grâce à ses entrées d'argent qui proviennent de 4 pays africains : la Guinée, le Rwanda, le Libéria et la Sierra Leone. Combien ces 4 pays payent à Monsieur Tony Blair par an? Je n'ai pas pu obtenir d'information. Par contre, selon une information publiée par le quotidien britannique The Telegraph du 19 mars 2013 sous la plume du Chef Reporter, Robert Mendick, Toney Blair est propriétaire d'une autre entreprise privée de conseil, dénommée Tony Blair Associates, qui a un contrat de consultant commercial depuis 2009 avec la : Mubadala Development Company, un fonds souverain de 20 milliards de dollars, de propriété du gouvernement d'Abu Dhabi. Mubadala verse à Tony Blair par an, un salaire de 1 million de Sterling, c'est à dire, 1,2 million d'Euros, selon The Telegraph. Et ce journal en mars justement, accusait Tony Blair de conflit d'intérêt parce qu'il a un contrat de conseil avec la Guinée et un autre avec Mubadala. et c'est lui qui a fait signer un accord minier entre le gouvernement guinéen et Mubadala.

 

Le journal révèle qu'en Guinée il y a un autre proche de Tony Blair, un certain M. Oleg Deripaska,  propriétaire d'une mine de bauxite et d’une fonderie en Guinée à travers sa compagnie Rusal, premier producteur mondial d'aluminium. Et en 2009, Deripaska a versé à une autre ONG de Tony Blair dénommée « La Campagne Sortir de l'impasse climatique », la somme de 300.000 Livres Sterlings, environ 360.000 euros pour encourager Tony Blair à résoudre le problème de réchauffement climatique dans le monde. Le même Blair qui reçoit un salaire de 1 million de Livres Sterling par an de la banque JP Morgan, toujours comme consultant, 1,2 million d'euros, devait octroyer à Russel un prêt de 3 milliards de dollars, de l'argent Libyen que Tony Blair devait convaincre Kadhafi de verser à la banque d'investissement JP Morgan à travers la Libyan Investment Authority. Quite  à la JP Morgan de reverser l'argent à la compagnie Rusal de Deripaska, ami de Tony Blair, propriétaire de l'ONG Initiative de Gouvernance Africaine, pour enseigner aux africains comment on fait la bonne gouvernance. Mais le Guide Libyen avait refusé ce financement. Le journal britannique conclut que Tony Blair, depuis qu'il a cessé d'être Premier Ministre a accumulé une fortune qui avoisine les 40 millions de Livres Sterlings, c'est à dire 48 millions d'euros. De ce montant, combien ont été payé sur le dos des analphabètes et chômeurs africains que notre bienfaiteur prétend sauver ?

 

Selon le quotidien français Le Monde du 27 Mai 2010, Tony Blair touche quatre millions de livres par an (4,7 millions d'euros) pour sa fonction de conseiller auprès des banques JP Morgan Chase et Zurich Financial Services. Le gouvernement du Koweit lui verse 1 million de Sterling par an, le gouvernement du Kazakistant lui verse 9 millions de Sterline par an. Mais ce qui pose plus problème, c'est son activité de consultant pour le groupe pétrolier sud-coréen, UI Energy Corporation, pour lequel il est accusé d'avoir entrainé la Grande Bretagne en guerre contre l'Irak, afin de favoriser cette compagnie pour l'obtention des puits de pétrole. Et en effet, aujourd'hui, la UI Ernegy Corporation contrôle plusieurs puits de pétrole au Kurdistan Irakien. Ce n'est pas moi qui l'accuse, mais le député libéral-démocrate Norman Baker, qui a conclu que : "Tony Blair est à vendre. Il n'est plus intéressé que par l'argent". La farce pourrait même être divertissante si au final, pour la sécurité de Tony Blair, jusqu'à sa mort, le contribuable Britannique ne payait pas chaque année la somme de 2 millions de  livres sterlings et continuait de percevoir les 150.000 sterlings par an, comme ancien premier ministre britannique.

 

J- LES TENTACULES DES ONG  PRESIDENTIELLES POUR PILLER LES PAUVRES

 

C'est l'ex président américain qui bat le record des champions de la démocratie qui lorsqu'ils sont en poste, disent tout le mal qu'ils pensent des dictatures et une fois leur mandats terminés, pour une poignée de dollars, ils se mettent tous au service des dictateurs qu'ils ont tant décriés durant leurs campagnes électorales pour tromper les ignares électeurs. Combien Bill Clinton gagne-t-il par an depuis qu'il a cessé d'être président ? Personne ne le savait. C'était un secret bien gardé, jusqu'à ce jeudi 20 décembre 2008 lorsque, cédant à la demande du nouveau président élu, Barack Obama, Bill Clinton est obligé de rendre public, la liste des donneurs de sa fondation et les montants reçus. C'était la condition pour que son épouse Hilary Clinton soit nommée  Secrétaire d'Etat dans le nouveau gouvernement qui allait prendre ses fonctions avec la prestation de serment le 20 Janvier 2009….

 

Surprise. Le quotidien américain Washington Post a examiné scrupuleusement la liste des  200.000 donateurs surtout d'une autre ONG appartenant à Bill Clinton dénommée : Clinton Global Initiative à travers laquelle il a reçu environ 165 millions de dollars en provenance des gouvernements de pays étrangers dont l'Arabie Saoudite qui venait en tête avec 25 millions de dollars versés chaque année à l'ancien président américain pour soutenir son action d’aider les pauvres africains et haïtiens. D'autres généreux donateurs suivaient, comme les gouvernements du sultanat d’Oman, des royaumes du Koweït et de Brunei, mais aussi,  l’émirat du Qatar. Ainsi, selon le décompte du quotidien de la capitale américaine, depuis qu'il a cessé d'être président, Bill Clinton a encaissé pour le compte de ses consultations, conférences et activités humanitaires, la somme de 500 millions de dollars.  L'accord trouvé entre les époux Clinton et monsieur Obama pour valider la nomination de Hilary Clinton comme Ministre des affaires étrangères et éviter tout conflit d'intérêt, est résumé par le correspondant du quotidien français Libération Michel Zerr dans son édition du 20 décembre 2008 en ces termes :

 

"A l’avenir, la Clinton Global Initiative refusera de recevoir de l’argent en provenance de gouvernements étrangers, et les discours que Bill prononcera lors de conférences tenues en dehors des Etats-Unis devront avoir obtenu le double feu vert de la Maison Blanche et du Département d’Etat."

 

K- ROMANO PRODI REFUSE LA PRESIDENCE POUR UNE HISTOIRE D'ARGENT

 

Lors des dernières élections pour choisir le président de la République Italienne, le parti Démocrate était unanime de faire nommer Romano Prodi président de la République Italienne. Et puis lors du vote secret au parlement, il n'a pas obtenu le nombre suffisant du vote des 2/3 du parlement. On a alors accusé les "franchi tiratori", les francs tireurs, ces députés qui votent dans le secret de l'urne contre la discipline de leur parti politique.  Ce que les italiens ignorent est que c'est monsieur Prodi lui-même qui ne voulait pas être président. C'est en tout cas, ce que nous révèle le quotidien de la famille Berlusconi, Libero. Selon le quotidien, le président italien touche 250.000 € par an, alors que les activités de consultation de Prodi, depuis qu'il n'est plus président de la Commission Européenne lui rapportent 10 fois plus. Donc, pour une histoire de fric, monsieur Prodi a refusé de passer à l'histoire de son pays comme président de la République.

 

L'histoire démarre en 2009. Comme nous le révèle ce quotidien dans son édition du 10 avril 2013, lorsqu'en novembre Romano Prodi est invité à tenir une série de conférences à l'école centrale du Parti Communiste Chinois à Pékin. Le mois d'après, il avait signé son premier contrat en Chine, comme commentateur de la politique internationale à la télévision publique chinoise, la CCTV. Selon le quotidien chinois de langue anglaise China Daily, cité par Libero, Romano Prodi devient aussi consultant de l'Agence chinoise de Notation (rating) Dagong, pour qui il s'occuperait de la Stratégie du développement à l'international. L'Agence Dagong est détenue en partie par l'ex cadre du parti communiste chinois, Guan Jianzhong et l'état chinois. Lorsqu'on sait ensuite que c'est cette même agence qui tourne en dérision, les ratings des concurrentes américaines classiques comme Standard & Poor's, Fitch et Moody's qui ont servi de référence à toute l'activité politique de Romano Prodi que ce soit lorsqu'il était Président du Conseil italien que comme Président de la Commission Européenne, on comprend très vite le manque d'idéal d'une classe politique gangrénée par le fric, rien que du fric. Il est ensuite évident que lorsque son successeur Barroso négocie avec les chinois, ces derniers partent psychologiquement avantagés, parce qu'à la seule idée que son prédécesseur est sur la liste de paye des chinois, enlève à Barroso toute capacité de tirer trop sur la corde.

 

Selon, l'hebdomadaire allemand Der Spigel, l'ex président de la Commission Européenne a rejoint le club très fermé des autres dirigeants européens, qui reçoivent chaque année, un salaire à 6 chiffres pour conseiller  le président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, que tous pendant qu'ils étaient en exercice, ont traité de dictateur. Et une fois fini le mandat de politiciens, ils oublient les principes de démocratie qu'ils ont toujours claironné pour se faire élire. Il s'agit de l'ancien chancelier allemand, Gerhard Schröder,  l'ancien chancelier autrichien Alfred Gusenbauer, les anciens premiers  ministres, Tony Blair de la GB et Romano Prodi d’Italie, mais aussi l'ancien président de la République polonaise Aleksander Kwasniewski, et surtout aussi, le ministre de l’Intérieur allemand Otto Schilly. Le cas de l'ex président polonais est encore plus comique : durant son mandat, il a multiplié les conflits avec Moscou, qualifiant Poutine de non démocrate, de dictateur. Il a insisté pour que l'Union Européenne mette dans sa constitution son origine chrétienne, pour marquer la morale chrétienne qui doit toujours guider les politiciens européens. Et le voilà qui oublie tout son bla-bla-bla pour aller se faire payer par quelqu'un encore pire que Poutine.  

 

Sauf erreur de jugement de ma part, François Hollande n'échappera pas à la logique mercantile d'après mandat des autres soixante-huitards comme Bill Clinton et autres. L'ancien président de la Commission Européenne et président du Conseil Italien Romano Prodi est passé directement de Bruxelles à un poste d'enseignant en Chine, avant de figurer sur la liste de paye du Kazakistan. La trop grande attention du président français à l'Afrique malgré son impopularité grandissante en France, nous indique qu'il est déjà dans la logique du plan B, de quelqu'un qui a déjà perdu les élections présidentielles de 2017 et qui joue déjà sa place pour l'après. Le scénario est identique à celui de Tony Blair, qui sous l'impopularité à cause de sa participation à l'invasion de l'Irak, avait tout misé pour ce qu'il fait aujourd'hui : l'Afrique. Et on peut constater que son salaire de Premier Ministre était bien minable par rapport à ce qu'il a gagné après. Et si la convocation de Hollande des chefs d'Etats Africains pour parler de sécurité en Afrique malgré son fiasco en Centrafrique ne préfigure-t-il pas plutôt la préparation de l'après 2017 comme conseiller pour l'exploitation minière quelque part en Afrique ? On comprend dès lors très vite pourquoi une certaine haine contre les chinois en Afrique, jusqu'à des affiches géantes de l'hebdomadaire The Economist en été dernier à Londres pour expliquer pourquoi la Chine est si dangereuse pour l'Afrique. Le journal a juste oublié d'ajouter, que la Chine est dangereuse contre leurs intérêts mesquins de la spoliation du continent africain qui dure depuis trop longtemps. Avant hier, la dette, hier le sida, aujourd'hui, la sécurité. Tout est bon pour soutirer chaque jour davantage de sous en Afrique. A moins que les africains s'engagent finalement à siffler la fin de cette sordide récréation.

 

L- QUELLES LECONS POUR L'AFRIQUE ?

 

La sécurité du continent africain ne peut être assurée par une classe de politiciens hors d'Afrique, surtout lorsqu'elle est constituée de personnes qui font de la navigation à vue, c'est-à-dire sans boussole, le principe même de leur vision politique à long terme. Comme les autres dirigeants européens ou américains, le thème de la sécurité que Hollande a choisi est d'abord en fonction de son plan B au cas où il perdait les élections en 2017, comment il pourrait se recycler en conseiller auprès des dirigeants africains. Nicolas Sarkozy avait préparé sa retraite avec le hold-up sur les réserves monétaires et pétrolières libyennes. Sauf qu'il n'a pas compris que les djihadistes ne sont pas des compagnons à qui faire confiance. Et le voilà contraint de démarcher partout pour obtenir quelques heures de conférences ici et là pour se faire un peu d'argent de poche. On peut dès lors parier que Hollande ne veut pas commettre la même erreur de Sarkozy.

 

M- CONCLUSION

 

A la fin de cette leçon, une question s'impose : où sont passés les Africains dans tout ça ? On dirait que dans cette pièce de théâtre, il n'y a pas d'acteurs africains. Tout l'espace semble phagocyté par les épiciers de politiciens européens.

 

 Voici ce que Romano Prodi déclarait en février 2013 dernier à un quotidien italien :

 

«Da alcuni mesi ho assunto un incarico gravoso presso l’Onu per il Sahel. Considero questo impegno un modo per servire anche il mio Paese e l’Europa. Esso rappresenta l’unica mia priorità dopo l’uscita dalla politica nazionale».

 

Oui, c'est comme cela que les épiciers européens de la politique se moquent en plus de l'Afrique, parce que j'ai oublié de vous dire que Romano Prodi est en plus le représentant des Nations Unies pour le Sahel. En d'autres termes, pour se moquer des africains, il a même été nommé par l'ONU pour s'occuper de la pauvreté et de la sécurité au Mali, au Niger, au Tchad, au Cameroun, au Nigeria, au Togo, au Benin, au Sénégal etc. Sans aucune protestation ni de l'Union Africaine, encore moins d'aucun pays concerné. Et dans cette interview, il pousse encore plus loin son cynisme et sa raillerie des démunis de notre continent, en déclarant dans cette interview qu'il renonce volontiers à devenir chef d'Etat en Italie, parce qu'il a plus à cœur le sort des africains et que pour l'heure c'est sa seule priorité. Lorsque je lis ces bêtises venant de la gauche européenne, j'ai envie de crier très fort et me demande : pourquoi l'Afrique accepte-t-elle de se faire piétiner par ces épiciers de la politique d'un genre nouveau ? Jusqu'à quand l'Afrique se taira t-elle devant les Nations Unies qui lui balancent n'importe quel aventurier pour le seul fait qu'il prétend sauver l'Afrique et les africains ?

 

Hier soir 02/12/2013, sur la troisième chaine de télévision italienne, dans l'émission REPORT, une enquête journalistique montrait comment la société italienne est gangrenée jusqu'aux os par la corruption des politiciens. La conductrice Gabanelli, a pris un seul exemple, celui d'un entrepreneur dénommé ROMEO qui a réussi à mettre à genoux tous les politiciens de tous les partis, en créant à partir de rien, une entreprise de  nettoyage. Il a ainsi réussi à faire voter une loi dite de lutte contre la corruption, pour interdire aux écoles, aux hôpitaux de recruter eux mêmes les services de propreté, mais de passer par une entreprise publique créée pour lutter contre la corruption. Et c'est cette institution de transparence dans les marchés publics, qui va donner à Romeo, le marché de nettoyage des édifices publics de toute l'Italie, faisant ainsi augmenter les coûts souvent du simple au double par rapport à ce qu’ils coûtaient avant. Le plus triste dans cette histoire, c'est le jeune Renzi, maire de Florence qui va certainement prendre le contrôle du parti démocrate et probablement devenir en 2015 le président du Conseil Italien. Ce jeune loup qui a basé toute sa campagne sur le thème d'envoyer à la maison tous les anciens corrompus du parti, a organisé il y a un mois une conférence, justement pour  rappeler que  les jeunes doivent prendre le pouvoir pour changer l'Italie. Sauf que pour cette conférence, il a reçu la somme de 60.000 euros de Romeo pour l'organiser. Il n'a pas encore pris le pouvoir, et il est déjà en train de mendier. Le plus désolant à la fin de toute cette histoire est le communiqué que Romeo a envoyé à la présentatrice de l'émission, reconnaissant financer tous les partis politiques italiens, mais surtout déclarant qu'il n'a jamais donné le moindre argent sans sollicitation préalable des politiciens. Il y a à parier que lui aussi Renzi, lorsqu'il aura fini son parcours de mendicité politique et du mensonge démocratique du suffrage universel pour se faire élire, se découvrira une vocation pour aller s'occuper des pauvres petits Burkinabés ou Somaliens, exactement comme Romano Prodi, ou le successeur de Prodi au parti démocratique, Veltroni, ancien maire de Rome qui avait déclaré avant les élections d'avril 2008, que s'il les perdait il aurait à jamais laissé la politique pour  se retirer en missionnaire en Afrique, afin de s'occuper des pauvres africains. Il a perdu les élections et depuis 5 ans, il n'a toujours pas trouvé la route qui mène vers l'Afrique.

 

Où sont les africains dans tout ça? Ils préparent l'énième pèlerinage à la Mecque ou empêtrés à préparer le baptême de l'enfant dans l'église réveillée. D'autres encore, plus lettrés, sont occupés à parler  de nos prétendues origines de l'Egypte antique.  Une dernière catégorie, passe le temps à nous décompter le temps que le dirigeant africain a passé au pouvoir, oubliant que si les politiciens européens fuient le pouvoir, c'est uniquement parce que c'est plus rentable de se faire payer comme un vulgaire épicier, à travers des conférences et des séances de mendicité dans le monde entier. Nkrumah a mis en avant la nécessité pour l'Afrique d'avoir des nouveaux citoyens dévoués, modestes et surtout, bien informés. Si nous pouvons transmettre à vous les jeunes ces 3 notions, on peut rester rassurés que vous saurez maîtriser les faiblesses de nos anciens prédateurs, qui sont l'argent, toujours l'argent et rien que l'argent, et en utilisant votre modestie, en passant complètement inaperçu pour être au cœur de notre société, pour mieux en appréhender les problèmes et les solutions pour enfin rendre possible la cause pour laquelle vous vous serez dévoués. Et c'est comme cela que le bluff du mini-sommet sur la Centrafrique serait déjà de l'histoire, propre au passé.

 

 

 

N.B: cette leçon 68 de "Géostratégie Africaine" est destinée en priorité aux étudiants de Master 2 à l'Institut  Supérieur de Management (ISMA) à Douala au Cameroun

 

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Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

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POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

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Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

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de la diaspora camerounaise

 

 

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Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine