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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 13:47

Le député belge Laurent Louis à Algérie patriotique : «L’Europe est dirigée par des criminels et des voyous»

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Algeriepatriotique : Le Parlement belge vous a enlevé votre immunité parlementaire alors qu’un autre député incarcéré pour l’assassinat de son épouse n’a pas connu la même sanction. Pouvons-nous connaître les raisons pour lesquelles votre immunité a été levée ?
Laurent Louis : Vous faites allusion à Bernard Wesphael soupçonné d’avoir assassiné son épouse. En réalité, ce n’est pas le Parlement, mais la justice qui a levé son immunité parlementaire immédiatement, parce qu’elle a considéré qu’il y avait flagrant délit et, donc, ce député, aujourd’hui, s’accroche fortement à son immunité parlementaire pour pouvoir sortir de prison. C’est bien la justice et non le Parlement qui a levé son immunité parlementaire, ce qui est permis par la loi dans l’article 59 de la Constitution. Bernard Wesphael fait donc tout son possible pour pouvoir bénéficier de son immunité, ce qui est affligeant dans ce cas de faits très graves. En ce qui me concerne, je n’ai pas voulu m’accrocher à l’immunité, parce que j’estime que c’est un privilège digne d’une époque totalement révolue pour moi. On a levé mon immunité pour différents chefs. Depuis que j’ai fait des révélations dans le dossier Dutroux, l’affaire de pédophilie, d’enlèvements et d’assassinats d’enfants dans les années 1990 en Belgique, je suis dans le «collimateur», et ce sont les ministres de la Justice et de l’Intérieur qui ont demandé au parquet de me poursuivre. C’est un peu particulier, puisque ce sont des ministres appartenant à des partis politiques concurrents qui utilisent leurs fonctions pour demander à la justice d’agir contre un député, donc contre un de leurs adversaires politiques, afin de mettre en œuvre des actions judiciaires qui mènent à la levée de l’immunité. Cela révèle un manque total d’indépendance de la justice par rapport au monde politique. Il s’agit là d’un déficit démocratique très important. Ce que l’on me reproche, c’est d’avoir eu en ma possession le dossier Dutroux, parce que cela dérange l’Etat de savoir que quelqu’un possédant ces documents ose parler des éléments qui montrent que Julie et Melissa, les petites victimes de Marc Dutroux, ne sont pas mortes de faim dans la cache où elles étaient détenues, comme la justice l’a déclaré, mais bien de sévices sexuels. Et comme Marc Dutroux était en prison au moment de leur décès, cela implique que les fillettes ont reçu la visite d’autres personnes pendant son absence. Cela démontre donc l’existence d’un réseau. Cela démontre aussi que les personnes qui ont tué ces enfants ne sont pas en prison. C’est très grave. Deuxième fait qui m’est reproché, c’est d’avoir traité le Premier ministre de pédophile. J’ai démontré qu’il existait différents éléments qui m’avaient permis de l’accuser, dont beaucoup de procès-verbaux et de constats établis par des policiers assermentés qui l’ont vu en compagnie d’enfants, y compris avec des enfants dont le pantalon était baissé jusqu’aux chevilles, et qu’à chaque fois, les poursuites judiciaires ont été empêchées à cause de la renommée de la personnalité politique impliquée. C’est aussi très grave. Les autres faits que l’on me reproche ont trait au fait que j’aurais insulté un journaliste qui lui-même m’a insulté à plusieurs reprises, mais cela n’a pas grand intérêt, et aussi d’avoir publié une liste de prétendus pédophiles sur mon site internet ; or, je ne suis pas du tout l’auteur de cette liste qui a été envoyée à tous les parlementaires et que chacun aurait pu publier. Je n’ai fait que relayer ces informations qui me semblaient importantes. Je pense qu’il est nécessaire que les citoyens belges sachent qui nous dirige exactement. Je ne me suis donc pas accroché à l’immunité, j’ai préféré demander moi-même la levée de l’immunité pour que l’on me permette d’aller devant la justice afin que je puisse m’expliquer, parce que je sais que je n’ai strictement rien à me reprocher et que les faits dont ils m’accusent sont finalement très fantaisistes. Ces poursuites n’ont qu’un seul but, celui de me nuire et de salir mon image. Heureusement, je constate que la population n’est pas dupe et ne veut pas participer à ce jeu, elle se rend bien compte que cette levée de l’immunité est totalement arbitraire et qu’elle vise à faire taire un député qui n’a pas sa langue en poche.
Je vous pose une question directe : le chef du gouvernement belge est-il un pédophile, comment avez-vous eu accès aux procès-verbaux de police et comment ces PV ont-ils été étouffés ?
A partir de 1989, alors qu’Elio Di Rupo était député européen, des policiers communaux assermentés l’ont découvert près d’un lac de sa région de Mons, en compagnie de deux enfants âgés de 13 et 14 ans. Les policiers ont acté que les enfants avaient le pantalon abaissé jusqu’aux chevilles. Ce lieu est connu comme endroit de rencontre à l’abri des regards pour des personnes ayant des relations homosexuelles et extra-conjugales. Que faisait Di Rupo avec des enfants dans cette posture ? C’est bien sûr une question à poser. Ce n’est pas à moi de dire que Di Rupo est pédophile, c’est à la justice de le dire. Le problème, c’est que cet homme est haut placé et qu’il fait tout pour effacer les preuves ou contraindre les témoins au silence. Que s’est-il passé avec ces policiers ? Ils sont allés trouver leur hiérarchie, parce qu’ils voulaient déposer plainte et envoyer des PV au parquet, mais leur hiérarchie le leur a interdit. Quelques années plus tard, ils se sont dit qu’ils ne pouvaient pas continuer à fermer les yeux et la plainte qu’ils ont adressée a directement été classée sans suite. Dans cette plainte, il était inscrit «Vu la personnalité de Monsieur Di Rupo, nous ne poursuivons pas». Il y a encore des dizaines de PV qui datent non plus de 1989, mais de 1996, et je dis bien des dizaines, où à chaque fois Elio Di Rupo est cité pour avoir des relations avec des jeunes, on dit même le prix qu’il payait ces jeunes, des mineurs souvent autour de 14 ans. Il se retrouve aussi cité dans un PV parce que son numéro de téléphone apparaît dans le répertoire d’une personne qui est poursuivie pour diffusion de matériel pédopornographique, donc de matériel pédophile. C’est quand même bizarre de retrouver son numéro de téléphone. Cela fait beaucoup pour une personne qui se dit innocente. De plus, qu’on le croie ou pas, j’ai personnellement rencontré une victime qui déclare qu’à l’âge de 14 ans, elle a été violée par Elio Di Rupo dans la région de Liège, elle l’a crié sur tous les toits, mais qu’a-t-on fait ? On l’a fait passer pour fou et aujourd’hui cet homme est interné. Tout cela m’inquiète, parce que lorsque j’ai été poursuivi pour avoir détenu le dossier Dutroux et en avoir fait des révélations, le juge d’instruction a ordonné à mon encontre une expertise psychiatrique que j’ai d’ailleurs toujours refusée. Depuis quand demande-t-on une expertise psychiatrique pour un recel ? Avouez qu’il y a de quoi se poser des questions. A chaque fois que l’on veut dénoncer la pédophilie, on fait passer les victimes ou ceux qui dénoncent les pédophiles pour des fous, et on les interne. Et que faut-il pour interner la personne ? Juste un document délivré par un juge. Comme les liens entre la justice et le monde politique sont très importants, puisque ce sont les politiciens qui nomment les juges, évidemment, on peut émettre de grandes craintes sur l’indépendance et l’objectivité des magistrats.
Nous sommes quelque part dans «Vol au-dessus d’un nid de coucous» ou «Orange mécanique» où celui qui n’est pas d’accord avec l’establishment politique et Monsieur Di Rupo se fait passer pour un fou.
Oui. Celui qui n’est pas d’accord est démoli.
Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez eu accès aux PV ?
J’ai eu accès aux PV parce que j’ai fait un travail assez important dans une commission du Parlement. C’était la commission spéciale «Abus sexuels dans l’Eglise» et donc à partir de cette commission, j’ai établi des liens entre les viols qui se sont produits au niveau de l’Eglise et l’affaire Dutroux, parce que bizarrement, ce sont les mêmes personnes qui sont impliquées. Or, ce sont deux dossiers totalement différents. L’affaire Dutroux et l’Eglise, normalement, ne devraient rien à voir entre elles. J’ai donc constaté des liens et ensuite des journalistes et des citoyens m’ont contacté pour me confier des documents. Parmi eux, un ancien député bruxellois, Albert Mayeux, qui m’a remis des documents, parce qu’il était atteint d’un cancer généralisé et qu’il voulait que je poursuive le travail, ce que j’ai fait. J’ai directement voulu en parler publiquement, quitte, je le savais, à mettre ma carrière en danger et à subir les conséquences de mes révélations. Je crois que la vérité vaut la peine que l’on prenne des risques pour la défendre et c’est ce que je fais aujourd’hui. Quelles que soient les conséquences, je continuerai jusqu’au bout parce que, pour moi, l’éthique et la morale sont des valeurs importantes et que l’on doit rendre des comptes à la fin de notre vie. Je tiens à pouvoir me regarder dans un miroir et à ne pas avoir honte de ce que j’ai fait. Je me devais de dire la vérité.
Un père de famille peut-il vivre le plus normalement possible en Belgique sachant que de nombreux prédateurs sexuels peuvent obtenir des postes à responsabilité, dont celui de Premier ministre ? Il semble s’agir d’une véritable pieuvre. Vous avez dit que l’on avait trouvé des milliers de traces ADN dans la maison de Dutroux, dans laquelle étaient détenues et où sont mortes plusieurs petites filles, comment se fait-il que ces traces n’aient pas été exploitées ?
Je pense qu’aujourd’hui en Belgique, mais aussi en Europe, on est malheureusement dirigés soit par des criminels, soit par des voyous. Donc, il y a à la tête de nos pays des prédateurs sexuels ou des voleurs, des gens qui sont là uniquement pour défendre des intérêts financiers. Quand on voit ce qui se passe dans le monde actuellement, tout ne fait que le confirmer. Les interventions militaires à travers le monde entier, comme maintenant en Centrafrique, ne font que montrer que tout ce qui compte, c’est l’argent.
Et les Occidentaux nous donnent des leçons de démocratie…
Ils donnent des leçons de démocratie alors qu’ici il n’y en a pas, que ceux qui nous dirigent sont des voyous, et surtout qu’ils font en sorte que dans notre politique en Europe, il n’y ait plus aucune morale. On est en train de renier tout, aujourd’hui en Belgique : notre passé chrétien, nos valeurs religieuses, on essaie de nous imposer la laïcité, etc. Ce qui fait qu’on en arrive à tout accepter, comme le mariage des homosexuels, et que nos dirigeants n’aient plus la moindre morale. Ce qui se passe est extrêmement grave. Il est devenu difficile de vivre dans un système comme le nôtre. Ou bien on vit sa vie comme tous les citoyens et on accepte en se taisant de payer toujours plus d’impôts en ayant de moins en moins de droits, ou bien, si l’on ose parler, cela devient très dangereux. Si je ne suis pas réélu au mois de mai, ce qui j’espère ne sera pas le cas parce que mon mouvement «Debout les Belges» se développe très bien, je sais que je devrai m’exiler parce que je n’aurai plus aucun avenir en Belgique. Actuellement, je ne peux plus ouvrir de compte en banque, je ne peux plus rien faire, et personne ne m’ouvrira les portes de quoi que ce soit, au contraire, on fera tout pour me salir jusqu’au bout. Donc, je sais que je dois m’exiler si je ne suis pas réélu. On dit toujours que nul n’est prophète en son pays, mais, au moins, je pourrai continuer à me regarder dans un miroir. Par rapport aux traces d’ADN dans la cache de Marc Dutroux, soit plus de 6 000 traces très claires, ce qui s’est passé, c’est que lorsque l’affaire a éclaté, il y a eu beaucoup de changements au niveau de la direction de l’enquête. Certaines personnes, certains enquêteurs qui voulaient poursuivre la thèse des réseaux pédophiles se sont ou ont été écartés comme les juges d’instruction et procureur du roi à Neufchâteau. Ainsi, le juge Conerotte qui voulait enquêter jusqu’au bout et qui, je crois, a tout fait pour que le dossier lui soit retiré parce qu’il subissait des menaces, et des menaces importantes.
Des menaces de mort ?
Oui, bien sûr. Il était sous protection policière avec voiture blindée, et sa famille aussi, ce qui démontre que malgré le fait que Dutroux était en prison, on craignait quand même l’existence d’un réseau puisqu’on a mis le juge d’instruction sous protection. Cela me semble logique. Le juge Conerotte a dû laisser la place au juge Langlois qui, lui, n’a jamais défendu que la thèse de Marc Dutroux prédateur isolé, donc plus question de réseau. Et pour vite aller au procès d’assises, on a décidé de scinder le dossier en deux parties : le dossier où l’on poursuit Dutroux et ses deux ou trois acolytes, et le dossier dysfonctionnements et réseaux. C’est dans le dossier «réseaux» que l’on a mis les traces ADN. Quand Dutroux a été jugé aux assises, on a déclaré que l’on n’avait plus d’argent pour continuer la deuxième enquête, appelée «le dossier bis», et on a dit que cela coûterait trop cher de réaliser les analyses ADN, ce qui est incroyable. Ainsi, en Belgique, pour des meurtres et des viols d’enfants, on ne fait pas d’analyses ADN ! Cela coûte trop cher ! De qui se moque-t-on ? Et, donc, on a classé ce dossier sans suite.
Vous recevez des menaces de mort quotidiennes, on vous a enlevé l’immunité parlementaire et vous n’avez pas le droit d’ouvrir un compte en banque. La Belgique est-elle un pays démocratique ?
Malheureusement, non. Je pense qu’aujourd’hui tout ce que je vois me démontre que nous ne vivons pas en démocratie. Cela fait longtemps que je le disais, mais là, je le vis. Normalement, dans une démocratie, les députés, les parlementaires ont le droit de dire ce qu’ils veulent, ils ont le droit de pointer du doigt les dysfonctionnements sans devoir après rendre des comptes à la justice. C’est incroyable ! Nous n’avons plus de liberté. Si déjà un parlementaire n’a pas de liberté, que dire des citoyens ? C’est gravissime. Donc, nous ne vivons plus en démocratie, c’est, hélas !, une certitude. Ainsi, nous avons développé le mouvement «Debout les Belges» et aucune banque n’accepte de nous ouvrir un compte. De quel droit ?
On cherche à casser votre mouvement ?
C’est très clair, mais on se débrouillera sans compte en banque. Nous connaissons énormément de coups durs, mais nous continuons. Pour ma part, d’un point de vue privé, il m’est très difficile de vivre normalement, il y a énormément de contrôles fiscaux que je ne compte d’ailleurs plus, et l’Etat n’arrête pas de me mettre des bâtons dans les roues.
Vous pensez que c’est prémédité ? Monsieur Di Rupo et sa clique seraient derrière ces contrariétés ?
Bien sûr qu’ils sont derrière, c’est certain. A partir du moment où je ne peux plus ouvrir un compte en banque, alors que je n’ai aucune dette ni aucun crédit, que j’ai toujours payé mes factures, il est clair que j’ai été mis sur une liste noire. Blacklisté par qui ? Par le pouvoir, bien évidemment.
Le fait que le pouvoir politique belge et le chef de gouvernement instrumentalisent tout, faisant pression sur les banques et l’administration fiscale, constitue un grave précédent. C’est tout de même hallucinant.
Ils dirigent tout. Le monde politique aujourd’hui dirige les médias, les banques, absolument tout.
Vous n’avez même pas droit, ainsi que je l’ai souvent constaté, de vous défendre dans les médias. Comment l’expliquez-vous ?
J’ai appris qu’un mot d’ordre avait été lancé à toutes les rédactions : «On ne donne pas d’interview à Laurent Louis». Ce mot d’ordre m’a été confirmé par quelques journalistes.
Comment expliquez-vous que seule la NVA vous ait écouté à l’hémicycle lors de votre discours relatif à votre levée d’immunité, alors que les députés des autres partis sont sortis de l’Assemblée pour vous boycotter ? Pourtant, les thèmes que vous avez abordés sont des thèmes de société très importants qui concernent tous les citoyens qui doivent savoir qui les dirige. Comment se fait-il que ces députés ferment les yeux et les oreilles, est-ce pour justifier leurs salaires ?
En fait, ce qu’ils font n’est que du cinéma. Ils quittent la salle pour essayer de jouer sur l’émotionnel de la population, l’air de dire : «Vous voyez, ce député, il est tellement dégoûtant que nous ne voulons plus l’écouter parce qu’il ne dit que des saletés. Il va trop loin et c’est honteux de dire ce qu’il dit.» Mais qu’est-ce qui est honteux ? C’est de savoir que des fillettes ont été violées au point d’être totalement détruites au niveau de leurs organes sexuels et de savoir que les auteurs de ces actes sont toujours en liberté. Ça, c’est honteux ! Ce n’est pas celui qui le révèle qui devrait avoir honte, c’est la réalité qui est honteuse.
Ils sont dans le déni, donc…
Ils sont dans le déni, mais ils ne veulent surtout pas que l’on aille plus loin. Donc, ils veulent faire passer le messager pour quelqu’un de honteux pour que l’on n’aille pas chercher plus loin. En fait, sont restés dans l’hémicycle tous les partis considérés par les autres comme des partis extrémistes ou non démocratiques.
Selon la définition du pédophile Di Rupo ?
Voilà. Et la NVA a très bien expliqué sa position en disant qu’il ne s’agissait pas de m’apporter un soutien, mais tout simplement de respecter le Parlement. Nous sommes dans un Parlement et tous les députés ont le droit de parler vrai. Ils ont le droit de dire des choses et d’être écoutés par les autres, sinon cela ne sert plus à rien d’avoir un Parlement. Et, donc, ils sont restés par respect pour la démocratie et le travail parlementaire. Je salue cette position, parce que j’ai vu sur les visages des élus de la NVA qu’ils étaient très surpris de mes révélations, très surpris de voir le nombre de PV que j’ai cités, et cela a créé un doute chez eux. Maintenant, qu’ils me suivent ou ne me suivent pas, peu importe, je sais très bien qu’ils ont tout intérêt à ne pas le faire, parce que ces partis sont intégrés au système, mais au moins ils ont un doute.
Donc, la Belgique est un Etat fasciste ?
Oui, je pense que nous vivons dans un Etat fasciste, où les honnêtes citoyens n’ont pas le droit de se défendre correctement et de manière équitable. Mais c’est l’ensemble de l’Union européenne qui est fasciste. L’Europe d’aujourd’hui est la transposition parfaite de l’Europe voulue par Hitler et le IIIe Reich. Nous en sommes là aujourd’hui, malheureusement. Je ne compte plus dans le Parlement les insignes qui ont été repris du fascisme. On les retrouve absolument partout. C’est affolant de voir les mêmes emblèmes repris dans ce Parlement et qui étaient véhiculés par Hitler et le fascisme. C’est un autre sujet, mais je pense vraiment qu’aujourd’hui nous connaissons un réel déficit démocratique.
Il est important pour nous, peuples du Sud, de savoir que la matrice du nazisme et du fascisme est intacte et qu’elle a juste changé de visage…
C’est important surtout que tous les pays du Maghreb, du nord de l’Afrique, tous les pays arabes et musulmans sont aujourd’hui frappés par ce fléau. Quand on envoie nos avions pour aller bombarder la Libye, c’est l’expression d’un pouvoir fasciste qui décide d’intervenir dans un pays qui ne lui appartient pas et de renverser un pouvoir souverain. C’est la même chose en Syrie, et ce que l’on a fait en Tunisie, en Egypte, au Mali, en Centrafrique, relève du même processus.
Et à présent, c’est en Ukraine…
En Ukraine, il y a une déstabilisation claire du pays, simplement parce qu’il faut affaiblir la Russie. On voit bien que Vladimir Poutine est sorti gagnant du dossier de la Syrie.
Donc, on a créé ces événements pour lui mettre la pression ?
On met la pression pour essayer de l’affaiblir, et j’entends intervenir des députés au Parlement pour dire que c’est une honte, que l’Ukraine doit faire partie de l’Europe, qu’on a la même culture et les mêmes valeurs, et qu’on partage tout. Il faudrait quand même arrêter de rigoler. Qu’avons-nous en commun, nous, en Belgique, avec les Ukrainiens ? Rien !
Quel message le député Laurent Louis, homme politique qui va se représenter aux élections de 2014, pourrait-il adresser au peuple et à l’élite des pays du Sud, dont mon pays l’Algérie, quand certains croient que la démocratie existe réellement en Occident et qu’elle est un modèle à suivre ?
Je dirai à ces élites en Algérie ou ailleurs qu’elles ne doivent pas se laisser berner ni acheter par nos dirigeants politiques, parce que le modèle de démocratie que l’on a chez nous et que l’on veut exporter un peu partout, ce n’est pas un modèle qui correspond à la réelle démocratie. C’est peut-être la démocratie des puissants et de l’argent, mais c’est surtout l’oppression du peuple. C’est aussi la déliquescence de tout patriotisme, de la souveraineté nationale, c’est vraiment vers cela que l’on tend. Et aussi, il faut arrêter que les pays arabomusulmans et du nord de l’Afrique reçoivent des leçons de nos pays. Depuis les années 1960, nos pays ont fait venir énormément d’Algériens, de Marocains, de Tunisiens, de Turcs, d’Africains, afin qu’ils travaillent pour développer notre économie. On en a bien profité, mais nos pays n’ont rien fait pour intégrer ces populations venues de l’étranger et faire en sorte qu’elles se sentent réellement belges, françaises, ou autre. Aujourd’hui dans l’esprit des gens, lorsqu’un Belge blanc et chrétien voit un individu à la peau noire ou un musulman, il le considère comme un étranger, même s’il est né Belgique. C’est inadmissible, et ce sont les politiques qui en sont responsables. Dernièrement, j’ai vu ce qui s’est passé en France avec la qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde, quand des jeunes Français d’origine algérienne sont sortis dans les rues avec le drapeau algérien. On en a fait tout un scandale parce que le drapeau algérien avait été hissé sur l’hôtel de ville de Toulouse. Et alors ? Quel est le problème à ce sujet ? N’ont-ils pas le droit à un moment donné d’être fiers de leurs origines, puisque la France de toute façon ne leur offre pas la possibilité de revendiquer la fierté d’être Français en ne les intégrant pas ? Il est tout à fait normal qu’ils s’attachent à quelque chose. On s’offusque de cela, mais lorsque le drapeau français a flotté sur les mairies d’Alger et d’Oran pendant des dizaines d’années, personne ne s’en est offusqué. Le drapeau algérien a flotté pendant cinq minutes sur l’hôtel de ville de Toulouse et on en a fait un drame dans le but d’appeler les Français à voter pour le Front national afin de contrer la «racaille». C’est vraiment exagéré, et je pense que les médias en sont responsables. En ce qui me concerne, je lutterai contre cela. Il faut aussi que les élites en Algérie et ailleurs se mobilisent et refusent de se laisser corrompre, et ouvrent les yeux sur la réalité de l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui. Mais je pense aussi que ces élites doivent être surveillées par leurs populations.
Vous voulez dire que c’est le peuple qui doit être le maître ?
Tout à fait.
Comment expliquez-vous la montée de l’islamophobie dans le monde occidental ?
Malheureusement, c’est un phénomène véhiculé par le monde politique et par les médias. Aujourd’hui, par exemple en Belgique, dans une ville comme Bruxelles, il y a près de 50% de musulmans. Le politique ne fait rien pour jeter des ponts entre les différentes communautés. On véhicule toujours l’image dans nos médias que les musulmans sont des terroristes en puissance et qu’il faut donc s’en méfier, parce que, bien entendu, les politiciens ne veulent surtout pas que les citoyens s’entendent et travaillent main dans la main. On préfère toujours faire en sorte que les gens aient peur les uns des autres, car la peur naît de ce que l’on ne connaît pas. C’est ce qui se passe aujourd’hui. On véhicule cette peur de l’islam qui n’a pas lieu d’être. Les musulmans sont des gens honnêtes, corrects, et ne sont absolument pas les terroristes que l’on voudrait nous faire croire. Pour moi, les plus grands terroristes sont ceux qui nous dirigent, et personne ne met la population en garde contre leurs agissements. On constate malheureusement de plus en plus d’actes islamophobes avec des mosquées taguées, des insultes et des agressions contre des femmes qui portent le voile. C’est dramatique. Je travaille sur un projet de réconciliation pour faire en sorte que les musulmans de Belgique soient enfin respectés et ne soient plus stigmatisés, c’est pour cette raison que je suis pour la liberté de culte, et que chacun puisse vivre sa religion comme bon lui semble. Je ne trouve pas normal que des femmes en Belgique soient discriminées sur le marché de l’emploi parce qu’elles portent le voile. Ce n’est pas acceptable.
Alors qu’ils sont silencieux par rapport aux juifs. Je ne comprends pas ce deux poids deux mesures. Est-ce à cause des diamantaires d’Anvers ou bien le lobby sioniste pèse encore une fois de tout son poids ?
La montée de l’islamophobie est tout simplement favorisée par ceux qui nous dirigent et qui eux-mêmes sont les metteurs en scène du projet des sionistes. C’est évident. Le projet sioniste existe bel et bien, les sionistes dirigent le monde à travers la finance, et il est très important pour eux de véhiculer cette haine de l’islam.
Vous allez vous porter candidat aux prochaines élections avec votre parti, et en même temps vous avancez l’hypothèse de vous expatrier si vos n’êtes pas élu. Vous abandonneriez la politique ?
On va tout faire pour obtenir ce siège à Bruxelles et je compte bien entendu sur tous les électeurs éveillés, mais aussi sur les électeurs musulmans de Bruxelles qui doivent savoir que je suis là pour les défendre. D’habitude, on met souvent des musulmans de façade qui ne sont que les marionnettes des partis politiques, des attrape-voix qui ne sont là que pour défendre les intérêts des partis.
Soyons clairs, vous parlez de la cooptation d’une élue de service, d’origine marocaine, qui travaille pour le PS, etc. ?
Voilà. C’est ce que j’appelle avec mon mouvement «Debout les Belges», les «collabeurs». Et il y en a beaucoup. Il y a aussi les «collablacks». Ce sont des collabos du système en place qui utilisent leur propre communauté pour être élus, mais ne font strictement rien pour la communauté. Un exemple tout simple, on a un parti en Belgique, le CDH, ancien parti catholique, qui présente sur ses listes à Bruxelles une députée qui porte le voile, Madame Özdemir, mais on voit aussi que le CDH, membre du gouvernement wallon et du Parlement bruxellois, et qui a dans ses compétences l’enseignement, ne se bat pas pour autoriser le port du voile à l’école. C’est complètement incohérent.
Cette femme a été corrompue ?
Elle est là tout simplement pour servir d’attrape-voix, elle est là pour que les femmes voilées à Bruxelles votent pour elle, pour que les religieux musulmans votent pour le CDH, alors que celui-ci ne fait rien pour améliorer le droit des musulmans en Belgique. Et je veux absolument pointer cela du doigt, parce que je suis très clair à ce sujet. J’estime qu’une femme a le droit de porter le voile, j’estime qu’à l’école, on a le droit de manger halal si on le souhaite. Il n’y a rien qui doit s’y opposer. Je compte bien entendu sur l’électorat musulman à Bruxelles pour pouvoir conserver ce siège, parce que je pense que les musulmans en Belgique sont les personnes les plus éveillées, parce qu’ils savent ce qui se passe dans leurs pays d’origine, ils voient très bien les manipulations et ils sont conscients que ce que l’on raconte dans les médias ce sont des mensonges, donc mon discours passe très bien auprès de la population musulmane. Mais il est clair que si je ne suis pas élu, je devrai m’exiler, parce que je n’aurai aucun appui ici.
A quel pays songez-vous ? Sachant que votre compagne est algérienne, vous envisagez de partir en Algérie ?
(Rires) Ce serait très agréable du point de vue du climat. Si on m’accepte, je vais y réfléchir.
Vous allez combattre le Parti socialiste et ses pédophiles, les «collabeurs» surtout marocains, etc. Vous avez en face de vous une muraille de Chine à escalader. Etes-vous optimiste ?
Il faut toujours être optimiste et croire en sa bonne étoile. Quand on est croyant, on fait le maximum et on se dit que Dieu va nous aider, puisque l’on est du côté de la vérité, donc j’espère qu’on pourra compter sur l’aide de Dieu.

Entretien réalisé par Mohsen Abdelmoumen

Source : Algerie patriotique

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 13:43

RDC : La stratégie d’Obama pour « balkaniser » l’Afrique

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Récemment une tentative de coup d’Etat a été réprimée et avortée. Des coups de feu ont été signalés par la police dans plusieurs quartiers de la capitale, Kinshasa. La station de radio a été prise d’assaut et des journalistes pris en otage. D’autres attaques ont été signalées au siège de l’armée de la RDC et à l’aéroport international. Des affrontements ont également eu lieu à Kindu, dans la province du Maniema, ainsi qu’à Lubumbashi, la capitale de la région minière du Katanga. La révolte a commencé alors que le président Kabila était en visite à Lubumbashi.

Le gouvernement a annoncé que 103 personnes étaient mortes dans ces attaques, dont huit soldats. Les forces de sécurité ont capturé 150 des adeptes du mouvement du pasteur Mukungubila Mutombo, prophète auto-proclamé et adversaire de Kabila ayant été battu lors des élections de 2006. Le porte-parole du gouvernement a qualifié l’opération de mission suicide.

Des sources basées au Congo et en Italie ont rapporté que le président Kabila aurait tenté d’échapper au contrôle exercé par les occidentaux sur les matières premières de son pays, à travers le lancement d’un partenariat avec la Chine. Les Anglo-américains auraient récemment mis entre parenthèses leur relation avec le dictateur rwandais Kagame (en effet des sanctions financières lui ont été récemment imposées suite au soutien qu’il apporte au mouvement du M23, qui recrute des enfants-soldats). Ils auraient fait alors à Kabila une offre plus avantageuse que celle de la Chine.
Au cours du sommet France-Afrique du 6 et 7 décembre [lien vers article de Christine], John Kerry, envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs de l’Afrique centrale et Russ Feingold, ancien sénateur, ont publiquement déclaré, dans un entretien avec Radio France Internationale, que le conflit prolongé dans l’est de la RDC, impliquant l’Ouganda et le Rwanda depuis 20 ans, ne pouvait pas être résolu sans changer les frontières de la RDC.

Russ Feingold sur RFi:

L’accord-cadre d’Addis-Abeba a été signé sous l’égide de l’Union africaine et de l’Onu, en février dernier. Onze pays africains ont signé, mais nous avons besoin d’un dialogue plus large qui, bien sûr, inclurait ce qu’on appelle les pays des Grands Lacs (…) Toutefois, d’autres pays pourraient être intéressés – comme le Congo-Brazza, la Tanzanie. Ils pourraient aussi participer à ces discussions puisqu’elles devraient inclure – si nous parvenons à lancer cette initiative – des problématiques comme celles des groupes armés, les questions de frontières mais aussi des thématiques qui concernent la région dans son ensemble, comme par exemple la question des opportunités économiques qui pourraient naître non seulement pour l’Est du Congo, mais aussi pour toute la région des Grands Lacs.

Dans les yeux des patriotes congolais, cela signifie que les conflits, encouragés par l’empire financier de la City de Londres et de Wall Street, sont utilisés comme prétexte pour diviser la RDC en petits morceaux, jusqu’à faire de la province du Kivu, à l’Est de la RDC, une région du Rwanda.
La balkanisation de la RDC a été le but de cet empire depuis l’accession à l’indépendance de la RDC en 1960. La sécession de la province du Katanga pendant la présidence de Kennedy destinée à saboter sa politique de collaboration avec les nationalistes en Afrique, est un exemple de ces tactiques. Pour les patriotes congolais, rendre cette politique de balkanisation publique aujourd’hui, comme le sénateur américain Russ Feingold l’a fait, c’est franchir la ligne rouge. Au début de l’administration Obama, le secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique, Johnnie Carson, avait déjà une position similaire. LA RDC était le deuxième plus grand pays industrialisé en Afrique au moment de l’indépendance, et Patrice Lumumba, qui voulait lancer une politique de grands travaux a été assassiné.
Feingold et les États-Unis mènent une politique de double standard, une pour la RDC et une autre pour le Rwanda et l’Ouganda. Le résultat de cette double politique, est une guerre perpétuelle au Congo, qui a déjà causé la mort de plus de 5 millions de personnes.

Lorsque l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) a été créée à Addis-Abeba le 25 mai 1963, à la demande de Kwame Nkrumah et des autres chefs d’Etats africains (32 signataires), l’un de ses principes les plus importants était que les frontières coloniales seraient considérées comme sacro-saintes, pour défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance des Etats africains. Si ces frontières pouvaient être malmenées par les grandes puissances étrangères, les pays africains n’auraient plus aucune souveraineté. Ce principe a été inclu dans toutes les constitutions d’Afrique à l’époque. Encore aujourd’hui des chansons populaires font écho à cette idée !

Il faut éviter la balkanisation de la RDC, car comme c’est le cas aujourd’hui au Soudan et Sud Soudan, cette politique ne fait que démultiplier les conflits. Comment ? Par une politique de développement mutuel entre les Etats-nations africains autour de grands projets infrastructurels comme le projet Transaqua.

Via un canal de 2400km, le projet Transaqua transfèrera 100 milliards de mètres cubes annuellement depuis une dizaine d’affluents du Congo.

Une connaissance qui était récemment à Kinshasa nous a signalé que des pourparlers avec des représentants du gouvernement avaient lieu sur la question du grand projet Transaqua. Bien qu’étant très sceptique quant à la possibilité de réaliser le projet, le fait même que le projet Transaqua soit une question discutée à Kinshasa, est très perturbante pour les néo-colonialistes.

Source : Solidarite & Progres

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:25

Décès de 11 ENFANTS EN CHINE SUITE AU VACCIN DE  l'hépatite B

 

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Alors que l'hépatite B est une maladie évitable par des mesures de précaution simple pour éviter la transmission, les effets secondaires potentiellement mortels du vaccin restent TOTALEMENT incontrôlables et imprévisibles une fois le vaccin injecté!

 

Selon l'OMS, les vaccins chinois contre l'hépatite B sont sûrs

 

Mis à jour le 30-12-2013

 

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, les vaccins chinois sont produits et réglementés conformément aux normes internationales, et le programme de vaccination contre l'hépatite B est essentiel dans la protection des enfants contre la maladie.

 

Bernhard Schwartlander, représentant de l'organisation internationale pour la santé en Chine, a insisté jeudi sur ces points lors d'une interview avec le China Daily.

 

« Étant donné que le virus de l'hépatite B est toujours là, il est important que les bébés soient vaccinés », a-t-il dit.

 

Le bureau de l'OMS à Beijing a rencontré jeudi la Commission nationale de la santé et de la planification familiale pour discuter des derniers développements entourant l'incident au cours duquel 11 nouveau-nés sont morts après avoir été vaccinés contre l'hépatite B.

 

Selon M. Schwartlander, il est difficile d'établir un lien de causalité entre les vaccins et les décès des bébés, car presque tous les nourrissons en Chine reçoivent le vaccin dans le cadre d'un programme de vaccination très réussi.

 

Les statistiques de la Commission ont en effet montré que plus de 16 millions de bébés sont nés en Chine l'année dernière, et que 90% d'entre eux ont été couverts par le programme qui propose une vaccination gratuite contre l'hépatite B.

 

« Sans la couverture vaccinale, il pourrait y avoir une augmentation rapide de la maladie », a averti M. Schwartlander.

 

La Chinea lancé les vaccinations contre l'hépatite B en 2002 en vertu d'un programme de vaccination à l'échelle nationale qui a débuté en 1978 et vise à protéger les enfants contre les maladies qui peuvent être évitées.

 

Les vaccins, qui protègent contre plus de 10 maladies, sont tous fabriqués en Chine, a déclaré Zhao Kai, expert en vaccins et membre de l'Académie chinoise d'ingénierie.

 

M. Schwartlander a qualifié le programme de « très réussi », en disant que la prévalence de l'hépatite B chez les enfants chinois de moins de 5 ans est maintenant inférieure à 1%.

 

Mais il a concédé que certains risques liés à la vaccination ne peuvent être évités.

 

Selon les Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies américains, le vaccin contre l'hépatite B est très sûr, et la plupart des bénéficiaires n'ont pas de problèmes avec lui. Les problèmes graves sont extrêmement rares. Les réactions allergiques dangereuses ne se produiraient qu'environ une fois sur 1,1 million de doses.

 

« La formation médicale est importante pour que le public puisse comprendre pleinement les bénéfices et les risques du vaccin, lui permettant ainsi de faire le bon choix », a déclaré M. Schwartlander.

 

Il est important que les gouvernements restent vigilants face aux problèmes de vaccins et prennent des mesures préventives, comme la suspension des produits lors des enquêtes, a-t-il dit. Mais « on peut faire confiance aux vaccins produits par les autres fabricants enregistrés », a-t-il ajouté.

 

Les autorités sanitaires de la province du Gansu ont déclaré vendredi qu'elles enquêtaient sur un nouveau décès lié à la vaccination contre l'hépatite B, le 11e de ce genre d'un nourrisson depuis novembre. Dans le dernier cas, un bébé est mort à Lanzhou après avoir reçu une injection du vaccin fabriqué par la société Dalian Hissen Bio-Pharm Inc.

 

Plus tôt, à Loudi, dans la province du Hunan, un garçonnet de 2 mois est décédé mercredi après avoir reçu une injection de vaccin contre l'hépatite B produit à Beijing. La plupart des autres décès sont survenus après la vaccination de produits fabriqués à Shenzhen par la société de biotechnologie BioKangtai. L'utilisation de tous les vaccins contre l'hépatite B de BioKangtai a été suspendue dans l'ensemble du pays.

 

Source : French.China.org

 

Hélas, la "saga" n'est pas finie, le nombre de morts est déjà passé à 17 (en date du 4/1/14)

 

Voir aussi ici car hélas, les décès d'enfants vaccinés, ça n'arrive pas qu'en Chine!

 


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=xlrHRKe7RQI#t=25

Source : Initiative Africaine

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:20

Israëlafrique : Afrique de l’Est et L’oléoduc israélien


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Israëlafrique - La rapidité avec laquelle Benjamin Netanyahou a réagi à l’attaque du « Westgate Mall » par un commando Shebab, le 21 septembre dernier à Nairobi, ne s’explique pas seulement par le fait que le centre commercial appartienne à des Israéliens.

 

La région des Grands Lacs est d’un d’intérêt stratégique primordial pour le Mossad dans sa lutte contre le « terrorisme » dans la Corne de l’Afrique, c’est à dire contre tout ce qui peut gêner le trafic maritime vers la mer Rouge et le port d’Eilat et, surtout, menacer le futur oléoduc reliant le Soudan du Sud au port kenyan de Lamu, près de la frontière somalienne.

 

Si la coopération d’Israël-Kenya, date de l’accession du pays à l’indépendance en 1963, l’attention portée à la région par le Mouvement sioniste remonte au début du 20ème siècle, suite à la proposition faite à Théodore Herzl – père du sionisme politique - par Joseph Chamberlain, secrétaire d’Etat britannique aux colonies, de créer un Etat juif sur le plateau de Mau en Ouganda, pays possédant par ailleurs une tribu juive noire : les Abayudaya. Le projet fut rejeté par le 7ème Congrès sioniste réuni à Bâle, en 1905. L’enquête de faisabilité s’était révélée « négative », sous la pression des partisans d’une implantation en Palestine. Ce plateau, d’une superficie équivalent approximativement à celle de la Corse, fait aujourd’hui partie du Kenya. Des colons juifs, s’installèrent néanmoins en Ouganda et essaimèrent alentour. En 1947, la communauté juive du Kenya – estimée à 150 familles – prit fait et cause pour les terroristes de l’Irgoun et du Groupe Stern déportés par les Britanniques au camp de détention de Gilgil, près de Nairobi. Très influent au sein du petit monde colonial britannique local, Israël « Issy » Somen, président du Board of Kenya Jewry - Bureau de la Juiverie Kenyane » - se fit élire maire de la capitale en 1955. Après l’indépendance, en décembre 1963, le gouvernement israélien en fit son consul honoraire.

 

Les fruits de la politique israélienne

 

Les relations israélo-kenyanes se sont développées dans les domaines commercial, agricole, militaire, et du renseignement, après la tournée africaine de Golda Meir. Elles furent maintenues souterrainement pendant leur rupture officielle provoquée par l’adoption par l’ONU d’une résolution faisant du sionisme une forme de racisme. Si bien qu’en  juillet 1976, Nairobi servit de base arrière au commando des forces spéciales du colonel Yonatan Netanyahu – frère de l’actuel Premier ministre -, envoyé pour libérer les passagers d’un Airbus pris en otage sur l’aéroport d’Entebbe par des membres du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et de la Fraction Armée Rouge allemande. En 1978, Yitzhak Shamir effectua une visite secrète au Kenya et obtint leur rétablissement en échanges de la livraison de missiles sol-sol Gabriel. En septembre dernier, le quotidien Haaretz pouvait titrer, sans se tromper: « Kenya, base avancée d’Israël en Afrique »…

 

Depuis que David Ben Gourion a lancé sa politique dite d’« Alliance de la périphérie » pour contrer la « menace arabe » - aujourd’hui recyclée iranienne ! - le Mossad apportait son soutien aux minorités ethniques ou religieuses d’Afrique de l’Est, notamment aux chrétiens du sud-Soudan et aux partis d’opposition en Ouganda et en Ethiopie quand le régime ne convenait pas à Israël.

 

Tel-Aviv a recueilli les fruits de sa politique avec l’arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni en Ouganda et avec la partition du Soudan. En décembre 2011, le président sud-soudanais Salva Kiir a effectué sa première visite officielle à Jérusalem pour remercier les Israéliens : « «Sans vous », leur a-t-il dit « nous n’existerions pas», et le représentant du nouvel Etat à l’ONU s’est aussitôt engagé à voter contre la reconnaissance de l’Etat palestinien…

 

Entente contre le fondamentalisme islamique 

 

Un mois plus tôt, Benyamin Netanyahou - qui ambitionne de constituer une entente contre fondamentalisme islamique avec ces pays, auxquels s’associerait la Tanzanie - avait déclaré à Raila Odinga, Premier ministre kényan, qu’Israël et le Kenya avaient les « mêmes ennemis ». Dans la foulée, Netanyahou avait signé avec son homologue un accord anti-Shebab, vite concrétisé par l’envoi de conseillers militaires, de blindés, et par le tir d’un drone sur un village somalien. Bilan : 17 personnes tuées. L’engagement d’Israël dans le conflit allait être lourd de conséquences pour ses expatriés au Kenya. – on l’a vu avec l’attaque du « Westgate Mall » à Nairobi –, mais riches d’espoirs côté business, et pas seulement dans celui de l’armement.

 

En effet, depuis la création du Soudan du Sud, l’évacuation de son pétrole par une autre voie que le pipeline du Soudan musulman, est à l’ordre du jour. Un vaste plan de développement des infrastructures de l’Afrique de l’Est, comprenant un port, des routes, une voie ferrée, une raffinerie, trois aéroports et un oléoduc de 2250 km reliant les puits sud-soudanais au port kényan de Lamu – et au-delà Israël et l’Asie - est sorti des cartons. Ce plan, baptisé Lapsset (Projet de transport Lamu/Sud-Soudan/Ethiopie, est estimé, au bas mot, à 25 milliards de dollars. Israël est évidemment sur les rangs, tant en ce qui concerne sa réalisation que sa sécurisation. Car, là où le bât blesse, c’est que l’oléoduc longera la frontière du Kenya avec la Somalie sur plus de 600 km. Le Mossad et les conseillers militaires israéliens ont « du pain sur la planche » pour les décennies à venir.

Source : Afrique Asie 

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:15

Source : simone lafleuriel-zakri  


 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:09

LA PETITE-BOURGEOISIE (2e partie)
Robert Bibeau
LA PETITE BOURGEOISIE PERVERTIE A TRAHI (2e partie)

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La semaine dernière nous avons publié la première partie de ce texte présentant le segment de classe petit-bourgeois et ses activités politiques. Cette première partie est accessible ici : www.les7duquebec.com/7-au-front/la-petite-bourgeoisie-pervertie-et-trahie/ Cette semaine nous poursuivons l’analyse en présentant l’exemple du comportement politique de la petite bourgeoisie emportée par la tourmente économique et sociale en Argentine.

La petite bourgeoisie en Argentine pendant la crise

La crise économique de 2001 en Argentine (plus de 20% d’inflation par année), offre un exemple patent du comportement du segment de classe petit-bourgeois en situation de crise économique, sociale et politique catastrophique. Observons ce segment de classe filouté, empreint de fatuité et qui aspire au mode de vie bourgeois en jouant constamment sur la corde raide, repoussé qu’il est vers le bas de l’échelle sociale par le développement économique impérialiste moderne de plus en plus chaotique.

Observons d’abord que la petite bourgeoisie en ces temps de crise sévère est en voie de paupérisation accélérée, elle le sait mais elle croit qu’elle peut s’en tirer si elle livre la classe ouvrière pieds et poings liés aux capitalistes monopolistes ses maîtres à penser. Voici comment elle s’y prend pour remplir sa part de marché.

En Argentine devant sa déchéance évidente, la petite bourgeoisie est descendue dans les rues chanter et tambouriner sur des casseroles et elle a exigé qu’on lui restitue ses «droits acquis» (slogan typiquement petit-bourgeois – les droits acquis pour les ouvriers ça n’existe pas en société capitaliste – chaque avantage conquis par les ouvriers doit être quotidiennement défendu par la résistance de classe). Le grand capital n’assure aucun «acquis» ni aux ouvriers ni à ses sous-fifres petits-bourgeois qui doivent le mérité à chaque journée.

La grande bourgeoisie de l’Argentine leur a alors proposé une série de polichinelles politiques à travers une suite d’élections «démocratiques». Voter est l’activité politique préférée des petits-bourgeois car c’est par les urnes que la classe petite-bourgeoise manifeste sa capacité de nuisance politique faisant et défaisant les gouvernements des différentes factions capitalistes qui se disputent la mainmise sur l’appareil d’État (Que des factions capitalistes – les partis de la gauche petite-bourgeoise n’ayant absolument aucune chance de décrocher la palme électoral dont il ne saurait que faire de toute manière).

La petite bourgeoisie a donc participé dévotement à chacune de ces élections bidon attirant la classe ouvrière dans son sillage vers le marécage électoral péroniste.

Les sacrifices et la misère de la classe ouvrière s’accroissant, la monnaie nationale périclitant, la dette souveraine étant rééchelonnée, les épargnes des petits salariés s’étant envolés en fumée, dévalués par l’inflation, les entreprises d’État privatisées, le FMI et la Banque mondiale rassasiés, l’économie de l’Argentine s’est couci-couça temporairement rétablie, permettant à ce tas de parias de reprendre peu à peu leurs activités, leurs studios dans la Cité, leurs grosses cylindrée jusqu’à la prochaine butée économique qui ne saurait tarder. Vous les reverrez bientôt chahutés, les casseroles «révolutionnaires» à la main et chantonner désespérés dans les rues de Buenos Aires enflammées.
À un moment donné pendant la crise la petite bourgeoisie argentine a menacé de se radicaliser et certains de ses partisans ont été recrutés par les organisations de la «gauche» piteuse et surannée ou par la droite radicale et patentée. La petite bourgeoisie est souvent tentée d’effrayer, et même, de terroriser ses maîtres grands bourgeois en les menaçant de tout faire sauter (terrorisme FLQ, Tupamaros et/ou djihadiste sont au menu politique de la classe petite-bourgeoise). Pire encore, la petite bourgeoisie peut aller jusqu’à menacer d’ameuter et de soulever les ouvriers insurgés comme en Égypte (Moubarak dégage ! – Qu’un autre larbin s’engage !), en Tunisie de Ben Ali, en Libye de Kadhafi et en Syrie de Bachar al-Assad, et de les diriger vers les saccages et les crimes contre l’humanité où ce sont les ouvriers qui sont sacrifiés en tant que chair à canon des soulèvements petits-bourgeois exaspérés.

Le petit bourgeois veut ainsi démontrer que si on le pousse aux dernières extrémités et qu’on le prive de ses émoluments et de son niveau de vie, qu’il croit méritée, alors il peut s’énerver et se battre jusqu’au dernier ouvrier à immoler sur la place du Pirée. Salvador Allende leur a déjà montré la voie vers ce cinéma. Il y a laissé la peau ce pauvre Bobo. Nelson Mandela quant à lui leur a démontré qu’il était préférable de se réconcilier avec les maîtres grands bourgeois afrikaners et de les soutenir politiquement dans l’exploitation de la classe ouvrière grégaire.

La go-gauche –pseudo révolutionnaire– raffole de la clientèle étudiante et communautaire compassionnée et friande de justice sociale. Le communautaire c’est son affaire. La go-gauche petite-bourgeoise réclame une redistribution des richesses entre d’un côté les très riches, de l’autre côté les Bobos et les pauvres, accompagnée au passage d’aumônes généreuses destinées aux lumpenprolétaires, ses supporteurs indéfectibles (se souvenir de la composition sociale du Parti national-socialiste allemand). Les bobos n’exigent nullement le renversement du mode de production impérialiste moderne, seulement d’effrayer le grand capital jusqu’à ce qu’il lui restitue son boulot d’affidé.

La petite bourgeoisie et la révolution socialiste

La classe ouvrière doit se tenir aussi loin que possible de l’influence malsaine de la petite bourgeoisie urbaine, fanatisée, agitée et instable qui n’est pas son adversaire principal, nous en convenons, mais n’en constitue pas moins le troufion, le goupillon, la plume et le clavier, le bras et la voix pour propager les idées et le bras séculier des grands patrons.

L’avant-garde de la classe ouvrière consciente doit tenir en respect ce segment de classe dévoyé et l’empêcher d’infiltrer et de noyauter les organisations révolutionnaires de la classe ouvrière comme ce fut le cas en France et au Canada au cours des années 1970–1980, aussi bien que dans la plupart des pays impérialistes modernes qui amorçaient alors leur déclin par un éphémère regain de prospérité avant la grande plongée.

On se souviendra qu’à cette époque, dans la plupart des pays impérialistes, aussitôt que la crise connut une accalmie et l’économie une légère bonhommie, tous ces orphelins de Kautsky, Bernstein, Trotski, Khrouchtchev, Tito, Gramsci et Mao s’éclipsèrent dans la nature quérir un bon emploi dans les ONG subventionnées, les universités et les CEGEP, les syndicats bureaucratisés, comme conseillers politique de la grande bourgeoise réconciliée, démontrant ainsi une grande ferveur en faveur de l’État bourgeois – l’État bienfaiteur et providentiel – temporairement réhabilité, abandonnant la classe ouvrière à ses usines, ses chantiers, ses ateliers, ses mines de misère et à ses emplois précaires.

Aussitôt bien installés dans leurs nouveaux bureaux, à leur nouveau métier et au volant de leur grosse cylindrée, les petits-bourgeois, pour récompenser leurs sponsors firent courir le bruit que la classe ouvrière avait disparue en même temps que leur agitation militante et solidaire. Toutes ces marchandises, ces bateaux, ces paquebots, ces édifices, ces avions, ces autos, cette machinerie sophistiquée, ces produits de qualité, ces vêtements et ces aliments tout cela étaient produit par le capital et des robots et le prolo s’étaient muté en Bobo comme le petit-bourgeois, heureux, content et repu. Dorénavant ce n’était pas l’exploitation des ouvriers qui allaient le tarauder mais la surexploitation de la Terre-mère nourricière. Oubliant pauvre Bobo que ce sont les travailleurs qui manœuvrent ces machines de destruction, qui construisent ces pipelines, ces super tankers, ces avions jumbos pollueurs, ces chantiers, ces usines et ces centrales nucléaires nécessaires et que si l’ouvrier cessait de travailler, cessait de vendre sa force de travail pour valoriser le capital et produire des profits, c’est son avenir à lui le petit-Bobo parasitaire qui serait compromis. Il est impossible de concilier le développement économique capitaliste et le développement écoresponsable. Le capitalisme doit d’abord être abolit puis le mode de production repensé et reconstruit pour concilier les nécessités de l’économie nouvelle et ceux de l’écologie.

Et voici nos régiments de Bobos éco-socialistes mobilisés pour dénoncer les ouvriers (qui soi-disant n’existent plus) et les pousser dans le camp de la grande bourgeoisie ; la classe ouvrière étant bien forcée de travailler pour ne pas s’anémier et le grand capital étant bien forcé de faire tourner le capital afin de le valoriser et le faire se multiplier et se reproduire sans discontinuer. La classe ouvrière, elle, sait que ce n’est pas d’entraver la construction d’un pipeline, ou d’un chantier pétrolier hauturier qui fera stopper la dépravation de l’environnement mais de renverser totalement ce mode de production impérialiste décadent.

Aujourd’hui, que la crise a repris, ces go-gauchistes réclament l’intervention de l’État capitaliste des riches dès qu’un segment ou un autre des salariés se bat pour l’équité et la justice ou qu’il s’oppose physiquement à la police. En 2012 ce sont les étudiants, fils et les filles d’ouvriers qui ont affrontés les flics, aussitôt les petits-bourgeois ont réclamé une commission d’enquête étatique pour désarmer la résistance des enfants des salariés. Aujourd’hui, les bobos réclament une législation de l’État policier pour congédier les femmes voilés, et pour discriminer les salariés sur la base de leurs croyances –religieuses pour le moment, politiques dans quelques temps–. Les bobos appellent l’intervention de l’État pour attaquer les régimes de retraite des salariés trop «gâtés» selon leurs maîtres en pensée les grands banquiers.

La petite bourgeoisie est un segment de classe qui parasite l’État capitaliste et lui voue un culte imprescriptible. Quel que soit le problème social comptez sur le Bobo (bourgeois-bohèmes) pour imaginer une pétition, une protestation, une marche aux lampions, implorant l’État bourgeois de venir apaiser sa compassion de Bobo éploré, parfois même endeuillé. Plutôt que de se révolter, le Bobo humaniste et idéaliste propose de pleurer sur les malheurs de l’humanité et d’organiser la charité afin de se défausser.

Imaginez, au beau milieu de cette crise économique terrible où les salariés sont saqués, matraqués, paupérisés, où les cafés pour mendiants sont achalandés, où les friperies sont dévalisés, où les comptoirs alimentaires ne suffisent plus à la demande, une assemblée de ces Bobos surfaits, issus de la go-gauche universitaire, s’expliquant mutuellement que le problème de la société de consommation est la surconsommation – les pauvres consomment trop et devraient être mis à la diète forcée par l’État policier pensent les Bobos effrontés. C’était justement l’intention de l’État policier qui ne demandait qu’une pression bien articulée.

La présente «reprise» de la crise économique systémique (qui en réalité n’a jamais cessé) amène des fragments de la petite bourgeoisie paupérisée à se réactiver – proposant aujourd’hui de recréer une variété de «Parti Communiste Révolutionnaire», de Nouveaux Cahiers du «Socialisme» populiste et néo-fasciste, de nouvelles organisations révisionnistes et divers succédanés de partis «communistes» virtuellement citoyen communautaire et réellement pseudo solidaire, et tutti quanti, tous plus radicaux les uns que les autres (en parole et sur papier exclusivement) – à la mesure de la déception de ces petits bourgeois frustrés, jetés sur le pavé malgré tous les services rendus à leurs maîtres déglingués.

Les fondements économiques du désespoir petit-bourgeois

Nous l’avons mentionné précédemment, le développement chaotique, inégal et combiné du mode de production capitaliste anarchique et la division internationale du travail impérialiste moderne ont entraîné l’hyper-croissance des secteurs tertiaires d’activité (vente, commerce, marketing, distribution, service, communication, finance, banque, bourse, assurance, éducation, formation, culture, sport, loisir, restauration, hôtellerie, voyage, bureaucratie syndicale, etc.), d’où l’expansion et l’extension importante des emplois pour petits bourgeois accrédités et petits cadres salariés jetables. Cette section de classe prolixe, subjective, idéaliste, narcissique et mystique, aspire à vivre la vie des millionnaires, et à singer, même chichement, même caricaturalement, la vie des gens riches et célèbres qui lui sont inaccessibles sinon à travers la télévision et les spectacles « bling-bling » dont la télé s’évertue à les abreuver.

Cette multitude de petits bourgeois-bohèmes (Bobos) que Lénine qualifiait de philistins trouve intérêt à augmenter les ponctions que l’État effectue sur les revenus des salariés afin de maintenir leurs emplois, et cela même quand eux-mêmes subissent de plein fouet ces hausses de taxes, d’impôts, de tarifs car ils se trouvent eux-mêmes au-dessus de la pile salariale. Un beau jour, malgré ces taxes et ces impôts exorbitants, la désindustrialisation et la délocalisation industrielle vers les pays émergents combinée à l’énorme dette souveraine entraînera le gouvernement des riches vers la débâcle économique. Plutôt que de se révolter et de s’enrôler dans l’armée prolétarienne du Parti Révolutionnaire Ouvrier pour renverser le pouvoir des oligarques, le petit-bourgeois en appellera à la solidarité de l’ouvrier pour qu’il partage sa pauvreté et qu’il signe des pétitions, participe aux défilés des casseroles et chante dans les rues des cités en pleurant sa déchéance «socialisée».

Encore récemment un cacique, fétiche de ces plumitifs, expliquait à ses comparses que l’État pouvait encore emprunter et que le taux d’endettement souverain était affaire de manière de calculer de la part du souverain. Ce parangon keynésien, entiché de J.K. Galbraith, l’économiste des réformistes, ne faisait que proposer de retarder l’échéancier des dettes publiques à rembourser aux banquiers occupés à compter leurs bénéfices anticipés dans l’antichambre de l’Assemblée nationale de la « patrie » en danger. Tous les Bobos collatéraux se sont écrié « Oh miracle ! » leur père bienfaiteur, ex-premier ministre venait de faussement rassurer tous ces paumés désemparés (1).

Le Parti Ouvrier ne doit jamais s’assujettir ou se laisser travestir et pervertir par ce segment de classe qui, quoi qu’il arrive, cherchera toujours à opter pour le compromis de classe et la réforme du système car le petit-bourgeois croit toujours avoir le choix de sa souffrance même s’il ne l’a pas.

C’est pour avoir oublié, nié ou renié ces vérités que les différents partis politiques communistes, ancienne manière (khrouchtchévien) ou nouvelle contrefaçon (maoïste) se sont coupés de leur base sociale et ont périclité – noyés sous le trotskysme-intellectualiste, la social-démocratie électoraliste, le titisme autogestionnaire, l’eurocommunisme psychédélique, le réformisme altermondialiste, l’éco-socialisme populiste et l’anarchisme libertaire. Et c’est la raison pour laquelle il faut aujourd’hui construire de nouvelles organisations révolutionnaires de la base ouvrière jusqu’au sommet prolétaire.

Le petit bourgeois repenti qui voudrait aujourd’hui se liguer en faveur de l’ouvrier devrait être invité à faire son autocritique sur son passé politique opportuniste, surtout s’il a flirté jadis avec ces apparatchiks, soi-disant communistes, qui sont apparus au printemps de la crise pour disparaître à l’été de la reprise économique éphémère. Alors peut-être que ce Bobo ayant trahi ses intérêts de classe petit-bourgeois aura l’humilité et le dévouement requis pour servir le Parti Ouvriers plutôt que son EGO démesuré.

(
1) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/jacques-parizeau-de-la-rhetorique-au-sophisme/nçait pas à son soutien à Assad . aussitôt après ces menaces, le chef des takfiris caucasiens , Dako Omarov a affirmé vouloir visé les JO de Sotchi devant se tenir au mois de février. Omarov a menacé de commettre des attentats suicides au cours de ces jeux. La Russie a élaboré l'avant texte d'une résolution où l'Arabie saoudite est qualifié d'état terroriste et elle se prépare à remettre cet avant texte au conseil de sécurité !!

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:07

Poutine déclare la guerre contre l'Arabie saoudite !!

Vladimir Putin

Dans une prise de position sans précédente, le président russe a qualifié de "terroriste" le régime saoudien menaçant de "riposter les attentats terroristes de Volgograd". Poutine a promis "des représailles" aux attentats de Volgograd, "représailles qui ne tarderont pas "! 

 

Pour M Poutine, "les attentats suicides de Volgograd sont identiques à ceux qui sont régulièrement commis en Irak, en Syrie et au Liban: " Pour identifier les auteurs criminels de ces attentats, on n'a pas besoin de davantage de temps et la Russie y répondra très bientôt. Notre réponse sera en sorte qu'elle changera la carte même du Moyen Orient (!!!) " le chef du Kremlin a qualifié encore une fois de terroriste le régime saoudien. ces propos sans précédent de Poutine interviennent alors que les attentats terroristes de Volgograd ont été contribués à Bandar Sultan, le chef du renseignement saoudien, lui qui en avait évoqué la possibilité au cours d'une rencontre avec Poutine au mois de septembre, alors que les Etats Unis s'apprêtaient à attaquer militairement la Syrie. Bandar avait menacé Poutine d'attentat takfiris d'origine centre asiatique et tchéchene,

 

Source : IRIB

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:04

          LETTRE DE PROTESTATION CONTRE L’INTERDICTION DE LA 1ère MARCHE DES PATRIOTES CAMEROUNAIS

Commandant Kissamba 

                     Manif10 

 A Son Excellence Monsieur René Emmanuel SADI, Ministre de l’Administration

                         Territoriale  et de la Décentralisation

        A   YAOUNDE,

    s/C   de  Monsieur le Préfet du   Mfoundi              

 A    YAOUNDE,

                   s/c  de Monsieur le Sous-Préfet de YAOUNDE 3ème  

                                                                                                                                 A   Efoulan  YAOUNDE ,

 

                   Monsieur le Ministre,

 

              Par lettre n°000048 du 3O Décembre 2013 dont copie est jointe, Monsieur le Sous-Préfet de Yaoundé 3ème  nous a notifié l’interdiction de notre Première Marche des Patriotes du 1er Janvier 2014.

  

             Nous élevons  une vive protestation contre cette interdiction qui tient de l’arbitraire et attirons votre haute attention sur son double caractère illégal. 

  

          Primo  Jusqu’à nouvel ordre, les manifestations publiques dans notre pays  au régime de la déclaration et non à celui de l’autorisation. Or, Monsieur le Sous-Préfet répond négativement à une demande que nous n’avons jamais formulée : nous l’informions et déclarions la manifestation prévue pour  recevoir, en retour de courrier « un récépissé de déclaration ».

  

        Sommes-nous dans un Etat de droit ou dans un simulacre d’Etat de droit ? 

 

          Secundo   Probablement mal inspiré par la hiérarchie, Monsieur le Sous-Préfet s’est lancé dans une argumentation scabreuse et erronée pour justifier l’interdiction de la Marche. Le Minat prétendrait donc écarter résolument le referendum du champ du législatif, pour nous imposer la voie de l’Assemblée Nationale pour des raisons que vous connaissez, et que nous connaissons aussi.

 

      Or, Excellence, LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN dispose explicitement en son Article 36  (1) que :

 

    « Le Président de la République, après consultation du Président du Conseil Constitutionnel, du Président de l’Assemblée Nationale et du Président du Sénat, peut soumettre  au référendum tout projet de réforme qui, bien que relevant du domaine de la loi serait susceptible d’avoir des répercussions profondes sur l’avenir de la Nation et des institutions nationales ».

    Excellence, vous qui laissiez poindre l’espoir d’une gouvernance plus intelligente, en demandant qu’il n’y ait plus plusieurs UPC – ce qui nous a permis de demander au Chef de l’Etat de ne plus nommer  de Ministre upéciste tant que subsiste la division de l’UPC, REFUSERIEZ-VOUS DESORMAIS D’APPLIQUER LA CONSTITUTION POUR IMPOSER L’ARBITRAIRE et ramener le pays à l’ère de la répression de triste mémoire ?

 

     Monsieur le Ministre,

 

     Notre démarche précisait bien qu’il ne s’agissait pas pour nous de privilégier un point de vue, mais de demander que L’ON DONNE  LA PAROLE AU PEUPLE CAMEROUNAIS. Ne serait-il pas paradoxal que ceux qui « voulaient entrer dans l’Histoire comme ayant apporté la Démocratie aux Camerounais s’effraient à ce point de cette modeste revendication ? De quelle démocratie s’agit-il alors ?

 

     Il nous est revenu enfin, que le Chef de l’Etat en personne s’était impliqué dans la mise en place du dispositif d’une répression « sans états d’âmes » de notre marche. Nous avons donc préféré éviter pour le moment tout risque de confrontation prématurée de nos camarades avec les forces de l’ordre.

   

Ngouo Woungly-Massaga, Cdt Kissamba

Yaoundé, le 6 janvier 2014

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 20:04

Centrafrique: Par la voie de Mme Merkel l'Europe, refus d'intervention de l'Union Européenne.

 

 

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 01:07

Le zimbabwé rebaptise le chutes Victoria du fleuve Zambèse en chutes Mosi Oa Tunya du fleuve Zambe-zi ce qui veut dire langue locale "la fumée qui gronde du fleuve zambèse". 

 

« La fumée qui gronde » est la signification du nom authentique que le président Robert Mugabe vient de redonner aux chutes Victoria. D'après le Daily Mail, les autorités du Zimbabwé ont également annoncé que les noms coloniaux des villes et des écoles du Zimbabwe seraient remplacés par des noms kamites (noirs). Cette mesure n’est que la suite logique du nom même donné au pays. Ancienne Rhodesie du Sud en hommage au colon anglais Cecil Rhodes, c’est au terme de la lutte d’indépendance sous la direction de Robert Mugabe déjà, que celui-ci décida de renommer le pays Zimbabwe, en hommage au site de Zimbabwe où se trouve l’architecture la plus sophistiquée d’Afrique australe, témoin des débuts du gigantesque et prestigieux empire de Mwene Mutapa (Monomotapa). La capitale Salisbury est dans ce sens également devenu Harare. Ce sont les colons anglais qui avaient renommé Mosi Oa Tunya en Victoria Falls. Les chutes célèbres du fleuve Zambe-zi (Zambèze) retrouvent donc leur nom authentique. Apprenons tous à dire Mosi Oa Tunya.
La prochaine étape serait-elle le remplacement de l’Anglais par le Shona comme langue officielle du pays ? On espère que le président y pense.

Source: AfroConcept News

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

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Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine