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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 03:06

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                 COMMUNIQUÉ DE PRESSE                DU CONSEIL MONDIAL DE

LA DIASPORA PANAFRICAINE 

POUR MÉMOIRE D’ANNIVERSAIRE

(C.M.D.P.) 

AU FORUM SOCIAL MONDIAL

DE DAKAR

Du 06 au 11 février 2011.

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DOCUMENT ANNEXE POUR PARTICIPATION, ENCOURAGEMENTS ET LARGE DIFFUSION.

 

« Communication du C.M.D.P. en partenariat avec La Ligue Camerounaise des Droits de l'Homme au Premier Forum Social Mondial en Afrique » A Bamako (Mali), du 19 au 23 janvier 2006.

COMMUNICATION DU CONSEIL MONDIAL DE LA DIASPORA PANAFRICAINE en partenariat avec la LIGUE CAMEROUNAISE DES DROITS DE L’HOMME AU PREMIER FORUM SOCIAL MONDIAL EN AFRIQUE à BAMAKO (MALI) du 19 au 23 janvier 2006.

 

RAPPEL DES COMMUNICATIONS toujours d’actualité lors des précédents forums mondiaux:

 

-         Forum Social Mondial à Porto Alegre (Brésil) en février 2002;

-          Forum de l’Economie Mondiale à Davos (Suisse) en février 2002;

-         Sommet mondial de la Terre sur le développement durable, à

          Johannesburg (Afrique du Sud) en août – septembre 2002;

-         Sommet France – Afrique de Paris, les 19 et 20 février 2003;

-         Sommet du G8 d’Evian (France) du 1er au 3 juin 2003 ;

-         2ème Forum Social Européen à Paris – Saint Denis, du 12 au 15

novembre 2003.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

« LE SENS DE l’ACTION »

Leçons à tirer du 2ème FORUM

SOCIAL EUROPEEN

                 à Paris/ Saint- Denis

               du 12 au 15 novembre 2003.

 

ATTAC – SURVIE, même combat avec la papauté criminelle de Rome pour leur soi-disant annula-tion ou rémission de la dette de l’Afrique envers l’Occident pilleur et criminel.

 

*

CONTRE la POSITION d’EMMAUS INTERNATIONAL du grand pionnier du combat des peuples contre l’injustice et la pauvreté, l’Abbé PIERRE et du CONSEIL MONDIAL DE LA DIASPORA PANAFRICAINE pour la REVERSION de la DETTE, la RESTITUTION des BIENS et la REPARATION des dommages causés à l’Afrique pillée et spoliée, victime des CRIMES et GENOCIDES CONTRE L’HUMANITE de l’OCCIDENT, du MOYEN ORIENT ARABE esclavagistes et de la PAPAUTE ROMAINESANGUINAIRES.

 

Communication diffusée lors du SOMMET et du CONTRE SOMMET ou l’AUTRE SOMMET FRANCE – AFRIQUE de PARIS les 19 et 20 février 2003 par le Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine et la Société Savante des Encyclopédistes africains en partenariat avec la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme et reprise au 2ème FORUM SOCIAL EUROPEEN de Saint – Denis du 12 au 15 novembre 200

 

ETAT DES LIEUX DE L’AFRIQUE dite « ENDETTEE »

Les causes génératrices de la fameuse dette :

- les causes historiques :

· La traite négrière.

· L’Afrique écumée de ses forces humaines productrices.

· Le génocide esclavagiste arabe et européen.

· La domination coloniale et le pillage des ressources :

- acculturation et aliénation spirituelle et religieuse, notamment

islamique et chrétienne.

- les causes actuelles :

· L’installation du néocolonialisme et la corruption des élites.

· L’abâtardisation culturelle et l’absence des systèmes éducatifs de formation pour le

développement intégré durable.

· L’inefficacité des structures des Nations Unies incapables de se réformer pour

garantir la Paix dans le Monde.

· La médiocrité, par exemple, de l’UNESCO incapable de transcender les structures

culturelles néocoloniales et impérialistes occidentales, séquelles de l’après deux

grandes guerres qui hantent toujours les esprits des dirigeants actuels de cette

organisation internationale ankylosée à vocation universelle.

5

Tout ceci génère l’enlisement d’un monde unipolaire sous l’emprise américaine

inhumaine avec ses satellites de sous-traitance européens férocement rivés à leur proie

nourricière qu’est toujours l’Afrique, détentrice des richesses stratégiques que constituent le

diamant, l’or, le pétrole, le gaz, le cobalt, le café, le cacao, les bananes, le fer, le manganèse et

autres ressources humaines surexploitées sans oublier les produits de l’élevage et de la pêche

désormais également piratés par des explorateurs sans vergogne qu’on dirait encore à la

manière des conquistadores sur les côtes d’Afrique.

Voilà ce que nous devons dire concernant les causes plutôt de l’endettement inversé de l’Europe envers l’Afrique écumée, pillée, spoliée, acculturée, spirituellement aliénée. C’est le lieu de clarifier une fois pour toutes que c’est l’Afrique ainsi écumée qui attend de l’Europe, pilleuse tel que signalé ci-dessus, la restitution et la réparation et, ce faisant, nous condamnons le Pape Jean Paul II et tous ceux qui, comme lui, marchands de la spiritualité missionnaire esclavagiste, parlent tantôt de la remise de la dette, tantôt de la restructuration de la dette, tantôt de l’échelonnement de la dette, tantôt de la

reconversion de la dette, tantôt de l’allégement de celle-ci et autres balivernes du genre. Aussi pour les Encyclopédistes africains, il n’en n’est rien de tout cela, il s’agit purement et simplement que l’Europe, à l’exemple de la restitution des biens volés au peuple juif et le pardon qui lui est adressé pour le génocide dont il a été victime de la part de l’Europe nazie, comprenne qu’il s’agit de la même exigence de réparation du génocide commis envers l’Afrique. Peu importe les méthodes et les manières par lesquelles chacun des génocides a été orchestré. Les peuples en ont été saignés dans leur chair et continuent de souffrir des syndromes traumatiques. Pour l’évaluation de cette réparation, la Société Savante des Encyclopédistes africains et le Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine ont interpellé l’O.U.A. et les Nations Unies par les six impératifs pour la mise en place d’une commission

internationale en liaison avec les commissions nationales d’estimation des préjudices subis par chaque population noire concernée de l’Afrique et des Amériques. C’est à cela que nous travaillons et ne cesserons d’y veiller jusqu’à l’aboutissement des résultats escomptés, attendus par notre peuple et le jugement de l’histoire que notre génération doit assumer et nous réaffirmons que la Paix mondiale durable est à ce prix. Il nous faut presque une religion et une théologie de la libération pour une

Afrique libre, prospère et compétitive si nous voulons dépasser notre passé douloureux par rapport à l’apport et la part de notre riche continent, berceau de l’Humanité dans le patrimoine commun de l’Humanité.

Sinon, à l’heure où nous parlons, à l’aube du 21ème siècle, à qui profitent l’or, le diamant, le pétrole, le gaz de divers pays pris au hasard parmi la soixantaine de nos Etats, l’Algérie, le Congo, le Soudan, l’Angola, le Maroc, le Gabon, le Nigeria, la Guinée, le Tchad et terminons cette liste sélectionnée par le Cameroun, le gouvernement le plus corrompu offert en exemple sur l’échiquier mondial. De la même manière qu’on prétend qu’au moment de la traite négrière, les gouvernements barbares esclavagistes d’Europe auraient traité avec quelques chefs de clans, complices forcés africains, nous signalons avec force que les mêmes puissances esclavagistes négrières d’hier, sont entrain aujourd’hui de piller et de tuer nos populations en se servant de la complicité de ces nouveaux africains dictateurs génocidaires des pouvoirs néocoloniaux que l’Occident a installés pour continuer son crime de pillage et de marginalisation de l’Afrique, sous couvert d’une démocratie aux élections truquées et ensanglantées.


C’est à cette situation que le Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine s’oppose en travaillant et en luttant pour la renaissance africaine des cendres de la traite négrière, de la domination coloniale, et du néocolonialisme corrompu génocidaire pour l’émergence d’une véritable Afrique libre, prospère, solidaire et compétitive.

Dénoncer le mal, c’est bien !

Guérir le mal, c’est mieux !

C’est le combat du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine.

Car, nous disons que la mondialisation sera démocratique et respectueuse des

libertés des peuples souverains ou ne sera pas et que, c’est quand l’Afrique se libérera,

que le monde s’humanisera.

Le Contre Sommet que nous avons plutôt appelé « l’Autre Sommet » a donc été

l’occasion de confirmer notre position historique visionnaire confortée par l’exposé des 3

éminents intervenants du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso condamnant vigoureusement la

mondialisation libérale sauvage au détriment des peuples africains tant dans le domaine du

pillage des ressources que de la mal gouvernance et de la démocratie participative in

transparente et in alternante.

En effet, nous avons, au « Contre Sommet » tenue à la Mairie de Paris, au nom

du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine et de la Société Savante des

Encyclopédistes africains, réaffirmé la position s’agissant de la REVERSION DE LA

DETTE plutôt que de l’annulation ou de la remise ou de l’échelonnement, toutes

expressions aberrantes qui tendent à parler de ce qui n’existe pas autrement que dans le

sens contraire, ce qui veut dire que ce sont l’Occident, le Moyen Orient arabe et le

Vatican esclavagistes, auteurs de la traite négrière, de la colonisation et du

néocolonialisme génocidaires qui doivent payer leurs dettes de pillage envers les peuples

noirs victimes. C’est cela que le Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine et la

Société Savante des Encyclopédistes africains ont, dès 1990, posé comme bases de la

réparation due aux victimes, énoncées dans les six impératifs que nous rappelons cidessous

et qui ont été successivement présentés à :

- Vienne à la Conférence Mondiale des Nations Unies sur les Droits de l’Homme en juin 1993.

- Tunis à la Conférence Mondiale des Nations Unies sur les Droits de l’Homme en 1993.

- Cotonou à la Conférence au sommet des Ministres de l’éducation et de l’information en 1995.

- Durban à la Conférence Mondiale des Nations Unies contre le racisme et la xénophobie en

août – septembre 2001.

- Porto Alegre au Forum Social Mondial en février 2002.

- Davos au Forum de l’Economie Mondiale en février 2002.

- Johannesburg au Sommet mondial de la Terre sur le développement durable, en août – septembre 2002.

Le « contre sommet » ou mieux « l’autre sommet » dont nous saluons l’initiative de la part de « AGIR ICI » et SURVIE », nos partenaires, a été l’occasion, à l’Hôtel de Ville de Paris, les 19 et 20 février 2003, de rappeler et de réaffirmer ces impératifs incontournables pour la réparation due aux peuples noirs victimes de la traite négrière reconnue CRIME CONTRE L’HUMANITE par la Conférence Mondiale des Nations Unies de Durban en 2001.

 

 

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RAPPEL DES SIX IMPERATIFS

De la Société Savante des Encyclopédistes Africains de 1990.

LES SIX IMPERATIFS DE REPARATION DE L’EUROPE ESCLAVAGISTE GENOCIDAIRE.

 

 

Premier Impératif :

Proclamation solennelle par les Nations Unies de l’esclavage, de la traite d’êtres humains notamment des noirs, du partage de l’Afrique, de la colonisation et du génocide comme crime contre l’Humanité conformément aux sentences du Jury international de Fort-de-France que nous avons organisé les 10, 11 et 12 Décembre 1993 au Centre Frantz Fanon. Sous la pression de notre combat historique, la France et l’Etat du Vatican viennent d’inscrire cette reconnaissance de leur crime contre l’Humanité dans le nouveau chapitre de leur histoire respective. Nous veillerons à ce que cette histoire soit désormais enseignée dans les écoles de toutes les nations pour la mémoire collective, partie intégrante du patrimoine général de l’Humanité.

 

Deuxième Impératif :

Proclamation solennelle sous l’égide des Nations Unies réorganisées et équilibrées du pardon de l’Europe, des U.S.A., du Moyen-Orient et du Vatican génocidaires à l’Afrique pour l’avoir colonisée et pillée.

 

Troisième Impératif :

Création d’une Commission internationale d’évaluation et de compensation des destructions et des dégâts ou préjudices causés à l’Afrique et aux peuples noirs du fait du génocide Euro - U.S.A. et du Moyen-Orient esclavagistes.

Mise en place d’une Commission internationale d’évaluation de ces dommages et préjudices en établissant une procédure d’indemnisation.

 

 

Quatrième Impératif :

Modification, refonte et équilibrage des structures et institutions des Nations Unies, notamment le Conseil de Sécurité disposant de cinq membres dont un par continent, corrigeant ainsi l’accaparement d’un siège par la seule Amérique du Nord (U.S.A.), au détriment de l’Amérique latine et du siège revenant au Continent Asiatique par la Chine toute seule, en fait, quel crime d’avoir ignoré l’existence de deux continents « l’Afrique et l’Australie ». C’est, depuis une dizaine d’années déjà que les encyclopédistes africains, en liaison avec les différentes organisations des peuples noirs et de la diaspora ont inscrit ce point d’interpellation dans leur programme de combat pour la réhabilitation et le développement de l’Afrique.

 

Cinquième Impératif :

Création d’une Commission internationale pour la réécriture de l’Histoire de l’Humanité basée sur la nouvelle physionomie du monde ainsi réorganisé et rééquilibré, condamnant devant le nouveau tribunal de NUREMBERG tous les dirigeants au pouvoir dans les gouvernements européens et nord-américains et arabes esclavagistes lors du partage et de la colonisation de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Asie pour génocide et crime contre l’Humanité :

- Division et partage du Cameroun, du Congo, de la Guinée, du Niger, du Viêt-Nam, de la

Corée, de la Guyane, des Antilles pour ne citer que les plus barbares des crimes de la

colonisation européenne, sans oublier le crime de déportation contre le peuple palestinien

et la persécution nazie et l’holocauste juif.

- Installation du système criminel d’apartheid en Afrique du Sud.

- Ségrégation raciale criminelle aux U.S.A.,

Sont autant de conséquences du crime de génocide liées à la traite des noirs et à la

colonisation…

 

Sixième Impératif :

Création sous l’égide des Nations Unies d’une banque internationale pour la Reconstruction et le Développement de l’Afrique aux fins de réparation des dégâts et préjudices causés par la traite des noirs, la colonisation et le pillage des ressources naturelles de ce continent par les puissances coloniales européennes et leur allié nord-américain, inversant ainsi ce que l’escroquerie mondiale appelle l’endettement des pays sous-développés, le sous-développement étant à son origine le résultat du pillage esclavagiste, le partage et la colonisation que perpétuent, depuis 1960, date des Indépendances Africaines, les pouvoirs néocoloniaux et anti-démocratiques.

 

En conclusion et en résumé

La délégation du CONSEIL MONDIAL DE LA DIASPORA PANAFRICAINE et de la SOCIETE SAVANTE des ENCYCLOPEDISTES AFRICAINS en partenariat avec la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme a, quant à elle, participé à « l’Autre Sommet de Paris pour l’Afrique des peuples victimes, assoiffés de justice et de paix contre l’impunité et la mal gouvernance » qui s’est déroulé à l’Hôtel de Ville de Paris les 19 et 20 février 2003 pour faire front contre les fossoyeurs et les bourreaux africains réunis au Palais des Congrès et cautionnés cyniquement par Kofi Annan, en quête d’une clientèle pour un prochain mandat de Secrétaire général des Nations Unies.

En effet, à l’hôtel de Ville, comme à la place de la République, et devant le mur de la Paix du Trocadéro « esplanade des Droits de l’Homme Nelson Mandela », en face de la Tour Eiffel, la délégation du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine en partenariat avec la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme et les autres organisations de défense des libertés fondamentales, venues notamment d’Afrique, ont réaffirmé leurs déterminations pour la Paix, contre la mondialisation libérale sauvage guerrière, armée par les dents atomiques américaines, le pillage des ressources des pays africains, l’injustice sociale, l’impunité des crimes de guerre, les assassinats politiques, la corruption, la marginalisation des populations laissées pour compte en proie à des grandes endémies telles que le SIDA, la lèpre, le paludisme et la pollution industrielle de l’environnement ainsi que la dégradation des écosystèmes, le commerce international inégal et injuste pour les produits africains discriminés par le protectionnisme forcené, à sens unique du Nord contre le Sud , tous ces crimes confondus dans la volonté des puissances européennes et américaines esclavagistes et génocidaires utilisant, pour ce faire, la complicité des régimes corrompus africains, à l’exemple du Cameroun de l’assassin Paul BIYA, bradeur de nos forêts, de notre pétrole, de notre manganèse, de notre diamant, de notre or, de notre café, de notre cacao, de notre banane et autres ressources précieuses du pays. Encore une fois, notre combat continue pour la REVERSION de la DETTE, la RESTITUTION des BIENS pillés et spoliés et la REPARATION DUE AUX VICTIMES et l’ASSIGNATION des BOURREAUX devant la Cour Pénale Internationale pour génocides et crimes contre l’Humanité, le Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine en partenariat avec la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme, gardiens du patrimoine historique du peuple noir et d’Afrique, se constituant partie civile. La délégation du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine et de la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme a réaffirmé cette position aux différents auditoires du 2ème Forum Social Européen de Saint – Denis, notamment au cours des 4 ateliers :

- Quelle(s) autre(s) Europe(s) et Quelle(s) autre(s) Afrique (s) ?

- Guerres et conflits en Afrique.

- La résistance africaine.

- L’Europe doit-elle être une puissance rivale ou alternative aux Etats Unis ?

La position des Peuples d’Afrique et de leur diaspora historique face aux

conséquences calamiteuses des guerres européennes contre l’Afrique aura ainsi été réenregistrée par l’Humanité réunie à Saint – Denis pour UN AUTRE MONDE, c’est-à-dire, celui de la PAIX et de la JUSTICE pour tous, partout.

 

Pour la délégation, Professeur Kapet de BANA,

                  Concepteur de l’encyclopédie politique, économique, sociale et culturelle de l’Afrique Contemporaine,       Coordinateur international du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 23:29

Abdoulaye_Wade-.jpg

                                                                   Depuis le 1er avril 2000 Élu(e) le 19 mars 2000 

                                                                   Réélu(e) le 25 février 2007

                                                                    Parti politique Parti démocratique sénégalais (PDS)

                                                                   Autres fonctions Biographie

                                                                   Naissance 29 mai 1926 (1926-05-29) (84 ans)

                                                                   Wade Diplômé Profession Avocat

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 07:35

Luc Banemeck1Luc Banemeck  Business Strategist & Implementation Consultant fait une Analyse du Communiqué du Conseil de paix et securité de l'Union Africaine sur la Côte d'Ivoire.

 

 

Union africaine : Communiqué final de la 259ème réunion du Conseil de paix et de

Sécurité

 

CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

259EME REUNION 28 JANVIER 2011

ADDIS ABEBA, ETHIOPIE

PSC/AHG/COMM(CCLIX)

COMMUNIQUE

PSC/AHG/COMM(CCLIX)

 

 


  L'Union Africaine viole t-elle la Constitution Ivoirienne?

UA


   COMMUNIQUE DE LA 259ème REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 259ème réunion, tenue le 28 janvier 2011, au niveau des chefs d’Etat et de Gouvernement, a adopté la décision qui suit sur la situation en Côte d’Ivoire :

 

Le Conseil,

1. Prend note de la communication du Président de la Commission sur la situation en

Côte d’Ivoire. Le Conseil prend également note des déclarations faites par le Président

Goodluck Jonathan de la République fédérale du Nigéria, en sa qualité de Président en

exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le

Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, en sa qualité de Facilitateur du Dialogue direct inter‐ivoirien, ainsi que par le Président de la Commission de la CEDEAO, Victor Gbeho;

 

Analyse :

Le conseil prend acte des jugements de :

Jonathan Goodluck président du Nigéria, c’est l’Homme qui veut la guerre et pas autre chose.

Blaise Compaoré président élu à 80% du Burkina Faso. L’Homme qui héberge et soutien les terroristes et déstabilisent la Côte d’Ivoire depuis  2002.

La CDEAO (Communauté des états de l’Afrique de l’Ouest, qui compte 14 pays), or lors de la décision prise il n’y avait que quatre chefs d’états sur 14 que compte l’organisation (Wade du Sénégal, Compaoré du Burkina Faso, Jonathan Goodluck du Nigeria et le président du Cap vert). Comment peut-on accepter une telle décision ?

 

    Que note-t-on dans ce communiqué ? L’utilisation d’un avis minoritaire (Ce n’est pas très démocratique n’est ce pas les Messieurs qui se disent démocrates ?).

Je dirais même que leur avis est la base de ce document, son point de départ. Alors que c’est la situation qui devrait l’être. Ceci est vraiment très dangereux, parce commencer par l’avis des gens qui ne veulent que la guerre, pour une organisation qui est chargée de garantir la paix et la sécurité est une honte.

Il ne faut pas être surpris car dans cette commission ou panel se retrouve des dictateurs, des assassins, mais aussi disons-le des Panafricains respectacles  comme les présidents de l’Afrique australe. Ce qui laisse un peu d’espoir que ces derniers seront vigilants face à de telles menaces de la paix en Afrique.

 

2. Réaffirme ses décisions antérieures sur la situation en Côte d’Ivoire, en particulier le

communiqué de presse publié à l’issue de sa 251ème réunion tenue le 4 décembre 2010 et le communiqué de sa 252ème réunion tenue le 9 décembre 2010, ainsi que les communiqués de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO des 7 et 24 décembre 2010, respectivement, reconnaissant M. Alassane Dramane Ouattara comme Président élu à l’issue du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, sur la base des résultats certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, conformément à la résolution 1765 du 16 juillet 2007 et aux différents Accords signés par les parties ivoiriennes et entérinés par la CEDEAO, l’UA et les Nations unies ;

 

Analyse :

..Réaffirme les décisions de l’organisation des nations unies et de son représentant Choi qui est sous le coup d’une enquête de corruption par les instances Onusiennes à new York et qui n'est ni present du Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire ni ivoirien.

Que note-t-on ? On ne reconnait pas la souveraineté Ivoirienne, la constitution n’est pas citée, alors que c’est par elle aussi que devait commencer la rédaction du document . Donc ce document viole la charte de l’Union Africaine et de l’ONU sur la souveraineté des pays (On s’en fou ce sont des Africains).

Je suis certain que ce document a été paraphé par la nébuleuse, et que le conseil de sécurité et de paix  de l'UA a juste mis sa signature.

 

3. Se félicite des initiatives prises par la CEDEAO et la Commission de l’UA, en vue de

Trouver une solution pacifique à la crise dans le respect du choix démocratique des Ivoiriens. En particulier, le Conseil rend hommage au Président en exercice de la CEDEAO, aux Présidents Thomas Yayi Boni du Bénin, Pedro Pires du Cap Vert et Ernest Bai Koroma de Sierra Leone, ainsi qu’au Premier Ministre Raila Odinga du Kenya et aux anciens Présidents Thabo Mbeki d’Afrique du Sud et Olusegun Obasanjo du Nigeria, pour leur contribution à la recherche d’une solution pacifique à la crise en Côte d’Ivoire. Le Conseil se félicite également des efforts déployés par les différents partenaires de l’UA et la communauté internationale dans son ensemble et souligne l’importance que revêt la mobilisation d’un soutien coordonné aux efforts de l’Afrique à laquelle revient la responsabilité première de la gestion et du règlement de cette crise, conformément à tous les instruments pertinents de l’UA et de la CEDEAO;

 

Analyse :

      Se félicite des initiatives prises, moi aussi sauf pour Monsieur Rail Odinga premier  ministre du Kenya qui est arrivée au pouvoir par l’utilisation de la fibre éthnique, du sang c’est en mettant les éthnies les unes, les autres pour convaincre le président Moi Kaibaki de lui nommer comme premier ministre. D’ailleurs il avait déclaré des le début du coup d’état électoral en Côte d’ivoire que comme le coup des urnes n’a pas marché. Qu’il fallait utiliser la force militaire à défaut de la guerre éthique.

 

 

4. Exprime sa profonde préoccupation face à la grave crise politique qui prévaut en

Côte d’Ivoire, depuis la proclamation des résultats du second tour de l’élection

présidentielle tenue le 28 novembre 2010. Le Conseil condamne fermement les exactions et autres violations des droits de l’homme, les menaces et actes d’intimidation, ainsi que les actes d’obstruction de l’action de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), et déplore les pertes en vies humaines et actes de destruction de biens intervenus dans certaines parties de la Côte d’Ivoire;

 

 

Analyse :

     Le communiqué condamne les exactions, ce que nous devons tous faire, mais fait ressortir a la fin du paragraphe 4, que ces exactions et obstructions sont dirigées contre l’ONUCI sans citer celles dirig ées contre l'armée ivoirienne.

 Que note-t-on, il n’y a aucune mention sur le fait que l’ONUCI convoie les terroristes avec ses avions, hélicoptères, chars et véhicules de combat sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire pour que ces derniers attaquent les populations Ivoirienne et le institutions ivoiriennes.

 

5. Réaffirme la nécessité d’une solution pacifique rapide qui permette de préserver la

démocratie et la paix, à travers le respect de la volonté du peuple ivoirien telle qu’elle a été exprimée le 28 novembre 2010, et favorise une réconciliation durable entre tous les

Ivoiriens, à travers le dialogue;

 

Analyse :

      Tous le monde bien entendu veut une solution pacifique rapide et qui permette de préserver la démocratie et la paix à travers la volonté du peuple Ivoirien…

 

Pour cela il ya des préalables. La démocratie c’est la loi de la majorité sur la minorité et pour vérifier qui est majoritaire dans un pays on utilise un outil qui s’appelle le vote des citoyens. Si cet outil a des problèmes ou que lors de son fonctionnement, il y a disfonctionnement, on appelle les spécialistes pour réparer le système, donc avant d’aller très loin, on commence d’abord par regarder de ce côté, or l'ONU et la nébuleuse ne veulent pas.

 

 

 

6. Décide, à la lumière de ce qui précède, de mettre en place, sous l’autorité de l’Union

africaine, un Groupe de haut niveau pour le règlement de la crise, dans des conditions qui préservent la démocratie et la paix. Le Conseil décide que le Groupe, dont la composition sera finalisée, après consultations appropriées, au cours de la 16ème session ordinaire de la Conférence de l’Union prévue les 30 et 31 janvier 2011, opérera comme suit :

a) le Groupe sera assisté par une équipe d’experts et travaillera, en tant que de

besoin, en étroite coopération avec les partenaires de l’UA, notamment les Nations unies.

b) le Groupe est mandaté pour évaluer la situation et formuler, sur la base des décisions pertinentes de l’UA et de la CEDEAO, une solution politique d’ensemble,

c) le Groupe conclura son travail dans un délai qui ne dépassera pas un mois, et ses

conclusions, telles qu’elles seront entérinées par le Conseil, seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes avec lesquelles elles auront été négociées ;

 

 

 

Analyse :

             C’est une bonne chose de mandater des experts pour évaluer la situation,  ce qui est tout à fait normal. Ce qui est bizarre à la fin du paragraphe on parle de « négocier ». Comment va-t-on négocier une décision du conseil constitutionnel ou un travail d’évaluation, qui en principe devra donner les résultats d’experts.

 Pour moi à l’issue de cette évaluation, on devra donner les résultats  à prendre ou à laisser car, c’est un peu comme si un professeur disait à un élève, à l’issue de votre évaluation nous allons renégocier  ensemble votre note pour savoir si vous êtes d’accord ou pas.

Soyons sérieux ne faites perdre du temps aux Africains. Messieurs les initiateurs du panel des 5 et particulièrement à son président le président-dictateur Mauritanien, soyez sérieux, le monde vous regarde et surtout l’Afrique vous à l’œil.

 

7. Exige la levée immédiate du blocus de l’Hôtel du Golf et l’arrêt de tous actes de

violence et exactions contre la population civile, ainsi que les appels ayant pour effet

l’incitation à la haine et à la violence, d’où qu’elles viennent ;

 

Analyse :

     Je rêve ou quoi ? comment ces « vendus» peuvent-ils oser demander la levée du blocus de l’hôtel ou résident un groupe de terroristes ayant terrorisé le pays pendant au moins 10 ans sans même demander la contrepartie pour le Nord de la Côte d’ivoire qui est coupé et soumis à l’esclavage et pillage des ressources naturelles depuis plus de 8 ans par les terroristes du FAFN et les armées d’occupation (ONUCI, FORCE LICORNE, L’ARMEE BOURKINABEE, L’ARMEE SENEGALAISE ET NIGERIANNE).

 

8. Souligne, dans le contexte du règlement de la crise dans son ensemble, l’importance

de la poursuite des efforts requis en vue du parachèvement des aspects pendants du

processus de paix, en particulier la tenue des élections législatives, la réconciliation

nationale, la réunification du pays, le désarmement des ex-combattants et le

démantèlement des milices, la réforme du secteur de la sécurité et la restauration de

l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire;

 

Analyse :

    Ici, on souligne l’importance des efforts requis en vue du parachèvent des aspects pendants du processus, mais de quels efforts parlent-t-on ? Le pays est coupé en deux, les terroristes écument le nord de la Côte d’Ivoire qui est le théâtre des manœuvres des forces d’occupation coalisées avec les terroristes locaux.

 

9. Décide de rester activement saisi de la question.

 

Avis :

A la suite de ma lecture de cette déclaration du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine j’ai envie de vomir, mais je dois me retenir pour continuer la rédaction de cette analyse (mes excuses pour ceux qui seront choqués par ses propos mais ne doit-on pas exprimer ce qu’on ressent dans de telles circonstances?).

Lee communiqué ignore totalement la constitution ivoirienne. On sait très bien que si on introduit des experts, le résultat sera en défaveur de Alassane Ouattara, qui avec ses supporteurs ne veulent pas de l’évaluation (Banki Moon a même déclaré que c’est une honte de soumettre leur déclaration à la vérification) c’est dire qu’il se mettent en rang de bataille déjà au cas ou il arriverait une note discordante dans le rapport des experts,  qui peuvent très bien refuser les directives de leurs chefs parce que par principe sindividuels. Donc le Conseil sait d’emblée que les résultats seront rejetés  par le camp Gbgabo parce que inconstitutionnels. Et donc il faudra négocier pour sauver la face du camp de la nébuleuse internationale.

L’issue possible de l’évaluation :

Les experts découvrent que les réclamations du  camp Gbagbo  sont vérifier à savoir le  trucage massif dans les 5 départements contestés  du Nord.


Alors s’offre trois options au Camp Ouattara et à la nébuleuse internationale mandatée pour la recolonisation de la Cote d’Ivoire.

1)      Ne pas reconnaitre les résultats de l’évaluation et recourir à la force sans l’autorisation d’une intervention  militaire  de l’ONU.

2)      Négocier pour le placement de leur champion dans la gestion du pays.

3)      Rendre effective la division du pays par la création d’une capitale à  Bouaké

4)      Organiser la déstabilisation économique et financière du pays pour causer le Chaos et ensuite revenir militairement pour installer leur champion.

 

Difficile de savoir qu’elle sera la stratégie opérationnelle qui sera adopté.

A mon avis je pense que la nébuleuse ré-colonisant n’acceptera jamais une décision favorable au camp Laurent Gbagbo, PARCE QU’ELLE RISQUE D’ENTRAINER DES CONSEQUENCES ECONOMIQUES, POLITIQUES ET SOCIALES NON SEULEMENT EN COTE D’IVOIRE EN PARTICULIERS, MAIS EN AFRIQUE ET DANS LE MONDE EN GENERAL.

 

Supposons que la Côte d’ivoire soit attaquée par l’ECOMOG, l’ONUCI, ou Les Forces Licornes de la France. Je suis sur que certains pays Africains viendront A LA RESCOUSSE. Les populations des pays belliqueux résidant dans les autres pays d’Afrique risquent d’être la cible des attaques, alors peut-être débutera une guerre continentale et mondiale aux conséquences incalculables sur le plan des dégâts humains.

Donc les apprentis sorciers qui ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez doivent réfléchir avant de commettre l’irréparable.

 

Mes conseils au gouvernement Ivoirien :

J’espère que vous lirai ces quelques conseils qui sont loin d’être exhaustives.

Ces experts ne viennent pas réellement évaluer la situation postélectorale en Côte d’Ivoire.

Parce que si le document commence par la reconnaissance d’Ouattara comme président. Pourquoi évaluer ? Si on vient évaluer, c’est pour dire au monde entier que nous avons evaluer et nous confirmons nos décisions et ignorons le conseil constitutionnel.

 

Pour évaluer un travail de l’élève qui conteste sa note, on n’annonce pas le résultat  de l'evaluation avant, on suspend la note pour une décision finale apres  évaluation

 Ce document est très clair, l’intention est de confirmer  la décision de Choi, l’ambassadeur de France et des Etats-Unis. donc de la Communauté internationale occidentale.

En disant que le camp Gbagbo a toujours dit qu’il y a eu des fraudes, nous avons vérifié et n’avons rien trouvé. Donc par conséquent il doit partir et comme il ne veut pas partir alors donnerz-nous l’autorisation d’une intervention militaire qu'exige le Nigéria, Burkina et le Sénégal et la France.

 

Comment parer à cette éventualité ?

Je propose deux voies

1)      Renforcement du renseignement militaire et recrutement sur le plan  militaire afin de permettre une mobilisation générale et rapide en vue d’une éventuelle attaque de la nébuleuse si l’ONU donne son accord. Car Chinois et Russe ne sont pas fiables. Leurs intérêts passent avant les principes.

2)      La création d’un panel constituer d’experts au sein de la Diaspora  Noire internationale pour évaluer en même temps que les experts de l’Union Africaine et donner les résultats au même moment pour éviter une deuxième guerre d’intox médiatique qui se prépare avant l’attaque qui se prépare depuis Bouake et Ouagadougou.

Bon Courage

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 11:54

Luc Banemeck1Luc Banemeck  Business Strategist & Implementation fait une Analyse du Communiqué du Conseil de paix et securité de l'Union Africaine sur la Côte d'Ivoire.

 

 

Union africaine : Communiqué final de la 259ème réunion du Conseil de paix et de

Sécurité

 

CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

259EME REUNION 28 JANVIER 2011

ADDIS ABEBA, ETHIOPIE

PSC/AHG/COMM(CCLIX)

COMMUNIQUE

PSC/AHG/COMM(CCLIX)

 

 

COMMUNIQUE DE LA 259ème REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

 

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 259ème réunion, tenue le 28

janvier 2011, au niveau des chefs d’Etat et de Gouvernement, a adopté la décision qui suit sur

la situation en Côte d’Ivoire :

 

Le Conseil,

1. Prend note de la communication du Président de la Commission sur la situation en

Côte d’Ivoire. Le Conseil prend également note des déclarations faites par le Président

Goodluck Jonathan de la République fédérale du Nigéria, en sa qualité de Président en

exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le

Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, en sa qualité de Facilitateur du Dialogue direct

inter‐ivoirien, ainsi que par le Président de la Commission de la CEDEAO, Victor Gbeho;

 

Analyse :

Le conseil prend acte des jugements de :

Jonathan Goodluck président du Nigéria, c’est l’Homme qui veut la guerre et pas autre chose.

Blaise Compaoré président élu à 80% du Burkina Faso. L’Homme qui héberge et soutien les terroristes et déstabilisent la Côte d’Ivoire depuis  2002.

La CDEAO (Communauté des états de l’Afrique de l’Ouest, qui compte 14 pays), or lors de la décision prise il n’y avait que quatre chefs d’états sur 14 que compte l’organisation (Wade du Sénégal, Compaoré du Burkina Faso, Jonathan Goodluck du Nigeria et le président du Cap vert). Comment peut-on accepter une telle décision ?

 

    Que note-t-on dans ce communiqué ? L’utilisation d’un avis minoritaire (Ce n’est pas très démocratique n’est ce pas les Messieurs qui se disent démocrates ?).

Je dirais même que leur avis est la base de ce document, son point de départ. Alors que c’est la situation qui devrait l’être. Ceci est vraiment très dangereux, parce commencer par l’avis des gens qui ne veulent que la guerre, pour une organisation qui est chargée de garantir la paix et la sécurité est une honte.

Il ne faut pas être surpris car dans cette commission ou panel se retrouve des dictateurs, des assassins, mais aussi disons-le des Panafricains respectacles  comme les présidents de l’Afrique australe. Ce qui laisse un peu d’espoir que ces derniers seront vigilants face à de telles menaces de la paix en Afrique.

 

2. Réaffirme ses décisions antérieures sur la situation en Côte d’Ivoire, en particulier le

communiqué de presse publié à l’issue de sa 251ème réunion tenue le 4 décembre 2010 et le

communiqué de sa 252ème réunion tenue le 9 décembre 2010, ainsi que les communiqués

de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO des 7 et 24 décembre

2010, respectivement, reconnaissant M. Alassane Dramane Ouattara comme Président élu à

l’issue du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, sur la base des résultats certifiés par le

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, conformément à la résolution

1765 du 16 juillet 2007 et aux différents Accords signés par les parties ivoiriennes et

entérinés par la CEDEAO, l’UA et les Nations unies ;

 

Analyse :

..Réaffirme les décisions de l’organisation des nations unies et de son représentant Choi qui est sous le coup d’une enquête de corruption par les instances Onusiennes à new York et qui n'est ni present du Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire ni ivoirien.

Que note-t-on ? On ne reconnait pas la souveraineté Ivoirienne, la constitution n’est pas citée, alors que c’est par elle aussi que devait commencer la rédaction du document . Donc ce document viole la charte de l’Union Africaine et de l’ONU sur la souveraineté des pays (On s’en fou ce sont des Africains).

Je suis certain que ce document a été paraphé par la nébuleuse, et que le conseil de sécurité et de paix  de l'UA a juste mis sa signature.

 

3. Se félicite des initiatives prises par la CEDEAO et la Commission de l’UA, en vue de

Trouver une solution pacifique à la crise dans le respect du choix démocratique des Ivoiriens.

En particulier, le Conseil rend hommage au Président en exercice de la CEDEAO, aux

Présidents Thomas Yayi Boni du Bénin, Pedro Pires du Cap Vert et Ernest Bai Koroma de

Sierra Leone, ainsi qu’au Premier Ministre Raila Odinga du Kenya et aux anciens Présidents

Thabo Mbeki d’Afrique du Sud et Olusegun Obasanjo du Nigeria, pour leur contribution à la

recherche d’une solution pacifique à la crise en Côte d’Ivoire. Le Conseil se félicite

également des efforts déployés par les différents partenaires de l’UA et la communauté

internationale dans son ensemble et souligne l’importance que revêt la mobilisation d’un

soutien coordonné aux efforts de l’Afrique à laquelle revient la responsabilité première de la

gestion et du règlement de cette crise, conformément à tous les instruments pertinents de

l’UA et de la CEDEAO;

 

Analyse :

      Se félicite des initiatives prises, moi aussi sauf pour Monsieur Rail Odinga premier  ministre du Kenya qui est arrivée au pouvoir par l’utilisation de la fibre éthnique, du sang c’est en mettant les éthnies les unes, les autres pour convaincre le président Moi Kaibaki de lui nommer comme premier ministre. D’ailleurs il avait déclaré des le début du coup d’état électoral en Côte d’ivoire que comme le coup des urnes n’a pas marché. Qu’il fallait utiliser la force militaire à défaut de la guerre éthique.

 

 

4. Exprime sa profonde préoccupation face à la grave crise politique qui prévaut en

Côte d’Ivoire, depuis la proclamation des résultats du second tour de l’élection

présidentielle tenue le 28 novembre 2010. Le Conseil condamne fermement les exactions et

autres violations des droits de l’homme, les menaces et actes d’intimidation, ainsi que les

actes d’obstruction de l’action de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), et

déplore les pertes en vies humaines et actes de destruction de biens intervenus dans

certaines parties de la Côte d’Ivoire;

 

 

Analyse :

     Le communiqué condamne les exactions, ce que nous devons tous faire, mais fait ressortir a la fin du paragraphe 4, que ces exactions et obstructions sont dirigées contre l’ONUCI sans citer celles dirig ées contre l'armée ivoirienne.

 Que note-t-on, il n’y a aucune mention sur le fait que l’ONUCI convoie les terroristes avec ses avions, hélicoptères, chars et véhicules de combat sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire pour que ces derniers attaquent les populations Ivoirienne et le institutions ivoiriennes.

 

5. Réaffirme la nécessité d’une solution pacifique rapide qui permette de préserver la

démocratie et la paix, à travers le respect de la volonté du peuple ivoirien telle qu’elle a été

exprimée le 28 novembre 2010, et favorise une réconciliation durable entre tous les

Ivoiriens, à travers le dialogue;

 

Analyse :

      Tous le monde bien entendu veut une solution pacifique rapide et qui permette de préserver la démocratie et la paix à travers la volonté du peuple Ivoirien…

 

Pour cela il ya des préalables. La démocratie c’est la loi de la majorité sur la minorité et pour vérifier qui est majoritaire dans un pays on utilise un outil qui s’appelle le vote des citoyens. Si cet outil a des problèmes ou que lors de son fonctionnement, il y a disfonctionnement, on appelle les spécialistes pour réparer le système, donc avant d’aller très loin, on commence d’abord par regarder de ce côté, or l'ONU et la nébuleuse ne veulent pas.

 

 

 

6. Décide, à la lumière de ce qui précède, de mettre en place, sous l’autorité de l’Union

africaine, un Groupe de haut niveau pour le règlement de la crise, dans des conditions qui

préservent la démocratie et la paix. Le Conseil décide que le Groupe, dont la composition

sera finalisée, après consultations appropriées, au cours de la 16ème session ordinaire de la

Conférence de l’Union prévue les 30 et 31 janvier 2011, opérera comme suit :

a) le Groupe sera assisté par une équipe d’experts et travaillera, en tant que de

besoin, en étroite coopération avec les partenaires de l’UA, notamment les

Nations unies

b) le Groupe est mandaté pour évaluer la situation et formuler, sur la base des

décisions pertinentes de l’UA et de la CEDEAO, une solution politique

d’ensemble,

c) le Groupe conclura son travail dans un délai qui ne dépassera pas un mois, et ses

conclusions, telles qu’elles seront entérinées par le Conseil, seront

contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes avec lesquelles elles auront été

négociées ;

 

 

 

Analyse :

             C’est une bonne chose de mandater des experts pour évaluer la situation,  ce qui est tout à fait normal. Ce qui est bizarre à la fin du paragraphe on parle de « négocier ». Comment va-t-on négocier une décision du conseil constitutionnel ou un travail d’évaluation, qui en principe devra donner les résultats d’experts.

 Pour moi à l’issue de cette évaluation, on devra donner les résultats  à prendre ou à laisser car, c’est un peu comme si un professeur disait à un élève, à l’issue de votre évaluation nous allons renégocier  ensemble votre note pour savoir si vous êtes d’accord ou pas.

Soyons sérieux ne faites perdre du temps aux Africains. Messieurs les initiateurs du panel des 5 et particulièrement à son président le président-dictateur Mauritanien, soyez sérieux, le monde vous regarde et surtout l’Afrique vous à l’œil.

 

7. Exige la levée immédiate du blocus de l’Hôtel du Golf et l’arrêt de tous actes de

violence et exactions contre la population civile, ainsi que les appels ayant pour effet

l’incitation à la haine et à la violence, d’où qu’elles viennent ;

 

Analyse :

     Je rêve ou quoi ? comment ces « vendus» peuvent-ils oser demander la levée du blocus de l’hôtel ou résident un groupe de terroristes ayant terrorisé le pays pendant au moins 10 ans sans même demander la contrepartie pour le Nord de la Côte d’ivoire qui est coupé et soumis à l’esclavage et pillage des ressources naturelles depuis plus de 8 ans par les terroristes du FAFN et les armées d’occupation (ONUCI, FORCE LICORNE, L’ARMEE BOURKINABEE, L’ARMEE SENEGALAISE ET NIGERIANNE).

 

8. Souligne, dans le contexte du règlement de la crise dans son ensemble, l’importance

de la poursuite des efforts requis en vue du parachèvement des aspects pendants du

processus de paix, en particulier la tenue des élections législatives, la réconciliation

nationale, la réunification du pays, le désarmement des ex-combattants et le

démantèlement des milices, la réforme du secteur de la sécurité et la restauration de

l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire;

 

Analyse :

    Ici, on souligne l’importance des efforts requis en vue du parachèvent des aspects pendants du processus, mais de quels efforts parlent-t-on ? Le pays est coupé en deux, les terroristes écument le nord de la Côte d’Ivoire qui est le théâtre des manœuvres des forces d’occupation coalisées avec les terroristes locaux.

 

9. Décide de rester activement saisi de la question.

 

Avis :

A la suite de ma lecture de cette déclaration du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine j’ai envie de vomir, mais je dois me retenir pour continuer la rédaction de cette analyse (mes excuses pour ceux qui seront choqués par ses propos mais ne doit-on pas exprimer ce qu’on ressent dans de telles circonstances?).

Lee communiqué ignore totalement la constitution ivoirienne. On sait très bien que si on introduit des experts, le résultat sera en défaveur de Alassane Ouattara, qui avec ses supporteurs ne veulent pas de l’évaluation (Banki Moon a même déclaré que c’est une honte de soumettre leur déclaration à la vérification) c’est dire qu’il se mettent en rang de bataille déjà au cas ou il arriverait une note discordante dans le rapport des experts,  qui peuvent très bien refuser les directives de leurs chefs parce que par principe sindividuels. Donc le Conseil sait d’emblée que les résultats seront rejetés  par le camp Gbgabo parce que inconstitutionnels. Et donc il faudra négocier pour sauver la face du camp de la nébuleuse internationale.

L’issue possible de l’évaluation :

Les experts découvrent que les réclamations du  camp Gbagbo  sont vérifier à savoir le  trucage massif dans les 5 départements contestés  du Nord.


Alors s’offre trois options au Camp Ouattara et à la nébuleuse internationale mandatée pour la recolonisation de la Cote d’Ivoire.

1)      Ne pas reconnaitre les résultats de l’évaluation et recourir à la force sans l’autorisation d’une intervention  militaire  de l’ONU.

2)      Négocier pour le placement de leur champion dans la gestion du pays.

3)      Rendre effective la division du pays par la création d’une capitale à  Bouaké

4)      Organiser la déstabilisation économique et financière du pays pour causer le Chaos et ensuite revenir militairement pour installer leur champion.

 

Difficile de savoir qu’elle sera la stratégie opérationnelle qui sera adopté.

A mon avis je pense que la nébuleuse ré-colonisant n’acceptera jamais une décision favorable au camp Laurent Gbagbo, PARCE QU’ELLE RISQUE D’ENTRAINER DES CONSEQUENCES ECONOMIQUES, POLITIQUES ET SOCIALES NON SEULEMENT EN COTE D’IVOIRE EN PARTICULIERS, MAIS EN AFRIQUE ET DANS LE MONDE EN GENERAL.

 

Supposons que la Côte d’ivoire soit attaquée par l’ECOMOG, l’ONUCI, ou Les Forces Licornes de la France. Je suis sur que certains pays Africains viendront A LA RESCOUSSE. Les populations des pays belliqueux résidant dans les autres pays d’Afrique risquent d’être la cible des attaques, alors peut-être débutera une guerre continentale et mondiale aux conséquences incalculables sur le plan des dégâts humains.

Donc les apprentis sorciers qui ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez doivent réfléchir avant de commettre l’irréparable.

 

Mes conseils au gouvernement Ivoirien :

J’espère que vous lirai ces quelques conseils qui sont loin d’être exhaustives.

Ces experts ne viennent pas réellement évaluer la situation postélectorale en Côte d’Ivoire.

Parce que si le document commence par la reconnaissance d’Ouattara comme président. Pourquoi évaluer ? Si on vient évaluer, c’est pour dire au monde entier que nous avons evaluer et nous confirmons nos décisions et ignorons le conseil constitutionnel.

 

Pour évaluer un travail de l’élève qui conteste sa note, on n’annonce pas le résultat  de l'evaluation avant, on suspend la note pour une décision finale apres  évaluation

 Ce document est très clair, l’intention est de confirmer  la décision de Choi, l’ambassadeur de France et des Etats-Unis. donc de la Communauté internationale occidentale.

En disant que le camp Gbagbo a toujours dit qu’il y a eu des fraudes, nous avons vérifié et n’avons rien trouvé. Donc par conséquent il doit partir et comme il ne veut pas partir alors donnerz-nous l’autorisation d’une intervention militaire qu'exige le Nigéria, Burkina et le Sénégal et la France.

 

Comment parer à cette éventualité ?

Je propose deux voies

1)      Renforcement du renseignement militaire et recrutement sur le plan  militaire afin de permettre une mobilisation générale et rapide en vue d’une éventuelle attaque de la nébuleuse si l’ONU donne son accord. Car Chinois et Russe ne sont pas fiables. Leurs intérêts passent avant les principes.

2)      La création d’un panel constituer d’experts au sein de la Diaspora  Noire internationale pour évaluer en même temps que les experts de l’Union Africaine et donner les résultats au même moment pour éviter une deuxième guerre d’intox médiatique qui se prépare avant l’attaque qui se prépare depuis Bouake et Ouagadougou.

Bon Courage

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 23:42

wadeABDOULAYE WADE PRESIDENT DU SENEGAL,

PARTICULARITE: DICTATEUR ET POUVOIR PERSONNALISE, SON FILS KARINE WADE DETIENT 5 PORTEFEUILLES MINISTERIELS,

 

Depuis le 01 février le Sénégal est à feu et à sang, est-ce la fin annoncée et tant attendu de la dictature Abdoulaye Wade ?

Lire le compte rendu des événements sous silence dans les chaines d’intox.

 

 

 

 

senegal.jpg

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 23:03

alapha-blondy.jpgAlpha Blondy , Auteur compositeur, chanteur et musicien

 

Interview réalisée par Didier Dépry et Schadé Adédé (Source : Notre Voie)

 

Quand je dis qu'Alassane Ouattara ne peut pas être président de Côte d'Ivoire, c'est parce qu'il a fait couler trop de sang, de larmes. Il a fait briser trop de vies d'innocents.

 

A la demande générale, nous vous reproposons en intégralité, l’interview-vérité que la star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy, a accordé à son domicile à votre quotidien préféré Notre Voie 

Avec un franc-parler décapant, l’artiste parle d’Alassane Ouattara et du RDR, de feu Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié ainsi que de Mme Dominique Nouvian Folleroux Ouattara. Sans oublier ses rapports avec le président de la République, Laurent Gbagbo.

Notre Voie : Alpha Blondy, dans une interview accordée au mensuel panafricain Afrique Magazine (AM) n° 270 de mars 2008, vous avez qualifié M. Alassane Dramane Ouattara de prestidigitateur et avez soutenu qu'il ne sera jamais président de la République de Côte d'Ivoire. Pourquoi vous attaquez-vous à ce leader politique ivoirien ?

Alpha Blondy : Souvenez-vous, à un moment donné de ma vie et de l'histoire de la Côte d'Ivoire, j'ai crânement défendu le cas Alassane Dramane Ouattara, le leader du Rassemblement des Républicains (RDR) et un des futurs candidats à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. J'avais dénoncé le fait qu'on le traite d'ivoirien lundi et d'étranger mardi. Et qu'à cause de cela, ce Monsieur que le PDCI a envoyé en Côte d'Ivoire ne pouvait pas être candidat à l'élection présidentielle. J'avais dit non ! Et aujourd'hui, il peut être candidat à la présidentielle. Ne voyez-vous pas que ce combat que j'ai mené a payé dans une certaine mesure ? Mais actuellement, les données ont changé et il me semble important de souligner les actes graves que M. Ouattara a posés. Il faut le dire, nous ne partageons pas sa façon de faire.

N.V. : Que lui reprochez-vous ?
A.B. : Il serait indécent de ne pas souligner que le premier coup d'Etat en Côte d'Ivoire (le 24 décembre 1999 qui a renversé le président Henri Konan Bédié, ndlr) a été fait par M. Ouattara...

N.V. : Comment le savez-vous ?
A.B. : Mais il l'a dit lui-même et les Ivoiriens en sont témoins. Il a dit : «Quand je frapperai ce régime moribond, il tombera». Il avait annoncé aussi aux Ivoiriens : «Je reviendrai à Noël». Donc il savait bien de quoi il parlait. Le 24 décembre 1999, il a effectivement frappé, le régime Bédié est tombé et il est revenu en Côte d'Ivoire.
Pour moi, le coup d'Etat était déjà un acte anti-démocratique. Et je dis que c'est ce coup d'Etat qui a ouvert la boîte de Pandore d'où sont sorties toutes les tentatives hebdomadaires de coups d'Etat qui ont abouti à la guerre, cause de la rébellion armée du 19 septembre 2002 suivie de la partition systématique du pays.

N.V. : Le général Robert Guéi, chef du CNSP, la junte militaire au pouvoir, avait pourtant indiqué, devant la nation, que le coup d'Etat de 1999 était l'œuvre des «Jeunes gens »...
A.B. : Je n'entre pas dans ce genre de masturbation.

N.V. : Vous n'y croyez pas ?
A.B. : Non ! Mais écoutez, lorsque la guerre a éclaté en septembre 2002, Alassane Ouattara a déclaré sur RFI - je l'ai bien écouté - qu'il n'était ni de près ni de loin mêlé à la rébellion. Mais j'ai regardé plus tard une vidéo où des rebelles égorgent un gendarme. Sur ce document (j'ignore comment l'on procède en matière de montage et de truquage), ce que Koné Zakaria (un des chefs rebelles, ndlr) dit est clair - je comprends bien le malinké. Il a dit : «Nous avons pris les armes, pas pour IB, mais pour Alassane Ouattara». Et que c'est lui qui leur envoyait 25 millions de FCFA par mois. Zakaria l'a dit. Si cette grave accusation était fausse, pourquoi M. Ouattara n'a-t-il pas apporté de démenti ?

N.V. : Que voulez-vous finalement insinuer ?
A.B. : M. Ouattara est largement le commanditaire de la rébellion, you know. Je ne suis pas Jack Bauer (personnage principal d'une série policière américaine à la télé, NDLR) mais c'est M. Ouattara qu'on connaît. Qui ne dit mot consent. Même, à un moment donné, Guillaume Soro s'est un peu énervé devant le refus de M. Ouattara d'assumer.
Je signe et je persiste qu'Alassane Ouattara est à l'origine du coup d'Etat de 1999 qui a entraîné la guerre. Il est à l'origine de tous les problèmes que nous vivons aujourd'hui. Depuis qu'il est venu dans ce pays, nous avons rompu avec la tranquillité et la sérénité. Celui qui a tiré le plus grand profit de l'Ivoirité, c'est bien Alassane Ouattara. Il en a fait un fonds de commerce. Le PDCI, sa famille politique de départ, ne voulait pas de lui pour deux raisons principales.

N.V. : Lesquelles ?
A.B. : Première raison, lorsque Alassane Ouattara est arrivé en Côte d'Ivoire en 1990, il n'aurait pas dû sortir avec Dominique Nouvian-Folléroux (son épouse actuelle, NDLR).

N.V. : Vous y allez fort !
A.B. : Oui mais lui, il n'a pas hésité. Moi, je relate les faits. Je fais un décryptage, you know. A l'époque, je sortais avec Patricia, la fille d'un Européen qui travaillait à la présidence. Elle m'a confié ceci, après la nomination d'Alassane Ouattara : «Attention votre Premier ministre-là est en train de prendre un virage dangereux. Parce que Dominique est en quelque sorte la «Go» du président de la République, Félix Houphouët». Comprenez-vous le sens de ce message de Patricia ? Je pense qu'Alassane Ouattara pouvait s'offrir toutes les filles d'Abidjan, sauf celle-là. Ce qu'il a fait, c'est comme si tu couchais avec ta propre mère. Parce que le président Houphouët était son père politique et spirituel. Et quand tu as fini de coucher avec ta mère, n'aies pas la prétention de ravir à ton père son fauteuil. Or, Ouattara a fait tout cela. C'est ce que le PDCI n'a jamais osé dénoncer aux yeux du monde. Voilà pourquoi beaucoup se sont contentés de le traiter d'étranger. Ce qui l'a d'ailleurs arrangé car il en a fait son fonds de commerce.

N.V. : Quelle est la seconde raison ?
A.B. : Il voulait niquer M. Konan Bédié. Quand le président Houphouët est mort, beaucoup de cadres du PDCI ont regardé Alassane Ouattara bizarrement. Ça murmurait qu'après avoir couché avec Dominique par calcul politique...

N.V. : Avez-vous un problème avec Mme Dominique Ouattara ?
A.B. : Non, pas du tout, je respecte Dominique. Seulement, je voulais dire qu'elle n'est pas la seule personne qu'Alassane Ouattara a bernée. Mais elle n'est pas dupe. Dominique avait perdu son mari dans des conditions tragiques. Et M. Ouattara a profité de la blessure de cette dame - je vous le dis parce je le pense sincèrement - pour déployer son calcul politicien. Il s'est servi d'elle pour son ambition.

N.V. : Vous dites là des choses terribles ?
A.B. : On me qualifie de fou, non ? Mais un fou, il sait beaucoup de choses, you know ! Le mariage de M. Ouattara avec Dominique, relève d'un calcul politicien. Il prétend que Houphouët lui a donné l'ordre de prendre cette femme. Mais il a oublié que c'est parce qu'il a couché avec elle que «le Vieux» s'est fâché et la lui a cédée. Un proche d'Houphouët - et non des moindres - m'a confié que «le Vieux» en a pleuré. Parce qu'il ne pouvait pas s'imaginer que quelqu'un qu'il a fait venir auprès de lui de bonne foi puisse lui planter le couteau dans le dos. Son entourage en été malade aussi. C'est de là qu'est parti le débat sur la filiation de Ouattara. Aujourd'hui, nous disons qu'Alassane Ouattara est certes un Ivoirien mais il y a un problème.

N.V. : Quel problème encore ?
A.B. : Tu peux être un Ivoirien mais si tu as grandi à Bobodioulasso, où est le problème ? Ses frères ont grandi à Dimbokro, dans le centre de la Côte d'Ivoire. Mais lui, il a grandi du côté de la Haute Volta, c'est-à-dire dans la région de Bobodioulasso. Même quand il parle le malinké, son accent est de Bobodioulasso. Il ne faut pas en avoir honte ! Mais il semble tellement perturbé par cela. Et il raconte à sa femme Dominique que je suis son cousin. Parce que nous sommes tous deux nés à Dimbokro. Je ne suis pas son parent. Il n'a pas besoin de forcer des liens de parenté avec moi pour prouver qu'il est Ivoirien. Dans tous les cas, on ne couche pas avec la femme de son papa. Mais il l'a fait.

N.V. : Pourquoi est-ce maintenant que vous en parlez ?
A.B. : Excusez-moi, chaque chose en son temps ! Un jour ou l'autre, Dominique Folléroux se réveillera. Alassane Ouattara pense que M. Sarkozy va l'imposer aux Ivoiriens parce qu'il a été tout simplement le témoin de son mariage. C'est peut-être vrai que le président français est son ami, mais attention !

N.V. : N'est-il pas envisageable que M. Sarkozy veuille donner un coup de pouce à son ami en difficulté ?
A.B. : M. Sarkozy pourrait aider la Côte d'Ivoire en tant qu'Etat mais pas M. Ouattara en tant qu'individu. Parce que les intérêts de la France sont plus grands que ceux de Messieurs Sarkozy et Ouattara. Quand je dis qu'Alassane Ouattara ne peut pas être président de Côte d'Ivoire, c'est parce qu'il a fait couler trop de sang, de larmes. Il a fait briser trop de vies d'innocents. Je pense sincèrement ce que je dis. Depuis le coup d'Etat de 1999, avez-vous vu se bousculer des personnalités comme Ahoua N'Guetta, Essy Amara, enfin tous les repères de tous bords politiques confondus ? Savez-vous pourquoi ? Parce que la chaîne référentielle a été brisée. En outre, les généraux Palenfo et Coulibaly se sont également éclipsés et ont vu leurs vies respectives brisées parce qu'on leur colle une étiquette de RDR déçus. Même moi qui vous parle...

N.V. : Justement, il y a quelques années, vous avez proclamé que vous êtes un militant du RDR...
A.B. : J'ai déjà reconnu dans un mensuel panafricain qu'Alassane Ouattara a roulé tout le monde dans la farine. On dit que M. Gbagbo est un boulanger. D'accord, mais je dis que M. Ouattara est un hyper-boulanger. C'est le propriétaire des Grands Moulins d'Abidjan (rires). Et moi, je suis un chanceux parmi ceux que M. Ouattara a roulés dans la farine.
Mon ami H., le comédien Camara Yêrêfê, en a été tellement victime qu'il en est mort. On raconte que je n'ai rien fait pour lui jusqu'à ce qu'il trouve la mort. Mais qu'ils me font pitié, les colporteurs de ces rumeurs ! Je vais vous dire la vérité. Lorsque la SICOGI de Yopougon voulait expulser H. pour une location-vente impayée à hauteur de 3 millions FCFA, c'est vers moi qu'il a couru. Je partais pour une tournée à l'étranger et je n'avais pas de la liquidité sur moi. Je lui ai alors signé un chèque de 3 millions FCFA. Je précise qu'on a appelé Ibrahim dit «photocopie», le frère cadet de M. Alassane Ouattara, pour lui poser le problème de H. qui a fait la prison, qui a perdu son boulot à la télé à cause de son militantisme au RDR... On m'a répondu que lorsque qu'on donne de l'argent à H., il le dilapide. Au vu de cette attitude du RDR à son égard, j'ai interpellé H. en ces termes : «Petit frère, fais attention à toi ! Ces gens vont t'utiliser pour rien. Chaque fois que y a drap, tu viens me dire : Elvis (l'autre surnom d'Alpha Blondy), on m'a blessé, on a blessé mon fils... Et je demande : est-ce qu'un seul enfant d'Alassane a été égratigné ? Une façon de te demander de faire attention et de te dire que moi-même qui te parle, ils ont envoyé des militaires chez moi en 1999 sans que je n'y comprenne rien. N'oublie donc pas d'où on vient». J'ai dit tout cela à H. Depuis ce jour, on se fréquentait davantage, on mangeait du poisson à la braise ensemble... Un jour, il m'a encore dit que des militaires l'ont blessé à la tête. Pour le tirer de ce guêpier et lui permettre de reprendre ses activités professionnelles, j'ai décidé de lui remettre une caméra que j'ai achetée à 20 millions FCFA. Je lui ai même demandé de changer sa façon de militer. Je lui ai expliqué que c'est parce que les gens du RDR parlent trop. Je lui expliquais aussi comment j'étais souvent félicité, à ma grande surprise, pour des sacs de riz et autres que j'aurais offerts à des militants du RDR.

N.V. : Et que se passait-il en réalité ?
A.B. : Ma secrétaire d'alors, Koné Ténin (aujourd'hui membre du cabinet de la ministre Jeanne Peuhmond, NDLR) était militante du RDR ; mon manager Koné Dodo était du RDR et ils le sont aujourd'hui encore. Au départ, ils ont nié mais plus tard, Ténin l'a reconnu. Ténin était tellement passionnée qu'il suffisait de critiquer M. Alassane Ouattara, pour qu'elle étouffe. Je connais Ténin, je la respecte ; elle a fait un choix que je respecte. En revanche, Koné Dodo m'a trahi dans sa passion, non pas pour le RDR, mais pour M. Alassane Ouattara qui est en réalité le problème et non le RDR car Alassane veut faire de ce parti une sorte de secte.
Koné Dodo m'a trahi en me disant que des gens l'ont chargé de venir encaisser de l'argent auprès de moi pour financer la rébellion. Moi, je lui ai dit que je préférerais faire des dons à la Croix Rouge pour des actions humanitaires en faveur de ceux qui en avaient besoin dans l'urgence. Il en était tellement passionné que je le suspecte aujourd'hui d'avoir détourné au profit de la rébellion une partie des recettes de 35 millions de FCFA engrangés lors de ma tournée de 2003. Aujourd'hui, Koné Dodo se trouverait à Boundiali, hypertendu, à moitié paralysé. Pendant ce temps, que fait le RDR pour lui ? Que fait pour Koné Dodo, M. Alassane Ouattara qui, paraît-il, est propriétaire de 22 avions et 212 bateaux ? Fohi ! Rien ! Actuellement Dodo ne vit qu'avec l'aide que lui apporte son fils.

N.V. : Quels sont aujourd'hui vos rapports ?
A.B. : Koné Dodo m'appelle parfois. Il me demande de l'appeler à mon tour. Seulement, c'est moi qui me sens gêné. Ah, lui aussi a été tellement aveuglé ! Mais je pense qu'un jour, il se réveillera car, tout comme Ténin, il admirait beaucoup M. Zémogo Fofana (personnalité politique, transfuge du RDR qui a créé l'ANCI, son parti).

N.V. : Vous auriez abandonné également Aldo Moro, Affri Loué et bien d'autres de vos proches malades...
A.B. : J'avais proposé à Aldo Moro (paix à son âme) de travailler avec H. pour la réalisation de sketches qu'ils devaient commercialiser. Mais Aldo Moro (ancien cameraman à la RTI) m'a dit que son rêve, c'était de découvrir la Jamaïque. Je l'ai envoyé en Jamaïque. Quant à Eugène Affri Loué (paix à son âme), il était condamné à mort, je n'y pouvais rien. Pinto, quant à lui, est superviseur au Café de Versailles (le restaurant chic bâti par Alpha Blondy). Vous pouvez le lui demander. Il n'a jamais été victime d'un grave accident de la circulation avec ma voiture sans que je ne sois au courant. (Pinto dément devant nous avoir fait un accident avec un véhicule de Blondy). «Ancien» (un regretté collaborateur d'Alpha) est mort d'insuffisance rénale. Lorsque j'ai arrêté de fumer de la drogue, j'ai dit à tous ceux qui fumaient comme moi de rester à carreau pour ne pas que je replonge. «Ancien» était devenu entre temps le manager du groupe Adjam Tala Rockers. On s'est perdus de vue. Un jour, lorsque je l'ai vu à Grand-Bassam, j'ai découvert une loque humaine. Une autre fois, il a fait venir des jeunes gens chez moi pour me solliciter de l'aide, alors qu'il était en instance d'être hospitalisé au CHU de Treichville. Plus tard, j'ai appris que ces jeunes se sont volatilisés dans la nature avec l'argent que je leur avais remis. Après, il s'est levé lui-même de son lit d'hôpital pour me trouver à Grand-Bassam. Il avait besoin d'argent. Je lui en ai donné. C'est à Yohou Yolande dite «Yoyo Rasta», une grande amie, que je remettais de l'argent pour secourir «Ancien». Un jour, à la veille d'une tournée, il m'a dit : «Si on ne se revoit plus... » Je lui ai répondu : «Arrête, ne me parle pas de ta mort... (Alpha Blondy se met à pleurer. Après une pause, il poursuit ses propos)... Alassane Dramane Ouattara est dangereux pour la Côte d'Ivoire. Pourquoi, en le disant, on doit être menacé de mort ?

N.V. : Avez-vous été menacé de mort ? Par qui ?
A.B. : Bien sûr, j’ai été menacé de mort après la publication de mon interview à Afrique Magazine. On m’a appelé sur le téléphone fixe et sur le portable pour me menacer de mort. Un individu est même venu me voir pour me conseiller de boire le pipi du matin de ma mère car, selon lui, je suis un malade mental. Menacer un malade mental ? Menacer un fou ?

N.V. : Avez-vous porté plainte contre X ?
A.B. : Non, je ne porterai pas plainte.

N.V. : Pourquoi ?
A.B. : Parce que je sais que Dieu le fera à ma place. Ecoutez, M. Alassane Ouattara ne fait rien pour que Dieu ne puisse pas mener mon combat. Tant de sang versé, tant de vies humaines anéanties. Savez-vous pourquoi il n’y a pas eu les 100 000, 200 000 voire 300 000 spectateurs que j’attendais à mon FESTARRR, le 30 décembre 2007 ? C’est à cause de cette guerre que M. Ouattara a enclenchée en Côte d’Ivoire. Où est-ce que les FANCI ont recruté leurs nouveaux soldats ? C’est parmi les “bramogos” (fans) d’Alpha Blondy. Où est-ce que les Forces nouvelles ont puisé leurs soldats ? C’est dans les “bramogos” d’Alpha Blondy. Quand l’on a sacrifié la vie de mes «bramogos» pour des ambitions politiques personnelles, il ne faut pas demander le miracle aux quelques survivants.

N.V. : Quels sont aujourd’hui vos rapports avec la France ?
A.B. : Moi, je n’ai pas de problème avec la France. J’ai dit simplement que je condamne fermement la France pour ce qu’elle a fait en novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire à Cocody et sur les deux ponts d’Abidjan. Son armée a tué des Ivoiriens qui manifestaient tranquillement pour la souveraineté de leur pays. La France, c’est quand même nous. C’est inacceptable. Maintenant que l’on dise que moi, j’ai choisi mes morts, c’est faire de la désinformation. Qu’on arrête cela. J’ai dit qu’on a passé le temps à parler de 9 soldats français qui auraient été tués à Bouaké par les FANCI mais qu’on n’a pas parlé des autres morts de la ville. C’est ce que j’ai toujours dit, ok ? Donc qu’on arrête de tout déformer tout le temps.

N.V. : Maintenez-vous toujours votre position selon laquelle l’armée française basée à Abidjan (le 43ème BIMA) doit partir ?
A.B. : Mais bien sûr. Moi, je voterai pour le candidat à la présidentielle prochaine qui promettra de faire partir l’armée française et de nous faire passer d’une indépendance virtuelle à une indépendance réelle. Voyez-vous, je ne nourris aucune haine envers qui que ce soit mais je ne supporte pas l’injustice.

N.V. : Etes-vous toujours à couteaux tirés avec l’ambassadeur de France à Abidjan, André Janier ?
A.B. : Récemment, quand j’étais hospitalisé à la PISAM, il m’a joint sur mon portable pour me souhaiter prompt rétablissement. Il m’a même annoncé qu’il m’inviterait à partager un repas dès que je serais rétabli. Mais je préfère attendre après ma tournée en Amérique.

N.V : Et la polémique sur votre titre d’ambassadeur de la paix de l’ONUCI ?
A.B. : Jusqu’à ce qu’on me le signifie officiellement par écrit, comme ça été le cas lorsqu’on me nommait, il y a un peu plus de deux ans, je demeure messager de la paix pour l’ONUCI. C’est d’ailleurs à ce titre que je tire la sonnette d’alarme pour prévenir tout risque de regain de violence en Côte d’Ivoire.

N.V. : Que répondez-vous à ceux qui affirment que vous êtes le principal auteur de la Charte du Nord rédigée en 1990 ?
A.B. : Je n’ai jamais écrit cette sale Charte du Nord. J’ai fait un tract, bien au contraire. On m’a dit que la Charte du Nord contient plus de 200 pages mais ce qu’ils ont publié (dans le quotidien Le Patriote, ndlr) ne tient pas sur un feuillet. Pourquoi sont-ils malhonnêtes jusqu’à ce point !

N.V. : Dans votre tract publié en 1990, vous meniez le combat de M. Ouattara. Comment expliquez-vous ce changement de position radicale de votre part aujourd’hui ?
A.B. : J’ai changé parce que M. Ouattara a touché à la Côte d’Ivoire. Ça, je ne saurais l’accepter. Il a posé des actes qu’il ne devrait pas. Je vous l’ai déjà suffisamment dit. On nous a tous bernés avec cette histoire d’ivoirité parce qu’en réalité, seul Alassane Ouattara en est le plus grand bénéficiaire. Je me souviens qu’en 1990, on est venu me voir pour me dire que les Bété disent que s’ils prennent le pouvoir, ils vont égorger tous les gens du Nord.

N.V. : Qui est venu vous le dire ?
A.B. : Je préfère taire les noms mais ils se reconnaissent. Des gens sont venus me voir à l’immeuble Nanan Yamousso (Abidjan-Treichville) que j’habitais à l’époque. La mère d’un de mes enfants, Valerie Yébarth était témoin. Ceux qui me pourfendent, parlent de quoi ? J’aimerais bien qu’Alassane Ouattara nous parle des circonstances de la mort de Félix Houphouët- Boigny en 1993.
N.V. : Vous devez en savoir quelque chose…
A.B. : Non, c’est lui qui doit en savoir quelque chose. C’est lui qui pourra nous éclairer. Ça, c’est d’un. De deux, il y a un petit truc que je voudrais savoir. Vous souvenez-vous de la défunte femme policière Simone Gbahé ? Vous souvenez-vous de sa révélation faite dans Soir Info, dans laquelle, elle soutenait qu’un coup d’Etat se préparait contre le président Bédié ? Ne trouvez-vous pas bizarre qu’elle soit morte sans avoir pu rencontrer Bédié alors qu’elle le désirait ? C’est une question que je me pose. En somme, Simone avait bel et bien averti qu’un coup d’Etat se préparait contre Bédié mais…

N.V. : Et qui préparait ce coup d’Etat ?
A.B. : Qui a fait le premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire, en 1999 ? Qui était le financier de la guerre dont Koné Zakaria a parlé ?

N.V. : Faites-vous allusion à M. Alassane Ouattara ?
A.B. : Bien sûr, puisque c’est lui qui a commandité le premier coup d’Etat. Aujourd’hui, quand je vois l’acharnement avec lequel la presse proche de lui s’attaque à ma modeste personne jusqu’à vouloir ma mort, je suis amené à me poser encore de nombreuses questions. Mais, qu’ils soient tous rassurés, je n’ai pas encore dit mon dernier mot.

N.V. : Vos détracteurs soutiennent que c’est parce que le président de la République, Laurent Gbagbo, vous donne beaucoup d’argent que vous vous acharnez sur M. Ouattara. Qu’en dites-vous ?
A.B. : Pour être poli, je vais vous dire simplement ceci : le président Houphouët m’avait donné de l’argent mais ils ne s’étaient pas plaints ; le président Bédié m’avait aussi donné de l’argent par rapport à ma Caravane de la Paix en 1995 mais ils ne s’étaient pas plaints non plus. Pour l’organisation de mon FESTARRR en décembre 2007, j’ai écrit à tout le monde pour solliciter de l’aide financière : ambassades, partis politiques, etc. Quand je montais le projet avec John Jay (animateur-télé, ndlr), on avait fait un devis de 300 millions FCFA. Ça traînait, faute de moyens. Et, suite à l’attentat contre l’avion du Premier ministre Guillaume Soro, le 29 juin 2007, j’ai reporté le festival. Après, j’ai décidé de le faire tout seul. C’est alors que Charles Blé Goudé m’a dit : “Ecoute, le président Gbagbo voulait nous donner sa contribution. C’est le moment d’aller le voir”. Je lui ai répondu : “Ok, on va profiter de l’occasion pour faire d’une pierre deux coups, c’est-à-dire l’inviter. S’il nous donne quelque chose, Dieu merci ; s’il ne nous donne rien, Dieu merci, you know”. Voilà ! A l’heure où je vous parle, je dois encore la somme de 16 millions à des entreprises qui ont travaillé avec moi.

N.V. : L’on raconte que le chef de l’Etat vous a effectivement remis la somme de 300 millions FCFA pour l’organisation du FESTARRR. Est-ce vrai ?
A.B. : A tous ceux qui soutiennent que le président de la République m’a donné 300 millions FCFA et que de cette somme, j’ai tiré 100 millions FCFA pour l’offrir à Charles Blé Goudé, je leur demande d’arrêter l’intox et la désinformation. Il faut simplement qu’ils comprennent que ce que le président Gbagbo m’a donné n’a pas de prix, c’est de la considération. Je ne savais même pas qu’il y avait un coup d’Etat qui se préparait contre lui dans cette période, comme on me l’a signifié plus tard, mais le Président a pris le risque de venir à mon invitation jusqu’à Grand-Bassam. Il a été le seul à m’honorer et pourtant, j’ai invité tous les leaders politiques, les partis politiques et leurs organisations de jeunesse. Même les Forces Nouvelles étaient attendues, à commencer par leur secrétaire général, le Premier ministre Guillaume Soro. Je me rappelle que le commandant Wattao m’a appelé pour s’excuser parce qu’il y avait “gbangban” à Bouaké (attaques de la ville par les hommes d’IB, ndlr). Ça c’est le respect, je vous le répète. Et ça n’a pas de prix.

N.V. : Si l’on vous comprend bien, vos relations avec le président Laurent Gbagbo ne sont pas fondées sur l’argent ?
A.B. : Les gens voient tout en terme d’argent. Je n’ai aucune intention de me vanter mais moi, je vais vous dire que ça va. Je n’ai pas de problème de ce côté-là.

N.V. : Les personnalités qui n’ont pas répondu à votre invitation au FESTARRR vous ont-elles donné les raisons de leur absence ?
A.B. : Moi, j’ai fait le pas qu’il fallait parce que je tenais à tuer la guerre. Mais ce n’est pas bien grave. Je comprends mes jeunes frères KKB du PDCI, Karamoko Yayoro du RDR, Blé Guirao de l’UDPCI. Ils ont subi des pressions de part et d’autre. Pour moi, le FESTARRR a été un grand succès.

N.V. : Vos contradicteurs prétendent que vous avez bénéficié de la générosité de M. Ouattara du temps de la bonne entente…
A.B. : Je n’ai jamais demandé de l’argent à M. Ouattara. Il n’y a jamais eu ça entre lui et moi. En revanche, je connais M. Adama Tounkara (actuel maire d’Abobo, ndlr) depuis New York. Ce dernier et moi, on s’est vu à l’époque par deux fois, il m’a donné 50 dollars. Quand on raconte que M. Alassane Ouattara est un multimilliardaire et qu’il distribue de l’argent, c’est faux. Moi, je peux aller où je veux avec mes 10 FCFA. Ma vie n’est pas en danger, à moins que M. Ouattara en décide maintenant autrement. Car lui, il est toujours tapi dans l’ombre pendant que les enfants des autres sont en première ligne au front, donc leur vie en péril en permanence, you know.

N.V. : D’où tirez-vous cette conviction que M. Ouattara est derrière chaque coup tordu contre les Ivoiriens alors que lui-même le nie tous les jours ?
A.B. : Mais M. Ouattara, c’est Kacou Anouanzè, c’est-à-dire l’homme-araignée ! Il est très rusé. De plus, dès que ça chauffe, il saute au mur puis disparaît. Voilà pourquoi j’aimerais dire ceci aux Ivoiriens: “Dès que ça pète encore en Côte d’Ivoire, n’hésitez pas à neutraliser M. Alassane Dramane Ouattara. Attention, je n’ai pas dit de le tuer, je dis bien neu-tra-lisez-le ! Car, envoyez les enfants des autres à l’abattoir, il aime bien ça. Son rêve ethnique est égal à la guerre ethnique. Chez lui, le Bété, le Guéré…, est un ennemi, le Bousmani (le peuple de la forêt) est un ennemi. Ne vous laissez plus distraire, mes frères Ivoiriens : Alassane Ouattara est notre problème. Eux, ils ont appelé au meurtre contre ma personne mais moi, non. Je n’en ferai pas autant en retour. Car je crois en Dieu. Ouattara, lui, il n’a pas de respect pour la vie que Dieu nous a donnée.

N.V. : Vous dites qu’il ne peut pas être président, mais pour gagner, il est en tandem avec le président du PDCI, Henri Konan Bédié…
A.B. : Lorsqu’un traître vient vers toi, ça se sent immédiatement par son premier bonjour. En effet, M. Bédié ne pouvait pas échapper à M. Ouattara. Aussitôt que ce dernier est venu en Côte d’Ivoire, M. Bédié était dans son collimateur. Chronologique-ment, le président Houphouët est la première victime de M. Ouattara, Dominique, la deuxième, et le président Bédié, la troisième. Quant au Président Gbagbo, il l’a échappé belle. Rappelez-vous qu’en février 1992, lors d’une manifestation au Plateau, M. Ouattara a fait tirer sur M. Gbagbo. M. Ouattara était alors Premier ministre de Côte d’Ivoire. Il ne faut pas l’oublier, dans les mœurs des Ivoiriens, tuer n’existe pas vraiment. Mais dans les calculs politiques de M. Ouattara, le crime figure en bonne place. Les Dioula disent que “tout ce qui arrive à un cadavre dans une tombe, ce n’est pas la faute aux asticots ; il faut accuser la mort”. Dans la crise ivoirienne, MM. Gbagbo, Bédié, Guéi, Soro et Wattao ne sont que des asticots. Et la mort, c’est M. Alassana Ouattara. Voilà pourquoi, je pense qu’il est nécessaire qu’on le neutralise afin qu’il ne nuise plus à la Côte d’Ivoire.


Le premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire est l’œuvre de M. Ouattara.

Ouattara est le commanditaire de la rébellion

Ouattara n’aurait pas dû sortir avec Dominique

Koné Dodo m’a trahi…

M. Alassane Ouattara est en réalité le problème et non le RDR.

M. Bédié ne pouvait pas échapper à M. Ouattara.

Je voterai pour le candidat à la prochaine présidentielle qui promettra de faire partir l’armée française.

Je demeure messager de la paix pour l’ONUCI.


Interview réalisée par Didier Dépry et Schadé Adédé

Source : Notre Voie

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:01

180px-Dieudonne2.jpgDieudonné Mballa Mballa  Acteur, humouriste

et Persécu- sionniste

 

 

  

Dieudonné M'Bala M'Bala condamné  à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Pour avoir remis à Robert Faurisson par quelqu’un déguisé en déporté juif, un "prix de l'infréquentabilité", le 26 décembre 2008 sur la scène du Zénith de Paris, lors d'une représentation de son spectacle.

Selon l’humoriste Camerounais

"C'était une excellente soirée. C'était très drôle. Les gens ont ri."  S’est défendu Dieudo  jeudi devant la cour d'appel de Paris qui le juge pour des propos tenus lors d'un spectacle où il avait convié sur scène le négationniste Robert Faurisson.

D’où la question Dieudo est persecuter ou poursuivi pour des declaration contre les juif.

Ce que je peux conseiller a notre frere dieudo au lieu de perdre de l’argent et de l’energie contre les autres. Mets cette energie pour les Noirs tu veras, que ce sera plus rentable et benefique.

Marcus garvey disait en 1923 le siecle dernier ceci dans son œuvre l’Homme et sa pensee :

« Un peuple privee d’autorite et de pouvoir est un peuple privee de respect »

On ne s’attaquye pas au gens qui ont le pouvoir, ils riposteront pas les moyens dont ils disposent. Mon frere cherche d’abord les moyens et le pouvoir et le reste viendra.

Sinon si le juge te condamne, personne ne viendra commenter sa décision, puisque on ne commente pas les décisions de juge de peur de se faire condamner soi-meme. Le juge « applique la loi » et ne les fait. De même que le conseil constitutionnel ivoirien a déciser suivant la loi Ivoirienne et les preuves matérielles de déclarer Laurent Koudou Gbagbo president de la république de Côte d’Ivoire.

BON COURAGE

 

Thomas Biken,


Rappel : Tout auteur d'article est  responsable des articles publiés dans le cadres des lois en vigueur (Art.)

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 12:51

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:26

 

 

III. Analyse de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 :

De nombreux observateurs internationaux constatent des irrégularités notoires :

1°- les Observateurs de l’Union Africaine constatent : l’atteinte à l’intégrité physique des partisans de Laurent Gbagbo dans le Nord par les Partisans d’Alassane Ouattara et les militaires des Forces Nouvelles, les morts suite aux agressions physiques, les dégradations des matériels électoraux, les bourrages d’urnes, les séquestrations d’observateurs eux-mêmes.

2°-la Coordination des Experts Electoraux Africains venus du Cameroun, du Sénégal, du Bénin, du Mali,  du Maroc, du Togo, du Gabon constatent dans la Région Nord occupés par les militaires des Forces Nouvelles : les vols d’urnes, les séquestrations des observateurs, des votes multiples, les bourrages d’urnes.

3°- l’Observatoire de la Société Civile Africaine pour la Démocratie et l’Assistance Civile (OSCADA) constate dans le Centre-Nord-Ouest : l’empêchement des électeurs de la Majorité Présidentielle (partisans de Laurent Gbagbo, reconnaissables au Tee-Shirt avec un portrait de Laurent Gbagbo) à voter, les vols d’urnes par les militaires, les transports d’urnes à vélo par les militaires, les faux bulletins sans hologramme.

4°- la Coordination des Observateurs des Sociétés Civiles Africaines rassemblant 21 organisations africaines (COMISCA) observe les élections dans 1541 bureaux de vote dans le Nord et constate : les militants et représentants de la Majorité Présidentielle empêchés de voter, les vols et transports d’urnes par les militaires des Forces Nouvelles, de nombreux dégâts corporels et matériels, agressions physiques sur les partisans de la Majorité Présidentielle.

5°-la CEPECA observe dans la région de la Savane dans le Nord : les représentants de la Majorité Présidentielle chassés des bureaux de vote par les militaires des Forces Nouvelles et donc des Bureaux de Vote sans représentants de Laurent Gbagbo, les coupures d’électricité entraînant les vols d’urnes emportées par les militaires des Forces Nouvelles, les militants de La Majorité Présidentielle empêchés de voter, les séquestrations et les agressions physiques sur des partisans de La Majorité Présidentielle.

De nombreux électeurs sont agressés, battus, des femmes sont violées, des femmes et des hommes sont paralysés à vie, les bourrages massifs d’urnes sont pratiqués dans la zone Centre-Nord-Ouest de Côte d’Ivoire, le 28 novembre 2010.

Ainsi le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Monsieur Youssouf Bakayoko donne les résultats provisoires suivants que nous analysons :

 

2ème tour du 28/11/2010 / BAKAYOKO

2ème tour du 28/11/2010 / OFFICIEL CC

Inscrits

5 784 490

Inscrits

5 725 721

Taux de participation

79,35%

Taux de participation

71,28%

Suffrages exprimés

4 590 219

Suffrages exprimés

3 993 209

Laurent Gbagbo

2 107 055

Laurent Gbagbo

 2 054 537

 

Soit 45,90% 

 

Soit 51,45%

Alassane Ouattara

2 483 164

Alassane Ouattara

1 938 672

 

soit 54,10%

 

Soit 48,55%

 

        Dans le calcul de la Commission Electorale Indépendante (CEI) représentée par son président Youssouf Bakayoko, il est étrange que le nombre de suffrages exprimés est égal au nombre de votants, selon le taux de participation de 79,35% annoncé. Les « votes blancs ou nuls », représentant déjà environ 4,7% au premier tour, ont été attribués frauduleusement à Monsieur Alassane Ouattara au second tour.

Les observations sur les résultats de cette élection sont alors immédiates :

-        5 750 720 cartes d’identités ont été distribuées pour constituer les listes électorales. Mais dès le premier tour, ce nombre d’inscrits est subitement passé à 5 784 490, soit un accroissement de 33.770 électeurs inscrits. Néanmoins, la Commission Electorale Indépendante ayant retenu ce chiffre dès le 1er tour, le Conseil Constitutionnel l’a également admis. La base de calcul devient alors désormais, par consensus, de 5 784 490 électeurs inscrits.

-        Le nombre de voix exprimées selon la Commission Electorale Indépendante (CEI) est de 4 590 219. Mais en donnant le taux de participation de 79,35% au second tour, la CEI commet une erreur de calcul puisqu’elle ne reconnaît pas les votes blancs ou nuls et donc considère que les nombre de votants est égal au nombre de voix exprimées au second tour. Ce qui est totalement faux et électoralement impossible en Côte d’Ivoire.

-        Tous les Observateurs présents dans les bureaux de vote ont estimé le taux de participation à environ 70%. Le Conseil Constitutionnel, sur la base des chiffres qui lui ont été présentés, a retenu le taux de participation de 71,28%.

-        Si l’on retient le chiffre vraisemblable entre les observateurs internationaux et les données fournies par le Conseil Constitutionnel, et en appliquant le taux de participation retenu par le Conseil Constitutionnel aux résultats provisoires fournis par la Commission Electorale Indépendante (CEI), on obtient le taux de participation à 70,56% au second tour pour 5 784 490 inscrits retenus par cette Commission. Cela donne un total de « suffrages blancs ou nuls » de (79,35%-70,56%)x5 784 490 = 508 457 voix.

-        Tous les observateurs ont constaté des irrégularités massives dans les zones Centre-Nord-Ouest comme indiqué dans les rapports des Observateurs Internationaux, soit principalement dans les zones de Savane, Denguele, Worodougou, Bafing et Bandama. Dans la zone de Bandama, le seul Bureau de Bouaké présente une fraude de 94.873 voix en faveur d’Alassane Ouattara.

      En retirant tous « les votes blancs ou nuls » attribués frauduleusement à Alassane Ouattara, pour rétablir le décompte normal des voix réellement obtenues par chaque candidat, sur la base des résultats provisoires présentés par la  commission Electorale Indépendante (CEI) elle-même, nous reconstituons les résultats réels tels qu’ils auraient dû être annoncés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) :

2ème tour du 28/11/2010/ Commission Electorale Indépendante (CEI) &Y.BAKAYOKO

2ème tour du 28/11/2010/ Données du Conseil Constitutionnel

Données_de_la  CEI (79,35%)

CEI - CEI

Validation_Officielle (71,28%)

Cons. Const

Inscrits

5 784 490

Inscrits

5 725 721

Taux de participation

79,35%

Taux de participation

71,28%

Nombre de votants

4 590 219

Nombre de votants

4 081 765

Taux de votes blancs ou nuls

11,08%

Taux de votes blancs ou nuls

2,17%

Votes blancs ou nuls

   508 457

Votes blancs ou nuls

     88 556

Suffrages exprimés

4 081 762

Suffrages exprimés

3 993 209

Laurent Gbagbo

2 107 055

Laurent Gbagbo

 2 054 537

 

Soit 51,62% 

 

Soit 51,45%

Alassane Ouattara

1 974 707

Alassane Ouattara

1 938 672

 

soit 48,38%

 

Soit 48,55%

 

 

 

 

 

         Il convient de rappeler que tous les observateurs internationaux ayant suivi le scrutin dans les bureaux de vote ont estimé le taux de participation à 70%.

La Commission Electorale Indépendante (CEI) a annoncé un taux de participation de 79,35% ; mais n’a pas procédé à la distinction normale des Inscrits ; des votants ; des votes blancs ou nuls ; des suffrages exprimés et leur répartition sur les candidats : Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Il convient de rappeler également que les résultats provisoires annoncés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) au second tour, base de la déclaration de la victoire de Monsieur Alassane Ouattara, considéraient que le nombre de votants est égal au nombre de suffrages exprimés, contrairement aux observations des résultats du premier tour et totalement impossible dans cette élection présidentielle à deux tours.

A partir des résultats provisoires annoncés par la Commission Electorale Indépendante (CEI), Monsieur Alassane Ouattara obtient un score 48,38% des suffrages réellement exprimés selon les données même de la CEI et Monsieur Laurent Gbagbo obtient 51,62% des suffrages exprimés. Dans tous les cas de scénarios sur la base des résultats annoncés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) elle-même, Monsieur Laurent Gbagbo est vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 en République de Côte d’Ivoire.

          Le Conseil Constitutionnel, en annulant les résultats des votes pour cause des fraudes massives dans les sept départements  de Bouaké, de Katiola, de Dabakala dans la région de la vallée du Bandama ; ensuite dans les départements de Korhogo, de Ferkessédougou et de Boundiali dans la région des Savanes ainsi que dans le département de Séguéla, rétablit les voix obtenues en réduisant au minimum les fraudes dans cette élection. En conséquence, le nombre des électeurs inscrits diminue du nombre initial du premier tour de  5 784 490 à 5 725 721. Le décompte des voix, après élimination des voix frauduleuses, donne alors 2 054 537 pour Monsieur Laurent Gbagbo (soit 51,45% des suffrages exprimés) et 1 938 672 voix à Monsieur Alassane Ouattara (soit 48,55%). Il convient de remarquer que le Conseil Constitutionnel est plutôt généreux puisqu’il n’annule les votes que sur sept départements du Nord où les fraudes ont été les plus massives. Ces résultats sont les seuls valides, en vertu de la Constitution ivoirienne d’Ivoire qui dispose :

Article 94 :

« […] Le Conseil statue sur :

- L’éligibilité des candidats aux élections présidentielle et législative ;

- Les contestations relatives à l’élection du Président de la République et des députés.

Le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs des élections présidentielles ».

 

Article 98 :

« Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale ».

 

Dans tous les cas examinés, Monsieur Alassane Ouattara obtient un score inférieur à 49% des « Suffrages Réellement Exprimés ». Il ne peut donc pas prétendre à une victoire à cette élection présidentielle du 28 novembre 2010.

Enfin, l’on observe que :

-        Les fraudes massives dans les régions Centre, Nord et Ouest sont facilitées par la domination des Forces Nouvelles, armées que l’ONU n’a pas réussi à désarmer avant l’ouverture de cette élection présidentielle de 2010.

Dans plus de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits ; et dans 500 bureaux de vote, Monsieur Laurent Gbagbo obtient 0 voix alors qu’il est officiellement représenté par au-moins 2 électeurs dans chaque bureau, conformément au code électoral :

Article 35.

« Chaque bureau de vote comprend un président, deux représentants de chaque candidat ou liste de candidats et deux secrétaires. Les membres du bureau de vote doivent être inscrits sur la liste électorale de la circonscription. Le président est désigné par la Commission chargée des élections […] ». 

-        Le président de la Commission Electorale Indépendante, chargée d’encadrer les élections et de présenter les Résultats Provisoires, s’est arrogé un pouvoir de proclamation des résultats non contrôlés et validés par le Conseil Constitutionnel conformément à la Constitution ivoirienne (Art. 94 ci-dessus). Serait-ce pour masquer la fraude que connaissait le Président de la CEI que celui-ci est allé annoncer les résultats dans un hôtel privé, à l’Etat-major de campagne d’un candidat, devant les organes de presse étrangers !

-        Monsieur Alassane Ouattara se déclare unilatéralement vainqueur de l’élection présidentielle dont pourtant tous les résultats confirment la défaite. De plus, il est appuyé par les puissances étrangères, en totale contradiction avec la Constitution ivoirienne, avec le code électoral, et au mépris de la souveraineté internationale de la Côte d’Ivoire et de l’expression électorale des Ivoiriens.

-        La « Communauté Internationale » est abusée dans le soutien d’un candidat qui a perdu l’élection présidentielle pour en faire un Président par la force. La « Communauté Internationale du Droit » déclare que c’est Monsieur Laurent Gbagbo qui a remporté l’élection en Côte d’Ivoire, sur la base des suffrages exprimés par les électeurs Ivoiriens le 28 novembre 2010.

-        Les déclarations selon lesquelles le Conseil Constitutionnel serait favorable au Président Laurent Gbagbo sont d’autant infondées que le processus de nomination de ses Conseillers est identique à celui adopté en France, à  l’exception de la nomination des membres par le président du Sénat, un organe qui n’existe pas en Côte d’ivoire (Art. 89 ci-dessous). Les décisions rendues par le Conseil Constitutionnel en France n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque contestation ou l’objet d’un arbitrage par les Nations Unies ou de la nébuleuse Communauté internationale. C’est marquer un mépris manifeste de cette institution en Côte d’Ivoire que d’ignorer ses décisions.

-        Nous ne connaissons pas de pays dans le monde où une telle puissance médiatique appuyant une « Communauté internationale » autour de quelques grandes puissances mondiales se soit autant mobilisée pour porter au pouvoir un candidat ayant perdu l’élection, y compris par le recours aux armes. Une solution plus pacifique a été proposée : RECOMPTER LES VOIX. Le Président élu Laurent Gbagbo est allé jusqu’à proposer une « Commission Internationale » composée des experts de nombreux pays, pour venir « recompter les voix » de tous les bureaux de vote. Mais les partisans de Monsieur Alassane Ouattara, appuyés par « l’insaisissable Communauté Internationale » et l’ONU s’y opposent. Auraient-ils peur que la vérité éclate sur la défaite de leur champion qu’ils ont déjà désigné Président ?

-        En appelant à une intervention armée, utilisant tous les moyens de persuasion et de menace des autres Etats africains pour les enrôler dans cette guerre, les puissances extérieures risqueraient de créer un précédent mondial et le retour des « coup d’Etat » organisés par des puissances extérieures contre les choix des peuples africains pour installer en Afrique les présidents ayant perdu les élections, mais plus accommodants, plus dociles et facilement contrôlables.

 

-        En utilisant les moyens de la terreur (usage des armes pour prendre le pouvoir, menaces d’enlèvement et d’élimination du Président Laurent Gbagbo, préparation psychologique des populations à une guerre civile totale), Monsieur Alassane Ouattara et ses partisans dans le monde pourraient conduire la Côte d’Ivoire à un génocide de ce début du 21ème siècle, une tragédie que le monde croyait révolue après le génocide au Rwanda en 1994 !

-        L’ONU en Côte d’Ivoire a montré son incapacité à instaurer la paix comme cela fut le cas au Rwanda ; cette organisation se montre ouvertement partisane en faveur de Monsieur Alassane Ouattara en amplifiant sa communication. Qui peut encore croire à une manipulation d’information telle que l’ONU a « compté 200 cadavres, tous des partisans d’Alassane Ouattara, tués par les partisans de Laurent Gbagbo », alors que ces mêmes informateurs de l’ONU ne donnent pas l’identité des victimes, sont incapables d’indiquer dans quelles circonstances ces personnes ont été tuées, et que les cadavres ne portent aucun signe pouvant les assimiler à des partisans de Monsieur Alassane Ouattara. Donc ces manipulations sont totalement et intellectuellement infondées et condamnables. Mais toutes les tueries sont condamnables.

-        Enfin, l’ONU du 21ème siècle montre ses limites d’intervention, car elle reste dominée par les vainqueurs de la 2ème guerre mondiale (Etats-Unis, Royaume-Uni et France) associés aux anciens adversaires de la Conférence de Yalta et du rideau de fer (Russie et Chine). L’Afrique et l’Amérique Latine y sont absentes. Chargée d'assurer la paix dans les pays et la sécurité de peuples, l'ONU et la Communauté des Grandes Puissances inventent en Côte d'ivoire un nouveau concept de "guerre légitime" et de "guerre pacifique" pour la faire porter par les Etats Africains en vue d'écarter Monsieur Laurent Gbagbo de la Présidence de Côte d'ivoire. Quiconque a vécu la guerre et ses atrocités ne peut même pas s'imaginer ce que pourrait signifier une "guerre pacifique"... Un concept qui ne peut s'appliquer qu'en Afrique sur décision de l'ONU ! Et si cette organisation internationale et les principales puissances mondiales qui la financent décident d'ignorer l'expression démocratique des peuples, elle révèle ses faiblesses déjà connues et appelle à sa réforme pour que tous les ensembles continentaux y soient représentés pour y être mieux écoutés. Et que les Dirigeants et les Peuples Africains se réveillent, ouvrent les yeux et les exprits, mûrissent pour échapper aux manipulations. Les Etats de l'Afrique de l'Ouest et l'ensemble des Etats de l'Union Africaine devraient saluer l'expression démocratique en Côte d'ivoire et reconnaître la victoire par les urnes de Monsieur Laurent Gbagbo le 28 novembre 2010.

      Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, qu'on soit Socialiste ou Libéral, nous ne pouvons pas faire le choix d'un président ivoirien à la place des Ivoiriens eux-mêmes. Il ont élu  Monsieur Laurent Gbagbo pour un mandat constitutionnellement légal de cinq ans. Respectons cette expression démocratique des Ivoiriens et que tous les candidats, y compris Monsieur Alassane Ouattara, se préparent pour les échéances de 2015, dans la Paix et l'Unité du pays, le respect de la Constitution et du code électoral de ce pays, le respect de la Souveraineté internationale et des habitants de la Côte d'ivoire.

      Emmanuel Nkunzumwami

      Essayiste et Expert en analyse électorale.

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 19:43

Gaston-kelman.jpgGaston kelman Ecrivain n'aimant pas le manioc, aliment de base du Cameroun.

J’ai toujours brandi le Hic et Nunc comme la règle, l’équerre et le compas qui traçaient les lignes de ma conduite et de ma relation à autrui.

 

Communauté internationale et consors, Quels intérêts – permettez-moi une naïveté passagère, ponctuelle – vous poussent à la diabolisation subite d’un homme, Laurent Gbagbo, qui fut le seul leader ivoirien à mener une opposition impossible mais pacifique à Félix Houphouët-Boigny, à accepter la prison et l’exil, à briguer la magistrature suprême, à la gagner en venant de l’opposition, sans jamais avoir compromis son combat par l’acceptation d’un marocain corrupteur.

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine