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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:46
Simone Gbagbo l'une des grande dames d'Afrique

Simone Gbagbo l'une des grande dames d'Afrique

LE CRIE DES FEMMES D’AFRIQUE : LIBEREZ SIMONE EHIVET GBAGBO !

SIGNER LA PETITION

Pendant plus de 30 ans, comme Winnie MANDELA en Afrique du Sud, aux côtés de ses camarades et parfois devant, Simone EHIVET GBAGBO s’est battue sans relâche avec courage et ténacité pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire Démocratique, Juste, et Souveraine.

Femme politique, de foi et de convictions ; Femme de cœur et de paix, elle va contribuer à former et encadrer des femmes et des hommes de son pays dans les luttes syndicales et politiques au moment où la Côte d’Ivoire, l’Afrique, pratiquent le parti unique et le totalitarisme comme mode de gouvernance.

Professeur et chercheur à l’université, elle participe à l’élaboration des textes fondamentaux et prend part aux débats qui accompagnent l’avènement du multipartisme où, en 1995 avec son parti le FPI (Front Populaire Ivoirien qui devient le 1er parti politique démocratique de ce pays), elle est élue députée d’une des plus grosses et pauvres communes d’Abidjan : Abobo. Elle devient plus tard, la présidente du groupe parlementaire FPI.

De cette lutte où elle connaîtra l’humiliation, la prison et la maltraitance, elle sortira malgré tout plus déterminée et devient, en 2000 la première dame de la Côte d’Ivoire, car son mari Laurent GBAGBO vient de gagner les premières élections libres et démocratiques de son pays.

En 2010, Laurent GBAGBO gagne de nouveau les élections présidentielles face à Alassane OUATTARA. Le 3 décembre, le Conseil Constitutionnel proclame Laurent GBAGBO vainqueur de ces élections présidentielles, le 4 décembre celui-ci prête serment devant ce Conseil Constitutionnel. Conformément à l’article 39 de la Constitution, Monsieur Laurent GBAGBO est le Président de la République de Côte d’Ivoire. Mais, 4 mois après, la Côte d’Ivoire est plongée dans la guerre civile où on compte 3000 victimes ! Monsieur Alassane OUATTARA conteste les résultats. Celui-ci est soutenu par le gouvernement Français qui enverra l’armée française déloger et arrêter le couple présidentiel !

Alors que le président GBAGBO est déféré à la CPI (Cour Pénale Internationale), Simone EHIVET GBAGBO elle, est emprisonnée et accusée de crime contre l’humanité…

Au moment où la CPI peine à trouver des preuves contre Laurent GBAGBO et où il apparaît selon Média part comme le 2e Mandela d’Afrique (il le mérite), Simone elle, malade et privée de soins, vient d’être condamnée à 20 ans de prison ferme et en plus à 10 ans de privation de ses droits civiques : soit 30 ans au total dans l’espoir d’anéantir sa carrière politique- pour complot contre l’autorité de l’Etat !

Non, non et non ! C’est inadmissible et intolérable. Nous n’acceptons pas cette « justice des vainqueurs »

Nous, Femmes Africaines, Femmes et Hommes épris de liberté, de justice et de solidarité exigeons la

LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITION DE SIMONE EHIVET GBAGBO.

Pour ce faire, nous vous invitons à signer massivement cette Pétition.

Cette pétition sera remise à:

  • Aux présidents Alassane Ouattara et François Hollande

CLIQUER LE LIEN CI-DESSOUS

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:44
COMMUNIQUE D’EUROPE ECOLOGIE LES VERTS SUR LA REPRESSION AU GABON .

COMMUNIQUE D’EUROPE ECOLOGIE LES VERTS SUR LA REPRESSION AU GABON .

Gabon : EELV dénonce la répression pré-électorale et appelle à une élection réellement libre et transparente

Samedi 23 juillet, à Libreville, une marche pacifique de l’opposition et de la société civile gabonaises a été réprimée par les forces de l’ordre. Cette manifestation protestait contre la candidature de l’actuel chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, à l’élection présidentielle du 27 août. Elle a été dispersée violemment malgré la présence de plusieurs leaders de l’opposition dont deux des principaux candidats à la future élection, Casimir Oyé Mba et Guy Nzouba-Ndama, ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale. Plusieurs journalistes ont été également ciblés et brutalisés, notamment Jean Rovis Dabany, correspondant de l’AFP, roué de coups par un groupe de policiers avant d’être hospitalisé en urgence.

La répression de cette manifestation n’est malheureusement qu’une des multiples exactions commises par les autorités gabonaises, depuis le 9 juillet, date du dépôt de la candidature d’Ali Bongo. Depuis ce jour, diverses manifestations ont été empêchées et, surtout, de nombreux responsables de la société civile ou de l’opposition ont été arrêtés de manière arbitraire, parfois au terme d’une véritable chasse à l’homme. On peut notamment citer les responsables syndicaux Jean-Rémy Yama, Roger Ondo Abessolo et Cyrlin Koumba Mba Essiane, les opposants politiques Firmin Ollo Obiang, Jeff Blampain, Curtis Koumba et Fortuné Edou Essono, les leaders des « Jeunes des Mapanes » (mouvement de jeunes issus des quartiers populaires), Gael Koumba Ayouné et Rovelt Maye, ou encore les rappeurs Lord Helkhaas et Marhin Pakh. Au total, près d’une trentaine de personnes ont été arrêtées pour des motifs politiques.

Depuis la veille du dépôt de candidature, le 8 juillet, le gouvernement gabonais a déclenché l’opération militaire « Nguené ». Elle permet de déployer, de manière massive, les forces armées et de leur attribuer des pouvoirs très étendus au motif d’une menace terroriste extrême et imminente. Menace à propos de laquelle le gouvernement n’a pas jugé utile de donner de précisions, ce qui n’a pas manqué de surprendre les populations qui, jusqu’à ce jour, ne se connaissaient pas d’ennemis susceptibles de se livrer à des actions terroristes dans leur pays. Le but évident de cette opération est de créer un climat de peur. Les opposants y voient avant tout un des outils préparant à un nouveau coup de force électoral similaire à celui de 2009.

Europe Écologie Les Verts condamne les violations répétées des droits fondamentaux, notamment celles d’expression et de manifestation. EELV appelle le gouvernement français à faire pression sur les autorités afin qu’elles mettent tout en œuvre pour apaiser la situation, notamment en respectant les libertés fondamentales, en cessant de harceler et intimider l’opposition et en libérant toutes les personnes détenues pour des motifs politiques.

EELV exhorte la France et l’Union européenne, notamment sa Mission d’observation électorale actuellement à Libreville, à accompagner le Gabon afin d’assurer que l’élection présidentielle du 27 août soit pleinement conforme aux standards internationaux et que son résultat soit vraiment l’expression du choix de la population.

Le Gabon connaît depuis plusieurs années une crise sociale et politique inquiétante. L’élection du 27 août doit marquer la transition apaisée vers une démocratie réelle d’un Gabon gérant l’ensemble de ses ressources de manière responsable, écologique et au mieux des intérêts de ses populations.

Par Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:40
Robert Bibeau

Robert Bibeau

REFLEXION : L’ÉTAT AU SERVICE DE LA CLASSE DOMINANTE

L’objectif de Tom Thomas dans ce volume « Étatisme contre libéralisme ? » (1) est de combattre l’utopie étatique. Une utopie largement sacralisée par la droite et par la gauche bourgeoise à travers les luttes électorales auxquelles elles convient les militants et les prolétaires dans le triste espoir d’accéder à la direction de l’État-major de la bourgeoisie et de devenir des affidés des oligarques financiers.

Tom Thomas y démontre que l’État ne peut être le moyen d’une solution à la crise économique systémique du capitalisme et à ses effets catastrophiques, « pour la raison qu’il ne peut pas être autre chose que l’organisateur essentiel de la reproduction du capitalisme (c.-à-d. des rapports sociaux capitalistes) et de plus en plus essentiel au fur et à mesure de son développement historique ». Le livre démontre que, pire encore, « tout renforcement du rôle de l’État bourgeois ne peut être qu’un renforcement de la dépossession des travailleurs des moyens de leur vie, un renforcement de la domination sur eux du capital (éventuellement étatisé) et de ses représentants, les bourgeois (appelée par Marx « les fonctionnaires du capital » parce qu’ils ne font qu’en exécuter les lois). Cela quelles que soient les promesses de démocratie « participative », « citoyenne », « républicaine », ou autres qualificatifs qu’on y adjoint comme pour admettre qu’elle n’est rien ! » (2)

Le volume démontre que cet étatisme capitaliste contemporain « n’est pas un fait du hasard, un choix parmi d’autres, mais qu’il manifeste une tendance au totalitarisme inhérente à l’essence même de l’État et dont le plein développement accompagne nécessairement celui du capital arrivant à son âge sénile », arrivant dirons-nous à son stade ultime – impérialiste – qui exige, comme on l’a vu à maintes reprises dans l’histoire, un appareil de gouvernance totalitaire pour ne pas se défaire et s’écrouler.

L’État n’a pas été créé spécifiquement pour favoriser certains individus, pas même une classe sociale en particulier, mais parce que nécessaire pour reproduire une société dans son ensemble (au nom du soi-disant intérêt général) ; société dans laquelle une classe est dominante parce que propriétaire des moyens de production, d’échanges et de communication. C’est en s’attachant à reproduire ce qui fonde cette société que l’État fait valoir les intérêts de la propriété privée sur le capital, et crée les conditions de la destruction de ce mode de production en le collectivisant à travers une classe sociale minoritaire, l’aristocratie financière capitaliste, de laquelle sont exclus toutes les autres classes et fractions de classes y compris la petite bourgeoisie rejetée et paupérisée, d’où sa frustration et ses protestations.

C’est en ce sens que l’État est « la forme par laquelle les individus d’une classe dominante font valoir leurs intérêts communs et dans laquelle se résume toute la société civile d’une époque » (3). Mais cette forme provient elle-même de ce que les individus bourgeois ne peuvent administrer et gouverner eux-mêmes, directement. C’est par et dans l’État que les individus bourgeois s’organisent en classe dominante, unifiant leurs différentes fractions, et garantissent leurs intérêts essentiels – le capital et sa reproduction élargie – finalité du développement de ce mode de production (4). Ils doivent passer par cette forme singulière, donner à ces intérêts particuliers une forme politique extérieure à eux comme individu – mais jamais en tant que classe – (même si, évidemment, ils l’influencent fortement par toutes les ressources qu’ils détiennent), devant apparaitre formellement comme la volonté sociale générale et, pour cela, se légitimer aussi auprès des classes dominées « C’est justement cette contradiction entre l’intérêt particulier et l’intérêt général qui amène l’intérêt collectif à prendre, en qualité d’État, une forme indépendante, séparée des intérêts réels de l’individu et de l’ensemble et à faire en même temps figure de communauté illusoire… Précisément parce que les individus ne cherchent que leur intérêt particulier qui ne coïncide pas pour eux avec leur intérêt collectif… cet intérêt est présenté comme un intérêt qui leur est étranger, qui est indépendant d’eux… » (5).

Ce qui frappe le plus dans cette évolution de l’État vers des formes qui tendent à le faire apparaitre comme le représentant des intérêts de toute la société civile (sic), comme au-dessus des classes, des fractions de classes, et des intérêts particuliers, ce sont deux choses : Premièrement cette évolution fut inéluctable. L’État bourgeois n’est donc pas le fruit de circonstances particulières et momentanées, il est surtout, bien au-delà du cas concret particulier du totalitarisme, le fruit incontournable d’une évolution en profondeur du mode de production capitaliste lui-même, ce qui fait que non seulement cette domination de l’État sur les individus et sur les intérêts particuliers n’a cessé de s’affirmer, mais une évolution similaire s’est produite ailleurs, avec la même transformation du mode de production capitaliste, indépendamment de circonstances historiques régionales. Deuxièmement, concernant le procès de construction de l’État bourgeois de sa forme démocratique bourgeoise à sa forme totalitaire bourgeoise, ce n’est pas le fait qu’un dictateur y exerce un pouvoir despotique qui est le plus significatif, mais justement, au contraire et contrairement à ce que propagent les médias à la solde, que la personnalité de ces despotes n’a aucune importance. Hitler, Staline, Mussolini, Franco ou Hirohito, l’État joue son rôle normal dans le développement « normal » de la société bourgeoise dans un capitalisme en crise systémique sur laquelle il n’a aucun pouvoir en définitive. Comme l’observe judicieusement Marx, avec ses millions de fonctionnaires l’État bourgeois forme « un effroyable corps parasite qui recouvre comme d’une membrane le corps de la société française et en bouche tous les pores » (6). Cet énorme appareil bureaucratique, si imposant aujourd’hui – jusqu’à faire penser à un mystique « État providence » égérie de la petite bourgeoisie – fonctionne par lui-même comme une machine automate, et pourvu qu’on le nourrisse copieusement d’impôts, avec ses appareils, son langage, ses règles, ses automatismes aveugles, et son monopole de la violence légale. Il fait ce pour quoi il a été construit : organiser la reproduction de la société capitaliste, et particulièrement assurer la reproduction de la force de travail source de la plus-value et du capital, de sorte que n’importe quel gouvernement – président – Premier ministre – peut se trouver à sa tête, la machine marchera plus ou moins bien, mais produira à peu près toujours les mêmes résultats. N’importe quel polichinelle peut faire l’affaire ! Georges Bush, Barack Obama, Hilary Clinton ou Donald Trump, peu importe puisque maintenant l’État est un appareil indépendant des individus et des factions qu’il gouverne, et même aussi de ceux, les élus, qui le gouvernent. « Semble, car répétons-le, indépendant des individus ne veut pas dire indépendant de la société capitaliste, donc des intérêts de la classe qui en est la bénéficiaire et y domine en réalité. L’État est bien responsable de la reproduction du capitalisme, c’est même sa seule fonction (et c’est bien pourquoi ce sont les exigences générales du capital qui gouvernent les gouvernants, du moins dans la mesure de ce qu’ils en comprennent, de l’influence plus particulière de tel ou tel secteur capitaliste à tel ou tel moment, etc.) Indépendant, cela veut dire aussi que ce ne sont pas nécessairement les capitalistes eux-mêmes qui « règnent » au sommet de l’État, qui joue son rôle par lui-même, indépendamment des hommes qui se succèdent à sa tête et des formes plus ou moins démocratiques ou despotiques qu’il revêt » (7).

« En Allemagne, la construction de l’État-nation intervint plus tard avec Bismarck (qui avait pris des leçons de Napoléon III, qu’il admirait, comme ambassadeur à Paris). Compte tenu du retard du capitalisme allemand, donc de la faiblesse de sa bourgeoisie relativement à la survivance de forces aristocratiques (propriété foncière), et de divisions territoriales relativement forte, il dut l’effectuer « par le haut », le pouvoir monarchique organisant lui-même l’accouchement d’une société capitaliste et de l’État correspondant, sur le gouvernement duquel l’empereur gardait de ce fait une forte emprise. L’alliance avec la classe ouvrière fut là aussi nécessaire pour briser les résistances des aristocrates et des forces conservatrices, mais elle ne surgit pas du « bas », dans l’insurrection. C’est l’État qui l’organisa à sa façon (cf. par exemple le Kulturkampf 1873-1879). C’est l’aristocrate et autocrate Bismarck qui fit voter les premières lois sociales en faveur des ouvriers d’industrie : assurance maladie (1878), assurance contre les pertes d’emploi dues aux accidents du travail (1884), assurance vieillesse invalidité (1889). Par ces lois sociales, il voulait organiser l’intégration pacifique, mais aussi entièrement disciplinée et soumise, du prolétariat (…) En Angleterre, la bourgeoisie, déjà ancienne et puissante, crée d’abord par elle-même des sociétés de secours mutuel pour ses ouvriers (plus de 4 millions de membres vers 1870), et des sociétés philanthropiques pour les pauvres. Mais la charité bourgeoise étant tout à fait insuffisante à entretenir une force de travail nombreuse et surexploitée, c’est l’État qui là aussi devra prendre progressivement en charge cette fonction (comme il avait d’ailleurs commencé à le faire par les Poor Laws de 1642 et 1834). Finalement, dans tous les pays capitalistes à partir de la fin du 19e siècle, « l’Etat va peu à peu supplanter les groupements privés dans la sphère de la reproduction sociale… », avec toutes sortes de nuances «mais le plus souvent sur le modèle des assurances sociales « inventées » par l’Allemagne de Bismarck » (8).

C’est l’État, plus que le mouvement ouvrier, qui avait l’initiative. « Dans quasiment aucun pays, durant cette période, le mouvement ouvrier n’a joué un rôle en tant qu’initiateur et supporteur actif et enthousiaste des assurances sociales » (9). C’est que nombre d’ouvriers voient encore l’État comme purement répressif, exclusivement au service des bourgeois, un ennemi dont il ne peut ni ne doit rien attendre (sinon le pire comme l’avait démontré l’écrasement de la Commune de Paris). L’autre motif pour expliquer la suspicion ouvrière vis-à-vis ces plans d’assurances et d’assistance sociales c’est que les travailleurs actifs (en emplois) savent pertinemment que ce sont eux qui défraieront ces programmes par leurs cotisations. Récemment, aux États-Unis, un programme d’assurance maladie a été boudé par les ouvriers – surtout ceux que l’on appelle les « poors workers » – qui peinent à survivre avec leurs salaires de misère, ce que la gauche bourgeoise a dénoncé, se portant ainsi au secours du Président américain « charitable ». Pendant ce temps, l’État bourgeois est tenu d’assurer les conditions de reproduction élargie du capital. La première de ces conditions, en phase montante du développement capitaliste – à son stade ultime impérialiste – juste avant le grand basculement – c’est de reproduire le capital variable – vivant – prolétarien, sinon aucune plus-value ne sera produite et aucun capital ne sera valoriser, ni ne pourra être distribué et réinvesti. L’État providence n’est que la réponse particulière que les rapports de production capitalistes ont engendrée pour assurer la reproduction élargie du capital. L’État providence, éphémère, n’est pas une conquête de la classe ouvrière comme le laisse entendre la gauche bourgeoise qui aujourd’hui tente de mobiliser les prolétaires pour qu’ils se battent pour maintenir ces « privilèges » temporairement accordés, les emplois syndicaux, les emplois en ONG subventionnés et les jobs des clercs gestionnaires de ces programmes d’assurance et d’assistance publics.

À partir du moment où le capital variable – vivant – ouvrier – est devenu trop abondant par rapport aux besoins du capital constant à valoriser, dans le monde entier l'État bourgeois a changé de politique pour s’orienter vers le « néolibéralisme » comme l’appel la gauche déjantée, il est devenu l’État du rationnement et de l’austérité. En effet, pourquoi assurer la reproduction élargie d’un capital vivant surabondant ? On perçoit ici toute la fumisterie des protestations gauchistes visant à conquérir de nouveaux « droits sociaux », à maintenir les « droits acquis » et à conserver les « conquêtes ouvrières » des périodes de prospérité. Sous la crise économique systémique du capitalisme il n’y a plus de pseudo « droits acquis » qui tiennent, sauf le droit acquis du capital d’assurer ses profits à tout prix.

Préoccupé par nature de son seul profit immédiat, et d’ailleurs obligé de le faire par la concurrence immanente, le capitaliste individuel ne s’occupe que de consommer le plus de travail salarié au moindre cout, et il ne s’inquiète pas de sa reproduction, persuadé qu’il trouvera toujours les bras dont il a besoin pour « profiter ». Il a fallu longtemps aux plus lucides d’entre eux pour comprendre que les conditions de misère et d’avilissement épouvantables des ouvriers des débuts du capitalisme étaient un frein, un danger mortel, pour le système capitaliste lui-même, et que le capital avait besoin d’une force de travail apte, en bonne santé, éduqué et former pour performer avec forte productivité. Chaque capitaliste ne pouvant affronter seul l’organisation militante du prolétariat ce qui oblige à des réponses au niveau de l’État comme l’ont prouvée les montés de fièvre ouvrière insurrectionnelle. Bref, l’État doit intervenir de plus en plus pour réunir les conditions de valorisation du capital, aussi bien en prenant en charge divers investissements lourds (chemins de fer, ports, oléoducs, aéroports, réseau électrique) que la reproduction de la force de travail (éducation, santé, sport, loisirs) et la gestion de la lutte des classes (formule rand, comités paritaires et subventions aux organisations syndicales et associatives).

Tom Thomas signale qu’« avec les lois sociales, l’État devient petit à petit un gestionnaire du rapport salarial qui s’impose comme le rapport social dominant. Ce qui était naguère soi-disant des contrats purement privés entre individus réputés « égaux » devient ainsi contrat social étatisé. L’État produit et impose par la loi le contrat social et salarial, de sorte qu’il semble que l’État joue le rôle d’une puissance arbitrale, qui pourrait décider de favoriser les salariés pour peu que les résultats électoraux portent leurs représentants au pouvoir. En réalité, il ne fait, par ces lois, que leur redistribuer une petite partie des richesses qu’ils ont produites et qu’il a confisquées (…), mais après s’être lui-même copieusement servi au passage. Il ne fait qu’organiser une mutualisation des risques entre les travailleurs, mais sans eux. L’ouvrier accidenté, malade ou chômeur ne demandera plus justice… en descendant dans la rue. Il fera valoir ses droits auprès d’instances administratives… Mais cela (ces droits) ne lui donne aucun pouvoir sur la direction de l’entreprise ou sur l’État » (10). Pire, dirons-nous, même si, à la faveur d’une élection, un parti soi-disant ouvrier décroche le pouvoir d’État bourgeois, il ne pourra qu’appliquer la politique capitaliste qui s’impose compte tenu de la conjoncture économique de crise. S’il ne le fait pas, ce parti sera battu aux élections suivantes dans un État en faillite et au milieu d’un « backlash » politique catastrophique. Le mode de production capitaliste a ses lois qui ne souffrent aucun passe-droit.

Certes, le capitaliste peut geindre que ces prélèvements de cotisations sociales par « l’État providence » (sic) est un cout salarial qui vient réduire la part de surtravail qu’il pourrait convertir en profit pour lui. « Il peut protester que l’État se fait payer fort cher pour assurer ce service, que la productivité de sa bureaucratie est très faible. Mais c’est une part qu’il doit accepter de lui laisser, malgré qu’il la convoite, pour prix de son incapacité à organiser par lui-même la reproduction de la force de travail et du rapport salarial. Il peut pester contre l’État, vociférer comme Harpagon après sa cassette et crier comme lui qu’on l’assassine, la socialisation étatisée des risques (accidents du travail, maladie, santé, etc.) lui permet de pouvoir puiser, dans le vivier de force de travail ainsi entretenue, celle dont il aura besoin à tel ou tel moment, qu’il trouvera ainsi, grâce à l’État qu’il maudit, disponible, apte, en état. Cette étatisation de la reproduction de la force de travail est une utilité pour le capital, quoi qu’en dise le capitaliste particulier qui en discute âprement le prix. Elle lui assure non seulement ce vivier sans lequel il ne pourrait pas produire de plus-value, et dans des conditions égalisées de concurrence, mais aussi l’entretien par les ouvriers eux-mêmes de « l’armée de réserve » des chômeurs si essentielle pour maintenir les salaires le plus bas possible. L’ouvrier quant à lui est assuré d’un certain revenu en cas d’aléa, ce qui est évidemment un mieux » (11), mais dont certains travailleurs, moins conscients, ont tendance à gratifier l’État qui l’organise alors que c’est l’ouvrier qui le finance en totalité, ce qui est un des facteurs qui amène, bureaucrates syndicaux et petits bourgeois de gauche, à réclamer toujours plus d’État bourgeois. Ce que ne font pas les ouvriers plus conscients qui se désintéressent de l’État, de son parlementarisme, de sa gouvernance et de l’électoralisme, ce qui est un signe de maturité politique de la conscience de classe prolétarienne contre lequel s’échine la gauche moyenne.

Ce mouvement d’étatisation s’est consolidé au cours du 19e siècle, pour s’affiner par la suite, poussé par tout ce que les pays occidentaux comptaient de socialistes, de communistes, et de gauchistes. En prenant en charge de plus en plus de fonctions, et notamment la gestion du rapport salarial, et même l’activité de grève (loi antiscab, règlementation des activités de grève, injonction et judiciarisation des luttes syndicales, droit du travail) « l’État apparait en même temps comme une puissance indépendante arbitrale au-dessus de tous les individus (hors classe sociales) et décidant pour eux, pour le mieux pour chacune des « parties ». En même temps, cela exige le développement d’un appareil spécialisé énorme, formellement à part, qui ne se présente plus ni comme l’association des citoyens, ni même comme simple appendice patronal. À la racine de ce mouvement, il y a la croissance industrielle, le développement de la machinerie et la concentration du capital que cela implique, la propriété privée devenant propriété capitaliste collective (sociétés par actions). Le capital s’affirme comme rapport de classes : moyens du travail socialisés, mais dans une propriété capitaliste elle-même collectivisée aux mains d’une classe privilégiée. De sorte que l’ensemble des conditions de la production se socialisant, échappant à toute maitrise individuelle bien que soit toujours affirmée la fiction de l’individu privé et de la production privée, elles doivent aussi être de plus en plus prises en charge socialement. Donc par l’État puisqu’il est le représentant de la société, de la puissance sociale que ne peuvent avoir les individus privés » (12).

L’essence du rapport que l’État entretien avec la société civile se confirme dans leurs transformations réciproques puisque l’État, en se développant, contribue à vider les individus de la société civile bourgeoise de leur puissance et de leurs responsabilités. Certes, on pourra toujours observer, comme preuve apparente de ce que l’État est aux mains de la bourgeoisie, que le personnel dirigeant de l’État est en général issu, à peu près exclusivement, des rangs bourgeois. Certes, car les connaissances, l’argent, l’enseignement, les idées et les modes de penser dominants, les relations, sont la propriété des bourgeois. Ils affirment dans l’État aussi ces divisions sociales. Mais d’une part, cela n’est pas toujours le cas, et il arrivera à la bourgeoisie de devoir « prêter » son pouvoir afin de conserver la société capitaliste dans son intégralité. On comprendra que les luttes que mena la gauche – toutes les gauches – pour maintenir le pouvoir bourgeois dans ses formes « démocratique-parlementaires » contre les formes autoritaires totalitaires (corporatisme, fascisme, militarisme, national-socialisme, stalinisme, colonialisme, etc.) fut une bataille d’arrière gardes dans lesquelles ils appelèrent au sacrifice suprême des milliers d’ouvriers en pure perte pour la révolution prolétarienne. La démobilisation des résistants de gauche à la fin des hostilités était inscrite dans les motifs de leur mobilisation. Il en sera de même aujourd’hui que l’on cherche à mobiliser les ouvriers pour contrer le terrorisme, contrer la Russie « postsoviétique », contrer le péril chinois, lançant le prolétariat d’Occident contre les prolétariats de ces contrées excentrées.

Les fonctions de l’État bourgeois s’élargissent inexorablement, au détriment de la société civile, de ses organisations qui deviennent ses appendices subventionnés, entravés, des rapports privés qui sont de plus en plus régis par les lois et règlements de l’État de droit du profit, et qui en redemandent, étant ainsi graduellement dépossédées de tout pouvoir sur les conditions de leur existence. Ce que Marx voyait très bien dès 1852 quand il écrivait que l’accroissement « (…) de la division du travail à l’intérieur de la société bourgeoise créait de nouveaux groupes d’intérêts, donc de la matière nouvelle pour l’administration de l’État. Chaque intérêt commun fut immédiatement distrait de la société, pour lui être opposé comme intérêt supérieur, général, arraché à l’activité autonome des membres de la société pour être l’objet de l’activité gouvernementale, depuis le pont, la maison d’école, la propriété communale d’une commune rurale, jusqu’aux chemins de fer, aux biens nationaux et à l’Université de France » (13).

L’État de droit bourgeois est un monstre aux mains de la bourgeoisie cupide, et de serviteurs stipendiés du capital, ce qui ne signifie surtout pas que l’État pourrait être un instrument de développement aux mains d’hommes vertueux, dévoués, « de gauche » ou « de La gauche véritable ». L’État bourgeois, et c’est le seul état possible de l’État sous le mode de production capitaliste (même dans ses formes « socialistes » ou totalitaires) est par nature un rapport de dépossession, une forme particulière de domination, de répression et d’aliénation de classe, l’ultime aliénation. Cela d’autant plus qu’il absorbe progressivement une puissance sociale dont sont dépouillés, corrélativement, les individus et leurs associations.

Les prolétaires révolutionnaires ne doivent en aucun cas batailler pour prendre le contrôle d’une portion quelconque, d’une instance quelconque de la gouvernance bourgeoise, ce qui comprend les syndicats, les ONG et autres organisations de la société civile subventionnée stipendiée par l’État embourgeoisé. La révolution prolétarienne aura pour première tâche de détruire l’État bourgeois et ses dépendances.

(1) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(2) Dans l’histoire, chaque mode de production s’est d’abord développé sous une gouvernance libérale, pour ensuite évolué – réagissant aux contradictions antagonistes mettant aux prises les forces productives et les rapports de production trop étroits – vers un mode de gouvernance autoritaire dans une veine tentative de réguler ces contradictions et de maintenir les anciens rapports de production de domination. Ainsi, le mode de production féodale a produit le régime royal aristocratique par cooptation seigneuriale jusqu’à l’imposture dynastique héréditaire de droit divin (sic). Ainsi, le mode de production capitaliste a produit le démocratisme électoraliste bourgeois jusqu’au totalitarisme fasciste et ses variantes de l’Ère de l’Impérialisme déclinant.

(3) Karl Marx (1968). L’idéologie allemande. Éditions sociales. Paris. Page 74.

(4) Robert Bibeau (2016). La finalité du mode de production capitaliste. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/217913/

(5) Karl Marx (1968). L’idéologie allemande. Éditions sociales. Paris. Page 31.

(6) Karl Marx (1969). Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte. Éditions sociales. Paris.

(7) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(8) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(9) François Xavier Merrien (2000). L’État providence. Que sais-je ? PUF. Page 14.

(10) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(11) Karl Marx (1969). Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte. Éditions sociales. Paris.

(12) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(13) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

Par Bibeau.robert

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:37
France : Mort d’Adama Traoré le jeune malien d’origine, des questions sans réponses.

France : Mort d’Adama Traoré le jeune malien d’origine, des questions sans réponses.

Mort d’Adama Traoré: des éléments cruciaux ont disparu du dossier

Plusieurs pièces essentielles manquent au dossier concernant le décès d’Adama Traoré, mort après son interpellation par les gendarmes. Le rapport d’intervention détaillé du Samu et des pompiers n’a pas été communiqué à la juge d’instruction. Possible plainte de la famille pour « dissimulation de preuves ».

Plusieurs pièces essentielles manquent au dossier concernant le décès
d’Adama Traoré, mort après son interpellation par les gendarmes. Le
rapport d’intervention détaillé du Samu et des pompiers n’a pas été
communiqué à la juge d’instruction. Possible plainte de la famille pour
« dissimulation de preuves ».

« (…) D'après une source judiciaire, il manque le rapport du Service
mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) et des pompiers qui sont
intervenus à la demande de la gendarmerie. Sans ce document essentiel,
dans lequel l’intégralité de l’intervention est détaillée, impossible de
connaître l'heure d'appel des pompiers sur place ou la nature exacte des
soins médicaux prodigués à Adama Traoré, ni même d'avoir une description
précise de l'intervention. Pour le moment, la seule certitude concerne
les heures de l'interpellation du jeune homme, 17 h 45 environ, et celle
du décès, constaté à 19 h 05.
Dans les minutes qui ont précédé sa mort, l'interpellé, encore menotté,
était-il déjà dans un coma irréversible ou était-il encore conscient ?
Avait-il effectivement son tee-shirt maculé de sang ? Toutes ces
constatations effectuées par le Service mobile d'urgence et de
réanimation (SMUR) et les pompiers sont absentes du dossier.
De fait, les médecins légistes n’ont même pas pu accéder à ces
informations pour appuyer leur propre travail et avoir un maximum de
détails sur la première intervention médicale. Les médecins ont eu entre
les mains les procès-verbaux de transports, constatations et mesures
prises par la gendarmerie, ceux de la Section de recherche de
Versailles, rédigés le jour du décès du jeune homme.
Ils ont pu aussi consulter le procès-verbal d’interpellation de la
compagnie de gendarmerie de L’Isle-Adam et ceux des auditions des
gendarmes réalisés le lendemain, le 20 juillet. Ces documents doivent
leur permettre de reconstituer les circonstances exactes de
l’interpellation d’Adama Traoré. Les gendarmes ont bien fait mention du
fait que Traoré « présente les signes d’un malaise », mais les médecins
n’ont aucune donnée médicale précise émanant des quatre pompiers et des
quatre membres du SMUR appelés pour sauver le jeune homme.(...) »

ParFaïza Zerouala

Source :Mediapart

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:33
Recep Tayyip Erdogan le président Turc

Recep Tayyip Erdogan le président Turc

Turquie : Recep Tayyip Erdogan l’arroseur arrosé.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan. ©AFP

Le revirement partiel du président turc sur le dossier syrien relèverait apparemment de la réaction mitigée de Washington à la tentative du coup d’Etat en Turquie et de son refus d’extrader Fethullah Gülen.

Le quotidien Al-Quds Al-Arabi a prétendu que, selon les sources militaires proches du général Qassem Soleimani, les responsables turcs avaient fait part à l’Iran de leur décision de fermer, autant que faire se peut, les frontières entre la Turquie et la Syrie.

Citant ses propres sources, Al-Quds Al-Arabi poursuit : « La Turquie a annoncé à l’Iran qu’elle avait retiré ses experts militaires et sécuritaires de la cellule d’opération conjointe en Jordanie, et cela parce qu’elle voulait agir désormais de concert avec le gouvernement syrien au sujet de la guerre à Alep. »

« Le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Alaeddine Boroudjerdi, en visite à Damas, s’entretiendra à ce propos avec les responsables sécuritaires turcs et syriens », indique le quotidien, en allusion à la visite récente du député iranien au Liban et en Syrie.

Alep, le 5 août 2016, en Syrie. ©AFP

Et d’ajouter : « Pour les Iraniens, le revirement de Recep Tayyip Erdogan sur le dossier syrien puiserait probablement ses sources dans la réaction mitigée de la Maison Blanche à la tentative du coup d’Etat en Turquie et aussi dans le refus de celle-ci d’extrader Fethullah Gülen. Il se peut que la Turquie revienne sur sa décision, si les Etats-Unis commencent à coopérer avec la Turquie. »

Dans le même temps, les médias libanais confirment le retrait des experts sécuritaires turcs de la cellule d’opération qui commande depuis la Jordanie les opérations des terroristes takfiristes en Syrie. Les experts turcs de cette cellule collaboraient avec les terroristes opérant à Alep.

Les parties étrangères impliquées dans la crise en Syrie commencent peu à peu à se rendre à l'évidence : toute solution au conflit passe par le gouvernement syrien.

Source pressTV

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:12
Syrie : le conflit  Etats-Unis et Russie à travers la Syrie dans une autre phase.
TERRORISTES SYRIENS
TERRORISTES SYRIENS

Syrie : le conflit Etats-Unis et Russie à travers la Syrie dans une autre phase.

Syrie / Qui trompe qui : Lavrov ou Kerry ?

Résumé : Les doigts se pointent vers Hillary Clinton, devenue non seulement la candidate du parti démocrate à la présidence, mais aussi la candidate de l’alliance israélo-saoudienne, le troisième partenaire étant le Front al-Nosra. Elle torpille les accords américano-russes par l’intermédiaire du Secrétaire à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, en préparation d’un nouveau chapitre de la guerre contre la Syrie, dans lequel le projet de mainmise des Frères Musulmans sur ce pays est remplacé par le modèle afghan, afin de faire payer le prix fort à la Russie et de modifier les équilibres, quitte à se mouiller dans le récent coup d’État en Turquie, non pour gagner la guerre contre le terrorisme, mais pour profiter du dernier quart d’heure du mandat d’Obama, devenu un canard boiteux, et servir les intérêts d’Israël et de l’Arabie Saoudite [NdT].

_____________________________ ______________

Le Secrétaire d’État américain, John Kerry, a déclaré qu’il craignait que les couloirs humanitaires annoncés par les Russes ne soient une ruse [1] et que si cela devait se vérifier, Washington mettrait un terme à toutes formes de coopération avec Moscou.

Il est intéressant de noter que Kerry n’a pas qualifié de « ruse » le fait que l’Armée arabe syrienne et ses alliés aient complètement encerclé Alep, notamment en coupant la route du Castello et en prenant le quartier industriel du Layramoun, mais s’est limité aux couloirs humanitaires.

De leur côté, les alliés de la Syrie n’ont cessé de répéter depuis le début de ladite « cessation des hostilités » en février 2016 -et tout ce qui s’en est suivi comme réarmement qualitatif du Front al-Nosra et des milices opérant sous sa bannière, ou en étroite relation avec son organisation, dont 200 chars, 1000 missiles TOW, 100 canons de longue portée et des dizaines de milliers de toutes sortes de projectiles, plus des centaines de millions de dollars consentis et un afflux de milliers de militants d’Al-Qaïda en Syrie via sa frontière avec la Turquie – que les Américains avaient « trompé » les Russes.

Et ceci, en feignant s’être entendus sur l’objectif d’assiéger le Front al-Nosra et Daech [EIIL, ISIS, État islamique en Irak et au Levant] afin de les écarter de la scène politique et militaire en tant qu’organisations terroristes, puis en jouant les prolongations à cet effet, jusqu’à ce que les préparatifs du Front al-Nosra -en collaboration avec la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite et Israël- soient achevés, avant de lancer ses milices dans une offensive ayant abouti à la reprise de Khan Touman et de Khalsa au sud d’Alep, ainsi qu’à la reprise de Kansabba dans la campagne de Lattaquié, et à des dizaines de martyrs dans les rangs de l’Armée arabe syrienne, des experts iraniens et du Hezbollah.

Cette tromperie US perdure malgré l’annonce d’une nouvelle entente suite à la rencontre de Kerry et de Lavrov à Moscou en juillet dernier, les Américains traînant les pieds, une fois de plus, sous prétexte qu’ils auraient besoin de plus de temps pour séparer ceux qu’ils qualifient d’« opposition modérée » des terroristes du Front al-Nosra, tout en faisant pression sur les Russes pour qu’ils cessent tout soutien miliaire efficace contre cette organisation terroriste.

Et tandis qu’à Washington John Kerry est regardé comme un mari trompé et que les alliés de la Syrie considèrent que Sergueï Lavrov se berce d’illusions, les réalités politiques auxquelles sont confrontés les Présidents Obama et Poutine disent qu’une entente entre Washington et Moscou est obligatoire, imposée par les circonstances, quelles que soient les ambitions des uns et des autres. Elle implique une nouvelle approche du dossier syrien sous le slogan de la guerre contre le terrorisme, non sous celui du changement de régime.

Moscou et ses alliés sont déterminés à éradiquer le Front al-Nosra dans le nord de la Syrie, mais il semble qu’à Washington les choses se présentent différemment. Ainsi, à peine Kerry avait-il annoncé l’accord de principe conclu entre les deux chefs des diplomaties russe et américaine dans le but de combattre Daech et le Front al-Nosra, trois évènements inséparables de ce qui se passe à Washington ont eu lieu :

  • Le changement de positionnement du Front al-Nosra [2] consécutif au feu vert donné par Ayman al-Zawahiri, le chef d’Al-Qaïda, l’autorisant à sacrifier, si nécessaire, ses liens avec l’organisation pour poursuivre le combat en Syrie, suivi des remerciements publics du chef du Front Al-Nosra, Al-Joulani, lequel s’est empressé de donner à sa milice le nouveau nom de « Jabhat Fateh al-Cham » [Le front de la conquête du Levant]. Un changement soudain alors que jusqu’ici, le Front al-Nosra avait refusé toutes les offres venues de Turquie, du Qatar et de l’Arabie Saoudite pour qu’il se distancie, ne serait-ce que verbalement, d’Al-Qaïda. Une opération menée précipitamment, plutôt destinée à Washington afin d’inviter certaines administrations à coordonner les efforts pour saper l’entente russo-américaine et certainement pas destinée à répondre aux offres des gouvernements de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, d’Israël ou de la France ; laquelle avait proposé, par la voix de son Président, de traiter le Front al-Nosra selon une équation similaire à celle appliquée au Hamas : un mouvement religieux national ayant quelques pratiques terroristes qui pourrait néanmoins être adapté au processus politique, moyennant certaines conditions.
  • La déclaration de Hillary Clinton, tout juste investie par le Parti démocrate dans la course à la présidence [3], affirmant qu’elle prévoyait de revoir complètement la stratégie américaine en Syrie et de déloger le Président Bachar al-Assad, alors que l’Administration Obama aurait consenti à ne plus soutenir cette politique à son égard.

Des paroles qui resteraient vagues si Ashton Carter -lequel aurait reçu la promesse de rester à son poste au cas où Hillary Clinton était élue- n’avait parlé très clairement de son intention de concentrer ses efforts sur le sud de la Syrie pour combattre Daech [4], en ignorant totalement le Front al-Nosra, bien qu’il soit notoirement connu que Daech est peu représenté dans le sud syrien, tandis que le Front al-Nosra y est en étroite relation avec l’Arabie Saoudite, via la frontière jordanienne, et remplit une fonction centrale dans la stratégie sécuritaire américano-israélienne, notamment par la mise en place de ladite « ceinture de sécurité » autour du Golan afin d’empêcher la Résistance d’atteindre la ligne de désengagement.

Ajoutez à ce qui précède que les armes sophistiquées, dont des missiles anti-aériens, utilisées par le Front al-Nosra dans le nord de la Syrie, confirment la complicité américaine, sans laquelle ces armes ne pourraient se trouver en sa possession, même si elles étaient issues de l’arsenal de l’armée saoudienne, qatarie, turque ou émiratie, comme le disent les médias russes depuis que l’hélicoptère russe de transport militaire a été abattu ce 1er août dans la province d’Idleb.

Or, pour tous ceux qui s’opposent à ce qu’ils qualifient de « concessions » accordées par Barak Obama à la Russie et surtout à l’Iran, Hillary Clinton répondrait au mieux à leurs aspirations, car c’est de l’équilibre des forces avec la Russie et l’Iran que dépendra le rôle des États-Unis et de leurs alliés dans le nouvel ordre mondial qui se dessine, notamment les alliés saoudien et israélien.

En effet, le profil d’Hillary Clinton qui héritera de l’échec des guerres de George W. Bush qu’elle a soutenues, qui aura perdu son poste de Secrétaire d’État pour s’être acharnée contre la Syrie avant d’admettre son impuissance, qui se sera opposée à l’accord sur le nucléaire iranien avant de reconnaître que c’était le meilleur choix possible, correspond le mieux à l’opportunisme politique recherché par Washington et ses alliés ces jours-ci. Comment en douteraient-ils, alors que c’est le type même du politicien dont les prises de position sont fonction d’intérêts financiers personnels et dont le parcours est semé d’un nombre record de dossiers prouvant sa corruption ? Pour exemple, son rôle documenté dans la livraison d’armes chimiques au Front al-Nosra par l’intermédiaire de l’ambassade américaine à Benghazi, dans le seul but de justifier la guerre contre la Syrie.

Lorsqu’il était encore directeur de la CIA, David Petraeus a formé avec Hillary Clinton le duo menant la guerre contre la Syrie. Aujourd’hui, c’est au tour d’Ashton Carter, de le remplacer dans ce duo, pour profiter de ce qui reste du mandat d’Obama afin de réduire les concessions accordées par ce dernier et ainsi garantir aux USA une dimension internationale plus large, notamment face à la Russie, et une dimension régionale dominante à l’Arabie Saoudite et à Israël face à l’Iran ; le Front al-Nosra étant le cheval de Troie nécessaire à la réussite de ces deux missions.

Telle est l’explication du changement de nom précipité du Front al-Nosra et de la livraison de missiles sol-air avec l’accord du Secrétariat à la Défense des États-Unis ; le nouveau duo marchant sur les traces du précédent avec la même volonté de faire de ce Front le partenaire qu’il substituerait à l’Armée arabe syrienne dans la guerre contre Daech.

En effet, le désaccord, entre décideurs américains, sur les options possibles dans le cadre d’un règlement du conflit sur la Syrie, pourraient se résumer en deux équations :

  • La première correspond aux calculs d’Obama et de son ministre des Affaires étrangères, John Kerry. Elle consiste à dire que jouer avec la Russie et l’Iran, en couvrant le Front al-Nosra et en refusant de le combattre, priverait Washington de l’opportunité de gagner la guerre contre Daech et accorderait à la Russie, à l’Iran et à la Syrie, les lauriers de la victoire sur Daech et le Front al-Nosra à la fois.
  • La deuxième, adoptée par Clinton, Carter et certaines élites démocrates et républicaines, repose sur l’« afghanisation » de la Syrie afin d’y piéger la Russie et lui faire payer le prix fort par un maximum de subventions et d’armes accordées au Front al-Nosra, ce qui permettrait d’exploiter le temps pour arriver à négocier dans de meilleures conditions, étant donné que la guerre d’usure n’a pas encore atteint ses objectifs et que la Russie et l’Iran sont directement impliqués dans la guerre. D’où les efforts en cours pour faire en sorte que le Front al-Nosra se transforme en partenaire de type Taliban plutôt que du type Al-Qaïda et, par conséquent, de prolonger la guerre sans s’impliquer directement. Ainsi, c’est en position de force, face à Moscou et Téhéran, que Washington pourrait réussir à maintenir certains équilibres et avantages pour lui-même et ses alliés.

Mais il semble que ce ne soit pas possible de prendre le risque d’attendre la prochaine administration US pour tester cette deuxième équation car, entretemps, les points d’entente entre l’administration actuelle et Moscou pourraient anéantir le Front al-Nosra et déboucher sur la victoire de la Russie, de l’Iran et de la Syrie. Par conséquent, le meilleur moment pour la mettre en application se situe juste avant le dernier quart d’heure du mandat d’Obama. En cas de réussite, la prochaine administration entamerait les négociations en position de force. En cas d’échec, il sera toujours temps de profiter de ce qui reste du mandat d’Obama pour sauver la situation et revenir vers les points d’entente avec Moscou.

En ce sens, l’annonce faite par Ashton Carter de raids concentrés sur le sud de la Syrie et ce qu’elle sous-entendait comme déploiement, sur les frontières du Golan, d’unités du Front al-Nosra rendu « modéré » par la simple modification de son nom, plus la guerre féroce menée actuellement par ce même Front al-Nosra dans le nord de la Syrie contre la Russie, la Syrie, l’Iran et le Hezbollah à l’ombre des déclarations bafouillantes des États-Unis et des encouragements publics de l’Arabie Saoudite et d’Israël, révèlent le chaînon manquant de la série des tentatives d’Hillary Clinton ; à savoir, la Turquie dont la coopération est indispensable à la réussite de son projet.

C’est ce qui ressort de plusieurs rapports des services de renseignement turc et russe sur le rôle joué par David Petraeus dans le coup d’État en Turquie à partir du moment où Erdogan s’est tourné vers Moscou et que le pari sur le Front al-Nosra avait échoué, sur le rôle du cabinet spécialisé en droit des affaires de Hillary Clinton dans la gestion des intérêts de Fethullah Gülen aux USA et à l’étranger, sur le rôle de la base d’Incirlik et du commandant de la « US Central Command ».

Si ces informations sont confirmées, elles pourraient expliquer l’échec du coup d’État en Turquie et empêcher Hillary Clinton de mettre à profit le dernier quart d’heure du mandat d’Obama, malgré les largesses financières de l’Arabie Saoudite et le soutien public d’Israël.

D’après des observateurs à Moscou, ce qui se passe actuellement dans le nord de la Syrie et à Washington signifie que l’Administration Obama s’est déjà transformée en canard boiteux et que les accords qu’elle aurait conclus ne sont que de l’encre sur papier, étant donné qu’elle ne peut les mettre à exécution, ni même les protéger. C’est pourquoi, mieux vaut laisser l’action militaire sur le terrain décider du mot de la fin.

C’est d’ailleurs le chemin suivi par les Syriens, les Iraniens et le Hezbollah. Moscou, qui les en a dissuadés à un moment donné pour permettre à Washington de se positionner sur le chemin d’une entente politique, semble aujourd’hui considérer que la Turquie est un meilleur partenaire que Washington pour une telle entente, et qu’une éventuelle future administration Clinton est indigne de confiance à moins de lui arracher ses crocs.

Pour cela, il faut écraser le Front al-Nosra, retarder l’agenda de la guerre contre Daech et laisser les interactions turco-américaines découvrir le rôle d’Hillary Clinton dans le coup d’État raté en Turquie.

Nasser Kandil

Sources : Extraits à partir de deux articles d’Al-Binaa

Traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Notes :

[1] « Les Etats-Unis ont exprimé vendredi leur très grand scepticisme sur l’ouverture par le régime syrien de couloirs humanitaires à Alep annoncée par la Russie, le secrétaire d’Etat John Kerry évoquant même une possible ruse de Moscou… »

http://video.lefigaro.fr/ figaro/video/syrie-washington- tres-sceptique-sur-des- couloirs-humanitaires-du- regime-a-alep/5064911418001/

[2] Le canular d’Al-Qaïda en Syrie : le front al-Nosra écarté. Un nouveau front est né

http://french.almanar.com.lb/ adetails.php?fromval=1&cid=18& frid=18&eid=317381

[3] Syrie : Hillary Clinton délogerait Bachar al-Assad une fois élue

http://www.lopinion.fr/ edition/international/syrie- hillary-clinton-delogerait- bachar-al-assad-fois-elue- 107731

[4] La coalition veut ouvrir un front contre l’EI dans le sud de la Syrie

http://www.lefigaro.fr/flash- actu/2016/07/27/97001- 20160727FILWWW00320-la- coalition-veut-ouvrir-un- front-contre-l-ei-dans-le-sud- de-la-syrie.php

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député, Directeur de Top News-nasser-kandil, et Rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Binaa

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:08
CONVENTION DU PEUPLE CONGOLAIS(EX-ZAIRE)

CONVENTION DU PEUPLE CONGOLAIS(EX-ZAIRE)

CONVENTION DU PEUPLE CONGOLAIS A COLOGNE

RD. CONGO : Mauvaise gouvernance de notre pays par ses fils et ses filles constitue la cause majeure du sous-développement et des souffrances innombrables du peuple congolais

Nous soussignés, Congolais de la diaspora et ceux venus du pays, Membres de la Convention des Congolais de l’Etranger, Membres d’autres structures associatives congolaises ou étrangères, Amis du Congo domiciliés en Allemagne et ailleurs dans le monde et ayant fait le déplacement ;

Venus à la rencontre des pasteurs et prêtres de notre communauté diasporique, à Cologne (Allemagne), sur invitation de la Convention des Congolais de l’Etranger (CCE), afin de réfléchir et débattre sur le rôle qu’ils ont à jouer dans nos préoccupations communautaires ; s’agissant notamment de questions relatives à notre intégration dans nos pays de résidence et de la solidarité avec notre pays d’origine ;

Remerciant la Convention des Congolais de l’Etranger pour l’occasion qu’elle offre de faire le point sur ces thèmes de brûlante actualité et poser à froid un regard inquisiteur sur les faits afin d’évaluer plus efficacement les meilleurs rapports à développer avec la citoyenneté d’ici et l’appartenance à la nation congolaise ;

Conscients du rôle que la diaspora, estimée à 1/10ème de la population congolaise, soit environ 8 millions, vu son ampleur numérique et la qualité de son engagement, peut jouer en termes de solidarité entre ses membres pour faciliter son intégration partout où elle est implantée dans le monde, d’une part, et en termes de solidarité avec la mère-patrie pour contribuer à son essor sur tous les plans, d’autre part ;

Constatant qu’enfermée elle-même dans des logiques caractéristiques des problèmes sociétaux qui gangrènent l’ensemble de notre peuple, cette même diaspora congolaise est divisée, éclatée, de ce fait inefficace dans son action et incapable de développer un dynamisme et des vertus communautaires salvateurs ;

Mus par la préoccupation que nous portons, en tant que composante à part entière et non négligeable du peuple congolais, de notre grande responsabilité devant l’histoire, devant les générations présentes et futures, au regard de notre position « privilégiée » par rapport au reste de ce même peuple qui croupit dans le désespoir, la misère, l’ignorance, l’insécurité, la violation de ses libertés fondamentales et autres fléaux portant préjudice à son épanouissement ;

Soucieux d’aller à la rencontre des Congolais, dans une démarche d’ouverture, chaque fois que le besoin se fait sentir et que cela est possible, pour les écouter, discuter avec eux, évaluer sous toutes les coutures les préoccupations communes partagées de notre condition, afin de les rassembler, de tenter de les convaincre de cheminer avec nous dans une action de nature à matérialiser plus efficacement le projet de la Convention des Congolais de l’Etranger ;

Eu égard à notre condition diasporique ainsi qu’à la situation générale de notre pays, après réflexion, analyse et débat entre nous, épris d’esprit démocratique et d’amour patriotique, faisons, autour de nos ministres de culte, invités pour la circonstance, le constat ci-après :

1.La mauvaise gouvernance de notre pays par ses fils et ses filles – ayons le courage de le dire –, cumulée à l’action maléfique des puissances extérieures depuis son accession à l’indépendance en 1960, constitue la cause majeure du sous-développement et des souffrances innombrables du peuple congolais ;

2.Cette mauvaise gouvernance met en évidence, en première ligne mais à des degrés divers, la responsabilité des dirigeants politiques nationaux et locaux, qui ont coutume de prendre impunément des libertés avec le pacte social républicain qui soude notre peuple autour de la Constitution, d’où pour nous la nécessité de revendiquerl’émergence d’une nouvelle classe politique au Congo ;

3.Il est quasi certain que les élections n’auront pas lieu cette année 2016 dans les délais constitutionnels, ce qui constitue une preuve patente, si besoin était encore, de cette mauvaise gouvernance dont nous venons de parler ;

4.La dictature, depuis longtemps, a favorisé la culture des antivaleurs qui rongent notre société, nous empêchant d’œuvrer à la construction d’un Congo de justice pour tous et de prospérité matérielle qui profite à tous, d’un Congo digne du XXIe siècle, vu notre taille critique et nos potentialités ;

5.Une forte conviction nous habite que le « mal congolais » étant avant tout un problème d’ordre éthique, la solution de la refondation du vivre-ensemble à l’échelle nationale, pour nous en sortir, passe par une démarche de réappropriation des principes et valeurs éthiques ancestrales que nous foulons aux pieds jusqu’à présent ; cette réappropriation doit devenir une priorité de l’action gouvernementale, à travers notamment les programmes éducatifs, car elle seule est capable de donner un « supplément d’âme » à nos institutions ;

6.La diaspora congolaise, en tant que telle, n’échappe pas aux fléaux qui paralysent la société congolaise tout entière : peu encline à la rencontre et à l’échange, elle est éclatée, divisée, suspicieuse à fleur de peau, minée en son sein par les théories du complot et la diabolisation systématique ;

7.Les corps de métiers, dont les pasteurs et prêtres d’origine congolaise, constituent à nos yeux une piste non négligeable à exploiter, parmi d’autres, autour desquelles il est possible de réfléchir aux stratégies que la diaspora peut et doit mettre en place pour affronter les problèmes engendrés par son intégration et les soucis qu’elle nourrit d’organiser une solidarité avec la mère-patrie ;

En tenant compte de tout ce qui précède, raffermis moralement par le discours sur les valeurs entendu de la part de nos ministres de culte, invités du jour, édifiés par nos échanges et nos discussions, nous nous engageons en notre âme et conscience à ce qui suit :

1.Travailler en étroite collaboration avec nos ministres de culte comme corps de métiers, pour la recherche de solutions aux problèmes que pose notre intégration diasporique, les termes de cette collaboration organisée restant à définir chaque fois au plus près du terrain par les structures autorisées de la Convention des Congolais de l’Etranger, en accord avec ses statuts et son règlement intérieur ;

2.Profiter pleinement de cette opportunité pour nous forger nous-mêmes un avis authentique des objectifs réels poursuivis par la Convention des Congolais de l’Etranger, au-delà des clichés défavorables ressassés souvent à son encontre et, conséquemment, soutenir ses actions avec énergie et conviction ;

3.Œuvrer à recréer la confiance entre nous, qui manque tant et, grâce à notre combativité, travailler à prolonger l’action de la société civile au pays, qui milite sans ménagement, à côté d’autres forces vives nationales acquises au changement, pour la tenue des élections crédibles, transparentes, apaisées et conformes aux standards internationaux, et pour que notre pays ne s’enfonce pas de manière irréversible dans une dérive autoritaire du pouvoir ;

4.Contribuer de toutes nos forces à la renaissance morale de l’homme congolais, par la réactualisation de nos valeurs culturelles aujourd’hui bafouées, mais qui restent incontournables pour le développement de notre pays et son émergence dans le monde, afin de redorer le blason perdu de la fierté d’être Congolais ; car l’éthique est la voie royale à emprunter si nous voulons vivifier nos institutions, leur permettre de fonctionner normalement, dans le but de les engager à appliquer les différents instruments juridiques nationaux et internationaux qui aident à construire réellement au Congo un Etat de droit que nous appelons tous de nos vœux.

Adoptée le samedi 18 juin 2016, à Cologne

Assemblée délibérante :

Abbé

Constantin

Panu-Mbendele

Landau

Apôtre

Danyo

Ilunga

Gummershach

M.

Tubipata

Mujanayi

Vienne

M.

Jules

Makofo

Allemagne

M.

Gracien

Mukanana

Allemagne

M.

Dédé

Kiamba

Allemagne

M.

Nsonja

Diasikila

Kerpen

M.

Yves Ndagand

Badosanye

Goma (RDC)

M.

Alain

Muntumosi

Köln

M.

Nicaise

Mboma

Wuppertal

M.

Charles

Ntuité

Köln

M.

A. Félicien

Muembia Ilounga

Allemagne

M.

Guy Lambert

Santimi

Bruxelles

M.

Elvis

Tshilumba Nsenda

Renens (Suisse)

M.

Didier

Tshilumba

Köln

M.

Paul

Sedzro Kodjovi

Wesseling

M.

Prenz

Nsongo

Kerpen

M.

Merlrunor

Kapaga

Allemagne

M.

Paul

Krause

Köln

M.

Hippolyt

Mondo

Köln

M.

Mbay

Boze

Bonn

M.

Martens

Nyumba

Allemagne

M.

Kerwin

Mayizo

Paris

M.

Guillaume

Kalombo

Allemagne

M.

Sébastien

Muamba Bakafua

Bruxelles

M.

Adam

Kabasele Bantu

Belgique

M.

Jean-Claude

Dienena

Allemagne

M.

Ibrahim

Diallo

Köln

M.

Ange

Kraftig Kikuni

Köln

M.

Mattope

Ghi’Piany

Allemagne

M.

Sebastien

Franc

Allemagne

M.

Raymond

Pasi

Cologne

M.

Cikara

Mukengere

Allemagne

M.

Pat

Patoma Gboya

Belgique

M.

Blaise

Batatabo

Austria

M.

Albert

Malekera Cirimwami

Belgique

M.

Pontien

Kayumba

Allemagne

M.

Edy Mify

Nsembo

Allemagne

M.

Lumbamba

Kanyiki

Allemagne

M.

Lwakale Mubengay

Bafwa

Genève

M.

Dieudonné Dido

Lakama

Bruxelles

M.

Kasidi

Makilutila

Bruxelles

M.

Merlin

Matudidi

Allemagne

M.

Sylvin

Kapongo

Allemagne

M.

Drau

Ngoma

Allemagne

Mme

Espérance

Sumbu

Kerpen

Mme

Marie

Köhler

Köln

Mme

Deborah

Makieleka

Köln

Mme

Gisèle

Mandaila Malamba

Bruxelles

Mme

Suzanne

Monkasa

Ruisbroek

Mme

Emma

Bibikulu Kumbela

Bruxelles

Mme

Séverine

Tshimini Mbuyi

Genève

Mme

Marianne

Krause

Köln

Mme

Becky

Azossie Fanko

Köln

Mme

God

Okitembo

Strasbourg

Mme

Arsène

Bondjuka Djamba Machu

Amneville

Mme

Angela

Mayrhofer

Austria

Mme

Magali

Tshitungu Tshibuabua

Allemagne

Mme

Philomène

Muamba

Bruxelles

Mme

Jeannine

Moninga

Bruxelles

Mme

Mafi

Mkakieleka

Allemagne

Pasteur

Affo

Mudiadambu

Wuppertal

Pasteur

Odon

Beteyo

Allemagne

Pasteur

Fidèle

Mushidi

Allemagne

Pasteur

Simon-Pierre-Richard

Tshitungu Kapinga Mupompa

Allemagne

La mauvaise gouvernance de notre pays par ses fils et ses filles – ayons le courage de le dire –, cumulée à l’action maléfique des puissances extérieures depuis son accession à l’indépendance en 1960,

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:01
La Côte d’Ivoire : Une prison à ciel ouvert.
La Côte d’Ivoire : Une prison à ciel ouvert.

Alassane Ouattara reçu par François Hollande à l'Éysée en février 2016

La Côte d’Ivoire : Une prison à ciel ouvert

En Côte-d’Ivoire, des centaines de prisonniers politiques

De nombreux rapports et témoignages indiquent qu’il y aurait aujourd’hui près de 470 détenus d’opinion en Côte-d’Ivoire, dont plus de 200 sont introuvables. Les autorités démentent, ne reconnaissant que des prisonniers de droit commun.

Selon ses proches, Assoa Adou, 70 ans, « a bon moral et lit beaucoup ». Grande figure de la gauche ivoirienne, ce médecin et ancien ministre proche de l’ex-président Laurent Gbagbo est pourtant en prison depuis janvier 2015 en Côte-d’Ivoire. Motif : « atteinte à la sûreté de l’État ». Il n’a pas été jugé. Sa famille n’a pas de nouvelles récentes de son dossier et attend que la justice décide s’il y aura un procès ou non. Il est détenu au « camp pénal » de Bouaké, à 350 km d’Abidjan où résident les siens. De nombreuses voix syndicales, politiques, associatives considèrent qu’il est un « prisonnier politique » : tout indique que sa détention n’est pas motivée par des faits réels mais par des raisons politiques.

Assoa Adou n’est pas le seul dans ce cas : d’après le décompte du parti de Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI, socialiste), jugé crédible par des observateurs de la société civile, il y avait, en mars 2016, 241 détenus d’opinion dans les prisons en Côte-d’Ivoire. Il y en a eu beaucoup plus, mais les autorités ont procédé à plus de 300 libérations depuis 2014 dans le cadre d’accords passés avec une partie de l’opposition et après des pressions internationales.

Ces détenus sont aussi appelés « prisonniers de la crise postélectorale » : une grande partie d’entre eux sont emprisonnés depuis avril 2011, date de fin de la crise politico-militaire qui a opposé Gbagbo à l’actuel président Alassane Ouattara. La formule « prisonniers pro-Gbagbo » est également utilisée, puisqu’il s’agit de proches de l'ancien président, de membres et de sympathisants avérés ou présumés du FPI. « Beaucoup de questions posées à ces prisonniers par ceux qui les ont arrêtés en 2011 tournaient autour de leur vote lors de l’élection présidentielle : ils leur demandaient pour qui ils avaient voté, pourquoi ils avaient voté pour Gbagbo », raconte un membre d’une association de la société civile.

Les autorités ivoiriennes contestent en bloc. Le ministre de la justice a affirmé à plusieurs reprises : « Il n’y a aucun prisonnier politique en Côte-d’Ivoire ». « Je défie quiconque de prouver le contraire », a-t-il dit début 2016. Le 1er mai 2016, Ouattara a lui-même manifesté publiquement son agacement : il faut que « cette intoxication » cesse, a-t-il lancé. Il a assuré : « Il n’y a plus de prisonniers de la crise postélectorale dans les prisons. […] Nous définissons la crise postélectorale comme ayant pris fin à l’occasion de ma prestation de serment en mai 2011. Toutes les personnes arrêtées dans ce cadre, à l’exception de trois ou quatre pour lesquelles il y a des crimes graves, ont été libérées. » Mais le président ivoirien a été contredit peu après par l’Église catholique : le 22 mai, le porte-parole des évêques ivoiriens a plaidé pour la « libération des prisonniers de la crise postélectorale de 2011 ».

Couverture d'un rapport d'Amnesty International en 2013

Si la majorité des prisonniers politiques est embastillée depuis 2011, d’autres ont été, comme Assoa Adou, arrêtés bien après. Des dizaines de jeunes ont été mis en prison à partir d’août 2012, à la suite d’attaques, aux contours flous, contre la nouvelle armée créée par Ouattara. Amnesty International a parlé d'« arrestations motivées par des considérations politiques ». Des cadres du FPI ont été aussi mis derrière les barreaux en mai 2015 : deux ex-ministres, Sébastien Dano Djédjé et Hubert Oulaye, et un responsable de la jeunesse du FPI, Justin Koua, ont été arrêtés, après avoir organisé un événement interne au FPI concernant la nomination de Gbagbo à la présidence du parti – en proie à des luttes internes depuis que Gbagbo est au centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. En septembre 2015, des gardes pénitentiaires ont été à leur tour emprisonnés pour avoir prévenu la famille de Dano Djédjé que ce dernier était gravement malade.

Il y a eu aussi « une vague d’arrestations arbitraires » visant les opposants avant l’élection présidentielle d’octobre 2015, a relevé Amnesty International : une cinquantaine de personnes se sont retrouvées en prison. Parmi les ciblés, le président de la coalition des Indignés de Côte-d’Ivoire, Samba David : il a été arrêté chez lui le 13 septembre, après avoir participé à des manifestations pacifiques dénonçant les conditions d’organisation de la présidentielle. « Il a été frappé à coups de crosse, y compris au niveau des organes génitaux. Il a été détenu au secret pendant deux jours sans accès à un médecin, malgré ses blessures. Samba David n’a obtenu l’assistance d’un avocat que les 15 et 16 septembre, avant d’être inculpé pour atteinte à l'ordre public, discrédit d’une décision judiciaire, provocation à l’insoumission et complicité dans la destruction de biens. Le 17 septembre, il a été transféré sans que son avocat en soit informé à la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il y a été détenu sans accès à son avocat jusqu’à sa comparution devant le tribunal le 30 septembre », a relaté Amnesty International. Le 2 octobre, Samba David a été condamné à six mois de prison ferme. Il aurait dû retrouver la liberté en mars 2016, mais il est toujours détenu.

Tout récemment, le 15 juillet, trois militants du FPI ont été arrêtés à Abidjan « alors qu’ils recueillaient des signatures » pour une pétition demandant la libération de Gbagbo, d’après Amnesty International. Ils ont été inculpés d'« attroupement non armé qui pourrait troubler la tranquillité publique » et risquent jusqu’à un an de prison. « Des poursuites pénales pour de tels faits constituent un nouveau coup dur porté contre la liberté d'expression en Côte-d’Ivoire où des membres de l’opposition sont fréquemment harcelés et leurs droits constamment bafoués », a souligné Gaëtan Mootoo, chercheur Afrique de l’Ouest de l’ONG, qui considère les trois hommes « comme des prisonniers d’opinion ».

Seule une petite partie des prisonniers politiques ont eu droit à un procès

Les autorités ivoiriennes sont allées jusqu’à faire arrêter plusieurs personnes à l’étranger. En 2012, Moïse Lida Kouassi, cadre du FPI, a ainsi été appréhendé au Togo où il était en exil. Partisan de la fermeture de la base de l’armée française installée en Côte-d’Ivoire, Lida Kouassi, 60 ans, était ministre de la défense en septembre 2002 lors de la tentative de coup d’État contre Gbagbo, menée par d’ex-militaires pro-Ouattara. Avant son arrestation, il avait critiqué publiquement le pouvoir de Ouattara. Il a été « inculpé de vol en réunion à main armée, commis avec violence et effraction, détournement de deniers publics, concussion, atteinte à l’économie publique, pillage et complicité desdites infractions commises lors de la crise postélectorale ». Libéré au bout d’un an, il a été de nouveau arrêté fin 2014 pour « atteinte à la sureté de l’État ». Les faits qui lui sont reprochés se seraient passés alors qu’il était en prison à Bouna (Nord). Bien que civil, il est depuis à la prison militaire d’Abidjan. D’autres détenus politiques ont été écroués peu après être revenus d’exil. C’est ce qui est arrivé à Assoa Adou : il a été violemment arrêté à son domicile d’Abidjan quelques semaines seulement après être rentré du Ghana, où il avait passé plus de trois ans. Il était engagé au sein de la frange du FPI restée fidèle à Gbagbo et opposée à une autre qui s’est rapprochée du pouvoir. Aujourd’hui, c’est sa famille qui lui fournit sa nourriture quotidienne et ses médicaments – il a plusieurs pathologies chroniques. Fin 2015, Ouattara a assuré ne rien savoir du sort de l’ancien ministre lors d’un échange surréaliste avec des médias ivoiriens.

Seule une petite partie des prisonniers politiques ont eu droit à un procès. « Beaucoup de jeunes injustement considérés comme des “miliciens pro-Gbagbo” sont en prison depuis 2011. Ils n’ont toujours pas vu de juge. Parmi eux, il y a des étudiants, des lycéens, des sans-emploi… Les parents de beaucoup d’entre eux ont appris très tardivement qu’ils étaient en prison et certains ne savent pas où ils sont détenus », explique un responsable de la société civile qui s’inquiète tout particulièrement pour ces nombreux « anonymes ». En 2015, 80 personnes, dont plusieurs cadres du FPI, ont été jugées pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Mais la majorité des observateurs a estimé que ce procès a été mené de manière inéquitable pour les prévenus, dont certains ont écopé de très lourdes peines. Simone Gbagbo, l’épouse de Laurent Gbagbo, a ainsi été condamnée à 20 ans de prison. Aucune preuve concrète de sa culpabilité n’a été pourtant apportée. Elle est à nouveau jugée depuis mai 2016, cette fois pour « crimes contre l’humanité ». Ses avocats ont dénoncé un « procès politique » et une instruction bâclée. Des ONG de défense de droits de l’homme qui devaient être parties civiles ont renoncé à participer, invoquant une procédure organisée « à la va-vite ». Simone Gbagbo, 67 ans, est détenue à l’École de gendarmerie d’Abidjan, un lieu non prévu pour accueillir des détenus. Elle n’a pas pu voir de médecin durant près d’un an.

Pour tous, les conditions de détention sont épouvantables, beaucoup ont des problèmes de santé. Sur les réseaux sociaux circulaient mi-juillet des photos d’un prisonnier politique gravement malade enchaîné à un lit d’hôpital. D’une manière générale, « les mauvais traitements par les forces de sécurité continuent. Les personnes arrêtées sont souvent d’abord détenues au secret : leurs proches et même leurs avocats n’ont pas accès à eux pendant 72 heures. Les conditions d’arrestation et les méthodes utilisées pendant les interrogatoires sont traumatisantes. Au moins un prisonnier politique est devenu fou après avoir été maltraité. Il n’a jamais eu droit à des soins », dit un observateur. Le FPI a décrit dans un rapport publié début 2016 le cas d’un jeune homme, Kouya Gnépa Eric, arrêté en avril 2015 et qui a « subi d’atroces tortures ». Après l’avoir mis sous mandat de dépôt, « l’administration pénitentiaire l’a délibérément laissé sans soin médical […]. Atteint de fièvre, d’infection, de malnutrition, de troubles cardiaques et neurologiques, de béribéri et d’ulcère gastrique aigu, Kouya Gnépa Eric a finalement succombé le 5 décembre 2015 […]. Son décès porte au moins à quatre le nombre de détenus politiques décédés à la suite de tortures », d’après le FPI.

Un mystère inquiétant demeure autour de cas de prisonniers politiques « disparus » : il s’agit de personnes qui ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011, mais qui ne se trouvent dans aucune prison officielle et dont les familles n’ont plus de nouvelles. Le FPI a recensé les noms de 228 personnes ainsi disparues. Une hypothèse circule : ces prisonniers “fantômes” pourraient être dans des centres de détention clandestins ou des lieux comme la DST, qui ne sont pas légalement habilités à garder des prisonniers. Mais certains se demandent s’ils n’ont pas plutôt succombé à des séances de torture ou été victimes d’exécutions sommaires.

La peur empêche les associations de la société civile ivoirienne de s’exprimer publiquement

Un ancien détenu a donné à Mediapart des éléments laissant penser qu’une vingtaine de personnes ont été exécutées en mai 2015, alors qu’elles étaient retenues prisonnières dans un « lieu inconnu » à Abidjan. Aujourd’hui en exil, ce témoin, qui garde des séquelles graves des tortures subies (il a été battu à coups de barres de fer, électrocuté, etc.), confie avoir été lui-même plusieurs fois menacé de mort par les éléments des forces de sécurité qui le détenaient. Parce qu’il a évoqué les prisonniers disparus dans une interview début mai, Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, a été inculpé pour « divulgation de fausses nouvelles ». Le directeur du média qui a publié ses propos, koaci.com, a été aussi poursuivi. Le parquet a assuré qu’il n’avait été saisi d'« aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale ».

La peur empêche de plus en plus les associations de la société civile ivoirienne de s’exprimer publiquement sur ces violations des droits de l’homme : « Il vaut mieux ne pas trop parler. Mort, on ne sert pas à grand-chose », commente un membre d’une ONG, sous anonymat. Il explique : « Pendant la présidence Gbagbo (2000-2010), il était difficile d’obtenir des sanctions pour des agents de l’État ou des personnalités politiques auteurs de violences. Mais il y avait des espaces pour dénoncer tout cela et il était facile d’avoir des informations sur les cas d’abus, il n’y avait pas de menaces contre les associations de défense de droits de l’homme. Aujourd’hui, il est très difficile d’avoir accès aux informations parce que les gens, y compris ceux qui travaillent dans les administrations, craignent de parler. Il n’y a plus que les réseaux sociaux pour s’exprimer, et les autorités profèrent régulièrement des menaces. »

Les autorités françaises, qui travaillent étroitement avec leurs homologues ivoiriennes, ne font jamais aucun commentaire critique. Au contraire : le 14 juillet 2016, l’ambassadeur de France à Abidjan, Georges Serre, a affirmé devant Ouattara et le gouvernement ivoirien réunis à l’occasion de la fête nationale française que la Côte-d’Ivoire était une « grande démocratie où chacun peut dire ce qu’il veut », selon La Lettre du Continent. Il faut dire que c’est l’armée française qui a aidé Ouattara et les actuelles forces de sécurité, commandées par d'anciens rebelles, à s’installer au pouvoir en 2011 et que de grands groupes français font depuis de bonnes affaires dans le pays.

Début 2016, un sénateur français, Michel Billout, a tout de même demandé au gouvernement ce qu’il pensait de « la détention massive et arbitraire de centaines d’Ivoiriens depuis la venue au pouvoir de l’actuel chef de l’État, de l’enlisement organisé des procédures judiciaires concernant la plupart d’entre eux, des tortures dont certains font ou ont fait l’objet, du non-respect des droits de la défense et des prisonniers ainsi que de l’existence de lieux de détention illégaux ». Réponse du ministère des affaires étrangères, fin avril : « Les autorités ivoiriennes ont fait de la réconciliation une priorité de leur action, avec la mise en place dès 2011 d’une Commission dialogue, vérité et réconciliation. » Pourtant, le rapport de cette Commission bouclé fin 2015 n’a jamais été rendu public. Et son action est unanimement considérée comme un échec. Le ministère a précisé que la Côte-d’Ivoire allait consacrer 31 millions d'euros d’une remise de dettes dues à la France « au secteur prioritaire de la justice, à la formation des magistrats, à l’amélioration des conditions de détention et au respect des droits de l’homme ».

Seul parti français à s’exprimer sur la question, le parti communiste a lancé en mai une opération « Paix, liberté et réconciliation en Côte-d’Ivoire » pour soutenir les prisonniers politiques et briser le « mur du silence, d’indifférence, voire de complaisance par rapport à ce qui se passe en Côte-d’Ivoire ». Il a évoqué à cette occasion « une situation des droits humains catastrophique aux antipodes du “storytelling” de nombreux médias, notamment français ».

Par Fanny Pigeaud

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 09:53
Quand Ahmadinejad écrit à Obama..

Quand Ahmadinejad écrit à Obama..

L’ex-président iranien Mahmoud Ahmadinejad a écrit une lettre ouverte au président américain Barack Obama pour demander la restitution de deux milliards de dollars d’avoirs iraniens saisis en avril par la justice américaine.

«Je vous conseille de manière compatissante de ne pas permettre que cette tâche honteuse et ce point noir soient assimilés à votre nom (…) et renforce la méfiance entre nos deux pays», a écrit M. Ahmadinejad qui pourrait se représenter à l’élection présidentielle de mai 2017.

Selon la chaine satellitaire iranienne alAlam, Ahmadinejad a fait part dans sa lettre qu’il a remise à l’ambassade de Suisse à Téhéran, représentante officielle des intérêts des Etats-Unis en Iran: « ma lettre n’a pas de caractère politique, elle s’inscrit dans le cadre des Droits de l’Homme et de la défense des droits de la nation » , ajoutant qu’il » a été déçu par Obama durant toute la période de son administration, car il s’attendait à la fin de l’oppression envers le peuple iranien, comme une forme de compensation pour tout le passé ».

Il a indiqué que » le peuple iranien s’attendait de la part d’Obama à ce que cette question soit réglée, surtout qu’elle a éclaté durant son règne, contrecarrant toutes les lois internationales » soulignant » je suis convaincu que le peuple iranien récupèrera tous ses droits, mais Obama doit éviter à ce que l’affaire des deux milliards de dollars ne s’inscrive comme un point noir, un incident pénible dans l’histoire des relations injustes entre les deux pays ».

Rappelons que la Cour suprême américaine a décidé le 20 avril la saisie de près de deux milliards de dollars de fonds iraniens actuellement gelés à New York et correspondant à des obligations dans lesquelles avait investi la Banque centrale d’Iran. Cette somme est réclamée par un millier de victimes et familles de victimes d’attentats fomentés ou soutenus par Téhéran, selon la justice américaine.

L’Iran a saisi la Cour internationale de justice (CIJ), principal organe judiciaire des Nations Unies établi à La Haye aux Pays-Bas, pour se plaindre de la confiscation de cette somme.

Le président iranien Hassan Rohani avait qualifié la décision de la Cour suprême américaine de «vol manifeste».

source: Almanar.com
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 11:12
Audience du tribunal ce Vendredi 4 Mars 2016 à 8 heures au TGI de Pointe-à-Pitre :  La République française a indemnisé les esclavagistes et non pas les esclaves. Et pourtant la Constitution de la République française prévoit le contraire.

Audience du tribunal ce Vendredi 4 Mars 2016 à 8 heures au TGI de Pointe-à-Pitre :

La République française a indemnisé les esclavagistes et non pas les esclaves. Et pourtant la Constitution de la République française prévoit le contraire.

L’article 5 du décret-loi du 27 avril 1848 et la loi du 30 avril 1849 prévoyant l’indemnisation des esclavagistes, ne sont pas conformes à la Constitution française. Audience du tribunal ce Vendredi 4 Mars 2016 à 8 heures au TGI de Pointe-à-Pitre.

Travailleurs, Peuple de Guadeloupe,

A la demande du LKP, de l’UGTG, de LA FONDATION FRANTZ-FANON, du COLLECTIF DE

L’OUEST DE SAINTE-ROSE ET ENVIRONS (COSE), une assignation a été déposée contre

L’ETAT FRANÇAIS le 05 mai 2015.

Notre requête demande au tribunal de :

- DESIGNER un collège d’économistes, d’historiens, de démographes et d’agronomes chargé de fournir tous les éléments d’appréciation du préjudice économique et social causé aux populations de Guadeloupe par les politiques criminelles de colonisation et de la mise en esclavage depuis 1626 ; ainsi que les éléments en vue d’une réforme foncière et agraire portant sur l’ensemble des propriétés d’origine criminelle, car issue des politiques criminelles de colonisation et de mise en esclavage en Guadeloupe ;

- CONDAMNER l’Etat français au paiement d’une provision de 200.000 € à chaque requérant afin de constituer un organe de travail dédié à l’étude et à l’évaluation du préjudice.

L’assignation s’accompagne de deux Questions Prioritaires de Constitutionnalité (Art.61-1 de la Constitution de la République française) qui démontre que l’article 5 du décret-loi du 27 avril 1848 et la loi du 30 avril 1849 prévoyant l’indemnisation des esclavagistes, ne sont pas conformes à la Constitution française.

Nous demandons au tribunal de transmettre nos deux QPC au Conseil Constitutionnel afin qu’il prononce l’abrogation des textes incriminés avec toutes les conséquences que cela suppose.

Après moult tergiversations, une audience se tiendra ce Vendredi 4 Mars 2016 à 08 heures au Tribunal de Grande Instance de Pointe-à-Pitre.

TRAVAYÈ – PÈP GWADLOUP – SE KONBA ANNOU – KONBA A PÈP GWADLOUP

Pourquoi la République française a-t-elle indemnisé les esclavagistes et non pas les esclaves, les seuls victimes de cette abomination ?

TOUS AU TRIBUNAL DE POINTE-A-PITRE

VENDREDI 04 MARS à 08 Heures

VANSÉ POU SAVÉ – VANSÉ POU FÈ MÉMWA MACHÉ POU FÈ KONSYANS VANSÉ

Par ELIE DAMOTA

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Libérez Gbagbo:
 

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine