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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 08:40

 

AFROHISTORAMA SOUTIENT L'ALTERNANCE ET L'ALTERNATIVE (CHANGEMENT) AU GABON

AFROHISTORAMA SOUTIENT L'ALTERNANCE ET L'ALTERNATIVE (CHANGEMENT) AU GABON
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 00:36
MEETING DE L'OPPOSITION UNIE A LIBREVILLE LA CAPITALE

MEETING DE L'OPPOSITION UNIE A LIBREVILLE LA CAPITALE

LE DICTATEUR DE L'ENCLOS COLONIAL DU GABON EN DIFFICULTE

Ali bongo actuel dictateur en héritage du Gabon et l’un des enclos colonial de la franceafrique en Afrique central est en grosse difficulté. La survie de son régime tient sur un fil du rasoir. Nous espérons que comme prévue, c'est-à-dire son échec dans les urnes, il n’utilisera pas la force pour verser une nième fois le sang des Gabonais.

«Trop c’est trop» comme le disent tous les Gabon.

En tout cas son adversaire principal Jean Ping a reçu un soutien supplémentaire d’une aile de l’opposition qui hésitait encore entre la compromission avec le PDG d’Ali Bongo et la libération des Gabonais asservis depuis plus de 40 ans par un même clan protégé par la franceafrique et les dictatures environnantes.

ALI BONGO actuel président du Gabon
ALI BONGO actuel président du Gabon

Jean Ping défie le président Bongo avec deux renforts de poids

La campagne présidentielle a pris un tour nouveau au Gabon avec l'annonce du retrait de deux principaux candidats d'opposition en faveur d'un troisième poids lourd. C'est donc Jean Ping qui défiera le président sortant Ali Bongo au scrutin à tour unique du 27 août.

Au terme d'une dernière nuit de négociation, M. Ping, 73 ans, a obtenu le soutien de l'ex-président de l'Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama et de l'ex-Premier ministre Casimir Oyé Mba, a indiqué M. Ndama. Avec ce "ralliement solide et certain", M. Ping est désormais "le candidat unique de l'opposition", proclame son entourage.

Ce rassemblement a été annoncé dès lundi par des représentants de la société civile. Ils demandaient avec insistance le regroupement des forces de l'opposition pour battre Ali Bongo. M. Ping devait être officiellement investi candidat unique de l'opposition lors d'une réunion publique mardi après-midi à Libreville, en présence de ses deux nouveaux alliés.

Demandé l'invalidation

De fait, la Commission électorale (Cénap) a validé au total 14 candidatures pour le scrutin à un tour du 27 août. Mais les autres candidats n'ont pas le poids du président sortant ni de ses trois principaux opposants.

Avant de s'unir, des opposants ont demandé en vain l'invalidation de la candidature d'Ali Bongo, 57 ans. Ils estiment que l'actuel chef de l'Etat est un enfant du Nigeria adopté par son père, et qu'il ne peut être président en vertu de la Constitution gabonaise.

Ministre d'Omar Bongo

Né d'un père chinois installé au Gabon dans les années 20, M. Ping a été plusieurs fois ministre d'Omar Bongo, père et prédécesseur de l'actuel chef de l'Etat. Il a été porté à la tête de l'Union africaine en 2008. Il est également l'ex-beau-frère d'Ali Bongo.

Il promet "un Gabon à l'abri du besoin et de la peur" depuis le lancement de sa campagne officielle samedi à Lambaréné, en pays myènè, l'ethnie de sa mère. Le Gabon compte 1,8 million d'habitants, dont quelque 628'000 électeurs.

Source : sda-ats

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 18:34
RUBEN UM NYOBE (MPODOL)

RUBEN UM NYOBE (MPODOL)

CYCLE DE LA PENSÉE AFRICAINE

DE LIBÉRATION

L’HISTOIRE DE DE RUBEN UM NYOBE

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:11
CAMEROUN : SELON LA COFACE L’OPPOSITION CAMEROUNAISE N'EST PAS CRÉDIBLE.

CAMEROUN : SELON LA COFACE L’OPPOSITION CAMEROUNAISE N'EST PAS CRÉDIBLE.

CAMEROUN : Appréciation du risque

La croissance a progressé à un rythme rapide en 2015 portée par le regain de la production pétrolière, l’entrée en production de deux nouvelles cimenteries et la poursuite des grands projets structurants (phase 2 du port en eau profonde de Kribi, construction de trois barrages et du deuxième pont sur le Wouri). L’impact positif des investissements déjà réalisés, de nouveaux investissements publics et de solides performances du secteur des services devraient continuer à porter la croissance en 2016 même si la production d’or noir se stabilise.
Le secteur primaire joue toujours un rôle important et tire des recettes non négligeables de son agriculture d’exportation (bois, cacao, banane, coton…). Grâce à la découverte de nouveaux gisements et à la mise en œuvre de nouvelles technologies de forage, la production pétrolière s’est redressée, pour au moins quelques années. Cependant, l’environnement des affaires reste difficile, ce qui freine le développement du secteur privé. En outre, l’économie demeure fortement dépendante des aléas climatiques et de l’évolution des cours mondiaux des produits de base, et la croissance peu inclusive.
Après avoir connu un rebond en 2015, en raison de l’effet retard, sur le prix des transports et de l’alimentation, du relèvement des prix du carburant à la pompe en 2014, l’inflation devrait légèrement diminuer en 2016. Cela résulterait de la dissipation de ces hausses de prix, de l’ancrage du franc CFA à l’euro, du faible niveau des cours mondiaux des produits de base et de la politique de contrôle des prix pratiquée par les autorités.

Les résultats budgétaires se sont détériorés. Les recettes ont été affectées par la chute des cours du pétrole (la part des recettes pétrolières dans les revenus de l’Etat a été ramenée à 14%), même si cette baisse a été en partie compensée par une diminution des subventions aux prix des carburants. Surtout, les dépenses d’équipement ont fortement augmenté, en lien avec la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure et la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram dans l’Extrême-Nord du pays. L’effort de revitalisation de cette région devrait entraîner un important creusement du déficit budgétaire en 2016.
La baisse du prix du baril et la hausse des importations liée à la mise en œuvre des grands projets d’investissement sont également à l’origine de la dégradation des comptes extérieurs. La part des exportations pétrolières dans le total des ventes à l’étranger est passée de 45% à 39% entre 2013 et 2015, ces dernières devant toutefois se stabiliser en 2016. Les ventes d’autres produits de base, comme celles de bois, de cacao, d’aluminium et de coton, devraient bénéficier de la hausse modeste de leur production. La balance commerciale et celle des services devraient demeurer déficitaires. Il devrait en être de même pour celle des revenus, du fait des rapatriements de bénéfices des firmes étrangères. En revanche, la balance des transferts courants devrait continuer d’afficher un léger excédent grâce à la bonne tenue des remises des travailleurs expatriés.
Le pays avait bénéficié d’un important allègement de dette en 2006 suite à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE. En quelques années, il s’est cependant rapidement ré-endetté. Le rythme élevé de progression de l’endettement extérieur à des conditions de plus en plus onéreuses (notamment auprès de la Chine), conjugué à la faiblesse des exportations pétrolières, risque de menacer la viabilité de la dette à long terme. En outre, la faiblesse de la performance financière des entreprises publiques pourrait engendrer des risques de dette latente pour l’Etat.

Le Cameroun doit faire face à une situation sécuritaire tendue depuis 2013 du fait des incursions de la secte islamiste nigériane Boko Haram dans l’Extrême-Nord de son territoire. Les capacités militaires de la secte ont été réduites sous l’action conjuguée des armées du Nigéria, du Cameroun, du Tchad et du Niger, ce qui ne l’empêche cependant pas de mener, depuis juillet 2015, une campagne d’attentats-suicides dans cette partie du pays.
A cela s’ajoute les incertitudes entourant la succession du président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 et dont le sixième mandat court jusqu’en 2018. Le chef de l’Etat a su maintenir, jusqu’ici, un certain équilibre entre les différentes ethnies et communautés linguistiques. Son départ ou sa disparition pourrait déclencher des luttes au sein du parti au pouvoir et remettre en cause ce fragile équilibre. Le parti présidentiel devrait malgré tout parvenir à se maintenir au pouvoir, faute d’opposition crédible.

Pour lire la suite cliquer le lien ci-dessous

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:07
APE : Le baiser de la mort de l’Europe à l’Afrique

APE (Accord de partenariat Economique de l’union Européenne avec l’Afrique) Le baiser de la mort de l’Europe à l’Afrique

En ce début d’été 2014, l’Union européenne triomphe. Après plus de dix ans d’une sourde bataille, elle a enfin vaincu la résistance des pays africains qui refusaient de conclure avec elle les traités de libre-échange prévus depuis 2000 par l’accord de Cotonou (Bénin) (1). Le 10 juillet, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont signé l’accord de partenariat économique (APE) d’Afrique de l’Ouest (2) ; le 22 juillet, l’APE d’Afrique australe était paraphé ; le 25 juillet, le Cameroun ratifiait un APE individuel.

Seule déconvenue pour l’Union : l’Afrique de l’Est n’a pas suivi. Les pays de cette sous-région dominée par l’Afrique du Sud ont refusé de se priver de précieuses recettes douanières sans réelles contreparties européennes. Les APE prévoient en effet la suppression des droits de douane sur trois quarts des exportations de l’Union, tandis que celle-ci continuera à importer d’Afrique de l’Ouest la totalité de ses produits qui sont déjà en franchise de droits. Un marché de dupes. Comment en est-on arrivé à un tel désastre ?

Depuis 2008, les Etats d’Afrique de l’Ouest résistaient aux pressions de Bruxelles, aiguillonnés par de puissants mouvements sociaux réunis au sein de divers réseaux : le Third World Network Africa, basé à Accra (Ghana), la Plate-forme des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest sur l’accord de Cotonou (Poscao), à Dakar (Sénégal), et le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (Roppa), à Ouagadougou (Burkina Faso). Mais plusieurs événements ont permis de « retourner » les capitales africaines.

Basculement du rapport de forces

Tout a commencé avec la plainte déposée en 1995 devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) par les producteurs latino-américains de bananes. Ils bénéficiaient (d’où le nom de « bananes-dollars ») du soutien de Washington, qui n’a jamais accepté les « préférences » accordées par Bruxelles aux pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, dits ACP. En vertu des conventions de Lomé, signées dans les années 1970, ceux-ci étaient exemptés de droits de douane à l’entrée du marché communautaire (3). Donnant tort à l’Union européenne, l’organe de règlement des différends de l’OMC a ordonné le remplacement des « préférences » par des avantages dits « réciproques » au plus tard fin 2007. Ce fut l’objet des APE programmés par l’accord de Cotonou.

Mais, à l’expiration du délai, seules les Caraïbes avaient conclu un accord régional. Quarante-trois pays n’avaient pas bougé, et vingt avaient signé des accords individuels dits « intérimaires ». Parmi les non-signataires figuraient la majorité des pays moins avancés (PMA) qui relèvent du programme « Tout sauf les armes » adopté par l’Union en 2001 : tous leurs produits, hors les armements, entrent sans droits de douane sur le marché européen. Pour vaincre les résistances, les Vingt-Huit adressent alors un ultimatum aux dirigeants africains : à défaut de ratification des APE régionaux avant le 1er octobre 2014, les exportations des pays hors PMA — en l’occurrence, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cap-Vert et le Nigeria — seront taxées à leur entrée sur le Marché commun.

Au sein de l’Union européenne, les APE ont été négociés par la direction générale du commerce de la Commission, et non par celle du développement et de la coopération, dont relevaient les conventions de Lomé. Quelques Etats ont malgré tout tenté de limiter les dégâts. « L’Union devrait opter pour une approche non mercantiliste et ne poursuivre aucun intérêt offensif, déclaraient conjointement, en mars 2005, le ministère du commerce et le ministère du développement international britanniques. L’Union devrait proposer à l’OMC (...) de réduire les exigences de réciprocité et de se recentrer sur les priorités du développement. » Au Royaume-Uni, les grandes associations (Oxfam, ActionAid, Christian Aid, Friends of the Earth) ont l’oreille de l’opinion, tandis que Downing Street défend les intérêts bien compris des industriels, qui misent sur l’essor des économies africaines.

En mai 2006, la délégation pour l’Union européenne de l’Assemblée nationale française adoptait à l’unanimité le rapport du député Jean-Claude Lefort, qui s’interrogeait : « Pouvons-nous vraiment prendre la responsabilité de conduire l’Afrique, qui abritera dans quelques années le plus grand nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour, vers davantage de chaos, sous couvert de respect des règles de l’OMC (4) ? » Si le Parlement européen a produit de nombreux rapports contestant les APE, il s’est finalement aligné sur la Commission.

En 2013, la pression des ministres du commerce et de la coopération du Danemark, des Pays-Bas, de la France, du Royaume-Uni et de l’Irlande n’a fait que légèrement fléchir Bruxelles : la Commission a abaissé de 80 à 75 % le pourcentage des exportations de l’Union qui entreront en franchise de droits sur le marché de l’Afrique de l’Ouest (5).

Côté africain, c’est l’arrivée au pouvoir de M. Alassane Ouattara (2011) en Côte d’Ivoire — poids lourd économique de la sous-région — qui a permis d’emporter l’adhésion de la Cedeao. « En libéral convaincu, explique M. Cheikh Tidiane Dieye, directeur de la Poscao, M. Ouattara ne cache pas son engagement en faveur de l’accord de libre-échange, qui aura pour lui l’intérêt de maintenir l’accès préférentiel au marché de l’Union pour le thon, la banane et le cacao, entre autres. » Après s’être vigoureusement opposé aux APE, le Sénégal s’y rallie, avec pour objectif de devenir l’interlocuteur privilégié des Européens. De son côté, le Nigeria se montre conciliant depuis qu’il attend le soutien occidental dans la lutte contre Boko Haram.

Pourtant, l’Afrique de l’Ouest a tout à perdre. Le marché de la banane l’illustre parfaitement. Sanctionné par l’OMC, Bruxelles s’était engagé en 2009 à réduire ses droits sur les fruits venus des plantations d’Amérique latine : de 176 euros la tonne en 2009 à 114 euros en 2017. Dans la foulée, en décembre 2012, des accords bilatéraux de libre-échange (ALE) ont été signés avec la Colombie et le Pérou d’une part, avec six pays d’Amérique centrale d’autre part (Costa Rica, Salvador, Honduras, Guatemala, Nicaragua et Panamá), pour qui les droits seront abaissés peu à peu à 75 euros la tonne d’ici à 2019. Un avantage dont va bénéficier l’Equateur après la signature, le 17 juillet 2014, de son accord d’association avec l’Union (il est resté, du fait de ses prix faibles, le premier exportateur vers l’Europe comme vers le reste du monde). En 2009, des compensations — insuffisantes — avaient été accordées à la Côte d’Ivoire et au Ghana, leur permettant de continuer à exporter à droits nuls sans plafond. En 2014, rien n’est prévu dans l’APE.

Un système absurde

Or les préférences accordées aux bananes ACP, africaines notamment, perdront tout intérêt si les négociations d’accords de libre-échange avec le Marché commun du Sud (Mercosur), l’Inde et bientôt les Philippines (second exportateur) aboutissent. Le Brésil réclame un quota tarifaire à droits nuls de deux cent mille tonnes. L’Inde, premier producteur de bananes avec trente millions de tonnes, commence à s’organiser pour exporter.

La compétitivité des pays des Andes et d’Amérique centrale devrait beaucoup s’accroître par rapport à celle des ACP, car la fourberie de Bruxelles ne connaît aucune limite. En effet, tous les pays qui signent des accords de libre-échange bilatéraux peuvent ipso facto exporter à droits nuls vers l’Union, sauf pour certains produits soumis à des quotas (viandes, produits laitiers et sucre, textile-habillement). En outre, les pays d’Amérique latine, dont les monnaies sont arrimées au dollar, devraient bénéficier de la politique américaine de monnaie faible par rapport à l’euro — auquel est lié le franc CFA.

Malgré les promesses, l’APE d’Afrique de l’Ouest ne devrait pas bénéficier des 6,5 milliards d’euros sur cinq ans inscrits dans son plan de financement : aucun ajout n’est en effet prévu à la dotation du Fonds européen de développement (FED), qui représente 4 euros par habitant et par an ! Bruxelles se contente de recycler des fonds déjà programmés ailleurs. Aucune mesure ne compensera les pertes de recettes douanières consécutives à l’ouverture des marchés africains, notamment celles perçues sur les 11 milliards d’euros d’importations que les PMA auraient pu continuer à taxer s’ils n’étaient pas intégrés dans l’APE régional. Les pertes seront d’autant plus grandes que la Cedeao a adopté, sous la pression de Bruxelles, un tarif extérieur commun (TEC) qui fixe les droits les plus faibles du monde, notamment de 5 % sur la poudre de lait et les céréales (10 % sur le riz). Le « trou » dans les caisses africaines pourrait atteindre 2,3 milliards d’euros.

Pour convaincre leurs interlocuteurs, les dirigeants européens font valoir que, si l’APE régional n’est finalement pas ratifié, les pays qui ne figurent pas parmi les moins avancés, comme le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Ghana, devront se contenter des tarifs peu avantageux fixés par le système de préférences généralisées (SPG) de l’Union : 3,5 % de réduction en moyenne par rapport aux droits accordés à la nation la plus favorisée, dits NPF, acquittés par les pays occidentaux. Concrètement, ces Etats devraient payer à l’Union un droit de 136 euros par tonne sur les bananes, de 5,8 % sur les ananas, de 18 à 24 % sur le thon et ses conserves, de 9 % sur le café torréfié, de 2,8 à 6 % sur les produits du cacao, de 8,9 % sur l’huile de palme et de coprah. Les pays des Andes et d’Amérique centrale, qui pour la plupart bénéficient, en plus des ALE, du système de préférences généralisées SPG+ (lire « Régimes douaniers européens »), ne paient que 117 euros sur les bananes en 2014 et n’en paieront que 75 en 2019. Ils exportent leurs ananas, poissons, café torréfié, produits du cacao et huiles de palme et de coprah à droits nuls.

Ce système absurde ne tient pas compte de la différence des situations économiques : en 2012, le produit national brut (PNB) moyen par tête des quatre pays non ACP d’Afrique de l’Ouest était de 1 530 dollars, contre 4 828 dollars pour les six pays non ACP d’Amérique centrale et 7 165 euros pour les trois pays andins. Les perspectives paraissent sombres pour la sous-région, dont le déficit alimentaire a bondi (de 11 millions de dollars en 2000 à 2,9 milliards en 2011) et dont la population explose : trois cent quarante millions d’habitants en 2014 et cinq cent dix millions prévus en 2030.

La faiblesse africaine dans les négociations tient également au fait que les Européens financent en grande partie l’intégration régionale — notamment à travers le budget de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) —, mais aussi les réunions de l’Assemblée parlementaire paritaire Union européenne - ACP et les sessions de « mise à niveau » de leurs experts. Surtout, les dirigeants s’affaiblissent eux-mêmes en écoutant les cabinets d’experts plutôt que leurs populations, pourtant mobilisées et constructives.

Les associations d’Afrique de l’Ouest ont proposé que leur région soit classée « grand PMA », et qu’une dérogation soit demandée à l’OMC. Elles suggèrent aussi d’instituer une taxe de 1,5 % sur les échanges internes à la Cedeao pour compenser les droits de douane que devront payer les exportateurs de Côte d’Ivoire et du Ghana.

« Les chefs d’Etat sont mal informés. On ne comprend pas ce qui les empêche de consulter les mouvements sociaux. Mais ils ne se fient qu’aux bureaucrates, s’insurgeait le 25 octobre 2013 M. Mamadou Cissokho, président honoraire du Roppa. Ce n’est pas acceptable : avant d’engager la vie de millions de personnes, il faut les consulter (6) ! »

La Commission a laissé entendre qu’elle pourrait repousser la date limite pour la ratification au 1er octobre 2016. La bataille n’est pas terminée.

Par Jacques Berthelot (Economiste).

(4) Jean-Claude Lefort, « Rapport d’information sur la négociation des accords de partenariat économique avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique », Assemblée nationale, Paris, 5 juillet 2006.

Source/ Le Monde diplomatique

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:02
QUI A REELLEMENT CREE L’UNION UNION EUROPEENNE, LES AMERICAINS OU LES EUROPEENS, LA REPONSE :

QUI A REELLEMENT CREE L’UNION UNION EUROPEENNE, LES AMERICAINS OU LES EUROPEENS, LA REPONSE :

la vérité à la télé sur les USA et l'UE en plein direct de France24

En pleine émission sur les sanctions russes, Xavier MOREAU entrepreneur et rédacteur pour Realpolitik TV lance la vérité que très peu de médias ont osé dévoiler au grand public: la construction européenne a été officiellement financé par... les Etats-Unis.

https://www.youtube.com/watch?v=j8_foXh0zjg

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:55
PEUPLE TURC SUR UN CHAR DE L'ARMEE

PEUPLE TURC SUR UN CHAR DE L'ARMEE

TURQUIE/ LA VOLONTÉ DU PEUPLE COMBINÉE AVEC CELLE DES ÉLITES POUR VAINCRE L’ARME TURQUE. UNE LEÇON POUR L’AFRIQUE FRANCOPHONE

Leçons de Turquie : c'est le peuple qui décide

Le coup d’Etat en Turquie

Le plus frappant, dans le coup d’Etat raté en Turquie, c’est la réponse du peuple. Les comploteurs avaient suivi la procédure classique : s’emparer de la station émettrice, envoyer un commando tuer le président, stationner des troupes en divers points cruciaux, sortir les tanks. Ils avaient tout calculé, sauf la réponse populaire. Dès que le président a survécu à l’attentat il a lancé un message de son téléphone portable à la nation, invitant la population à sortir dans les rues et à décider de son avenir par elle-même.

D’abord, des milliers, puis des dizaines de milliers, et même des centaines de milliers de gens ordinaires, hommes et femmes, ont défié l’armée, se sont emparés des rues et des places, en écho à l’appel de leur président rescapé. Ils l’avaient élu il y a juste quelques mois, et ils n’allaient pas laisser l’armée leur voler leur vote. Ce soulèvement massif pour soutenir le gouvernement a brisé la volonté des conjurés. L’histoire vient de se faire, en Turquie, par l’action directe du peuple.

Stupéfaits par le ratage épique du putsch, les ennemis d’Erdogan ont alors concocté une histoire en termes « d’hoax », de supercherie, du pur conspirationnisme. Dans le pro-sioniste Al Monitor, un expert turc posait la question, sous forme d’accusation : « Pourquoi est-ce que les putschistes, sachant qu’Erdogan ne se trouvait ni à Ankara ni à Istanbul mais passait des vacances sur la Méditerranée, à Marmaris, ne se sont pas déplacés pour l’arrêter ? » Mais nous avons justement une vidéo des soldats armés glissant sur des cordes depuis leurs hélicoptères et prenant d’assaut l’hôtel où résidait le président, quelques trente minutes après qu’il l’ait quitté. Les conjurés s’étaient bien déplacés, mais pas assez vite. De toutes façons, le peuple n’avait pas de raison de penser que le coup était bidon sur le moment. Ils étaient devant un choix ardu : sortir dans les rues pour soutenir le président, ou se terrer chez eux. Et ils sont sortis soutenir Erdogan. Voilà la meilleure façon de voter, la démocratie immédiate, et c’est Erdogan qui a remporté cette élection.

Malgré les dénégations de Kerry, tout le monde pointe Washington et Tel Aviv, et peut-être bien Bruxelles aussi. L’Etat-major turc est connu depuis longtemps pour ses sympathies pro Otan, pro US et pro Israël. Le général commandant le putsch, commandant de l’armée de l’air, Akin Ozturk, a été attaché militaire à Tel Aviv. Bekir Ercan Van, le commandant de la base aérienne de Incirlik a été arrêté après s’être vu refuser l’asile politique aux US. S’ils avaient réussi, ils auraient été applaudis et fêtés en Occident. Et oui, c’était bien un coup d’Etat, et c’est un ratage.

L’homme derrière le putsch est réputé être Fethullah Güllen, jadis allié d’Erdogan, mais maintenant son ennemi acharné. On prétend que son organisation Hizmet (le Service) constitue un « Etat profond », ou un « Etat parallèle » en Turquie et au-delà, avec des millions de partisans à tous les niveaux, quelque chose de semblable aux francs-maçons de jadis. L’ancien officier du FBI Sibel Edmonds, lanceur d’alerte, a décrit le réseau de Gülen comme une création de la CIA.

Les Russes se sont débarrassés de Gülen en interdisant les activités de Hizmet en Russie depuis 2008. Le pilote du F-16 turc qui a failli changer l’histoire du Proche Orient en abattant le bombardier russe SU-24 au-dessus de la Syrie le 24 novembre 2015 (et qui s’appelait Mustapha Hajruoglu, ont affirmé ses concitoyens bosniaques) s’est avéré être un homme de main de Gülen et un putschsite, a dit le maire d’Ankara Melih Gökcek. Son hélicoptère a été abattu à Ankara. Ce n’est pas un exemple d’improvisation : en mars 2016, le journal pro-gouvernemental Sabah a suggéré que le pilote du F-16 était un partisan de Gülen et avait agi selon ses instructions. Que Gülen ait été hostile à la Russie pour des raisons personnelles ou qu’il ait obéi à des ordres de la CIA, il a réussi à créer l’inimitié entre Poutine et Erdogan.

Apparemment l la courageuse décision d’Erdogan de présenter ses excuses à la Russie et de revenir vers elle avait précipité le putsch. Il y avait des rumeurs à Moscou, selon lesquelles les services secrets russes avaient prévenu Erdogan quelques minutes avant l’attentat, ce qui lui a permis de s’enfuir vers İstanbul. Mais il s’agit peut-être d’un souhait rétroactif.

Les Russes n’ont pas été très consistants dans l’affaire turque. Après l’attaque du SU-24, Poutine a parlé de « coup de poignard dans le dos », et les médias d’Etat avec leurs nombreux Arméniens et juifs aux manettes se sont déchaînés, en pleine hystérie, pour lâcher des gigabytes de haine contre la Russie, jour après jour, jusqu’à ce que les Russes ordinaires finissent par considérer Erdogan comme leur vicieux ennemi personnel. Les russes nationalistes se sont pris à rêver comme les Russes de jadis à la prise d’Istanbul ou Constantinople, comme elle s’appelait il y a cinq siècles, pour y restaurer la chrétienté : un vieux rêve aussi futile que celui de restaurer l’islam à Cordoue.

J’ai écrit quelques articles en russe pour appeler à une prompte réconciliation avec la Turquie et avec Erdogan : mais mes relais habituels ont refusé de les publier. J’ai donc dû les publier dans des médias plutôt marginaux. Pour ce qui est de la liberté d’expression, j’ai bien peur que la Russie ne vaille guère mieux que les US.

Quand Poutine a accepté la réconciliation, les médias officiels russes ont prestement changé leur fusil d’épaule, et les Russes ordinaires, tout contents, se sont empressés de réserver leurs vols pour la Turquie. Ils ont oublié leur haine en un clin d’œil. Seuls les vieux grincheux aux abois réclamaient du sang turc sur les réseaux sociaux.

Israël a été parmi les derniers des Etats qui ont appelé au triomphe de l’ordre constitutionnel, et même alors, le très bref message de Netanyahu concernait principalement la normalisation des relations en cours. Son ami le général Sissi, le dictateur militaire de l’Egypte, est allé jusqu’à bloquer une résolution du Conseil de sécurité condamnant le putsch. Ce qui était assez naturel, puisque lui-même est arrivé au pouvoir en déposant le président élu.

Mais ce qui a marché en Egypte n’a pas marché en Turquie. Les Turcs n’ont pas cédé leur liberté et leur droit à décider. Maintenant, après le putsch, ils ont libres d’aller plus loin. J’ai été particulièrement impressionné par leur façon de chasser les juges, par centaines (755, pour être exact). Il apparaît que l’Etat profond, les structures sociétales souterraines ourdies par les services de sécurité et par le Hizmet de Gülen, ont investi énormément dans les juges et les médias mainstream, c’est-à-dire dans les deux pouvoirs les moins démocratiques aux manettes ces temps-ci, et pas seulement en Turquie.

La leçon de la Turquie

Cela m’amène aux élections US. Peut-être que les Américains peuvent retenir une leçon ou deux des Turcs, et plus. Donald Trump devrait bien aussi apprendre quelques leçons du président turc. Voilà ce que les Turcs devraient vous apprendre, mes chers lecteurs américains : ne capitulez pas devant les comploteurs. Le pouvoir vous appartient de plein droit, ne les laissez pas usurper le pouvoir.

Les candidats usurpateurs étaient des généraux qui ont sorti leurs tanks, mais les usurpateurs US sont plus sophistiqués : ils embrigadent les banques, les politiciens, les partis, les médias, la justice ; mais cela ne les empêche pas d’être des usurpateurs, qui rejettent et piétinent la démocratie.

La démocratie, cela veut dire laisser les gens décider ; mais il y a une nouvelle classe qui vous confisque ce droit à décider. Ils se placent eux-mêmes au-dessus de la démocratie. Ils sont paternalistes et condescendants envers les citoyens de base. Ils parlent au peuple et du peuple comme les officiers turcs à ceux qui ont voté pour Erdogan. Ils pensent qu’ils en savent plus long. Ils dénient toute légitimité aux autres points de vue, ou plutôt, ils ne considèrent pas le point de vue majoritaire comme légitime du tout. Ils se croient supérieurs.

Et cette nouvelle classe ne se trouve pas seulement aux US, elle est partout, mais à cause de leur sotte arrogance, ils peuvent être battus.

Au Royaume-Uni, les gens qui se croient supérieurs ricanaient devant l’idée de quitter l’UE. Ils disaient que seuls des ploucs illettrés et homophobes et racistes pouvaient voter pour rejeter la tutelle bénie de Bruxelles et le droit de recevoir des millions de migrants de Pologne et de Turquie. Chaque sondage annonçait leur victoire parce que sondés hésitaient à admettre qu’ils en avaient plus qu’assez des plombiers polonais et de l’UE. Mais les Anglais n’ont pas reculé au moment de voter comme ils le voulaient. Et les candidats à l’usurpation totale ont été battus.

Ils ont été battus une seconde fois quand ils ont essayé de chasser Jeremy Corbyn de sa position à la tête du parti travailliste. Leur tentative de putsch a raté aussi lamentablement que celle des Turcs. Un mélange de néocons lourdement judaïsants, de blairistes, de migrants mobiles en quête d’ascension sociale s’est mis à attaquer Corbyn, tous à l’unisson : mais les votants ont répondu : bas les pattes.

En Russie aussi il y a des gens qui se sentent supérieurs. Ils voulaient se débarrasser de Poutine ; ils détestaient l’église qu’il fréquentait ; ils voulaient ouvrir les ressources aux intérêts étrangers. La classe supérieure russe est plus candide ; ils ne savent pas tenir leur langue. Ils disaient ouvertement que la majorité n’avait aucune légitimité, parce qu’ils ne sont pas suffisamment éduqués, qu’ils ne sont pas assez riches, et qu’ils sont trop provinciaux. Mais les électeurs russes ont soutenu Poutine dans les urnes, et dans les rues.

Et c’est au tour de l’Amérique. Votre classe supérieure a décidé que c’est Hillary qui devrait gouverner, parce qu’ils ne font pas confiance à un homme blanc. Les hommes sont trop indépendants. Et ils se sont mis à comploter, au lieu de briguer honnêtement votre soutien.

Nous avons vu récemment comment ils sont débarrassés de Bernie Sanders. Les votes de la Californie n’étaient pas encore comptés qu’on nous annonçait déjà que Hillary l’escroqueuse était gagnante. Dans chaque Etat, les listes ont été trafiquées afin que Bernie ne puisse pas gagner. Les vieilles machines à voter ont permis aux hackeurs de modifier juste un peu les résultats. Peut-être que le bon vieux Bernie lui-même a été le joker berné entre les mains des comploteurs, ou le boxeur payé pour perdre. Ou bien c’était un faible et il n’a pas supporté la pression. Toujours est-il que les comploteurs vous ont volé votre vote, aussi sûrement que les généraux turcs ont essayé de le faire chez eux.

Maintenant ils sont en piste pour vous priver de votre choix en démolissant Trump. Les journaux sont après lui comme des chiens rabattant l’ours dans une chasse à courre. Tous les jeux sont truqués avec eux, ils veulent sa mort. Dans le New York Times, chaque article sur Trump est une flèche empoisonnée qui vous vise vous personnellement. En bafouant ainsi les lois élémentaires de la démocratie, est-ce que les propriétaires et chefs de rédaction de Forbes, du Wall Street Journal, du New York Times et autres ne donnent pas la preuve que ce sont des putschistes latents ?

S’ils échouent à battre Trump dans les urnes, ils ont encore les juges dans leur manche. Ils sont tout sauf impartiaux ; ils sont la base de l’Etat profond aux US, tout comme en Turquie.

A la Cour suprême, la vieille harpie Ruth Bader Ginsburg, non élue, mais nommée par . Clinton, a osé dire : « Je ne peux pas imaginer ce que ce serait, ce que serait ce pays, avec Donald Trump comme président ». C’est une fatwa, un herem, un ostracisme. C’est un appel au putsch au cas où Trump gagnerait. Croyez-vous qu’elle reculerait devant une saloperie quelconque pour empêcher Trump de gagner la maison Blanche ? Elle et ses semblables estiment qu’ils sont au-dessus de la démocratie de la plèbe, dans tous les cas de figure.

Et ce n’est pas le seul juge qui mérite le traitement d’Erdogan. Trump a fait objection au juge Gonzalo Curiel parce qu’il est membre de « La Raza » [La Race hispanique, concept revendiqué par Franco, ndt], une entité aussi exclusive que le KKK, ou que le Bnai’Brith ; malgré cela, le Wall Street Journal a prétendu qu’il le faisait pour des raisons ethniques. Forbes a inventé une explication tirée par les cheveux : « La Raza » appartient à notre héritage commun, il s’agit de « latinos qui maintiennent la culture de Rome, basée sur la beauté et l’harmonie, à l’opposé de la culture barbare des Saxons, basée sur la domination et la violence », ce qui à mon avis, est parfaitement raciste.

Pour moi, d’ailleurs le racisme n’est pas un critère décisif ou une faute impardonnable ; après tout, le racisme est comme le deuxième prénom d’un juif sur deux, d’après mon expérience. Mais c’est la duplicité qui me révulse : pourquoi donc l’idée de Forbes que « les latinos sont beaux et harmonieux, tandis que la culture anglo-saxonne est basée sur la violence et la domination » serait-elle moins raciste que le contraire?

Si vous insistez, d’accord, le critère ethnique peut influencer la décision d’un juge. Dans le conflit israélo-palestinien, des milliers de Palestiniens ont été tués, et ceci inclut des citoyens américains, sans qu’aucun Palestinien ait jamais reçu réparation. Mais ce sont les proches de juifs américains qui ont extorqué 600 millions de dollars comme dommages et intérêts à l’autorité palestinienne ! Le juge était juif, et ce serait une coïncidence ?

Maintenant, tout dépend de vous. Vous pouvez voter pour Trump, mais soyez prêts à descendre dans les rues en défense de votre légitimité. Ne laissez pas faire les usurpateurs. Les Anglais l’ont fait, il y a quelques semaines, en votant pour le Brexit. Les Turcs l’ont fait. Vous aussi, vous pouvez le faire !

Original publié dans The Unz Review.

Pour joindre l’auteur adam@israelshamir.net

Traduction : Maria Poumier

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:46
Simone Gbagbo l'une des grande dames d'Afrique

Simone Gbagbo l'une des grande dames d'Afrique

LE CRIE DES FEMMES D’AFRIQUE : LIBEREZ SIMONE EHIVET GBAGBO !

SIGNER LA PETITION

Pendant plus de 30 ans, comme Winnie MANDELA en Afrique du Sud, aux côtés de ses camarades et parfois devant, Simone EHIVET GBAGBO s’est battue sans relâche avec courage et ténacité pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire Démocratique, Juste, et Souveraine.

Femme politique, de foi et de convictions ; Femme de cœur et de paix, elle va contribuer à former et encadrer des femmes et des hommes de son pays dans les luttes syndicales et politiques au moment où la Côte d’Ivoire, l’Afrique, pratiquent le parti unique et le totalitarisme comme mode de gouvernance.

Professeur et chercheur à l’université, elle participe à l’élaboration des textes fondamentaux et prend part aux débats qui accompagnent l’avènement du multipartisme où, en 1995 avec son parti le FPI (Front Populaire Ivoirien qui devient le 1er parti politique démocratique de ce pays), elle est élue députée d’une des plus grosses et pauvres communes d’Abidjan : Abobo. Elle devient plus tard, la présidente du groupe parlementaire FPI.

De cette lutte où elle connaîtra l’humiliation, la prison et la maltraitance, elle sortira malgré tout plus déterminée et devient, en 2000 la première dame de la Côte d’Ivoire, car son mari Laurent GBAGBO vient de gagner les premières élections libres et démocratiques de son pays.

En 2010, Laurent GBAGBO gagne de nouveau les élections présidentielles face à Alassane OUATTARA. Le 3 décembre, le Conseil Constitutionnel proclame Laurent GBAGBO vainqueur de ces élections présidentielles, le 4 décembre celui-ci prête serment devant ce Conseil Constitutionnel. Conformément à l’article 39 de la Constitution, Monsieur Laurent GBAGBO est le Président de la République de Côte d’Ivoire. Mais, 4 mois après, la Côte d’Ivoire est plongée dans la guerre civile où on compte 3000 victimes ! Monsieur Alassane OUATTARA conteste les résultats. Celui-ci est soutenu par le gouvernement Français qui enverra l’armée française déloger et arrêter le couple présidentiel !

Alors que le président GBAGBO est déféré à la CPI (Cour Pénale Internationale), Simone EHIVET GBAGBO elle, est emprisonnée et accusée de crime contre l’humanité…

Au moment où la CPI peine à trouver des preuves contre Laurent GBAGBO et où il apparaît selon Média part comme le 2e Mandela d’Afrique (il le mérite), Simone elle, malade et privée de soins, vient d’être condamnée à 20 ans de prison ferme et en plus à 10 ans de privation de ses droits civiques : soit 30 ans au total dans l’espoir d’anéantir sa carrière politique- pour complot contre l’autorité de l’Etat !

Non, non et non ! C’est inadmissible et intolérable. Nous n’acceptons pas cette « justice des vainqueurs »

Nous, Femmes Africaines, Femmes et Hommes épris de liberté, de justice et de solidarité exigeons la

LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITION DE SIMONE EHIVET GBAGBO.

Pour ce faire, nous vous invitons à signer massivement cette Pétition.

Cette pétition sera remise à:

  • Aux présidents Alassane Ouattara et François Hollande

CLIQUER LE LIEN CI-DESSOUS

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:44
COMMUNIQUE D’EUROPE ECOLOGIE LES VERTS SUR LA REPRESSION AU GABON .

COMMUNIQUE D’EUROPE ECOLOGIE LES VERTS SUR LA REPRESSION AU GABON .

Gabon : EELV dénonce la répression pré-électorale et appelle à une élection réellement libre et transparente

Samedi 23 juillet, à Libreville, une marche pacifique de l’opposition et de la société civile gabonaises a été réprimée par les forces de l’ordre. Cette manifestation protestait contre la candidature de l’actuel chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, à l’élection présidentielle du 27 août. Elle a été dispersée violemment malgré la présence de plusieurs leaders de l’opposition dont deux des principaux candidats à la future élection, Casimir Oyé Mba et Guy Nzouba-Ndama, ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale. Plusieurs journalistes ont été également ciblés et brutalisés, notamment Jean Rovis Dabany, correspondant de l’AFP, roué de coups par un groupe de policiers avant d’être hospitalisé en urgence.

La répression de cette manifestation n’est malheureusement qu’une des multiples exactions commises par les autorités gabonaises, depuis le 9 juillet, date du dépôt de la candidature d’Ali Bongo. Depuis ce jour, diverses manifestations ont été empêchées et, surtout, de nombreux responsables de la société civile ou de l’opposition ont été arrêtés de manière arbitraire, parfois au terme d’une véritable chasse à l’homme. On peut notamment citer les responsables syndicaux Jean-Rémy Yama, Roger Ondo Abessolo et Cyrlin Koumba Mba Essiane, les opposants politiques Firmin Ollo Obiang, Jeff Blampain, Curtis Koumba et Fortuné Edou Essono, les leaders des « Jeunes des Mapanes » (mouvement de jeunes issus des quartiers populaires), Gael Koumba Ayouné et Rovelt Maye, ou encore les rappeurs Lord Helkhaas et Marhin Pakh. Au total, près d’une trentaine de personnes ont été arrêtées pour des motifs politiques.

Depuis la veille du dépôt de candidature, le 8 juillet, le gouvernement gabonais a déclenché l’opération militaire « Nguené ». Elle permet de déployer, de manière massive, les forces armées et de leur attribuer des pouvoirs très étendus au motif d’une menace terroriste extrême et imminente. Menace à propos de laquelle le gouvernement n’a pas jugé utile de donner de précisions, ce qui n’a pas manqué de surprendre les populations qui, jusqu’à ce jour, ne se connaissaient pas d’ennemis susceptibles de se livrer à des actions terroristes dans leur pays. Le but évident de cette opération est de créer un climat de peur. Les opposants y voient avant tout un des outils préparant à un nouveau coup de force électoral similaire à celui de 2009.

Europe Écologie Les Verts condamne les violations répétées des droits fondamentaux, notamment celles d’expression et de manifestation. EELV appelle le gouvernement français à faire pression sur les autorités afin qu’elles mettent tout en œuvre pour apaiser la situation, notamment en respectant les libertés fondamentales, en cessant de harceler et intimider l’opposition et en libérant toutes les personnes détenues pour des motifs politiques.

EELV exhorte la France et l’Union européenne, notamment sa Mission d’observation électorale actuellement à Libreville, à accompagner le Gabon afin d’assurer que l’élection présidentielle du 27 août soit pleinement conforme aux standards internationaux et que son résultat soit vraiment l’expression du choix de la population.

Le Gabon connaît depuis plusieurs années une crise sociale et politique inquiétante. L’élection du 27 août doit marquer la transition apaisée vers une démocratie réelle d’un Gabon gérant l’ensemble de ses ressources de manière responsable, écologique et au mieux des intérêts de ses populations.

Par Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:40
Robert Bibeau

Robert Bibeau

REFLEXION : L’ÉTAT AU SERVICE DE LA CLASSE DOMINANTE

L’objectif de Tom Thomas dans ce volume « Étatisme contre libéralisme ? » (1) est de combattre l’utopie étatique. Une utopie largement sacralisée par la droite et par la gauche bourgeoise à travers les luttes électorales auxquelles elles convient les militants et les prolétaires dans le triste espoir d’accéder à la direction de l’État-major de la bourgeoisie et de devenir des affidés des oligarques financiers.

Tom Thomas y démontre que l’État ne peut être le moyen d’une solution à la crise économique systémique du capitalisme et à ses effets catastrophiques, « pour la raison qu’il ne peut pas être autre chose que l’organisateur essentiel de la reproduction du capitalisme (c.-à-d. des rapports sociaux capitalistes) et de plus en plus essentiel au fur et à mesure de son développement historique ». Le livre démontre que, pire encore, « tout renforcement du rôle de l’État bourgeois ne peut être qu’un renforcement de la dépossession des travailleurs des moyens de leur vie, un renforcement de la domination sur eux du capital (éventuellement étatisé) et de ses représentants, les bourgeois (appelée par Marx « les fonctionnaires du capital » parce qu’ils ne font qu’en exécuter les lois). Cela quelles que soient les promesses de démocratie « participative », « citoyenne », « républicaine », ou autres qualificatifs qu’on y adjoint comme pour admettre qu’elle n’est rien ! » (2)

Le volume démontre que cet étatisme capitaliste contemporain « n’est pas un fait du hasard, un choix parmi d’autres, mais qu’il manifeste une tendance au totalitarisme inhérente à l’essence même de l’État et dont le plein développement accompagne nécessairement celui du capital arrivant à son âge sénile », arrivant dirons-nous à son stade ultime – impérialiste – qui exige, comme on l’a vu à maintes reprises dans l’histoire, un appareil de gouvernance totalitaire pour ne pas se défaire et s’écrouler.

L’État n’a pas été créé spécifiquement pour favoriser certains individus, pas même une classe sociale en particulier, mais parce que nécessaire pour reproduire une société dans son ensemble (au nom du soi-disant intérêt général) ; société dans laquelle une classe est dominante parce que propriétaire des moyens de production, d’échanges et de communication. C’est en s’attachant à reproduire ce qui fonde cette société que l’État fait valoir les intérêts de la propriété privée sur le capital, et crée les conditions de la destruction de ce mode de production en le collectivisant à travers une classe sociale minoritaire, l’aristocratie financière capitaliste, de laquelle sont exclus toutes les autres classes et fractions de classes y compris la petite bourgeoisie rejetée et paupérisée, d’où sa frustration et ses protestations.

C’est en ce sens que l’État est « la forme par laquelle les individus d’une classe dominante font valoir leurs intérêts communs et dans laquelle se résume toute la société civile d’une époque » (3). Mais cette forme provient elle-même de ce que les individus bourgeois ne peuvent administrer et gouverner eux-mêmes, directement. C’est par et dans l’État que les individus bourgeois s’organisent en classe dominante, unifiant leurs différentes fractions, et garantissent leurs intérêts essentiels – le capital et sa reproduction élargie – finalité du développement de ce mode de production (4). Ils doivent passer par cette forme singulière, donner à ces intérêts particuliers une forme politique extérieure à eux comme individu – mais jamais en tant que classe – (même si, évidemment, ils l’influencent fortement par toutes les ressources qu’ils détiennent), devant apparaitre formellement comme la volonté sociale générale et, pour cela, se légitimer aussi auprès des classes dominées « C’est justement cette contradiction entre l’intérêt particulier et l’intérêt général qui amène l’intérêt collectif à prendre, en qualité d’État, une forme indépendante, séparée des intérêts réels de l’individu et de l’ensemble et à faire en même temps figure de communauté illusoire… Précisément parce que les individus ne cherchent que leur intérêt particulier qui ne coïncide pas pour eux avec leur intérêt collectif… cet intérêt est présenté comme un intérêt qui leur est étranger, qui est indépendant d’eux… » (5).

Ce qui frappe le plus dans cette évolution de l’État vers des formes qui tendent à le faire apparaitre comme le représentant des intérêts de toute la société civile (sic), comme au-dessus des classes, des fractions de classes, et des intérêts particuliers, ce sont deux choses : Premièrement cette évolution fut inéluctable. L’État bourgeois n’est donc pas le fruit de circonstances particulières et momentanées, il est surtout, bien au-delà du cas concret particulier du totalitarisme, le fruit incontournable d’une évolution en profondeur du mode de production capitaliste lui-même, ce qui fait que non seulement cette domination de l’État sur les individus et sur les intérêts particuliers n’a cessé de s’affirmer, mais une évolution similaire s’est produite ailleurs, avec la même transformation du mode de production capitaliste, indépendamment de circonstances historiques régionales. Deuxièmement, concernant le procès de construction de l’État bourgeois de sa forme démocratique bourgeoise à sa forme totalitaire bourgeoise, ce n’est pas le fait qu’un dictateur y exerce un pouvoir despotique qui est le plus significatif, mais justement, au contraire et contrairement à ce que propagent les médias à la solde, que la personnalité de ces despotes n’a aucune importance. Hitler, Staline, Mussolini, Franco ou Hirohito, l’État joue son rôle normal dans le développement « normal » de la société bourgeoise dans un capitalisme en crise systémique sur laquelle il n’a aucun pouvoir en définitive. Comme l’observe judicieusement Marx, avec ses millions de fonctionnaires l’État bourgeois forme « un effroyable corps parasite qui recouvre comme d’une membrane le corps de la société française et en bouche tous les pores » (6). Cet énorme appareil bureaucratique, si imposant aujourd’hui – jusqu’à faire penser à un mystique « État providence » égérie de la petite bourgeoisie – fonctionne par lui-même comme une machine automate, et pourvu qu’on le nourrisse copieusement d’impôts, avec ses appareils, son langage, ses règles, ses automatismes aveugles, et son monopole de la violence légale. Il fait ce pour quoi il a été construit : organiser la reproduction de la société capitaliste, et particulièrement assurer la reproduction de la force de travail source de la plus-value et du capital, de sorte que n’importe quel gouvernement – président – Premier ministre – peut se trouver à sa tête, la machine marchera plus ou moins bien, mais produira à peu près toujours les mêmes résultats. N’importe quel polichinelle peut faire l’affaire ! Georges Bush, Barack Obama, Hilary Clinton ou Donald Trump, peu importe puisque maintenant l’État est un appareil indépendant des individus et des factions qu’il gouverne, et même aussi de ceux, les élus, qui le gouvernent. « Semble, car répétons-le, indépendant des individus ne veut pas dire indépendant de la société capitaliste, donc des intérêts de la classe qui en est la bénéficiaire et y domine en réalité. L’État est bien responsable de la reproduction du capitalisme, c’est même sa seule fonction (et c’est bien pourquoi ce sont les exigences générales du capital qui gouvernent les gouvernants, du moins dans la mesure de ce qu’ils en comprennent, de l’influence plus particulière de tel ou tel secteur capitaliste à tel ou tel moment, etc.) Indépendant, cela veut dire aussi que ce ne sont pas nécessairement les capitalistes eux-mêmes qui « règnent » au sommet de l’État, qui joue son rôle par lui-même, indépendamment des hommes qui se succèdent à sa tête et des formes plus ou moins démocratiques ou despotiques qu’il revêt » (7).

« En Allemagne, la construction de l’État-nation intervint plus tard avec Bismarck (qui avait pris des leçons de Napoléon III, qu’il admirait, comme ambassadeur à Paris). Compte tenu du retard du capitalisme allemand, donc de la faiblesse de sa bourgeoisie relativement à la survivance de forces aristocratiques (propriété foncière), et de divisions territoriales relativement forte, il dut l’effectuer « par le haut », le pouvoir monarchique organisant lui-même l’accouchement d’une société capitaliste et de l’État correspondant, sur le gouvernement duquel l’empereur gardait de ce fait une forte emprise. L’alliance avec la classe ouvrière fut là aussi nécessaire pour briser les résistances des aristocrates et des forces conservatrices, mais elle ne surgit pas du « bas », dans l’insurrection. C’est l’État qui l’organisa à sa façon (cf. par exemple le Kulturkampf 1873-1879). C’est l’aristocrate et autocrate Bismarck qui fit voter les premières lois sociales en faveur des ouvriers d’industrie : assurance maladie (1878), assurance contre les pertes d’emploi dues aux accidents du travail (1884), assurance vieillesse invalidité (1889). Par ces lois sociales, il voulait organiser l’intégration pacifique, mais aussi entièrement disciplinée et soumise, du prolétariat (…) En Angleterre, la bourgeoisie, déjà ancienne et puissante, crée d’abord par elle-même des sociétés de secours mutuel pour ses ouvriers (plus de 4 millions de membres vers 1870), et des sociétés philanthropiques pour les pauvres. Mais la charité bourgeoise étant tout à fait insuffisante à entretenir une force de travail nombreuse et surexploitée, c’est l’État qui là aussi devra prendre progressivement en charge cette fonction (comme il avait d’ailleurs commencé à le faire par les Poor Laws de 1642 et 1834). Finalement, dans tous les pays capitalistes à partir de la fin du 19e siècle, « l’Etat va peu à peu supplanter les groupements privés dans la sphère de la reproduction sociale… », avec toutes sortes de nuances «mais le plus souvent sur le modèle des assurances sociales « inventées » par l’Allemagne de Bismarck » (8).

C’est l’État, plus que le mouvement ouvrier, qui avait l’initiative. « Dans quasiment aucun pays, durant cette période, le mouvement ouvrier n’a joué un rôle en tant qu’initiateur et supporteur actif et enthousiaste des assurances sociales » (9). C’est que nombre d’ouvriers voient encore l’État comme purement répressif, exclusivement au service des bourgeois, un ennemi dont il ne peut ni ne doit rien attendre (sinon le pire comme l’avait démontré l’écrasement de la Commune de Paris). L’autre motif pour expliquer la suspicion ouvrière vis-à-vis ces plans d’assurances et d’assistance sociales c’est que les travailleurs actifs (en emplois) savent pertinemment que ce sont eux qui défraieront ces programmes par leurs cotisations. Récemment, aux États-Unis, un programme d’assurance maladie a été boudé par les ouvriers – surtout ceux que l’on appelle les « poors workers » – qui peinent à survivre avec leurs salaires de misère, ce que la gauche bourgeoise a dénoncé, se portant ainsi au secours du Président américain « charitable ». Pendant ce temps, l’État bourgeois est tenu d’assurer les conditions de reproduction élargie du capital. La première de ces conditions, en phase montante du développement capitaliste – à son stade ultime impérialiste – juste avant le grand basculement – c’est de reproduire le capital variable – vivant – prolétarien, sinon aucune plus-value ne sera produite et aucun capital ne sera valoriser, ni ne pourra être distribué et réinvesti. L’État providence n’est que la réponse particulière que les rapports de production capitalistes ont engendrée pour assurer la reproduction élargie du capital. L’État providence, éphémère, n’est pas une conquête de la classe ouvrière comme le laisse entendre la gauche bourgeoise qui aujourd’hui tente de mobiliser les prolétaires pour qu’ils se battent pour maintenir ces « privilèges » temporairement accordés, les emplois syndicaux, les emplois en ONG subventionnés et les jobs des clercs gestionnaires de ces programmes d’assurance et d’assistance publics.

À partir du moment où le capital variable – vivant – ouvrier – est devenu trop abondant par rapport aux besoins du capital constant à valoriser, dans le monde entier l'État bourgeois a changé de politique pour s’orienter vers le « néolibéralisme » comme l’appel la gauche déjantée, il est devenu l’État du rationnement et de l’austérité. En effet, pourquoi assurer la reproduction élargie d’un capital vivant surabondant ? On perçoit ici toute la fumisterie des protestations gauchistes visant à conquérir de nouveaux « droits sociaux », à maintenir les « droits acquis » et à conserver les « conquêtes ouvrières » des périodes de prospérité. Sous la crise économique systémique du capitalisme il n’y a plus de pseudo « droits acquis » qui tiennent, sauf le droit acquis du capital d’assurer ses profits à tout prix.

Préoccupé par nature de son seul profit immédiat, et d’ailleurs obligé de le faire par la concurrence immanente, le capitaliste individuel ne s’occupe que de consommer le plus de travail salarié au moindre cout, et il ne s’inquiète pas de sa reproduction, persuadé qu’il trouvera toujours les bras dont il a besoin pour « profiter ». Il a fallu longtemps aux plus lucides d’entre eux pour comprendre que les conditions de misère et d’avilissement épouvantables des ouvriers des débuts du capitalisme étaient un frein, un danger mortel, pour le système capitaliste lui-même, et que le capital avait besoin d’une force de travail apte, en bonne santé, éduqué et former pour performer avec forte productivité. Chaque capitaliste ne pouvant affronter seul l’organisation militante du prolétariat ce qui oblige à des réponses au niveau de l’État comme l’ont prouvée les montés de fièvre ouvrière insurrectionnelle. Bref, l’État doit intervenir de plus en plus pour réunir les conditions de valorisation du capital, aussi bien en prenant en charge divers investissements lourds (chemins de fer, ports, oléoducs, aéroports, réseau électrique) que la reproduction de la force de travail (éducation, santé, sport, loisirs) et la gestion de la lutte des classes (formule rand, comités paritaires et subventions aux organisations syndicales et associatives).

Tom Thomas signale qu’« avec les lois sociales, l’État devient petit à petit un gestionnaire du rapport salarial qui s’impose comme le rapport social dominant. Ce qui était naguère soi-disant des contrats purement privés entre individus réputés « égaux » devient ainsi contrat social étatisé. L’État produit et impose par la loi le contrat social et salarial, de sorte qu’il semble que l’État joue le rôle d’une puissance arbitrale, qui pourrait décider de favoriser les salariés pour peu que les résultats électoraux portent leurs représentants au pouvoir. En réalité, il ne fait, par ces lois, que leur redistribuer une petite partie des richesses qu’ils ont produites et qu’il a confisquées (…), mais après s’être lui-même copieusement servi au passage. Il ne fait qu’organiser une mutualisation des risques entre les travailleurs, mais sans eux. L’ouvrier accidenté, malade ou chômeur ne demandera plus justice… en descendant dans la rue. Il fera valoir ses droits auprès d’instances administratives… Mais cela (ces droits) ne lui donne aucun pouvoir sur la direction de l’entreprise ou sur l’État » (10). Pire, dirons-nous, même si, à la faveur d’une élection, un parti soi-disant ouvrier décroche le pouvoir d’État bourgeois, il ne pourra qu’appliquer la politique capitaliste qui s’impose compte tenu de la conjoncture économique de crise. S’il ne le fait pas, ce parti sera battu aux élections suivantes dans un État en faillite et au milieu d’un « backlash » politique catastrophique. Le mode de production capitaliste a ses lois qui ne souffrent aucun passe-droit.

Certes, le capitaliste peut geindre que ces prélèvements de cotisations sociales par « l’État providence » (sic) est un cout salarial qui vient réduire la part de surtravail qu’il pourrait convertir en profit pour lui. « Il peut protester que l’État se fait payer fort cher pour assurer ce service, que la productivité de sa bureaucratie est très faible. Mais c’est une part qu’il doit accepter de lui laisser, malgré qu’il la convoite, pour prix de son incapacité à organiser par lui-même la reproduction de la force de travail et du rapport salarial. Il peut pester contre l’État, vociférer comme Harpagon après sa cassette et crier comme lui qu’on l’assassine, la socialisation étatisée des risques (accidents du travail, maladie, santé, etc.) lui permet de pouvoir puiser, dans le vivier de force de travail ainsi entretenue, celle dont il aura besoin à tel ou tel moment, qu’il trouvera ainsi, grâce à l’État qu’il maudit, disponible, apte, en état. Cette étatisation de la reproduction de la force de travail est une utilité pour le capital, quoi qu’en dise le capitaliste particulier qui en discute âprement le prix. Elle lui assure non seulement ce vivier sans lequel il ne pourrait pas produire de plus-value, et dans des conditions égalisées de concurrence, mais aussi l’entretien par les ouvriers eux-mêmes de « l’armée de réserve » des chômeurs si essentielle pour maintenir les salaires le plus bas possible. L’ouvrier quant à lui est assuré d’un certain revenu en cas d’aléa, ce qui est évidemment un mieux » (11), mais dont certains travailleurs, moins conscients, ont tendance à gratifier l’État qui l’organise alors que c’est l’ouvrier qui le finance en totalité, ce qui est un des facteurs qui amène, bureaucrates syndicaux et petits bourgeois de gauche, à réclamer toujours plus d’État bourgeois. Ce que ne font pas les ouvriers plus conscients qui se désintéressent de l’État, de son parlementarisme, de sa gouvernance et de l’électoralisme, ce qui est un signe de maturité politique de la conscience de classe prolétarienne contre lequel s’échine la gauche moyenne.

Ce mouvement d’étatisation s’est consolidé au cours du 19e siècle, pour s’affiner par la suite, poussé par tout ce que les pays occidentaux comptaient de socialistes, de communistes, et de gauchistes. En prenant en charge de plus en plus de fonctions, et notamment la gestion du rapport salarial, et même l’activité de grève (loi antiscab, règlementation des activités de grève, injonction et judiciarisation des luttes syndicales, droit du travail) « l’État apparait en même temps comme une puissance indépendante arbitrale au-dessus de tous les individus (hors classe sociales) et décidant pour eux, pour le mieux pour chacune des « parties ». En même temps, cela exige le développement d’un appareil spécialisé énorme, formellement à part, qui ne se présente plus ni comme l’association des citoyens, ni même comme simple appendice patronal. À la racine de ce mouvement, il y a la croissance industrielle, le développement de la machinerie et la concentration du capital que cela implique, la propriété privée devenant propriété capitaliste collective (sociétés par actions). Le capital s’affirme comme rapport de classes : moyens du travail socialisés, mais dans une propriété capitaliste elle-même collectivisée aux mains d’une classe privilégiée. De sorte que l’ensemble des conditions de la production se socialisant, échappant à toute maitrise individuelle bien que soit toujours affirmée la fiction de l’individu privé et de la production privée, elles doivent aussi être de plus en plus prises en charge socialement. Donc par l’État puisqu’il est le représentant de la société, de la puissance sociale que ne peuvent avoir les individus privés » (12).

L’essence du rapport que l’État entretien avec la société civile se confirme dans leurs transformations réciproques puisque l’État, en se développant, contribue à vider les individus de la société civile bourgeoise de leur puissance et de leurs responsabilités. Certes, on pourra toujours observer, comme preuve apparente de ce que l’État est aux mains de la bourgeoisie, que le personnel dirigeant de l’État est en général issu, à peu près exclusivement, des rangs bourgeois. Certes, car les connaissances, l’argent, l’enseignement, les idées et les modes de penser dominants, les relations, sont la propriété des bourgeois. Ils affirment dans l’État aussi ces divisions sociales. Mais d’une part, cela n’est pas toujours le cas, et il arrivera à la bourgeoisie de devoir « prêter » son pouvoir afin de conserver la société capitaliste dans son intégralité. On comprendra que les luttes que mena la gauche – toutes les gauches – pour maintenir le pouvoir bourgeois dans ses formes « démocratique-parlementaires » contre les formes autoritaires totalitaires (corporatisme, fascisme, militarisme, national-socialisme, stalinisme, colonialisme, etc.) fut une bataille d’arrière gardes dans lesquelles ils appelèrent au sacrifice suprême des milliers d’ouvriers en pure perte pour la révolution prolétarienne. La démobilisation des résistants de gauche à la fin des hostilités était inscrite dans les motifs de leur mobilisation. Il en sera de même aujourd’hui que l’on cherche à mobiliser les ouvriers pour contrer le terrorisme, contrer la Russie « postsoviétique », contrer le péril chinois, lançant le prolétariat d’Occident contre les prolétariats de ces contrées excentrées.

Les fonctions de l’État bourgeois s’élargissent inexorablement, au détriment de la société civile, de ses organisations qui deviennent ses appendices subventionnés, entravés, des rapports privés qui sont de plus en plus régis par les lois et règlements de l’État de droit du profit, et qui en redemandent, étant ainsi graduellement dépossédées de tout pouvoir sur les conditions de leur existence. Ce que Marx voyait très bien dès 1852 quand il écrivait que l’accroissement « (…) de la division du travail à l’intérieur de la société bourgeoise créait de nouveaux groupes d’intérêts, donc de la matière nouvelle pour l’administration de l’État. Chaque intérêt commun fut immédiatement distrait de la société, pour lui être opposé comme intérêt supérieur, général, arraché à l’activité autonome des membres de la société pour être l’objet de l’activité gouvernementale, depuis le pont, la maison d’école, la propriété communale d’une commune rurale, jusqu’aux chemins de fer, aux biens nationaux et à l’Université de France » (13).

L’État de droit bourgeois est un monstre aux mains de la bourgeoisie cupide, et de serviteurs stipendiés du capital, ce qui ne signifie surtout pas que l’État pourrait être un instrument de développement aux mains d’hommes vertueux, dévoués, « de gauche » ou « de La gauche véritable ». L’État bourgeois, et c’est le seul état possible de l’État sous le mode de production capitaliste (même dans ses formes « socialistes » ou totalitaires) est par nature un rapport de dépossession, une forme particulière de domination, de répression et d’aliénation de classe, l’ultime aliénation. Cela d’autant plus qu’il absorbe progressivement une puissance sociale dont sont dépouillés, corrélativement, les individus et leurs associations.

Les prolétaires révolutionnaires ne doivent en aucun cas batailler pour prendre le contrôle d’une portion quelconque, d’une instance quelconque de la gouvernance bourgeoise, ce qui comprend les syndicats, les ONG et autres organisations de la société civile subventionnée stipendiée par l’État embourgeoisé. La révolution prolétarienne aura pour première tâche de détruire l’État bourgeois et ses dépendances.

(1) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(2) Dans l’histoire, chaque mode de production s’est d’abord développé sous une gouvernance libérale, pour ensuite évolué – réagissant aux contradictions antagonistes mettant aux prises les forces productives et les rapports de production trop étroits – vers un mode de gouvernance autoritaire dans une veine tentative de réguler ces contradictions et de maintenir les anciens rapports de production de domination. Ainsi, le mode de production féodale a produit le régime royal aristocratique par cooptation seigneuriale jusqu’à l’imposture dynastique héréditaire de droit divin (sic). Ainsi, le mode de production capitaliste a produit le démocratisme électoraliste bourgeois jusqu’au totalitarisme fasciste et ses variantes de l’Ère de l’Impérialisme déclinant.

(3) Karl Marx (1968). L’idéologie allemande. Éditions sociales. Paris. Page 74.

(4) Robert Bibeau (2016). La finalité du mode de production capitaliste. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/217913/

(5) Karl Marx (1968). L’idéologie allemande. Éditions sociales. Paris. Page 31.

(6) Karl Marx (1969). Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte. Éditions sociales. Paris.

(7) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(8) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(9) François Xavier Merrien (2000). L’État providence. Que sais-je ? PUF. Page 14.

(10) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(11) Karl Marx (1969). Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte. Éditions sociales. Paris.

(12) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

(13) Tom Thomas (2011). Étatisme contre libéralisme ? Démystification éditeur. Paris. 200 pages. Source URL : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/etatisme-contre-liberalisme/

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Source : Union Africaine