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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:14

Sondage exclusif : 90% des africains qui ont mis un pieds à l’école sont contre la politique économique et culturelle de la France en Afrique.

 Engin militaire francais

France contre Cameroun :

Chronique d'une déstabilisation en marche 

 

La crise en RCA, aux origines de laquelle la France n’est pas étrangère, ne constitue qu’un prétexte qui lui permet plus que par le passé, de  poster ses troupes sur le territoire camerounais.
 
Un sondage réalisé à la veille du Sommet de l’Elysée sur «  la Paix et la Sécurité en Afrique » du 5 au 7 décembre 2013, commandé par deux organes de presse de la Droite française relatif à la perception que les Africains subsahariens  dits francophones ont des Français, de la France et de sa politique en Afrique, révèle que 78,75 % des Africains ont un sentiment profondément anti-français. Ce pourcentage est plus élevé chez les élèves, Etudiants et une grande partie de l’élite intellectuelle et économique. En Côte d’Ivoire et au Cameroun, (les  deux Etats les  plus importants  de la zone franc), ce pourcentage se situe respectivement à 84,60 % et à 89,78 %.

Ce sondage, qui a été réalisé en marge du Rapport Védrine  sur l’Afrique (dont nous ferons l’écho tout au long de cette année 2014 du fait des remous qu’il suscite sur le Continent noir et  de sa dangerosité pour les Africains), n’a pas été révélé au public à cause de ses résultats inattendus par ses commanditaires et de l’effet psychologiquement dévastateur que cela aurait eu sur le Sommet France/Afrique de l’Elysée.

L’objectif initialement visé  au cours de cette enquête, eut été de montrer  au reste du monde comment la France, magnanime, rayonnante et éternellement généreuse, œuvre depuis la nuit des temps, pour la stabilité et le bien-être des Africains, tout comme pour la paix  dans une Afrique  en proie à des conflits, des famines et à des guerres inter tribales et/ou confessionnelles. À la fin de cette étude, « ces Spécialistes français de l’Afrique » se sont intéressés à un cas assez particulier et atypique à leurs yeux : celui du Cameroun en s’interrogeant  sur les facteurs  et/ou éléments explicatifs de «cette francophobie montante dans ce pays et l’installation d’un fort courant souverainiste et nationaliste dans les milieux intellectuels, estudiantins, culturels, politiques  et surtout économiques». Que faire pour inverser la tendance dans cet Etat-clé de la politique africaine de la France en Afrique ?
 
Des prétextes ne manquent pas...

Dans le Rapport Védrine présenté le 4 décembre 2013 au Président François Hollande, à la page 33 de ce document qui en compte 131, les Autorités françaises semblent reprocher au Gouvernement camerounais (sans le dire), d’avoir permis à la Malaisie (par Américains interposés) d’être présente sur le marché camerounais  grâce à l’exploitation du pétrole tchadien via le pipe-line, d’avoir accordé au Vietnam par sa compagnie Viettel, la 3ème licence pour l’exploitation de la téléphonie mobile au Cameroun , d’avoir permis à la Turquie de gagner de nombreux et importants marchés au Cameroun et surtout  d’avoir ouvert le ciel camerounais à la compagnie aérienne Turkish Airlines avec des liaisons directes entre  Istanbul/Ankara et des  villes  camerounaises. Sans parler de la Corée, surtout de la Chine dont la présence  en Afrique en général et au Cameroun en particulier est dénoncée à longueur de semaines par RFI : l’une de ses caisses de résonance au Sud du Sahara.

Aussi, pour la France et ses réseaux, le Cameroun est-il devenu la prochaine étape dans sa «nième expédition militaire en Afrique » .Une véritable bête noire à déstabiliser par tous les moyens.  Officines, Cercles de Réflexions et  barbouzes ayant pignon sur rue sur la place parisienne sont à  l’œuvre depuis quelques mois. Malheureusement et comme toujours en pareille circonstance, des  Camerounais en quête de   positionnement pour l’après-Biya y apportent leur « expertise ».

Au-delà des formules diplomatiques toutes faites du genre «pays ami, relations historiques,  partenaire stratégique,… » le Cameroun, que l’on ne s’y trompe pas, est  dans le viseur des officines françaises et de leurs services spécialisés en matière de déstabilisation. «Ces Cercles de réflexion » ont élaboré et planifié des stratégies disent-ils, aux fins de rectifier la nouvelle trajectoire que le Cameroun  semble emprunter  vis-à-vis de la France, tant au plan idéologique (francophobie, souverainisme homophobie…) qu’économique (attribution des parts de marchés aux Chinois, Turcs…).C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre  l’attribution de la construction du 2ème pont sur le Wouri obtenue  par  la France au forceps. 

Cependant, le constat sur la Coopération entre la France et l’Afrique 50 ans après, est clair et sans équivoque : Aucune perspective de développement avec la France comme partenaire. Du  Nord au Sud, de l’Est comme à l’Ouest du Continent noir, les Etats de l’espace dit francophone sont les moins développés. Economiquement étouffés par  l’encombrante tutelle d’une France au bord de la faillite, n’eût été la zone Franc (dont elle en appelle l’élargissement aux pays anglophones et lusophones  de tous ses vœux. (Voir Rapport Védrine page  80). Les Chefs d’Etat africains sont persuadés que l’émergence de leurs pays pour laquelle ils se disent engagés ne peut rythmer avec un partenaire au bord de la faillite  économique, financière et éthique comme la France. Comme le dit le Président du Zimbabwe Robert Gabriel Mugabe « le soleil s’est couché à l’Ouest pendant qu’il se lève à l’Est ». Les dirigeants africains qui veulent développer leurs pays se tournent  progressivement vers d’autres horizons. Aucun espoir  donc avec la France.
 
...La France : source des conflits armés et vecteur de misère en Afrique francophone : déstabiliser la RCA pour occuper le Cameroun

Par les résultats du sondage cité plus haut, les  Africains confirment par une écrasante majorité que la France est  à la base des maux qui minent et appauvrissent l’Afrique. Et qu’au-delà de la rhétorique bien connue, celle d’une France humaniste  généreuse, et assistante des pays africains, ce sont ces derniers qui, par des mécanismes échafaudés depuis la Conférence de Brazzaville (30janvier-06février 1944) par le Général de Gaulle (théoricien de la colonisation) qui soutiennent la France et lui donnent l’illusion d’être une grande  puissance. La posture d’une pseudo- grandeur de la France, distillée et inoculée dans la conscience des Africains depuis des années, a vécu. L’évolution des Etats comme le Kenya, le Mozambique, l’Ouganda, le Zimbabwe, l’Ethiopie, ou le Ghana, et le Botswana, ou  la Zambie sont des cas parlants quand on les compare aux pays africains dits  francophones, dont les richesses naturelles et minières sont pillées à longueur des décennies pour entretenir  les Français menacés par le chômage et la misère. 

Pour le cas du  Cameroun, il faut relever que la déstabilisation de ce pays par la France, de façon formelle, a été conçue et planifiée dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir. La raison invoquée étant «de chasser du pouvoir, les Chefs d’Etat africains ayant mis du temps au pouvoir  au nom de l’ « alternance démocratique  et des Droits de l’Homme ». Mais la réalité est qu’il voulait évincer  les présidents africains qui lui paraissaient moins saisissables et moins malléables et qui, par expérience, essaient depuis quelques années, de diversifier leur coopération en s’orientant vers des  partenaires économiques plus crédibles, fiables et disposant de moyens  financiers conséquents pour leur politique en matière de développement. 

Les services secrets français et autres Officines posent comme postulat de base : «l’imminence d’un changement à la tête de l’Etat du Cameroun compte tenu du vénérable âge du Président Biya (81 ans) ». Pour ces réseaux, il faut absolument prendre des initiatives pour mieux gérer ce changement de régime qui s’annonce à Yaoundé. Ils décident dès lors de déterminer, d’encadrer, et surtout de s’impliquer activement dans les processus décisionnels politico-stratégiques, formels et/ou informels afin que  ce changement se déroule au mieux des intérêts et de la position stratégique et militaire de la France au Cameroun et partant, en Afrique centrale. Impatients, et las d’attendre la survenance de la disparition du Président Biya, ces think-tanks français montent et concoctent les scénarii et simulations les plus abjectes, dans le but de trouver une personne plus saisissable et moins énigmatique que  Paul Biya.
 
Susciter des troubles pour une intervention militaire à la moindre faille au nom du droit d’ingérence humanitaire :

Ces mêmes officines explorent  des pistes,  scrutent des fissures et essaient d’entretenir des antagonismes au sein de la société camerounaise susceptibles de dégénérer en conflit sociopolitique ou crise pouvant être exploités par ces barbouzes aux fins de justifier l’intervention de «la Communauté internationale » dont la France s’est auto proclamée le porte-parole. Invoquerait-elle la menace que ces troubles font peser sur ses ressortissants et leurs biens. Ce qui donnerait une occasion à Paris d’intervenir militairement. Comme en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali et actuellement en RCA, la France instrumentaliserait le Conseil de sécurité des Nations Unies en y faisant adopter une Résolution sous le Chapitre 7 de la  Charte

.Au regard de  l’ampleur des troubles qu’elle aura pourtant initiés, Paris déploierait ses troupes pré positionnées  au Tchad, en RCA, au Gabon. Le Cameroun serait alors formellement réoccupé par une France, sceptique et inquiète de son déclin. Elle appellerait à l’organisation d’une mascarade électorale à l’instar de celle qui va se tenir bientôt à Bangui. Son candidat étant connu d’avance et son élection assurée par ses réseaux et officines. Au terme de ce cirque électoral, la France placerait  alors un Préfet  régional à la tête de l’Etat du Cameroun  comme en Côte d’Ivoire, pour le bonheur et le bénéfice perpétuels de ses multinationales  (Bolloré, TOTAL, ELF, SGB, BOUYGHES  etc.).Tout ceci, avec le soutien et l’activisme de quelques comparses camerounais (Voir Rapport Védrine page 121).

Pendant ce temps des «  Vautours français »,  qui  considèrent le Cameroun comme une charogne, font des répétitions générales, affûtent leurs serres en attendant le signal qui leur sera donné  par leurs services  secrets en mission avancée sur le territoire camerounais (notamment dans le Grand Nord pour divers motifs (prises d’otages français Opérations Sangaris…).

Ces différents Groupes et Associations d’amitié franco-camerounais en connexion avec les réseaux et officines françaises travaillent en synergie avec les Cellules gouvernementales  de l’Elysée, du Ministère des Affaires étrangères et des services secrets qui en sont les véritables pourvoyeurs de fonds qu’ils distribuent durant leurs réunions bimensuelles. Au  dernier trimestre de l’année 2013 un ex-Monsieur Afrique  sous le président Chirac et ancien Ambassadeur en Côte d’Ivoire y a activement participé et ont coopté deux jeunes Cadres camerounais fraîchement sortis l’un de HEC de Paris et l’autre de Polytechnique après leur initiation à la franc-maçonnerie. D’autres ex-Messieurs Afrique des gouvernements successifs en France y contribuent. Nombre d’entre eux sont des habitués des coups d’Etat, ou tordus en Afrique et dont les mains sont maculées du sang des nationalistes  africains à l’instar de Mr Guy Penne de l’époque du Président Mitterrand dont le nom est étroitement associé à l’exécution du Président burkinabé, Thomas Sankara, par son  « ami Blaise Compaoré »

Ce sont  eux qui, de temps à autre commanditent des émissions en invitant des « spécialistes français du Cameroun » sur des chaînes de  télévision, des organes de presse, des radios (RFI, TV5, France 24 (cf. émission et reportage diffusés samedi 18/01/2014  par France 24 sur les homosexuels au Cameroun). Une véritable machine de guerre psychologique est lancée  par ces lobbies, pour diaboliser et stigmatiser le régime de Yaoundé. D’une semaine à une autre, ces lobbies exhument  telle affaire sur le Cameroun comme celles du Camerounais Thierry  Atangana  ou  celle de la traduction de trois Ministres camerounais devant les tribunaux parisiens, comme si on peut en faire de même pour les Ministres français devant les tribunaux camerounais ; l’article Mr Marafa paru en janvier 2013, dans la Tribune du  journal le Monde, le jour même où le Président Biya est en visite en France, tout comme le dernier reportage de Afrique magazine sur Mme Biya sans oublier l’incident survenu à l’Hôtel Meurice au cours du Sommet de l’Elysée sur la Paix et la Sécurité en Afrique de décembre dernier participent de cette stratégie du goutte à goutte pour déstabiliser le Cameroun.

Voilà un Etat qui se dit « grande Puissance », qui organise un Sommet pour la Sécurité pour tout un Continent et se trouve incapable d’assurer la Sécurité de ses Hôtes. Sinon, peut-on imaginer que le Président Hollande, en visite officielle à Yaoundé, se retrouve nez à nez avec ses opposants à l’hôtel Hilton  où il est censé loger, et ce, à la barbe des services de sécurité  camerounais ? Les rapports actuels entre Yaoundé et Paris, doivent être perçus et décryptés sous le prisme du changement de régime à Yaoundé que la France prépare en ce moment. Même ces récurrentes prises d’otages, suivies de leur libération dans des conditions obscures où l’on évoque le déblocage d’énormes sommes d’argent, et les multiples va-et-vient de Laurent Fabius,  Chef de la diplomatie francaise, alors qu’il peut déléguer cette opération de relation publique à ses adjoints  sont à mettre dans ce registre de tension pernicieuse et silencieuse qui prévaut entre Paris et Yaoundé. 

Le Président Paul Biya, en vieux briscard de la scène politico-diplomatique africaine, averti de toutes ces manœuvres françaises, observe d’un regard apparemment distrait  pourtant attentif en fin manœuvrier. Il reste une énigme insaisissable  pour les réseaux et officines français.  Il est urgent de ne rien dire qui puisse donner prétexte aux militaristes français au pouvoir à Paris, pour justifier leur intervention au Cameroun pense le Chef de l’Etat camerounais. Pendant ce temps, lobbies et Réseaux l’observent, scrutent ses moindres faits et gestes à chacune de ses sorties en Europe comme au Cameroun dans l’espoir de déceler ou de détecter le plus petit signe de fatigue ou de malaise qui permettrait à leurs medias d’emboucher les trompettes de Jéricho pour annoncer  la fin de règne tant attendue au Cameroun    .C’est dans ce registre qu’il faut mettre l’article que le journal Le Monde diplomatique,  intitulé « Interminable fin de règne à Yaoundé » commandité par les mêmes officines,  a publié à la veille de l’élection présidentielle de 2011.
 
Les Camerounais et la crise post-électorale en Côte d’Ivoire (2010-2011). 

De  rancune tenace, la France n’a pas oublié la position des Camerounais, « ceux d’en bas comme d’en haut », vis-à-vis de la crise ivoirienne post-électorale qui a abouti à la déportation du Président Laurent Gbagbo à la Haye .Une position qui a été rappelée dans un style sibyllin  par le  Chef de l’Etat camerounais, lors de la présentation des vœux au Corps diplomatique en janvier 2011. Un message qui a été mal encaissé par le Président Nicolas Sarkozy. En effet, le Chef de l’Exécutif camerounais avait laissé entendre en quelques mots et dans un style qui lui est propre que les richesses naturelles et minières que l’Afrique regorge sont l’objet de convoitises et de rivalités entre les  grandes Puissances  au point d’en constituer l’une des sources  des crises et des conflits en Afrique. 

A cette période, les Compagnies pétrolières venaient de découvrir en l’espace de quelques semaines, trois méga gisements de pétrole aux larges des côtes ivoiriennes après ceux du Ghana. En plus, les Sociétés françaises installées en Côte d’Ivoire livraient une impitoyable bataille (qu’elles étaient sûres de perdre) contre les Compagnies des pays comme la Chine, le Brésil ou l’Inde pour la conservation des parts de marché  comme souligné dans le Rapport Védrine. Aussi la réélection de Laurent Gbagbo était-elle perçue comme un cauchemar et une descente aux enfers pour les Chocolatiers français, mais également pour Total, Elf ou même Bolloré dont les positions de rente qu’il occupe sur le Continent noir dans la gestion des ports de la côte ouest-africaine, semblaient être menacées en cas de changement de régime politique à Abidjan.

 L’attitude et le mépris affichés par Nicolas Sarkozy à l’égard de Paul Biya, le 21 mai 2011 à Abidjan lors de la prestation de serment d’Alassane Dramane Ouattara, furent des signes visibles du froid qui s’est instauré entre Paris et Yaoundé au sujet de la Côte d’Ivoire. Le Président français, assis à droite du Président Paul Biya, avait fait semblant d’ignorer son homologue camerounais ; ce dernier à son tour également, lisant un journal qu’il tenait en main pour la circonstance avait superbement ignoré le Président français.
 
Déstabiliser le Cameroun : Une équation à plusieurs inconnues  

Il est clair qu’une réélection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat français en mai 2012 aurait  accéléré voire précipité la mise en œuvre de la déstabilisation du Cameroun que les Réseaux officiels et privés français ont réactivé depuis  quelque temps.

Toutefois. « Ces spécialistes français du Cameroun» ignorent ou oublient certaines données historiquement vérifiables qui tendent à éloigner normalement le peuple camerounais de l’espace francophone africain tant vanté et qui alimentent et complexifient les relations entre le Cameroun et la France. Limités par la dimension paroissiale de leur culture politique ces experts en « camerounologie »devraient se rappeler que :

1- Le Cameroun au regard du Droit international n’a jamais été une colonie française mais  allemande. Les Français sont donc entrés au Cameroun par effraction. Et les Camerounais dans leur immense majorité les considèrent comme des imposteurs qui par leurs meurtrières ventouses, exploitent et pillent leurs richesses depuis des siècles. C’est l’équation  Français = Exploiteur  qui est enracinée dans la conscience collective du peuple camerounais. Ils n’ont qu’à se remémorer de leur comportement pendant et après la crise électorale en Côte d’Ivoire.

2- Le Cameroun reste le seul territoire en Afrique noire à avoir combattu l’ordre colonial français au  prix du sang et de nombreux sacrifices. Des nationalistes tels que Ruben Um Nyobe, Félix Roland Moumié, Osende Afana, Ernest Ouandié, … que les colons français et leurs réseaux ont tôt fait d’appeler « maquisards » ont payé de leurs vies pour la libération du Cameroun. En clair, les traumatismes provoqués par la présence française au Cameroun restent vivaces ; bien plus, ces tristes et inoubliables souvenirs refont surface et se ravivent  dès que le moindre signe relatif à la  déstabilisation du Cameroun par la France (comme  ces dernières semaines) est ressenti ou perçu.

3- La communauté anglophone au Cameroun représente plus de 20 % de la population totale.Une population  que la France, par  une subtile stratégie, élaborée  dans les sphères  décisionnelles de la Francophonie voudrait faire fondre (comme un morceau de sucre dans un océan) dans l’espace francophone. Ce que ces « Camerounologues français » oublient c’est qu’avant l’arrivée du Président actuel au pouvoir en 1982, le Cameroun n’appartenait ni à la Francophonie ni au Commonwealth of Nations britannique ; une Francophonie devenue l’un des instruments d’influence, d’étouffement et de domination de l’Afrique par la France (cf. : Rapport Védrine page3)

La déstabilisation du Cameroun constitue  donc pour ces lobbies, une équation à plusieurs inconnues assorties de nombreux paramètres difficiles à résoudre. Le Président  François Hollande, plein de contradictions,  a déclaré le 20 décembre 2013 à Bruxelles lors du dernier Sommet de l’Union Européenne « L’intervention française en RCA est pour le rayonnement et la grandeur de la France et de l’Europe. Le drapeau français flotte déjà dans le ciel centrafricain. Au cœur de l’Afrique. Notre désir le plus vif est que celui de l’Europe y soit hissé. La France est en RCA pour l’Europe. » Voilà le vrai agenda des Autorités Françaises en RCA.

Une France pyromane se révèle-t-elle  d’elle-même par la voix la plus autorisée ? Près d’un mois après, ce même François Hollande au cours d’une intervention sur France 24, le 18 janvier  2014,  laisse entendre que « la France n’est pas le gendarme de l’Afrique et n’entend pas le redevenir ».Quelle étrange et curieux suivi dans les idées Monsieur le Président français ! Quelques minutes après, dans cette même chaîne, les lobbies homosexuels faisaient diffuser un reportage insultant, relatif « aux homosexuels au Cameroun, qui sont victimes d’une effroyable répression et privés de tous les droits ». La Voix de l’Elysée( France 24) en faisant de Me Alice Nkom (avocat des pédés au Cameroun) la Femme de l’année 2013  au Cameroun et l’une des plus influentes dans ce pays, a montré le mépris que la France a du Cameroun et des Camerounais . Ces derniers sont désormais conscients que la crise en RCA,  n’est  qu’une escale vers la destination finale qu’est le Cameroun, notamment Yaoundé.

Mais la réalité est que la France est au bout du rouleau. Même  ses abrutissants médias que sont : RFI, TV5, France 24 ne trompent plus personne depuis que leur agenda caché a été révélé aux Africains lors de la crise ivoirienne en 2010-2011. La pente  de déclin, de la décadence morale et éthique amorcée par la France (même en réoccupant les Etats africains par le brigandage et la force armée comme elle le fait ces dernières années) est irréversible. C’est la fin d’un mythe .En adoptant l’homosexualité comme nouveau mode de vie et de  perpétuation de l’espèce humaine  d’un genre nouveau, par l’adoption des enfants que d’autres couples ont mis au monde, l’Occident impérialiste en général, et la France en particulier ont signé l’acte de décès de leur domination sur le reste du monde. Les masques sont tombés, exposant ainsi leurs tares et luxures aux autres cultures et civilisations. Le mythe d’une France investie d’une mission civilisatrice jusqu’aux  confins de la planète a vécu. Celui d’un Occident  civilisé aussi. 

Ces lobbies, qui s’organisent et s’agitent à Paris pour déstabiliser le Cameroun avec l’espoir qu’ils seront aidés en cela par d’autres Camerounais se trompent d’entreprise. La majorité des Camerounais, en ce début d’année 2014, est consciente que c’est la France, par sa politique impériale et agressive, qui est la Véritable et Unique ennemie du Peuple camerounais. 

Que les Camerounais, plus que tous autres les Africains n’oublient pas que la première Résolution politique issue de la Conférence  Africaine  française de Brazzaville  par De Gaulle rappelle que « les fins de l’œuvre de civilisation accomplie par la France en Afrique écartent toute idée d’autonomie, toute possibilité d’évolution hors du bloc français de l’Empire ;la constitution éventuelle, même lointaine, de self-government dans les colonies est à écarter ». C’est ce  que Sarkozy poursuivait hier et c’est que Hollande  tente de continuer aujourd’hui.
L’affrontement  entre  une  Afrique pleine de vitalité et une France vieillissante et décadente devient inévitable. 

Par Armand Roger  Biloa Mballe
Source : Le Sphinx Hebdo 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:07

IL Y A 220 ANS : un rassemblement silencieux afin de commémorer dans la dignité le 220e anniversaire du décret prononçant l’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises

 CHAINE

 

L’association des amis du général-Dumas,

 

 

a le plaisir de vous convier

Mardi 4 février 2014 à Paris

place du général-Catroux

17e arrondissement

Métro Malesherbes (ligne 3) bus 94

à 18 heures précises

pour un rassemblement silencieux

devant les fers brisés

(monument en souvenir du général Dumas)

 

 

afin de commémorer dans la dignité le 220e anniversaire du décret prononçant l’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises

   

 

 

Le décret du 4 février 1794

 

Il reconnut la liberté et la citoyenneté à 500 000 Haïtiens, à 150 000 Guadeloupéens et Guyanais qui , par leur résistance, active ou passive, avaient lutté pour leur dignité.

Eux ou leurs parents avaient été arrachés à l’Afrique, ce qui rend tous les Africains de France solidaires de cette commémoration, aux côtés des Antillais, des Guyanais, des Réunionnais et des Haïtiens.

 

« Représentants du peuple français, jusqu'ici nous n'avons décrété la liberté qu'en égoïstes et pour nous seuls. Mais aujourd'hui nous proclamons à la face de l'univers, et les générations futures trouveront leur gloire dans ce décret, nous proclamons la liberté universelle ! » 

 

Danton, 4 février 1794

 

Le décret du 4 février 1794 fut abrogé par Napoléon Bonaparte en mai 1802 et le Code noir rétabli en Guadeloupe et en Guyane malgré la résistance héroïque de Delgrès, d’Ignace, de Massoteau, de Solitude, et de milliers d’anonymes, qui sont les ancêtres des Ultramarins d’aujourd’hui.

La résistance au rétablissement de l’esclavage entraîna, de la part des troupes envoyées par Napoléon, des actes d’une barbarie inouïe qui préfigurent, d’une certaine manière, les atrocités commises pendant la seconde guerre mondiale.

Il fallut attendre le 27 avril 1848 pour que la liberté générale soit enfin reconnue, mais, cette fois, avec l’octroi d’une indemnité aux anciens maîtres.

Les Haïtiens se soulevèrent contre la tentative liberticide de Napoléon et, après avoir écrasé les esclavagistes à Vertières, proclamèrent l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804.

 

Ainsi, beaucoup d’hommes et de femmes, ancêtres des Ultramarins de France et des Haïtiens d’aujourd’hui, ont payé de leur vie la lutte pour que le décret du 4 février 1794 ne soit pas abrogé.

 

220 ans plus tard, la République française aurait dû célébrer avec éclat cet anniversaire, d’autant qu’une loi du 4 février 1798, jamais abrogée à notre connaissance, déclare le 4 février journée de commémoration officielle de l’abolition de l’esclavage.

 

Force est de constater que tel n’est pas le cas.

 

Il existe pourtant un comité des célébrations nationales.

 

Il existe pourtant un comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.

 

Quoi qu'il en soit, palliant la défaillance (on espère involontaire) des pouvoirs publics, toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par le devoir de mémoire que nous imposent les esclaves qui ont lutté pour la liberté et l’égalité, les hommes et les femmes de la Révolution qui ont payé de leur vie pour défendre ces principes, doivent se rassembler le 4 février 2014 à 18 h précises place du général-Catroux pour montrer, par leur présence silencieuse, que la flamme de la liberté n’est pas éteinte et qu’elle ne s’éteindra jamais.

 

Pour montrer aussi que le racisme et la négrophobie qui ont exhibé leur odieux visage ces dernières semaines ne font pas partie des valeurs qui ont fondé la République française.

 

 

Le texte du décret du 4 février 1794

 

« La Convention nationale déclare aboli l'esclavage des nègres dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français, et jouiront de tous les droits assurés par la constitution. »

 

                     Le décret fut appliqué dans la partie française de Saint-Domingue, en Guadeloupe et en Guyane. Il ne pu l’être en Martinique, du fait de l’occupation par les Anglais

 

Le 4 février 1794 (16 pluviôse an II) la Convention nationale, prenant acte de la révolte des esclaves d’Haïti, a aboli l’esclavage dans toutes les colonies françaises et a déclaré que tous les habitants des colonies avaient la qualité de citoyen français. Aucune indemnité n’était accordée aux anciens maîtres.

 

DOCUMENTS

 

1. Le compte rendu des débats

 

[Dufay de La Tour] un des trois députés nouvellement arrivés de Saint-Domingue [outre Dufay de La Tour : Belley, né en Afrique et Mills, afro-descendant] fait un rapport sommaire sur les événements qui y ont eu lieu. Il remonte à la cause des malheurs auxquels elle a été en proie ; il la voit dans la politique odieuse et les intrigues de l'Angleterre et de l'Espagne, qui, voulant faire perdre à la république cette colonie intéressante, avaient trouvé moyen d'y organiser la guerre civile. Mais les nègres armés pour la cause de la France ont déjoué par leur courage ces perfides projets, et ont demandé, pour prix de leurs services, la liberté, qui leur a été accordée.

L'orateur conjure la Convention de confirmer cette promesse et de faire jouir pleinement les colonies des bienfaits de la liberté et de l'égalité.

 

Levasseur (de la Sarthe)

Je demande que la Convention, ne cédant pas à un mouvement d'enthousiasme, mais aux principes de la justice, fidèle à la Déclaration des Droits de l'Homme, décrète dès ce moment que l'esclavage est aboli sur tout le territoire de la république. Saint-Domingue fait partie de ce territoire, et cependant nous avons des esclaves à Saint-Domingue. Je demande donc que tous les hommes soient libres, sans distinction de couleur.

Lacroix(d'Eure-et-Loir) :

En travaillant à la constitution du peuple français nous n'avons pas porté nos regards sur les malheureux hommes de couleur. La postérité aura un grand reproche à nous faire de ce côté ; mais nous devons réparer ce tort. Inutilement avons-nous décrété que nul droit féodal ne serait perçu dans la république française. Vous venez d'entendre un de nos collègues dire qu'il y a encore des esclaves dans nos colonies. Il est temps de nous élever à la hauteur des principes de la liberté et de l'égalité. On aurait beau dire que nous ne reconnaissons pas d'esclaves en France, n'est-il pas vrai que les hommes de couleur sont esclaves dans nos colonies ? Proclamons la liberté des hommes de couleur. En faisant cet acte de justice, vous donnez un grand exemple aux hommes de couleur esclaves dans les colonies anglaises et espagnoles. Les hommes de couleur ont, comme nous, voulu briser leurs fers ; nous avons brisé les nôtres ; nous n'avons voulu nous soumettre au joug d'aucun maître ; accordons-leur le même bienfait.

Levasseur : S'il était possible de mettre sous les yeux de la Convention le tableau déchirant des maux de l'esclavage, je la ferais frémir de l'aristocratie exercée dans nos colonies par quelques blancs.

Lacroix :

Président, ne souffre pas que la Convention se déshonore par une plus longue discussion.

L'assemblée entière se lève par acclamation.

Le président prononce l'abolition de l'esclavage, au milieu des applaudissements et des cris mille fois répétés de vive la république ! vive la Convention ! vive la Montagne !

Les deux députés de couleur sont à la tribune, ils s'embrassent. (On applaudit.)

Lacroix les conduit au président, qui leur donne le baiser fraternel.

Ils sont successivement embrassés par tous les députés.

Cambon :

Une citoyenne de couleur, qui assiste régulièrement aux séances de la Convention, et qui a partagé tous les mouvements révolutionnaires, vient de ressentir une joie si vive, en voyant la liberté accordée par nous à tous ses frères, qu'elle a entièrement perdu connaissance. (On applaudit.)

Je demande que ce fait soit consigné au procès-verbal ; que cette citoyenne, admise à la séance, reçoive au moins cette reconnaissance de ses vertus civiques.

Cette proposition est décrétée.

On voit sur le premier banc de l'amphithéâtre, à la gauche du président, cette citoyenne qui essuie les larmes que cette scène attendrissante fait couler de ses yeux. (On applaudit.)

*** :

Je demande que le ministre de la marine soit tenu de faire partir sur-le-champ des avisos pour porter aux colonies l'heureuse nouvelle de leur affranchissement.

Danton :

Représentants du peuple français, jusqu'ici nous n'avons décrété la liberté qu'en égoïstes et pour nous seuls. Mais aujourd'hui nous proclamons à la face de l'univers, et les générations futures trouveront leur gloire dans ce décret, nous proclamons la liberté universelle. Hier, lorsque le président donna le baiser fraternel aux députés de couleur, je vis le moment où la Convention devait décréter la liberté de nos frères. La séance était trop peu nombreuse. La Convention vient de faire son devoir. Mais, après avoir accordé le bienfait de la liberté, il faut que nous en soyons pour ainsi dire les modérateurs. Renvoyons aux comités de salut public et des colonies, pour combiner les moyens de rendre ce décret utile à l'humanité sans aucun danger pour elle.

Nous avions déshonoré notre gloire en tronquant nos travaux. Les grands principes développés par le vertueux Las-Casas avaient été méconnus. Nous travaillons pour les générations futures, lançons la liberté dans les colonies ; c'est aujourd'hui que l'Anglais est mort. (On applaudit.) En jetant la liberté dans le nouveau monde, elle y portera des fruits abondants, elle y poussera des racines profondes. En vain Pitt et ses complices voudront par des considérations politiques écarter la jouissance de ce bienfait, ils vont être entraînés dans le néant ; la France va reprendre le rang et l'influence que lui assurent son énergie, son sol et sa population. Nous jouirons nous-mêmes de notre générosité, mais nous ne l'étendrons point au-delà des bornes de la sagesse. Nous abattrons les tyrans, comme nous avons écrasé les hommes perfides qui vouaient faire rétrograder la révolution. Ne perdons point notre énergie ; lançons nos frégates ; soyons sûrs des bénédictions de l'univers et de la postérité, et décrétons le renvoi des mesures à l'examen des comités.

 

Ce renvoi est décrété.

 

Il s'élève quelques débats relatifs à la rédaction du décret.

Lacroix en propose une qui est adoptée en ces termes :

 

« La Convention nationale déclare aboli l'esclavage des nègres dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français, et jouiront de tous les droits assurés par la constitution.

 

« Renvoie au comité de salut public pour lui faire incessamment un rapport sur les mesures à prendre pour l'exécution du présent décret. »

La séance est levée à deux heures et demie.

 

2. Le disours de Louis-Pierre Dufay de La Tour

Député de Saint-Domingue

 

Législateurs de la France, nous vous devons compte de la situation de Saint-Domingue. Le sang des Français a coulé. La torche de la guerre civile a été allumée à Saint-Domingue par les contre-révolutionnaires, ayant à leur tête Galbaud, le second et l'ami du perfide Dumouriez. Galbaud, à l'instar de son chef, voulut aussi faire arrêter vos délégués et opérer une contre-révolution en faveur de son parti, et ces deux complots, pareils, se formaient à la même époque. Dumouriez faisait arrêter vos commissaires dans les premiers jours d'avril, et Galbaud est parti de France le 9 du même mois. Vous observerez qu'à la même époque aussi, divers départements éprouvèrent des commotions de guerre civile. C'était l'ambition, peut-être l'or de l'Autriche ou de la Prusse, qui dirigeait Dumouriez ; à Saint-Domingue, c'est sans doute l'or des Bourbon d'Espagne et des Anglais qui a payé l'auteur de l'incendie du Cap et du massacre de plus de trois mille individus.

On peut même assurer ce fait sans craindre de se tromper, puisqu'il est certain aujourd'hui que Galbaud a pris la fuite du continent de l'Amérique pour se réfugier en Canada, chez les Anglais, qui l'ont accueilli comme un de leurs amis.

Nous voudrions, citoyens représentants, n'avoir à mettre sous vos yeux les événements désastreux de ces journées liberticides qui ont détruit la première ville d'un de vos plus riches départements ; mais notre devoir nous commande de vous dire la vérité, de vous dévoiler tous les forfaits commis par le traître Galbaud. Il serait trop long de vous en faire le détail en ce moment, car nous serions embarrassés de vous dire quel est le crime qu'il n'ait pas commis.

Nous ne voulons point vous faire l'histoire de tous les troubles qui ont eu lieu à Saint-Domingue ; nous ne voulons point fatiguer votre attention par une longue narration des événements présents ; nous devons ménager des moments précieux qui appartiennent à la félicité générale. Nous nous proposons de publier ces jours-ci la relation des malheurs arrivés à Saint-Domingue ; aujourd'hui nous ne vous en parlerons que très succinctement.

Nous allons vous découvrir la plus atroce des trahisons, la plus infâme des coalitions. Vous serez touchés des maux que nous avons éprouvés, et en même temps étonnés que le reste de nos concitoyens ait échappé à tant de dangers. Je réclame votre attention.
Galbaud a voulu servir l'orgueil des blancs, propriétaires comme lui, la plupart perdus de dettes avec l'air de l'opulence, ou dont les engagements égalaient les capitaux. Il a rallié à son parti tous ces fastueux indigents qui, trop connus des commerçants de France, et ne pouvant plus abuser de leur crédulité, voulaient depuis si longtemps amener leur indépendance de la France, ou au moins être indépendants de leurs créanciers.

Il s'est associé tout le parti de la ci-devant assemblée coloniale, qui avait toujours été le foyer de toutes les conspirations, de cette assemblée toujours rivale, mais non ennemie décidée des contre-révolutionnaires, c'est-à-dire les combattants pour disputer l'autorité et s'en emparer, mais se réunissant toujours à eux quand il s'agissait de s'opposer aux lois de la France ; de cette assemblée enfin composée des mêmes membres ou des partisans de cette factieuse assemblée de Saint-Marc qui voulait secouer le joug de la France, qui fut longtemps à la suite de l'Assemblée constituante ; que celle-ci n'aurait jamais dû laisser retourner à Saint-Domingue jusqu'à ce que la révolution eût été complètement consommée et l'organisation coloniale parfaitement établie. Mais, par la perfidie de Barnave, on renvoya les membres de cette assemblée, pour le malheur et la destruction de la colonie. Galbaud a rallié aussi à son parti ces négociants commissionnaires qui se regardaient comme propriétaires des sommes qui leur étaient confiées par le commerce de France, qui voulaient se dispenser d'en rendre compte, et désiraient consommer les banqueroutes qu'ils avaient préparées au moment même de la formation de leurs maisons commerciales. Il a fortifié ce parti de tous ces gens oisifs, rebut de l'Europe, qui abondent dans les colonies, qui sont aux gages du premier qui veut les payer, souvent flétris par les lois, qui sont avides de pillage, et cherchent leurs profits dans la licence. Il eut aussi pour ses principaux partisans et agents tous les contre-révolutionnaires arrivés en grand nombre de France et de Coblentz, et qui, à Saint-Domingue, se trouvèrent au centre des ennemis les plus acharnés de la France. Il a ajouté à ces cohortes d'ennemis presque tous les officiers de la marine, la plupart reste impur de l'ancienne marine royale, dont l'orgueil se trouvait abaissé d'obéir à des commissaires civils, et qui, instruits du complot général contre la république et contre la Convention, voulaient, d'accord avec lui, livrer Saint-Domingue aux Anglais, comme leurs camarades en France voulaient livrer Brest et ont livré Toulon.

Tous ces insensés se regardaient comme une race privilégiée, et prétendaient que les citoyens de couleur étaient placés au-dessous d'eux par la nature, et ils ne pouvaient pardonner à ces derniers la réintégration dans leurs droits, qui avait été prononcée par l'Assemblée nationale.

Galbaud, ministre des vengeances de sa caste, voulut les faire tous égorger ; et, pour parvenir à ses fins, d'accord avec les officiers de la marine, il a corrompu, séduit, trompé les équipages des vaisseaux de guerre et de ceux du commerce, et les a fait servir d'instruments aveugles à sa rage et à son ambition ; mais, pour réussir dans son projet, il fallait perdre en même temps vos commissaires civils qui ne devaient pas souffrir qu'une partie du peuple fût opprimée par l'autre. Aussi Galbaud dirigea-t-il d'abord son attaque contre eux. Il a commencé par faire embosser vos vaisseaux et frégates sur la ville, et, après avoir réuni tous les équipages en armes et une partie des troupes de ligne qu'il avait aussi égarées, il s'est mis à leur tête avec son frère, et a marché contre vos délégués.

Les citoyens de couleur, qui sont le peuple, les véritables sans-culottes dans les colonies, n'oublièrent pas qu'ils devaient observer vos lois des 22 juin, 11 et 17 août, 8 novembre 1792, et 5 mars 1793, et que le pouvoir militaire était soumis impérieusement à l'autorité civile ; ils se rallièrent sur-le-champ autour de vos commissaires, et résolurent d'opposer la plus vigoureuse résistance à une si coupable agression. Ils ont défendu vos collègues avec le plus grand courage, ils se sont battus comme des héros.

Galbaud avait marché avec des canons, avait entouré la maison qu'occupaient les commissaires; il était maître des hauteurs qui dominent la ville, de l'arsenal, de toutes les munitions ; la maison où étaient logés les commissaires était battue en brèche, traversée de toutes parts par les boulets, et prête à s'écrouler sur leur tête. Les citoyens du 4 avril, leurs défenseurs, allaient être accablés par le nombre ; ils engagèrent les commissaires civils à se mettre en sûreté et à se retirer hors de la ville. Vos délégués étaient au moment de tomber entre les mains de vos ennemis. Ils ne purent résister aux instances qui leur furent faites de ne point compromettre l'autorité nationale. S'ils avaient été faits prisonniers ou étaient tombés victimes de la fureur des rebelles, la contre-révolution tant désirée dans ce pays, qui était un nouveau Coblentz, était faite sans aucun obstacle, la souveraineté de la nation méconnue, et les Espagnols, qui n'attendaient que le signal, étaient les maîtres de la colonie. Vos commissaires cédèrent aux prières des citoyens de couleur, et firent leur retraite à une lieue du Cap.

En ce moment un grand nombre de nègres de la ville, domestiques ou ouvriers,indignés de voir vos délégués chassés de la ville et forcés à fuir, et d'un autre côté de voir les citoyens du 4 avril, qu'ils regardaient comme leurs amis, prêts à tomber sous les coups de Galbaud, après avoir déjà perdu un grand nombre d'entre eux, vinrent leur offrir de se joindre à eux pour repousser leurs ennemis.

Dans l'extrémité où se trouvaient les citoyens du 4 avril, sur le point de succomber, ils ne purent refuser un secours qui pouvait leur sauver la vie à tous ainsi qu'à leurs femmes et à leurs enfants.

Les nègres de la plaine et des montagnes voisines ayant été instruits des événements du Cap, et qu'on y massacrait les citoyens du 4 avril, étaient accourus aussi de toutes parts à leur secours. Avec ce renfort les citoyens du 4 avril marchèrent avec un nouveau courage contre Galbaud, le mirent en fuite le premier de tous ; et le forcèrent de se rembarquer avec une partie de sa troupe ; mais ils ne purent arrêter la fureur de ses satellites et de ses agents, qui voyaient la victoire et les commissaires civils leur échapper, et qui, dans leur rage infernale, livrèrent la ville aux flammes et au pillage.

Les citoyens du 4 avril et leurs auxiliaires s'occupèrent seulement à sauver un grand nombre de blancs de tout âge et de tout sexe. Voilà comme ils usèrent de l'avantage qu'ils venaient de remporter sur leurs ennemis.

Les esclaves, qui étaient en insurrection depuis eux ans, instruits par les flammes et les coups de canon que le Cap était attaqué, crurent sans doute cette occasion favorable pour rentrer en grâce, et vinrent en foule offrir leurs services ; ils se présentèrent en armes devant vos délégués. « Nous sommes nègres, Français, leur dirent-ils ; nous allons combattre pour la France : mais pour récompense nous demandons la liberté. » Ils ajoutèrent même : les Droits de l'Homme. Si on les avait refusés, ils auraient pu accepter les propositions des Espagnols, qui les sollicitaient depuis longtemps, et qui avaient déjà gagné quelques principaux chefs. Les commissaires civils préférèrent les ranger du parti de la république, d'autant plus qu'ils étaient aguerris depuis deux ans aux exercices de la guerre. Nous étions dans la confusion ; les noirs sentaient leurs forces ils auraient pu même les tourner contre nous si on les avait indisposés. II n'y avait pas à balancer dans la position où se trouvaient vos délégués ; ils déclarèrent donc que la liberté serait accordée, mais seulement aux guerriers qui combattraient pour la république contre les Espagnols ou contre les ennemis intérieurs. Ils annoncèrent aussi, afin de ne pas faire de mécontents dans une circonstance si critique, qu'ils s'occuperaient d'améliorer le sort des autres esclaves.

Citoyens, vous connaîtrez par la relation les divers événements qui se sont succédé pendant ces jours de calamités; vous y verrez tous les excès, tous les désordres de l'incendie et du pillage qu'ont à se reprocher Galbaud et ses complices, les auteurs de cet horrible attentat contre l'autorité nationale. Vous verrez le départ de ce monstre qui a enlevé tous vos vaisseaux, encloué les canons de tous vos forts, brisé tous les affûts, jeté tous les vivres et toutes les munitions à la mer, enfin laissé le Cap sans ressources et sans défense. Vous verrez, à la suite de ces maux, tous les noirs de la partie du Nord livrés à eux-mêmes, sans frein, sans guides, ne connaissant presque d'autre loi que leur volonté ; vos commissaires n'ayant encore aucune force pour les contenir étant dans le dénuement le plus absolu de toutes ressources et d'approvisionnements de tout genre, enfin dans la plus grande détresse, et n'espérant plus, pour conserver la colonie à la France, que dans la force des citoyens nouveaux qu'il fallait attacher à la république. Vous serez convaincus, j'espère, que c'est la force des événements qui a amené ensuite, qui a entraîné la grande mesure de liberté dans la partie du Nord, comme le seul port de salut pour conserver la population blanche et même les citoyens du 4 avril.

La plupart des esclaves de la partie du Nord étaient soulevés depuis deux ans, et, après avoir été d'abord les instruments des contre-révolutionnaires, combattaient pour leur liberté, et on ne pouvait plus espérer de les faire jamais rentrer dans leur devoir : une partie des autres avait été appelée à la liberté pour récompense d'avoir défendu les lois de la France et les délégués de la république contre Galbaud et ses complices ; mais tous les hommes se disaient et voulaient être compris dans le nombre des guerriers, et prétendaient par-là obtenir leur liberté. Il ne restait donc plus que les femmes et les enfants; c'était pour ceux-ci qu'ils réclamaient encore une nouvelle faveur ; ils disaient : « Ce n'est pas la faute de nos femmes si elles n'ont pas pu s'armer pour la France. Peut-on les punir de la faiblesse de leur sexe ? Pourquoi les rendre plus malheureuses que nous ? Elles partagent nos sentiments ; pendant que nous nous battrons pour la France, elles les inspireront à nos enfants ; elles travailleront pour nourrir les guerriers. » Ils ajoutaient : « Si plusieurs de nos femmes ont été achetées, on peut bien nous faire cadeau du prix de leurs personnes, en récompense des services passés et présents. Nous vous observons que la liberté que vous nous avez accordée, nous l'avions déjà ; celle que nous vous demandons aujourd'hui, nous la mériterons par nos services futurs, et nous nous engageons à combattre pour la république tant qu'elle voudra. Pour les femmes qui sont nées sur le territoire français, elles ne devraient pas être esclaves. Quant à nos enfants, c'est notre propriété, c'est notre sang. On n'a jamais pu disposer de notre postérité : les garder dans l'esclavage, c'est nous condamner à un malheur éternel, c'est nous arracher la vie.

Les citoyens du 4 avril, en reconnaissance des services que leur avaient rendus les noirs dans les journées des 20, 21 et 22 juin, où on voulait les assassiner et où les noirs les avaient si généreusement secourus, eurent la générosité de se joindre eux-mêmes aux noirs pour implorer le commissaire civil en faveur de leurs défenseurs, et furent les premiers à faire le sacrifice de leurs esclaves, à qui ils donnèrent la liberté. Mes frères, mes collègues ont donné les premiers l'exemple.

Citoyens législateurs, votre commissaire civil était sans doute fort embarrassé de répondre. On pouvait craindre que ces guerriers, quoique pétitionnaires respectueux jusqu'alors, dans leur ardeur ou dans leur désespoir, ne pensassent à employer leurs armes pour assurer la liberté de leurs femmes et de leurs enfants ; alors la colonie se trouvait replongée dans un nouveau chaos dont rien ne pouvait plus la tirer, et la souveraineté nationale était à jamais anéantie. N'était-il pas plus prudent d'éviter ce danger ? Les Espagnols et les Anglais, auxquels s'était déjà réuni un grand nombre de contre-révolutionnaires, étaient là tout prêts qui les appelaient et leur tendaient les bras. Les Espagnols leur offraient de l'argent avec la liberté, et même des grades supérieurs ; il ne fallait pas laisser échapper l'instant favorable, sans quoi tout était perdu. N'était-il pas d'une politique sage et éclairée de créer de nouveaux citoyens à la république pour les opposer à nos ennemis ?

Au reste, si nous devions perdre nos colonies (ce que je suis bien loin de croire ni de craindre), n'était-il pas plus glorieux d'être justes, et plus raisonnable de faire tourner cette perte au profit de l'humanité ?

Dans cette extrémité pressante votre commissaire en résidence au Cap rendit la proclamation du 29 août, que nous avons remise au comité de salut public. Les noirs de la partie du Nord étaient déjà libres par le fait, ils étaient les maîtres. Cependant la proclamation, en les déclarant libres, les assujettit à résidence sur leurs habitations respectives, et les soumet à une discipline sévère en même temps qu'à un travail journalier, moyennant un salaire déterminé; ils sont en quelque sorte comme attachés à la glèbe.

Sans cette mesure prudente et salutaire, dans la crise où nous nous trouvions, c'en était fait de la colonie entière, de la souveraineté nationale sur cette précieuse possession : c'en était fait de la population blanche ; c'en était fait des citoyens du 4 avril, ces Français nouveaux créés par l'Assemblée nationale ; c'en était fait d'une multitude innombrable d'hommes qui, dans le désarroi général, se seraient entr'égorgés les uns les autres, divisés en cent partis différents, toujours en guerre, opprimants ou opprimés ; et une partie d'entre eux servirait peut-être, les uns les indépendants, les autres les royalistes, d'autres les Espagnols ou les Anglais.

Les colons, accoutumés à se débattre de toutes leurs forces en présence de la liberté, vont employer toutes sortes de manoeuvres pour vous tromper. Ils vont chercher, à leur ordinaire, à vous alarmer par toutes sortes de tableaux sinistres. Ils vont vous peindre les villes insurgées, votre commerce ruiné, votre trésor appauvri, votre influence politique dépérissante.

Que les habitants de nos villes de commerce soient détrompés ; que les commerçants se rassurent, se tranquillisent : qu'ils sachent que les propriétés ne sont et ne seront point bouleversées à Saint-Domingue ; qu'ils lisent la proclamation du 29 août ; qu'ils apprennent que les noirs travailleront à les rembourser, et d'autant plus volontiers qu'ils auront un salaire raisonnable à espérer pour leur travail, pour leurs sueurs. Les négociants ne perdront tout au plus que le commerce des hommes. Mais six cent mille hommes libres cultiveront-ils moins que six cent mille esclaves? Qu'ils croient bien que ces mêmes hommes libres fourniront plus de bras à la culture que tous les comptoirs de l'Afrique. Leurs femmes ne sont point stériles : les négociants verront que le déficit apparent de la repopulation est la dénonciation complète du système de servitude de notre ancien gouvernement, et ne servirait qu'à augmenter, à leur détriment, les dettes des colons infidèles ou malheureux, sans augmenter les revenus.

Les négociants s'applaudiront bientôt du nouvel ordre de choses qui va s'établir à Saint-Domingue, et dorénavant le commerce, y reposant sur le respect des engagements, accroîtra la prospérité de la métropole. Citoyens, nous vous le disons avec la conviction de l'expérience, il n'y a rien de si cher que la culture par esclaves. Vous verrez que votre colonie de Saint-Domingue sera bien plus florissante, cultivée par des mains libres, que votre trésor n'éprouvera pas longtemps de déficit ; que cette nouvelle colonie produira plus à la métropole que ci-devant ; que votre influence politique est assurée à Saint-Domingue, et que bientôt elle dominera sur tout l'archipel mexicain.

Si quelques négociants français, habitués aux anciens préjugés coloniaux, regrettent la révolution qui vient de s'opérer à Saint-Domingue et la regardent comme un malheur, comme un échec à leur fortune, qu'ils réfléchissent sur les circonstances où nous nous trouvons, où chacun fait à sa patrie quelques sacrifices. Qui de nous ne se fait pas gloire d'avoir fait son offrande ? Qu'ils considèrent que la mesure prise par les commissaires civils n'a pas été spontanée, qu'ils ont été contraints de l'adopter pour sauver la souveraineté nationale ; en un mot, que ce sont les contre-révolutionnaires, les agents des puissances étrangères, que c'est e traître Galbaud, lieutenant et complice de Dumouriez, qui l'ont provoquée, qui l'ont forcée ; qu'on voulait livrer à nos ennemis la colonie de Saint-Domingue : et alors nous leur demanderons, si elle était tombée entre les mains des Anglais ou des Espagnols, comment ils auraient été payés de ce qui leur est dû. Qu'ils n'oublient pas aussi qu'ils doivent s'en prendre aux négociants, leurs commissionnaires à Saint-Domingue, qui, coalisés avec Galbaud, au lieu de s'opposer à ses desseins, ont secondé et favorisé tous les désordres et pris les armes avec lui, et surtout que depuis leur fuite avec leurs chefs, depuis qu'ils sont parvenus à rendre leurs comptes par l'incendie du Cap, la plupart d'entre eux vivent dans la plus grande opulence au continent de l'Amérique, et beaucoup y ont déjà acheté des terres, ont levé des maisons et magasins de commerce avec les fonds qu'ils ont eu la précaution de se ménager et de faire mettre à bord des bâtiments de la rade, quelques jours avant l'incendie.

Nous plaignons sincèrement les négociants de France qui ont été ainsi victimes de leur confiance, de leur bonne foi, mais il ne s'agit pas ici pour eux seulement de regretter, mais de songer au remède. Ils doivent plutôt voir cette révolution comme une nouvelle branche de commerce qui vient de s'ouvrir pour eux, et qui offre à leur industrie des bénéfices plus clairs, plus assurés, plus multipliés que ceux qu'ils faisaient autrefois. Qu'importe pour le négociant la couleur de la main dont il achète les denrées qu'il exporte, et à qui il vend les siennes ? Surtout qu'ils ne soient ni assez faibles ni assez confiants pour se laisser tromper par des contre-révolutionnaires, colons ou autres, qui ont intérêt de les égarer. Qu'ils sachent que c'étaient les planteurs contre-révolutionnaires, qui se disaient leurs amis, qui vendaient la colonie de Saint-Domingue aux Anglais ; qu'ils lisent le traité passé par les colons contre-révolutionnaires, signés à Londres en février 1793, et arrêté à Saint-Domingue sans doute bien longtemps avant, puisqu'il a fallu le temps aux porteurs de pouvoirs d'arriver en Europe. (Nous avons remis ce traité à votre comité de salut public). Que nos négociants lisent surtout la clause qui exige des Anglais, comme une des premières conditions de la servilité, un sursis de dix ans pour toutes les dettes ; qu'ils reconnaissent la religion de l'assemblée de Saint-Marc et de l'assemblée coloniale qui l'a suivie ; qu'ils apprécient le but de toutes les intrigues et de toutes es manoeuvres qu'ils ont ou favorisées ou méconnues ; qu'ils sentent enfin que es traîtres n'ont jamais voulu que les tromper, et ne cherchaient que l'indépendance des lois de la France et celle de leurs dettes.

Tandis que Galbaud était porteur du traité passé en février, qui livrait Saint-Domingue à l'Angleterre ; tandis qu'il voulait s'emparer de vos commissaires civils, les colons contre-révolutionnaires accusaient ces mêmes commissaires devant la Convention nationale, afin de consommer ou de légitimer les crimes de Galbaud, qu'eux et les contre-révolutionnaires de France avaient commandés de concert. Ils voulaient absolument déplacer vos délégués, à quelque prix que ce fût, afin d'avoir un champ libre et d'assurer l'exécution de leurs complots ; ils vous demandaient non pas de les faire juger, mais de les mettre hors de la loi.

Eh ! pourquoi ensevelir les preuves de leurs crimes ? S'ils sont coupables, il faut au contraire les mettre au grand jour. Ces accusateurs, qui se disent si patriotes, pourquoi ne vous demandent-ils pas plutôt un tribunal révolutionnaire dont nous avons tant besoin, et bien plus que de troupes ? Nous ne vous demandons pas de troupes ; nous voulons ménager la vie de nos braves soldats-citoyens, qui ne sont point faits aux climats brûlants, et qui sont nécessaires pour opposer en Europe aux armées plus qu'il n'en faut ; nous vous épargnerons les dépenses immenses de transport. Nous vous demanderons un tribunal révolutionnaire pour première localité ; pour seconde, des patriotes choisis, mais des patriotes à la façon de France, et voués invariablement à la république française, et ensuite de la poudre pour combattre : elle ne servira pas celle-là pour tirer sur les citoyens de couleur ni sur les noirs, mais bien sur les Anglais et les Espagnols.

Ce sont ces mêmes contre-révolutionnaires ou soi-disant patriotes qui, depuis quatre ans, ont induit en erreur presque tous les négociants de vos principales villes de commerce ; ce sont eux qui voulaient les ranger du parti fédéraliste, parce que ce système était parfaitement conforme à leurs vues, puisqu'il établit un gouvernement particulier à chaque département, c'est-à-dire le régime intérieur (ou petit corps législatif) ; régime tant désiré, tant sollicité par les colons, parce que c'est une indépendance de fait ; enfin ce sont encore ces mêmes hommes, n'en doutez pas, qui, d'accord avec les négociants aristocrates, royalistes ou fédéralistes, ont provoqué dans toutes ces villes des mouvements d'insurrection contre l'autorité nationale. Leur cause était commune ; les uns auraient perpétué l'infâme trafic des hommes, et les autres auraient éternisé l'esclavage.

Il est temps que le vil intérêt et que la cupidité mercantile se taisent et fléchissent devant la justice et la raison. Que les négociants qui sont attachés à leur patrie sortent enfin de leur aveuglement, et qu'ils jugent à présent, ainsi que tout le peuple français, entre nos commettants, vrais républicains, et les traîtres renégats de leur patrie.

Nous ne vous rappellerons pas qu'en 1790 des députés avaient été envoyés en Angleterre pour faire des propositions au ministre Pitt ; que depuis, dans les premiers jours de l'insurrection, on a arboré à Saint-Domingue la cocarde noire et foulé aux pieds notre cocarde nationale ; que depuis des commissaires particuliers ont été envoyés directement au tyran par cette assemblée coloniale conspiratrice : nous vous dirons seulement que ce sont les plus accrédités, les plus intrigants d'entre les colons blancs, qui, secondés par les chefs et les agents du gouvernement, ont excité le premier soulèvement des noirs à Saint-Domingue, justement à l'époque de la fête de Louis, et leur ont donné le nom du tyran pour cri de ralliement ; que ce sont eux qui depuis ont prolongé l'erreur des noirs et les ont ralliés aux Espagnols, afin de soutenir les royalistes et toutes les prétentions des aristocrates ; que ce sont eux qui étaient à leur tête et dirigeaient tout leurs mouvements.

Ne sont-ce point eux aussi qui ont livré aux Espagnols le fort de Ouanaminthe avec tous ses canons, ses munitions, ses approvisionnements et sa garnison, de quatre ou cinq cents hommes, sans tirer un seul coup de fusil ?
Ne sont-ce point eux qui ont négocié avec les Espagnols, et signé un traité pour leur livrer les quartiers de la Marmelade et de la Petite-Rivière ?

Ne sont-ce point eux qui ont fait passer, en un même jour et sans aucune attaque ni combat, onze cents hommes de nos troupes de ligne chez les Espagnols, avec armes et bagages ?

Ne sont-ce point eux qui étaient d'intelligence avec les Anglais au Môle et à la Jérémie, et qui leur ont livré ces deux places qui, depuis, ont été reprises ?

Ne sont-ce point eux encore qui, le 14 juillet dernier, aux Cayes, animés du même esprit qu'au Cap, ont soulevé tous les équipages de la rade, ont voulu faire égorger tous les citoyens du 4 avril, et ont tiré sur votre commissaire civil Delpech ?

Ce sont encore ces mêmes hommes, ces agitateurs turbulents qui soudoient deux gazettes contre-révolutionnaires à Philadelphie, pour injurier et calomnier les Français, déprécier vos ressources, vous aliéner l'esprit des Américains et entraver la marche de votre ministre dans ce pays.

Ce sont encore eux qui, sous le masque du patriotisme, se sont introduits dans les Sociétés populaires les plus distinguées, pour y égarer l'opinion publique sur les colonies, afin de perdre plus sûrement ce qu'ils appellent leurs ennemis, et surtout, ainsi qu'ils s'en vantent, ces infâmes commissaires civils, envoyés, disent-ils, par ces monstres de Jacobins.

Cette découverte et ces derniers renseignements, qui vous sont adressés par votre ministre auprès des Etats-Unis, nous ont été communiqués par la correspondance de Mangoury, votre consul à Charlestown, qui est journellement en butte à toutes les insultes des émigrés français, et dont la vie est même à chaque instant menacée par eux.;

Ce sont encore eux qui, d'accord avec les Anglais, interceptent toutes les communications. Ils ne veulent pas qu'il arrive la moindre nouvelle, ni de France dans les colonies, ni des colonies en France ; ils arrêtent tous les papiers ; ils fouillent jusque dans les endroits les plus secrets.

Ceux qui sont à la tête de cette inquisition, dans le continent de l'Amérique, sont Talon et Noailles, et quatorze ou quinze mille émigrés de France et de Saint-Domingue sont leurs agents.

S'il était permis de parler de soi, nous pourrions ajouter : ce sont eux encore qui, par une suite de leur système, ont voulu nous faire assassiner, à notre débarquement à Philadelphie, par les émigrés français réfugiés en cette ville ; ont forcé nos malles, enlevé partie de nos dépêches pour la Convention et pour les ministres, pillé tous nos papiers, notre argent, nos effets, ont appuyé le poignard sur le sein de mon collègue Belley, pour le forcer à quitter la cocarde nationale (ce qu'il n'a pas voulu faire), ont volé sa montre, son argent, tous ses effets, jusqu'à ceux de son enfant, enfin lui ont fait essuyer les plus mauvais traitements. Un de ces hommes à poignard disait à Belley, mon collègue : « Comment, coquin, tu oses être officier dans un régiment ! Tu as l'insolence de vouloir commander des blancs ! - Et pourquoi pas ? leur répondit mon collègue (et avec une fierté énergique, l'expression de celui qui sent profondément sa dignité d'homme) ; je sers depuis vingt-cinq ans sans reproche ; et quand on sait sauver des blancs et les défendre, on peut bien les commander. « Ce n'est que par une merveille que nous avons échappé aux poursuites de ces brigands, et sauvé le reste des dépêches pour la Convention. Ils voulaient nous empêcher d'arriver jusqu'à vous, parce qu'ils prévoyaient bien que nous allions vous découvrir la vérité, vous dénoncer tous leurs crimes, et démasquer tous les traîtres. Ils nous ont même poursuivis jusqu'ici, et à notre arrivée ils nous ont fait essuyer une nouvelle persécution. Nous ne nous plaindrons pas de ce que nous avons souffert. N'est-on pas trop heureux quand on fait quelques sacrifices à la patrie ? Il vaut mieux qu'un innocent soit victime quelques jours plus tôt que de laisser échapper un coupable.

Aujourd'hui nous pouvons faire entendre notre voix, nous pouvons dire la vérité ; nous devons la dire, nous la dirons.

Nous prions donc nos concitoyens de fixer toute leur attention sur la conduite des colons qui trompent la France depuis quatre ans. Ils ont eu le secret, ces colons, de se faire excepter de la liste des émigrés et d'échapper à la confiscation de leurs biens, qui, pour les émigrés, se montent à Saint-Domingue peut-être à 1 ou 2 milliards ; et aujourd'hui, tandis que d'une part ils tendent la main aux Espagnols, et que de l'autre ils se vendent à l'Angleterre (ainsi qu'on le verra par le traité que nous apportons), et qu'au continent de l'Amérique ils réclament ouvertement la protection de l'Espagne et de l'Angleterre, en insultant et en injuriant tout ce qui tient à la France, ils ont l'impudence de tendre une troisième main à cette même France, et d'en imposer à la Convention nationale au point qu'elle était prête à leur accorder des secours, à leur donner le sang du peuple français et son numéraire pour combattre, au nom de la France, les Français de Saint-Domingue restés fidèles à la république et armés pour sa cause. Déjà ils pressaient l'expédition, parce qu'ils redoutaient que le temps ne vînt à découvrir leur trame criminelle. Ils sollicitaient tous des passeports pour aller eux-mêmes exécuter leur infâme trahison, pour aller jouir du marché qu'ils avaient conclu.

Que tous les Français se réveillent donc de leur léthargie ; qu'ils ouvrent enfin les yeux sur ces colons perfides, sur les serpents qu'ils réchauffent dans leur sein ! Jamais les Anglais n'ont eu dans l'intérieur de la France des agents plus fidèles ni plus dangereux pour nous. Ne sait-on pas que tous les colons sont nobles, très nobles, hauts et puissants seigneurs, liés avec tous nos ennemis, émigrés et autres ; qu'ils ont à Londres Malouet, Vaudreuil, Lameth, et peut-être deux mille colons comme eux, des plus riches et des plus animés contre vous, qui sont leurs agents et leurs correspondants, et qui, étant tous émigrés, n'ont que le moyen de vous tromper pour rentrer, loin de vos yeux, sur le territoire français ?

Ne voit-on pas cette chaîne de conspirations qui se tient ? Et tandis qu'on voulait livrer Toulon et Brest, nos plus beaux ports, le dépôt de toutes nos forces navales, les agents perfides du ministère britannique commandaient à Saint-Domingue la défection entière de toute notre marine, pour livrer en même temps la plus belle de nos colonies.

Le silence seul des colons sur Galbaud qui a reçu des Anglais la torche allumée pour incendier le Cap, la plus belle ville de Saint-Domingue, la plus riche de toute l'Amérique ; sur ce Galbaud qui est aujourd'hui accueilli et réfugié chez les Anglais en Canada, ne suffit-il pas pour démasquer ces coupables ? D'ailleurs on ne peut douter que Galbaud ne fût le complice des colons, leur adjoint, leur ami, leur créature ; il était noble comme eux , fils d'un ancien conseiller du Port-au-Prince, fils de colon, colon lui-même, envoyé par Périgny, qui était colon, fils et neveu de colon, et de plus de l'ancienne marine, dont les chefs à Saint-Domingue étaient tous de l'ancienne marine royale : leur coalition et leur perfidie ne sont-elles pas évidentes ?

Depuis la guerre il ne peut arriver aux colons aucune ressource, il ne vient point de bâtiments. Celui qui fait le plus de revenus dans les opérations, dans les quartiers intacts, est à l'instar de celui qui n'en fait aucuns. Eh bien ! la plus grande partie de ceux qui sont en France, et surtout les meneurs, les agents, ne manquent de rien et sont dans l'opulence.

Leurs associés, leurs complices, qui sont dans le continent de l'Amérique, et qui y persécutent tout ce qui veut porter le nom de Français et la cocarde nationale, enrichissent les traiteurs, y étalent un luxe scandaleux, y jouent l'or à pleines mains, y donnent enfin dans tous les excès les plus dispendieux.

Ne voit-on pas la main de Pitt fournissant à toutes ces dépenses, dirigeant tous les fils de la plus horrible des conspirations et aiguisant tous les poignards de ces conjurés à sa solde ?
Quel est l'esprit assez endurci ou assez froid pour sa patrie, qui pourrait en douter ? S'il en est, eh bien ! qu'il examine avec réflexion, qu'il lise avec attention la relation que nous allons faire imprimer d'abord, et un mémoire sur la situation générale de Saint-Domingue, qui la suivra de près.

Nous nous attendons bien que les ennemis des citoyens de couleur et des noirs vont les calomnier auprès du peuple français. Ils vont les peindre comme des hommes méchants et indisciplinables, enfin comme des être cruels et féroces. Citoyens français, ne les croyez pas ; ceux qui tiennent ce langage ne sont pas des colons fidèles, ce sont des colons contre-révolutionnaires qui font la guerre à la liberté et à vous-mêmes, d'accord avec des émigrés français ; ne les croyez pas, ils vous ont trompés tant de fois ! Ces noirs qu'on vous peindra si méchants, autrefois réunis dans des ateliers de trois, quatre ou cinq cents, se laissaient conduire par un seul blanc sans rien dire, et étaient dociles à tous ses caprices. S'ils étaient si féroces, les aurait-on menés si facilement ? Leur méchanceté n'est que dans le coeur de leurs oppresseurs ; c'est un prétexte que ceux-ci prennent pour justifier l'esclavage ; et quand les noirs auraient été méchants, nous ne pourrions pas raisonnablement leur en faire un crime, car la servitude déprave l'homme ; mais la méchanceté heureusement n'est pas naturelle.

Depuis trop longtemps, ils avaient été vexés, opprimés et souvent torturés, martyrisés de toutes les manières : se sont-ils permis quelques vengeances ? n'ont-ils pas, au contraire, sauvé un grand nombre d'Européens dans les journées désastreuses des 20 et 21 juin ? N'ont-ils pas, au milieu des combats, respecté tous ceux qui étaient sans armes ? n'ont-ils pas sauvé tous leurs maîtres qu'ils escortaient eux-mêmes jusque dans le camp des commissaires ? Depuis que la guerre civile, allumée par Galbaud, a cessé par sa fuite, s'est-il commis un seul meurtre ? Que leurs ennemis parlent, qu'ils en citent un seul, nous les en défions ! Non, l'espèce africaine n'a pas à rougir d'un seul assassinat. Je vous observe que ce ne sont point les noirs, jadis esclaves, ni les citoyens du 4 avril qui ont été les agresseurs. Ils n'ont fait que se défendre, que résister à l'oppression, que protéger la sûreté des délégués de la république française. Si les noirs, depuis ce temps, ont mérité quelques reproches d'indiscipline, excusez-les, citoyens ; ce sont quelques mouvements d'effervescence ; c'était l'effort d'un peuple encore nouveau qui brisait ses chaînes, et ne pouvait le faire sans quelque bruit, tant elles étaient pesantes. Ils ont été au premier moment agités du fanatisme de la liberté ; ils ne faisaient que d'être émancipés ; ils devaient naturellement avoir besoin de guides. Le monde, les lumières, les sciences ne se sont perfectionnés que par degrés, et il est pour les hommes un passage nécessaire de la jeunesse à la virilité.

Législateurs, on calomnie les noirs, on envenime toutes leurs actions, parce qu'on ne peut plus les opprimer. Nous les mettons sous votre sauvegarde. Vous saurez démêler les causes de toutes ces accusations. - Il ne faut attribuer les écarts de la liberté qu'à ceux qui voudraient la détruire.

Dans tous les points de la clause que nous vous soumettons, ce sont les criminels qui sont les accusateurs. Lorsque les détracteurs des noirs présenteront le tableau de quelques-unes de leurs erreurs ou même de leurs fautes, ils ne feront que l'énumération de leurs propres forfaits. Ils les opprimaient quand ils étaient esclaves et qu'ils courbaient la tête ; aujourd'hui ils les calomnient, parce qu'ils l'osent relever un peu. Les fautes des malheureux noirs, je le répète, ne sont jamais, n'ont jamais été que les crimes de ceux qui les égarent après les avoir opprimés. Les noirs ne sont pas cruels, comme des colons blancs aiment à le dire, et l'existence de leurs ennemis prouve assez que les noirs sont patients, exorables et généreux. Les noirs ont même le germe des vertus : ces vertus leur appartiennent, leurs défauts viennent seuls de nous ; ils sont naturellement doux, charitables, hospitaliers, très sensibles à la piété filiale ; ils aiment la justice et ont le plus grand respect pour la vieillesse : ces vertus, peuple français, les rendent encore plus dignes de toi.

Citoyens représentants, songez que l'ignorance du bien est souvent la source du mal : instruisez ces hommes nouveaux ; qu'ils soient éclairés en votre nom par des patriotes patients et vertueux ; que par vos décrets ils reçoivent des leçons de sagesse et de vertus républicaines. La nature, la loi en ont fait des hommes, l'instruction en fera des hommes de bien. En tenant de vous leurs droits, ils en seront plus attachés à leurs devoirs : le premier de tous sera pour eux de combattre pour votre patrie, qu'ils regardent comme la leur. Autrefois ils n'étaient pas obligés de défendre leurs chaînes, mais aujourd'hui, en reconnaissance du nom de Français qu'ils vous devront, ils consacrent tous leur vie à votre service, et ils sont à Saint-Domingue au nombre de quatre cent mille à votre disposition, dont il ne tient qu'à vous de faire autant de soldats. Déjà, en attendant vos ordres, à la première nouvelle de l'invasion des Anglais, ils ont commencé dans le Nord par jurer de périr tous jusqu'au dernier, et de s'ensevelir sous les décombres de Saint-Domingue plutôt que de recevoir une domination étrangère.

Source : WWW.UNE-AUTRE-HISTOIRE.ORG

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:15

 

Les pays Africains  francophones qui paient la redevance coloniale pour une durée de 99 ans. CE SONT TOUS LES PAYS cfa-risés

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Plusieurs pays africains continuent de payer un impôt colonial en 2014

Saviez-vous que beaucoup de pays africains continuent de payer de l’impôt colonial en France depuis leur indépendance jusqu’à aujourd’hui!

Lorsque Sékou Touré de Guinée a décidé en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et a opté pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était si furieux, et dans un acte historique de fureur, a tout détruit dans le pays qui représentait ce qu’ils appelaient les avantages de la colonisation française.

Trois mille Français ont quitté le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé: écoles, crèches, bâtiments de l’administration publique ont été émietté; voitures, livres, médicaments, instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et saboté; chevaux, vaches dans les fermes ont été tués, et de la nourriture dans les entrepôts ont été brûlés ou empoisonné.

Le but de cet acte scandaleux était d’envoyer un message clair à tous les autres colonies que les conséquences du rejet de la France serait très élevé.

Lentement la peur réparties creux de l’élite africaine, et aucun après les événements de Guinée n’a jamais trouvé le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était

«Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage.”

Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’Afrique de l’Ouest, a trouvé une solution de juste milieu avec les Français.

Il ne veut pas que son pays continu une domination française, par conséquent, il a refusé de signer le pacte de colonisation que De Gaule  proposé, mais a accepté de payer une dette annuelle de la France pour les soi-disant avantages que le Togo a obtenu de la colonisation française.Ce sont les seules conditions pour les Français de ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant «dette coloniale» était proche de 40% du budget du pays en 1963.

La situation financière du Togo nouvellement indépendant était très instable, de sorte afin de sortir de la situation, Olympio a décidé de sortir l’argent coloniale française FCFA (franc des colonies françaises d’Afrique), et délivrer la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après, il a commencé à imprimer son pays de sa propre monnaie.Olympio a été tué par un ex français Légionnaire sergent de l’armée appelé  Etienne Gnassingbé  qui soi-disant reçu une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome.

Le 30 Juin 1962, Modiba Keita  , le premier président de la République du Mali, a décidé de se retirer de la coloniale FCFA de monnaie française qui a été imposée à 12 pays africains nouvellement indépendants. Pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, était un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’un coup d’Etat menée par un autre légionnaire français des Affaires étrangères ex, le lieutenant Moussa Traoré .

En fait, durant cette période turbulente des combats d’Afrique se libérer de la colonisation européenne, la France utilisaient à plusieurs reprises de nombreux anciens légionnaires étrangers  pour effectuer des coups contre les présidents élus:

  • - Au 1er Janvier 1966, Jean-Bedel Bokassa , un ex légionnaire français , portait un coup d’Etat contre David Dacko , le premier président de la République centrafricaine.
  • - Le 3 Janvier 1966,  Maurice Yaméogo , le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana , un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance.
  • - Le 26 Octobre 1972  Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président  Hubert Maga , le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’Etat contre le président, après il a fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970 .

En fait, au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups d’Etat, dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex-colonies françaises, ce qui signifie que 61% des coups d’Etat se sont déroulés en Afrique francophone.

 

Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais actif à conserver une forte emprise sur ses colonies.

En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré:

 

«Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [du monde]“

 

Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que:

 

 «Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au 21e siècle”

 

14 pays africains sont obligés de payer une dette à la France

14 pays africains sont obligés par la France, via un pacte colonial, de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous contrôle du ministre français des finances.

En 2014, le Togo et 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’Etat. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France avec style de vie somptueux, tandis que leurs gens endurent la misère et le désespoir.

C’est un système dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à céder le système colonial met environ 500 milliards de dollars à la trésorerie annuelle de la France.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales à la place, mais il ya une explication claire de ce comportement. Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tuer ou victime d’un coup d’Etat. Ils veulent une nation puissante pour les sauvegarder en cas d’agression ou de la difficulté. Mais, contrairement à une protection amical de la nation, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange de ces dirigeants renoncent à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

En 1958, effrayé des conséquences de son choix indépendance de la France, Léopold Sédar Senghor a déclaré:

“Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France, pas en litige.”

 

Voici les 11 principales composantes du pacte de colonisation qui dure depuis les années 1950:

 

# 1. La dette coloniale et les avantages pour la France

Les pays nouvellement «indépendants» doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

# 2. Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

La France récupèrent des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961: Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon .

En bref, plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations »contrôlés par le Trésor français. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres.

Le groupe est restreint à de hauts fonctionnaires du Trésor français qui connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis; ils sont interdits de divulguer des informations aux banques CFA ou les banques centrales des Etats africains. », écrit  le Dr Gary K. Busch

Il est maintenant estimé que la France quémande et reçoit près de 500 milliards aux pays africains dans sa trésorerie, et empêche ceux qui veulent jeter une lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d’accéder à seulement 15% de l’argent dans une année donnée. S’ils ont besoin de plus que cela, ils doivent emprunter de l’argent supplémentaire à des taux commerciaux élevés.

Pour rendre les choses plus tragiques, la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays pouvaient emprunter. Le plafond est fixé à 20% de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français  Jacques Chirac  a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici la vidéo où il s’exprime sur le système d’exploitation français. «Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain.”

 

 

  


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=OzPITL1WLY0#t=10

# 3. Droit de premier refus sur toute ressource brute ou naturel découverte dans le pays

La France a le premier droit d’acheter toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex-colonies. C’est seulement après la France disait: «Je ne suis pas intéressé”, que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

 

N ° 4. Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics

Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après que ces pays pourraient chercher ailleurs.

En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

 

# 5. Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires de pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les «accords de défense» attachés au pacte colonial, les Africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France.

La situation sur le continent est maintenant que la France a formé des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en veille quand ils ne sont pas nécessaires, et actifs en cas de besoin d’un coup d’Etat ou d’autres fins!

 

# 6. Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts

Sous quelque chose appelé «Accords de défense» attachés au pacte colonial, la France avait le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans les bases et installations militaires dans ces pays, entièrement géré par les Français.

Bases militaires françaises en Afrique

Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’Etat. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, des hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflict, ont tiré sur des civils et tué beaucoup.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, la France estime que la communauté d’affaires française avait perdu plusieurs millions de dollars lors de la ruée de quitter Abidjan en 2006 l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.

Après la France a réussi le coup, et transféré le pouvoir à Alassane Ouattara , la France a demandé le gouvernement Ouattara à verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

En effet, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

 

# 7. Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation

Oui, monsieur. Vous Devez speak français, la langue de Molière!

Une langue française et l’organisation de la diffusion de la culture a été créé appelé «Francophonie» avec plusieurs satellites et les organisations affiliées contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

 

# 8. Obligation d’utiliser la France coloniale de l’argent FCFA

C’est la véritable vache à lait pour la France.Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français. Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France de se débarrasser du système, mais sans succès.

 

# 9. Obligation d’envoyer le rapport annuel à la France, solde et réserve.

Sans le rapport, pas d’argent.

Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex-colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex-colonies est effectué par la France.

 

# 10. Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation par la France

La plupart des pays ne disposent que des alliances militaires avec leurs ex-colonisateurs!

 

# 11. Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

Plus d’un million d’Africains soldats se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour la lutte pour la «Grandeur de la France” à l’avenir.

 

Conlusion de la relation de la France avec l’Afrique.

D’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il ya ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé, habitées par des paranoïaques et psychopathe “Fonctionnaires de Haut” qui répandent la peur de l’apocalypse si la France allait changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle: ils sont le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais les Français eux-mêmes.

La question qu’on peut se poser l’impôt colonial français Jusqu’à quand ??

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 (près d’un siècle et demi) pour les pertes causées à des marchands d’esclaves français par l’ abolition de l’esclavage  et de la libération des esclaves haïtiens.

source: Mawuna Remarque KOUTONIN

 

 

Côte d’Ivoire : La Cité RAN vendue à un Libanais, les habitants tentent d’en ‘’finir’’ avec les huissiers

 

RAN PK6 a connu une chaude ambiance ce vendredi matin, quand des huissiers commis à l’expulsion des habitants sont venus leur signifier le départ pour ce samedi 1er février, Comme constaté sur place par KOACI

En effet selon, les manifestants rencontrés au sein de ladite cité, un Libanais leur aurait signifié avec titre foncier en main mercredi dernier, être le nouveau propriétaire des lieux et donc par conséquent ils avaient jusqu’au samedi pour quitter leurs maisons qu’ils habitent depuis 1954.

C’est ainsi que dans la matinée de ce vendredi 31 janvier 2014 des huissiers commis par le Libanais en question sont arrivés avec des documents confirmant leur départ de la cité RAN.

Manque de pot pour eux, ils seront pris en otage par les habitants du quartier qui entre temps avaient dressé des barrages sur la voie principale créant des désagréments aux automobilistes.

Mais la police arrivée promptement, à l’aide des gaz lacrymogènes et l’appui du député de Marcory, François Helms, réussiront à les exfiltrer au grand désarroi des nombreux jeunes de la cité armés de bois qui voulaient coûte que coûte en ‘’finir’’ avec ses hommes de loi.

Au moment au nous quittions les lieux, les esprits s’étaient calmés et la circulation avait repris sur la rue Langevin, en attendant la date fatidique du samedi, c’est-à-dire demain, pour leur expulsion. Il Y aura encore des étincelles dans l’air, comme promis par les riverains.

Par Donatien Kautcha

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:13

CRISE ET AUSTÉRITÉ 

 

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                                                                       Robert Bibeau

 

La crise économique est systémique 

 

            La crise économique est le symptôme le plus apparent du dysfonctionnement de l’ensemble du mode de production et d’échanges des  marchandises (biens et services). Le système économique capitaliste ne parvient plus à résoudre ses contradictions internes et à assurer la valorisation du capital, l’accumulation des profits, et sa reproduction élargie. Chaque composante du système est déficiente dans son fonctionnement interne et dans ses interrelations réciproques avec les autres composantes économiques (monnaie, crédit, bourse, banque, usine, énergie, commerce, transport, main-d’œuvre, recherche, etc.). C’est pourquoi nous disons que la crise économique est systémique.

 

La crise économique systémique est mondiale 

             

                Les économies nationales indépendantes n’existent plus nulle part au monde. Aucune économie nationale, aucun pays n’est aujourd’hui économiquement indépendant ou détaché du système global et mondial de l’économie impérialiste moderne. Ceci  inclut les États-Unis d’Amérique, la superpuissance déclinante, ainsi que la Chine impérialiste, la superpuissance ascendante. Ce postulat implique qu’aucune solution locale, régionale ou nationale n’est envisageable pour mettre fin à cette crise. Si solutions ils y avaient, elles ne pourraient qu’être mondiales. C’est la raison pour laquelle nous disons que la crise économique est systémique et mondiale.

 

La crise économique systémique est globale   

 

                Toutes les sphères et tous les secteurs de l’économie, y compris l’agriculture hyper mécanisée, l’industrie délocalisées ou non, l’énergie hydro-électrique, nucléaire, fossile et  renouvelable, l’industrie minière, les pêcheries, la foresterie, le tourisme, la construction, les transports, les télécommunications, l’alimentation, le textile et le vêtement, le logement, le commerce de gros et de détail, les banques et les fiducies, les régimes de retraites, le crédit, les monnaies nationales, la bourse, la consommation en général et la gouvernance municipal, provincial, national et multinational subissent tous globalement la crise économique systémique. C’est pourquoi nous disons que la crise économique est systémique et globale.

 

La crise économique conséquence du développement inégal, combiné et par bonds 

 

                Le développement historiquement différencié de l’économie politique impérialiste moderne du mode marchand, au mode industriel, puis au mode financier; couplée à la répartition inégale des ressources naturelles, des énergies fossiles, de la main-d’œuvre qualifiée et non qualifiée, des moyens de production, et conséquemment de la puissance militaire, ont entraîné un développement économique inégal, d’un pays à un autre et d’une région à une autre, tous imbriqués les uns dans les autres – et tous interdépendants – chaque pays ayant un rôle spécifique à jouer dans le concert du développement impérialiste anarchique et par bonds saccadés –. Tantôt la crise économique s’amorce dans les pays du Sud-est asiatique, tantôt c’est au Japon, tantôt c’est la bourse de New-York qui s’enflamme et tantôt c’est l’euro qui s’étrangle. C’est la raison pour laquelle nous disons que la crise économique systémique mondiale et globale est le compagnon de route obligée de l’impérialisme moderne.    

  

La crise économique systémique est anarchique et aggrave les injustices 

 

                Le système économique et social – le mode de production in fine – dans lequel le Québec, le Canada, la France, les États-Unis et les autres pays du monde évoluent et survivent – tant bien que mal – est anarchique et non planifié. Il est le produit de la «libre entreprise» du «libre marché» et de la concurrence sauvage entre des monopoles qui s’approprient tous les moyens de production et d’échanges et toutes les ressources pour leur bénéfice exclusif. Le système économique impérialiste anarchique est le produit de l’accumulation débridée de profits mirobolants, accaparés à n’importe quel prix par des malappris. Il est le fruit de la concentration du patrimoine mondial entre les mains d’une clique de riches narcissiques dont environ 85 milliardaires détiennent la moitié des richesses mondiales (1). Alors que de l’autre côté du miroir deux milliards d’humains survivent avec moins de 2 dollars par jour (730 $ par année) ce qui évidemment ne constitue pas un marché lucratif pour l’écoulement des marchandises. Ce sont les raisons pour lesquelles nous disons que la crise économique systémique est discursive, récursive et anarchique et ne peut être réglée de l’intérieur

 

La crise économique systémique entraîne l’austérité contre les salariés           

 

                Les politiques d’austérité mises en place par les différents gouvernements, administrations municipales, gouvernements provinciaux, parlements nationaux et organismes  multinationaux, visent toutes à préserver les profits des entreprises privés qu’elles soient petites, moyennes, grandes ou super grandes et à sauvegarder les dividendes des oligopoles, les bénéfices des requins de la finance, les revenus des banques et des milliardaires privés. La façon  que les gouvernements tentent de sauver les entreprises privées de la faillite, et de l’érosion de leurs profits, consiste à transférer le fardeau de la crise économique sur le dos des salariés, des travailleurs, des chômeurs et de leurs familles, des pauvres et même de la petite bourgeoisie qui voient leurs taxes et leurs impôts, leurs loyers, et leurs emprunts s’envoler plus vite que leurs revenus. C’est la raison pour laquelle nous disons que les politiques d’austérité ne sont pas les  causes mais bien les conséquences de la crise économique mondiale et globale.

 

Les salariés sont lourdement taxés              

 

                Nous observons les hausses de taxes telles que la TVQ (qui est passée à 9,5% en 2012) et les surcharges d’impôt prélevés directement sur les salaires affectant tous les salariés qui forment 90% des travailleurs actifs. Nous observons les augmentations des charges sociales couplées à des hausses de tarification des biens et des services produits et distribués par l’État. Le coût des services publics et les taxes à la consommation sont prélevés directement à l’achat, alors que les taxes municipales et scolaires sont calculées sur la valeur de la propriété foncière, ce qui laisse aux salariés bien peu de capacité de frauder le fisc. Chacun est en droit de se demander quelles sont les véritables visées de l’État policier quand il lance des campagnes hystériques à propos de la fraude fiscale généralisée de la part des salariés? Pendant ce temps les salaires stagnent ou régressent entrainant la paupérisation de la classe ouvrière et de tous les salariés. Ce sont les raisons pour lesquelles nous disons qu’il faut rejeter ces propos mensongers de la part de l’État policier et des médias affidés.

 

Ce sont les riches qui planquent leurs fortunes dans les paradis fiscaux  

     

                Rien n’est fait pour empêcher l’évasion fiscale des milliardaires et des entreprises multinationales apatrides qui dissimulent 15 mille milliards de dollars dans les paradis fiscaux «offshore». Toutes les organisations internationales tolèrent et encouragent secrètement ces pratiques, tout en s’en plaignant hypocritement publiquement. Depuis plusieurs années les pontifes des États capitalistes critiquent l’évasion fiscale dans les «paradis fiscaux», ces entités de non-droit international, qui minent les fiscalités nationales. Cependant nombre de ces pays plumitifs entretiennent sur leur territoire de tels paradis fiscaux frauduleux (2). Ce salmigondis des paradis fiscaux illicites dissimule des abris fiscaux et des échappatoires fiscaux légaux et «immoraux», selon la morale prolétarienne du moins.

 

                La fiscalité des entreprises, des banques et des compagnies de finance et leurs dérives laxistes sont intimement liées au processus d’internationalisation de l’activité économique générale. Dans un contexte économique fortement «libéralisé», suite aux accords économiques et commerciaux globaux – ALENA et Union européenne, Accords Asie-Pacifique – (3), sous une conjoncture où les technologies de l’information permettent des communications en temps réel, où la productivité est en hausse dans les pays émergents (davantage que dans les pays développés), où le transport des marchandise est de moins en moins couteux, il n’a jamais été aussi facile d’éparpiller les différentes usines du processus de production-assemblage et les différents éléments d’une entreprise lucrative et de les opérer à distance, déplaçant les revenus et les dépenses selon la convenance. L’«optimisation fiscale» (payer moins d’impôts et de redevances) n’est pas la cause mais le résultat naturel de ce phénomène qui entraîne la conversion des rentes et des dividendes en monnaies étrangères qui engendrent l’évasion fiscale générale et le délitement des frontières nationales (quand il en reste), lançant les ouvriers du Canada en concurrence contre les ouvriers chinois et indiens pour le plus grand bénéfice des collecteurs de profits (4). 

 

                Ce ne sont pas les ouvriers et les petits salariés qui fraudent le fisc, comme la propagande gouvernementale et celle des médias à la solde voudraient nous le faire croire. Ce sont les actionnaires des compagnies privés, les hauts dirigeants, les «tondeurs de coupons», les milliardaires, les spéculateurs et les boursicoteurs, les criminels mafieux aux revenus sulfureux, les membres des conseils d’administration qui accumulent les millions ($) et les membres des conseils de directions payés en actions et en «stock options» qui obtiennent de généreux dégrèvement fiscaux et des parachutes dorés, en plus de planquer leur pognon dans les paradis fiscaux avec la complicité de tous les États nationaux et celle des organisations de la gouvernance internationale (FMI, BM, OCDE, Swift, Libor, ALENA, CPI, ONU, etc.) (5).  Il est totalement impossible de renverser cette tendance à la fraude fiscale par les riches et pour les riches puisque ce sont ces mêmes potentats qui commandent aux États policiers – par thuriféraires interposés (6). Pire, si un État bourgeois s’avisait d’imposer les fortunés avec équité, ceux-ci s’évaderaient vers des cieux délétères et compassés. C’est la raison pour laquelle nous disons que la solution au scandale de l’évasion fiscale sera mondiale et globale (7).

 

Les prélèvements fiscaux dépouillent les salariés de leur capacité de consommer          

               

            Ce que les divers paliers de gouvernement arrachent aux consommateurs – aux travailleurs – aux  payeurs de taxes d’une main, ils le redonnent aux banquiers et aux entreprises privés de l’autre main, mais ce faisant les entreprises, les marchands et les commerçants ne parviennent plus à vendre leurs marchandises et leurs services car leurs clients – contribuables – travailleurs – consommateurs n’ont plus suffisamment d’argent pour acheter les produits qu’on leur offre à profusion sur les marchés de consommation. À ce processus de réquisition du pouvoir d’achat s’ajoute l’inflation qui gruge les deniers de l’employé et le chômage qui finit de miner complètement le pouvoir d’achat des salariés. C’est la raison pour laquelle nous disons que la crise économique est une crise de surproduction dans un monde de privation.

 

Les subventions aux entreprises privées ne font qu’exacerber la crise     

               

            Le États soi-disant démocratiques et les États ne se couvrant d’aucun verni  démocratique, sont à la botte des riches et ne sont pas au service du public, du citoyen, du contribuable, du retraité, du patient, de l’étudiant, de l’électeur, du chômeur ou du travailleur. Les politiciens bourgeois sont au service des banquiers, des milliardaires, des actionnaires des multinationales transfrontalières, de ceux qui financent leurs élections et leur assurent une bonne couverture médiatique. Les gouvernements et les parlements adoptent des lois pour servir les entreprises – pour garantir leurs bénéfices, leurs profits, leurs rentes et leurs dividendes. Les efforts financiers consentis sont gigantesques de la part de l’État des riches – sous forme de subventions (au Québec on dénombre 2 300 programmes de subventions gouvernementales destinés au privé), mais aussi, sous forme de congés de cotisations aux régimes de pension, sous formes de décharge des charges sociales et municipales et de dégrèvement d’impôts pour les corporations privées. En 2014, au Québec, une entreprise paye un maximum de 26,90% d’impôt sur ses bénéfices nets, soit 15% au fédéral et 11,90% au provincial (8). Par contre, le  taux d’imposition d’un salarié peut atteindre 55% (provincial et fédéral). C’est la raison pour laquelle nous disons (sans illusion!) queles gouvernements devaient imposer les riches et les entreprises privées plutôt que de les subventionner.

               

            Il faut être conscient que les gouvernements bourgeois ne peuvent rien y changer puisqu’à l’instant ou l’État fait mine de hausser les impôts, les redevances minières, les «royautés» pétrolières, ou forestières, ou hauturières, ou qu’il suggère d’augmenter les tarifs privilégiés d’électricité (0,04$ le kilowatt) les corporations multinationales menacent de fermer leurs usines canadiennes et de les transférer dans un pays au gouvernement plus concilient. La classe ouvrière est placée devant le dilemme de réclamer la hausse des redevances, des taxes et des impôts des entreprises et de perdre son boulot. C’est la raison pour laquelle nous disons que la mondialisation et la globalisation de l’économie impérialiste rend cette menace efficace.

               

            Les aides gouvernementales en capital ne visent aucunement à pallier au manque de liquidité capitalistique puisque les entreprises privées canadiennes avaient stocké 600 milliards d’encaisse (2013) en prévision d’une occasion d’affaire (9). Les compagnies monopolistes canadiennes regorgent de capitaux comme celles de tous les grands pays impérialistes. Ce qui manque ce ne sont pas les capitaux à investir, ce qui fait défaut ce sont les marchés lucratifs à conquérir, les occasions d’affaires où investir, et les opportunités de spolier les salariés. Sans marché solvable, inutile d’investir pour produire de nouvelles marchandises qui vont encombrer les inventaires. C’est la raison pour laquelle nous disons que malgré l’aide gouvernemental aux entreprises capitalistes, la crise économique systémique poursuit sa dégringolade inexorable.

 

La spéculation boursière incontrôlée accentue la crise économique  

               

            La crise économique de 2008, quelques fois appelée dans le monde anglophone Grande Récession    est une catastrophe dans laquelle sont entrés la plupart des pays industrialisés à la suite du krach boursier de l’automne 2008, lui-même consécutif de la crise des «subprimes» de 2007. Les États-Unis ont été les premiers à entrer en récession, en décembre 2007, suivis par plusieurs pays européens au cours de l’année 2008 (10). La France n’est entrée en récession qu’en 2009. Le Canada y a échappé de justesse. Cette crise économique mondiale est considérée comme la pire depuis la Grande Dépression.

 

                À l’été 2007, les prêts hypothécaires américains ont été un élément déclencheur de la crise financière qui a entraîné la crise économique de 2008-2010. L’origine en est soulignée par un communiqué émis en août 2007 par un banquier français qui indiquait que sa banque suspendait la cotation de trois de ses fonds du fait de « l’évaporation complète des liquidités » de certains marchés américains. Traduisant cet oukase singulier en langage vernaculaire, cela signifiait que du jour au lendemain de l’argent, du capital spéculatif s’était évaporer (sic), avait disparu on ne sait où ni comment. Cette énigme est majeure pour la compréhension du fonctionnement du système d’économie impérialiste. Nous y reviendrons.

 

                S’ils n’ont pas à eux seuls provoqué une crise d’une telle ampleur, les prêts hypothécaires à très haut risque (subprime) ont été l’élément qui a déclenché le mouvement ébranlant tout le système banquier-financier en difficulté:

 

  le transfert d’actifs douteux des banques vers le marché boursiers, ce que les boursicoteurs appellent la titrisation de ces supposés «actifs» parasites (11) ;

  la création d’actifs complexes et opaques, ce que nous appelons l’arnaque boursière ;

  la complicité des agences de notation qui n’évaluaient pas les risques de ces «actifs» toxiques ; 

  l’application de normes comptables dite de «fair value», des normes pour fraudeurs ;

  les défaillances entendues des régulateurs à corriger les «failles» dans un contexte où le système banquier-boursier-financier avait été largement dérèglementé, globalisé, mondialisé ;

  la manipulation des taux d’intérêts sur les prêts par les «too big to fail».  Lors de la crise de 2008 la valeur totale des actifs dits toxiques (dont les  subprime) est estimée à environ 800 milliards de dollars et les pertes induites par les banques se situent entre 2200 et 3600 milliards de dollars dans le monde. Alors que la capitalisation boursière mondiale a chuté de presque 50% en 2008, passant de 62 747 milliards  de $ fin 2007 à 32 575 milliards de $ fin 2008, soit une perte de 30 000 milliards de $, ou 30 fois plus que la perte originale. L’édifice financier s’était écroulé comme un château de carte. C’est ce qui se reproduira lors du prochain crash financier.                 

 

« C’est dire le prix de la défiance, dûe aux anticipations du marché, comparée à la valeur réelle des choses. D’autant plus que du côté de l’économie réelle, il n’y a pas eu de destruction de valeur de l’appareil de production ni des clients potentiels des entreprises  (citons l’exemple des compagnies aériennes dont la valeur boursière est tombée en dessous de la valeur des actifs correspondant aux avions en leur possession). Simplement le marché anticipe par méfiance et pessimisme des pertes futures qu’il chiffre au présent, en valeur actuelle nette, via le cours de bourse.»  ergote l’économiste en herbe tétanisé (12). C’est la raison pour laquelle nous affirmons quela spéculation boursière inavouable est incontrôlable.

 

La crise financière est la compagne de route de l’impérialisme moderne 

 

                Le crash boursier de 2008 qui a entraîné la Grande Récession, dans laquelle incidemment nous pataugeons, fut le résultat imprescriptible et incontournable de l’évolution naturelle et normale du système d’économie impérialiste moderne. Résumons simplement l’enchainement de ce processus obligé. Au commencement, il y a une société ayant des besoins à combler et offrant un marché. Un agent économique (les capitalistes) s’empare du pouvoir économique, politique et idéologique et propose non pas des biens et des services pour combler ces besoins variés, cet agent économique propose des «marchandises», c’est-à-dire des produits sortis de ses usines, de ses manufactures, de ses ateliers de service, de ses chantiers de construction, de ses moyens de transports qui appartiennent tous aux actionnaires propriétaires  des moyens de production et d’échanges. Cet agent économique capitaliste privé remplit les fonctions de production et d’échange pour l’unique raison d’empocher des profits à profusion puis de les réinvestir pour enclencher un nouveau cycle économique profitable. La motivation du propriétaire privé des moyens de production et d’échanges n’est pas de satisfaire les besoins sociaux de la population mais de satisfaire ses actionnaires.   

 

                Le deuxième mouvement de ce drame shakespearien survient au moment où dans ce mouvement de production de marchandises et de services pour faire jaillir le profit des mains de l’ouvrier spolié, le contraire survient, et plus le processus s’industrialise, s’automatise et se mécanise, plus le profit s’amenuise, plus le capitaliste exige de productivité de la part du salarié, pour obtenir plus de surtravail à spolier, et moins il ne reste de salaire réel aux salariés pour consommer et enclencher un nouveau cycle de production-consommation-accumulation. Le marché solvable rétrécit tandis que les capacités de production s’intensifient et inondent les marchés de consommation de produits que de moins en moins de clients sont en mesure d’acheter.

 

                Étant donné que le bénéfice des banquiers, des financiers, des traders boursiers sont tous tirés de la plus-value – du surtravail spolié aux ouvriers – et donc du capital financier actif et productif, le rétrécissement des marchés entraine le ralentissement de la production ainsi que du cycle de reproduction élargie du capital, ce qui provoque automatiquement l’abaissement des bénéfices dans tous le système économique. C’est alors que boursicoteurs, traders, banquiers et financiers ont imaginé d’ouvrir le crédit à la consommation afin de faire consommer aux salariés appauvris leur salaire anticipé. Ils espéraient ainsi continuer à empocher leur part de profit qui ne sera probablement jamais produite puisque la crise s’approfondit. Par-dessus cette solution du crédit illusoire et ostentatoire les banquiers et les traders surajoutent la création de «produits» financiers illégaux, frauduleux et mafieux qui à la première flambée boursière se consument et s’envolent en poussière, ce que le banquier français avait appelé ci-haut « l’évaporation complète des liquidités» , de l’argent de Monopoly, du capital factice qui en réalité n’a jamais existé que sur palimpseste.

 

                Depuis 2008 politiciens corrompus, banquiers véreux, économistes obséquieux, experts ingénieux et journalistes complices déchirent leurs chemises sur le parvis des banques et des places financières, abjurant leurs crimes et jurant que des mesures de contrôle seront instaurées, que d’autres seront renforcées, que l’hégémonie du capital financier est terminée et que tant de choses vont changer. En 2010 la Grèce était emportée (45% de grecs vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté) et en 2012 les banques de Chypre s’effondraient sous les fourches caudines des Attila de la finance internationale. C’est la raison pour laquelle nous disons que la crise financière est la compagne  de l’impérialisme oligarchique et anarchique.  

 

Fin de la première partie. La semaine prochaine : LE CRÉDIT À LA CONSOMMATION POUR PALIER À L’AFFAISSEMENT DES MARCHÉS

Par Robert Bibeau

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:09

L'eusko, la monnaie locale basque, fête son premier anniversaire.

EUSKO.jpg                               EUSKO

 

L'eusko, monnaie locale basque lancée pour "relocaliser l'économie", fête vendredi sa première bougie et est devenue en l'espace d'un an "la première monnaie locale de France", a indiqué Dante Edme-Sanjurjo, coprésident de l'association qui pilote le projet.

"Tant en nombre de commerçants que de masse monétaire en circulation, l'eusko est aujourd'hui la première monnaie locale de France", tant en termes de liquidés en circulation que d'entreprises ou associations utilisatrices, a déclaré à un correspondant de l'AFP M. Edme-Sanjurjo, qui copréside Euskal Moneta-La monnaie locale du Pays basque.

Cette association revendique 245.124 euskos en circulation à ce jour, plus de 500 entreprises et associations adhérentes, avec quelque 2.700 utilisateurs.

Lancée le 31 janvier 2013 au Pays basque français, sur la base de la parité avec l'euro, cette monnaie complémentaire vise, selon ses promoteurs, à "relocaliser l'économie" en favorisant les échanges sur un même territoire.

"L'eusko est écologiquement intéressant car il réduit les transports, mais aussi socialement, avec la défense des emplois locaux", a précisé M. Edme-Sanjurjo. Les entreprises et associations adhérentes au réseau s'engagent également à promouvoir la langue basque au sein de leurs structures.

Initié par des "militants de la langue basque et de l'écologie", le projet se serait aujourd'hui élargi à d'autres publics. "Nous avons fait une étude sur les raisons de l'adhésion des personnes: on a réussi à toucher des gens de tous bords, au-delà du cercle militant", s'est félicité M. Edme-Sanjurjo.

Monnaies complémentaires, les monnaies locales sont des moyens de paiement qui ne sont pas émis par un gouvernement national et qui sont destinés à n'être échangés que dans une zone restreinte. Leur statut légal est proche des bons d'achat et des titres-restaurant.

On compte 2.500 expériences de monnaies locales dans le monde, dont une vingtaine en France.

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:06

Par sa résistance, la Syrie a mis en évidence les liens organiques entre le terrorisme takfiri et l'axe du mal étasunien et ses outils dans la région.

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 Genève 2: le revers du gangstérisme politique des Etats-Unis 

 

Par sa résistance, la Syrie a mis en évidence les liens organiques entre le terrorisme takfiri et l'axe du mal étasunien et ses outils dans la région

Le gangstérisme politique est le même de Hillary Clinton, l'ex-secrétaire d'Etat étasunienne, à son successeur John Kerry. La première est célèbre par son appel adressé, dès le début de ce qu'on appelle la «révolution syrienne» aux rebelles de ne pas jeter les armes. Elle a ensuite été démise de ses fonctions en raison de l'échec de sa politique concernant notamment la Syrie. Le second est sur le point de subir le même sort du fait de son obstination à suivre la même voie du gangstérisme: Il a justifié les agissements terroristes en Syrie en disant qu'en occupant le sommet du pouvoir en Syrie, le président Assad attire le terrorisme vers ce pays.

Entre Clinton et Kerry s'étend l'infinité d'actes criminels qu'ont perpétrés et perpètrent encore les ennemis de la Syrie de tout rang et de toute rémunération. Assassinats, attentats, destructions des infrastructures, vol des ressources du peuple syrien, égorgements, viols et enlèvements. Le tout pour souligner que le gangstérisme est le trait le plus caractéristique des politiques adoptées par les ennemis de la Syrie.

Un coup au nom des droits de l'homme tout en oubliant que les Etats-Unis qui sont derrière ces politiques sont les plus impliqués dans la violation de ces droits depuis l'extermination des Peaux rouges, la traite des Noirs, les bombes atomiques larguées sur les villes japonaises et les centaines d'agressions militaires effectuées dans les pays du Tiers-monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Crimes auxquels s'ajoutent la destruction des économies de la plupart de ces pays et la mort, chaque année, de dizaines de millions de leurs habitants, suite aux maladies et aux famines.

Et un autre coup au nom de la démocratie tout en oubliant que le financement de la guerre contre la Syrie et le recrutement des mercenaires se fait par des régimes gouvernés par des familles despotiques sans référence aucune à des constitutions, des lois ou des élections même factices.

A l'heure où se réunit la conférence de Genève 2 censée être une conférence de paix, le gangstérisme règne en maître sur les politiques adoptées par les ennemis de la Syrie. C'est lui seul qui explique l'ignoble retrait de l'invitation sérieusement adressée à l'Iran pour une conférence censée être de paix, alors qu'y assistent quelques dizaines de pays non concernés par les événements en Syrie et au Moyen-Orient, et ce en dépit de la reconnaissance de l'importance de la position iranienne vis-à-vis de la conjoncture en Syrie et dans la région. Mais surtout en dépit des thèses l'accusant de participation à ces événements.

L'opposition syrienne de l'intérieur a, quant à elle, été exclue bien qu'elle représente une partie non négligeable du peuple syrien. L'avion de la délégation officielle syrienne en route pour Montreux a été bloqué pendant des heures à Athènes. Les us et les protocoles en vigueur à l'intérieur de la conférence ont été enfreints lorsque certains ont qualifié de «Son excellence le président» le président de ce qui reste d'une coalition en disloquement permanent.

Quel autre nom, si ce n'est le gangstérisme qualifié, donner à cette obstination à considérer ce qui reste de la Coalition comme représentant du peuple syrien et interlocuteur du régime alors que tout le monde sait que celui qui la dirige effectivement et parle en son nom n'est rien d'autre que Robert Ford? Réduits dans la Conférence à des simples figurants, les membres de la Coalition ne sont en mesure de mettre en application aucun accord qui pourrait y être pris, ou même de se rendre dans les régions syriennes encore sous le contrôle des terroristes parmi

les mercenaires et les takfiris.

Il en est de même de l'obstination à évoquer Genève 1 bien qu'elle exige l'arrêt des violences comme condition de la mise en application des autres clauses relatives à l'avenir du pouvoir en Syrie.

Le gangstérisme atteint son paroxysme lorsqu'on voit les ennemis de la Syrie s'octroyer le droit d'exiger le départ du président Assad tout en ignorant que ce droit appartient exclusivement au peuple syrien et que le président Assad a affirmé l'aptitude de la Syrie à organiser des élections libres sous supervision internationale dans les plus proches délais.

Il est clair que toutes ces positions rétives prises par les ennemis de la Syrie ne visent qu'à la mise en échec de la conférence de Genève 2 qui a fini par se réunir en dépit de tous les louvoiements ayant pour but d'empêcher sa réunion.

Le seul fait que la conférence soit réunie en la présence de la Syrie en tant qu'interlocuteur des deux parties, russe et étasunienne, vue la marginalité des autres parties prouve -après toutes les allégations parlant de la perte de légitimité du régime syrien- que le gangstérisme n'a pas pu imposer la soumission au peuple syrien.

Que signifie l'échec de Genève 2 si ce n'est le désir des ennemis de la Syrie de voir se perpétuer une guerre dont les antagonistes s'avèrent être la Syrie, d'un côté, et le terrorisme takfiri soutenu par les Etats-Unis et ses outils dans la région?

La poursuite de cette guerre qui a fait éclater des guerres ouvertes à l'intérieur du camp takfiri lui-même et des désaccords affichés et ouverts à des guerre entre les ennemis de la Syrie, signifie-elle autre chose que l'échec du gangstérisme et une défaite en Syrie dont l'amertume dépassera de loin celle des défaites encaissées par l'axe du mal étasunien en Afghanistan, en Irak et au Liban en 2006?
Par Akil Cheikh Hussein 
Source: French.alahednews
 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:55

Interview exclusive de Dieudonné sur la chaîne de télévision privée britannique Sky News.

 


http://www.youtube.com/watch?v=iUM0Oyhke0Q#t=289

 


 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:49

 

 

 

Russel Feingold et l’ONU en RDC

 

                                                                 Mbelu-Babanya-Kabudi.jpg

                Par Mbelu Babanya Kabudi 

« (…) l’économie est une guerre ». E. Snowden

Gagner des parts de marché, permettre à l’initiative Public-Privé conclue en novembre 2011 en RDC d’aboutir ; voilà ce qui est important pour Russ Feingold. Et c’est de bonne guerre. Mais vouloir le détourner des intérêts qu’il défend pour exiger que son pays fasse pression sur les pays-proxys dont il se sert pour néocoloniser l’Afrique de Grands Lacs nous semble être une lecture dépassée des enjeux mondiaux. Dans une interview[1] donnée récemment sur la NSA , Edward Snowden averti les Africains et les Moyen-Orientaux en des termes très clairs. Il dit : « Les Etats développés ( ?) ne lâcheront pas leurs positions en Afrique ou au Moyen-Orient. Question de ressources. Dans ce chaos industriel qui crée des désoeuvrés, des fanatiques ou des révoltés, ils ne peuvent que multiplier ces mesures de rétorsion et de surveillance pour sauver leurs intérêts, leur modèle de développement. » Pourquoi sommes-nous plusieurs à ne pas écouter ce genre de témoins de l’intérieur ? A cause de notre naïveté ou de notre ignorance ? Ou à cause de l’une et de l’autre à la fois ? C’est un peu dramatique !
 

Dans sa dernière sortie médiatique, Russ Feingold exige de l’ONU qu’elle traite les FDLR comme elle a traité le M23. Mais qu’est-ce l’ONU a fait contre le M23 ? Elle a organisé son retour vers ses pays d’origine ; c’est-à-dire le Rwanda et l’Ouganda. Si c’est cela que Russ Feingold souhaite, c’est tant mieux. Que les FDLR retournent au Rwanda à l’issue d’un dialogue entre elles et Kigali. Or, le même Feingold a déjà soutenu que le Rwanda étant un pays souverain, il ne peut pas négocier avec une rébellion. Que veut réellement Russ Feingold ?

A voir les choses de plus près, Russ Feingold et la nébuleuse communauté internationale prétendent que l’ONU a aidé les FARDC à anéantir le M23. Et pourtant, la même ONU s’inquiète déjà du réarmement et du recrutement du M23 à partir du Rwanda. En d’autres termes, le M23 n’a pas été anéanti. Plusieurs de ses membres déjà parties prenantes de ‘’la majorité présidente’’ en RDC ont déjà infiltré certaines des institutions de ce pays et vont bénéficier de ‘’l’amnistie’’ orchestrée par leurs alliés au pouvoir fantoche de Kinshasa. Que demande réellement Russ Feingold ? 

Les FDRL, à plusieurs reprises ‘’recyclées’’ au Rwanda pourront-elles bénéficier d’une amnistie comme en RDC ? Il ne semble pas. Russ Feingold tient à véhiculer une version déphasée de la guerre que l’élite anglo-saxonne dominante mène contre la RDC à travers les pays-proxys interposés. Il participe de la falsification de l’histoire des pays des Grands Lacs africains. A la suite d’Hilary Clinton, Russ Feingold tient à travailler avec les africains du centre ayant oublié leur histoire. Pour cause. En marge des FDLR ‘’recyclées’’ à partir du Rwanda, Russ Feingold ne sait pas qu’il y a des Congolais(es) qui savent que ‘’les Interahamwe’’ ont été une création du FPR et plus particulièrement de Paul Kagame décidé à prendre le pouvoir à Kigali à n’importe quel prix. Bernard Lugan, un expert du TPIR, l’a prouvé dans son dernier livre[2] et il n’a jamais été démenti jusqu’à ce jour. En sus, une étude récente[3], suffisamment détaillée, démontre que Kagame a pris du goût à exploiter la RDC après la guerre de 1996 avec l’appui des rébellions qu’il a créées au pays de Lumumba à partir du 02 août 1998, à commencer par le RCD (dont l’actuel Ministre de l’information de la RDC fut membre).

Qu’est-ce que Russ Feingold souhaite vraiment pour la RDC ? Que l’ONU participe davantage à la falsification de l’histoire de ce pays comme elle le fait depuis les années 60. Une lecture attentive de Jules Chomé[4] aide par exemple à comprendre le rôle joué par les USA, la CIA et leurs alliés à côté de Mobutu et de Tshombe pour faire main basse sur le pays de Lumumba, avec la participation active et ambiguë de l’ONU. Pour les connaisseurs de l’histoire de l’indépendance juridique de la RDC , ce pays est en train de revivre ses années 60. En partie. 

Pour cause. La Chine et le Japon[5] commencent à se disputer l’Afrique et ils ne pourront pas se passer de ‘’son cœur ‘’. Pour dire les choses autrement, la période de ‘’la guerre froide’’ est en quelque sorte révolue ; la RDC est au cœur des enjeux d’un monde de plus en plus polycentré. Dans ce nouveau contexte, se plaindre de la lutte que mène Russ Feingold pour son pays et les entreprises multinationales qui en dépendent ne sert à rien. Comme il ne sert à rien de croire que les USA qui ont convoyé les militaires rwandais en RCA finiront par faire pression sur Kagame pour qu’il dialogue avec ses opposants et arrête de les tuer. Des analyses fantaisistes allant dans ce sens devraient être revues et corrigées en fonction des enjeux de l’heure. 

Rappelons qu’avec l’indépendance de la Chine en 1949, les USA ont perdu une arrière-cour importante. La remontée de la Russie après la chute du mur de Berlin en 1989 et ‘’la fin de l’histoire’’ déclarée par F. Fukuyama provoque une inquiétude sérieuse pour l’empire US. Le camouflé que la Chine et la Russie lui ont asséné dans le dossier syrien l’a davantage déstabilisé. Et si nous ajoutons la perte de son arrière-cour latino-américaine avec la monté du socialisme du XXIème siècle, nous pouvons soutenur qu’il ne lui reste plus grand-chose en dehors du continent africain où il peut, avec l’appui de la France et de quelques ‘’nègres de service’’, bomber le torse. A moins qu’il ne déclenche une troisième guerre mondiale, ‘’l’empire US’’ est fini. Le gangestérisme économique qu’il organise en Afrique centrale participe du délire d’un empire aux abois. Les Africains avertis se sont tournés, à tort ou à raison, vers l’empire du milieu ; et le Japon a senti qu’il devait, lui aussi, compter sur l’Afrique pour son devenir économique. 

Disons que désormais, dans un monde de plus en plus polycentré, continuer à pleurnicher en contemplant l’usage que l’Occident et ses multinationales font de l’Afrique relèvera dorénavant du manque de sagesse et de l’intelligence géostratégiques. Les pays qui, comme la RDC , ont encore à régler la question d’un leadership responsable peuvent être excusés en cette matière. 

Mais, de plus en plus, les pays africains avertis font leurs choix. Ils diversifient les partenaires et cela de manière sage et intelligente. Tout en étant prudent à l’endroit de la violence occidentale, ils s’ouvrent au marché asiatique. Même s’ils n’ont pas encore vaincu le patrimonialisme et le népotisme, ils semblent avoir compris que le partenariat traditionnel les a davantage appauvris et a beaucoup plus contribué à leur néoclonisation qu’à leur émancipation politique. Plusieurs d’entre eux ont été des victimes ignorantes ou/et consentantes de la violence avec laquelle l’Occident, avec ses multinationales, impose son modèle néolibéral. 

Dans un récent rapport sur les droits de l’homme en Europe, Moscou y a fait allusion. Qui aurait cru que des leçons de droits de l’homme soient données par Moscou aux ‘’champions de la défense de droits de l’homme’’ il y a quelques dizaines d’années et cela à partir des documents produits par eux-mêmes ? Qui aurait cru ? (Mumanyi wa malu batu bamuamba biende !)En effet, « ce rapport est la réponse du berger à la bergère. Lassé des critiques occidentales, régulièrement condamné par la Cour européenne, Moscou réplique depuis 2012 avec un rapport annuel sur l’UE. Le nouveau souligne la "forte croissance de la xénophobie, du racisme, du nationalisme violent, du chauvinisme et du néo-nazisme" dans l’Union. Et met quelques touches personnelles en s’inquiétant par exemple de la propension des Européens à vouloir exporter "leurs valeurs néo-libérales" dans le monde. »[6]

Ce rapport est un plus apporté à la théorie du monde polycentré. Il serait naïf et bête de continuer à interpréter le monde et à le transformer à partir d’un seul modèle, du modèle néolibéral occidental, en privilégiant les seuls partenaires occidentaux. Il est plus que temps d’apprendre de la culture africaine et de la diversité des autres. Une révolution culturelle africaine est une urgence du point de vue des paradigmes servant à l’interprétation et à la transformation du vivre-ensemble africain. Cela pourra prendre le temps que ça prendra. Mais les minorités africaines et congolaises organisées en conscience devront y travailler.

Les lecteurs et falsificateurs de l’histoire du genre du Russ Feingold et Hilary Clinton devraient être de plus en plus disqualifiés. Même s’il faudra toujours creuser leur discours pour en saisir le non-dit. 

Entretenir la guerre permanente au Congo est nécessaire à l’ONU, à Russ Feingold et à ses amies multinationales ayant conclu l’initiative Public-Privé avec le gouvernement fantoche de Kinshasa en novembre 2011. Lire Ruf Custers[7] permet de mieux comprendre Russ Feingold. Malheureusement, nous sommes plusieurs à ne plus avoir le temps de lire et d’étudier les questions cruciales de l’heure pour la RDC. Et nous croyons naïvement que les USA peuvent faire pression sur Kigali… Arrêtons de pleurer sur les autres et ce qu’ils nous font ; pleurons sur notre naïveté, notre ignorance et notre manque d’organisation conséquente. Quand nous serons organisés sagement et intelligemment, les autres viendront négocier avec nous. Ils négocient déjà avec la Bolivie …



[1] http://www.legrandsoir.info/interview-exclusive-d-edward-snowden.html

[2] B. Lugan, Les guerres d’Afrique. Des origines à nos jours, Paris, Rocher, 2013.

[3] http://mpra.ub.uni-muenchen.de/46993/1/MPRA_paper_46993.pdf

[4] J. Chomé, L’ascension de Mobutu. Du sergent Joseph au général Sese Seko, Bruxelles, Complexe, 1973.

[5] http://french.ruvr.ru/2014_01_16/259508104/

[6] http://www.lalibre.be/actu/international/vous-critiquez-la-russie-moscou-replique-et-s-offre-la-belgique-52d8b3ff3570ba3e183bd26e

[7] R. Custers, Chasseurs de matières premières, Bruxelles, Investig’action, 2013.

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:43

 

            Les expressions «néo-libéralisme», «mondialisation», «globalisation», «monétarisation» et «financiarisation» sont présentées comme un nouveau stade de développement du mode de production capitaliste, ce qui est totalement faux. L’économie politique de la «mondialisation» et de la «globalisation» a été étudiée et décrite depuis l’entre-deux guerres (1916-1939). Par contre, il est justifié d’affirmer que l’économie politique impérialiste moderne est entrée dans une nouvelle phase de développement depuis les années 1968-1971 et la répudiation des accords de Bretton Woods, l’abolition de la convertibilité-or du dollar américain et des autres devises, et l’adoption du régime des changes monétaires flottants (1). Toutefois, cette nouvelle phase de l’impérialisme moderne ne constitue que l’exacerbation des contradictions déjà contenues dans le capitalisme classique.

 

            D’après les critiques de la mondialisation néolibérale, le mode de production capitaliste commercial (mercantile), reposant sur le commerce et la colonisation aurait évolué vers le capitalisme industriel néocolonial, marqué par le protectionnisme et les barrières tarifaires afin de protéger le marché national de la concurrence étrangère.

 

            Ce mode de production – ce système – aurait ensuite évolué vers le «néolibéralisme, mondialisé, globalisé, monétarisé et financiarisé» que nous connaissons aujourd’hui. Les caractéristiques de ce «nouveau» système économique néolibéral seraient que l’ensemble de l’économie est aujourd’hui accaparé par le secteur privé et une poignée de banquiers (les puissances d’argent – ce talisman) au détriment de l’équité et du bien public et citoyen. L’État, hier encore juste et équitable – arbitre impartial entre les forces sociales contradictoires – aurait été usurpé et accaparé par une clique de riches – en collusion – se cooptant, complotant et pervertissant les fonctionnaires – stipendiant les politiciens par des caisses électorales occultes et des pots-de-vin et s’accaparant de tout le pouvoir de l’État par leurs complots secrets.

 

            Les médias dans nos sociétés libres et démocratiques (sic) auraient manqué de vigilance et parfois même ils auraient malencontreusement fermé les yeux sur ces malversations. La mission de l’opposition électoraliste altermondialiste, social-démocrate, nationaliste et éco-socialiste de «gauche», serait aujourd’hui de réorienter l’appareil étatique et gouvernemental, cet arbitre impartial entre les forces sociales divergentes, dans la direction de son penchant naturel, qu’il n’aurait jamais dû délaisser, en faveur de l’équité et de la justice.  Tout ceci n’est que fumisterie vous l’aurez compris.

 

            La fin ultime de cette opposition, de cette procession au flambeau civique et citoyenne larmoyante serait de maintien de l’État providence – symbole des années de félicitées ou la petite bourgeoisie exultait – de la fin des années soixante (1968) jusqu’à aujourd’hui (l’État-providence en annexe 1) (2). La petite bourgeoisie, courroie de transmission et «porteuse d’eau» du grand capital monopoliste, voudrait ainsi conserver ses privilèges (ses chaînes dorées) et ne pas subir les affres du néo-libéralisme-mondialisé-globalisé, ce système sans-cœur et prévaricateur qui détruit toutes les bases de l’harmonie sociale que le petit-bourgeois a eu tant de mal à crédibiliser aux yeux des ouvriers, des salariés, et des employés des états occidentalisés. Il faut savoir que le phénomène de l’État-providence a été strictement circonscrit à l’Occident politique et impérialiste (l’Occident en annexe 2) (3).

 

            « À partir des années 1970, avec la montée en puissance des pensées de Milton Friedman et de Friedrich Hayek le mot néo-libéralisme prend un autre sens. À partir de Michel Foucault, le néolibéralisme est alors présenté comme une technique de gouvernement, une politique économique et sociale étendant l’emprise des mécanismes du marché à l’ensemble de la vie. Friedman et Hayek sont désignés en France comme en étant en grande partie les inspirateurs bien qu’ils ne se soient jamais réclamés du néolibéralisme, mais seulement du keynésien, et limite voire supprime l’intervention étatique. Le contexte économique marqué par la fin du système de Bretton Woods relance les discussions entre écoles économiques et leur intensité a contribué à populariser ce terme » (4).

 

Les idéaux et les principes du réformisme néo-libéral 

 

            Les termes «néolibéralisme mondialisation globalisation monétarisation  financiarisation» désignent aujourd’hui un ensemble d’orientations  idéologiques, économiques et politiques d’inspiration réformistes et opportunistes qui partagent plusieurs idées communes :

 

§  Le courant de pensée néolibéral dénonce l’aspiration futile d’une portion des intellectuels bourgeois qui espèrent le maintien de «l’État-providence» en déliquescence. Il dénonce  les jérémiades pour un accroissement des interventions gouvernementales dans l’économie sous formes de règlementations abusives. Il  dénonce le maintien de charges fiscales excédentaires pour les entreprises privées «déficitaires» (sic). Ils dénoncent la prise de contrôle d’entreprises privées par l’État «socialiste», entreprises qui devraient, selon les intellectuels néolibéraux, être rétrocédées au secteur privé dès que «rentabilisées». Ce à quoi s’objecte les petits-bourgeois altermondialistes et pseudo-socialistes détracteurs du néolibéralisme, au motif que ces entreprises étatiques rentables profiteraient aux contribuables.

 

§  Le courant de pensée néolibéral fait la promotion de l’économie de libre marché au nom de la liberté de l’agent-économique producteur et de l’acteur-économique-consommateur et au nom de «l’efficacité» économique de la libre entreprise  concurrentielle monopolistique. Argument des plus ludiques quand on observe la crise économique structurelle-systémique qui n’en finit plus de démontrer l’inaptitude de la libre entreprise capitaliste à survivre sans guerre génocidaire, sans crises financières répétitives, sans famine endémique, sans pandémie meurtrière et sans cataclysme (pour lesquelles les populations du tiers-monde ne sont jamais préparées ni protégées). La pseudo gauche libertaire, altermondialiste et écologiste devrait être suffisamment avisée pour réaliser que le libre-marché et la libre-concurrence n’existent tout simplement pas sous l’impérialisme monopolistique. 

 

§  Le courant de pensée néolibéral prône la dérégulation et la dérèglementation des marchés qui devraient se réguler strictement par les forces et les lois naturelles du marché «libre» et le jeu de la libre concurrence monopolistique. Les petits-bourgeois réformistes, altermondialistes et pseudo-socialistes rétorquent que trente années de dérèglementation-dérégulation ont entraîné l’intensification de la corruption, de la collusion, du pillage des administrations publiques; l’accentuation de la fraude et des paradis fiscaux; l’extension de la spéculation boursière outrancière; la dérive monétaire et bancaire; la destruction des services publiques; la multiplication des empoisonnements alimentaires, la profusion des accidents ferroviaires, aériens, routiers, maritimes et pétroliers; l’extension des guerres régionales destructrices; ainsi que l’anarchie totale du développement économique impérialiste qui s’étale maintenant dans toute son ampleur et dans toute son horreur. Tout ceci est véridique mais il est tout aussi vrai que ces tendances économiques, sociologiques, politiques et militaires sont inscrites dans le code génétique de l’impérialisme moderne et ne pourront jamais être enrayées.  

 

§  Les idéologues néolibéraux aspirent à la disparition progressive et sélective du secteur public d’économie au bénéfice du secteur privé dans les domaines rentables et profitables. Évidemment, la classe ouvrière à travers le monde n’acquiesce nullement à ce salmigondis ubuesque, mais le militant vigilant perçoit rapidement que les pouvoirs (économique, politique, juridique et militaire) sont indifférents à ses atermoiements   véhéments et que seule une opposition très musclée peut contrecarrer un tant soit peu les décisions arrêtées en haut lieu par les administrations publiques de la gouvernance étatique à la solde des riches. 

 

§  Les intellectuels néolibéraux exigent au nom de leurs sponsors capitalistes que les secteurs d’activités économiques de production, de distribution et des services publics non profitables soient abandonnés s’ils ne sont pas essentiels à la reproduction élargie du capital; ou alors qu’ils soient fortement réduit en terme de dépense gouvernementale et mis à la charge de l’utilisateur-payeur libérant ainsi ce revenu gouvernemental supplémentaire pour augmenter les subventions aux entreprises privés parasitaires sous prétexte de «stimuler l’économie», de créer des emplois (très lourdement subventionnés, précaires et éphémères) et pour rembourser la dette souveraine ayant totalement échappé au contrôle gouvernemental des majordomes du capital.

 

§  D’un commun accord, néolibéraux enthousiastes et critiques du néo-libéralisme dépressifs s’entendent pour que les budgets étatiques soient impérativement mis au service du grand capital pour sa reproduction élargie et le défi des administrations publiques capitalistes consiste à faire accepter aux salariés, y compris aux petits-bourgeois paupérisés et endettés, ce détournement des argents des régimes de pension, des dépôts bancaires des épargnants, des crédits publics, qui dorénavant ne passeront plus par un processus d’essaimage généralisé (aide sociale, allocation familiale, garderie subventionnée, transport en commun, logement subventionné, éducation et services publics vilipendés) mais s’engouffrera directement – sans intermédiaires – dans les goussets des monopoles et des milliardaires. Le chantage des entreprises forestières et des alumineries monopolistes québécoises, exigeant une nouvelle baisse des tarifs d’électricité déjà sous-facturé, est une manifestation authentique de cette dictature impérialiste sur la gouvernance publique libérale, péquiste, adéquiste ou «solidaire» peu importe (5).       

 

§  Les critiques bourgeois du «néolibéralisme» geignent que ce faisceaux de désengagement des gouvernements “néolibéraux” accroit les inégalités sociales; déstabilise le tissu collectif citoyen; compromet la paix civique; pille les ressources naturelles de la nation et déséquilibre l’État bourgeois dans ses pratiques pudiques en l’engageant «trop fortement» (disent-ils) du côté des possédants, lui retirant son verni terni «d’arbitre impartial» au-dessus des classes sociales. 

 

            Les expressions «néo-libéralisme», «mondialisation», «globalisation», «monétarisation» et «financiarisation» de l’économie sont autant de concepts discursifs et récursifs dont les forces étaient déjà présentes dans le capitalisme classique (mercantile aussi bien qu’industriel), puis dans la première phase de l’impérialisme moderne triomphant et dont le total déploiement, depuis la fin des années soixante du siècle précédent, a dominé la deuxième phase de développement de l’impérialisme moderne stade suprême du capitalisme.

           

Le «laisser faire» du dirigisme néolibéral  

 

            Loin de «laisser faire» l’État bourgeois (providentiel et non providentiel) intervient constamment et de plus en plus vigoureusement pour organiser et soutenir la reproduction élargie du capital, c’est-à-dire d’abord, pour assurer la valorisation (les profits) du capital qui est la condition de base de reproduction du système d’économie politique impérialiste moderne. L’État bourgeois ne sait faire que cela. La soi-disant mondialisation néo-libérale globalisée caractérisée par le non intervention de l’État n’est que mensonge et duperie qu’accréditent les organisations altermondialistes et gauchistes par leurs dénonciations du pseudo désengagement de l’État. Il n’y a jamais eu de désengagement de l’État capitaliste. Il y a simplement réorientation des engagements de l’État directement en faveur des capitalistes sans passer par la petite bourgeoisie, les pauvres, les assistés-sociaux, les chômeurs et les étudiants.

 

            Chaque jour l’État bourgeois se désengage des services publics et réduit ses dépenses destinées à la reproduction de la force de travail et au soutien social, cependant que chaque jour l’État-providence pour les riches transfert les deniers publiques ainsi épargnés en direction des programmes de soutien destinés aux capitalistes (au Québec on dénombre 2300 programmes de subventions aux entreprises) afin d’assurer la reproduction élargie du capital dont l’État est le commandeur universel, et ceci quelle que soit la faction de la bourgeoisie qui contrôle le pouvoir politique, la pseudo gauche ou  l’authentique droite. Ultimement, tous ces efforts sont vains car l’effondrement économique s’en vient (6). 

 

L’économie «réelle» en guerre contre l’économie «virtuelle» de guerre  

 

            Peut-on imaginer un instant qu’il existe des alambiques telles que l’économie «réelle» et l’économie «virtuelle» (7) ? De fait, les économistes bourgeois ignares sont tous incapables de comprendre, de prévoir et de corriger les calamités de l’économie capitaliste. Il en va de même de leurs apôtres réformistes – opportunistes et gauchistes qui se gardent bien de dire qu’il s’agit simplement de deux formes classiques d’existence du capital (le capital productif ou capital vivant ou encore capital variable (Cv) et le capital mort ou capital constant (Cc)). Pour Marx c’est le rapport entre ces deux formes de capital, ce qu’il appelait la composition organique du capital (Cc/Cv) qui génère  économiquement les crises et politiquement les dictatures, forment politiques particulièrement virulentes de la dictature «démocratique» bourgeoise.

 

            L’impossible résolution de cette contradiction qui entraîne la baisse tendancielle du taux moyen de profit – contradiction qui ne peut être résolue sous le règne du capital monopoliste – entraîne in fine la guerre (régionale ou mondiale) comme ultime moyen de détruire des moyens de production, du capital fixe-constant (Cc) et quantité de stocks de marchandises invendues, tout en éliminant quantité de forces productives inutilisées (les ouvriers transformés en chair à canon dans les tranchées).

 

Les États-Unis, un modèle de l’impasse de l’économie impérialiste 

 

            S’il n’y a plus assez de plus-value à partager c’est parce que les capitalistes ne peuvent plus, à la fois, exploiter les salariés et les prolétaires occidentaux (leur extraire la plus-value – issu du surtravail non payé), tout en leur abandonnant un salaire de misère (Graphique 1 en annexe 4) ; et en même temps, dans les pays émergents, exploiter les ouvriers, les artisans et les paysans migrants vers les villes pour se prolétariser. La solution choisie pour le capital international est donc de faire disparaître les humains surnuméraires, et pour ce faire les guerres, les famines, les pandémies, les catastrophes naturelles et l’euthanasie seront mises à profit.

            Comme l’indique le Graphique 1 les salaires des travailleurs étatsuniens rapportés au PIB du pays sont au plus bas depuis 1940. Ceci signifie que la part du gâteau économique que les millions de travailleurs américains ramènent à la maison pour leur reproduction en tant que classe sociale n’a jamais été aussi petite. C’en est rendu au point qu’est apparue aux États-Unis depuis une décennie la catégorie des travailleurs pauvres. Ceux qui travaillant cinquante heures semaines ne gagnent pas suffisamment pour assurer la reproduction de leur force de travail (ceux pour lesquels la plus grande entreprise au monde, Wall-Mart, organise des collectes de nourriture plutôt que de les payés). Croyez-vous un instant que ces prolétaires anémiés et aliénés peuvent s’intéresser à la politique et à la chose publique ? C’est exactement l’effet escompté.

 

            La deuxième information que fournit ce graphique est catastrophique pour le système économique impérialiste. Si dans le passé les États-Unis jouaient le rôle de marché de consommation de l’humanité, la baisse de la part des salaires dans le PIB national signifie que les États-Unis ne seront bientôt plus en mesure de jouer le rôle de consommateur-destructeur et gaspilleur de marchandises puisque les consommateurs américains (90% des clients sont des salariés) ont de moins en moins de revenus pour consommer. Dès que le crédit à la consommation s’épuisera le système s’effondrera  comme en 2008 pour le marché de l’immobilier (8).  Les créanciers des Étatsuniens ont bien raison d’être effrayés.

 

            Les États-Unis ne sont donc plus un grand pays producteur de marchandises (exceptés pour l’armement, l’avionnerie, l’automobile, l’énergie et une partie de leurs  aliments) et ils sont de moins ne moins un pays consommateur solvable. Les États-Unis, premier partenaire économique du Canada, sont devenus une oligarchie de banquiers-financiers et d’actionnaires millionnaires et milliardaires parasitaires (0,01% de la population) qui vivent de l’accumulation d’immenses bénéfices. Les États-Unis sont aussi devenus un assemblage de sections de petit-bourgeois désespérés, en voie de paupérisation accélérée, désarticulés et abandonnés par leurs mentors décapitalisés. Nous spécifions «décapitalisés» dans le sens que les monceaux de capitaux qu’entassent les capitalistes financiers américains sont des papiers spéculatifs boursiers qui demain s’évaporeront en même temps que s’effondreront les indices de la bourse. Ces divers segments de petits-bourgeois échevelés sont de plus en plus coupés de la masse des salariés qui ne se reconnaissent plus dans leurs mythes et leurs salmigondis à propos de la «destinée manifeste», du «self made man», de la «démocratie électoraliste» et du  paradis pour tous. Coupé de cette mission de courroie de transmission et de coolie des grands patrons le vassal petit bourgeois démuni perd toute utilité pour ses suzerains.

 

            Les États-Unis c’est aussi une masse énorme de salariés, de plus en plus pauvres et de plus en plus démunis et aliénés. Pour l’instant, cette foule prolétarisée souffre, peine, désespère, s’adonne au crime à la petite semaine, et tourne sa colère contre elle-même, par le suicide, la mystique religieuse, la drogue, l’alcool, la sexualité débridée, le vol à la tire et le meurtre aveugle ou en série, les bandes de rues, la désobéissance civile, l’anarchie sociale et le monde interlope. Cet amalgame difforme subit une terrible répression de la part d’un État policier de plus en plus sauvage et dérégulé. Les multiples corps policiers, totalement déconnectés de la société civile, s’acoquinent avec le crime organisé et s’adonnent à la prévarication des «ripoux».

           

            L’égocentrisme et le narcissisme ont force de loi aux États. Chacun tente de tirer son épingle du jeu et c’est ainsi, au milieu de cette anarchie, que l’oligarchie se maintient au pouvoir entre deux mascarades électorales auxquelles ne participent plus que la petite bourgeoisie, l’aristocratie syndicale, une partie des rentiers, et les politiciens tous plus véreux les uns que les autres (9). Il en est très bien ainsi. N’inviter   surtout pas les ouvriers à voter. Maintenant qu’ils ont perdu toute illusion sur l’État des riches capitalistes il ne nous reste plus qu’à les mobiliser pour le renverser.

 

            La situation économique, sociologique, politique et juridique est à peu près identique au Canada et au Québec avec un léger décalage dans le temps et dans l’approfondissement dus à quelques particularismes nationaux et à l’effet d’échelle. Le sous-continent étatsunien compte 310 millions d’habitants et le Canada en compte 36 millions.

 

            L’économie impérialiste sera relancée, non pas parce qu’elle aura démantelé quantité de moyens de production, éradiqué quantité de forces productives (travailleurs) et détruit quantité de marchandises pendant la guerre nucléaire, pendant les famines et les pandémies en série, et au cours des cataclysmes naturels pour lesquelles rien n’aura été fait pour prévenir ou secourir les populations martyres, ou encore par euthanasie des retraités désormais présentée comme la panacée à tous les maux de l’humanité, mais parce que le système économique impérialiste aura ainsi résolu ses problèmes de trop plein de main d’œuvre désœuvrée, de trop plein de pauvres improductifs et dispendieux à entretenir, ainsi que celui de l’exigüité des marchés et de surabondance des moyens de production qui entraîne la baisse inéluctable de la composition organique du capital et du taux moyen de profit (10).

 

La guerre comme solution à la crise économique 

 

            Bien entendu, les guerres sont présentement localisées, contrôlées, dirigées et endiguées, quoique de moins en moins efficacement (Sud Soudan, Syrie, Afghanistan-Pakistan, Centre-Afrique, Libye, Mali). D’un commun accord entre les protagonistes des camps impérialistes antagonistes, pas encore résignés à s’affronter dans un grand cataclysme international, les aires de guerres sont limitées aux pays sous-développés. Depuis 1945 – fin du précédent conflit mondial – il n’y a pas eu une seule année sans qu’une guerre locale ou régionale n’ait été menée, mettant aux prises l’impérialisme américain triomphant (pour un temps) et le camp socialiste, qui s’est ensuite muté en camp social impérialiste (1956). Le camp social impérialiste soviétique s’effondrant en 1989 a été remplacé par le social-impérialisme chinois et l’impérialisme russe ascendant, tous deux réunis dans l’alliance du BRICS, face au camp impérialiste occidental décadent (OTAN).

 

            Plus d’une cinquantaine de guerres locales et régionales ont marqué et marquent encore aujourd’hui le déclin rapide de l’impérialisme américain qui s’accroche désespérément à son statut obsolète de première puissance économique mondiale. Les États-Unis d’Amérique demeurent la première puissance militaire au monde mais ils ne sont déjà plus la première puissance économique internationale. Seule la fraude monétaire accompagnant le dollar US – artificiellement maintenue en survie – permet encore à ce pays décadent de guerroyer.

 

            Dès avant la Première Grande Guerre l’idée a germée dans la tête des sociaux-démocrates, des réformistes et des opportunistes de tout acabit que la guerre n’était pas un compagnon de lit obligé du mode de production capitaliste et que l’humanité, si longtemps outragée par les horreurs des guerres mille fois répétées et dénoncées, pourrait enfin respirer dans la paix sinon perpétuelle du moins prolongée.

 

            Nous ne reprendrons pas ici toute la panoplie des courants de pensée argumentés qui prétendent que «plus jamais» le monde ne souffrira de telles abominations meurtrières. Et chaque fois, de nouveaux charniers viennent dissiper les illusions des prestidigitateurs, des curés, des mollahs, des imams, des popes, des  humanistes et des pleureuses laïcs engagées dans la guerre contre la guerre à coup d’eau bénite, de prières, de cantiques et de pétitions de compassions. Nous ne traiterons ici que certains des arguments les plus récents des thuriféraires de l’impossible apocalypse nucléaire et des «négationnistes» d’une nouvelle guerre mortifère à l’échelle planétaire.

 

            Premier argument de ces pacifistes utopistes : La guerre mondiale n’est plus possible, la chose étant que les armements nucléaires disponibles sont trop puissants et mettraient en danger le vainqueur tout autant que le vaincu.  Croyez-le ou non, on disait déjà cela dans les mois précédent la seconde guerre mondiale. Ils y seront entraînés dans cette guerre mondialisée par les lois inexorables de l’économie impérialiste.

 

            Deuxième argument de ces tenants «de la paix inévitable» : La division internationale du travail et la répartition des moyens de production (industrie lourde productrice de moyens de production), ainsi que la dépendance qu’engendre ce nouveau paradigme «d’interdépendance industrielle universelle» rend improbable sinon impossible une guerre totale entre un camp impérialiste contre un autre camp impérialiste hyperpuissant et détenteur de la plus grande part des moyens de productions de l’humanité. En effet, comment General Motors États-Unis pourrait-il commander la destruction de ses installations de production en Chine « Communiste »? Entre 1939 et 1945 la société américaine IBM a vu bombarder ses équipements industriels implantés en Allemagne. D’autres entreprises industrielles américaines également. La destruction de moyens de production permet de désengorger les marchés et de relancer le processus de production profitable.

 

            Bien que ces arguments semblent logiques et raisonnables ils ne font pas le poids devant l’histoire et les faits du présent. Il nous faut malheureusement nous rendre à l’évidence, les capitalistes monopolistes ont toujours juré qu’ils voulaient la paix à tout prix alors qu’ils préparaient la guerre à n’importe quel prix. Les dépenses gouvernementales pour l’armement (Carte 1 en annexe 5), en hausse exponentielle, prouvent à l’évidence que le monde se dirige vers un nouveau conflit international. La recherche de pointe sur le développement d’armes nucléaires létales, dites à «effets localisés et limités», et les récents revirements de la politique américaine en ce qui concerne le bouclier nucléaire européen face au camp eurasien, ainsi que la décision du président américain de déplacer ses flottes et ses bases militaires vers l’Asie-Pacifique démontrent à l’entendement que le grand capital monopoliste prépare un grand affrontement dont un seul camp sortira gagnant (temporairement) en termes de domination mondiale sur les ressources, en termes d’exploitation des forces productives et de spoliation de la plus-value et des profits, assurant la reproduction élargie du mode de production impérialiste moderne (11).

 

L’unique solution à la crise économique 

 

            La révolution empêchera la guerre ou la guerre enclenchera la révolution ouvrière. C’est-à-dire que la classe ouvrière se résoudra à accomplir sa mission historique qui consiste à répudier l’ancien mode de production impérialiste dégénéré, qui a rendu les services qu’il pouvait, mais n’est plus capable de surmonter ses contradictions internes et d’assurer l’évolution du genre humain. Les ouvriers devront le remplacer par un nouveau mode de production planifiée, un nouveau mode de propriété et une  nouvelle société organisée assurant le développement dans le respect de l’environnement.

 

            Nous croyons sincèrement, compte tenu de l’état déglingué des organisations du mouvement ouvrier désorganisé dans le monde entier, infiltré par les contingents de petits-bourgeois tétanisé et compte tenu du degré d’aliénation de la classe ouvrière et des forces populaires, suite aux multiples trahisons réformistes, opportunistes, gauchistes et révisionnistes que malheureusement cette fois encore c’est la guerre qui enclenchera la révolution et non l’inverse (12).

 

            Les ouvriers du monde entier et leurs alliés employés et salariés de tout secteur et de tous milieux devront descendre jusqu’au fond de l’Enfer de la guerre thermonucléaire la plus mortifère avant de faire le tri parmi les milliers de courants de pensée petit-bourgeois (classe sociale dont c’est le métier de cogité de multiples théories alambiquées) pour extirper de ce magma indigeste la théorie scientifique de la révolution socialiste. Seule la guerre révolutionnaire pourra mettre un terme aux chapelets de guerres d’extermination et de spoliation en mettant fin à l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

_________ INFORMATION http://www.robertbibeau.ca/Palestine.html  

 

 

ANNEXE 1

L’ÉTAT-PROVIDENCE

            L’État-providence, après avoir soutenu le développement de l’économie capitaliste dans chacun des pays impérialiste d’Occident a survécu pour un temps à la concurrence inter-impérialiste entre le bloc Atlantiste et le bloc social impérialiste soviétique, puis entre le bloc Atlantiste et le BRICS. L’État-providence se voit aujourd’hui assigner le rôle de canaliser la plus grande partie des revenus de l’État directement vers les goussets des milliardaires, des boursicoteurs et du capital monopoliste financier afin de tenter d’enrayer la baisse tendancielle du taux de profit moyen, performance pourtant impossible à réaliser.

              Par des mesures politiques et financières dites «néolibérales» l’État des riches  impérialistes favorise le développement de sa section nationale de la grande famille des capitalistes internationaux et cet État ne veut ni ne peut être utilisé pour arraisonner les capitalistes monopolistes financiers qui le dirige, le finance et le commande. L’État national bourgeois des riches, au Canada, en France, aux États-Unis ou en Chine ne peut pas favoriser les ouvriers et le peuple des nations paupérisées sans s’attirer des mesures de rétorsion des organismes para-nationaux de la gouvernance impérialiste mondiale. La stratégie des luttes «électoralistes» pour la conquête des parlements et des exécutifs des gouvernements a échoué, comme il était facile de l’imaginer.  L’État bourgeois ne pourra jamais devenir un État populaire du peuple citoyen et il restera jusqu’à sa fin l’État des banquiers. L’étape de la lutte de classes dite «nationale» est révolue – voici venu le temps de la lutte de classe internationale contre l’État des riches impérialistes mondialisés et globalisés.

 

ANNEXE 2

L’OCCIDENT IMPÉRIALISTE MODERNE

L’Occident impérialiste moderne sur le plan économique, politique et idéologique se compose des États-Unis d’Amérique, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, du Japon, de l’Allemagne et de l’Autriche, du Royaume-Uni et de l’Irlande, de la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, la Suisse et les pays scandinaves Suède, Norvège, Danemark, Islande et enfin Israël (pour Israël, voir l’encadré ici-bas).

          En 2013, ces 23 pays (sur 203) rassemblent 921 millions d’habitants (14 % de l’effectif mondial) ; regroupent 716 des 1 455 milliardaires que comptent l’humanité ; cumulent 237 des 300 plus grands corporations monopolistes mondiales ; totalisant 41 645  milliards de dollars de PIB (58% du total mondial en 2012). Ces 23 pays ont effectué 1080 milliards de dollars de dépense militaire (65% du total mondial en 2010). Leur  revenu annuel moyen se situe entre 23 000 $ et 115 000 $ avec une médiane à 52 000 $ par habitant (13). A contrario, 1,3 milliards d’individus dans le monde vivent sous le seuil d’extrême pauvreté (moins de 2$ par jour ou 730$ par année) (14).

 

ANNEXE 3

ISRAËL PUISSANCE IMPÉRIALISTE OCCIDENTALE AU PROCHE-ORIENT

L’État israélien est né en 1948 en tant que néo-colonie militaire d’occupation de l’impérialisme britannique au Proche Orient. Israël a alors bénéficié de l’appui de l’impérialisme français et de la tolérance complaisante des États-Unis et de l’Union Soviétique. L’État sioniste après avoir tué, emprisonné, expulsé et ghettoïsé le peuple palestinien sur ses terres expropriées a ensuite conquis son autonomie économique, financière et militaire si bien qu’en 1967, suite à la guerre d’agression éclair dites des Six Jours, contre les gouvernements arabes environnants, s’est placé sous le parapluie nucléaire de l’impérialisme étatsunien devenu hégémonique. Par la suite, bénéficiant de la complicité de la France et des américains, l’État sioniste est lui-même devenu une puissance nucléaire illégale et illégitime. Aujourd’hui, l’impérialisme israélien est totalement imbriqué à l’économie industrielle, scientifique, commerciale et financière occidentale dont il constitue une extension économique et militaire au Proche-Orient.

         Pendant plusieurs années les analystes occidentaux disaient de l’État israélien qu’il constituait le «gendarme» de l’impérialisme américain au Proche-Orient. Depuis le retrait des militaires israéliens du Liban (1980-2000) et la défaite de l’armée israélienne face au Hezbollah libanais, il devient de plus en plus évident que les Forces de Défense d’Israël (FDI) ne font plus le poids et ne peuvent constituer la gendarmerie américaine dans cette région du monde ou le rêve étatsunien (Georges Bush) d’un Grand Israël dans un Moyen-Orient remodelé a fait long feu. Le déclin mondial de l’impérialisme américain force aujourd’hui l’impérialisme israélien à diversifier ses alliances et à renforcer ses liens économiques, financiers, industriel et scientifiques avec de nombreux partenaires impérialistes.  C’est la raison pour laquelle depuis quelques années l’armée israélienne vend des secrets militaires et scientifiques étatsuniens à la Russie et à la Chine le plus sérieux prétendant au titre hégémonique.

                C’est la raison pour laquelle le président français François Hollande et le premier ministre canadien Stephen Harper déambulent à la Knesset afin de s’offrir comme coopérant en lieu et place de l’impérialisme américain qui déploie ses flottes et ses bases militaires en direction de l’Asie-Pacifique la futur zone névralgique de l’équilibre de la terreur impérialiste mondiale. L’amitié «éternelle» entre les deux comparses – le  monstre impérialiste étatsunien et L’état voyou et génocidaire israélien – aura duré une cinquantaine d’années.

 

ANNEXE 4

Graphique 1

La masse salariale dans le PIB des États-Unis

 

 

Source : http://centpapiers.com/dix-graphiques-incroyables-qui-demontrent-la-lente-agonie-du-travailleur-americain/  

 

 

 

 

          

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:40

            Communiqué de presse
    Conférence de presse de la CORED

              (Guinée Equatoriale)



à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris
2 Place de la Bourse, 75002 Paris, Métro Bourse
mardi 28 janvier 2014 de 14h30 à 17h30



La Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique (CORED), qui  rassemble 12 partis et associations d’opposition dans plusieurs pays où sont exilés les défenseurs de la démocratie pour la libération de la Guinée Equatoriale, organise une conférence de presse. Les membres de la CORED, qui viendront de plusieurs pays d’Europe, souhaitent en effet rencontrer la presse internationale et les organisations soucieuses de la situation actuelle que vit le peuple équato-guinéen.

Les affaires de Biens Mal Acquis en France et aux USA ont révélé au grand jour la réalité politique et économique équato-guinéenne. Elles ont eu des conséquences politiques sur le régime Obiang,. La situation s’est encore aggravée: tensions diplomatiques avec la France touchant les intérêts économiques, accusation de complot et de déstabilisation, virage vers la Chine, augmentation de la répression, enlèvement d'opposants  en exil, et fermeture des frontières. Les risques d’instabilité implique aujourd’hui d’y porter une attention particulière.

Cette rencontre consistera tout d'abord à faire un bilan général du régime du président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, qui exerçe une répression permanente et un accaparement des ressources économiques. Ensuite, à présenter la CORED, ses objectifs et ses actions immédiates. La conférence se déroulera autour des thématiques que suivantes :

-        Présentation de la CORED

-        Quelle transition démocratique en Guinée Equatoriale ?

-        Gouvernance politique : Démocratie et l’Etat de Droit

-        Gouvernance économique: Gestion des ressources du pétrole

-        Conséquences politiques de l'affaire des Biens mal acquis

Pour ce faire, la CORED invite la presse nationale et internationale, les organisations de la société civile française et le public à venir partager avec elle cette rencontre, la première du genre en France.

Fait à Paris, le 18 janvier 2014

Conférence de presse de la CORED

Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique (Guinée Equatoriale)

Mardi 28 janvier 2014 de 14h30 à 17h30
à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris
2 Place de la Bourse, 75002 Paris, Métro Bourse


14 h – 16 h : Conférence de presse

Intervenants :

M. Raimundo Ela Nsang, secrétaire exécutif de la CORED (France)

M. Fernando Dekeno Djemis, secrétaire exécutif adjoint de la CORED (Espagne)

M. Francisco Ela Abeme, membre de la CORED (Espagne)

Mme Nieves Jahr Nchama, membre de la CORED (Allemagne)

M. Salomon Abeso Esono, membre de la CORED (Royaume-Uni)

M. Filiberto Mabale Ntutumu, membre de la CORED (Espagne)

Questions de la salle, échanges de points de vue et contributions entre les responsables de la CORED et les différents invités

Le débat sera modéré par Benjamin Bibas, journaliste spécialiste de l’Afrique centrale

16 h30 - 17h30  : Prises de contact, conversations informelles autour d’un café.

Raimundo ELA NSANG
Secrétaire Éxecutif

Raimundo ELA NSANG
Secrétaire Éxecutif

CORED Guinée Équatoriale
Tél:
+33 621 81 52 81
http://raimundoela.com/
http://coredge.org/
COALITION D'OPPOSITION POUR LA RESTAURATION D'UN ÉTAT DÉMOCRATIQUE
S/C En FRANCE par MRD Guinée Équatoriale


 

 

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L’Observatoire des Elections

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Skype: oelection-cameroun

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine