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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:09

L'eusko, la monnaie locale basque, fête son premier anniversaire.

EUSKO.jpg                               EUSKO

 

L'eusko, monnaie locale basque lancée pour "relocaliser l'économie", fête vendredi sa première bougie et est devenue en l'espace d'un an "la première monnaie locale de France", a indiqué Dante Edme-Sanjurjo, coprésident de l'association qui pilote le projet.

"Tant en nombre de commerçants que de masse monétaire en circulation, l'eusko est aujourd'hui la première monnaie locale de France", tant en termes de liquidés en circulation que d'entreprises ou associations utilisatrices, a déclaré à un correspondant de l'AFP M. Edme-Sanjurjo, qui copréside Euskal Moneta-La monnaie locale du Pays basque.

Cette association revendique 245.124 euskos en circulation à ce jour, plus de 500 entreprises et associations adhérentes, avec quelque 2.700 utilisateurs.

Lancée le 31 janvier 2013 au Pays basque français, sur la base de la parité avec l'euro, cette monnaie complémentaire vise, selon ses promoteurs, à "relocaliser l'économie" en favorisant les échanges sur un même territoire.

"L'eusko est écologiquement intéressant car il réduit les transports, mais aussi socialement, avec la défense des emplois locaux", a précisé M. Edme-Sanjurjo. Les entreprises et associations adhérentes au réseau s'engagent également à promouvoir la langue basque au sein de leurs structures.

Initié par des "militants de la langue basque et de l'écologie", le projet se serait aujourd'hui élargi à d'autres publics. "Nous avons fait une étude sur les raisons de l'adhésion des personnes: on a réussi à toucher des gens de tous bords, au-delà du cercle militant", s'est félicité M. Edme-Sanjurjo.

Monnaies complémentaires, les monnaies locales sont des moyens de paiement qui ne sont pas émis par un gouvernement national et qui sont destinés à n'être échangés que dans une zone restreinte. Leur statut légal est proche des bons d'achat et des titres-restaurant.

On compte 2.500 expériences de monnaies locales dans le monde, dont une vingtaine en France.

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:06

Par sa résistance, la Syrie a mis en évidence les liens organiques entre le terrorisme takfiri et l'axe du mal étasunien et ses outils dans la région.

geneve2_1.jpg

 Genève 2: le revers du gangstérisme politique des Etats-Unis 

 

Par sa résistance, la Syrie a mis en évidence les liens organiques entre le terrorisme takfiri et l'axe du mal étasunien et ses outils dans la région

Le gangstérisme politique est le même de Hillary Clinton, l'ex-secrétaire d'Etat étasunienne, à son successeur John Kerry. La première est célèbre par son appel adressé, dès le début de ce qu'on appelle la «révolution syrienne» aux rebelles de ne pas jeter les armes. Elle a ensuite été démise de ses fonctions en raison de l'échec de sa politique concernant notamment la Syrie. Le second est sur le point de subir le même sort du fait de son obstination à suivre la même voie du gangstérisme: Il a justifié les agissements terroristes en Syrie en disant qu'en occupant le sommet du pouvoir en Syrie, le président Assad attire le terrorisme vers ce pays.

Entre Clinton et Kerry s'étend l'infinité d'actes criminels qu'ont perpétrés et perpètrent encore les ennemis de la Syrie de tout rang et de toute rémunération. Assassinats, attentats, destructions des infrastructures, vol des ressources du peuple syrien, égorgements, viols et enlèvements. Le tout pour souligner que le gangstérisme est le trait le plus caractéristique des politiques adoptées par les ennemis de la Syrie.

Un coup au nom des droits de l'homme tout en oubliant que les Etats-Unis qui sont derrière ces politiques sont les plus impliqués dans la violation de ces droits depuis l'extermination des Peaux rouges, la traite des Noirs, les bombes atomiques larguées sur les villes japonaises et les centaines d'agressions militaires effectuées dans les pays du Tiers-monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Crimes auxquels s'ajoutent la destruction des économies de la plupart de ces pays et la mort, chaque année, de dizaines de millions de leurs habitants, suite aux maladies et aux famines.

Et un autre coup au nom de la démocratie tout en oubliant que le financement de la guerre contre la Syrie et le recrutement des mercenaires se fait par des régimes gouvernés par des familles despotiques sans référence aucune à des constitutions, des lois ou des élections même factices.

A l'heure où se réunit la conférence de Genève 2 censée être une conférence de paix, le gangstérisme règne en maître sur les politiques adoptées par les ennemis de la Syrie. C'est lui seul qui explique l'ignoble retrait de l'invitation sérieusement adressée à l'Iran pour une conférence censée être de paix, alors qu'y assistent quelques dizaines de pays non concernés par les événements en Syrie et au Moyen-Orient, et ce en dépit de la reconnaissance de l'importance de la position iranienne vis-à-vis de la conjoncture en Syrie et dans la région. Mais surtout en dépit des thèses l'accusant de participation à ces événements.

L'opposition syrienne de l'intérieur a, quant à elle, été exclue bien qu'elle représente une partie non négligeable du peuple syrien. L'avion de la délégation officielle syrienne en route pour Montreux a été bloqué pendant des heures à Athènes. Les us et les protocoles en vigueur à l'intérieur de la conférence ont été enfreints lorsque certains ont qualifié de «Son excellence le président» le président de ce qui reste d'une coalition en disloquement permanent.

Quel autre nom, si ce n'est le gangstérisme qualifié, donner à cette obstination à considérer ce qui reste de la Coalition comme représentant du peuple syrien et interlocuteur du régime alors que tout le monde sait que celui qui la dirige effectivement et parle en son nom n'est rien d'autre que Robert Ford? Réduits dans la Conférence à des simples figurants, les membres de la Coalition ne sont en mesure de mettre en application aucun accord qui pourrait y être pris, ou même de se rendre dans les régions syriennes encore sous le contrôle des terroristes parmi

les mercenaires et les takfiris.

Il en est de même de l'obstination à évoquer Genève 1 bien qu'elle exige l'arrêt des violences comme condition de la mise en application des autres clauses relatives à l'avenir du pouvoir en Syrie.

Le gangstérisme atteint son paroxysme lorsqu'on voit les ennemis de la Syrie s'octroyer le droit d'exiger le départ du président Assad tout en ignorant que ce droit appartient exclusivement au peuple syrien et que le président Assad a affirmé l'aptitude de la Syrie à organiser des élections libres sous supervision internationale dans les plus proches délais.

Il est clair que toutes ces positions rétives prises par les ennemis de la Syrie ne visent qu'à la mise en échec de la conférence de Genève 2 qui a fini par se réunir en dépit de tous les louvoiements ayant pour but d'empêcher sa réunion.

Le seul fait que la conférence soit réunie en la présence de la Syrie en tant qu'interlocuteur des deux parties, russe et étasunienne, vue la marginalité des autres parties prouve -après toutes les allégations parlant de la perte de légitimité du régime syrien- que le gangstérisme n'a pas pu imposer la soumission au peuple syrien.

Que signifie l'échec de Genève 2 si ce n'est le désir des ennemis de la Syrie de voir se perpétuer une guerre dont les antagonistes s'avèrent être la Syrie, d'un côté, et le terrorisme takfiri soutenu par les Etats-Unis et ses outils dans la région?

La poursuite de cette guerre qui a fait éclater des guerres ouvertes à l'intérieur du camp takfiri lui-même et des désaccords affichés et ouverts à des guerre entre les ennemis de la Syrie, signifie-elle autre chose que l'échec du gangstérisme et une défaite en Syrie dont l'amertume dépassera de loin celle des défaites encaissées par l'axe du mal étasunien en Afghanistan, en Irak et au Liban en 2006?
Par Akil Cheikh Hussein 
Source: French.alahednews
 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:55

Interview exclusive de Dieudonné sur la chaîne de télévision privée britannique Sky News.

 


http://www.youtube.com/watch?v=iUM0Oyhke0Q#t=289

 


 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:49

 

 

 

Russel Feingold et l’ONU en RDC

 

                                                                 Mbelu-Babanya-Kabudi.jpg

                Par Mbelu Babanya Kabudi 

« (…) l’économie est une guerre ». E. Snowden

Gagner des parts de marché, permettre à l’initiative Public-Privé conclue en novembre 2011 en RDC d’aboutir ; voilà ce qui est important pour Russ Feingold. Et c’est de bonne guerre. Mais vouloir le détourner des intérêts qu’il défend pour exiger que son pays fasse pression sur les pays-proxys dont il se sert pour néocoloniser l’Afrique de Grands Lacs nous semble être une lecture dépassée des enjeux mondiaux. Dans une interview[1] donnée récemment sur la NSA , Edward Snowden averti les Africains et les Moyen-Orientaux en des termes très clairs. Il dit : « Les Etats développés ( ?) ne lâcheront pas leurs positions en Afrique ou au Moyen-Orient. Question de ressources. Dans ce chaos industriel qui crée des désoeuvrés, des fanatiques ou des révoltés, ils ne peuvent que multiplier ces mesures de rétorsion et de surveillance pour sauver leurs intérêts, leur modèle de développement. » Pourquoi sommes-nous plusieurs à ne pas écouter ce genre de témoins de l’intérieur ? A cause de notre naïveté ou de notre ignorance ? Ou à cause de l’une et de l’autre à la fois ? C’est un peu dramatique !
 

Dans sa dernière sortie médiatique, Russ Feingold exige de l’ONU qu’elle traite les FDLR comme elle a traité le M23. Mais qu’est-ce l’ONU a fait contre le M23 ? Elle a organisé son retour vers ses pays d’origine ; c’est-à-dire le Rwanda et l’Ouganda. Si c’est cela que Russ Feingold souhaite, c’est tant mieux. Que les FDLR retournent au Rwanda à l’issue d’un dialogue entre elles et Kigali. Or, le même Feingold a déjà soutenu que le Rwanda étant un pays souverain, il ne peut pas négocier avec une rébellion. Que veut réellement Russ Feingold ?

A voir les choses de plus près, Russ Feingold et la nébuleuse communauté internationale prétendent que l’ONU a aidé les FARDC à anéantir le M23. Et pourtant, la même ONU s’inquiète déjà du réarmement et du recrutement du M23 à partir du Rwanda. En d’autres termes, le M23 n’a pas été anéanti. Plusieurs de ses membres déjà parties prenantes de ‘’la majorité présidente’’ en RDC ont déjà infiltré certaines des institutions de ce pays et vont bénéficier de ‘’l’amnistie’’ orchestrée par leurs alliés au pouvoir fantoche de Kinshasa. Que demande réellement Russ Feingold ? 

Les FDRL, à plusieurs reprises ‘’recyclées’’ au Rwanda pourront-elles bénéficier d’une amnistie comme en RDC ? Il ne semble pas. Russ Feingold tient à véhiculer une version déphasée de la guerre que l’élite anglo-saxonne dominante mène contre la RDC à travers les pays-proxys interposés. Il participe de la falsification de l’histoire des pays des Grands Lacs africains. A la suite d’Hilary Clinton, Russ Feingold tient à travailler avec les africains du centre ayant oublié leur histoire. Pour cause. En marge des FDLR ‘’recyclées’’ à partir du Rwanda, Russ Feingold ne sait pas qu’il y a des Congolais(es) qui savent que ‘’les Interahamwe’’ ont été une création du FPR et plus particulièrement de Paul Kagame décidé à prendre le pouvoir à Kigali à n’importe quel prix. Bernard Lugan, un expert du TPIR, l’a prouvé dans son dernier livre[2] et il n’a jamais été démenti jusqu’à ce jour. En sus, une étude récente[3], suffisamment détaillée, démontre que Kagame a pris du goût à exploiter la RDC après la guerre de 1996 avec l’appui des rébellions qu’il a créées au pays de Lumumba à partir du 02 août 1998, à commencer par le RCD (dont l’actuel Ministre de l’information de la RDC fut membre).

Qu’est-ce que Russ Feingold souhaite vraiment pour la RDC ? Que l’ONU participe davantage à la falsification de l’histoire de ce pays comme elle le fait depuis les années 60. Une lecture attentive de Jules Chomé[4] aide par exemple à comprendre le rôle joué par les USA, la CIA et leurs alliés à côté de Mobutu et de Tshombe pour faire main basse sur le pays de Lumumba, avec la participation active et ambiguë de l’ONU. Pour les connaisseurs de l’histoire de l’indépendance juridique de la RDC , ce pays est en train de revivre ses années 60. En partie. 

Pour cause. La Chine et le Japon[5] commencent à se disputer l’Afrique et ils ne pourront pas se passer de ‘’son cœur ‘’. Pour dire les choses autrement, la période de ‘’la guerre froide’’ est en quelque sorte révolue ; la RDC est au cœur des enjeux d’un monde de plus en plus polycentré. Dans ce nouveau contexte, se plaindre de la lutte que mène Russ Feingold pour son pays et les entreprises multinationales qui en dépendent ne sert à rien. Comme il ne sert à rien de croire que les USA qui ont convoyé les militaires rwandais en RCA finiront par faire pression sur Kagame pour qu’il dialogue avec ses opposants et arrête de les tuer. Des analyses fantaisistes allant dans ce sens devraient être revues et corrigées en fonction des enjeux de l’heure. 

Rappelons qu’avec l’indépendance de la Chine en 1949, les USA ont perdu une arrière-cour importante. La remontée de la Russie après la chute du mur de Berlin en 1989 et ‘’la fin de l’histoire’’ déclarée par F. Fukuyama provoque une inquiétude sérieuse pour l’empire US. Le camouflé que la Chine et la Russie lui ont asséné dans le dossier syrien l’a davantage déstabilisé. Et si nous ajoutons la perte de son arrière-cour latino-américaine avec la monté du socialisme du XXIème siècle, nous pouvons soutenur qu’il ne lui reste plus grand-chose en dehors du continent africain où il peut, avec l’appui de la France et de quelques ‘’nègres de service’’, bomber le torse. A moins qu’il ne déclenche une troisième guerre mondiale, ‘’l’empire US’’ est fini. Le gangestérisme économique qu’il organise en Afrique centrale participe du délire d’un empire aux abois. Les Africains avertis se sont tournés, à tort ou à raison, vers l’empire du milieu ; et le Japon a senti qu’il devait, lui aussi, compter sur l’Afrique pour son devenir économique. 

Disons que désormais, dans un monde de plus en plus polycentré, continuer à pleurnicher en contemplant l’usage que l’Occident et ses multinationales font de l’Afrique relèvera dorénavant du manque de sagesse et de l’intelligence géostratégiques. Les pays qui, comme la RDC , ont encore à régler la question d’un leadership responsable peuvent être excusés en cette matière. 

Mais, de plus en plus, les pays africains avertis font leurs choix. Ils diversifient les partenaires et cela de manière sage et intelligente. Tout en étant prudent à l’endroit de la violence occidentale, ils s’ouvrent au marché asiatique. Même s’ils n’ont pas encore vaincu le patrimonialisme et le népotisme, ils semblent avoir compris que le partenariat traditionnel les a davantage appauvris et a beaucoup plus contribué à leur néoclonisation qu’à leur émancipation politique. Plusieurs d’entre eux ont été des victimes ignorantes ou/et consentantes de la violence avec laquelle l’Occident, avec ses multinationales, impose son modèle néolibéral. 

Dans un récent rapport sur les droits de l’homme en Europe, Moscou y a fait allusion. Qui aurait cru que des leçons de droits de l’homme soient données par Moscou aux ‘’champions de la défense de droits de l’homme’’ il y a quelques dizaines d’années et cela à partir des documents produits par eux-mêmes ? Qui aurait cru ? (Mumanyi wa malu batu bamuamba biende !)En effet, « ce rapport est la réponse du berger à la bergère. Lassé des critiques occidentales, régulièrement condamné par la Cour européenne, Moscou réplique depuis 2012 avec un rapport annuel sur l’UE. Le nouveau souligne la "forte croissance de la xénophobie, du racisme, du nationalisme violent, du chauvinisme et du néo-nazisme" dans l’Union. Et met quelques touches personnelles en s’inquiétant par exemple de la propension des Européens à vouloir exporter "leurs valeurs néo-libérales" dans le monde. »[6]

Ce rapport est un plus apporté à la théorie du monde polycentré. Il serait naïf et bête de continuer à interpréter le monde et à le transformer à partir d’un seul modèle, du modèle néolibéral occidental, en privilégiant les seuls partenaires occidentaux. Il est plus que temps d’apprendre de la culture africaine et de la diversité des autres. Une révolution culturelle africaine est une urgence du point de vue des paradigmes servant à l’interprétation et à la transformation du vivre-ensemble africain. Cela pourra prendre le temps que ça prendra. Mais les minorités africaines et congolaises organisées en conscience devront y travailler.

Les lecteurs et falsificateurs de l’histoire du genre du Russ Feingold et Hilary Clinton devraient être de plus en plus disqualifiés. Même s’il faudra toujours creuser leur discours pour en saisir le non-dit. 

Entretenir la guerre permanente au Congo est nécessaire à l’ONU, à Russ Feingold et à ses amies multinationales ayant conclu l’initiative Public-Privé avec le gouvernement fantoche de Kinshasa en novembre 2011. Lire Ruf Custers[7] permet de mieux comprendre Russ Feingold. Malheureusement, nous sommes plusieurs à ne plus avoir le temps de lire et d’étudier les questions cruciales de l’heure pour la RDC. Et nous croyons naïvement que les USA peuvent faire pression sur Kigali… Arrêtons de pleurer sur les autres et ce qu’ils nous font ; pleurons sur notre naïveté, notre ignorance et notre manque d’organisation conséquente. Quand nous serons organisés sagement et intelligemment, les autres viendront négocier avec nous. Ils négocient déjà avec la Bolivie …



[1] http://www.legrandsoir.info/interview-exclusive-d-edward-snowden.html

[2] B. Lugan, Les guerres d’Afrique. Des origines à nos jours, Paris, Rocher, 2013.

[3] http://mpra.ub.uni-muenchen.de/46993/1/MPRA_paper_46993.pdf

[4] J. Chomé, L’ascension de Mobutu. Du sergent Joseph au général Sese Seko, Bruxelles, Complexe, 1973.

[5] http://french.ruvr.ru/2014_01_16/259508104/

[6] http://www.lalibre.be/actu/international/vous-critiquez-la-russie-moscou-replique-et-s-offre-la-belgique-52d8b3ff3570ba3e183bd26e

[7] R. Custers, Chasseurs de matières premières, Bruxelles, Investig’action, 2013.

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:43

 

            Les expressions «néo-libéralisme», «mondialisation», «globalisation», «monétarisation» et «financiarisation» sont présentées comme un nouveau stade de développement du mode de production capitaliste, ce qui est totalement faux. L’économie politique de la «mondialisation» et de la «globalisation» a été étudiée et décrite depuis l’entre-deux guerres (1916-1939). Par contre, il est justifié d’affirmer que l’économie politique impérialiste moderne est entrée dans une nouvelle phase de développement depuis les années 1968-1971 et la répudiation des accords de Bretton Woods, l’abolition de la convertibilité-or du dollar américain et des autres devises, et l’adoption du régime des changes monétaires flottants (1). Toutefois, cette nouvelle phase de l’impérialisme moderne ne constitue que l’exacerbation des contradictions déjà contenues dans le capitalisme classique.

 

            D’après les critiques de la mondialisation néolibérale, le mode de production capitaliste commercial (mercantile), reposant sur le commerce et la colonisation aurait évolué vers le capitalisme industriel néocolonial, marqué par le protectionnisme et les barrières tarifaires afin de protéger le marché national de la concurrence étrangère.

 

            Ce mode de production – ce système – aurait ensuite évolué vers le «néolibéralisme, mondialisé, globalisé, monétarisé et financiarisé» que nous connaissons aujourd’hui. Les caractéristiques de ce «nouveau» système économique néolibéral seraient que l’ensemble de l’économie est aujourd’hui accaparé par le secteur privé et une poignée de banquiers (les puissances d’argent – ce talisman) au détriment de l’équité et du bien public et citoyen. L’État, hier encore juste et équitable – arbitre impartial entre les forces sociales contradictoires – aurait été usurpé et accaparé par une clique de riches – en collusion – se cooptant, complotant et pervertissant les fonctionnaires – stipendiant les politiciens par des caisses électorales occultes et des pots-de-vin et s’accaparant de tout le pouvoir de l’État par leurs complots secrets.

 

            Les médias dans nos sociétés libres et démocratiques (sic) auraient manqué de vigilance et parfois même ils auraient malencontreusement fermé les yeux sur ces malversations. La mission de l’opposition électoraliste altermondialiste, social-démocrate, nationaliste et éco-socialiste de «gauche», serait aujourd’hui de réorienter l’appareil étatique et gouvernemental, cet arbitre impartial entre les forces sociales divergentes, dans la direction de son penchant naturel, qu’il n’aurait jamais dû délaisser, en faveur de l’équité et de la justice.  Tout ceci n’est que fumisterie vous l’aurez compris.

 

            La fin ultime de cette opposition, de cette procession au flambeau civique et citoyenne larmoyante serait de maintien de l’État providence – symbole des années de félicitées ou la petite bourgeoisie exultait – de la fin des années soixante (1968) jusqu’à aujourd’hui (l’État-providence en annexe 1) (2). La petite bourgeoisie, courroie de transmission et «porteuse d’eau» du grand capital monopoliste, voudrait ainsi conserver ses privilèges (ses chaînes dorées) et ne pas subir les affres du néo-libéralisme-mondialisé-globalisé, ce système sans-cœur et prévaricateur qui détruit toutes les bases de l’harmonie sociale que le petit-bourgeois a eu tant de mal à crédibiliser aux yeux des ouvriers, des salariés, et des employés des états occidentalisés. Il faut savoir que le phénomène de l’État-providence a été strictement circonscrit à l’Occident politique et impérialiste (l’Occident en annexe 2) (3).

 

            « À partir des années 1970, avec la montée en puissance des pensées de Milton Friedman et de Friedrich Hayek le mot néo-libéralisme prend un autre sens. À partir de Michel Foucault, le néolibéralisme est alors présenté comme une technique de gouvernement, une politique économique et sociale étendant l’emprise des mécanismes du marché à l’ensemble de la vie. Friedman et Hayek sont désignés en France comme en étant en grande partie les inspirateurs bien qu’ils ne se soient jamais réclamés du néolibéralisme, mais seulement du keynésien, et limite voire supprime l’intervention étatique. Le contexte économique marqué par la fin du système de Bretton Woods relance les discussions entre écoles économiques et leur intensité a contribué à populariser ce terme » (4).

 

Les idéaux et les principes du réformisme néo-libéral 

 

            Les termes «néolibéralisme mondialisation globalisation monétarisation  financiarisation» désignent aujourd’hui un ensemble d’orientations  idéologiques, économiques et politiques d’inspiration réformistes et opportunistes qui partagent plusieurs idées communes :

 

§  Le courant de pensée néolibéral dénonce l’aspiration futile d’une portion des intellectuels bourgeois qui espèrent le maintien de «l’État-providence» en déliquescence. Il dénonce  les jérémiades pour un accroissement des interventions gouvernementales dans l’économie sous formes de règlementations abusives. Il  dénonce le maintien de charges fiscales excédentaires pour les entreprises privées «déficitaires» (sic). Ils dénoncent la prise de contrôle d’entreprises privées par l’État «socialiste», entreprises qui devraient, selon les intellectuels néolibéraux, être rétrocédées au secteur privé dès que «rentabilisées». Ce à quoi s’objecte les petits-bourgeois altermondialistes et pseudo-socialistes détracteurs du néolibéralisme, au motif que ces entreprises étatiques rentables profiteraient aux contribuables.

 

§  Le courant de pensée néolibéral fait la promotion de l’économie de libre marché au nom de la liberté de l’agent-économique producteur et de l’acteur-économique-consommateur et au nom de «l’efficacité» économique de la libre entreprise  concurrentielle monopolistique. Argument des plus ludiques quand on observe la crise économique structurelle-systémique qui n’en finit plus de démontrer l’inaptitude de la libre entreprise capitaliste à survivre sans guerre génocidaire, sans crises financières répétitives, sans famine endémique, sans pandémie meurtrière et sans cataclysme (pour lesquelles les populations du tiers-monde ne sont jamais préparées ni protégées). La pseudo gauche libertaire, altermondialiste et écologiste devrait être suffisamment avisée pour réaliser que le libre-marché et la libre-concurrence n’existent tout simplement pas sous l’impérialisme monopolistique. 

 

§  Le courant de pensée néolibéral prône la dérégulation et la dérèglementation des marchés qui devraient se réguler strictement par les forces et les lois naturelles du marché «libre» et le jeu de la libre concurrence monopolistique. Les petits-bourgeois réformistes, altermondialistes et pseudo-socialistes rétorquent que trente années de dérèglementation-dérégulation ont entraîné l’intensification de la corruption, de la collusion, du pillage des administrations publiques; l’accentuation de la fraude et des paradis fiscaux; l’extension de la spéculation boursière outrancière; la dérive monétaire et bancaire; la destruction des services publiques; la multiplication des empoisonnements alimentaires, la profusion des accidents ferroviaires, aériens, routiers, maritimes et pétroliers; l’extension des guerres régionales destructrices; ainsi que l’anarchie totale du développement économique impérialiste qui s’étale maintenant dans toute son ampleur et dans toute son horreur. Tout ceci est véridique mais il est tout aussi vrai que ces tendances économiques, sociologiques, politiques et militaires sont inscrites dans le code génétique de l’impérialisme moderne et ne pourront jamais être enrayées.  

 

§  Les idéologues néolibéraux aspirent à la disparition progressive et sélective du secteur public d’économie au bénéfice du secteur privé dans les domaines rentables et profitables. Évidemment, la classe ouvrière à travers le monde n’acquiesce nullement à ce salmigondis ubuesque, mais le militant vigilant perçoit rapidement que les pouvoirs (économique, politique, juridique et militaire) sont indifférents à ses atermoiements   véhéments et que seule une opposition très musclée peut contrecarrer un tant soit peu les décisions arrêtées en haut lieu par les administrations publiques de la gouvernance étatique à la solde des riches. 

 

§  Les intellectuels néolibéraux exigent au nom de leurs sponsors capitalistes que les secteurs d’activités économiques de production, de distribution et des services publics non profitables soient abandonnés s’ils ne sont pas essentiels à la reproduction élargie du capital; ou alors qu’ils soient fortement réduit en terme de dépense gouvernementale et mis à la charge de l’utilisateur-payeur libérant ainsi ce revenu gouvernemental supplémentaire pour augmenter les subventions aux entreprises privés parasitaires sous prétexte de «stimuler l’économie», de créer des emplois (très lourdement subventionnés, précaires et éphémères) et pour rembourser la dette souveraine ayant totalement échappé au contrôle gouvernemental des majordomes du capital.

 

§  D’un commun accord, néolibéraux enthousiastes et critiques du néo-libéralisme dépressifs s’entendent pour que les budgets étatiques soient impérativement mis au service du grand capital pour sa reproduction élargie et le défi des administrations publiques capitalistes consiste à faire accepter aux salariés, y compris aux petits-bourgeois paupérisés et endettés, ce détournement des argents des régimes de pension, des dépôts bancaires des épargnants, des crédits publics, qui dorénavant ne passeront plus par un processus d’essaimage généralisé (aide sociale, allocation familiale, garderie subventionnée, transport en commun, logement subventionné, éducation et services publics vilipendés) mais s’engouffrera directement – sans intermédiaires – dans les goussets des monopoles et des milliardaires. Le chantage des entreprises forestières et des alumineries monopolistes québécoises, exigeant une nouvelle baisse des tarifs d’électricité déjà sous-facturé, est une manifestation authentique de cette dictature impérialiste sur la gouvernance publique libérale, péquiste, adéquiste ou «solidaire» peu importe (5).       

 

§  Les critiques bourgeois du «néolibéralisme» geignent que ce faisceaux de désengagement des gouvernements “néolibéraux” accroit les inégalités sociales; déstabilise le tissu collectif citoyen; compromet la paix civique; pille les ressources naturelles de la nation et déséquilibre l’État bourgeois dans ses pratiques pudiques en l’engageant «trop fortement» (disent-ils) du côté des possédants, lui retirant son verni terni «d’arbitre impartial» au-dessus des classes sociales. 

 

            Les expressions «néo-libéralisme», «mondialisation», «globalisation», «monétarisation» et «financiarisation» de l’économie sont autant de concepts discursifs et récursifs dont les forces étaient déjà présentes dans le capitalisme classique (mercantile aussi bien qu’industriel), puis dans la première phase de l’impérialisme moderne triomphant et dont le total déploiement, depuis la fin des années soixante du siècle précédent, a dominé la deuxième phase de développement de l’impérialisme moderne stade suprême du capitalisme.

           

Le «laisser faire» du dirigisme néolibéral  

 

            Loin de «laisser faire» l’État bourgeois (providentiel et non providentiel) intervient constamment et de plus en plus vigoureusement pour organiser et soutenir la reproduction élargie du capital, c’est-à-dire d’abord, pour assurer la valorisation (les profits) du capital qui est la condition de base de reproduction du système d’économie politique impérialiste moderne. L’État bourgeois ne sait faire que cela. La soi-disant mondialisation néo-libérale globalisée caractérisée par le non intervention de l’État n’est que mensonge et duperie qu’accréditent les organisations altermondialistes et gauchistes par leurs dénonciations du pseudo désengagement de l’État. Il n’y a jamais eu de désengagement de l’État capitaliste. Il y a simplement réorientation des engagements de l’État directement en faveur des capitalistes sans passer par la petite bourgeoisie, les pauvres, les assistés-sociaux, les chômeurs et les étudiants.

 

            Chaque jour l’État bourgeois se désengage des services publics et réduit ses dépenses destinées à la reproduction de la force de travail et au soutien social, cependant que chaque jour l’État-providence pour les riches transfert les deniers publiques ainsi épargnés en direction des programmes de soutien destinés aux capitalistes (au Québec on dénombre 2300 programmes de subventions aux entreprises) afin d’assurer la reproduction élargie du capital dont l’État est le commandeur universel, et ceci quelle que soit la faction de la bourgeoisie qui contrôle le pouvoir politique, la pseudo gauche ou  l’authentique droite. Ultimement, tous ces efforts sont vains car l’effondrement économique s’en vient (6). 

 

L’économie «réelle» en guerre contre l’économie «virtuelle» de guerre  

 

            Peut-on imaginer un instant qu’il existe des alambiques telles que l’économie «réelle» et l’économie «virtuelle» (7) ? De fait, les économistes bourgeois ignares sont tous incapables de comprendre, de prévoir et de corriger les calamités de l’économie capitaliste. Il en va de même de leurs apôtres réformistes – opportunistes et gauchistes qui se gardent bien de dire qu’il s’agit simplement de deux formes classiques d’existence du capital (le capital productif ou capital vivant ou encore capital variable (Cv) et le capital mort ou capital constant (Cc)). Pour Marx c’est le rapport entre ces deux formes de capital, ce qu’il appelait la composition organique du capital (Cc/Cv) qui génère  économiquement les crises et politiquement les dictatures, forment politiques particulièrement virulentes de la dictature «démocratique» bourgeoise.

 

            L’impossible résolution de cette contradiction qui entraîne la baisse tendancielle du taux moyen de profit – contradiction qui ne peut être résolue sous le règne du capital monopoliste – entraîne in fine la guerre (régionale ou mondiale) comme ultime moyen de détruire des moyens de production, du capital fixe-constant (Cc) et quantité de stocks de marchandises invendues, tout en éliminant quantité de forces productives inutilisées (les ouvriers transformés en chair à canon dans les tranchées).

 

Les États-Unis, un modèle de l’impasse de l’économie impérialiste 

 

            S’il n’y a plus assez de plus-value à partager c’est parce que les capitalistes ne peuvent plus, à la fois, exploiter les salariés et les prolétaires occidentaux (leur extraire la plus-value – issu du surtravail non payé), tout en leur abandonnant un salaire de misère (Graphique 1 en annexe 4) ; et en même temps, dans les pays émergents, exploiter les ouvriers, les artisans et les paysans migrants vers les villes pour se prolétariser. La solution choisie pour le capital international est donc de faire disparaître les humains surnuméraires, et pour ce faire les guerres, les famines, les pandémies, les catastrophes naturelles et l’euthanasie seront mises à profit.

            Comme l’indique le Graphique 1 les salaires des travailleurs étatsuniens rapportés au PIB du pays sont au plus bas depuis 1940. Ceci signifie que la part du gâteau économique que les millions de travailleurs américains ramènent à la maison pour leur reproduction en tant que classe sociale n’a jamais été aussi petite. C’en est rendu au point qu’est apparue aux États-Unis depuis une décennie la catégorie des travailleurs pauvres. Ceux qui travaillant cinquante heures semaines ne gagnent pas suffisamment pour assurer la reproduction de leur force de travail (ceux pour lesquels la plus grande entreprise au monde, Wall-Mart, organise des collectes de nourriture plutôt que de les payés). Croyez-vous un instant que ces prolétaires anémiés et aliénés peuvent s’intéresser à la politique et à la chose publique ? C’est exactement l’effet escompté.

 

            La deuxième information que fournit ce graphique est catastrophique pour le système économique impérialiste. Si dans le passé les États-Unis jouaient le rôle de marché de consommation de l’humanité, la baisse de la part des salaires dans le PIB national signifie que les États-Unis ne seront bientôt plus en mesure de jouer le rôle de consommateur-destructeur et gaspilleur de marchandises puisque les consommateurs américains (90% des clients sont des salariés) ont de moins en moins de revenus pour consommer. Dès que le crédit à la consommation s’épuisera le système s’effondrera  comme en 2008 pour le marché de l’immobilier (8).  Les créanciers des Étatsuniens ont bien raison d’être effrayés.

 

            Les États-Unis ne sont donc plus un grand pays producteur de marchandises (exceptés pour l’armement, l’avionnerie, l’automobile, l’énergie et une partie de leurs  aliments) et ils sont de moins ne moins un pays consommateur solvable. Les États-Unis, premier partenaire économique du Canada, sont devenus une oligarchie de banquiers-financiers et d’actionnaires millionnaires et milliardaires parasitaires (0,01% de la population) qui vivent de l’accumulation d’immenses bénéfices. Les États-Unis sont aussi devenus un assemblage de sections de petit-bourgeois désespérés, en voie de paupérisation accélérée, désarticulés et abandonnés par leurs mentors décapitalisés. Nous spécifions «décapitalisés» dans le sens que les monceaux de capitaux qu’entassent les capitalistes financiers américains sont des papiers spéculatifs boursiers qui demain s’évaporeront en même temps que s’effondreront les indices de la bourse. Ces divers segments de petits-bourgeois échevelés sont de plus en plus coupés de la masse des salariés qui ne se reconnaissent plus dans leurs mythes et leurs salmigondis à propos de la «destinée manifeste», du «self made man», de la «démocratie électoraliste» et du  paradis pour tous. Coupé de cette mission de courroie de transmission et de coolie des grands patrons le vassal petit bourgeois démuni perd toute utilité pour ses suzerains.

 

            Les États-Unis c’est aussi une masse énorme de salariés, de plus en plus pauvres et de plus en plus démunis et aliénés. Pour l’instant, cette foule prolétarisée souffre, peine, désespère, s’adonne au crime à la petite semaine, et tourne sa colère contre elle-même, par le suicide, la mystique religieuse, la drogue, l’alcool, la sexualité débridée, le vol à la tire et le meurtre aveugle ou en série, les bandes de rues, la désobéissance civile, l’anarchie sociale et le monde interlope. Cet amalgame difforme subit une terrible répression de la part d’un État policier de plus en plus sauvage et dérégulé. Les multiples corps policiers, totalement déconnectés de la société civile, s’acoquinent avec le crime organisé et s’adonnent à la prévarication des «ripoux».

           

            L’égocentrisme et le narcissisme ont force de loi aux États. Chacun tente de tirer son épingle du jeu et c’est ainsi, au milieu de cette anarchie, que l’oligarchie se maintient au pouvoir entre deux mascarades électorales auxquelles ne participent plus que la petite bourgeoisie, l’aristocratie syndicale, une partie des rentiers, et les politiciens tous plus véreux les uns que les autres (9). Il en est très bien ainsi. N’inviter   surtout pas les ouvriers à voter. Maintenant qu’ils ont perdu toute illusion sur l’État des riches capitalistes il ne nous reste plus qu’à les mobiliser pour le renverser.

 

            La situation économique, sociologique, politique et juridique est à peu près identique au Canada et au Québec avec un léger décalage dans le temps et dans l’approfondissement dus à quelques particularismes nationaux et à l’effet d’échelle. Le sous-continent étatsunien compte 310 millions d’habitants et le Canada en compte 36 millions.

 

            L’économie impérialiste sera relancée, non pas parce qu’elle aura démantelé quantité de moyens de production, éradiqué quantité de forces productives (travailleurs) et détruit quantité de marchandises pendant la guerre nucléaire, pendant les famines et les pandémies en série, et au cours des cataclysmes naturels pour lesquelles rien n’aura été fait pour prévenir ou secourir les populations martyres, ou encore par euthanasie des retraités désormais présentée comme la panacée à tous les maux de l’humanité, mais parce que le système économique impérialiste aura ainsi résolu ses problèmes de trop plein de main d’œuvre désœuvrée, de trop plein de pauvres improductifs et dispendieux à entretenir, ainsi que celui de l’exigüité des marchés et de surabondance des moyens de production qui entraîne la baisse inéluctable de la composition organique du capital et du taux moyen de profit (10).

 

La guerre comme solution à la crise économique 

 

            Bien entendu, les guerres sont présentement localisées, contrôlées, dirigées et endiguées, quoique de moins en moins efficacement (Sud Soudan, Syrie, Afghanistan-Pakistan, Centre-Afrique, Libye, Mali). D’un commun accord entre les protagonistes des camps impérialistes antagonistes, pas encore résignés à s’affronter dans un grand cataclysme international, les aires de guerres sont limitées aux pays sous-développés. Depuis 1945 – fin du précédent conflit mondial – il n’y a pas eu une seule année sans qu’une guerre locale ou régionale n’ait été menée, mettant aux prises l’impérialisme américain triomphant (pour un temps) et le camp socialiste, qui s’est ensuite muté en camp social impérialiste (1956). Le camp social impérialiste soviétique s’effondrant en 1989 a été remplacé par le social-impérialisme chinois et l’impérialisme russe ascendant, tous deux réunis dans l’alliance du BRICS, face au camp impérialiste occidental décadent (OTAN).

 

            Plus d’une cinquantaine de guerres locales et régionales ont marqué et marquent encore aujourd’hui le déclin rapide de l’impérialisme américain qui s’accroche désespérément à son statut obsolète de première puissance économique mondiale. Les États-Unis d’Amérique demeurent la première puissance militaire au monde mais ils ne sont déjà plus la première puissance économique internationale. Seule la fraude monétaire accompagnant le dollar US – artificiellement maintenue en survie – permet encore à ce pays décadent de guerroyer.

 

            Dès avant la Première Grande Guerre l’idée a germée dans la tête des sociaux-démocrates, des réformistes et des opportunistes de tout acabit que la guerre n’était pas un compagnon de lit obligé du mode de production capitaliste et que l’humanité, si longtemps outragée par les horreurs des guerres mille fois répétées et dénoncées, pourrait enfin respirer dans la paix sinon perpétuelle du moins prolongée.

 

            Nous ne reprendrons pas ici toute la panoplie des courants de pensée argumentés qui prétendent que «plus jamais» le monde ne souffrira de telles abominations meurtrières. Et chaque fois, de nouveaux charniers viennent dissiper les illusions des prestidigitateurs, des curés, des mollahs, des imams, des popes, des  humanistes et des pleureuses laïcs engagées dans la guerre contre la guerre à coup d’eau bénite, de prières, de cantiques et de pétitions de compassions. Nous ne traiterons ici que certains des arguments les plus récents des thuriféraires de l’impossible apocalypse nucléaire et des «négationnistes» d’une nouvelle guerre mortifère à l’échelle planétaire.

 

            Premier argument de ces pacifistes utopistes : La guerre mondiale n’est plus possible, la chose étant que les armements nucléaires disponibles sont trop puissants et mettraient en danger le vainqueur tout autant que le vaincu.  Croyez-le ou non, on disait déjà cela dans les mois précédent la seconde guerre mondiale. Ils y seront entraînés dans cette guerre mondialisée par les lois inexorables de l’économie impérialiste.

 

            Deuxième argument de ces tenants «de la paix inévitable» : La division internationale du travail et la répartition des moyens de production (industrie lourde productrice de moyens de production), ainsi que la dépendance qu’engendre ce nouveau paradigme «d’interdépendance industrielle universelle» rend improbable sinon impossible une guerre totale entre un camp impérialiste contre un autre camp impérialiste hyperpuissant et détenteur de la plus grande part des moyens de productions de l’humanité. En effet, comment General Motors États-Unis pourrait-il commander la destruction de ses installations de production en Chine « Communiste »? Entre 1939 et 1945 la société américaine IBM a vu bombarder ses équipements industriels implantés en Allemagne. D’autres entreprises industrielles américaines également. La destruction de moyens de production permet de désengorger les marchés et de relancer le processus de production profitable.

 

            Bien que ces arguments semblent logiques et raisonnables ils ne font pas le poids devant l’histoire et les faits du présent. Il nous faut malheureusement nous rendre à l’évidence, les capitalistes monopolistes ont toujours juré qu’ils voulaient la paix à tout prix alors qu’ils préparaient la guerre à n’importe quel prix. Les dépenses gouvernementales pour l’armement (Carte 1 en annexe 5), en hausse exponentielle, prouvent à l’évidence que le monde se dirige vers un nouveau conflit international. La recherche de pointe sur le développement d’armes nucléaires létales, dites à «effets localisés et limités», et les récents revirements de la politique américaine en ce qui concerne le bouclier nucléaire européen face au camp eurasien, ainsi que la décision du président américain de déplacer ses flottes et ses bases militaires vers l’Asie-Pacifique démontrent à l’entendement que le grand capital monopoliste prépare un grand affrontement dont un seul camp sortira gagnant (temporairement) en termes de domination mondiale sur les ressources, en termes d’exploitation des forces productives et de spoliation de la plus-value et des profits, assurant la reproduction élargie du mode de production impérialiste moderne (11).

 

L’unique solution à la crise économique 

 

            La révolution empêchera la guerre ou la guerre enclenchera la révolution ouvrière. C’est-à-dire que la classe ouvrière se résoudra à accomplir sa mission historique qui consiste à répudier l’ancien mode de production impérialiste dégénéré, qui a rendu les services qu’il pouvait, mais n’est plus capable de surmonter ses contradictions internes et d’assurer l’évolution du genre humain. Les ouvriers devront le remplacer par un nouveau mode de production planifiée, un nouveau mode de propriété et une  nouvelle société organisée assurant le développement dans le respect de l’environnement.

 

            Nous croyons sincèrement, compte tenu de l’état déglingué des organisations du mouvement ouvrier désorganisé dans le monde entier, infiltré par les contingents de petits-bourgeois tétanisé et compte tenu du degré d’aliénation de la classe ouvrière et des forces populaires, suite aux multiples trahisons réformistes, opportunistes, gauchistes et révisionnistes que malheureusement cette fois encore c’est la guerre qui enclenchera la révolution et non l’inverse (12).

 

            Les ouvriers du monde entier et leurs alliés employés et salariés de tout secteur et de tous milieux devront descendre jusqu’au fond de l’Enfer de la guerre thermonucléaire la plus mortifère avant de faire le tri parmi les milliers de courants de pensée petit-bourgeois (classe sociale dont c’est le métier de cogité de multiples théories alambiquées) pour extirper de ce magma indigeste la théorie scientifique de la révolution socialiste. Seule la guerre révolutionnaire pourra mettre un terme aux chapelets de guerres d’extermination et de spoliation en mettant fin à l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

_________ INFORMATION http://www.robertbibeau.ca/Palestine.html  

 

 

ANNEXE 1

L’ÉTAT-PROVIDENCE

            L’État-providence, après avoir soutenu le développement de l’économie capitaliste dans chacun des pays impérialiste d’Occident a survécu pour un temps à la concurrence inter-impérialiste entre le bloc Atlantiste et le bloc social impérialiste soviétique, puis entre le bloc Atlantiste et le BRICS. L’État-providence se voit aujourd’hui assigner le rôle de canaliser la plus grande partie des revenus de l’État directement vers les goussets des milliardaires, des boursicoteurs et du capital monopoliste financier afin de tenter d’enrayer la baisse tendancielle du taux de profit moyen, performance pourtant impossible à réaliser.

              Par des mesures politiques et financières dites «néolibérales» l’État des riches  impérialistes favorise le développement de sa section nationale de la grande famille des capitalistes internationaux et cet État ne veut ni ne peut être utilisé pour arraisonner les capitalistes monopolistes financiers qui le dirige, le finance et le commande. L’État national bourgeois des riches, au Canada, en France, aux États-Unis ou en Chine ne peut pas favoriser les ouvriers et le peuple des nations paupérisées sans s’attirer des mesures de rétorsion des organismes para-nationaux de la gouvernance impérialiste mondiale. La stratégie des luttes «électoralistes» pour la conquête des parlements et des exécutifs des gouvernements a échoué, comme il était facile de l’imaginer.  L’État bourgeois ne pourra jamais devenir un État populaire du peuple citoyen et il restera jusqu’à sa fin l’État des banquiers. L’étape de la lutte de classes dite «nationale» est révolue – voici venu le temps de la lutte de classe internationale contre l’État des riches impérialistes mondialisés et globalisés.

 

ANNEXE 2

L’OCCIDENT IMPÉRIALISTE MODERNE

L’Occident impérialiste moderne sur le plan économique, politique et idéologique se compose des États-Unis d’Amérique, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, du Japon, de l’Allemagne et de l’Autriche, du Royaume-Uni et de l’Irlande, de la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, la Suisse et les pays scandinaves Suède, Norvège, Danemark, Islande et enfin Israël (pour Israël, voir l’encadré ici-bas).

          En 2013, ces 23 pays (sur 203) rassemblent 921 millions d’habitants (14 % de l’effectif mondial) ; regroupent 716 des 1 455 milliardaires que comptent l’humanité ; cumulent 237 des 300 plus grands corporations monopolistes mondiales ; totalisant 41 645  milliards de dollars de PIB (58% du total mondial en 2012). Ces 23 pays ont effectué 1080 milliards de dollars de dépense militaire (65% du total mondial en 2010). Leur  revenu annuel moyen se situe entre 23 000 $ et 115 000 $ avec une médiane à 52 000 $ par habitant (13). A contrario, 1,3 milliards d’individus dans le monde vivent sous le seuil d’extrême pauvreté (moins de 2$ par jour ou 730$ par année) (14).

 

ANNEXE 3

ISRAËL PUISSANCE IMPÉRIALISTE OCCIDENTALE AU PROCHE-ORIENT

L’État israélien est né en 1948 en tant que néo-colonie militaire d’occupation de l’impérialisme britannique au Proche Orient. Israël a alors bénéficié de l’appui de l’impérialisme français et de la tolérance complaisante des États-Unis et de l’Union Soviétique. L’État sioniste après avoir tué, emprisonné, expulsé et ghettoïsé le peuple palestinien sur ses terres expropriées a ensuite conquis son autonomie économique, financière et militaire si bien qu’en 1967, suite à la guerre d’agression éclair dites des Six Jours, contre les gouvernements arabes environnants, s’est placé sous le parapluie nucléaire de l’impérialisme étatsunien devenu hégémonique. Par la suite, bénéficiant de la complicité de la France et des américains, l’État sioniste est lui-même devenu une puissance nucléaire illégale et illégitime. Aujourd’hui, l’impérialisme israélien est totalement imbriqué à l’économie industrielle, scientifique, commerciale et financière occidentale dont il constitue une extension économique et militaire au Proche-Orient.

         Pendant plusieurs années les analystes occidentaux disaient de l’État israélien qu’il constituait le «gendarme» de l’impérialisme américain au Proche-Orient. Depuis le retrait des militaires israéliens du Liban (1980-2000) et la défaite de l’armée israélienne face au Hezbollah libanais, il devient de plus en plus évident que les Forces de Défense d’Israël (FDI) ne font plus le poids et ne peuvent constituer la gendarmerie américaine dans cette région du monde ou le rêve étatsunien (Georges Bush) d’un Grand Israël dans un Moyen-Orient remodelé a fait long feu. Le déclin mondial de l’impérialisme américain force aujourd’hui l’impérialisme israélien à diversifier ses alliances et à renforcer ses liens économiques, financiers, industriel et scientifiques avec de nombreux partenaires impérialistes.  C’est la raison pour laquelle depuis quelques années l’armée israélienne vend des secrets militaires et scientifiques étatsuniens à la Russie et à la Chine le plus sérieux prétendant au titre hégémonique.

                C’est la raison pour laquelle le président français François Hollande et le premier ministre canadien Stephen Harper déambulent à la Knesset afin de s’offrir comme coopérant en lieu et place de l’impérialisme américain qui déploie ses flottes et ses bases militaires en direction de l’Asie-Pacifique la futur zone névralgique de l’équilibre de la terreur impérialiste mondiale. L’amitié «éternelle» entre les deux comparses – le  monstre impérialiste étatsunien et L’état voyou et génocidaire israélien – aura duré une cinquantaine d’années.

 

ANNEXE 4

Graphique 1

La masse salariale dans le PIB des États-Unis

 

 

Source : http://centpapiers.com/dix-graphiques-incroyables-qui-demontrent-la-lente-agonie-du-travailleur-americain/  

 

 

 

 

          

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:40

            Communiqué de presse
    Conférence de presse de la CORED

              (Guinée Equatoriale)



à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris
2 Place de la Bourse, 75002 Paris, Métro Bourse
mardi 28 janvier 2014 de 14h30 à 17h30



La Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique (CORED), qui  rassemble 12 partis et associations d’opposition dans plusieurs pays où sont exilés les défenseurs de la démocratie pour la libération de la Guinée Equatoriale, organise une conférence de presse. Les membres de la CORED, qui viendront de plusieurs pays d’Europe, souhaitent en effet rencontrer la presse internationale et les organisations soucieuses de la situation actuelle que vit le peuple équato-guinéen.

Les affaires de Biens Mal Acquis en France et aux USA ont révélé au grand jour la réalité politique et économique équato-guinéenne. Elles ont eu des conséquences politiques sur le régime Obiang,. La situation s’est encore aggravée: tensions diplomatiques avec la France touchant les intérêts économiques, accusation de complot et de déstabilisation, virage vers la Chine, augmentation de la répression, enlèvement d'opposants  en exil, et fermeture des frontières. Les risques d’instabilité implique aujourd’hui d’y porter une attention particulière.

Cette rencontre consistera tout d'abord à faire un bilan général du régime du président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, qui exerçe une répression permanente et un accaparement des ressources économiques. Ensuite, à présenter la CORED, ses objectifs et ses actions immédiates. La conférence se déroulera autour des thématiques que suivantes :

-        Présentation de la CORED

-        Quelle transition démocratique en Guinée Equatoriale ?

-        Gouvernance politique : Démocratie et l’Etat de Droit

-        Gouvernance économique: Gestion des ressources du pétrole

-        Conséquences politiques de l'affaire des Biens mal acquis

Pour ce faire, la CORED invite la presse nationale et internationale, les organisations de la société civile française et le public à venir partager avec elle cette rencontre, la première du genre en France.

Fait à Paris, le 18 janvier 2014

Conférence de presse de la CORED

Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique (Guinée Equatoriale)

Mardi 28 janvier 2014 de 14h30 à 17h30
à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris
2 Place de la Bourse, 75002 Paris, Métro Bourse


14 h – 16 h : Conférence de presse

Intervenants :

M. Raimundo Ela Nsang, secrétaire exécutif de la CORED (France)

M. Fernando Dekeno Djemis, secrétaire exécutif adjoint de la CORED (Espagne)

M. Francisco Ela Abeme, membre de la CORED (Espagne)

Mme Nieves Jahr Nchama, membre de la CORED (Allemagne)

M. Salomon Abeso Esono, membre de la CORED (Royaume-Uni)

M. Filiberto Mabale Ntutumu, membre de la CORED (Espagne)

Questions de la salle, échanges de points de vue et contributions entre les responsables de la CORED et les différents invités

Le débat sera modéré par Benjamin Bibas, journaliste spécialiste de l’Afrique centrale

16 h30 - 17h30  : Prises de contact, conversations informelles autour d’un café.

Raimundo ELA NSANG
Secrétaire Éxecutif

Raimundo ELA NSANG
Secrétaire Éxecutif

CORED Guinée Équatoriale
Tél:
+33 621 81 52 81
http://raimundoela.com/
http://coredge.org/
COALITION D'OPPOSITION POUR LA RESTAURATION D'UN ÉTAT DÉMOCRATIQUE
S/C En FRANCE par MRD Guinée Équatoriale


 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:38

Côte d’ivoire-Résistance : Méditons ensemble

Duekoue

Le CDR-CI (Conseil de la Diaspora pour la Restauration de la Démocratie et la Défense des droits de l'Homme) est une organisation voulue par tous (les Résistants en Occident, la Direction du FPI, le Porte-parole du président, le FPI en exil, ...). Cette volonté soutenue par

notre mentor parce qu'il veut le rassemblement, fait son chemin. Le CDR-CI est donc intégré aujourd'hui dans la conscience collective et constitue aussi un véritable relais pour les forces progressistes; relais pour porter la bonne et la vraie image, relais pour expliquer et exposer

les réalités aux fins de dissiper les mythes de la conspiration; relais pour forger la solidarité qui doit plus que jamais être au cœur d'une approche de Gauche...

Notre pays est à la croisée des chemins. La Diaspora depuis de longs mois voire de longues années a travaillé et continue de le faire à divers niveaux pour que la réconciliation prônée soit une réalité; pour que la paix soit viable; pour que les populations soient en sécurité;

pour que la jeunesse se reconnaisse dans ce pays; pour que la haine promue par les ennemis de la démocratie disparaisse de notre pays. C'est pour toutes ces raisons que les actes des Etats généraux portent le titre : " Etats généraux Repenser l'Afrique pour une même Côte

d'Ivoire du Sud, du Nord, de l'Ouest, de l'Est et du Centre ". Ce même contexte permet de rappeler d'où nous venons. Ne faisons pas comme si rien ne s'était passé dans notre pays.

C'est quand même dans l'élan d'une conspiration savamment orchestrée que le président que les Ivoiriens ont élu, a été enlevé et déporté aujourd'hui à La Haye. A la suite de ce forfait, des exécutions sommaires; la chasse aux sorcières; des viols; des arrestations arbitraires; des tortures et d'autres graves violations des droits de l'Homme ont eu cours et continuent de l'être par la gouvernance dictatoriale d'Abidjan.

Nous voulons la paix mais n'oublions pas cela; nous voulons la paix mais ne sacrifions pas les acquis de plusieurs années de lutte; nous voulons la paix mais le peuple n'acceptera pas d'autres trahisons; nous voulons la paix mais nous ne prendrons pas des chemins qui nous font perdre des repères; nous voulons la paix mais nous ne vous suivrons pas si vous n'expliquez pas aux Ivoiriens où nous allons. A-t-on le droit de se méprendre sur les enjeux de la lutte parce que sevrés hier, quelques supports de confort sont mis à disposition. Nous ne vous suivrons pas si vous divisez les combattants; nous ne vous suivrons pas si vous revenez à vos démons diviseurs d'hier. Car nous sommes bien sûr solidaires. Mais nous n'avons pas oublié. Alors attention à l'arrogance; attention aux manipulations; attention à cette envie folle de combattre tout ce qui peut vous rappeler le motif originel du combat.

Nous ferons tout pour que la solidarité soit au centre de notre lutte. C'est aussi cette posture responsable que le peuple attend de nous et non des zigzags qui puisent leur fondement dans une approche opportuniste et honteusement cupide. Pour être fort, il faut respecter

ses alliés. Un passé plus ou moins récent nous rappelle que l'arrogance, la suffisance, l'autisme et l'angélisme ont fait des ravages. Nous observons ; nous encourageons quand il le faut. Mais la félonie sera dénoncée. Car nous souffrons. Ne l'oublions pas car le peuple ne pardonnera plus les méprises.

Pour le CDR-CI, le porte-parole,

Dr Claude KOUDOU, Enseignant-Ecrivain ; Directeur de la Collection « Afrique liberté » ; Membre de la Coordination des Intellectuels africains et des Diasporas africaines ; Président de l’ONG « Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique ».

MOSOURPA (Marseille) ; CRI-PANAFRICAIN ; Plate-forme panafricaine (PSP) ; CPAD- France ; CDDS (Conseil pour la Défense de la Démocratie et de la Souveraineté) ; UNG (Union des Nouvelles Générations) ; MIR ; COJEP ; Parlement et AGORA (Lyon) ; CFCIA ;

Go Africa ; Mouvements des Artistes ; GBAGBO FREE ; CODESCI ; Halte aux Génocides ; 3000 Femmes ;

 

 

 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:28

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF

La biographie de Solomon  Northup

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

Solomon-290x217.jpg

 

CLIQUER CI-DESSOUS

http://www.une-autre-histoire.org/solomon-northup-biographie/

 

LE CODE NOIR

Solomon Northup, né libre en 1808 à Minerva (Etat de New York) est le fils d’un esclave affranchi par la famille Northup (de Rhode Island).

Solomon reçut une bonne éducation. Il excellait au violon, ce qui le fit remarquer.

Marié à Ann Hampton en 1829, il eut 3 enfants : Elisabeth, Margaret et Alonzo.

En 1841, Solomon fut kidnappé à l’occasion d’un voyage à Washington, laissant sa famille et ses amis sans nouvelles.

Mis en esclavage dans le Sud dans des conditions effroyables, revendu 4 fois sous un faux nom, il réussit à survivre et fut retrouvé dans une plantation de coton de Louisiane en 1853, grâce à des années d’efforts pour arriver à contacter ses amis en trompant la surveillance de ses maîtres.

Northup, ayant retrouvé sa famille, publia l’histoire de sa captivité l’année même de sa libération, en 1853, sous le titre Twelve Years A Slave (Douze ans d’esclavage).

Solomon est mort en 1857, huit ans avant l’abolition de l’esclavage aux États-Unis, à laquelle son ouvrage a très probablement contribué.

En 2013 l’artiste contemprain et réalisateur afro-britannique Steve McQueen a adapté 12 Years a Slave à l’écran avec Chiwetel Ejiofor dans le rôle principal. C’est l’un des meilleurs films jamais consacré à l’histoire de l’esclavage.

 

Source: Une autre histoire.org

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:01

Liberté d'expression: Laurent LOUIS soutient Dieudonné et « quenellise » le Parlement belge !

 


 

En casde problème, cliquer ci-dessous ou recopier et coller sur youtube.com

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=guSqJc98Sg0#t=110

 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 07:46

L’amour de la Centrafrique se conjuguerait dorénavant au féminin ?

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         Les soubassements de la désignation à la présidence temporaire de l’institution majeure de l’État, reformulée à la suite du coup de force militaire portant la Séléka au pouvoir en Centrafrique (24-03-13), via le truchement de l’élection embellissant d’auréole démocratique, de madame Catherine Samba-Panza, jusqu’alors nommée maire -jamais confrontée au suffrage électorale- de la capitale (Bangui) en désagrégation violente depuis la prise du pouvoir par la Séléka, dévoilent une certaine volonté de recourir à l’indolence pour parfaire l’infamie mise sous tutelle de ce pays.

 

Étonnant soit-il que le processus entendu salutaire de sortie à la crise malmenant et déchirant affreusement le champ sociétal (conflit confessionnel sur fond ethnique), débuté à l’arrivée au pouvoir de la Séléka et se perdurant de gravité en extension à la quasi-totalité territoriale étirée sur 623 000 km², puisse l’être par la voie d’une personne (madame Samba Panza) n’ayant pu se révéler d’une réelle et certaine efficacité à endiguer les dislocations et fractures populaires sur le territoire dont-elle fut jusqu’ici nommée maire.

 

Ce que tenterait de masquer, de piètre réussite, le raffut avec appui médiatique d’image façonnée de femme à poigne attribuée madame Samba Panza. Sans que désolément il ne soit présenté -accentué d’accompagnatrice propagande- et relaté les faits ayant pu forger cette image redoutable de femme à poigne en mesure d’aptitudes exceptionnelles dans l’accomplissement des charges présidentielles, furent-elles vidées d’essentiels pouvoirs que n’offre le statut d’intérimaire. Mais dont-le fait le plus emblématique connu d’elle des populations locales, est avant sa nomination imposée à la mairie de Bangui, d’être la femme d’un ancien ministre Cyriaque Samba Panza, de multiples gouvernements des présidents Feu André Kolingba et François Bozizé renversé par la Séléka.

 

Cette désignation-élection à la présidence transitoire se parfumerait d’une duperie à l’eau de rose claironnée de cœur joie par madame Samba Panza, qui lors de sa profession de foi relèvera ses filiations biologiques mixtes (de père camerounais et de mère centrafricaine) et d’être née au Tchad en 1956, comme une caractéristique enviable d’intégration régionale…hors qu’à bien y voir, le consensus autour de sa personne serait bien plus la résultante de pervers calculs politiques, notamment la compassion et l’amplitude de compromission plus en vue chez la gente féminine, que de stratagème à ne courir le risque d’être politiquement effacé à la fin de transition emportant avec elle ses membres, sans en méconnaître de la force voire primauté décisionnelle des rétributions financières. Qui paye décide…

 

Étonnant soit-il qu’aussitôt l’annonce de la désignation-élection comme présidente de madame Samba Panza, faite publiquement, les institutions internationales occidentales par la voie de l’Union Européenne aient déclaré s’engager, sans que cela soit ferme et contraignant…(épée Damoclès), soutenir la transition à hauteur de 500 millions (environ 277 milliards de F.cfa) de dollars pour l’année 2014. Ce qui mis en parallèle des précédents budgets nationaux en milliards de F.cfa, le budget centrafricain pour l’exerce 2013 arrêté en ressources totales à 260 981 085 F.cfa, contre 217 363 179 F.cfa en 2012 et en charges totales à 262 734 627 F.cfa, contre 239 054 234 F.cfa en 2012, invoque ni plus ni moins un intentionnel manifesté de contrôle direct de l’essor par des forces étrangères de ce pays. L’allocation aux missions publiques de ces fonds miroités ne sera raisonnablement pas du ressort et chef de madame la présidente Samba Panza, tout au plus sera-t-elle consultée à défaut d’être informée. Mais ceux-ci (fonds) auront assurément la suffisance d’effets à faire taire les interrogations face à de scabreuses manifestations, comme le confessa déjà au cours d’une interview Feu l’ex dictateur président se couronnant (de loin sacré) empereur Bokassa Ier, qui de contrition après sa destitution et en exil en Côte d’Ivoire, exprima qu’il ne se savait pas et n’était pas en mesure de quantifier ce qu’extrayaient les multinationales occidentales qui soutenaient financièrement son pouvoir.

 

La paix n’a pas de prix aimait à se vanter de dire Feu Omar Bongo Ondimba du Gabon, justifiant ainsi l’emploi des finances publiques à retourner les contestataires….sans toutefois qu’il soit méconnu du résultant prix (gain) acquis par le prix de la paix ! Feu Bongo en avait pour prix son maintien jusqu’à mort au pouvoir….et l’Union Européenne en Centrafrique quel en serait son prix du prix de la paix ?

 

Contextuellement Madame Samba Panza ne peut se présenter à la future élection nationale présidentielle. Conformément aux accords dits de Libreville au Gabon qui gouvernent et stipulent le cadre juridique de l’État centrafricain en énonçant l’exclusion, de la future élection présidentielle, au rayonnement national, des membres servant ou ayant servi l’État et sa gouvernance sous la période de transition. L’apport des milliards à la disposition de la présidente Samba Panza, durant la transition, devrait profiter à bercer (assurément berner) les populations dans un sentiment de mieux être d’ensemble du fait de la présence d’une femme à la tête de l’État…et ainsi en poursuite de mieux être, être favorable à l’émergence d’une protégée de l’Occident dont-elle détient la nationalité française, Marie-Reine Hassen, trois fois ministre délégué sous Bozizé, et sommairement aussi connu pour avoir été -dit-on de force sans que cette compromission de fait lui soit favorable d’auréole de femme à poigne- épouse du mégalomane empereur Bokassa. 

Le recours dit salutaire à la femme en Centrafrique se peut-il qu’il soit sérieux ?

 

Joseph TAPA

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine