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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:30

AFFAIRE MAHE : quand la Justice Française s’acharne sur les victimes !

pROCHES-DE-MAHE.jpg

 

Ci-dessus, Maître Norbert TRICAUD en compagnie de deux des proches de Firmin MAHE qui l’ont désigné pour porter plainte contre l’Etat français en sus de 4 autres parties civiles


l’affaire MAHE le mardi 11 février 2014 à 9h à la COUR D’APPEL de PARIS Pôle 2, chambre 4 (Métro Cité Ligne 4). 

Nous entendons de-ci de-là que l’affaire MAHE serait morte et enterrée…Ce qui n'est pas sans nous rappeler un certain Jean-Marc SIMON qui affirmait que GBAGBO, c’était fini. Toutes proportions gardées en effet, suffit-il que ceux qui ont intérêt à occulter la vérité parviennent à museler les médiamenteurs occidentaux pour que la vérité elle-même s’efface au gré des intérêts des puissants ?

 « Ce n’est pas parce que le mensonge se multiplie et se propage qu’il devient vérité et ce n’est pas parce que la vérité ne se voit pas qu’elle devient erreur » disait GANDHI.

Alors que s’est-il passé depuis le verdict inique de la Cour d’Assises du 7 décembre 2012… Médiatiquement rien ou pas grand-chose tant il est vrai que les chiens de garde de la Françafrique veillent dans ce dossier.

Pour mémoire rappelons que Firmin MAHE est ce jeune civil ivoirien étouffé le 13 mai 2005 en CÔTE D’IVOIRE à l’aide d’un sac poubelle dans un char de la force Licorne sur ordre du Général PONCET (ce n’est pas parce qu’il a bénéficié d’un non lieu plus que douteux contre son silence dans d’autres sales dossiers de la Francivoire que cela doit nous empêcher de continuer de dénoncer l’impunité dont il jouit !).  

A noter d’ailleurs la perversion de notre Justice qui, dans le cas d’espèce, non seulement n’a pas fait appel, mais permet de poursuivre toute personne qui mettrait en cause ceux qui ont bénéficié d’un non lieu ou d’un verdict pour le moins clément tout en criminalisant post-mortem le jeune Firmin MAHE qui n’a jamais été jugé de son vivant, mais s’est vu imputer tous les crimes de la sous-région, au mépris des règles de droit les plus élémentaires, telles que l’existence de preuves, la fiabilité de ces dernières ou encore l’accès à la justice de ses proches. Bref sur ces sujets voir notamment quelques articles commis antérieurement(1).

Dans un article du Figaro daté du 16 janvier 2014 (2), nous apprenons que le colonel Eric BURGAUD -un des donneurs d’ordre du crime de Firmin MAHE- s’est vu retirer toutes ses décorations. Et alors quoi ? Doit-on féliciter cette Justice aux ordres qui après plus d’un an d’un verdict inique basé sur le mensonge, le faux et usage de faux, la subornation de témoins et je ne sais combien encore de manquements à tous les principes de droit les plus élémentaires consent à priver un colonel meurtrier de ses décorations ? Geste symbolique certes, et peut-être symptomatique me direz-vous. Car si on les lui enlève maintenant, c’est peut-être que le vent commence à tourner pour ses victimes et que le voile du mensonge se déchire. Gageons malheureusement qu’il n’en est rien !

Ne s’agirait-il pas plutôt de continuer de faire croire que les militaires français ont bien fait d’assassiner celui que l’on persiste à taxer de « coupeur de route » et de bandit dans le même article cité ci-dessus ? Les photos des victimes des meurtres barbares qu’on impute à Firmin MAHE ont beau avoir été prises dans le village de LOGOUALE pour certaines, à une date antérieure à celle que les amis du colonel BURGAUD et ses complices mentionnent comme étant le fait de la « bande à MAHE », il faut à tout prix continuer à justifier ce crime barbare en le légitimant par les prétendues exactions qu’on lui colle sur le dos en inversant systématiquement la victime et le bourreau (3)...

…Pendant ce temps, l’enfant de la victime vit caché quelque part en Afrique, les sœurs se terrent et rasent les murs de peur de représailles (elles ont d’ailleurs quitté la région) ; le frère aîné de la victime -Jacques- est hospitalisé depuis plus d’un an sans discontinuer avec un pronostic vital engagé à moins de bénéficier d’une greffe des deux poumons qui ne viendra pas tant que sa situation ne sera pas stabilisée. Sauf qu’on vient de lui notifier le rejet de sa demande d’asile politique après près d’un an d’un silence assourdissant de l’OFPRA qui n’a même pas daigné le recevoir en entretien comme cela se fait habituellement ; sauf que son neveu Basile a également vu sa demande d’asile rejetée par l’OFPRA qui ne craint pas d’écrire qu’il est arrivé en France en novembre 2011 avec un passeport d’emprunt, alors qu’il a atterri en France le 30 novembre 2012 avec son propre passeport tous frais payés par l’Etat français pour participer à un procès vicié dès le départ (Fabien NDOUMOU l’avocat de la famille autoproclamé depuis février 2006 a lui-même reconnu avoir été mandaté par l’Etat français et invoque aujourd’hui le secret d’Etat pour tenter de masquer sa forfaiture). C’est un imposteur qui a saboté le dossier d’indemnisation des proches de la victime en première instance, en ne déposant aucune conclusion écrite, en n’invoquant pas de préjudice moral et en ne fournissant pas le plus petit début de preuve à l’appui de sa demande de réparation du préjudice économique qui n’avait pas lieu d’être hormis en ce qui concerne le fils de Firmin. Bref, tout a été clairement ordonnancé pour que l’affaire MAHE soit complètement enterrée. Excepté la dépouille de Firmin MAHE qui elle attend toujours qu’une sépulture décente lui soit donnée en vertu d’une ordonnance aux fins d’inhumation qui date quand même de… février 2006 (4) ! Des employés de l’IVOSEP (la société de pompes funèbres qui est supposée entretenir le corps en attendant son inhumation) ont laissé entendre que c’était  à la famille de payer les frais d’entretien du corps pendant ces 8 années. Ce qui n’est pas sans nous rappeler cette pratique barbare prêtée aux autorités chinoises qui iraient jusqu’à facturer la balle qui a servi à exécuter le condamné à mort.

La même société IVOSEP refuse dans le même temps de répondre à nos demandes réitérées de facture, tandis que la Justice française se prévaut de l’absence de ce document pour refuser de prendre en charge les frais funéraires, dont le montant doit s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’Euros aujourd’hui si tant est que la dépouille de la victime y soit toujours.

Depuis le jugement d’Instance du 22 janvier 2013 (qui fait suite au verdict inique de la Cour d’Assises en vue d’indemniser les victimes), il y a eu pas moins de 4 renvois, et 4 des parties civiles n’ont même pas pu se faire représenter par un avocat digne de ce nom. Car Fabien NDOUMOU, fort de ses bons offices de « mercenaire » de la justice françafricaine, ne s’est pas contenté de mal les défendre. Il a lâchement abandonné les parties civiles à leur sort depuis le 10 décembre 2012, soit trois jours après le verdict inique de la Cour d’Assises. Il refuse d’ailleurs toujours de restituer le dossier à ses « clients » ou même à son successeur – autant dire qu’il les prive littéralement de la moindre chance d’obtenir une juste réparation de leur préjudice. Pour contrer les procédures de manquement à la déontologie que nous avions engagées à son encontre devant l’ordre des avocats, il est allé jusqu’à les faire condamner à verser 20 000€ (en même temps ce n’est pas si grave puisqu’ils ne sont pas solvables et pas prêts de l’être, d’autant que tous deux viennent de se voir couper l’Allocation Temporaire d’Attente, en dépit du recours pendant exercé devant la Cour National des Demandeurs d’Asile). Ils ont introduit des demandes d’aide juridictionnelle depuis près d’un an mais n’ont toujours pas de décision favorable, sans compter que les notifications de pièces manquantes, les décisions de caducité qui sont supposées avoir été transmises à 6 des parties civiles dans ce procès, n’arrivent jamais entre leurs mains. Sur le plan strictement humanitaire même, Jacques a été jeté dehors en plein hiver en janvier 2013, ce qui a fait dire au médecin de PONTOISE qui le suivait à l’époque qu’ « on aurait voulu le tuer qu’on ne s’y serait pas pris autrement ».

Un seul mot d’ordre : tout faire pour que l’affaire MAHE ne refasse pas surface alors que la diplomatie hollandaise inscrit résolument ses pas dans celle de son prédécesseur, avec une visite d’allégeance réciproque annoncée pour fin février 2014 (première visite de HOLLANDE en CÔTE D’IVOIRE)(5).

Car l’argent, celui de l’indemnisation des victimes, est loin d’être l’enjeu central de cette affaire. Plus que jamais, « l’affaire MAHE est l’arbre qui cache la forêt »(6) de la mainmise de la FRANCE sur une grande partie des richesses de la CÔTE D’IVOIRE au détriment du droit du peuple ivoirien à disposer de lui-même.

Nous osons affirmer qu’en ce début d’année 2014, l’affaire MAHE est un des rares dossiers portés sur la place judiciaire que la Francivoire n’a pas encore réussi à enterrer, avec la plainte de Michel GBAGBO contre SORO pour  « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants » de juin 2012 qui n’est pas non plus sans connaître de nombreuses obstructions (7) :

-   Les demandes de commissions d’enquête sur le rôle de la LICORNE dans la crise ivoirienne sont toujours en souffrance sur le bureau de l’Assemblée Nationale (8) ;

-    Les enquêtes sur les véritables circonstances de la mort d’Antoine MASSE (9) et de 9 soldats à BOUAKE en novembre 2004 sont au point mort, surtout après le non lieu accordé à Michèle ALLIOT MARIE (MAM rebaptisée plus à propos Mensonges Après Mensonges), déni de justice prévisible certes, mais déni de justice qu’il convient de dénoncer malgré tout (10);

-  Les responsables de la centaine de morts et des milliers de blessés de la fusillade de l’Hôtel Ivoire et des autres exactions commises par l’Armée française à ABIDJAN en novembre 2004 courent toujours en dépit des actions du  COPAVIL (11) ;

-  Les meurtres de Guy André KIEFFER, Philippe REMOND, Yves LAMBELIN, Stéphane Frantz DI RIPPEL (12) et de bien d’autres restent sans réponse dès lors que leur résolution risquerait de mettre  à jour les intérêts économiques en jeu et le rôle de la FRANCE dans leur préservation au mépris de la souveraineté du peuple ivoirien ;

- La FRANCE, les instances européennes et onusiennes qui couvrent le fonctionnement de la Cour Pénale Internationale continuent de soutenir les procédures opaques, partiales et complaisantes de la Procureur BENSOUDA à l’encontre des seuls tenants de l’ancien Régime, au mépris du respect du droit non seulement des accusés, mais également de leurs prétendues victimes(13).

A celles et ceux qui continuent de croire que l’affaire MAHE n’aurait fait qu’une victime, un dommage collatéral sans intérêt de la crise ivoirienne en quelque sorte, nous disons :

-   Pourquoi dans ce cas, les autorités politiques, judiciaires, militaires, policières tant françaises qu’ivoiriennes se donnent-elles autant de mal pour étouffer cette affaire MAHE/LICORNE depuis bientôt dix ans?

-     Pourquoi n’y a-t-il aucune plainte des prétendues victimes de Firmin MAHE ?

-    Pourquoi les autorités illégitimes de CÔTE D’IVOIRE ne sont-elles pas partie au procès pour accréditer la thèse de la « bande à MAHE » et des prétendues exactions qu’on lui impute ?

-   Pourquoi ne vérifie-t-on pas les témoignages des victimes de la région qui dénoncent les nombreux crimes qu’ils ont subis et continuent de subir depuis 2002 avec le soutien direct de la FRANCE ?

Quelques extraits des témoignages des victimes que la justice française cherche à tout prix à écarter des débats, notamment en empêchant le procès des assassins de Firmin MAHE de suivre son cours :

« Jusqu’à la rébellion de 2002, nous vivions en bonne entente avec les allogènes, en majorité des Burkinabés et des Ivoiriens venus du Nord qui pour la plupart travaillaient pour nous depuis de nombreuses années. […] nous vivions ensemble dans les mêmes villages, partagions notre vie quotidienne et nos enfants fréquentaient les mêmes écoles. Comme beaucoup de mes frères de la région, nous avons adhéré au Front Populaire Ivoirien dès sa création […] pour lutter contre le parti unique mais aussi pour une société plus juste. 

Après le 19 septembre 2002, […] Les rebelles venus du Nord tuaient nos parents, violaient nos sœurs et pillaient nos terres. Il y a eu plus de 40 morts dès la première attaque. La plupart des allogènes se sont rangés du côté des rebelles. La zone assiégée par les rebelles est devenue une zone de non droit. Nous  avons appris ce qui se passait en accueillant des victimes qui fuyaient leurs villages […]  Nous étions à leurs funérailles lorsque des rebelles ont surgi et ont assassiné par balle […] Suit une liste de victimes dont nous tairons les noms pour ne pas mettre en danger les survivants.

Une autre fois, peu de temps avant le massacre du chef, les rebelles ont fait irruption au village, […]. Un groupe de 15/20 personnes est arrivé en Kia moteur (camion benne), escorté de quelques voitures et de motos 4x4 équipés de lance-roquettes. Quand ils sont arrivés devant la maison du Directeur de l’Ecole […], les enfants se sont réfugiés à l’intérieur. Ils étaient en vacances et géraient les téléphones au village. Les assaillants ont cassé la porte de la maison et ont arrosé les 5 enfants/étudiants du Directeur d’école. Ses 5 fils sont morts sur le coup et leurs tombes sont à […]. 

Le chef du village […] a également été assassiné par les rebelles. Ils sont allés dans son campement. […] Sa sœur […]  a voulu les empêcher de partir avec le chef et ils l’ont tué d’un tir de Kalachnikov. Ils sont partis avec les sacs de cacao et le chef qu’ils obligeaient à porter une charge trop lourde en dépit de son extrême faiblesse. A quelques kilomètres du village, ils l’ont étranglé. Nous avons retrouvé son corps dans la brousse deux jours plus tard et nous l’avons inhumé. Là encore, sa tombe est là… » 

« Donc en 2009, quand j’arrive à […], la plantation familiale de 16ha de cacao est occupée par des Burkinabé ainsi que le campement par un dénommé « Koffi » et un autre « Moussa ». D'après les infos que j’ai, ils occupaient toujours notre plantation le 11 avril 2011 lorsque les troupes rebelles aidées par l’Armée française ont fait tomber notre Président. » 

« Je suis à ABIDJAN en 2011 quand survient la crise postélectorale. […] J’ai participé à la plupart des grandes marches aux mains nues en 1992, 2000, 2004, 2007, 2010, 2011 pour défendre mon pays. En mars 2011, j’ai répondu aux appels de BLE GOUDE de nous rassembler et de dormir Place de la République pour montrer à la Communauté Internationale que nous soutenions notre Président,            nos institutions et que nous voulions que l’on respecte notre choix (http://www.youtube.com/watch?v=Nhmy2B3hPKo).  Quand les bombardements franco-onusiens ont commencé sur  le camp d’AKOUEDO, fin mars – il s’agissait d’hélicoptères français « PUMA », les gens ont commencé par fuir COCODY pris de panique. Nous étions des dizaines de milliers rassemblés autour de la Résidence Présidentielle pour soutenir Laurent GBAGBO. J’ai vu des milliers de Patriotes aux mains nues tomber. Début avril, les porte-paroles du Président nous ont demandé de partir car Laurent GBAGBO estimait que c’était lui qui était visé, que ce n’était pas la peine de mourir pour rien, comme nos frères morts en novembre 2004  en se dirigeant vers le 43ème BIMA et devant l’Hôtel Ivoire. Moi, j’ai quitté les lieux le 4 avril par la route de MPOUTO. J’ai pu regagner KOUMASSI en me faufilant entre les barrages des FRCI (Riviera 2). Avec un camarade, on a mis longtemps pour atteindre MPOUTO où on a pu prendre une barque (La Pinance) pour traverser la lagune et aller au Terminus 32. Là je suis allé me cacher dans mon Eglise jusqu’à la capture de Laurent GBAGBO et de ses proches le 11 avril 2011. Après le 11 avril, je suis resté là. Les gens de la paroisse nous envoyaient de quoi vivre et manger (nous étions au moins 6 à avoir trouvé refuge dans l’Eglise). C’est là que j’ai pu rester sans pratiquement jamais sortir au-delà d’un petit périmètre en vivant de la charité chrétienne.

« […] et […] sont morts devant moi à COCODY après nous être séparés pour avoir plus de chance de nous en sortir au niveau de la RTI quand nous avons fui la Résidence Présidentielle début avril comme je l’ai exposé plus haut. Nous avons vu les rebelles les découper en morceaux. Nous avons assisté impuissants à leur dépeçage, pétrifiés par la peur. » 

Malgré tout, un espoir nouveau se fait jour dans ce dossier avec la désignation de Maître Norbert TRICAUD qui a accepté de les représenter à cette audience d’appel tout d’abord, avant de porter plainte contre l’Etat français qui devra rendre compte de sa responsabilité dans cette tragédie (14)… En espérant que cela permette à de nombreuses autres victimes de  reprendre confiance, d’engager la responsabilité de l’Etat français dans toutes les affaires précitées, et plus largement la couverture de nombreux crimes barbares commis par les rebelles de 2002, sans oublier sa responsabilité dans l’accès et le maintien au pouvoir d’un régime aussi illégitime que liberticide, dont la liste des victimes ne cesse de s’allonger (15).

C’est pourquoi nous invitons toutes  celles et ceux qui rejettent cette justice inique à venir massivement soutenir Maître TRICAUD lors de sa première plaidoirie dans l’affaire MAHE le mardi 11 février 2014 à 9h à la COUR D’APPEL de PARIS Pôle 2, chambre 4 (Métro Cité Ligne 4). 

 

Contacts : 06 69 49 40 06 ou 06 10 47 67 17

 

Source : http://contrepoids-infos.blogspot.fr 



(1)     http://nouveaucourrier.net/les-assassins-du-jeune-ivoirien-condamnes-a-de-la-prison-avec-      sursis-affaire-mahe-pourquoi-ce-verdict-honteux-etait-previsible/ 

             http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/05/laffaire-mahe1-pas-encore-assez-etouffee.html  

             http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/12/et-si-laffaire-mahe-ne-faisait.html  

(2)   http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/01/16/97001-20140116FILWWW00722-un-colonel-prive-de-ses-declarations.php?pagination=1  

(3)       http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/05/qui-veut-tuer-son-chien-laccuse-davoir.html

(4)       http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/05/du-droit-naturel-denterrer-ses-morts.html

(5)       http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-14043.html

(6)       http://survie.org/billets-d-afrique/2013/220-janvier-2013/article/affaire-mahe-l-arbre-qui-cache-la

(7)       « Affaire « audition de Michel Gbagbo à Paris » : La juge française en colère contre Abidjan » publié le vendredi 31 janvier 2014  |  Notre Voie : http://soutienetliberte.wordpress.com/2014/01/31/la-justice-francaise-reitere-sa-demande-dentendre-michel-gbagbo-suite-a-sa-plainte-pour-enlevement-et-sequestration/

(8)       Proposition de résolution de juillet 2012 visant à créer une commission d’enquête sur le rôle de la Force Licorne en CÔTE D’IVOIRE renvoyée à la commission de la défense nationale et des forces armées, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement : http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0131.asp

(9)       http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2013/05/10/antoine-masse-le-journaliste-tue-dont-rsf-se-moquait.html

(10)    http://www.peuples-observateurs.org/article-togo-cote-d-ivoire-soldats-francais-tues-a-bouake-en-novembre-2004-la-justice-francaise-etouffe-l-af-121117628.html

(11)    Voir déclaration du COPAVIL (Collectif des Patriotes Victimes de la force française Licorne) : http://news.abidjan.net/h/416215.html ;

             Preuves de la responsabilité directe de la force Licorne dans cette tragédie : http://www.youtube.com/watch?v=8j5StJnIw-s ; http://www.youtube.com/watch?v=0YaJnbkWDSQ ; http://philippehua.com/2012/07/25/cote-divoire-la-victoire-aux-mains-nues-un-documentaire-de-sidiki-bakaba/

(12)    http://claudus.ivoire-blog.com/archive/2013/03/14/assassinat-du-francais-phillipe-remond-en-cote-d-ivoire-un-a1.html

(13)    Gbagbo à la CPI : comment Maître ALTIT et ses collègues ont dézingué BENSOUDA :

             http://nouveaucourrier.net/gbagbo-a-la-cpi-comment-altit-et-ses-collegues-ont- dezingue-bensouda/

             CPI : L’affaire Laurent Gbagbo perturbe le complot françafricain :

             http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=8506

(14)    Maître Tricaud demande que la lumière soit faite sur tous les crimes politiques en Côte d’Ivoire  et au-delà : http://www.youtube.com/watch?v=bjgbKPHUSrI ; http://www.youtube.com/watch?v=LKX2QmqtgPE

(15)     http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/12/memorandum-en-images-sur-la-cote-divoire.html

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:27

Affaire Dieudonné : Sa mère Josiane Grué parle de son fils et des raisons de son engagement pour la justice et le droit.

dieudo


Josiane Grué, la mère de Dieudonné, est sociologue de formation. Après avoir travaillé durant 30 ans dans l'audiovisuel d'entreprise, elle est désormais retraitée. En avril 2009, à l'occasion d'un portrait de son fils, nous avions eu un long échange de mails avec cette femme (voir ci-dessous). Sa vision - forcement conciliante avec les opinions de son fils - n'est cependant pas dépourvue d'intérêt... À l'époque, Dieudonné n'était pas allé aussi loin que lors de son dernier spectacle frappé d'interdiction. Aujourd'hui, Josiane Grué persiste : "Je défends toujours mon fils." Elle estime que les médias déforment les propos de Dieudonné... 

Le Point : À partir de quand avez-vous senti poindre chez lui une conscience politique ? 

Josiane Grué :En dehors du fait que son métissage lui a fait, parfois, rencontrer le racisme primaire et prendre conscience assez tôt des problèmes de discrimination, quelques événements tragiques (comme l'assassinat du jeune Ali à Marseille par un colleur d'affiches du Front national et d'autres événements politiques divers) ont éveillé sa conscience politique.

J'ai lu sur Internet que vous étiez vous-même une citoyenne engagée. Est-ce un trait de famille ? Est-ce qu'on parlait souvent politique à table ? Bref, êtes-vous pour quelque chose dans son virage vers la politique et l'engagement en faveur du peuple palestinien, par exemple ?  

J'ai des opinions politiques, mais je ne suis pas vraiment "engagée". Dieudonné l'est beaucoup plus que moi et que le reste de la famille. Je ne suis pour rien dans son virage vers la politique et son engagement pour le peuple palestinien, même si je suis en accord avec lui sur de nombreux points. Ses expériences de vie, son observation du monde dans lequel il vit et ses réflexions personnelles sont seules responsables de son positionnement politique. J'oserais même dire que cette stupéfiante histoire de lynchage qu'il a vécue ces dernières années (pour un sketch humoristique à la télé !) a été plutôt formatrice pour moi. J'ai commencé à m'informer plus sérieusement qu'avant (grâce à Internet) sur les problèmes de la France et du monde. Je ne peux que l'en remercier.

A-t-il de l'humour sur lui-même ? 

Il suffit d'aller voir ses spectacles pour comprendre qu'il a un fort sens de l'autodérision. Il ne s'épargne pas ! Une des forces de Dieudonné est justement cette distance étonnante qu'il peut avoir par rapport aux problèmes de ce monde, y compris les siens. Il y a là une certaine sagesse, que seuls les gens qui le côtoient régulièrement (ses spectateurs fidèles par exemple) peuvent percevoir.

Le succès est arrivé et avec lui l'argent. Comment Dieudonné a-t-il géré sa notoriété subite et son rapport à l'argent ?  

Il a connu en effet une période faste où l'argent a coulé. Il a toujours gardé son sang-froid par rapport à ça. Quant à la gestion de sa carrière ou de son argent, indépendant comme il est, pouvez-vous imaginer que j'ai pu lui donner quelque conseil ?! Il a beaucoup de fans qui viennent le voir et le féliciter après ses spectacles. Je peux vous dire qu'il reste très chaleureux, très simple et particulièrement accessible. Pour résumer, il n'a jamais eu la "grosse tête". Ses spectateurs pourraient vous le confirmer.

Sa première participation électorale remonte à 1997, contre une candidate du FN à Dreux (Mme Stirbois). Comment expliquez-vous que onze ans plus tard, il demande à Jean-Marie Le Pen de parrainer sa fille et que le baptême soit effectué par un prêtre traditionaliste, l'abbé Laguérie ?  

Combien de fois faudra-t-il redire aux médias que Dieudonné n'est pas au Front national et n'a jamais voté pour celui-ci. Il souhaitait rencontrer différents responsables de partis. Seul Le Pen lui a ouvert les portes et a accepté de dialoguer avec lui. Ce n'est pas parce que Dieudonné n'adhère pas aux thèses du FN qu'il n'a pas trouvé quelques points d'accord avec l'homme Le Pen. Dieudonné est un homme de dialogue depuis toujours. Il serait prêt à rencontrer n'importe quel extrémiste sioniste. Mais on a préféré diaboliser Dieudonné (plutôt que de dialoguer avec lui). C'est plus facile.

Il faut avoir un fort sens de la "dérision" et une certaine distance philosophique pour comprendre la provocation de Dieudonné dans cette histoire de baptême. Il s'en explique d'ailleurs dans son spectacle J'ai fait l'con. Je vous conseille d'aller le voir. Tout cela fait partie de son oeuvre humoristique ! Je n'irais pas jusqu'à dire que j'étais d'accord avec cette initiative... Mais Dieudonné, c'est Dieudonné.

L'abbé Laguérie est à des milliards de kilomètres de Dieudonné. Pour comprendre ce décalage énorme, il faut abandonner un moment la "pensée conforme", le conditionnement psychologique habituel, et imaginer un Dieudonné qui a dépassé certaines catégories mentales de la bien-pensance générale. Il voit les choses d'un point de vue situé hors champ, avec la légèreté de l'homme libre. Ce que vous considérez peut-être comme un horrible scandale le fait rire. Il n'est marié, ni avec Le Pen, ni avec Laguérie, ni avec personne, mais il ouvre les frontières... Dieudonné est avant tout un humaniste et un anti-communautariste. Les frontières communautaires, ethniques, religieuses l'ennuient profondément. Il n'a de cesse de les ridiculiser dans ses spectacles. La crispation identitaire de ceux qui l'attaquent semble s'opposer à cette vision globale.

L'ostracisme dont il est l'objet à la télé, vous en parle-t-il ? Cela l'affecte-t-il ? Ou bien, au contraire, est-ce que cela le renforce dans ses convictions et justifie son engagement par ailleurs ? 

Ce qui ne tue pas rend plus fort. Bien entendu, il a été affecté par cet ostracisme qu'il a vécu comme une injustice stupéfiante. Desproges est allé plus loin que Dieudonné dans certains sketches et n'a jamais eu aucun problème. Autre temps, autre liberté d'expression. Cette expérience, cette connivence politico-médiatique destructrice l'ont, bien entendu, éclairé davantage sur l'état de notre société.

Vous qui militez contre les oppressions en général, approuvez-vous toutes les attitudes politiques de votre fils ? Par exemple, quand il fréquente des personnes qui nient l'existence de la Shoah (je pense à Faurisson) ou qu'un avion se soit écrasé sur le Pentagone (je pense à Thierry Meyssan). J'ai du mal à croire que vous puissiez approuver... Ou alors il y a quelque chose que je n'ai pas compris. 

Vous m'attribuez une "militance" que je n'ai pas ou qui est bien tiède par rapport à tous les besoins de ce monde. Je suis une retraitée calme et tranquille. Les initiatives de mon fils me surprennent toujours et je ne peux pas dire que je les approuve, puisque je sais qu'elles le mettront en danger.

Dieudonné a effectivement fait une nouvelle provocation en invitant Faurisson au Zénith pour lui remettre non pas un "prix d'honneur" (comme pourraient le laisser supposer les commentaires outrés des médias !) mais un "prix de l'infréquentabilité". Ce monsieur nie l'existence des chambres à gaz. La loi Gayssot lui interdit d'affirmer cela, ce qui en fait un personnage infréquentable. Il nie également l'existence de Gorée, lieu important pour la mémoire de l'esclavage. Mais cela n'émeut ni les politiques ni les médias. On reproche donc à Dieudonné d'inviter Faurisson uniquement parce qu'il a osé remettre en cause l'existence des chambres à gaz. Qu'il ait pu éventuellement nier tous les autres crimes contre l'humanité, ça n'a aucune importance. Ce qui a sans doute suscité (chez Dieudonné) l'envie de cette provocation. Dieudonné, quant à lui, n'a jamais nié les chambres à gaz, mais on ne va sans doute pas tarder à affirmer qu'il les nie lui-même puisqu'il a osé rencontrer Faurisson. Je m'attends à tout !

Quant à Thierry Meyssan, je signale qu'il n'est pas le seul à remettre en cause la thèse officielle sur le 11 Septembre. En dehors de Jean-Marie Bigard et de Marion Cotillard, il y a des centaines d'experts qui ont exprimé leurs doutes avec arguments scientifiques à l'appui, et des milliers de personnes dans le monde (dont de nombreux Américains) qui ont vu les différents films (visibles sur Internet) traitant de ce sujet. Ni Dieudonné, ni moi, ni les autres ne connaissons la vérité. Il est étonnant que Thierry Meyssan soit, lui aussi, mis au ban de la société (avec menaces de mort) pour avoir donné son opinion à ce sujet.

Je suis surprise par la facilité inquiétante avec laquelle les médias peuvent diaboliser et mettre au ban de la société des personnes qui osent exprimer des opinions contraires aux leurs. Cela me semble assez inquiétant dans un pays qui se dit "démocratique".

Je reviens également sur la mémoire de l'esclavage dont il a fait l'un de ses combats. Noble cause que tout esprit républicain défendra. Mais Dieudonné ajoute une lecture supplémentaire. Si j'ai bien lu, il entre dans une compétition victimaire avec d'autres grands malheurs (la Shoah) et estime qu'il y a "deux poids, deux mesures". Est-ce une conviction partagée ? Et comment voulez-vous rééquilibrer le traitement de toutes les victimes ?

Cette question est complexe. (...) Dieudonné n'est jamais entré dans une compétition victimaire avec la Shoah. C'est au contraire quelques représentants de la communauté juive (élites intellectuelles et médiatiques) qui ont joué cette compétition victimaire. Comme si le fait de réclamer enfin ce travail de mémoire sur des siècles d'esclavage et de colonisation allait faire de l'ombre à la mémoire de la Shoah, qui pourtant ne manque pas de commémorations, films, documentaires, émissions, livres, etc. Dieudonné n'a jamais nié la Shoah. Y a-t-il deux poids, deux mesures, me demandez-vous ? Un exemple : il y a des centaines de films traitant de la souffrance juive pendant la guerre, il n'y a aucun film français sur l'esclavage. Le deux poids, deux mesures est largement "explosé" !

Pour finir, si vous deviez citer trois qualités et trois défauts de votre fils ?

Qualités : digne, courageux, non violent. Défauts : têtu, excessif..., je n'arrive pas à trouver le troisième !

Source : Lepoint.fr

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:24

Les 7 étapes du plan d’action d’Al-Qaïda

Libye6

                                           (photo archives)            

 

Cet article a été publié sur le site d’Al-Manar et par le quotidien Al-Akhbar, quotidien proche du Hezbollah libanais, en guerre avec les différentes branches se réclamant d’Al-Qaïda.


Est induit en erreur celui qui croit qu’Al-Qaïdaœuvre aveuglément  sans calendrier ni plan. La nébuleuse en action dans d’innombrables pays du monde islamique dispose d’un plan stratégique étalé sur 20 ans.

 

Selon le journal libanais Al-Akhbar, des dizaines de cellules sécuritaires, expertes dans la lutte contre le terrorisme, ont scruté des dizaines de documents sur des projets d’action de la nébuleuse et ses plans stratégiques pour les trois, quatre, cinq, voire dix ans à venir, qu’elle met en œuvre selon des mécanismes bien spécifiques.

 

Ces documents, indique le journal, se fondent sur un fascicule qui circule entre les dirigeants d’Al-Qaïda. Celui-ci a été évoqué en 2005 dans un livre du journaliste jordanien Fouad Hussein, intitulé « Zaraqoui, la deuxième génération d’Al-Qaïda », où sont publiés ses entretiens, à la prison Sawwaka, avec cheikh Abou Mohammad al-Maqdissi, l’un des plus importants théoriciens d’Al-Qaïda, et Abou Moussaab al-Zarqaoui, ancien numéro deux d’Al-Qaïda.

 

Un autre ouvrage, très prisé sur les sites « djihadistes » : « C’est ainsi que nous concevons le Jihad et le voulons», sert également de référence pour connaitre les objectifs et les moyens d’accession au pouvoir d’Al-Qaïda.

 

En tout, ce plan comprend sept étapes allant de 2000 à 2020, année de « la victoire finale ».

 

La première étape qui s’étale entre 2000 et 2003 a pour slogan «Récupérer la nation et l’éveiller ». Elle rend nécessaire, selon les auteurs du projet : « d’assener un coup dur sur la tête de la vipère à New York pour lui faire perdre la raison, afin qu’elle recourt à des ripostes qui puissent sacrer Al-Qaïda, leader de la nation».


Dans les faits, la déclaration de guerre de Croisades lancée par les Etats-Unis, au lendemain de l’attentat du 11 septembre, avec l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak, ont permis d’élargir le champ du combat et rendues les cibles américaines plus accessibles.

 

La deuxième étape(2003-2006), « Ouvrir les Yeux », vise à perpétuer le conflit avec l’ennemi et à préparer le terrain au  «djihad cybernétique » prévu pour la phase suivante.

 

L’Irak y est considéré comme un bastion permettant de créer « une armée djihadiste » dont les combattants seront ensuite envoyés vers des régions stratégiques dans le monde arabe et musulman. En même temps, des études religieuses sont distribuées aux musulmans pour les inciter à verser à Al-Qaïda les tributs dictés par la législation islamique, à l’instar d’al-zakat (aumône).

 

La troisième étape, dénommée « S’éveiller et se mettre debout », de 2007 à 2010, prône des actions efficaces devant aboutir à une mutation qualitative du processus de changement de la région qui entoure l’Irak.

 

Les contrées du Levant constituent son premier cap, compte-tenu de la présence de citations prophétiques qui évoquent le siège après celui de l’Irak : le but étant de diviser la Syrie, le Liban et la Jordanie en mini-Etats communautaires, comme prélude au re-façonnement de la région.

 

Citant al-Maqdissi et Zarqaoui, le journaliste jordanien signale que l’idée de créer des Jound al-Cham (Les Soldats du Levant) avait été suggérée depuis les premiers jours du djihad afghan, mais qu’elle est restée lettre morte avec l’invasion américaine de ce pays en 2001, obligeant ceux qui l’on conçue à se rendre en Syrie, au Liban, et en Irak pour préparer le terrain et profiter des opportunités.

  

A la fin de cette phase, Al-Qaïdaaurait dû achever ses préparatifs pour déplacer le combat à l’intérieur de la Palestine et à ses frontières, et être sacrée « leader légitime de la nation ».

 

Durant la quatrième phase (2010-2013),baptisée « Rétablissement » - celle qui correspond à la survenance des événements en Syrie - les régimes en place seront pris pour cible pour les renverser.

 

Il résulterait  de ces actions une délégitimation des régimes arabes aux yeux de leurs peuples, notamment par la révélation de leur collaboration et affinités avec la politique américaine. En parallèle, les rangs d’Al-Qaïda devraient grossir, ses combattants poursuivant sans relâche leur guerre d'usure contre les troupes américaines, accompagnées d’attaques cybernétiques menées contre l’économie américaine.

 

Cette phase verra aussi la mise à exécution de plans d’incendie des sites pétroliers arabes, le but étant de priver tant ces régimes que l’Occident de leur principale ressource et moyens d’action. Pour ailleurs, l’or redeviendrait devise d’échange international, se substituant au dollar.

 

Au terme de cette étape, Israël serait affaibli en raison de la persistance des attaques d’Al-Qaïda, sur son territoire et autour, et du déclin de son soutien international traditionnel.

 

Entre 2013 et 2016, devrait être proclamée la restauration de l’Etat du califat, qui est l’objectif final d’Al-Qaïda. Le dépérissement de l’axe anglo-saxon s’ensuivrait ainsi que l’émergence de puissances mondiales avec lesquelles les musulmans n’ont pas d’inimitié : la Chine et de l’Inde. Alors, la puissance d’Al-Qaïda devrait connaitre une montée en puissance décisive.

 

L’avant-dernière phase (2016-2019)devrait être celle de la « Confrontation ultime » entre les axes de la foi et celui des impies. En principe, cette bataille aurait dû se déclencher au lendemain de la proclamation du Califat islamique, et se clôturer par « La victoire finale » en 2020, date à laquelle « les capacités de l’Etat islamique deviendront énormes et les musulmans de l’ordre d’un milliard et demi dans le monde ».

 

Corrections et adaptation linguistique : AFI-Flash

 

*Source (version originale) : Almanar.com

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:20

Cameroun un pays dans une situation sanitaire dépressive : un pays où les élites au pouvoir et leur famille proche et amis ont abandonnés les hôpitaux nationaux pour les hôpitaux Européens.

 bOKAM.jpg


                                       Jean-Baptiste Bokam,

                                   le Secrétaire d’Etat à la Défense,

                                         chargé de la gendarmerie


CAMEROUN - EVACUATION SANITAIRE : POURQUOI LES ÉLITES PRÉFÈRENT SE SOIGNER ET MOURIR À L’ÉTRANGER ?

 

Même pour un simple paludisme ou un accouchement, les Camerounais aisés prennent le chemin de l’étranger. Comme s’ils craignent de se soigner au Cameroun ? Un luxe ou un aveu que la défaillance de l’Etat de doter le Cameroun des hôpitaux de référence dignes.

La nouvelle est tombée, sèche : Jean-Baptiste Bokam, le Secrétaire d’Etat à la Défense, chargé de la gendarmerie se trouve depuis mercredi à l’hôpital militaire français du Val-de-Grâce, situé dans le 5e arrondissement. Quelques jours plus tôt, c’est l’ancien ministre, le docteur en droit, et magistrat, Robert Mbella Mbappe qui est allé mourir à l’étranger. L’année dernière, l’ancien Premier ministre et sénateur Rdpc avait été évacué à l’étranger aux frais du contribuable camerounais. Et à son retour au pays, il avait envoyé une lettre de remerciement au président Paul Biya. Le chef de l’Etat lui-même et toute sa famille de soignent à l’étranger même pour un simple paludisme et écorchure. Tout comme l’ensemble des membres de son gouvernement, les directeurs généraux de sociétés d’Etat, les hauts fonctionnaires ; les hommes d’affaires, etc. 

Cette attitude n’est pas propre au Cameroun mais à toute l’Afrique excepté quelques rares pays comme l’Afrique du Sud. Quand Mandela a été malade, tous ses soins se sont passés dans son pays où il est mort. Il n’a jamais effectué le moindre déplacement pour l’extérieur même au plus fort de sa maladie. Récemment, du 13 au 15 janvier 2014, le président grabataire algérien est allé passer trois jours au Val-de-Grâce pour un contrôle. Et l’année dernière, il y avait passé plusieurs semaines après une attaque d’Avc (accident vasculaire cérébral). Déjà en 2006, Abdelaziz Bouteflika avait été hospitalisé dans la même formation sanitaire pour un ulcère gastrique. Le président tchadien Idriss Deby Itno qui a des problèmes de foie de par son éthylisme est un grand client du Val-de-Grâce, tout comme beaucoup d’autres chefs d’Etat africain. 

De son vivant, le président tunisien Habib Bourguiba se soignait en France, au grand dam des médecins de son pays qui disaient avoir la compétence et les équipements nécessaires pour le soigner sur place dans le  pays. La plupart sinon la totalité de nos ministres se soignent à l’extérieur alors qu’il y a quelques années le Cameroun était une référence en Afrique centrale. Tchadiens, Centrafricains, Equato-guinéens descendaient à la clinique Paul Soppo Priso tenue à l’époque par un expatrié René Savin de Larclause ou à l’hôpital central de Yaoundé ou à celui du Chu à Yaoundé. Depuis lors, la Guinée Equatoriale a construit un hôpital de référence avec l’aide des Israéliens qui dépasse tout ce que le Cameroun a en matière de santé. Omar Bongo Ondimba du Gabon est allé mourir en Espagne. Tout comme Gnassingbé Eyadema du Togo est mort en plein vol dans l’avion qui l’emmenait en Israël. Quelle honte pour les Africains, il est vrai que le président vénézuélien Hugo Chavez soignait son cancer à Cuba avant de mourir. 

La peur d’être assassiné.  

Paul Biya, ses ministres, ses directeurs généraux et hauts responsables ont peur d’être assassinés s’ils se font soigner sur place au Cameroun. Une injection ou une perfusion et le tour est joué, car on ne sait pas ce que le médecin va mettre dans la seringue, du poison peut-être, des virus peut-être. D’ailleurs, quand il arrive que certains se fassent hospitaliser pour un contrôle banal à l’hôpital général ou des  cliniques privées huppées, ils ne le font pas savoir à leurs proches, même à leurs épouses, tant ils craignent que ces épouses ne s’entendent pas avec les médecins traitants pour provoquer leur mort. Même à l’étranger qui leur dit qu’on ne peut pas provoquer leur mort. On a vu comment le président angolais Agostino Neto, formé à l’université de  Coimbra au Portugal où il avait obtenu son diplôme de médecin en 1956 à l’âge de 34 ans est allé mourir dans l’Ex-Urss en 1979 à l’hôpital. Les soviétiques voulaient placer à la tête de l’Angola quelqu’un formé chez eux et en qui ils avaient placé leur confiance. C’est l’actuel chef de l’Etat angolais José Eduardo Dos Santos qui a fait ses études d’ingénieur en pétrole là-bas. 

L’absence d’un bon plateau technique. 

Paul Biya et ses collaborateurs n’ont aucune confiance aux médecins et au matériel technique qu’il y a dans nos hôpitaux. Pourtant les médecins camerounais sont respectés pour leur expertise et leur  compétence dans le monde entier. Ils sont des milliers en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, etc. Qu’est-ce qui fait alors problème ? Le manque d’équipements, d’appareils perfectionnés qu’on trouve dans les hôpitaux occidentaux. Mais alors qu’estce qui empêche que le Cameroun achète ces appareils pour les installer dans ses hôpitaux ? Il paraît que certains hôpitaux de référence sont bien équipés, mais alors pourquoi sontils boudés par les membres de notre élite ?  

Un problème de prestige ? 

Certains membres de notre élite ont honte qu’on les hospitalise dans nos formations sanitaires parce quels gens vont se moquer d’eux qu’ils ne sont rien. Alors pour un simple paludisme, ils vont à l’étranger, tout comme pour la grippe, les amibes. Si le ministre ne voyage pas quand il est malade, il perd de son prestige, soit on dit qu’il est chiche, surtout que c’est l’Etat qui paie. 

Les épouses des l’élite accouchent à l’étranger.  

Il y a des familles ici au Cameroun dont les visites prénatales se font à l’étranger. Les grossesses parfois sans risques sont suivies à l’étranger jusqu’à l’accouchement. Il faut voir ce que cela coûte au contribuable ou au trésor public. Si c’est un homme d’affaires qui met son argent en jeu, cela se comprend, mais quand c’est un ministre ou un directeur général d’une société d’Etat qui le fait, où va le pays ? Il y a même des gens qui sont allés plus loin comme par exemple cette épouse d’un ancien Directeur général de la Camair, un Bamoun, qui prenait l’avion, surtout le Combi pour aller se coiffer à Londres ou à Paris où elle passait un jour. Les milliardaires américains font ce genre de choses : ils réservent une table à Paris, décollent dans leur jet privé, prennent leur repas à Paris à la tour Eiffel et reviennent le même jour ou le lendemain sans toucher à l’argent du contribuable.  

Une mentalité de sous-développé. 

Il est temps que l’Etat camerounais revoie ce problème d’évacuation sanitaire. Nous avons de bons médecins. Qu’on mette à leur disposition des bons équipements et tout ira bien. Il est honteux que cinquante ans après notre indépendance que nous continuons à évacuer nos malades à l’étranger pour un simple paludisme, ou la fièvre typhoïde. Le professeur de médecine français, Bertrand Edmond, doyen honoraire de la faculté de médecine d’Abidjan intervient souvent dans Jeune Afrique en donnant des conseils aux Africains. Un jour, il avait dit que sur le plan alimentaire que les Africains ne devraient pas imiter les occidentaux. Les Africains ont beaucoup de condiments verts pour préparer leur poisson et leur viande mais au lieu de cela ils utilisent par exemples cube Maggi qui sont dangereux pour la santé. Les gens savent-ils que ces produits contiennent  parfois du formol.

Par Michel Michaut Moussala

Source : Aurore Plus

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:17
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:14

Sondage exclusif : 90% des africains qui ont mis un pieds à l’école sont contre la politique économique et culturelle de la France en Afrique.

 Engin militaire francais

France contre Cameroun :

Chronique d'une déstabilisation en marche 

 

La crise en RCA, aux origines de laquelle la France n’est pas étrangère, ne constitue qu’un prétexte qui lui permet plus que par le passé, de  poster ses troupes sur le territoire camerounais.
 
Un sondage réalisé à la veille du Sommet de l’Elysée sur «  la Paix et la Sécurité en Afrique » du 5 au 7 décembre 2013, commandé par deux organes de presse de la Droite française relatif à la perception que les Africains subsahariens  dits francophones ont des Français, de la France et de sa politique en Afrique, révèle que 78,75 % des Africains ont un sentiment profondément anti-français. Ce pourcentage est plus élevé chez les élèves, Etudiants et une grande partie de l’élite intellectuelle et économique. En Côte d’Ivoire et au Cameroun, (les  deux Etats les  plus importants  de la zone franc), ce pourcentage se situe respectivement à 84,60 % et à 89,78 %.

Ce sondage, qui a été réalisé en marge du Rapport Védrine  sur l’Afrique (dont nous ferons l’écho tout au long de cette année 2014 du fait des remous qu’il suscite sur le Continent noir et  de sa dangerosité pour les Africains), n’a pas été révélé au public à cause de ses résultats inattendus par ses commanditaires et de l’effet psychologiquement dévastateur que cela aurait eu sur le Sommet France/Afrique de l’Elysée.

L’objectif initialement visé  au cours de cette enquête, eut été de montrer  au reste du monde comment la France, magnanime, rayonnante et éternellement généreuse, œuvre depuis la nuit des temps, pour la stabilité et le bien-être des Africains, tout comme pour la paix  dans une Afrique  en proie à des conflits, des famines et à des guerres inter tribales et/ou confessionnelles. À la fin de cette étude, « ces Spécialistes français de l’Afrique » se sont intéressés à un cas assez particulier et atypique à leurs yeux : celui du Cameroun en s’interrogeant  sur les facteurs  et/ou éléments explicatifs de «cette francophobie montante dans ce pays et l’installation d’un fort courant souverainiste et nationaliste dans les milieux intellectuels, estudiantins, culturels, politiques  et surtout économiques». Que faire pour inverser la tendance dans cet Etat-clé de la politique africaine de la France en Afrique ?
 
Des prétextes ne manquent pas...

Dans le Rapport Védrine présenté le 4 décembre 2013 au Président François Hollande, à la page 33 de ce document qui en compte 131, les Autorités françaises semblent reprocher au Gouvernement camerounais (sans le dire), d’avoir permis à la Malaisie (par Américains interposés) d’être présente sur le marché camerounais  grâce à l’exploitation du pétrole tchadien via le pipe-line, d’avoir accordé au Vietnam par sa compagnie Viettel, la 3ème licence pour l’exploitation de la téléphonie mobile au Cameroun , d’avoir permis à la Turquie de gagner de nombreux et importants marchés au Cameroun et surtout  d’avoir ouvert le ciel camerounais à la compagnie aérienne Turkish Airlines avec des liaisons directes entre  Istanbul/Ankara et des  villes  camerounaises. Sans parler de la Corée, surtout de la Chine dont la présence  en Afrique en général et au Cameroun en particulier est dénoncée à longueur de semaines par RFI : l’une de ses caisses de résonance au Sud du Sahara.

Aussi, pour la France et ses réseaux, le Cameroun est-il devenu la prochaine étape dans sa «nième expédition militaire en Afrique » .Une véritable bête noire à déstabiliser par tous les moyens.  Officines, Cercles de Réflexions et  barbouzes ayant pignon sur rue sur la place parisienne sont à  l’œuvre depuis quelques mois. Malheureusement et comme toujours en pareille circonstance, des  Camerounais en quête de   positionnement pour l’après-Biya y apportent leur « expertise ».

Au-delà des formules diplomatiques toutes faites du genre «pays ami, relations historiques,  partenaire stratégique,… » le Cameroun, que l’on ne s’y trompe pas, est  dans le viseur des officines françaises et de leurs services spécialisés en matière de déstabilisation. «Ces Cercles de réflexion » ont élaboré et planifié des stratégies disent-ils, aux fins de rectifier la nouvelle trajectoire que le Cameroun  semble emprunter  vis-à-vis de la France, tant au plan idéologique (francophobie, souverainisme homophobie…) qu’économique (attribution des parts de marchés aux Chinois, Turcs…).C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre  l’attribution de la construction du 2ème pont sur le Wouri obtenue  par  la France au forceps. 

Cependant, le constat sur la Coopération entre la France et l’Afrique 50 ans après, est clair et sans équivoque : Aucune perspective de développement avec la France comme partenaire. Du  Nord au Sud, de l’Est comme à l’Ouest du Continent noir, les Etats de l’espace dit francophone sont les moins développés. Economiquement étouffés par  l’encombrante tutelle d’une France au bord de la faillite, n’eût été la zone Franc (dont elle en appelle l’élargissement aux pays anglophones et lusophones  de tous ses vœux. (Voir Rapport Védrine page  80). Les Chefs d’Etat africains sont persuadés que l’émergence de leurs pays pour laquelle ils se disent engagés ne peut rythmer avec un partenaire au bord de la faillite  économique, financière et éthique comme la France. Comme le dit le Président du Zimbabwe Robert Gabriel Mugabe « le soleil s’est couché à l’Ouest pendant qu’il se lève à l’Est ». Les dirigeants africains qui veulent développer leurs pays se tournent  progressivement vers d’autres horizons. Aucun espoir  donc avec la France.
 
...La France : source des conflits armés et vecteur de misère en Afrique francophone : déstabiliser la RCA pour occuper le Cameroun

Par les résultats du sondage cité plus haut, les  Africains confirment par une écrasante majorité que la France est  à la base des maux qui minent et appauvrissent l’Afrique. Et qu’au-delà de la rhétorique bien connue, celle d’une France humaniste  généreuse, et assistante des pays africains, ce sont ces derniers qui, par des mécanismes échafaudés depuis la Conférence de Brazzaville (30janvier-06février 1944) par le Général de Gaulle (théoricien de la colonisation) qui soutiennent la France et lui donnent l’illusion d’être une grande  puissance. La posture d’une pseudo- grandeur de la France, distillée et inoculée dans la conscience des Africains depuis des années, a vécu. L’évolution des Etats comme le Kenya, le Mozambique, l’Ouganda, le Zimbabwe, l’Ethiopie, ou le Ghana, et le Botswana, ou  la Zambie sont des cas parlants quand on les compare aux pays africains dits  francophones, dont les richesses naturelles et minières sont pillées à longueur des décennies pour entretenir  les Français menacés par le chômage et la misère. 

Pour le cas du  Cameroun, il faut relever que la déstabilisation de ce pays par la France, de façon formelle, a été conçue et planifiée dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir. La raison invoquée étant «de chasser du pouvoir, les Chefs d’Etat africains ayant mis du temps au pouvoir  au nom de l’ « alternance démocratique  et des Droits de l’Homme ». Mais la réalité est qu’il voulait évincer  les présidents africains qui lui paraissaient moins saisissables et moins malléables et qui, par expérience, essaient depuis quelques années, de diversifier leur coopération en s’orientant vers des  partenaires économiques plus crédibles, fiables et disposant de moyens  financiers conséquents pour leur politique en matière de développement. 

Les services secrets français et autres Officines posent comme postulat de base : «l’imminence d’un changement à la tête de l’Etat du Cameroun compte tenu du vénérable âge du Président Biya (81 ans) ». Pour ces réseaux, il faut absolument prendre des initiatives pour mieux gérer ce changement de régime qui s’annonce à Yaoundé. Ils décident dès lors de déterminer, d’encadrer, et surtout de s’impliquer activement dans les processus décisionnels politico-stratégiques, formels et/ou informels afin que  ce changement se déroule au mieux des intérêts et de la position stratégique et militaire de la France au Cameroun et partant, en Afrique centrale. Impatients, et las d’attendre la survenance de la disparition du Président Biya, ces think-tanks français montent et concoctent les scénarii et simulations les plus abjectes, dans le but de trouver une personne plus saisissable et moins énigmatique que  Paul Biya.
 
Susciter des troubles pour une intervention militaire à la moindre faille au nom du droit d’ingérence humanitaire :

Ces mêmes officines explorent  des pistes,  scrutent des fissures et essaient d’entretenir des antagonismes au sein de la société camerounaise susceptibles de dégénérer en conflit sociopolitique ou crise pouvant être exploités par ces barbouzes aux fins de justifier l’intervention de «la Communauté internationale » dont la France s’est auto proclamée le porte-parole. Invoquerait-elle la menace que ces troubles font peser sur ses ressortissants et leurs biens. Ce qui donnerait une occasion à Paris d’intervenir militairement. Comme en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali et actuellement en RCA, la France instrumentaliserait le Conseil de sécurité des Nations Unies en y faisant adopter une Résolution sous le Chapitre 7 de la  Charte

.Au regard de  l’ampleur des troubles qu’elle aura pourtant initiés, Paris déploierait ses troupes pré positionnées  au Tchad, en RCA, au Gabon. Le Cameroun serait alors formellement réoccupé par une France, sceptique et inquiète de son déclin. Elle appellerait à l’organisation d’une mascarade électorale à l’instar de celle qui va se tenir bientôt à Bangui. Son candidat étant connu d’avance et son élection assurée par ses réseaux et officines. Au terme de ce cirque électoral, la France placerait  alors un Préfet  régional à la tête de l’Etat du Cameroun  comme en Côte d’Ivoire, pour le bonheur et le bénéfice perpétuels de ses multinationales  (Bolloré, TOTAL, ELF, SGB, BOUYGHES  etc.).Tout ceci, avec le soutien et l’activisme de quelques comparses camerounais (Voir Rapport Védrine page 121).

Pendant ce temps des «  Vautours français »,  qui  considèrent le Cameroun comme une charogne, font des répétitions générales, affûtent leurs serres en attendant le signal qui leur sera donné  par leurs services  secrets en mission avancée sur le territoire camerounais (notamment dans le Grand Nord pour divers motifs (prises d’otages français Opérations Sangaris…).

Ces différents Groupes et Associations d’amitié franco-camerounais en connexion avec les réseaux et officines françaises travaillent en synergie avec les Cellules gouvernementales  de l’Elysée, du Ministère des Affaires étrangères et des services secrets qui en sont les véritables pourvoyeurs de fonds qu’ils distribuent durant leurs réunions bimensuelles. Au  dernier trimestre de l’année 2013 un ex-Monsieur Afrique  sous le président Chirac et ancien Ambassadeur en Côte d’Ivoire y a activement participé et ont coopté deux jeunes Cadres camerounais fraîchement sortis l’un de HEC de Paris et l’autre de Polytechnique après leur initiation à la franc-maçonnerie. D’autres ex-Messieurs Afrique des gouvernements successifs en France y contribuent. Nombre d’entre eux sont des habitués des coups d’Etat, ou tordus en Afrique et dont les mains sont maculées du sang des nationalistes  africains à l’instar de Mr Guy Penne de l’époque du Président Mitterrand dont le nom est étroitement associé à l’exécution du Président burkinabé, Thomas Sankara, par son  « ami Blaise Compaoré »

Ce sont  eux qui, de temps à autre commanditent des émissions en invitant des « spécialistes français du Cameroun » sur des chaînes de  télévision, des organes de presse, des radios (RFI, TV5, France 24 (cf. émission et reportage diffusés samedi 18/01/2014  par France 24 sur les homosexuels au Cameroun). Une véritable machine de guerre psychologique est lancée  par ces lobbies, pour diaboliser et stigmatiser le régime de Yaoundé. D’une semaine à une autre, ces lobbies exhument  telle affaire sur le Cameroun comme celles du Camerounais Thierry  Atangana  ou  celle de la traduction de trois Ministres camerounais devant les tribunaux parisiens, comme si on peut en faire de même pour les Ministres français devant les tribunaux camerounais ; l’article Mr Marafa paru en janvier 2013, dans la Tribune du  journal le Monde, le jour même où le Président Biya est en visite en France, tout comme le dernier reportage de Afrique magazine sur Mme Biya sans oublier l’incident survenu à l’Hôtel Meurice au cours du Sommet de l’Elysée sur la Paix et la Sécurité en Afrique de décembre dernier participent de cette stratégie du goutte à goutte pour déstabiliser le Cameroun.

Voilà un Etat qui se dit « grande Puissance », qui organise un Sommet pour la Sécurité pour tout un Continent et se trouve incapable d’assurer la Sécurité de ses Hôtes. Sinon, peut-on imaginer que le Président Hollande, en visite officielle à Yaoundé, se retrouve nez à nez avec ses opposants à l’hôtel Hilton  où il est censé loger, et ce, à la barbe des services de sécurité  camerounais ? Les rapports actuels entre Yaoundé et Paris, doivent être perçus et décryptés sous le prisme du changement de régime à Yaoundé que la France prépare en ce moment. Même ces récurrentes prises d’otages, suivies de leur libération dans des conditions obscures où l’on évoque le déblocage d’énormes sommes d’argent, et les multiples va-et-vient de Laurent Fabius,  Chef de la diplomatie francaise, alors qu’il peut déléguer cette opération de relation publique à ses adjoints  sont à mettre dans ce registre de tension pernicieuse et silencieuse qui prévaut entre Paris et Yaoundé. 

Le Président Paul Biya, en vieux briscard de la scène politico-diplomatique africaine, averti de toutes ces manœuvres françaises, observe d’un regard apparemment distrait  pourtant attentif en fin manœuvrier. Il reste une énigme insaisissable  pour les réseaux et officines français.  Il est urgent de ne rien dire qui puisse donner prétexte aux militaristes français au pouvoir à Paris, pour justifier leur intervention au Cameroun pense le Chef de l’Etat camerounais. Pendant ce temps, lobbies et Réseaux l’observent, scrutent ses moindres faits et gestes à chacune de ses sorties en Europe comme au Cameroun dans l’espoir de déceler ou de détecter le plus petit signe de fatigue ou de malaise qui permettrait à leurs medias d’emboucher les trompettes de Jéricho pour annoncer  la fin de règne tant attendue au Cameroun    .C’est dans ce registre qu’il faut mettre l’article que le journal Le Monde diplomatique,  intitulé « Interminable fin de règne à Yaoundé » commandité par les mêmes officines,  a publié à la veille de l’élection présidentielle de 2011.
 
Les Camerounais et la crise post-électorale en Côte d’Ivoire (2010-2011). 

De  rancune tenace, la France n’a pas oublié la position des Camerounais, « ceux d’en bas comme d’en haut », vis-à-vis de la crise ivoirienne post-électorale qui a abouti à la déportation du Président Laurent Gbagbo à la Haye .Une position qui a été rappelée dans un style sibyllin  par le  Chef de l’Etat camerounais, lors de la présentation des vœux au Corps diplomatique en janvier 2011. Un message qui a été mal encaissé par le Président Nicolas Sarkozy. En effet, le Chef de l’Exécutif camerounais avait laissé entendre en quelques mots et dans un style qui lui est propre que les richesses naturelles et minières que l’Afrique regorge sont l’objet de convoitises et de rivalités entre les  grandes Puissances  au point d’en constituer l’une des sources  des crises et des conflits en Afrique. 

A cette période, les Compagnies pétrolières venaient de découvrir en l’espace de quelques semaines, trois méga gisements de pétrole aux larges des côtes ivoiriennes après ceux du Ghana. En plus, les Sociétés françaises installées en Côte d’Ivoire livraient une impitoyable bataille (qu’elles étaient sûres de perdre) contre les Compagnies des pays comme la Chine, le Brésil ou l’Inde pour la conservation des parts de marché  comme souligné dans le Rapport Védrine. Aussi la réélection de Laurent Gbagbo était-elle perçue comme un cauchemar et une descente aux enfers pour les Chocolatiers français, mais également pour Total, Elf ou même Bolloré dont les positions de rente qu’il occupe sur le Continent noir dans la gestion des ports de la côte ouest-africaine, semblaient être menacées en cas de changement de régime politique à Abidjan.

 L’attitude et le mépris affichés par Nicolas Sarkozy à l’égard de Paul Biya, le 21 mai 2011 à Abidjan lors de la prestation de serment d’Alassane Dramane Ouattara, furent des signes visibles du froid qui s’est instauré entre Paris et Yaoundé au sujet de la Côte d’Ivoire. Le Président français, assis à droite du Président Paul Biya, avait fait semblant d’ignorer son homologue camerounais ; ce dernier à son tour également, lisant un journal qu’il tenait en main pour la circonstance avait superbement ignoré le Président français.
 
Déstabiliser le Cameroun : Une équation à plusieurs inconnues  

Il est clair qu’une réélection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat français en mai 2012 aurait  accéléré voire précipité la mise en œuvre de la déstabilisation du Cameroun que les Réseaux officiels et privés français ont réactivé depuis  quelque temps.

Toutefois. « Ces spécialistes français du Cameroun» ignorent ou oublient certaines données historiquement vérifiables qui tendent à éloigner normalement le peuple camerounais de l’espace francophone africain tant vanté et qui alimentent et complexifient les relations entre le Cameroun et la France. Limités par la dimension paroissiale de leur culture politique ces experts en « camerounologie »devraient se rappeler que :

1- Le Cameroun au regard du Droit international n’a jamais été une colonie française mais  allemande. Les Français sont donc entrés au Cameroun par effraction. Et les Camerounais dans leur immense majorité les considèrent comme des imposteurs qui par leurs meurtrières ventouses, exploitent et pillent leurs richesses depuis des siècles. C’est l’équation  Français = Exploiteur  qui est enracinée dans la conscience collective du peuple camerounais. Ils n’ont qu’à se remémorer de leur comportement pendant et après la crise électorale en Côte d’Ivoire.

2- Le Cameroun reste le seul territoire en Afrique noire à avoir combattu l’ordre colonial français au  prix du sang et de nombreux sacrifices. Des nationalistes tels que Ruben Um Nyobe, Félix Roland Moumié, Osende Afana, Ernest Ouandié, … que les colons français et leurs réseaux ont tôt fait d’appeler « maquisards » ont payé de leurs vies pour la libération du Cameroun. En clair, les traumatismes provoqués par la présence française au Cameroun restent vivaces ; bien plus, ces tristes et inoubliables souvenirs refont surface et se ravivent  dès que le moindre signe relatif à la  déstabilisation du Cameroun par la France (comme  ces dernières semaines) est ressenti ou perçu.

3- La communauté anglophone au Cameroun représente plus de 20 % de la population totale.Une population  que la France, par  une subtile stratégie, élaborée  dans les sphères  décisionnelles de la Francophonie voudrait faire fondre (comme un morceau de sucre dans un océan) dans l’espace francophone. Ce que ces « Camerounologues français » oublient c’est qu’avant l’arrivée du Président actuel au pouvoir en 1982, le Cameroun n’appartenait ni à la Francophonie ni au Commonwealth of Nations britannique ; une Francophonie devenue l’un des instruments d’influence, d’étouffement et de domination de l’Afrique par la France (cf. : Rapport Védrine page3)

La déstabilisation du Cameroun constitue  donc pour ces lobbies, une équation à plusieurs inconnues assorties de nombreux paramètres difficiles à résoudre. Le Président  François Hollande, plein de contradictions,  a déclaré le 20 décembre 2013 à Bruxelles lors du dernier Sommet de l’Union Européenne « L’intervention française en RCA est pour le rayonnement et la grandeur de la France et de l’Europe. Le drapeau français flotte déjà dans le ciel centrafricain. Au cœur de l’Afrique. Notre désir le plus vif est que celui de l’Europe y soit hissé. La France est en RCA pour l’Europe. » Voilà le vrai agenda des Autorités Françaises en RCA.

Une France pyromane se révèle-t-elle  d’elle-même par la voix la plus autorisée ? Près d’un mois après, ce même François Hollande au cours d’une intervention sur France 24, le 18 janvier  2014,  laisse entendre que « la France n’est pas le gendarme de l’Afrique et n’entend pas le redevenir ».Quelle étrange et curieux suivi dans les idées Monsieur le Président français ! Quelques minutes après, dans cette même chaîne, les lobbies homosexuels faisaient diffuser un reportage insultant, relatif « aux homosexuels au Cameroun, qui sont victimes d’une effroyable répression et privés de tous les droits ». La Voix de l’Elysée( France 24) en faisant de Me Alice Nkom (avocat des pédés au Cameroun) la Femme de l’année 2013  au Cameroun et l’une des plus influentes dans ce pays, a montré le mépris que la France a du Cameroun et des Camerounais . Ces derniers sont désormais conscients que la crise en RCA,  n’est  qu’une escale vers la destination finale qu’est le Cameroun, notamment Yaoundé.

Mais la réalité est que la France est au bout du rouleau. Même  ses abrutissants médias que sont : RFI, TV5, France 24 ne trompent plus personne depuis que leur agenda caché a été révélé aux Africains lors de la crise ivoirienne en 2010-2011. La pente  de déclin, de la décadence morale et éthique amorcée par la France (même en réoccupant les Etats africains par le brigandage et la force armée comme elle le fait ces dernières années) est irréversible. C’est la fin d’un mythe .En adoptant l’homosexualité comme nouveau mode de vie et de  perpétuation de l’espèce humaine  d’un genre nouveau, par l’adoption des enfants que d’autres couples ont mis au monde, l’Occident impérialiste en général, et la France en particulier ont signé l’acte de décès de leur domination sur le reste du monde. Les masques sont tombés, exposant ainsi leurs tares et luxures aux autres cultures et civilisations. Le mythe d’une France investie d’une mission civilisatrice jusqu’aux  confins de la planète a vécu. Celui d’un Occident  civilisé aussi. 

Ces lobbies, qui s’organisent et s’agitent à Paris pour déstabiliser le Cameroun avec l’espoir qu’ils seront aidés en cela par d’autres Camerounais se trompent d’entreprise. La majorité des Camerounais, en ce début d’année 2014, est consciente que c’est la France, par sa politique impériale et agressive, qui est la Véritable et Unique ennemie du Peuple camerounais. 

Que les Camerounais, plus que tous autres les Africains n’oublient pas que la première Résolution politique issue de la Conférence  Africaine  française de Brazzaville  par De Gaulle rappelle que « les fins de l’œuvre de civilisation accomplie par la France en Afrique écartent toute idée d’autonomie, toute possibilité d’évolution hors du bloc français de l’Empire ;la constitution éventuelle, même lointaine, de self-government dans les colonies est à écarter ». C’est ce  que Sarkozy poursuivait hier et c’est que Hollande  tente de continuer aujourd’hui.
L’affrontement  entre  une  Afrique pleine de vitalité et une France vieillissante et décadente devient inévitable. 

Par Armand Roger  Biloa Mballe
Source : Le Sphinx Hebdo 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:07

IL Y A 220 ANS : un rassemblement silencieux afin de commémorer dans la dignité le 220e anniversaire du décret prononçant l’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises

 CHAINE

 

L’association des amis du général-Dumas,

 

 

a le plaisir de vous convier

Mardi 4 février 2014 à Paris

place du général-Catroux

17e arrondissement

Métro Malesherbes (ligne 3) bus 94

à 18 heures précises

pour un rassemblement silencieux

devant les fers brisés

(monument en souvenir du général Dumas)

 

 

afin de commémorer dans la dignité le 220e anniversaire du décret prononçant l’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises

   

 

 

Le décret du 4 février 1794

 

Il reconnut la liberté et la citoyenneté à 500 000 Haïtiens, à 150 000 Guadeloupéens et Guyanais qui , par leur résistance, active ou passive, avaient lutté pour leur dignité.

Eux ou leurs parents avaient été arrachés à l’Afrique, ce qui rend tous les Africains de France solidaires de cette commémoration, aux côtés des Antillais, des Guyanais, des Réunionnais et des Haïtiens.

 

« Représentants du peuple français, jusqu'ici nous n'avons décrété la liberté qu'en égoïstes et pour nous seuls. Mais aujourd'hui nous proclamons à la face de l'univers, et les générations futures trouveront leur gloire dans ce décret, nous proclamons la liberté universelle ! » 

 

Danton, 4 février 1794

 

Le décret du 4 février 1794 fut abrogé par Napoléon Bonaparte en mai 1802 et le Code noir rétabli en Guadeloupe et en Guyane malgré la résistance héroïque de Delgrès, d’Ignace, de Massoteau, de Solitude, et de milliers d’anonymes, qui sont les ancêtres des Ultramarins d’aujourd’hui.

La résistance au rétablissement de l’esclavage entraîna, de la part des troupes envoyées par Napoléon, des actes d’une barbarie inouïe qui préfigurent, d’une certaine manière, les atrocités commises pendant la seconde guerre mondiale.

Il fallut attendre le 27 avril 1848 pour que la liberté générale soit enfin reconnue, mais, cette fois, avec l’octroi d’une indemnité aux anciens maîtres.

Les Haïtiens se soulevèrent contre la tentative liberticide de Napoléon et, après avoir écrasé les esclavagistes à Vertières, proclamèrent l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804.

 

Ainsi, beaucoup d’hommes et de femmes, ancêtres des Ultramarins de France et des Haïtiens d’aujourd’hui, ont payé de leur vie la lutte pour que le décret du 4 février 1794 ne soit pas abrogé.

 

220 ans plus tard, la République française aurait dû célébrer avec éclat cet anniversaire, d’autant qu’une loi du 4 février 1798, jamais abrogée à notre connaissance, déclare le 4 février journée de commémoration officielle de l’abolition de l’esclavage.

 

Force est de constater que tel n’est pas le cas.

 

Il existe pourtant un comité des célébrations nationales.

 

Il existe pourtant un comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.

 

Quoi qu'il en soit, palliant la défaillance (on espère involontaire) des pouvoirs publics, toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par le devoir de mémoire que nous imposent les esclaves qui ont lutté pour la liberté et l’égalité, les hommes et les femmes de la Révolution qui ont payé de leur vie pour défendre ces principes, doivent se rassembler le 4 février 2014 à 18 h précises place du général-Catroux pour montrer, par leur présence silencieuse, que la flamme de la liberté n’est pas éteinte et qu’elle ne s’éteindra jamais.

 

Pour montrer aussi que le racisme et la négrophobie qui ont exhibé leur odieux visage ces dernières semaines ne font pas partie des valeurs qui ont fondé la République française.

 

 

Le texte du décret du 4 février 1794

 

« La Convention nationale déclare aboli l'esclavage des nègres dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français, et jouiront de tous les droits assurés par la constitution. »

 

                     Le décret fut appliqué dans la partie française de Saint-Domingue, en Guadeloupe et en Guyane. Il ne pu l’être en Martinique, du fait de l’occupation par les Anglais

 

Le 4 février 1794 (16 pluviôse an II) la Convention nationale, prenant acte de la révolte des esclaves d’Haïti, a aboli l’esclavage dans toutes les colonies françaises et a déclaré que tous les habitants des colonies avaient la qualité de citoyen français. Aucune indemnité n’était accordée aux anciens maîtres.

 

DOCUMENTS

 

1. Le compte rendu des débats

 

[Dufay de La Tour] un des trois députés nouvellement arrivés de Saint-Domingue [outre Dufay de La Tour : Belley, né en Afrique et Mills, afro-descendant] fait un rapport sommaire sur les événements qui y ont eu lieu. Il remonte à la cause des malheurs auxquels elle a été en proie ; il la voit dans la politique odieuse et les intrigues de l'Angleterre et de l'Espagne, qui, voulant faire perdre à la république cette colonie intéressante, avaient trouvé moyen d'y organiser la guerre civile. Mais les nègres armés pour la cause de la France ont déjoué par leur courage ces perfides projets, et ont demandé, pour prix de leurs services, la liberté, qui leur a été accordée.

L'orateur conjure la Convention de confirmer cette promesse et de faire jouir pleinement les colonies des bienfaits de la liberté et de l'égalité.

 

Levasseur (de la Sarthe)

Je demande que la Convention, ne cédant pas à un mouvement d'enthousiasme, mais aux principes de la justice, fidèle à la Déclaration des Droits de l'Homme, décrète dès ce moment que l'esclavage est aboli sur tout le territoire de la république. Saint-Domingue fait partie de ce territoire, et cependant nous avons des esclaves à Saint-Domingue. Je demande donc que tous les hommes soient libres, sans distinction de couleur.

Lacroix(d'Eure-et-Loir) :

En travaillant à la constitution du peuple français nous n'avons pas porté nos regards sur les malheureux hommes de couleur. La postérité aura un grand reproche à nous faire de ce côté ; mais nous devons réparer ce tort. Inutilement avons-nous décrété que nul droit féodal ne serait perçu dans la république française. Vous venez d'entendre un de nos collègues dire qu'il y a encore des esclaves dans nos colonies. Il est temps de nous élever à la hauteur des principes de la liberté et de l'égalité. On aurait beau dire que nous ne reconnaissons pas d'esclaves en France, n'est-il pas vrai que les hommes de couleur sont esclaves dans nos colonies ? Proclamons la liberté des hommes de couleur. En faisant cet acte de justice, vous donnez un grand exemple aux hommes de couleur esclaves dans les colonies anglaises et espagnoles. Les hommes de couleur ont, comme nous, voulu briser leurs fers ; nous avons brisé les nôtres ; nous n'avons voulu nous soumettre au joug d'aucun maître ; accordons-leur le même bienfait.

Levasseur : S'il était possible de mettre sous les yeux de la Convention le tableau déchirant des maux de l'esclavage, je la ferais frémir de l'aristocratie exercée dans nos colonies par quelques blancs.

Lacroix :

Président, ne souffre pas que la Convention se déshonore par une plus longue discussion.

L'assemblée entière se lève par acclamation.

Le président prononce l'abolition de l'esclavage, au milieu des applaudissements et des cris mille fois répétés de vive la république ! vive la Convention ! vive la Montagne !

Les deux députés de couleur sont à la tribune, ils s'embrassent. (On applaudit.)

Lacroix les conduit au président, qui leur donne le baiser fraternel.

Ils sont successivement embrassés par tous les députés.

Cambon :

Une citoyenne de couleur, qui assiste régulièrement aux séances de la Convention, et qui a partagé tous les mouvements révolutionnaires, vient de ressentir une joie si vive, en voyant la liberté accordée par nous à tous ses frères, qu'elle a entièrement perdu connaissance. (On applaudit.)

Je demande que ce fait soit consigné au procès-verbal ; que cette citoyenne, admise à la séance, reçoive au moins cette reconnaissance de ses vertus civiques.

Cette proposition est décrétée.

On voit sur le premier banc de l'amphithéâtre, à la gauche du président, cette citoyenne qui essuie les larmes que cette scène attendrissante fait couler de ses yeux. (On applaudit.)

*** :

Je demande que le ministre de la marine soit tenu de faire partir sur-le-champ des avisos pour porter aux colonies l'heureuse nouvelle de leur affranchissement.

Danton :

Représentants du peuple français, jusqu'ici nous n'avons décrété la liberté qu'en égoïstes et pour nous seuls. Mais aujourd'hui nous proclamons à la face de l'univers, et les générations futures trouveront leur gloire dans ce décret, nous proclamons la liberté universelle. Hier, lorsque le président donna le baiser fraternel aux députés de couleur, je vis le moment où la Convention devait décréter la liberté de nos frères. La séance était trop peu nombreuse. La Convention vient de faire son devoir. Mais, après avoir accordé le bienfait de la liberté, il faut que nous en soyons pour ainsi dire les modérateurs. Renvoyons aux comités de salut public et des colonies, pour combiner les moyens de rendre ce décret utile à l'humanité sans aucun danger pour elle.

Nous avions déshonoré notre gloire en tronquant nos travaux. Les grands principes développés par le vertueux Las-Casas avaient été méconnus. Nous travaillons pour les générations futures, lançons la liberté dans les colonies ; c'est aujourd'hui que l'Anglais est mort. (On applaudit.) En jetant la liberté dans le nouveau monde, elle y portera des fruits abondants, elle y poussera des racines profondes. En vain Pitt et ses complices voudront par des considérations politiques écarter la jouissance de ce bienfait, ils vont être entraînés dans le néant ; la France va reprendre le rang et l'influence que lui assurent son énergie, son sol et sa population. Nous jouirons nous-mêmes de notre générosité, mais nous ne l'étendrons point au-delà des bornes de la sagesse. Nous abattrons les tyrans, comme nous avons écrasé les hommes perfides qui vouaient faire rétrograder la révolution. Ne perdons point notre énergie ; lançons nos frégates ; soyons sûrs des bénédictions de l'univers et de la postérité, et décrétons le renvoi des mesures à l'examen des comités.

 

Ce renvoi est décrété.

 

Il s'élève quelques débats relatifs à la rédaction du décret.

Lacroix en propose une qui est adoptée en ces termes :

 

« La Convention nationale déclare aboli l'esclavage des nègres dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français, et jouiront de tous les droits assurés par la constitution.

 

« Renvoie au comité de salut public pour lui faire incessamment un rapport sur les mesures à prendre pour l'exécution du présent décret. »

La séance est levée à deux heures et demie.

 

2. Le disours de Louis-Pierre Dufay de La Tour

Député de Saint-Domingue

 

Législateurs de la France, nous vous devons compte de la situation de Saint-Domingue. Le sang des Français a coulé. La torche de la guerre civile a été allumée à Saint-Domingue par les contre-révolutionnaires, ayant à leur tête Galbaud, le second et l'ami du perfide Dumouriez. Galbaud, à l'instar de son chef, voulut aussi faire arrêter vos délégués et opérer une contre-révolution en faveur de son parti, et ces deux complots, pareils, se formaient à la même époque. Dumouriez faisait arrêter vos commissaires dans les premiers jours d'avril, et Galbaud est parti de France le 9 du même mois. Vous observerez qu'à la même époque aussi, divers départements éprouvèrent des commotions de guerre civile. C'était l'ambition, peut-être l'or de l'Autriche ou de la Prusse, qui dirigeait Dumouriez ; à Saint-Domingue, c'est sans doute l'or des Bourbon d'Espagne et des Anglais qui a payé l'auteur de l'incendie du Cap et du massacre de plus de trois mille individus.

On peut même assurer ce fait sans craindre de se tromper, puisqu'il est certain aujourd'hui que Galbaud a pris la fuite du continent de l'Amérique pour se réfugier en Canada, chez les Anglais, qui l'ont accueilli comme un de leurs amis.

Nous voudrions, citoyens représentants, n'avoir à mettre sous vos yeux les événements désastreux de ces journées liberticides qui ont détruit la première ville d'un de vos plus riches départements ; mais notre devoir nous commande de vous dire la vérité, de vous dévoiler tous les forfaits commis par le traître Galbaud. Il serait trop long de vous en faire le détail en ce moment, car nous serions embarrassés de vous dire quel est le crime qu'il n'ait pas commis.

Nous ne voulons point vous faire l'histoire de tous les troubles qui ont eu lieu à Saint-Domingue ; nous ne voulons point fatiguer votre attention par une longue narration des événements présents ; nous devons ménager des moments précieux qui appartiennent à la félicité générale. Nous nous proposons de publier ces jours-ci la relation des malheurs arrivés à Saint-Domingue ; aujourd'hui nous ne vous en parlerons que très succinctement.

Nous allons vous découvrir la plus atroce des trahisons, la plus infâme des coalitions. Vous serez touchés des maux que nous avons éprouvés, et en même temps étonnés que le reste de nos concitoyens ait échappé à tant de dangers. Je réclame votre attention.
Galbaud a voulu servir l'orgueil des blancs, propriétaires comme lui, la plupart perdus de dettes avec l'air de l'opulence, ou dont les engagements égalaient les capitaux. Il a rallié à son parti tous ces fastueux indigents qui, trop connus des commerçants de France, et ne pouvant plus abuser de leur crédulité, voulaient depuis si longtemps amener leur indépendance de la France, ou au moins être indépendants de leurs créanciers.

Il s'est associé tout le parti de la ci-devant assemblée coloniale, qui avait toujours été le foyer de toutes les conspirations, de cette assemblée toujours rivale, mais non ennemie décidée des contre-révolutionnaires, c'est-à-dire les combattants pour disputer l'autorité et s'en emparer, mais se réunissant toujours à eux quand il s'agissait de s'opposer aux lois de la France ; de cette assemblée enfin composée des mêmes membres ou des partisans de cette factieuse assemblée de Saint-Marc qui voulait secouer le joug de la France, qui fut longtemps à la suite de l'Assemblée constituante ; que celle-ci n'aurait jamais dû laisser retourner à Saint-Domingue jusqu'à ce que la révolution eût été complètement consommée et l'organisation coloniale parfaitement établie. Mais, par la perfidie de Barnave, on renvoya les membres de cette assemblée, pour le malheur et la destruction de la colonie. Galbaud a rallié aussi à son parti ces négociants commissionnaires qui se regardaient comme propriétaires des sommes qui leur étaient confiées par le commerce de France, qui voulaient se dispenser d'en rendre compte, et désiraient consommer les banqueroutes qu'ils avaient préparées au moment même de la formation de leurs maisons commerciales. Il a fortifié ce parti de tous ces gens oisifs, rebut de l'Europe, qui abondent dans les colonies, qui sont aux gages du premier qui veut les payer, souvent flétris par les lois, qui sont avides de pillage, et cherchent leurs profits dans la licence. Il eut aussi pour ses principaux partisans et agents tous les contre-révolutionnaires arrivés en grand nombre de France et de Coblentz, et qui, à Saint-Domingue, se trouvèrent au centre des ennemis les plus acharnés de la France. Il a ajouté à ces cohortes d'ennemis presque tous les officiers de la marine, la plupart reste impur de l'ancienne marine royale, dont l'orgueil se trouvait abaissé d'obéir à des commissaires civils, et qui, instruits du complot général contre la république et contre la Convention, voulaient, d'accord avec lui, livrer Saint-Domingue aux Anglais, comme leurs camarades en France voulaient livrer Brest et ont livré Toulon.

Tous ces insensés se regardaient comme une race privilégiée, et prétendaient que les citoyens de couleur étaient placés au-dessous d'eux par la nature, et ils ne pouvaient pardonner à ces derniers la réintégration dans leurs droits, qui avait été prononcée par l'Assemblée nationale.

Galbaud, ministre des vengeances de sa caste, voulut les faire tous égorger ; et, pour parvenir à ses fins, d'accord avec les officiers de la marine, il a corrompu, séduit, trompé les équipages des vaisseaux de guerre et de ceux du commerce, et les a fait servir d'instruments aveugles à sa rage et à son ambition ; mais, pour réussir dans son projet, il fallait perdre en même temps vos commissaires civils qui ne devaient pas souffrir qu'une partie du peuple fût opprimée par l'autre. Aussi Galbaud dirigea-t-il d'abord son attaque contre eux. Il a commencé par faire embosser vos vaisseaux et frégates sur la ville, et, après avoir réuni tous les équipages en armes et une partie des troupes de ligne qu'il avait aussi égarées, il s'est mis à leur tête avec son frère, et a marché contre vos délégués.

Les citoyens de couleur, qui sont le peuple, les véritables sans-culottes dans les colonies, n'oublièrent pas qu'ils devaient observer vos lois des 22 juin, 11 et 17 août, 8 novembre 1792, et 5 mars 1793, et que le pouvoir militaire était soumis impérieusement à l'autorité civile ; ils se rallièrent sur-le-champ autour de vos commissaires, et résolurent d'opposer la plus vigoureuse résistance à une si coupable agression. Ils ont défendu vos collègues avec le plus grand courage, ils se sont battus comme des héros.

Galbaud avait marché avec des canons, avait entouré la maison qu'occupaient les commissaires; il était maître des hauteurs qui dominent la ville, de l'arsenal, de toutes les munitions ; la maison où étaient logés les commissaires était battue en brèche, traversée de toutes parts par les boulets, et prête à s'écrouler sur leur tête. Les citoyens du 4 avril, leurs défenseurs, allaient être accablés par le nombre ; ils engagèrent les commissaires civils à se mettre en sûreté et à se retirer hors de la ville. Vos délégués étaient au moment de tomber entre les mains de vos ennemis. Ils ne purent résister aux instances qui leur furent faites de ne point compromettre l'autorité nationale. S'ils avaient été faits prisonniers ou étaient tombés victimes de la fureur des rebelles, la contre-révolution tant désirée dans ce pays, qui était un nouveau Coblentz, était faite sans aucun obstacle, la souveraineté de la nation méconnue, et les Espagnols, qui n'attendaient que le signal, étaient les maîtres de la colonie. Vos commissaires cédèrent aux prières des citoyens de couleur, et firent leur retraite à une lieue du Cap.

En ce moment un grand nombre de nègres de la ville, domestiques ou ouvriers,indignés de voir vos délégués chassés de la ville et forcés à fuir, et d'un autre côté de voir les citoyens du 4 avril, qu'ils regardaient comme leurs amis, prêts à tomber sous les coups de Galbaud, après avoir déjà perdu un grand nombre d'entre eux, vinrent leur offrir de se joindre à eux pour repousser leurs ennemis.

Dans l'extrémité où se trouvaient les citoyens du 4 avril, sur le point de succomber, ils ne purent refuser un secours qui pouvait leur sauver la vie à tous ainsi qu'à leurs femmes et à leurs enfants.

Les nègres de la plaine et des montagnes voisines ayant été instruits des événements du Cap, et qu'on y massacrait les citoyens du 4 avril, étaient accourus aussi de toutes parts à leur secours. Avec ce renfort les citoyens du 4 avril marchèrent avec un nouveau courage contre Galbaud, le mirent en fuite le premier de tous ; et le forcèrent de se rembarquer avec une partie de sa troupe ; mais ils ne purent arrêter la fureur de ses satellites et de ses agents, qui voyaient la victoire et les commissaires civils leur échapper, et qui, dans leur rage infernale, livrèrent la ville aux flammes et au pillage.

Les citoyens du 4 avril et leurs auxiliaires s'occupèrent seulement à sauver un grand nombre de blancs de tout âge et de tout sexe. Voilà comme ils usèrent de l'avantage qu'ils venaient de remporter sur leurs ennemis.

Les esclaves, qui étaient en insurrection depuis eux ans, instruits par les flammes et les coups de canon que le Cap était attaqué, crurent sans doute cette occasion favorable pour rentrer en grâce, et vinrent en foule offrir leurs services ; ils se présentèrent en armes devant vos délégués. « Nous sommes nègres, Français, leur dirent-ils ; nous allons combattre pour la France : mais pour récompense nous demandons la liberté. » Ils ajoutèrent même : les Droits de l'Homme. Si on les avait refusés, ils auraient pu accepter les propositions des Espagnols, qui les sollicitaient depuis longtemps, et qui avaient déjà gagné quelques principaux chefs. Les commissaires civils préférèrent les ranger du parti de la république, d'autant plus qu'ils étaient aguerris depuis deux ans aux exercices de la guerre. Nous étions dans la confusion ; les noirs sentaient leurs forces ils auraient pu même les tourner contre nous si on les avait indisposés. II n'y avait pas à balancer dans la position où se trouvaient vos délégués ; ils déclarèrent donc que la liberté serait accordée, mais seulement aux guerriers qui combattraient pour la république contre les Espagnols ou contre les ennemis intérieurs. Ils annoncèrent aussi, afin de ne pas faire de mécontents dans une circonstance si critique, qu'ils s'occuperaient d'améliorer le sort des autres esclaves.

Citoyens, vous connaîtrez par la relation les divers événements qui se sont succédé pendant ces jours de calamités; vous y verrez tous les excès, tous les désordres de l'incendie et du pillage qu'ont à se reprocher Galbaud et ses complices, les auteurs de cet horrible attentat contre l'autorité nationale. Vous verrez le départ de ce monstre qui a enlevé tous vos vaisseaux, encloué les canons de tous vos forts, brisé tous les affûts, jeté tous les vivres et toutes les munitions à la mer, enfin laissé le Cap sans ressources et sans défense. Vous verrez, à la suite de ces maux, tous les noirs de la partie du Nord livrés à eux-mêmes, sans frein, sans guides, ne connaissant presque d'autre loi que leur volonté ; vos commissaires n'ayant encore aucune force pour les contenir étant dans le dénuement le plus absolu de toutes ressources et d'approvisionnements de tout genre, enfin dans la plus grande détresse, et n'espérant plus, pour conserver la colonie à la France, que dans la force des citoyens nouveaux qu'il fallait attacher à la république. Vous serez convaincus, j'espère, que c'est la force des événements qui a amené ensuite, qui a entraîné la grande mesure de liberté dans la partie du Nord, comme le seul port de salut pour conserver la population blanche et même les citoyens du 4 avril.

La plupart des esclaves de la partie du Nord étaient soulevés depuis deux ans, et, après avoir été d'abord les instruments des contre-révolutionnaires, combattaient pour leur liberté, et on ne pouvait plus espérer de les faire jamais rentrer dans leur devoir : une partie des autres avait été appelée à la liberté pour récompense d'avoir défendu les lois de la France et les délégués de la république contre Galbaud et ses complices ; mais tous les hommes se disaient et voulaient être compris dans le nombre des guerriers, et prétendaient par-là obtenir leur liberté. Il ne restait donc plus que les femmes et les enfants; c'était pour ceux-ci qu'ils réclamaient encore une nouvelle faveur ; ils disaient : « Ce n'est pas la faute de nos femmes si elles n'ont pas pu s'armer pour la France. Peut-on les punir de la faiblesse de leur sexe ? Pourquoi les rendre plus malheureuses que nous ? Elles partagent nos sentiments ; pendant que nous nous battrons pour la France, elles les inspireront à nos enfants ; elles travailleront pour nourrir les guerriers. » Ils ajoutaient : « Si plusieurs de nos femmes ont été achetées, on peut bien nous faire cadeau du prix de leurs personnes, en récompense des services passés et présents. Nous vous observons que la liberté que vous nous avez accordée, nous l'avions déjà ; celle que nous vous demandons aujourd'hui, nous la mériterons par nos services futurs, et nous nous engageons à combattre pour la république tant qu'elle voudra. Pour les femmes qui sont nées sur le territoire français, elles ne devraient pas être esclaves. Quant à nos enfants, c'est notre propriété, c'est notre sang. On n'a jamais pu disposer de notre postérité : les garder dans l'esclavage, c'est nous condamner à un malheur éternel, c'est nous arracher la vie.

Les citoyens du 4 avril, en reconnaissance des services que leur avaient rendus les noirs dans les journées des 20, 21 et 22 juin, où on voulait les assassiner et où les noirs les avaient si généreusement secourus, eurent la générosité de se joindre eux-mêmes aux noirs pour implorer le commissaire civil en faveur de leurs défenseurs, et furent les premiers à faire le sacrifice de leurs esclaves, à qui ils donnèrent la liberté. Mes frères, mes collègues ont donné les premiers l'exemple.

Citoyens législateurs, votre commissaire civil était sans doute fort embarrassé de répondre. On pouvait craindre que ces guerriers, quoique pétitionnaires respectueux jusqu'alors, dans leur ardeur ou dans leur désespoir, ne pensassent à employer leurs armes pour assurer la liberté de leurs femmes et de leurs enfants ; alors la colonie se trouvait replongée dans un nouveau chaos dont rien ne pouvait plus la tirer, et la souveraineté nationale était à jamais anéantie. N'était-il pas plus prudent d'éviter ce danger ? Les Espagnols et les Anglais, auxquels s'était déjà réuni un grand nombre de contre-révolutionnaires, étaient là tout prêts qui les appelaient et leur tendaient les bras. Les Espagnols leur offraient de l'argent avec la liberté, et même des grades supérieurs ; il ne fallait pas laisser échapper l'instant favorable, sans quoi tout était perdu. N'était-il pas d'une politique sage et éclairée de créer de nouveaux citoyens à la république pour les opposer à nos ennemis ?

Au reste, si nous devions perdre nos colonies (ce que je suis bien loin de croire ni de craindre), n'était-il pas plus glorieux d'être justes, et plus raisonnable de faire tourner cette perte au profit de l'humanité ?

Dans cette extrémité pressante votre commissaire en résidence au Cap rendit la proclamation du 29 août, que nous avons remise au comité de salut public. Les noirs de la partie du Nord étaient déjà libres par le fait, ils étaient les maîtres. Cependant la proclamation, en les déclarant libres, les assujettit à résidence sur leurs habitations respectives, et les soumet à une discipline sévère en même temps qu'à un travail journalier, moyennant un salaire déterminé; ils sont en quelque sorte comme attachés à la glèbe.

Sans cette mesure prudente et salutaire, dans la crise où nous nous trouvions, c'en était fait de la colonie entière, de la souveraineté nationale sur cette précieuse possession : c'en était fait de la population blanche ; c'en était fait des citoyens du 4 avril, ces Français nouveaux créés par l'Assemblée nationale ; c'en était fait d'une multitude innombrable d'hommes qui, dans le désarroi général, se seraient entr'égorgés les uns les autres, divisés en cent partis différents, toujours en guerre, opprimants ou opprimés ; et une partie d'entre eux servirait peut-être, les uns les indépendants, les autres les royalistes, d'autres les Espagnols ou les Anglais.

Les colons, accoutumés à se débattre de toutes leurs forces en présence de la liberté, vont employer toutes sortes de manoeuvres pour vous tromper. Ils vont chercher, à leur ordinaire, à vous alarmer par toutes sortes de tableaux sinistres. Ils vont vous peindre les villes insurgées, votre commerce ruiné, votre trésor appauvri, votre influence politique dépérissante.

Que les habitants de nos villes de commerce soient détrompés ; que les commerçants se rassurent, se tranquillisent : qu'ils sachent que les propriétés ne sont et ne seront point bouleversées à Saint-Domingue ; qu'ils lisent la proclamation du 29 août ; qu'ils apprennent que les noirs travailleront à les rembourser, et d'autant plus volontiers qu'ils auront un salaire raisonnable à espérer pour leur travail, pour leurs sueurs. Les négociants ne perdront tout au plus que le commerce des hommes. Mais six cent mille hommes libres cultiveront-ils moins que six cent mille esclaves? Qu'ils croient bien que ces mêmes hommes libres fourniront plus de bras à la culture que tous les comptoirs de l'Afrique. Leurs femmes ne sont point stériles : les négociants verront que le déficit apparent de la repopulation est la dénonciation complète du système de servitude de notre ancien gouvernement, et ne servirait qu'à augmenter, à leur détriment, les dettes des colons infidèles ou malheureux, sans augmenter les revenus.

Les négociants s'applaudiront bientôt du nouvel ordre de choses qui va s'établir à Saint-Domingue, et dorénavant le commerce, y reposant sur le respect des engagements, accroîtra la prospérité de la métropole. Citoyens, nous vous le disons avec la conviction de l'expérience, il n'y a rien de si cher que la culture par esclaves. Vous verrez que votre colonie de Saint-Domingue sera bien plus florissante, cultivée par des mains libres, que votre trésor n'éprouvera pas longtemps de déficit ; que cette nouvelle colonie produira plus à la métropole que ci-devant ; que votre influence politique est assurée à Saint-Domingue, et que bientôt elle dominera sur tout l'archipel mexicain.

Si quelques négociants français, habitués aux anciens préjugés coloniaux, regrettent la révolution qui vient de s'opérer à Saint-Domingue et la regardent comme un malheur, comme un échec à leur fortune, qu'ils réfléchissent sur les circonstances où nous nous trouvons, où chacun fait à sa patrie quelques sacrifices. Qui de nous ne se fait pas gloire d'avoir fait son offrande ? Qu'ils considèrent que la mesure prise par les commissaires civils n'a pas été spontanée, qu'ils ont été contraints de l'adopter pour sauver la souveraineté nationale ; en un mot, que ce sont les contre-révolutionnaires, les agents des puissances étrangères, que c'est e traître Galbaud, lieutenant et complice de Dumouriez, qui l'ont provoquée, qui l'ont forcée ; qu'on voulait livrer à nos ennemis la colonie de Saint-Domingue : et alors nous leur demanderons, si elle était tombée entre les mains des Anglais ou des Espagnols, comment ils auraient été payés de ce qui leur est dû. Qu'ils n'oublient pas aussi qu'ils doivent s'en prendre aux négociants, leurs commissionnaires à Saint-Domingue, qui, coalisés avec Galbaud, au lieu de s'opposer à ses desseins, ont secondé et favorisé tous les désordres et pris les armes avec lui, et surtout que depuis leur fuite avec leurs chefs, depuis qu'ils sont parvenus à rendre leurs comptes par l'incendie du Cap, la plupart d'entre eux vivent dans la plus grande opulence au continent de l'Amérique, et beaucoup y ont déjà acheté des terres, ont levé des maisons et magasins de commerce avec les fonds qu'ils ont eu la précaution de se ménager et de faire mettre à bord des bâtiments de la rade, quelques jours avant l'incendie.

Nous plaignons sincèrement les négociants de France qui ont été ainsi victimes de leur confiance, de leur bonne foi, mais il ne s'agit pas ici pour eux seulement de regretter, mais de songer au remède. Ils doivent plutôt voir cette révolution comme une nouvelle branche de commerce qui vient de s'ouvrir pour eux, et qui offre à leur industrie des bénéfices plus clairs, plus assurés, plus multipliés que ceux qu'ils faisaient autrefois. Qu'importe pour le négociant la couleur de la main dont il achète les denrées qu'il exporte, et à qui il vend les siennes ? Surtout qu'ils ne soient ni assez faibles ni assez confiants pour se laisser tromper par des contre-révolutionnaires, colons ou autres, qui ont intérêt de les égarer. Qu'ils sachent que c'étaient les planteurs contre-révolutionnaires, qui se disaient leurs amis, qui vendaient la colonie de Saint-Domingue aux Anglais ; qu'ils lisent le traité passé par les colons contre-révolutionnaires, signés à Londres en février 1793, et arrêté à Saint-Domingue sans doute bien longtemps avant, puisqu'il a fallu le temps aux porteurs de pouvoirs d'arriver en Europe. (Nous avons remis ce traité à votre comité de salut public). Que nos négociants lisent surtout la clause qui exige des Anglais, comme une des premières conditions de la servilité, un sursis de dix ans pour toutes les dettes ; qu'ils reconnaissent la religion de l'assemblée de Saint-Marc et de l'assemblée coloniale qui l'a suivie ; qu'ils apprécient le but de toutes les intrigues et de toutes es manoeuvres qu'ils ont ou favorisées ou méconnues ; qu'ils sentent enfin que es traîtres n'ont jamais voulu que les tromper, et ne cherchaient que l'indépendance des lois de la France et celle de leurs dettes.

Tandis que Galbaud était porteur du traité passé en février, qui livrait Saint-Domingue à l'Angleterre ; tandis qu'il voulait s'emparer de vos commissaires civils, les colons contre-révolutionnaires accusaient ces mêmes commissaires devant la Convention nationale, afin de consommer ou de légitimer les crimes de Galbaud, qu'eux et les contre-révolutionnaires de France avaient commandés de concert. Ils voulaient absolument déplacer vos délégués, à quelque prix que ce fût, afin d'avoir un champ libre et d'assurer l'exécution de leurs complots ; ils vous demandaient non pas de les faire juger, mais de les mettre hors de la loi.

Eh ! pourquoi ensevelir les preuves de leurs crimes ? S'ils sont coupables, il faut au contraire les mettre au grand jour. Ces accusateurs, qui se disent si patriotes, pourquoi ne vous demandent-ils pas plutôt un tribunal révolutionnaire dont nous avons tant besoin, et bien plus que de troupes ? Nous ne vous demandons pas de troupes ; nous voulons ménager la vie de nos braves soldats-citoyens, qui ne sont point faits aux climats brûlants, et qui sont nécessaires pour opposer en Europe aux armées plus qu'il n'en faut ; nous vous épargnerons les dépenses immenses de transport. Nous vous demanderons un tribunal révolutionnaire pour première localité ; pour seconde, des patriotes choisis, mais des patriotes à la façon de France, et voués invariablement à la république française, et ensuite de la poudre pour combattre : elle ne servira pas celle-là pour tirer sur les citoyens de couleur ni sur les noirs, mais bien sur les Anglais et les Espagnols.

Ce sont ces mêmes contre-révolutionnaires ou soi-disant patriotes qui, depuis quatre ans, ont induit en erreur presque tous les négociants de vos principales villes de commerce ; ce sont eux qui voulaient les ranger du parti fédéraliste, parce que ce système était parfaitement conforme à leurs vues, puisqu'il établit un gouvernement particulier à chaque département, c'est-à-dire le régime intérieur (ou petit corps législatif) ; régime tant désiré, tant sollicité par les colons, parce que c'est une indépendance de fait ; enfin ce sont encore ces mêmes hommes, n'en doutez pas, qui, d'accord avec les négociants aristocrates, royalistes ou fédéralistes, ont provoqué dans toutes ces villes des mouvements d'insurrection contre l'autorité nationale. Leur cause était commune ; les uns auraient perpétué l'infâme trafic des hommes, et les autres auraient éternisé l'esclavage.

Il est temps que le vil intérêt et que la cupidité mercantile se taisent et fléchissent devant la justice et la raison. Que les négociants qui sont attachés à leur patrie sortent enfin de leur aveuglement, et qu'ils jugent à présent, ainsi que tout le peuple français, entre nos commettants, vrais républicains, et les traîtres renégats de leur patrie.

Nous ne vous rappellerons pas qu'en 1790 des députés avaient été envoyés en Angleterre pour faire des propositions au ministre Pitt ; que depuis, dans les premiers jours de l'insurrection, on a arboré à Saint-Domingue la cocarde noire et foulé aux pieds notre cocarde nationale ; que depuis des commissaires particuliers ont été envoyés directement au tyran par cette assemblée coloniale conspiratrice : nous vous dirons seulement que ce sont les plus accrédités, les plus intrigants d'entre les colons blancs, qui, secondés par les chefs et les agents du gouvernement, ont excité le premier soulèvement des noirs à Saint-Domingue, justement à l'époque de la fête de Louis, et leur ont donné le nom du tyran pour cri de ralliement ; que ce sont eux qui depuis ont prolongé l'erreur des noirs et les ont ralliés aux Espagnols, afin de soutenir les royalistes et toutes les prétentions des aristocrates ; que ce sont eux qui étaient à leur tête et dirigeaient tout leurs mouvements.

Ne sont-ce point eux aussi qui ont livré aux Espagnols le fort de Ouanaminthe avec tous ses canons, ses munitions, ses approvisionnements et sa garnison, de quatre ou cinq cents hommes, sans tirer un seul coup de fusil ?
Ne sont-ce point eux qui ont négocié avec les Espagnols, et signé un traité pour leur livrer les quartiers de la Marmelade et de la Petite-Rivière ?

Ne sont-ce point eux qui ont fait passer, en un même jour et sans aucune attaque ni combat, onze cents hommes de nos troupes de ligne chez les Espagnols, avec armes et bagages ?

Ne sont-ce point eux qui étaient d'intelligence avec les Anglais au Môle et à la Jérémie, et qui leur ont livré ces deux places qui, depuis, ont été reprises ?

Ne sont-ce point eux encore qui, le 14 juillet dernier, aux Cayes, animés du même esprit qu'au Cap, ont soulevé tous les équipages de la rade, ont voulu faire égorger tous les citoyens du 4 avril, et ont tiré sur votre commissaire civil Delpech ?

Ce sont encore ces mêmes hommes, ces agitateurs turbulents qui soudoient deux gazettes contre-révolutionnaires à Philadelphie, pour injurier et calomnier les Français, déprécier vos ressources, vous aliéner l'esprit des Américains et entraver la marche de votre ministre dans ce pays.

Ce sont encore eux qui, sous le masque du patriotisme, se sont introduits dans les Sociétés populaires les plus distinguées, pour y égarer l'opinion publique sur les colonies, afin de perdre plus sûrement ce qu'ils appellent leurs ennemis, et surtout, ainsi qu'ils s'en vantent, ces infâmes commissaires civils, envoyés, disent-ils, par ces monstres de Jacobins.

Cette découverte et ces derniers renseignements, qui vous sont adressés par votre ministre auprès des Etats-Unis, nous ont été communiqués par la correspondance de Mangoury, votre consul à Charlestown, qui est journellement en butte à toutes les insultes des émigrés français, et dont la vie est même à chaque instant menacée par eux.;

Ce sont encore eux qui, d'accord avec les Anglais, interceptent toutes les communications. Ils ne veulent pas qu'il arrive la moindre nouvelle, ni de France dans les colonies, ni des colonies en France ; ils arrêtent tous les papiers ; ils fouillent jusque dans les endroits les plus secrets.

Ceux qui sont à la tête de cette inquisition, dans le continent de l'Amérique, sont Talon et Noailles, et quatorze ou quinze mille émigrés de France et de Saint-Domingue sont leurs agents.

S'il était permis de parler de soi, nous pourrions ajouter : ce sont eux encore qui, par une suite de leur système, ont voulu nous faire assassiner, à notre débarquement à Philadelphie, par les émigrés français réfugiés en cette ville ; ont forcé nos malles, enlevé partie de nos dépêches pour la Convention et pour les ministres, pillé tous nos papiers, notre argent, nos effets, ont appuyé le poignard sur le sein de mon collègue Belley, pour le forcer à quitter la cocarde nationale (ce qu'il n'a pas voulu faire), ont volé sa montre, son argent, tous ses effets, jusqu'à ceux de son enfant, enfin lui ont fait essuyer les plus mauvais traitements. Un de ces hommes à poignard disait à Belley, mon collègue : « Comment, coquin, tu oses être officier dans un régiment ! Tu as l'insolence de vouloir commander des blancs ! - Et pourquoi pas ? leur répondit mon collègue (et avec une fierté énergique, l'expression de celui qui sent profondément sa dignité d'homme) ; je sers depuis vingt-cinq ans sans reproche ; et quand on sait sauver des blancs et les défendre, on peut bien les commander. « Ce n'est que par une merveille que nous avons échappé aux poursuites de ces brigands, et sauvé le reste des dépêches pour la Convention. Ils voulaient nous empêcher d'arriver jusqu'à vous, parce qu'ils prévoyaient bien que nous allions vous découvrir la vérité, vous dénoncer tous leurs crimes, et démasquer tous les traîtres. Ils nous ont même poursuivis jusqu'ici, et à notre arrivée ils nous ont fait essuyer une nouvelle persécution. Nous ne nous plaindrons pas de ce que nous avons souffert. N'est-on pas trop heureux quand on fait quelques sacrifices à la patrie ? Il vaut mieux qu'un innocent soit victime quelques jours plus tôt que de laisser échapper un coupable.

Aujourd'hui nous pouvons faire entendre notre voix, nous pouvons dire la vérité ; nous devons la dire, nous la dirons.

Nous prions donc nos concitoyens de fixer toute leur attention sur la conduite des colons qui trompent la France depuis quatre ans. Ils ont eu le secret, ces colons, de se faire excepter de la liste des émigrés et d'échapper à la confiscation de leurs biens, qui, pour les émigrés, se montent à Saint-Domingue peut-être à 1 ou 2 milliards ; et aujourd'hui, tandis que d'une part ils tendent la main aux Espagnols, et que de l'autre ils se vendent à l'Angleterre (ainsi qu'on le verra par le traité que nous apportons), et qu'au continent de l'Amérique ils réclament ouvertement la protection de l'Espagne et de l'Angleterre, en insultant et en injuriant tout ce qui tient à la France, ils ont l'impudence de tendre une troisième main à cette même France, et d'en imposer à la Convention nationale au point qu'elle était prête à leur accorder des secours, à leur donner le sang du peuple français et son numéraire pour combattre, au nom de la France, les Français de Saint-Domingue restés fidèles à la république et armés pour sa cause. Déjà ils pressaient l'expédition, parce qu'ils redoutaient que le temps ne vînt à découvrir leur trame criminelle. Ils sollicitaient tous des passeports pour aller eux-mêmes exécuter leur infâme trahison, pour aller jouir du marché qu'ils avaient conclu.

Que tous les Français se réveillent donc de leur léthargie ; qu'ils ouvrent enfin les yeux sur ces colons perfides, sur les serpents qu'ils réchauffent dans leur sein ! Jamais les Anglais n'ont eu dans l'intérieur de la France des agents plus fidèles ni plus dangereux pour nous. Ne sait-on pas que tous les colons sont nobles, très nobles, hauts et puissants seigneurs, liés avec tous nos ennemis, émigrés et autres ; qu'ils ont à Londres Malouet, Vaudreuil, Lameth, et peut-être deux mille colons comme eux, des plus riches et des plus animés contre vous, qui sont leurs agents et leurs correspondants, et qui, étant tous émigrés, n'ont que le moyen de vous tromper pour rentrer, loin de vos yeux, sur le territoire français ?

Ne voit-on pas cette chaîne de conspirations qui se tient ? Et tandis qu'on voulait livrer Toulon et Brest, nos plus beaux ports, le dépôt de toutes nos forces navales, les agents perfides du ministère britannique commandaient à Saint-Domingue la défection entière de toute notre marine, pour livrer en même temps la plus belle de nos colonies.

Le silence seul des colons sur Galbaud qui a reçu des Anglais la torche allumée pour incendier le Cap, la plus belle ville de Saint-Domingue, la plus riche de toute l'Amérique ; sur ce Galbaud qui est aujourd'hui accueilli et réfugié chez les Anglais en Canada, ne suffit-il pas pour démasquer ces coupables ? D'ailleurs on ne peut douter que Galbaud ne fût le complice des colons, leur adjoint, leur ami, leur créature ; il était noble comme eux , fils d'un ancien conseiller du Port-au-Prince, fils de colon, colon lui-même, envoyé par Périgny, qui était colon, fils et neveu de colon, et de plus de l'ancienne marine, dont les chefs à Saint-Domingue étaient tous de l'ancienne marine royale : leur coalition et leur perfidie ne sont-elles pas évidentes ?

Depuis la guerre il ne peut arriver aux colons aucune ressource, il ne vient point de bâtiments. Celui qui fait le plus de revenus dans les opérations, dans les quartiers intacts, est à l'instar de celui qui n'en fait aucuns. Eh bien ! la plus grande partie de ceux qui sont en France, et surtout les meneurs, les agents, ne manquent de rien et sont dans l'opulence.

Leurs associés, leurs complices, qui sont dans le continent de l'Amérique, et qui y persécutent tout ce qui veut porter le nom de Français et la cocarde nationale, enrichissent les traiteurs, y étalent un luxe scandaleux, y jouent l'or à pleines mains, y donnent enfin dans tous les excès les plus dispendieux.

Ne voit-on pas la main de Pitt fournissant à toutes ces dépenses, dirigeant tous les fils de la plus horrible des conspirations et aiguisant tous les poignards de ces conjurés à sa solde ?
Quel est l'esprit assez endurci ou assez froid pour sa patrie, qui pourrait en douter ? S'il en est, eh bien ! qu'il examine avec réflexion, qu'il lise avec attention la relation que nous allons faire imprimer d'abord, et un mémoire sur la situation générale de Saint-Domingue, qui la suivra de près.

Nous nous attendons bien que les ennemis des citoyens de couleur et des noirs vont les calomnier auprès du peuple français. Ils vont les peindre comme des hommes méchants et indisciplinables, enfin comme des être cruels et féroces. Citoyens français, ne les croyez pas ; ceux qui tiennent ce langage ne sont pas des colons fidèles, ce sont des colons contre-révolutionnaires qui font la guerre à la liberté et à vous-mêmes, d'accord avec des émigrés français ; ne les croyez pas, ils vous ont trompés tant de fois ! Ces noirs qu'on vous peindra si méchants, autrefois réunis dans des ateliers de trois, quatre ou cinq cents, se laissaient conduire par un seul blanc sans rien dire, et étaient dociles à tous ses caprices. S'ils étaient si féroces, les aurait-on menés si facilement ? Leur méchanceté n'est que dans le coeur de leurs oppresseurs ; c'est un prétexte que ceux-ci prennent pour justifier l'esclavage ; et quand les noirs auraient été méchants, nous ne pourrions pas raisonnablement leur en faire un crime, car la servitude déprave l'homme ; mais la méchanceté heureusement n'est pas naturelle.

Depuis trop longtemps, ils avaient été vexés, opprimés et souvent torturés, martyrisés de toutes les manières : se sont-ils permis quelques vengeances ? n'ont-ils pas, au contraire, sauvé un grand nombre d'Européens dans les journées désastreuses des 20 et 21 juin ? N'ont-ils pas, au milieu des combats, respecté tous ceux qui étaient sans armes ? n'ont-ils pas sauvé tous leurs maîtres qu'ils escortaient eux-mêmes jusque dans le camp des commissaires ? Depuis que la guerre civile, allumée par Galbaud, a cessé par sa fuite, s'est-il commis un seul meurtre ? Que leurs ennemis parlent, qu'ils en citent un seul, nous les en défions ! Non, l'espèce africaine n'a pas à rougir d'un seul assassinat. Je vous observe que ce ne sont point les noirs, jadis esclaves, ni les citoyens du 4 avril qui ont été les agresseurs. Ils n'ont fait que se défendre, que résister à l'oppression, que protéger la sûreté des délégués de la république française. Si les noirs, depuis ce temps, ont mérité quelques reproches d'indiscipline, excusez-les, citoyens ; ce sont quelques mouvements d'effervescence ; c'était l'effort d'un peuple encore nouveau qui brisait ses chaînes, et ne pouvait le faire sans quelque bruit, tant elles étaient pesantes. Ils ont été au premier moment agités du fanatisme de la liberté ; ils ne faisaient que d'être émancipés ; ils devaient naturellement avoir besoin de guides. Le monde, les lumières, les sciences ne se sont perfectionnés que par degrés, et il est pour les hommes un passage nécessaire de la jeunesse à la virilité.

Législateurs, on calomnie les noirs, on envenime toutes leurs actions, parce qu'on ne peut plus les opprimer. Nous les mettons sous votre sauvegarde. Vous saurez démêler les causes de toutes ces accusations. - Il ne faut attribuer les écarts de la liberté qu'à ceux qui voudraient la détruire.

Dans tous les points de la clause que nous vous soumettons, ce sont les criminels qui sont les accusateurs. Lorsque les détracteurs des noirs présenteront le tableau de quelques-unes de leurs erreurs ou même de leurs fautes, ils ne feront que l'énumération de leurs propres forfaits. Ils les opprimaient quand ils étaient esclaves et qu'ils courbaient la tête ; aujourd'hui ils les calomnient, parce qu'ils l'osent relever un peu. Les fautes des malheureux noirs, je le répète, ne sont jamais, n'ont jamais été que les crimes de ceux qui les égarent après les avoir opprimés. Les noirs ne sont pas cruels, comme des colons blancs aiment à le dire, et l'existence de leurs ennemis prouve assez que les noirs sont patients, exorables et généreux. Les noirs ont même le germe des vertus : ces vertus leur appartiennent, leurs défauts viennent seuls de nous ; ils sont naturellement doux, charitables, hospitaliers, très sensibles à la piété filiale ; ils aiment la justice et ont le plus grand respect pour la vieillesse : ces vertus, peuple français, les rendent encore plus dignes de toi.

Citoyens représentants, songez que l'ignorance du bien est souvent la source du mal : instruisez ces hommes nouveaux ; qu'ils soient éclairés en votre nom par des patriotes patients et vertueux ; que par vos décrets ils reçoivent des leçons de sagesse et de vertus républicaines. La nature, la loi en ont fait des hommes, l'instruction en fera des hommes de bien. En tenant de vous leurs droits, ils en seront plus attachés à leurs devoirs : le premier de tous sera pour eux de combattre pour votre patrie, qu'ils regardent comme la leur. Autrefois ils n'étaient pas obligés de défendre leurs chaînes, mais aujourd'hui, en reconnaissance du nom de Français qu'ils vous devront, ils consacrent tous leur vie à votre service, et ils sont à Saint-Domingue au nombre de quatre cent mille à votre disposition, dont il ne tient qu'à vous de faire autant de soldats. Déjà, en attendant vos ordres, à la première nouvelle de l'invasion des Anglais, ils ont commencé dans le Nord par jurer de périr tous jusqu'au dernier, et de s'ensevelir sous les décombres de Saint-Domingue plutôt que de recevoir une domination étrangère.

Source : WWW.UNE-AUTRE-HISTOIRE.ORG

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:15

 

Les pays Africains  francophones qui paient la redevance coloniale pour une durée de 99 ans. CE SONT TOUS LES PAYS cfa-risés

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Plusieurs pays africains continuent de payer un impôt colonial en 2014

Saviez-vous que beaucoup de pays africains continuent de payer de l’impôt colonial en France depuis leur indépendance jusqu’à aujourd’hui!

Lorsque Sékou Touré de Guinée a décidé en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et a opté pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était si furieux, et dans un acte historique de fureur, a tout détruit dans le pays qui représentait ce qu’ils appelaient les avantages de la colonisation française.

Trois mille Français ont quitté le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé: écoles, crèches, bâtiments de l’administration publique ont été émietté; voitures, livres, médicaments, instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et saboté; chevaux, vaches dans les fermes ont été tués, et de la nourriture dans les entrepôts ont été brûlés ou empoisonné.

Le but de cet acte scandaleux était d’envoyer un message clair à tous les autres colonies que les conséquences du rejet de la France serait très élevé.

Lentement la peur réparties creux de l’élite africaine, et aucun après les événements de Guinée n’a jamais trouvé le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était

«Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage.”

Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’Afrique de l’Ouest, a trouvé une solution de juste milieu avec les Français.

Il ne veut pas que son pays continu une domination française, par conséquent, il a refusé de signer le pacte de colonisation que De Gaule  proposé, mais a accepté de payer une dette annuelle de la France pour les soi-disant avantages que le Togo a obtenu de la colonisation française.Ce sont les seules conditions pour les Français de ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant «dette coloniale» était proche de 40% du budget du pays en 1963.

La situation financière du Togo nouvellement indépendant était très instable, de sorte afin de sortir de la situation, Olympio a décidé de sortir l’argent coloniale française FCFA (franc des colonies françaises d’Afrique), et délivrer la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après, il a commencé à imprimer son pays de sa propre monnaie.Olympio a été tué par un ex français Légionnaire sergent de l’armée appelé  Etienne Gnassingbé  qui soi-disant reçu une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome.

Le 30 Juin 1962, Modiba Keita  , le premier président de la République du Mali, a décidé de se retirer de la coloniale FCFA de monnaie française qui a été imposée à 12 pays africains nouvellement indépendants. Pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, était un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’un coup d’Etat menée par un autre légionnaire français des Affaires étrangères ex, le lieutenant Moussa Traoré .

En fait, durant cette période turbulente des combats d’Afrique se libérer de la colonisation européenne, la France utilisaient à plusieurs reprises de nombreux anciens légionnaires étrangers  pour effectuer des coups contre les présidents élus:

  • - Au 1er Janvier 1966, Jean-Bedel Bokassa , un ex légionnaire français , portait un coup d’Etat contre David Dacko , le premier président de la République centrafricaine.
  • - Le 3 Janvier 1966,  Maurice Yaméogo , le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana , un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance.
  • - Le 26 Octobre 1972  Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président  Hubert Maga , le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’Etat contre le président, après il a fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970 .

En fait, au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups d’Etat, dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex-colonies françaises, ce qui signifie que 61% des coups d’Etat se sont déroulés en Afrique francophone.

 

Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais actif à conserver une forte emprise sur ses colonies.

En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré:

 

«Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [du monde]“

 

Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que:

 

 «Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au 21e siècle”

 

14 pays africains sont obligés de payer une dette à la France

14 pays africains sont obligés par la France, via un pacte colonial, de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous contrôle du ministre français des finances.

En 2014, le Togo et 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’Etat. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France avec style de vie somptueux, tandis que leurs gens endurent la misère et le désespoir.

C’est un système dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à céder le système colonial met environ 500 milliards de dollars à la trésorerie annuelle de la France.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales à la place, mais il ya une explication claire de ce comportement. Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tuer ou victime d’un coup d’Etat. Ils veulent une nation puissante pour les sauvegarder en cas d’agression ou de la difficulté. Mais, contrairement à une protection amical de la nation, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange de ces dirigeants renoncent à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

En 1958, effrayé des conséquences de son choix indépendance de la France, Léopold Sédar Senghor a déclaré:

“Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France, pas en litige.”

 

Voici les 11 principales composantes du pacte de colonisation qui dure depuis les années 1950:

 

# 1. La dette coloniale et les avantages pour la France

Les pays nouvellement «indépendants» doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

# 2. Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

La France récupèrent des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961: Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon .

En bref, plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations »contrôlés par le Trésor français. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres.

Le groupe est restreint à de hauts fonctionnaires du Trésor français qui connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis; ils sont interdits de divulguer des informations aux banques CFA ou les banques centrales des Etats africains. », écrit  le Dr Gary K. Busch

Il est maintenant estimé que la France quémande et reçoit près de 500 milliards aux pays africains dans sa trésorerie, et empêche ceux qui veulent jeter une lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d’accéder à seulement 15% de l’argent dans une année donnée. S’ils ont besoin de plus que cela, ils doivent emprunter de l’argent supplémentaire à des taux commerciaux élevés.

Pour rendre les choses plus tragiques, la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays pouvaient emprunter. Le plafond est fixé à 20% de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français  Jacques Chirac  a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici la vidéo où il s’exprime sur le système d’exploitation français. «Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain.”

 

 

  


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=OzPITL1WLY0#t=10

# 3. Droit de premier refus sur toute ressource brute ou naturel découverte dans le pays

La France a le premier droit d’acheter toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex-colonies. C’est seulement après la France disait: «Je ne suis pas intéressé”, que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

 

N ° 4. Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics

Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après que ces pays pourraient chercher ailleurs.

En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

 

# 5. Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires de pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les «accords de défense» attachés au pacte colonial, les Africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France.

La situation sur le continent est maintenant que la France a formé des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en veille quand ils ne sont pas nécessaires, et actifs en cas de besoin d’un coup d’Etat ou d’autres fins!

 

# 6. Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts

Sous quelque chose appelé «Accords de défense» attachés au pacte colonial, la France avait le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans les bases et installations militaires dans ces pays, entièrement géré par les Français.

Bases militaires françaises en Afrique

Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’Etat. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, des hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflict, ont tiré sur des civils et tué beaucoup.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, la France estime que la communauté d’affaires française avait perdu plusieurs millions de dollars lors de la ruée de quitter Abidjan en 2006 l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.

Après la France a réussi le coup, et transféré le pouvoir à Alassane Ouattara , la France a demandé le gouvernement Ouattara à verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

En effet, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

 

# 7. Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation

Oui, monsieur. Vous Devez speak français, la langue de Molière!

Une langue française et l’organisation de la diffusion de la culture a été créé appelé «Francophonie» avec plusieurs satellites et les organisations affiliées contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

 

# 8. Obligation d’utiliser la France coloniale de l’argent FCFA

C’est la véritable vache à lait pour la France.Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français. Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France de se débarrasser du système, mais sans succès.

 

# 9. Obligation d’envoyer le rapport annuel à la France, solde et réserve.

Sans le rapport, pas d’argent.

Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex-colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex-colonies est effectué par la France.

 

# 10. Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation par la France

La plupart des pays ne disposent que des alliances militaires avec leurs ex-colonisateurs!

 

# 11. Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

Plus d’un million d’Africains soldats se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour la lutte pour la «Grandeur de la France” à l’avenir.

 

Conlusion de la relation de la France avec l’Afrique.

D’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il ya ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé, habitées par des paranoïaques et psychopathe “Fonctionnaires de Haut” qui répandent la peur de l’apocalypse si la France allait changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle: ils sont le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais les Français eux-mêmes.

La question qu’on peut se poser l’impôt colonial français Jusqu’à quand ??

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 (près d’un siècle et demi) pour les pertes causées à des marchands d’esclaves français par l’ abolition de l’esclavage  et de la libération des esclaves haïtiens.

source: Mawuna Remarque KOUTONIN

 

 

Côte d’Ivoire : La Cité RAN vendue à un Libanais, les habitants tentent d’en ‘’finir’’ avec les huissiers

 

RAN PK6 a connu une chaude ambiance ce vendredi matin, quand des huissiers commis à l’expulsion des habitants sont venus leur signifier le départ pour ce samedi 1er février, Comme constaté sur place par KOACI

En effet selon, les manifestants rencontrés au sein de ladite cité, un Libanais leur aurait signifié avec titre foncier en main mercredi dernier, être le nouveau propriétaire des lieux et donc par conséquent ils avaient jusqu’au samedi pour quitter leurs maisons qu’ils habitent depuis 1954.

C’est ainsi que dans la matinée de ce vendredi 31 janvier 2014 des huissiers commis par le Libanais en question sont arrivés avec des documents confirmant leur départ de la cité RAN.

Manque de pot pour eux, ils seront pris en otage par les habitants du quartier qui entre temps avaient dressé des barrages sur la voie principale créant des désagréments aux automobilistes.

Mais la police arrivée promptement, à l’aide des gaz lacrymogènes et l’appui du député de Marcory, François Helms, réussiront à les exfiltrer au grand désarroi des nombreux jeunes de la cité armés de bois qui voulaient coûte que coûte en ‘’finir’’ avec ses hommes de loi.

Au moment au nous quittions les lieux, les esprits s’étaient calmés et la circulation avait repris sur la rue Langevin, en attendant la date fatidique du samedi, c’est-à-dire demain, pour leur expulsion. Il Y aura encore des étincelles dans l’air, comme promis par les riverains.

Par Donatien Kautcha

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:13

CRISE ET AUSTÉRITÉ 

 

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                                                                       Robert Bibeau

 

La crise économique est systémique 

 

            La crise économique est le symptôme le plus apparent du dysfonctionnement de l’ensemble du mode de production et d’échanges des  marchandises (biens et services). Le système économique capitaliste ne parvient plus à résoudre ses contradictions internes et à assurer la valorisation du capital, l’accumulation des profits, et sa reproduction élargie. Chaque composante du système est déficiente dans son fonctionnement interne et dans ses interrelations réciproques avec les autres composantes économiques (monnaie, crédit, bourse, banque, usine, énergie, commerce, transport, main-d’œuvre, recherche, etc.). C’est pourquoi nous disons que la crise économique est systémique.

 

La crise économique systémique est mondiale 

             

                Les économies nationales indépendantes n’existent plus nulle part au monde. Aucune économie nationale, aucun pays n’est aujourd’hui économiquement indépendant ou détaché du système global et mondial de l’économie impérialiste moderne. Ceci  inclut les États-Unis d’Amérique, la superpuissance déclinante, ainsi que la Chine impérialiste, la superpuissance ascendante. Ce postulat implique qu’aucune solution locale, régionale ou nationale n’est envisageable pour mettre fin à cette crise. Si solutions ils y avaient, elles ne pourraient qu’être mondiales. C’est la raison pour laquelle nous disons que la crise économique est systémique et mondiale.

 

La crise économique systémique est globale   

 

                Toutes les sphères et tous les secteurs de l’économie, y compris l’agriculture hyper mécanisée, l’industrie délocalisées ou non, l’énergie hydro-électrique, nucléaire, fossile et  renouvelable, l’industrie minière, les pêcheries, la foresterie, le tourisme, la construction, les transports, les télécommunications, l’alimentation, le textile et le vêtement, le logement, le commerce de gros et de détail, les banques et les fiducies, les régimes de retraites, le crédit, les monnaies nationales, la bourse, la consommation en général et la gouvernance municipal, provincial, national et multinational subissent tous globalement la crise économique systémique. C’est pourquoi nous disons que la crise économique est systémique et globale.

 

La crise économique conséquence du développement inégal, combiné et par bonds 

 

                Le développement historiquement différencié de l’économie politique impérialiste moderne du mode marchand, au mode industriel, puis au mode financier; couplée à la répartition inégale des ressources naturelles, des énergies fossiles, de la main-d’œuvre qualifiée et non qualifiée, des moyens de production, et conséquemment de la puissance militaire, ont entraîné un développement économique inégal, d’un pays à un autre et d’une région à une autre, tous imbriqués les uns dans les autres – et tous interdépendants – chaque pays ayant un rôle spécifique à jouer dans le concert du développement impérialiste anarchique et par bonds saccadés –. Tantôt la crise économique s’amorce dans les pays du Sud-est asiatique, tantôt c’est au Japon, tantôt c’est la bourse de New-York qui s’enflamme et tantôt c’est l’euro qui s’étrangle. C’est la raison pour laquelle nous disons que la crise économique systémique mondiale et globale est le compagnon de route obligée de l’impérialisme moderne.    

  

La crise économique systémique est anarchique et aggrave les injustices 

 

                Le système économique et social – le mode de production in fine – dans lequel le Québec, le Canada, la France, les États-Unis et les autres pays du monde évoluent et survivent – tant bien que mal – est anarchique et non planifié. Il est le produit de la «libre entreprise» du «libre marché» et de la concurrence sauvage entre des monopoles qui s’approprient tous les moyens de production et d’échanges et toutes les ressources pour leur bénéfice exclusif. Le système économique impérialiste anarchique est le produit de l’accumulation débridée de profits mirobolants, accaparés à n’importe quel prix par des malappris. Il est le fruit de la concentration du patrimoine mondial entre les mains d’une clique de riches narcissiques dont environ 85 milliardaires détiennent la moitié des richesses mondiales (1). Alors que de l’autre côté du miroir deux milliards d’humains survivent avec moins de 2 dollars par jour (730 $ par année) ce qui évidemment ne constitue pas un marché lucratif pour l’écoulement des marchandises. Ce sont les raisons pour lesquelles nous disons que la crise économique systémique est discursive, récursive et anarchique et ne peut être réglée de l’intérieur

 

La crise économique systémique entraîne l’austérité contre les salariés           

 

                Les politiques d’austérité mises en place par les différents gouvernements, administrations municipales, gouvernements provinciaux, parlements nationaux et organismes  multinationaux, visent toutes à préserver les profits des entreprises privés qu’elles soient petites, moyennes, grandes ou super grandes et à sauvegarder les dividendes des oligopoles, les bénéfices des requins de la finance, les revenus des banques et des milliardaires privés. La façon  que les gouvernements tentent de sauver les entreprises privées de la faillite, et de l’érosion de leurs profits, consiste à transférer le fardeau de la crise économique sur le dos des salariés, des travailleurs, des chômeurs et de leurs familles, des pauvres et même de la petite bourgeoisie qui voient leurs taxes et leurs impôts, leurs loyers, et leurs emprunts s’envoler plus vite que leurs revenus. C’est la raison pour laquelle nous disons que les politiques d’austérité ne sont pas les  causes mais bien les conséquences de la crise économique mondiale et globale.

 

Les salariés sont lourdement taxés              

 

                Nous observons les hausses de taxes telles que la TVQ (qui est passée à 9,5% en 2012) et les surcharges d’impôt prélevés directement sur les salaires affectant tous les salariés qui forment 90% des travailleurs actifs. Nous observons les augmentations des charges sociales couplées à des hausses de tarification des biens et des services produits et distribués par l’État. Le coût des services publics et les taxes à la consommation sont prélevés directement à l’achat, alors que les taxes municipales et scolaires sont calculées sur la valeur de la propriété foncière, ce qui laisse aux salariés bien peu de capacité de frauder le fisc. Chacun est en droit de se demander quelles sont les véritables visées de l’État policier quand il lance des campagnes hystériques à propos de la fraude fiscale généralisée de la part des salariés? Pendant ce temps les salaires stagnent ou régressent entrainant la paupérisation de la classe ouvrière et de tous les salariés. Ce sont les raisons pour lesquelles nous disons qu’il faut rejeter ces propos mensongers de la part de l’État policier et des médias affidés.

 

Ce sont les riches qui planquent leurs fortunes dans les paradis fiscaux  

     

                Rien n’est fait pour empêcher l’évasion fiscale des milliardaires et des entreprises multinationales apatrides qui dissimulent 15 mille milliards de dollars dans les paradis fiscaux «offshore». Toutes les organisations internationales tolèrent et encouragent secrètement ces pratiques, tout en s’en plaignant hypocritement publiquement. Depuis plusieurs années les pontifes des États capitalistes critiquent l’évasion fiscale dans les «paradis fiscaux», ces entités de non-droit international, qui minent les fiscalités nationales. Cependant nombre de ces pays plumitifs entretiennent sur leur territoire de tels paradis fiscaux frauduleux (2). Ce salmigondis des paradis fiscaux illicites dissimule des abris fiscaux et des échappatoires fiscaux légaux et «immoraux», selon la morale prolétarienne du moins.

 

                La fiscalité des entreprises, des banques et des compagnies de finance et leurs dérives laxistes sont intimement liées au processus d’internationalisation de l’activité économique générale. Dans un contexte économique fortement «libéralisé», suite aux accords économiques et commerciaux globaux – ALENA et Union européenne, Accords Asie-Pacifique – (3), sous une conjoncture où les technologies de l’information permettent des communications en temps réel, où la productivité est en hausse dans les pays émergents (davantage que dans les pays développés), où le transport des marchandise est de moins en moins couteux, il n’a jamais été aussi facile d’éparpiller les différentes usines du processus de production-assemblage et les différents éléments d’une entreprise lucrative et de les opérer à distance, déplaçant les revenus et les dépenses selon la convenance. L’«optimisation fiscale» (payer moins d’impôts et de redevances) n’est pas la cause mais le résultat naturel de ce phénomène qui entraîne la conversion des rentes et des dividendes en monnaies étrangères qui engendrent l’évasion fiscale générale et le délitement des frontières nationales (quand il en reste), lançant les ouvriers du Canada en concurrence contre les ouvriers chinois et indiens pour le plus grand bénéfice des collecteurs de profits (4). 

 

                Ce ne sont pas les ouvriers et les petits salariés qui fraudent le fisc, comme la propagande gouvernementale et celle des médias à la solde voudraient nous le faire croire. Ce sont les actionnaires des compagnies privés, les hauts dirigeants, les «tondeurs de coupons», les milliardaires, les spéculateurs et les boursicoteurs, les criminels mafieux aux revenus sulfureux, les membres des conseils d’administration qui accumulent les millions ($) et les membres des conseils de directions payés en actions et en «stock options» qui obtiennent de généreux dégrèvement fiscaux et des parachutes dorés, en plus de planquer leur pognon dans les paradis fiscaux avec la complicité de tous les États nationaux et celle des organisations de la gouvernance internationale (FMI, BM, OCDE, Swift, Libor, ALENA, CPI, ONU, etc.) (5).  Il est totalement impossible de renverser cette tendance à la fraude fiscale par les riches et pour les riches puisque ce sont ces mêmes potentats qui commandent aux États policiers – par thuriféraires interposés (6). Pire, si un État bourgeois s’avisait d’imposer les fortunés avec équité, ceux-ci s’évaderaient vers des cieux délétères et compassés. C’est la raison pour laquelle nous disons que la solution au scandale de l’évasion fiscale sera mondiale et globale (7).

 

Les prélèvements fiscaux dépouillent les salariés de leur capacité de consommer          

               

            Ce que les divers paliers de gouvernement arrachent aux consommateurs – aux travailleurs – aux  payeurs de taxes d’une main, ils le redonnent aux banquiers et aux entreprises privés de l’autre main, mais ce faisant les entreprises, les marchands et les commerçants ne parviennent plus à vendre leurs marchandises et leurs services car leurs clients – contribuables – travailleurs – consommateurs n’ont plus suffisamment d’argent pour acheter les produits qu’on leur offre à profusion sur les marchés de consommation. À ce processus de réquisition du pouvoir d’achat s’ajoute l’inflation qui gruge les deniers de l’employé et le chômage qui finit de miner complètement le pouvoir d’achat des salariés. C’est la raison pour laquelle nous disons que la crise économique est une crise de surproduction dans un monde de privation.

 

Les subventions aux entreprises privées ne font qu’exacerber la crise     

               

            Le États soi-disant démocratiques et les États ne se couvrant d’aucun verni  démocratique, sont à la botte des riches et ne sont pas au service du public, du citoyen, du contribuable, du retraité, du patient, de l’étudiant, de l’électeur, du chômeur ou du travailleur. Les politiciens bourgeois sont au service des banquiers, des milliardaires, des actionnaires des multinationales transfrontalières, de ceux qui financent leurs élections et leur assurent une bonne couverture médiatique. Les gouvernements et les parlements adoptent des lois pour servir les entreprises – pour garantir leurs bénéfices, leurs profits, leurs rentes et leurs dividendes. Les efforts financiers consentis sont gigantesques de la part de l’État des riches – sous forme de subventions (au Québec on dénombre 2 300 programmes de subventions gouvernementales destinés au privé), mais aussi, sous forme de congés de cotisations aux régimes de pension, sous formes de décharge des charges sociales et municipales et de dégrèvement d’impôts pour les corporations privées. En 2014, au Québec, une entreprise paye un maximum de 26,90% d’impôt sur ses bénéfices nets, soit 15% au fédéral et 11,90% au provincial (8). Par contre, le  taux d’imposition d’un salarié peut atteindre 55% (provincial et fédéral). C’est la raison pour laquelle nous disons (sans illusion!) queles gouvernements devaient imposer les riches et les entreprises privées plutôt que de les subventionner.

               

            Il faut être conscient que les gouvernements bourgeois ne peuvent rien y changer puisqu’à l’instant ou l’État fait mine de hausser les impôts, les redevances minières, les «royautés» pétrolières, ou forestières, ou hauturières, ou qu’il suggère d’augmenter les tarifs privilégiés d’électricité (0,04$ le kilowatt) les corporations multinationales menacent de fermer leurs usines canadiennes et de les transférer dans un pays au gouvernement plus concilient. La classe ouvrière est placée devant le dilemme de réclamer la hausse des redevances, des taxes et des impôts des entreprises et de perdre son boulot. C’est la raison pour laquelle nous disons que la mondialisation et la globalisation de l’économie impérialiste rend cette menace efficace.

               

            Les aides gouvernementales en capital ne visent aucunement à pallier au manque de liquidité capitalistique puisque les entreprises privées canadiennes avaient stocké 600 milliards d’encaisse (2013) en prévision d’une occasion d’affaire (9). Les compagnies monopolistes canadiennes regorgent de capitaux comme celles de tous les grands pays impérialistes. Ce qui manque ce ne sont pas les capitaux à investir, ce qui fait défaut ce sont les marchés lucratifs à conquérir, les occasions d’affaires où investir, et les opportunités de spolier les salariés. Sans marché solvable, inutile d’investir pour produire de nouvelles marchandises qui vont encombrer les inventaires. C’est la raison pour laquelle nous disons que malgré l’aide gouvernemental aux entreprises capitalistes, la crise économique systémique poursuit sa dégringolade inexorable.

 

La spéculation boursière incontrôlée accentue la crise économique  

               

            La crise économique de 2008, quelques fois appelée dans le monde anglophone Grande Récession    est une catastrophe dans laquelle sont entrés la plupart des pays industrialisés à la suite du krach boursier de l’automne 2008, lui-même consécutif de la crise des «subprimes» de 2007. Les États-Unis ont été les premiers à entrer en récession, en décembre 2007, suivis par plusieurs pays européens au cours de l’année 2008 (10). La France n’est entrée en récession qu’en 2009. Le Canada y a échappé de justesse. Cette crise économique mondiale est considérée comme la pire depuis la Grande Dépression.

 

                À l’été 2007, les prêts hypothécaires américains ont été un élément déclencheur de la crise financière qui a entraîné la crise économique de 2008-2010. L’origine en est soulignée par un communiqué émis en août 2007 par un banquier français qui indiquait que sa banque suspendait la cotation de trois de ses fonds du fait de « l’évaporation complète des liquidités » de certains marchés américains. Traduisant cet oukase singulier en langage vernaculaire, cela signifiait que du jour au lendemain de l’argent, du capital spéculatif s’était évaporer (sic), avait disparu on ne sait où ni comment. Cette énigme est majeure pour la compréhension du fonctionnement du système d’économie impérialiste. Nous y reviendrons.

 

                S’ils n’ont pas à eux seuls provoqué une crise d’une telle ampleur, les prêts hypothécaires à très haut risque (subprime) ont été l’élément qui a déclenché le mouvement ébranlant tout le système banquier-financier en difficulté:

 

  le transfert d’actifs douteux des banques vers le marché boursiers, ce que les boursicoteurs appellent la titrisation de ces supposés «actifs» parasites (11) ;

  la création d’actifs complexes et opaques, ce que nous appelons l’arnaque boursière ;

  la complicité des agences de notation qui n’évaluaient pas les risques de ces «actifs» toxiques ; 

  l’application de normes comptables dite de «fair value», des normes pour fraudeurs ;

  les défaillances entendues des régulateurs à corriger les «failles» dans un contexte où le système banquier-boursier-financier avait été largement dérèglementé, globalisé, mondialisé ;

  la manipulation des taux d’intérêts sur les prêts par les «too big to fail».  Lors de la crise de 2008 la valeur totale des actifs dits toxiques (dont les  subprime) est estimée à environ 800 milliards de dollars et les pertes induites par les banques se situent entre 2200 et 3600 milliards de dollars dans le monde. Alors que la capitalisation boursière mondiale a chuté de presque 50% en 2008, passant de 62 747 milliards  de $ fin 2007 à 32 575 milliards de $ fin 2008, soit une perte de 30 000 milliards de $, ou 30 fois plus que la perte originale. L’édifice financier s’était écroulé comme un château de carte. C’est ce qui se reproduira lors du prochain crash financier.                 

 

« C’est dire le prix de la défiance, dûe aux anticipations du marché, comparée à la valeur réelle des choses. D’autant plus que du côté de l’économie réelle, il n’y a pas eu de destruction de valeur de l’appareil de production ni des clients potentiels des entreprises  (citons l’exemple des compagnies aériennes dont la valeur boursière est tombée en dessous de la valeur des actifs correspondant aux avions en leur possession). Simplement le marché anticipe par méfiance et pessimisme des pertes futures qu’il chiffre au présent, en valeur actuelle nette, via le cours de bourse.»  ergote l’économiste en herbe tétanisé (12). C’est la raison pour laquelle nous affirmons quela spéculation boursière inavouable est incontrôlable.

 

La crise financière est la compagne de route de l’impérialisme moderne 

 

                Le crash boursier de 2008 qui a entraîné la Grande Récession, dans laquelle incidemment nous pataugeons, fut le résultat imprescriptible et incontournable de l’évolution naturelle et normale du système d’économie impérialiste moderne. Résumons simplement l’enchainement de ce processus obligé. Au commencement, il y a une société ayant des besoins à combler et offrant un marché. Un agent économique (les capitalistes) s’empare du pouvoir économique, politique et idéologique et propose non pas des biens et des services pour combler ces besoins variés, cet agent économique propose des «marchandises», c’est-à-dire des produits sortis de ses usines, de ses manufactures, de ses ateliers de service, de ses chantiers de construction, de ses moyens de transports qui appartiennent tous aux actionnaires propriétaires  des moyens de production et d’échanges. Cet agent économique capitaliste privé remplit les fonctions de production et d’échange pour l’unique raison d’empocher des profits à profusion puis de les réinvestir pour enclencher un nouveau cycle économique profitable. La motivation du propriétaire privé des moyens de production et d’échanges n’est pas de satisfaire les besoins sociaux de la population mais de satisfaire ses actionnaires.   

 

                Le deuxième mouvement de ce drame shakespearien survient au moment où dans ce mouvement de production de marchandises et de services pour faire jaillir le profit des mains de l’ouvrier spolié, le contraire survient, et plus le processus s’industrialise, s’automatise et se mécanise, plus le profit s’amenuise, plus le capitaliste exige de productivité de la part du salarié, pour obtenir plus de surtravail à spolier, et moins il ne reste de salaire réel aux salariés pour consommer et enclencher un nouveau cycle de production-consommation-accumulation. Le marché solvable rétrécit tandis que les capacités de production s’intensifient et inondent les marchés de consommation de produits que de moins en moins de clients sont en mesure d’acheter.

 

                Étant donné que le bénéfice des banquiers, des financiers, des traders boursiers sont tous tirés de la plus-value – du surtravail spolié aux ouvriers – et donc du capital financier actif et productif, le rétrécissement des marchés entraine le ralentissement de la production ainsi que du cycle de reproduction élargie du capital, ce qui provoque automatiquement l’abaissement des bénéfices dans tous le système économique. C’est alors que boursicoteurs, traders, banquiers et financiers ont imaginé d’ouvrir le crédit à la consommation afin de faire consommer aux salariés appauvris leur salaire anticipé. Ils espéraient ainsi continuer à empocher leur part de profit qui ne sera probablement jamais produite puisque la crise s’approfondit. Par-dessus cette solution du crédit illusoire et ostentatoire les banquiers et les traders surajoutent la création de «produits» financiers illégaux, frauduleux et mafieux qui à la première flambée boursière se consument et s’envolent en poussière, ce que le banquier français avait appelé ci-haut « l’évaporation complète des liquidités» , de l’argent de Monopoly, du capital factice qui en réalité n’a jamais existé que sur palimpseste.

 

                Depuis 2008 politiciens corrompus, banquiers véreux, économistes obséquieux, experts ingénieux et journalistes complices déchirent leurs chemises sur le parvis des banques et des places financières, abjurant leurs crimes et jurant que des mesures de contrôle seront instaurées, que d’autres seront renforcées, que l’hégémonie du capital financier est terminée et que tant de choses vont changer. En 2010 la Grèce était emportée (45% de grecs vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté) et en 2012 les banques de Chypre s’effondraient sous les fourches caudines des Attila de la finance internationale. C’est la raison pour laquelle nous disons que la crise financière est la compagne  de l’impérialisme oligarchique et anarchique.  

 

Fin de la première partie. La semaine prochaine : LE CRÉDIT À LA CONSOMMATION POUR PALIER À L’AFFAISSEMENT DES MARCHÉS

Par Robert Bibeau

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:09

L'eusko, la monnaie locale basque, fête son premier anniversaire.

EUSKO.jpg                               EUSKO

 

L'eusko, monnaie locale basque lancée pour "relocaliser l'économie", fête vendredi sa première bougie et est devenue en l'espace d'un an "la première monnaie locale de France", a indiqué Dante Edme-Sanjurjo, coprésident de l'association qui pilote le projet.

"Tant en nombre de commerçants que de masse monétaire en circulation, l'eusko est aujourd'hui la première monnaie locale de France", tant en termes de liquidés en circulation que d'entreprises ou associations utilisatrices, a déclaré à un correspondant de l'AFP M. Edme-Sanjurjo, qui copréside Euskal Moneta-La monnaie locale du Pays basque.

Cette association revendique 245.124 euskos en circulation à ce jour, plus de 500 entreprises et associations adhérentes, avec quelque 2.700 utilisateurs.

Lancée le 31 janvier 2013 au Pays basque français, sur la base de la parité avec l'euro, cette monnaie complémentaire vise, selon ses promoteurs, à "relocaliser l'économie" en favorisant les échanges sur un même territoire.

"L'eusko est écologiquement intéressant car il réduit les transports, mais aussi socialement, avec la défense des emplois locaux", a précisé M. Edme-Sanjurjo. Les entreprises et associations adhérentes au réseau s'engagent également à promouvoir la langue basque au sein de leurs structures.

Initié par des "militants de la langue basque et de l'écologie", le projet se serait aujourd'hui élargi à d'autres publics. "Nous avons fait une étude sur les raisons de l'adhésion des personnes: on a réussi à toucher des gens de tous bords, au-delà du cercle militant", s'est félicité M. Edme-Sanjurjo.

Monnaies complémentaires, les monnaies locales sont des moyens de paiement qui ne sont pas émis par un gouvernement national et qui sont destinés à n'être échangés que dans une zone restreinte. Leur statut légal est proche des bons d'achat et des titres-restaurant.

On compte 2.500 expériences de monnaies locales dans le monde, dont une vingtaine en France.

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

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Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine