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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:01

La Sous-section Ile de France de la Ligue Panafricaine - UMOJA (LP-U)

vous invite à son Café UMOJA mensuel sur le thème :

 

CENTRAFRIQUE ?

UNE GUERRE NEOCOLONIALISTE

OU LES ENJEUX D’UNE GUERRE PREFABRIQUEE

 

Le samedi 20 septembre 2014, de 15 h à 19 h à la Librairie Tamery

19 rue du Chalet métro Belleville.

Participation : 5 € avec 1 conso offerte

 

 

Le Café sera animé par :

 

Henda Diogène SENNY,

Secrétaire Général de la LP-U

 

Alain-Pascal GOUMBA ,

Membre du Bureau Politique Provisoire de la LP-U

 

 

Seront abordés :

  • la disparition mystérieuse de Boganda
  • la liquidation de l’aile nationaliste et panafricaniste
  • l’opération Barracuda contre Bokassa
  • le multipartisme ou la capitulation souverainiste
  • le chaos ou l’échec du collaborationnisme de l’élite politique
  • la solution panafricaniste…

 

 

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 19:57

Frappes américaines en Syrie: Moscou met Obama en garde

 

Des frappes américaines contre l'Etat islamique en Syrie décidées sans l'aval de l'ONU constitueraient une "violation grossière" du droit international, a estimé jeudi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

"Le président américain a annoncé la possibilité de frappes sur les positions de l'Etat islamique en Syrie sans l'accord du gouvernement légal (le régime de Bachar al-Assad)", a déclaré Alexandre Loukachevitch.

"Une telle initiative en absence de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU constituerait un acte d'agression, une violation grossière du droit international", a ajouté M. Loukachevitch lors d'un point de presse hebdomadaire de la diplomatie russe, soutien traditionnel du régime syrien.

Le président américain Barack Obama a annoncé mercredi un plan visant à éradiquer l'Etat islamique (EI). "L'objectif est clair: nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI", "une organisation terroriste qui n'a d'autre vision que le massacre de tous ceux qui s'opposent à elle", a affirmé M. Obama mercredi soir.

Source : La Libre.be

Barak-Poutine

Barak-Poutine

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 19:48

Qu’est-ce qui a tant effrayé l’USS Donald Cook en Mer Noire ?

 

Le Département d’État a reconnu que l’équipage du destroyer USS Donald Cook est gravement démoralisé depuis qu’il a été survolé en Mer Noire par un avion russe de combat Sukhoï-24 (Su-24) qui ne portait ni bombes ni missiles mais uniquement un dispositif de guerre électronique.

Cliquer

http://www.youtube.com/watch?v=32VJkmx6ZgI

 

ur cette vidéo, le destroyer USS Donald Cook arrive en Mer Noire pour prendre position à proximité des eaux territoriales de la Russie

Le 10 avril 2014, le destroyer USS Donald Cook arrivait en Mer Noire et le 12 avril un bombardier tactique russe Su-24 survolait ce vaisseau au cours de l’incident qui, d’après plusieurs medias, aurait totalement démoralisé l’équipage du navire US, à tel point que le Pentagone a émis une protestation [1].

L’USS Donald Cook (DDG-75) est un destroyer lanceur de missiles de quatrième génération dont l’arme fondamentale sont les missiles de croisière Tomahawk, ayant une portée maximale de 2 500 kilomètres et étant capables de porter des ogives nucléaires. Dans le cadre d’une mission de routine, l’USS Donald Cook est porteur de 56 Tomahawk mais en configuration d’attaque il est muni de 96 de ces missiles de croisière.

Ce destroyer US est équipé du système de combat de dernière génération Aegis. Il s’agit d’un système intégré capable de relier entre eux les moyens de défense antimissile de tous les navires où il est embarqué créant ainsi un grand réseau qui garantirait la détection, la poursuite et la destruction de centaines de cibles en même temps. L’USS Donald Cook est muni aussi de 4 énormes radars, dont la puissance est comparable à celle de plusieurs stations. Pour assurer sa protection, il est porteur en plus d’une cinquantaine de missiles antiaériens de divers types.

Or, le Su-24 russe qui survola l’USS Donald Cook ne portait ni bombes ni missiles mais uniquement une nacelle, installée sous son fuselage, qui, selon la publication russe Rossíyskaya Gazeta [2], contenait un dispositif russe de guerre électronique dénommé Jibiny.

Quand l’avion russe a entamé la phase d’approche, ce dispositif de guerre électronique aurait inutilisé tous les radars, circuits de contrôle, systèmes de transmission d’information, etc. embarqués à bord du destroyer US. Autrement dit, le tout-puissant système Aegis, aujourd’hui incorporé – ou en phase d’installation – aux systèmes embarqués de défense des navires les plus modernes de la OTAN, a été tout simplement déconnecté comme un poste de télé qu’on éteint avec une télécommande.

Le Su-24 russe a ensuite simulé une attaque au missile contre l’USS Donald Cook, déjà rendu littéralement sourd et aveugle. Comme s’il réalisait un exercice d’entraînement, l’appareil russe – non armé – a répété la même manœuvre d’attaque au missile à 12 reprises avant de s’éloigner du destroyer US de quatrième génération.

Après cela, l’USS Donald Cook a tout de suite mis le cap sur un port en Roumanie.

Depuis cet incident, qui reste soigneusement occulté par la presse atlantiste malgré le foisonnement de commentaires parmi les spécialistes du secteur de la défense, le navire US n’a plus approché les eaux territoriales russes.

Selon quelques media spécialisés, 27 marins de l’USS Donald Cook auraient demandé à être relevés du service actif.

Le directeur du centre de recherches sur la guerre électronique et d’évaluation des moyens dits de « réduction de la visibilité » de l’Académie de l’aviation militaire russe, Vladimir Balybine, a émis le commentaire suivant :

« Plus un système radio-électronique est complexe, plus simple il devient d’interrompre son fonctionnement par l’utilisation de moyens de guerre électronique. »

Cliquez

http://www.youtube.com/watch?v=FL-HecSCjg0

Vidéo de présentation du système états-unien Aegis. Actuellement embarqué sur les navires de guerre les plus sophistiqués de l’US Navy et en cours d’incorporation à la panoplie des forces navales de l’OTAN, ce système de défense antimissile aurait été totalement neutralisé en Mer Noire par un système russe de guerre électronique.

Source :Réseau voltaire

Destroyeur USS

Destroyeur USS

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 19:35
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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 19:26

comment  lutter contre  le dhjiadisme ? Stop à la manipulation  sur la barbarie .
 

 

 

 

 

Hiroshima  , imaginons les souffrances des victimes brulées, irradiées mourant dans d'incroyables douleurs.

Le général américain  lors de l'agression contre l'irak : frapper avec la plus extrême violence  pour terroriser l'adversaire ...

Les colonnes irakiennes fuyant le Koweit  grillées par les bombes au propyléne 10 tonnes de propyléne plus l'oxygéne de l'air .

 

Il faut qu'on nous cesse de parler de barbares  , croyez vous que la guerre de Corée qui nous a amenée au bord de la guerre atomique n'était pas barbare , 3 millions de morts

 

Quant au dhjiadisme , (dont il ne faut pas oublier  qu'il est  soutenu par le plus extrémiste des islams , le wahhabisme:  décapitation  des homos , femme adulteres  lapidées... 'est également  le soutien le plus  inconditionnel de l'impérialisme américain, )  représente également l'ultime  réaction à l'entreprise  de destruction de tout ce qui entrave  la domination de la " démocratie"  américaine .

Après avoir  éliminé les nationalismes :  arabes, Mossadegh .Nasser  (en favorisant  d'ailleurs les islamistes) . La  religion comme en Pologne communiste devient le refuge de la plupart des résistants  du monde arabe à l'impérialisme . Je ne parle pas de l'opposition marxiste éradiquée  avec la bénédiction du monde dit libéral , en Irak par Saddam Hussein , en Iran  par Kkhomeyni  qui a également éradiqué le parti toudeh , tortures et assassinat systématique de tous les communistes .

Aprés  le coup des armes de destructions massives voici venu le temps de l'état islamiste  . Mais il faut être cohérent  comment oser présenter le djhiadisme  comme une menace mortelle et avoir comme objectif principal  la destruction du dernier  état arabe qui se réclame de la laïcité  la Syrie  

Il est évident que les Mérah sont les purs produits de la politique absolument criminelle et imbécile du trio BHL Fabius  Hollande  . C'est la volonté de détruire la Syrie pays qui s'opposait à Israél  qui  a créé le flux de plusieurs milliers de fous de dieu sur ce champ de bataille  

D'autre part  il faut établir une symétrie parfaite  entre les  Français juifs qui vont tuer de l'arabe en Palestine et  les Mérah qui vont tuer  des infidèles pour abattre  un état qui soutien les Palestiniens . La différence est que les mercenaires  juifs qui reviennent sont couvert d'honneurs. De quoi créer des vocations de djhadisme en France

.Il est urgent  d'enfermer et de destituer le plus calamiteux des président qu'ai connu la France,  n'ont pas parce qu'il a menti , en promettant la croissance car il n'a aucune responsabilité dans la crise  économique  , mais parce que sa politique internationale est hautement belliciste   et conduit tout droit à, la troisième guerre mondiale : Hollande dégage 

Le djihadisme est pour une large part le fruit  de  cent ans de colonisation et  de domination  occidentale sur l'Afrique et le Moyen Orient

Pourquoi je deviens islamophobe?  Le but de tous les mouvements qui se disent islamistes en FRance  est d'imposer la charia  en France.  Imposer les interdits coraniques en France par la violence communautariste  représente  une souffrance imposée  inouïe dans le domaine de la sexualité pour des millions de gens  et génère non pas des citoyens obéissant  à leur seule conscience morale mais des  objets  manipulés par ceux qui actuellement détiennent les pétrodollars . Islam ça veut dire soumission , nous avons besoin de citoyennes  qui ne soient pas des putains de l'Arabie Saoudite

Par Dr Jean BRIERE

 

EI

EI

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 22:28

Côte d’ivoire : Le commissaire César Négblé sodomisé à plusieurs reprises lors des interrogatoires en prison par les hommes du régime tortiocratique d’Abidjan…pour le torturer et surtout pour l’humilier

 

 

 

 

DRAMANISTAN : SODOMISATION QUOTIDIENNE DES PRISONNIERS POLITIQUES

Dans les goulags, dans le silence, dans la terreur totale, de nuit comme de jour, les prisonniers politiques sont sodomisés et torturés dans le Dramanistan (la Côte D´Ivoire version Dozo).

C´est un calvaire sans fin que subissent ces prisonniers appelés pro-gbagbo comme si être sympathisants de Gbagbo était un délit passible de toutes sortes d´humiliations et de tortures inimaginables.

Pour une fois le voile se lève sur ce qui se passe dans les goulags du Dramanistan dans le mutisme total des organisations des Droits de l´Homme sur les dérives d´un régime totalitaire installé à coups de bombes par la coalition françafricaine.

Isaac Ben Gad

Ivoirois.com

 César Négblé

Côte d’Ivoire : Plus de 7oo prisonniers politiques en danger de mort – Des pro-Gbagbo sodomisés nuitamment par des FRCI et des dozoscondamné par ado

Les prisonniers politiques présumés proches de Laurent Gbagbo vivent un calvaire sans précédent dans les prisons en Côte d’Ivoire, depuis le 11 avril 2011, date de l’arrivée au pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara.

ADO-comzone

Toutes les nuits, ces otages du nouveau régime, sont soumis à des séances de sodomie dans leurs lieux de détentions disséminés à travers le pays, par des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et des dozos. Aujourd’hui, des langues se délient face à ce qu’on pourrait appeler des viols en règle, perpétrés par les miliciens du dictateur Ouattara et qui seraient, à n’en point douter à la base de la mort de nombreux de ses prisonniers. 

L’exemple du commissaire César Négblé, décédé le samedi 24 mai 2014 au Maroc, officiellement des suites d’une insuffisance rénale, en est la preuve. Des proches de sa famille affirment que l’ex-patron de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) a été plusieurs fois violemment sodomisés par ses bourreaux, lors des différents interrogatoires qu’il a subi. Ce qui l’a complètement détruit. 


«Non, le vieux n’est pas mort d’une insuffisance rénale…ce sont les gens de Ouattara qui l’ont assassiné…Ils l’ont sodomisé à plusieurs reprises lors des interrogatoires…pour le torturer et surtout pour l’humilier…C’est ça qui l’a tué…Les multiples viols sauvages qu’il a subi ont causé des infections graves qui malheureusement n’ont pu être traité dans le temps. Le vieux nous a tout expliqué avant de mourir… D’ailleurs, ceux qui l’ont vu après sa libération savent qu’il tenait à peine sur ces jambes. Il avait même du mal à s’asseoir», rapporte un membre de la famille, sous le couvert de l’anonymat, pour des raisons de sécurité. 


«Pratiquement, toutes les deux heures, le Commissaire Négblé était battu par des FRCI qui se succédaient dans sa chambre. Nous entendions ses gémissements», avait révélé à un confrère, un témoin de l’hôtel La Nouvelle Pergola, où le commissaire avait été détenu, au tout début de la crise postélectorale ivoirienne. 


Pour certains membres de la famille Négblé, il est temps de faire la lumière sur les circonstances réelles qui ont provoquées le décès de cet officier supérieur de la police nationale. 


«C’est vrai qu’au début, on ne voulait pas en parler pour préserver l’image du vieux. Mais après mûre réflexion, nous pensons que, s’il est allé jusqu’à nous montrer ce que ces gens lui ont fait subir ce n’est pas pour que cela reste seulement dans la simple intimité. C’est pour que ce soit révélé au monde entier pour que les autres prisonniers politiques qui subissent certainement toutes ces atrocités dans le silence soient sauvés», confesse cette même source. 


En effet, le cas du commissaire César Négblé n’est pas un cas isolé. La plupart des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, connus ou anonymes sont soumis à cette autre forme de torture des FRCI et des dozos, depuis un peu plus de trois ans. 

Otage 1Prisonnier mains
«Ils m’ont bousillés…», avait lâché Mahan Gahé à un de ses proches, quelque temps avant son décès tragique, le 16 septembre 2013, des suites aussi d’un mal dont on ignore encore les causes profondes. Il est vrai que l’ex-patron de la Centrale Dignité, arrêté pour ses convictions politiques lors des événements postélectoraux en Côte d’Ivoire, ne Prisonnier pieddonne pas plus de détail dans cette déclaration qui traduit visiblement ses conditions exécrables de détention. 


«Comprenez que ce message en dit long, sur ce qu’a vécu le général. Je ne peux pas en dire plus…Mais sachez tout simplement que c’est cruel, méchant et inhumain ce que les FRCI et les dozos font à nos parents et camarades dans ces prisons…», rapporte un proche collaborateur de Basile Mahan Gahé. 


Selon un garde pénitentiaire qui a requis l’anonymat, tout se déroule à huis clos, en général pendant ou après les interrogatoires. «Toutes les nuits, ils viennent chercher des pro-Gbagbo. Nous, on nous dit que c’est pour les interroger. Mais tout le monde sait que c’est faux… Hum… les gars-là sont devenus leur femme. Si tu paies régulièrement quelque chose, on te laisse tranquille. Seulement si la décision vient de là-haut, tu ne peux pas échapper. Ils vont finir avec toi (sodomiser), chaque jour jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent…Ils font ça partout, surtout à Bouaké…C’est leur QG…Ce sont de vrais pédés… Les gens ne peuvent pas parler…Ils souffrent…Parce que ça fait honte…Au début là, il y a beaucoup de gens qui sont morts ici (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) ) à cause de ces actes ignobles…En fait, quand ils finissent de les sodomiser, il y en a qui tombent malades, ils sont infectés et ils cachent ça…Mais qui va en parler…Les victimes elles-mêmes refusent d’en parler, leurs parents sont informés, les médecins sont au courants, mêmes des journalistes savent ce qui se passe ici, mais tout le monde à peur…»,révèle-t-il. 


Ils sont un peu plus de 700 prisonniers politiques en Côte d’Ivoire qui vivent et assistent dans la terreur, l’impuissance et dans le silence leur mise à mort, par SODOMIE, devant toutes les organisations nationales et internationales de Droits de l’Homme. Une autre forme de torture, en plus de toutes celles que leur inflige au quotidien le régime d’Abidjan pour leur ôter toute dignité et toute humanité.

 


Par Benson Sérikpa

La Dépêche d’Abidjan

 

Le commissaire César Négblé

 

 

Côte d’ivoire : Le commissaire César Négblé sodomisé à plusieurs reprises lors des interrogatoires en prison par les hommes du régime tortiocratique d’Abidjan…pour le torturer et surtout pour l’humilier
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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 22:12

La Commission européenne ment en affirmant que les APE renforceront la compétitivité des pays ACP ayant signé des APE régionaux

 


Selon une sourcedes institutions européennes, pasencoredans le domaine public, l'offrede réductions tarifairesde l'UE sur ses importations venant desÉtats-Unis(EU) dans leTAFTA annihilerait largement les préférences commerciales des pays ACP sur le marché de l'UE,supposées découler de la signature des APE régionaux.

 

En effet l'offre tarifaire de l'UE aux EU supprimerait tous les droits de douane (DD) à l'exception de quelques produits agricoles "sensibles"– pour lesquels aucune offre n'a été faite mais qui donneraient probablement lieu à des quotas tarifaires avant sans doute d'être totalement supprimés à plus long terme – mais que les pays ACP exportent très peu vers l'UEet où ils sont au contraire fortement déficitairesvis-à-vis de l'UE : une bonne partie des viandes et préparations, produits laitiers et céréales. Le sucre aussi est un produit sensible pour l'UE malgré son excédent sur les pays ACP de 107 379 tonnes pour 1,063 milliard d'€ en 2013,mais l'AO et la CEMAC (Afrique centrale) ont eu un léger excédent sur l'UE, de respectivement 51 348 tonnes pour 28,5 millions d'€ et 25 613 tonnes pour 14,4 million d'€.

 

Résumé de l'offre tarifaire de l'UE sur ses importations venant des Etats-Unis

 

Lignes tarifaires

Importations moyennes 2010-12

 

Nombre

% du total

Millions d'€

% du total

Total

9376

100%

157,162

100%

Libéralisées

9001

96%

156,290

99,4%

Immédiatement

8438

90%

151,236

96,2%

Après 3 ans

306

3,3%

3226

2,1%

Après 7 ans

257

2,7%

1828

1,2%

Autre traitement

375

4%

872

0,6%

 

Ainsi l'UE éliminerait ses DD vis-à-vis des EU sur presque tous les produits agricoles exportés par les pays ACP non PMA (pays moins avancés), notamment d'Afrique de l'Ouest (AO : Côte d'Ivoire, Ghana et Nigéria) et d'Afrique de l'Est (East AfricanCommunity : à l'exception du Kenya, le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie et l'Ougandasont des PMA) et cette élimination se ferait pratiquement en totalité dès la mise en œuvre du TAFTA (après 3 ans pour les légumes ci-dessous et les ananas) :pour l'AO ce sont les produits transformés du cacao et du café, les poissons et préparations, les ananas et jus d'ananas et, pour l'EAC (Kenya), ce sont aussi les poissons et préparations, les fleurs coupées, leslégumesfrais(pois, haricots, aubergines, piments), les avocats, le jus d'ananas, les préparations de thé et café, le tabac, les cuirs et peaux. Tous les produits non agricoles seraient libéralisés, dont les textiles et vêtements tout de suite, que le Kenya exporte vers l'UE en quantité non négligeable et un peu aussi le Nigéria.  

 

Autrement dit les EU bénéficieraient des mêmes avantages que les pays ACP s'ils ratifiaient les APE alors que leurs exportations agricoles concurrentes sont subventionnées, de plus en plus par des aides massives aux assurances agricoles. Le scandale est que, si les pays ACP ne ratifient pas les APE régionaux, les pays non PMA devront payer les DD du SPG (système de préférences généralisées) sur toutes leurs exportations – soit 150 millions d'€ pour les 3 non PMA d'AO et 61,8 millions d'€ pour le Kenya sur la base de leurs exportations de 2013[1] – et ceci indéfiniment dans le temps alors que celles des EU seraient totalement détaxées!Dans les deux cas, qu'ils ratifient ou pas les APE régionaux, les pays ACP seraient les dindons de la farce, mais les PMA le seraient infiniment plus si les APE régionaux étaient ratifiés. 

Par Jacques Berthelot

[1]GSP duties Kenya would have to pay on its exports to the EU if the regional EAC EPA is not ratified,September 2, 2014, http://www.solidarite.asso.fr/Papers-2014; Droits de douane du SPG sur les exportations de la Côte d'Ivoire, du Ghana et du Nigéria vers l'UE si l'APE régional n'est pas ratifié, 16 août 2014, http://www.solidarite.asso.fr/Articles-de-2014,684

 

 Jacques Berthelot

Jacques Berthelot

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 22:07

La coalition anti-EI(Etat islamique) est-il un prétexte pour en finir avec Bachar el asad de la Syrie ?

 

 

Le nouveau 11 septembre s’appelle EI, État Islamique

Le nouveau 11 septembre s’appelle EI, État Islamique. En effet, Obama se sert de l’EI comme excuse pour retourner en Irak et veut s’en servir aussi pour bombarder la Syrie antisioniste de Bachar el-Assad !

 

http://mai68.org/spip/local/cache-vignettes/L349xH233/ISIS-CIA-cooperation-9a550.jpg

EIIL - ISIS - Daach - Daech - Une bonne excuse fabriquée par les USA pour revenir en Irak et pour bombarder la Syrie :

http://mai68.org/spip/spip.php?article7772

Barack Obama a annoncé mercredi 10 septembre 2014 aux Américains sa volonté d’intensifier sa "lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique" en "autorisant" pour la première fois des bombardements en Syrie et une "intervention accrue" en Irak.

Cette technique de manipulation et de pression n’est pas nouvelle.

Elle avait déjà été utilisée par la France de Sarkozy pour obtenir du dictateur du Tchad Idriss Deby qu’il libère les enleveurs d’enfants de l’arche de Zoe. Lire sur le sujet

Cet article sur l’Arche de Zoe : http://mai68.org/ag/1316.htm

Et "Déclencher une guerre au Tchad pour obtenir une amnistie" :

http://mai68.org/ag/1315.htm

C’est le même principe qu’a utilisé la France au Mali avec AQMI et le MUJAO. Lire à ce sujet l’article :

http://mai68.org/spip/spip.php?article7568

Le MUJAO fait partie de ces groupes islamistes dont l’invasion du Mali avait servi d’excuse à l’impérialisme français pour envoyer ses troupes militaires coloniales s’installer au Mali.

Et on sait que l’EI - État Islamique -, nommé auparavant l’EIIL, Daech, ISIS, etc. a sa direction qui appartient à la CIA et au Mossad (La preuve en est donnée tout en bas de l’article, dans un cadre de la même couleur que celui-ci, avec un titre rouge). Le chef de ce groupe « islamiste » est en fait un Israélien du Mossad.

Les gens concernés ne sont pas tous dupes. D’ailleurs, voici un court article d’une agence de presse iranienne en français :

Irak : Le pentagone s’apprête à bombarder la Syrie !!!

http://french.irib.ir/info/moyen-or…

Dimanche, 10 août 2014 06:43

http://mai68.org/spip/local/cache-vignettes/L200xH133/Syrie-bombardee-c289f.jpg

IRIB- le chef d’état major interarme d’Irak a évoqué de possibles frappes aériennes de l’aviation US contre le sol syrien !

" les raids militaires US ne s’inscrivent pas dans la durée et ils s’étendront à l’avenir au delà de l’Irak , en Syrie où ils devront viser les positions de Daech !, a affirmé le général Babakar Zébari. Le général qui sortait d’une réunion conjointe avec les peshmarghas a confirmé l’envoie d’un convoi d’armes lourdes par Bagdad à destination du Kurdistan irakien. depuis vendredi, l’aviation américaine a mené plus de 4 raids contre les positions de Daech non loin de la ville d’Erbil. selon les analystes politiques, Daech a fourni un prétexte en or aux Américains pour un retour "triomphal" en Irak quatre ans après leur retrait humiliant de la Mésopotamie.


Barack Obama veut frapper l’Etat islamique jusqu’en Syrie

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0H60AU20140911?sp=true

Jeudi 11 septembre 2014 10h05

par Steve Holland et Roberta Rampton

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a annoncé mercredi aux Américains sa volonté d’intensifier sa lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique en autorisant pour la première fois des frappes aériennes en Syrie et une intervention accrue en Irak.

La décision du président des Etats-Unis de lancer des frappes en Syrie, pays en guerre civile depuis trois ans, illustre la gravité de la menace représentée par l’Etat islamique aux yeux du gouvernement américain. L’EI, qui a déclaré un califat sur les territoires qu’il a conquis en Syrie et en Irak, est accusé de procéder à des exécutions en grand nombre, entre autres exactions.

Il y a un an, Barack Obama avait failli lancer des frappes aériennes contre le gouvernement syrien pour avoir utilisé des agents chimiques contre la population, fin août 2013, dans la périphérie de Damas, avant de faire machine arrière.

Barack Obama a présenté son plan contre l’EI, auquel il fait référence par son ancien nom d’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), dans un discours solennel prononcé de la Maison blanche deux semaines après avoir été très critiqué pour avoir dit ne pas avoir "encore" de stratégie au sujet de l’EI en Syrie et six mois après avoir déclaré que les groupes comme l’Etat islamique étaient des acteurs mineurs.

"Notre objectif est clair : nous allons affaiblir, et finalement détruire, l’EIIL via une stratégie anti-terroriste globale et soutenue", a dit le président.

Il a dit vouloir pourchasser les djihadistes ultra-radicaux de l’EI "où qu’ils soient" via une "campagne systématique de frappes aériennes".

"Cela signifie que je n’hésiterai pas à agir contre l’EIIL en Syrie, ainsi qu’en Irak. C’est un principe central de ma présidence : si vous menacez l’Amérique, vous ne trouverez aucun sanctuaire", a déclaré le président.

CONSEILLERS AMÉRICAINS

Il a précisé qu’il allait étendre la liste des cibles à atteindre à l’intérieur de l’Irak au-delà des zones où il a autorisé des frappes ciblées depuis début août.

Barack Obama promet d’envoyer 475 conseillers américains supplémentaires pour aider les forces irakiennes, qui rejoindront le millier d’hommes déjà sur place. Mais elles ne s’engageront pas dans les combats. "Nous ne nous laisserons pas entraîner dans une autre guerre au sol en Irak", a dit le chef de la Maison blanche.

L’Arabie saoudite, pays allié clé des Etats-Unis, accueillera sur son territoire une mission américaine d’entraînement des rebelles syriens, indiquent des responsables américains. Cette décision importante pourrait aider les Etats arabes du Golfe à rallier la coalition internationale voulue par les Etats-Unis.

L’effort est conditionné à l’approbation par le Congrès américain de 500 millions de dollars (près de 390 millions d’euros) pour entraîner et armer les rebelles.

La décision saoudienne a été prise après un entretien téléphonique qu’avait eu auparavant Barack Obama avec le roi Abdallah, qui a demandé au gouvernement américain de faire plus pour résoudre le conflit syrien.

Il s’agit d’un changement majeur pour le président démocrate qui a axé l’essentiel de son bilan en politique étrangère à retirer d’Irak les dernières troupes américaines engagées par son prédécesseur George W. Bush dans un conflit qu’il jugeait inutile.

La décision de Barack Obama d’accentuer la lutte contre l’EI fait suite à des sondages montrant que les Américains estiment que le président s’est montré trop timoré face aux djihadistes.

ÉLIMINER L’EIIL

D’autant que l’Etat islamique a annoncé ces dernières semaines avoir décapité deux journalistes américains qu’il retenait prisonniers en Syrie.

Barack Obama ne souhaite pas envoyer un nombre important de soldats dans la région. Il préfère compter sur l’aide d’une vaste coalition comprenant des pays alliés occidentaux et les Etats arabes sunnites de la région.

"Cette campagne de lutte contre le terrorisme sera menée via un effort constant et déterminé pour éliminer l’EIIL où qu’il soit en utilisant notre puissance aérienne et notre soutien à des forces partenaires sur le terrain", a déclaré Barack Obama

Ce que fera chaque pays au sein de cette coalition reste à déterminer. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry, qui se trouve à Bagdad, doit rencontrer les dirigeants de la région dans les prochains jours et Barack Obama doit tenir une conférence au sommet sur la sécurité lors de l’Assemblée générale des Nations unies dans deux semaines.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait savoir mercredi que la France était prête à agir en Irak, via une action militaire aérienne "si nécessaire", et dans des modalités différentes en Syrie pour répondre à la menace des combattants de l’Etat islamique.

Le président français François Hollande doit se rendre en Irak vendredi avant la tenue, lundi à Paris, d’une conférence internationale sur la sécurité en Irak et la lutte contre l’Etat islamique.

Selon un sondage pour le Washington Post et ABC News publié mardi, plus de 70% des Américains disent être favorables à des frappes aériennes en Irak et 65% à des frappes en Syrie. Selon une enquête NBC News-Wall Street Journal, 61% des sondés estiment qu’une action militaire contre l’EI est dans l’intérêt des Etats-Unis.

(Avec Jeff Mason et Susan Heavey ; Danielle Rouquié pour le service français)

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:46

Le rôle irremplaçable de Ruben Um Nyobé dans l’histoire du Cameroun et de l’Afrique par Enoh Meyomesse.

 

 

UM Nyobe le père de l'indépendance du Cameroun

 

Bien peu nombreux sont les camerounais qui apprécient à sa juste valeur le rôle déterminant que Ruben Um Nyobé a joué comme catalyseur des indépendances en chaine des anciennes colonies francaises d’Afrique noire tout au long de l’année 1960. Il n’est perçu que comme le véritable père de l’indépendance du Cameroun, sans plus, titre qu’Ahmadou Ahidjo, malgré une puissante propagande, et une répression Terrace de vingt–quatre longues années, n’est pas parvenu à lui ravir. Et pourtant, sans lui, point d’indépendance au Cameroun en 1960, ni au Togo, qui bénéficiait du même statut international que le Cameroun, ni au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Dahomey (Bénin), au Tchad, au Gabon, Congo Brazzaville, en RCA, etc. De même, sans lui, point de réunification du Cameroun le 1er octobre 1961, la preuve étant que le Togo qui avait été divisé comme notre pays, n’a pas, quant à lui, été reconstitué, même partiellement ainsi que l’a été le Cameroun. La partie du Togo passée dans l'administration britannique, a été définitivement incorporée au Ghana. Dans le pays sylvanius Olympio, l’équivalent de Ruben Um Nyobé, ne s’était pas véritablement, même si lui, pour son bonheur, était parvenu à conquérir le pouvoir et à l’exercer, avant d’être assassiné par Etienne Eyadéma, devenu plus tard Gnassigbé Eyadema.

NOIR DANS L’UNION FRANÇAISE

Tout commence par l’opposition catégorique de Ruben Um Nyobé au projet d’intégration pure et simple du Cameroun dans le grand ensemble créé par la France à travers sa constitution de 1946, et qui le remplaçait. Il s’agissait pour le gouvernement français de passer outre le statut de territoire sous tutelle des Nations Unies dont jouissait le Cameroun, et d’en faire tout bonnement un territoire colonial français au même titre que l’étaient la Haute-volta (Burkina Faso), le Sénégal, le Soudan français (Mali), le Dahomey (Bénin), l’Oubangui-chari (RCA), etc. Dans cette optique, la citoyenneté française avait été accordée aux camerounais par la loi Lamine Gueye du 7 mai 1946, député du Sénégal à l’Assemblée constituante française élu le 21octobre 1945, en même temps qu’Alexandre Douala Manga Bell au Cameroun. C’est ce qui explique également le fait que des camerounais, au même titre que les ressortissants des autres territoires français d’Afrique et Madagascar, s’étaient retrouvés au parlement français à Paris : Paul Soppo Priso, Kemajou Daniel, Ahidjo Ahmadou, Pierre Votovo, Okala Charles, Nyoya Arouna, André-Marie Mbida, Allexandre Douala Manga Bell, etc.

Ruben Um Nyobé aura bataillé farouchement contre cette absorption du Cameroun, faisant inlassablement prévaloir la spécificité de notre pays au sein du sous ensemble politique que constituait l’Afrique Equatoriale Française, AEF, avec pour capitale Brazzaville. L’action opiniâtre du leader de l’UPC avait été, à n’en pas douter, à l’origine du fait que le gouvernement français s’était abstenu d’incorporer des camerounais en son sein, ainsi qu’il le faisait pour de nombreuses autres Africains : Blaise Diague et Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Félix Homphoét-Boiguy de côte d’Ivoire, Modibo Keita du Soudan français (Mali), etc.

L’opposition à l’intégration du Cameroun dans l’Union française menée par Ruben Um Nyobé, une fois momentanément récupérée par André-Marie Mbida au lendemain de la dissolution de l’UPC au mois de juillet 1955 par décret du gouvernement français, avait permis à ce dernier de se faire aisément élire député au Cameroun à l’Assemblée nationale française à Paris, au mois de janvier 1956, contre le colon à la fois le plus nuisible et le plus puissant du Cameroun, Louis-Paul Aujoulat. André-Marie Mbida avait axé sa campagne électorale sur les thèmes que développait Ruben Um Nyobé réduit à la clandestinité suite à l’interdiction de l’UPC, et avait ainsi conquis le cœur des camerounais dans la circonscription électorale du Sud Cameroun, à laquelle il s’était porté candidat.

NON À LA LOI-CADRE DEFERE DU 23 JUIN 1956

1954. après avoir mené pendant neuf longues années, la guerre contre Ho chi minh en Indo-chine et l’avoir perdue de manière humiliante au mois de juin, par la débâcle de Dieu bien phu, le gouvernement français avait finalement consenti à accorder l’indépendance à l’Indochine, l’une de ses colonies d’Asie.

Tout juste cinq mois plus tard, à savoir le 1er novembre 1956, les Algériens avaient déclenché, à leur tour, leur guerre d’indépendance.

1955. des maquis voient également le jour en Tunisie et au Maroc, toujours pour l’accession de ces deux pays sous domination française à l’indépendance.

1956, le gouvernement français ramène de l’île de Madagascar où il avait exilé, pour cause de revendication de l’indépendance, le roi du Maroc, Mohamed V, grand-père de l’actuel souverain, et libéré dans le même temps le leader indépendantiste Habib Bourrguiba Tunisie, après dix ans de prison. S’était résolu à accepter que les peuples marocain et tunisien étant déjà irrémédiablement acquis au défis d’indépendance, il n’y avait plus rien d’autre à faire que de la leur accorder. Ce qui fut fait au courant de cette année-là.

Cette série d’évènements totalement inattendus avait provoqué une grande effervescence en Afrique noire et à Madagascar au point où l’Elysée s’était retrouvé contraint d’offrir également à cette partie de l’Union française, quelque chose de semblable à l’indépendance, sans toutefois l’être. C‘est ainsi qu’il fait voter la loi-cadre Defferre le 23 juin 1956. Que prévoit-elle ?

1- l’octroie du pouvoir législatif aux assemblées territoriales d’Afrique noire et Madagascar ;

2- La constitution de gouvernement locaux au sein de l’union française dépourvus toutefois de politique extérieure, de défense (pas d’armée autre que française) et monétaire, la banque de France continuant à demeurer la banque centrale, et le franc des colonies françaises d’Afrique, franc CFA, la monnaie en vigueur. C’est ce que l’on avait baptisé poliment « autonomie interne ».

La réaction de Ruben Um Nyobé ne s’était pas fait attendre, suivi timidement par quelques autres leaders politiques camerounais parmi lesquels l’un des plus en vue à l’époque, Paul Soppo Priso président de l’Assemblée territoriale du Cameroun, ATCAM depuis le mois d’avril 1954 : « Non à l’autonomie interne, Oui à l’indépendance ». Ruben Um Nyobé et l’UPC avaient mené une campagne si efficace contre la loi-cadre Defferre que tout le Sud Cameroun l’avait rejeté. A l’époque, il y avait un vin rouge dont raffolaient les camerounais : Kiravi, ceux-ci en avaient récupéré le nom et l’avaient transformé de la manière suivante : kamerun pour le « K » International, pour le « I », refuse Autonomie, veut International Refuse Autonomie, veut indépendance » : Kiravi.

Hors du Cameroun, seuls Léopold Sédar Senghor du Sénégal et Djibo Bakary du Niger, comme leaders politiques les plus en vue et naturellement les étudiants africains en France, regroupés au sein de la FEANF, Fédération des Etudiants d’Afrique Voire en France, partageaient la même opinion que Ruben Um Nyobé. Ce dernier et eux avaient dénoncé vigoureusement la duperie que constituait la loi-cadre Defferre, pour les Africains, et avaient révélé que la fameuse « autonomie interne » à la faveur de laquelle André-marie Mbida allait devenir quelques mois plus tard le tout premier ministre du Cameroun sous administration française ne signifiait guère une étape transitoire vers l’indépendance, mais plutôt, un refus pure et simple de celle-ci par le gouvernement français.

LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE D’INDÉPENDANCE LE 18 DÉCEMBRE 1956 : UNE ACCÉLÉRATEUR PHÉNOMÉNALE DE L’HISTOIRE AFRICAIN

Le déclenchement de la guerre de libération nationale dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre 1956 a été l’acte politique le plus courageux, le plus audacieux et le plus décisif qu’à posé Ruben Um Nyobé. Pour obtenir la fin de la colonisation du Cameroun. Tout comme ce type de guerre avait abouti à l’indépendance de l’indépendance de l’Indochine, de la Tunisie, du Maroc de l’Algérie, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Angola, du Zimbabwé, du Mozambique, etc, la guerre qu’avait déclenchée Ruben Um Nyobé a abouti à la proclamation de l’indépendance du Cameroun trois années seulement plus tard, à savoir le 1er janvier 1960. Ce n’est pas tout, elle a provoqué celle de tous les autres territoires coloniaux français d’Afrique noire et Madagascar, tout au long de l’année 1960.

Comment les choses se sont-elles déroulées ? Tout d’abord, le gouvernement français avait compris, au lendemain de la nuit du 18 au 19 décembre 1956, que le Cameroun lui était désormais perdu, au même titre que venaient de l’être l’Indochine la Tunisie et le Maroc. Il avait par conséquent définitivement abandonné son projet d’incorporer le Cameroun dans l’Union française c'est-à-dire de lui faire perdre son statut de territoire sous tutelle des Nations Unies appelé à accéder au bout d’une période plus ou moins longue à l’indépendance. Le gouvernement français constatait en outre que Ruben Um Nyobé le prenait de vitesse et mettait de ce fait un terme au délusoire diplomatique auquel il se livrait avec succès jusque-là à l’ONU, et qui visait à ne jamais fixer quelle que date que ce soit pour la levée de la tutelle autrement dit, pour l’indépendance du Cameroun.

En effet, sur quoi allait totalement déboucher la guerre de Ruben Um Nyobé ? Sur une proclamation unilatérale de l’indépendance par les camerounais, dans ces conditions se serait sur détriment de la France, ou dans le meilleur des cas, sur des pourparlers hardus tels ceux qui avaient cntraint le gouvernement français en position défavorable à l’Indochine, au Maroc et en Tunisie.

Face à cette double perspective catastrophique pour lui, le gouvernement français n’avait plus qu’une seule solution, prendre à son tour de vitesse Ruben Um Nyobé et l’ensemble des camerounais en anticipant l’indépendance dont il venait de reconnaître le caractère inéluctable. Pour tout dire, Ruben Um Nyobé, à travers la guerre qu’il avait déclenchée, avait accéléré les évènements, accéléré considérablement l’histoire. Dans l’esprit du gouvernement français en effet, avant la nuit du 18-19 décembre 1956, si jamais il s’avérait impossible d’annuler le statut international du Cameroun, l’indépendance du territoire ne pouvait être envisagée que vers 1980, voire 1990. Ruben Um Nyobé, par sa guerre, étant en train de transformer le Cameroun, à son tour, en boulet colonial, mais cette fois-ci en Afrique noire, il fallait se débarrasser de ce territoire au plus vite. La guerre ayant déjà gagné le Mungo, le pays Bamiléké et le pays Banen, elle n’allait faire que s’étendre.

La suite, on la connait. André Marie Mbida qui était opposé à une indépendance à très court terme, a été limogé de ses fonctions de premier ministre. A sa place a été désigné un personnage jusque-là inconnu, à court terme, mais que Jean Ramadier avait rapidement converti à celle-ci, en lui faisant miroiter le poste de premier ministre dans l’immédiat, puis de président de la république par la suite : Ahmadou Ahidjo. C’est lui qui lira le discours d’indépendance le vendredi 1er janvier 1960.

LA GUINÉE CONAKRY, LE CAMEROUN : POURQUOI PAS NOUS ?

Mai 1956, Charles de Gaulle arrive au pouvoir en France. C’est un adversaire irréductible de la constitution de 1946 qui avait donné naissance à l’Union française. Il rédige de ce fait une nouvelle constitution qui remplace l’union française par la communauté française et organise, pour son adoption, un référendum sur toute l’étendue de l’Union française le 28 septembre 1958. Le Cameroun, grâce à l’opiniâtreté de Ruben Um Nyobé, jouissant d’un statut particulier au sein de cet espace politique et territorial d’autre part étant en proie, toutefois grâce à Ruben Um Nyobé à une guerre d’indépendance féroce, ne fut pas concerné par ce référendum. Il sera le seul de tous les territoires français d’Afrique noire à ne pas l’être. Pour tout dire, sa cause était déjà entendue : l’indépendance à très court terme. Au mois d’août 1958, Charles de Gaulle part en campagne électorale à travers l’Union française. Il tient meeting à Tananarive dans l’île de Madagascar, à Brazzaville au Congo, à Abidjan en côté d’Ivoire, à Conakry en Guinée, et, enfin, à Dakar au Sénégal. Il invite les Africains et Malgaches à voter « Oui » à ce référendum, c'est-à-dire à adhérer à la communauté française. Ce n’est pas tout, il les prévient que ceux qui se hasarderont à voter « non », verront leur territoire immédiatement indépendant, et la France pour sa part en tirera les conséquences qui s’imposent. C’est une menace à peine voilée.

Ahmed Sekou Touré de Guinée, pour ce qui le concerne, ne l’entend malheureusement pas de cette oreille. Il lui répond, face à face, dans l’hémicycle de l’Assemblée Territoriale à Conakry : « nous préférons la liberté dans la misère à la richesse dans l’esclavage ». Charles de Gaulle sombre dans une colère noire. Il intime l’ordre sur le champ à tous les Français de Guinée de boucler leurs valises. Proclame l’indépendance de la Guinée quelques jours plus tard, le 3 octobre 1958. Charles de Gaulle se retrouve ainsi, en Afrique noire, avec deux cailloux dans la chaussure, la Guinée Conakry désormais indépendante, et le Cameroun sur le point de l’être. Le 24 octobre 1958, le haut-commissaire de la République française à Yaoundé, Xavier Torre, dépose au niveau de l’Assemblée Législative, un projet de date de proclamation de l’indépendance du Cameroun : le vendredi 1er janvier 1960. Celle-ci est adoptée par une assemblée aux ordres, car toutes les autres dates que des élus camerounais non membres de l’UC, le parti d’Ahmadou Ahidjo avaient proposées, avaient été dédaigneusement rejetées. Au nombre de celles-ci, le 1er janvier 1959, préconisé par Tsalla Mekongo Germain, président du groupe des démocrates camerounais.

En cette fin d’année 1958, tous les dirigeants africains qui avaient voté « Oui » au référendum de Charles de Gaulle, en craignant des représailles de rapport pour eux-mêmes, et pour leurs pays respectifs, observent le gouvernement français et font une découverte bouleversante. Autant la Guinée est sévèrement punie pour avoir voté « Non » au référendum, donc obtenu son indépendance autant le Cameroun, pour ce qui le concerne, évolue tranquillement sans représailles aucunes vers la proclamation de celle-ci. Le 1er janvier 1960 se présente ainsi comme un jour de confusion totale dans les autres pays désormais membres de la communauté française, c'est-à-dire qui venaient de refuser l’indépendance. Dans les jours qui suivent, c’est un lot de récriminations qui se mettent à pleuvoir sur la table de Charles de Gaulle. Elles lui posent l’embarrassante question suivante : « pourquoi pas non ? Le Cameroun serait-il une exception, et si Oui, pour quelle raison ?

La suite, on la connait. Le journaliste français Jean Lacouture dans la biographie de Charles de Gaulle révèle que ce dernier agacé par les démarches pressantes des autres pays africains qui désiraient à leur tour vivre l’indépendance ainsi que venait de le faire le Cameroun, s’était écrié et désespéré : « ils nous quittent tous ». Le 27 avril 1960, le Togo qui était également un territoire sous tutelle des Nations Unies voit son indépendance enfin proclamé – quatre mois après le Cameroun. Puis, en août, c’est au tour du reste des pays membres de la communauté française : Dahomey (Bénin), Sénégal, Côte d’Ivoire, Tchad, Gabon, Congo-Brazzaville, Madagascar, etc.

On le voit bien, c’est Ruben Um Nyobé qui à déclenché tout ce mouvement au cours de la fameuse nuit du 18 au 19 décembre 1956. Cela mérite d’être connu des camerounais.

Par Enoh Meyomesse

 

UM Nyobe à L'ONU

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 22:02

Les dérives de la colonisation en Afrique équatoriale Française :

 

Rédigé en 1905 à la suite d’une enquête de quatre mois en Afrique équatoriale française, le rapport établi par l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza ne paraît qu’aujourd’hui. Resté confidentiel pendant un siècle, ce texte nous donne des clés pour comprendre la face sombre de la colonisation.

 

 

Histoire politique. C’est une torpille, tirée au début du siècle dernier et qui n’atteint son objectif qu’aujourd’hui ; c’est un document qui aurait eu un retentissement formidable s’il avait été rendu public à sa rédaction, en 1905. Publié pour la première fois ce printemps 2014, le « rapport Brazza » nous apporte néanmoins un précieux éclairage sur les dérives de l’administration coloniale et des compagnies concessionnaires établies dans les possessions d’Afrique équatoriale française (AEF). Le 5 avril 1905, l’explorateur italien naturalisé français Pierre Savorgnan de Brazza embarque à Marseille, avec son épouse Thérèse et la dizaine de membres qui composent son équipe, direction Brazzaville – ville qu’il avait lui-même fondée vingt ans plus tôt, en signant des accords de protection avec quelques chefs indigènes. Le motif de cette mission ? Alertée par la vindicte qui touchait « l’autre Congo » (encore dénommé cyniquement Etat indépendant du Congo, où les abus pratiqués par les hommes du roi des Belges Léopold II à l’encontre des populations indigènes chargées de récolter le caoutchouc avaient entraîné une vive réaction internationale), la Chambre des députés de la IIIe République décide de lancer « une mission d’inspection extraordinaire chargée de démontrer que le Congo français restait irréprochable », rappelle l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch dans l’excellente préface de ce rapport exhumé. 
À l’époque, la France rêve de prendre pied au Congo belge, caressant l’espoir de bénéficier d’un droit de préemption si la pression internationale contraint Léopold II à abandonner sa possession africaine. Problème : «  Toute remise en cause du Congo français risque de compromettre ses intérêts dans la région », souligne l’historienne. Aussi, Brazza se voit confier un autre objectif, plus secret : procéder « à une enquête comparée entre le Congo de Léopold et le Congo français, à l’avantage du Congo français  », lui demande le ministre des Affaires étrangères dans une lettre confidentielle.

 

De la dynamite dans l’anus, et autres représailles

 

Il faut dire encore que la constitution de cette mission d’enquête est précipitée par un scandale, rendu public en février 1905 : deux employés coloniaux, Fernand Gaud et Georges Toqué, avaient fait sauter un prisonnier indigène à Fort-Crampel (dans l’Oubangui-Chari) le 14 juillet 1903, en lui introduisant une cartouche de dynamite dans l’anus. Suite à la médiatisation de cette sinistre pétarade, si loin de la version officielle de la mission civilisatrice, le gouvernement cherche à éteindre l’incendie qui couve.

 

Mais les velléités gouvernementales s’avèrent bien optimistes. Brazza constate vite que les indigènes ne sont pas mieux lotis dans les possessions françaises que sur le territoire du roi des Belges. Le rapport qu’il rédige fait état de mauvais traitements, de sanctions disproportionnées, de taxes illégitimes, d’exécutions sommaires, de travaux forcés assimilés à de l’esclavage, d’humiliations quotidiennes. L’équipe d’enquêteurs recense plusieurs scandales, en particulier dans la région de l’Oubangui-Chari (aujourd’hui la Centrafrique). Ainsi, « l’affaire de Bangui » révèle que 58 femmes, séquestrées par l’administration coloniale dans le but de contraindre les hommes indigènes à s’acquitter de l’impôt en nature (c’est-à-dire de récolter le caoutchouc pour le compte de la compagnie concessionnaire) ont été enfermées dans une case si insalubre que 45 d’entre elles sont mortes de faiblesse en quelques semaines. Le passage de Brazza dans la région, en juillet 1905, permet d’éviter un autre scandale – 119 femmes enfermées dans les mêmes conditions ont finalement été libérées par l’administrateur colonial, de peur d’avoir à rendre des comptes à la mission d’état. Pire encore, la M’poko, compagnie concessionnaire privée dirigée par un Norvégien sadique (Gullbrand Schiötz), est soupçonnée de nombreuses séquestrations d’otages, de châtiments corporels cruels et d’exécutions (plus d’un millier de meurtres y seront répertoriés). Cette dernière affaire « est soigneusement étouffée pour préserver le prestige colonial de la France  », note Catherine Coquery-Vidrovitch. Le rapport dénonce enfin l’attitude d’Émile Gentil, commissaire général au Congo depuis 1902, qui fait tout pour entraver le déroulement de l’enquête, ayant lui-même plusieurs exactions à l’égard des indigènes sur la conscience (assassinats, abus de perception de l’impôt indigène et abus dans les réquisitions des porteurs, répression excessive de mouvements de rébellion…)

 

Un polar vrai, puissant et ténébreux

 

Ce rapport Brazza contient tous les ingrédients d’un polar puissant, ténébreux et véridique – qu’il resterait à écrire ? On y trouve du suspense, avec la difficile avancée des enquêteurs de la mission Brazza pendant les quatre mois qu’ils passent sur place (leurs travaux de recherche sont presque systématiquement sapés par les fonctionnaires en poste dans la colonie), des coups bas (les enquêteurs ne peuvent se fier à leurs informateurs, tant l’omertà est présente), du sang (beaucoup de sang), le décor mystérieux et angoissant de la forêt, des personnages maléfiques, et un héros, Louis Savorgnan de Brazza. Un héros qui meurt, peut-être, empoisonné au cours du trajet de son retour en France. C’est du moins la version que soutient sa veuve, qui assiste à son agonie sur le bateau qui les ramène à Marseille – l’explorateur-enquêteur s’était fait beaucoup d’ennemis parmi les fonctionnaires sur place et les directeurs des compagnies concessionnaires, et son rapport aurait certainement connu un sort différent si l’homme était resté en vie. «  Je rentre avec le sentiment que l’envoi de ma mission était nécessaire. Autrement, nous aurions eu des scandales pires que ceux de l’Abir et la Mongalla belges », écrit-il le 24 août. Brazza meurt 21 jours plus tard, le 14 septembre 1905, lors de l’escale de Dakar. Il avait 53 ans.

 

Testament politique

 

Inacceptable, scandaleux, accablant, explosif, le rapport Brazza est aussitôt classé confidentiel et enfoui dans les archives. Le gouvernement de l’époque n’avait pas estimé utile de rendre publiques ces révélations embarrassantes. Il fallait construire une mémoire coloniale plus acceptable. Parler des bienfaits de la colonisation plutôt que de ses méfaits. Cent ans plus tard, le travail de remise en cause semblait n’avoir guère progressé : en 2005, l’Etat tentait encore de légiférer sur les bienfaits de cette colonisation africaine.
Après le passage de Brazza, rien ou presque ne change dans les possessions françaises de l’AEF. De juillet 1926 à mai 1927, l’écrivain André Gide voyage en Afrique centrale : la description qu’il fait des conditions de vie des indigènes dans le livre choc qu’il publie l’année suivante (Voyage au Congo) rappelle cruellement le brûlot de Brazza. L’année suivante, le journaliste Albert Londres s’embarque pour un périple de quatre mois en AOF (Afrique occidentale française) et en AEF : même réquisitoire contre l’administration coloniale, même remise en cause des compagnies concessionnaires privées qui s’arrogent tous les pouvoirs pour maximiser leurs profits, à la grande souffrance des populations locales. En 1932, l’écrivain Louis-Ferdinand Céline dépeint la même situation dans le passage africain de son Voyage au bout de la nuit. Et qu’en est-il aujourd’hui, en 2014 ? Le système des concessions privées existe toujours (sous une forme atténuée, heureusement !) dans les anciennes possessions françaises. Des groupes comme Bolloré, Total ou Areva, mais aussi des dizaines d’autres entreprises moins connues, jouissent de la protection des contingents de l’armée française et des polices locales pour accomplir leurs affaires, avec la complicité des gouvernements locaux, bien souvent corrompus. Et la Centrafrique, où rien ne changea pendant des années (puisque rien ne fut reconnu), où le pouvoir colonial toléra des sultanats esclavagistes jusqu’aux années 1940, continue de s’embourber dans une guerre attisée par des années de haine et de violence contenues. Considéré comme le testament politique de Louis Savorgan de Brazza, ce rapport étouffé constitue un des premiers scandales de la Françafrique. Pourquoi n’a-t-il pas été publié plus tôt ?

Repères :Le Rapport Brazza, Mission d’enquête au CongoPréface de Catherine Coquery-Vidrovitch, postface de Patrick Farbiaz (fondateur de l’association Sortir du colonialisme)Éditions Le passager clandestin (2014), 305 pages, 19 euros.

Source : lesInfluences

 Pierre Savorgnan de Brazza est un officier de marine et explorateur français d'origine italienne qui a ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale.   Né le 26 janvier 1852 à Rome, Italie. Décès : 14 septembre 1905 à Dakar.

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine