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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 22:07

La coalition anti-EI(Etat islamique) est-il un prétexte pour en finir avec Bachar el asad de la Syrie ?

 

 

Le nouveau 11 septembre s’appelle EI, État Islamique

Le nouveau 11 septembre s’appelle EI, État Islamique. En effet, Obama se sert de l’EI comme excuse pour retourner en Irak et veut s’en servir aussi pour bombarder la Syrie antisioniste de Bachar el-Assad !

 

http://mai68.org/spip/local/cache-vignettes/L349xH233/ISIS-CIA-cooperation-9a550.jpg

EIIL - ISIS - Daach - Daech - Une bonne excuse fabriquée par les USA pour revenir en Irak et pour bombarder la Syrie :

http://mai68.org/spip/spip.php?article7772

Barack Obama a annoncé mercredi 10 septembre 2014 aux Américains sa volonté d’intensifier sa "lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique" en "autorisant" pour la première fois des bombardements en Syrie et une "intervention accrue" en Irak.

Cette technique de manipulation et de pression n’est pas nouvelle.

Elle avait déjà été utilisée par la France de Sarkozy pour obtenir du dictateur du Tchad Idriss Deby qu’il libère les enleveurs d’enfants de l’arche de Zoe. Lire sur le sujet

Cet article sur l’Arche de Zoe : http://mai68.org/ag/1316.htm

Et "Déclencher une guerre au Tchad pour obtenir une amnistie" :

http://mai68.org/ag/1315.htm

C’est le même principe qu’a utilisé la France au Mali avec AQMI et le MUJAO. Lire à ce sujet l’article :

http://mai68.org/spip/spip.php?article7568

Le MUJAO fait partie de ces groupes islamistes dont l’invasion du Mali avait servi d’excuse à l’impérialisme français pour envoyer ses troupes militaires coloniales s’installer au Mali.

Et on sait que l’EI - État Islamique -, nommé auparavant l’EIIL, Daech, ISIS, etc. a sa direction qui appartient à la CIA et au Mossad (La preuve en est donnée tout en bas de l’article, dans un cadre de la même couleur que celui-ci, avec un titre rouge). Le chef de ce groupe « islamiste » est en fait un Israélien du Mossad.

Les gens concernés ne sont pas tous dupes. D’ailleurs, voici un court article d’une agence de presse iranienne en français :

Irak : Le pentagone s’apprête à bombarder la Syrie !!!

http://french.irib.ir/info/moyen-or…

Dimanche, 10 août 2014 06:43

http://mai68.org/spip/local/cache-vignettes/L200xH133/Syrie-bombardee-c289f.jpg

IRIB- le chef d’état major interarme d’Irak a évoqué de possibles frappes aériennes de l’aviation US contre le sol syrien !

" les raids militaires US ne s’inscrivent pas dans la durée et ils s’étendront à l’avenir au delà de l’Irak , en Syrie où ils devront viser les positions de Daech !, a affirmé le général Babakar Zébari. Le général qui sortait d’une réunion conjointe avec les peshmarghas a confirmé l’envoie d’un convoi d’armes lourdes par Bagdad à destination du Kurdistan irakien. depuis vendredi, l’aviation américaine a mené plus de 4 raids contre les positions de Daech non loin de la ville d’Erbil. selon les analystes politiques, Daech a fourni un prétexte en or aux Américains pour un retour "triomphal" en Irak quatre ans après leur retrait humiliant de la Mésopotamie.


Barack Obama veut frapper l’Etat islamique jusqu’en Syrie

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0H60AU20140911?sp=true

Jeudi 11 septembre 2014 10h05

par Steve Holland et Roberta Rampton

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a annoncé mercredi aux Américains sa volonté d’intensifier sa lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique en autorisant pour la première fois des frappes aériennes en Syrie et une intervention accrue en Irak.

La décision du président des Etats-Unis de lancer des frappes en Syrie, pays en guerre civile depuis trois ans, illustre la gravité de la menace représentée par l’Etat islamique aux yeux du gouvernement américain. L’EI, qui a déclaré un califat sur les territoires qu’il a conquis en Syrie et en Irak, est accusé de procéder à des exécutions en grand nombre, entre autres exactions.

Il y a un an, Barack Obama avait failli lancer des frappes aériennes contre le gouvernement syrien pour avoir utilisé des agents chimiques contre la population, fin août 2013, dans la périphérie de Damas, avant de faire machine arrière.

Barack Obama a présenté son plan contre l’EI, auquel il fait référence par son ancien nom d’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), dans un discours solennel prononcé de la Maison blanche deux semaines après avoir été très critiqué pour avoir dit ne pas avoir "encore" de stratégie au sujet de l’EI en Syrie et six mois après avoir déclaré que les groupes comme l’Etat islamique étaient des acteurs mineurs.

"Notre objectif est clair : nous allons affaiblir, et finalement détruire, l’EIIL via une stratégie anti-terroriste globale et soutenue", a dit le président.

Il a dit vouloir pourchasser les djihadistes ultra-radicaux de l’EI "où qu’ils soient" via une "campagne systématique de frappes aériennes".

"Cela signifie que je n’hésiterai pas à agir contre l’EIIL en Syrie, ainsi qu’en Irak. C’est un principe central de ma présidence : si vous menacez l’Amérique, vous ne trouverez aucun sanctuaire", a déclaré le président.

CONSEILLERS AMÉRICAINS

Il a précisé qu’il allait étendre la liste des cibles à atteindre à l’intérieur de l’Irak au-delà des zones où il a autorisé des frappes ciblées depuis début août.

Barack Obama promet d’envoyer 475 conseillers américains supplémentaires pour aider les forces irakiennes, qui rejoindront le millier d’hommes déjà sur place. Mais elles ne s’engageront pas dans les combats. "Nous ne nous laisserons pas entraîner dans une autre guerre au sol en Irak", a dit le chef de la Maison blanche.

L’Arabie saoudite, pays allié clé des Etats-Unis, accueillera sur son territoire une mission américaine d’entraînement des rebelles syriens, indiquent des responsables américains. Cette décision importante pourrait aider les Etats arabes du Golfe à rallier la coalition internationale voulue par les Etats-Unis.

L’effort est conditionné à l’approbation par le Congrès américain de 500 millions de dollars (près de 390 millions d’euros) pour entraîner et armer les rebelles.

La décision saoudienne a été prise après un entretien téléphonique qu’avait eu auparavant Barack Obama avec le roi Abdallah, qui a demandé au gouvernement américain de faire plus pour résoudre le conflit syrien.

Il s’agit d’un changement majeur pour le président démocrate qui a axé l’essentiel de son bilan en politique étrangère à retirer d’Irak les dernières troupes américaines engagées par son prédécesseur George W. Bush dans un conflit qu’il jugeait inutile.

La décision de Barack Obama d’accentuer la lutte contre l’EI fait suite à des sondages montrant que les Américains estiment que le président s’est montré trop timoré face aux djihadistes.

ÉLIMINER L’EIIL

D’autant que l’Etat islamique a annoncé ces dernières semaines avoir décapité deux journalistes américains qu’il retenait prisonniers en Syrie.

Barack Obama ne souhaite pas envoyer un nombre important de soldats dans la région. Il préfère compter sur l’aide d’une vaste coalition comprenant des pays alliés occidentaux et les Etats arabes sunnites de la région.

"Cette campagne de lutte contre le terrorisme sera menée via un effort constant et déterminé pour éliminer l’EIIL où qu’il soit en utilisant notre puissance aérienne et notre soutien à des forces partenaires sur le terrain", a déclaré Barack Obama

Ce que fera chaque pays au sein de cette coalition reste à déterminer. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry, qui se trouve à Bagdad, doit rencontrer les dirigeants de la région dans les prochains jours et Barack Obama doit tenir une conférence au sommet sur la sécurité lors de l’Assemblée générale des Nations unies dans deux semaines.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait savoir mercredi que la France était prête à agir en Irak, via une action militaire aérienne "si nécessaire", et dans des modalités différentes en Syrie pour répondre à la menace des combattants de l’Etat islamique.

Le président français François Hollande doit se rendre en Irak vendredi avant la tenue, lundi à Paris, d’une conférence internationale sur la sécurité en Irak et la lutte contre l’Etat islamique.

Selon un sondage pour le Washington Post et ABC News publié mardi, plus de 70% des Américains disent être favorables à des frappes aériennes en Irak et 65% à des frappes en Syrie. Selon une enquête NBC News-Wall Street Journal, 61% des sondés estiment qu’une action militaire contre l’EI est dans l’intérêt des Etats-Unis.

(Avec Jeff Mason et Susan Heavey ; Danielle Rouquié pour le service français)

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:46

Le rôle irremplaçable de Ruben Um Nyobé dans l’histoire du Cameroun et de l’Afrique par Enoh Meyomesse.

 

 

UM Nyobe le père de l'indépendance du Cameroun

 

Bien peu nombreux sont les camerounais qui apprécient à sa juste valeur le rôle déterminant que Ruben Um Nyobé a joué comme catalyseur des indépendances en chaine des anciennes colonies francaises d’Afrique noire tout au long de l’année 1960. Il n’est perçu que comme le véritable père de l’indépendance du Cameroun, sans plus, titre qu’Ahmadou Ahidjo, malgré une puissante propagande, et une répression Terrace de vingt–quatre longues années, n’est pas parvenu à lui ravir. Et pourtant, sans lui, point d’indépendance au Cameroun en 1960, ni au Togo, qui bénéficiait du même statut international que le Cameroun, ni au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Dahomey (Bénin), au Tchad, au Gabon, Congo Brazzaville, en RCA, etc. De même, sans lui, point de réunification du Cameroun le 1er octobre 1961, la preuve étant que le Togo qui avait été divisé comme notre pays, n’a pas, quant à lui, été reconstitué, même partiellement ainsi que l’a été le Cameroun. La partie du Togo passée dans l'administration britannique, a été définitivement incorporée au Ghana. Dans le pays sylvanius Olympio, l’équivalent de Ruben Um Nyobé, ne s’était pas véritablement, même si lui, pour son bonheur, était parvenu à conquérir le pouvoir et à l’exercer, avant d’être assassiné par Etienne Eyadéma, devenu plus tard Gnassigbé Eyadema.

NOIR DANS L’UNION FRANÇAISE

Tout commence par l’opposition catégorique de Ruben Um Nyobé au projet d’intégration pure et simple du Cameroun dans le grand ensemble créé par la France à travers sa constitution de 1946, et qui le remplaçait. Il s’agissait pour le gouvernement français de passer outre le statut de territoire sous tutelle des Nations Unies dont jouissait le Cameroun, et d’en faire tout bonnement un territoire colonial français au même titre que l’étaient la Haute-volta (Burkina Faso), le Sénégal, le Soudan français (Mali), le Dahomey (Bénin), l’Oubangui-chari (RCA), etc. Dans cette optique, la citoyenneté française avait été accordée aux camerounais par la loi Lamine Gueye du 7 mai 1946, député du Sénégal à l’Assemblée constituante française élu le 21octobre 1945, en même temps qu’Alexandre Douala Manga Bell au Cameroun. C’est ce qui explique également le fait que des camerounais, au même titre que les ressortissants des autres territoires français d’Afrique et Madagascar, s’étaient retrouvés au parlement français à Paris : Paul Soppo Priso, Kemajou Daniel, Ahidjo Ahmadou, Pierre Votovo, Okala Charles, Nyoya Arouna, André-Marie Mbida, Allexandre Douala Manga Bell, etc.

Ruben Um Nyobé aura bataillé farouchement contre cette absorption du Cameroun, faisant inlassablement prévaloir la spécificité de notre pays au sein du sous ensemble politique que constituait l’Afrique Equatoriale Française, AEF, avec pour capitale Brazzaville. L’action opiniâtre du leader de l’UPC avait été, à n’en pas douter, à l’origine du fait que le gouvernement français s’était abstenu d’incorporer des camerounais en son sein, ainsi qu’il le faisait pour de nombreuses autres Africains : Blaise Diague et Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Félix Homphoét-Boiguy de côte d’Ivoire, Modibo Keita du Soudan français (Mali), etc.

L’opposition à l’intégration du Cameroun dans l’Union française menée par Ruben Um Nyobé, une fois momentanément récupérée par André-Marie Mbida au lendemain de la dissolution de l’UPC au mois de juillet 1955 par décret du gouvernement français, avait permis à ce dernier de se faire aisément élire député au Cameroun à l’Assemblée nationale française à Paris, au mois de janvier 1956, contre le colon à la fois le plus nuisible et le plus puissant du Cameroun, Louis-Paul Aujoulat. André-Marie Mbida avait axé sa campagne électorale sur les thèmes que développait Ruben Um Nyobé réduit à la clandestinité suite à l’interdiction de l’UPC, et avait ainsi conquis le cœur des camerounais dans la circonscription électorale du Sud Cameroun, à laquelle il s’était porté candidat.

NON À LA LOI-CADRE DEFERE DU 23 JUIN 1956

1954. après avoir mené pendant neuf longues années, la guerre contre Ho chi minh en Indo-chine et l’avoir perdue de manière humiliante au mois de juin, par la débâcle de Dieu bien phu, le gouvernement français avait finalement consenti à accorder l’indépendance à l’Indochine, l’une de ses colonies d’Asie.

Tout juste cinq mois plus tard, à savoir le 1er novembre 1956, les Algériens avaient déclenché, à leur tour, leur guerre d’indépendance.

1955. des maquis voient également le jour en Tunisie et au Maroc, toujours pour l’accession de ces deux pays sous domination française à l’indépendance.

1956, le gouvernement français ramène de l’île de Madagascar où il avait exilé, pour cause de revendication de l’indépendance, le roi du Maroc, Mohamed V, grand-père de l’actuel souverain, et libéré dans le même temps le leader indépendantiste Habib Bourrguiba Tunisie, après dix ans de prison. S’était résolu à accepter que les peuples marocain et tunisien étant déjà irrémédiablement acquis au défis d’indépendance, il n’y avait plus rien d’autre à faire que de la leur accorder. Ce qui fut fait au courant de cette année-là.

Cette série d’évènements totalement inattendus avait provoqué une grande effervescence en Afrique noire et à Madagascar au point où l’Elysée s’était retrouvé contraint d’offrir également à cette partie de l’Union française, quelque chose de semblable à l’indépendance, sans toutefois l’être. C‘est ainsi qu’il fait voter la loi-cadre Defferre le 23 juin 1956. Que prévoit-elle ?

1- l’octroie du pouvoir législatif aux assemblées territoriales d’Afrique noire et Madagascar ;

2- La constitution de gouvernement locaux au sein de l’union française dépourvus toutefois de politique extérieure, de défense (pas d’armée autre que française) et monétaire, la banque de France continuant à demeurer la banque centrale, et le franc des colonies françaises d’Afrique, franc CFA, la monnaie en vigueur. C’est ce que l’on avait baptisé poliment « autonomie interne ».

La réaction de Ruben Um Nyobé ne s’était pas fait attendre, suivi timidement par quelques autres leaders politiques camerounais parmi lesquels l’un des plus en vue à l’époque, Paul Soppo Priso président de l’Assemblée territoriale du Cameroun, ATCAM depuis le mois d’avril 1954 : « Non à l’autonomie interne, Oui à l’indépendance ». Ruben Um Nyobé et l’UPC avaient mené une campagne si efficace contre la loi-cadre Defferre que tout le Sud Cameroun l’avait rejeté. A l’époque, il y avait un vin rouge dont raffolaient les camerounais : Kiravi, ceux-ci en avaient récupéré le nom et l’avaient transformé de la manière suivante : kamerun pour le « K » International, pour le « I », refuse Autonomie, veut International Refuse Autonomie, veut indépendance » : Kiravi.

Hors du Cameroun, seuls Léopold Sédar Senghor du Sénégal et Djibo Bakary du Niger, comme leaders politiques les plus en vue et naturellement les étudiants africains en France, regroupés au sein de la FEANF, Fédération des Etudiants d’Afrique Voire en France, partageaient la même opinion que Ruben Um Nyobé. Ce dernier et eux avaient dénoncé vigoureusement la duperie que constituait la loi-cadre Defferre, pour les Africains, et avaient révélé que la fameuse « autonomie interne » à la faveur de laquelle André-marie Mbida allait devenir quelques mois plus tard le tout premier ministre du Cameroun sous administration française ne signifiait guère une étape transitoire vers l’indépendance, mais plutôt, un refus pure et simple de celle-ci par le gouvernement français.

LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE D’INDÉPENDANCE LE 18 DÉCEMBRE 1956 : UNE ACCÉLÉRATEUR PHÉNOMÉNALE DE L’HISTOIRE AFRICAIN

Le déclenchement de la guerre de libération nationale dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre 1956 a été l’acte politique le plus courageux, le plus audacieux et le plus décisif qu’à posé Ruben Um Nyobé. Pour obtenir la fin de la colonisation du Cameroun. Tout comme ce type de guerre avait abouti à l’indépendance de l’indépendance de l’Indochine, de la Tunisie, du Maroc de l’Algérie, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Angola, du Zimbabwé, du Mozambique, etc, la guerre qu’avait déclenchée Ruben Um Nyobé a abouti à la proclamation de l’indépendance du Cameroun trois années seulement plus tard, à savoir le 1er janvier 1960. Ce n’est pas tout, elle a provoqué celle de tous les autres territoires coloniaux français d’Afrique noire et Madagascar, tout au long de l’année 1960.

Comment les choses se sont-elles déroulées ? Tout d’abord, le gouvernement français avait compris, au lendemain de la nuit du 18 au 19 décembre 1956, que le Cameroun lui était désormais perdu, au même titre que venaient de l’être l’Indochine la Tunisie et le Maroc. Il avait par conséquent définitivement abandonné son projet d’incorporer le Cameroun dans l’Union française c'est-à-dire de lui faire perdre son statut de territoire sous tutelle des Nations Unies appelé à accéder au bout d’une période plus ou moins longue à l’indépendance. Le gouvernement français constatait en outre que Ruben Um Nyobé le prenait de vitesse et mettait de ce fait un terme au délusoire diplomatique auquel il se livrait avec succès jusque-là à l’ONU, et qui visait à ne jamais fixer quelle que date que ce soit pour la levée de la tutelle autrement dit, pour l’indépendance du Cameroun.

En effet, sur quoi allait totalement déboucher la guerre de Ruben Um Nyobé ? Sur une proclamation unilatérale de l’indépendance par les camerounais, dans ces conditions se serait sur détriment de la France, ou dans le meilleur des cas, sur des pourparlers hardus tels ceux qui avaient cntraint le gouvernement français en position défavorable à l’Indochine, au Maroc et en Tunisie.

Face à cette double perspective catastrophique pour lui, le gouvernement français n’avait plus qu’une seule solution, prendre à son tour de vitesse Ruben Um Nyobé et l’ensemble des camerounais en anticipant l’indépendance dont il venait de reconnaître le caractère inéluctable. Pour tout dire, Ruben Um Nyobé, à travers la guerre qu’il avait déclenchée, avait accéléré les évènements, accéléré considérablement l’histoire. Dans l’esprit du gouvernement français en effet, avant la nuit du 18-19 décembre 1956, si jamais il s’avérait impossible d’annuler le statut international du Cameroun, l’indépendance du territoire ne pouvait être envisagée que vers 1980, voire 1990. Ruben Um Nyobé, par sa guerre, étant en train de transformer le Cameroun, à son tour, en boulet colonial, mais cette fois-ci en Afrique noire, il fallait se débarrasser de ce territoire au plus vite. La guerre ayant déjà gagné le Mungo, le pays Bamiléké et le pays Banen, elle n’allait faire que s’étendre.

La suite, on la connait. André Marie Mbida qui était opposé à une indépendance à très court terme, a été limogé de ses fonctions de premier ministre. A sa place a été désigné un personnage jusque-là inconnu, à court terme, mais que Jean Ramadier avait rapidement converti à celle-ci, en lui faisant miroiter le poste de premier ministre dans l’immédiat, puis de président de la république par la suite : Ahmadou Ahidjo. C’est lui qui lira le discours d’indépendance le vendredi 1er janvier 1960.

LA GUINÉE CONAKRY, LE CAMEROUN : POURQUOI PAS NOUS ?

Mai 1956, Charles de Gaulle arrive au pouvoir en France. C’est un adversaire irréductible de la constitution de 1946 qui avait donné naissance à l’Union française. Il rédige de ce fait une nouvelle constitution qui remplace l’union française par la communauté française et organise, pour son adoption, un référendum sur toute l’étendue de l’Union française le 28 septembre 1958. Le Cameroun, grâce à l’opiniâtreté de Ruben Um Nyobé, jouissant d’un statut particulier au sein de cet espace politique et territorial d’autre part étant en proie, toutefois grâce à Ruben Um Nyobé à une guerre d’indépendance féroce, ne fut pas concerné par ce référendum. Il sera le seul de tous les territoires français d’Afrique noire à ne pas l’être. Pour tout dire, sa cause était déjà entendue : l’indépendance à très court terme. Au mois d’août 1958, Charles de Gaulle part en campagne électorale à travers l’Union française. Il tient meeting à Tananarive dans l’île de Madagascar, à Brazzaville au Congo, à Abidjan en côté d’Ivoire, à Conakry en Guinée, et, enfin, à Dakar au Sénégal. Il invite les Africains et Malgaches à voter « Oui » à ce référendum, c'est-à-dire à adhérer à la communauté française. Ce n’est pas tout, il les prévient que ceux qui se hasarderont à voter « non », verront leur territoire immédiatement indépendant, et la France pour sa part en tirera les conséquences qui s’imposent. C’est une menace à peine voilée.

Ahmed Sekou Touré de Guinée, pour ce qui le concerne, ne l’entend malheureusement pas de cette oreille. Il lui répond, face à face, dans l’hémicycle de l’Assemblée Territoriale à Conakry : « nous préférons la liberté dans la misère à la richesse dans l’esclavage ». Charles de Gaulle sombre dans une colère noire. Il intime l’ordre sur le champ à tous les Français de Guinée de boucler leurs valises. Proclame l’indépendance de la Guinée quelques jours plus tard, le 3 octobre 1958. Charles de Gaulle se retrouve ainsi, en Afrique noire, avec deux cailloux dans la chaussure, la Guinée Conakry désormais indépendante, et le Cameroun sur le point de l’être. Le 24 octobre 1958, le haut-commissaire de la République française à Yaoundé, Xavier Torre, dépose au niveau de l’Assemblée Législative, un projet de date de proclamation de l’indépendance du Cameroun : le vendredi 1er janvier 1960. Celle-ci est adoptée par une assemblée aux ordres, car toutes les autres dates que des élus camerounais non membres de l’UC, le parti d’Ahmadou Ahidjo avaient proposées, avaient été dédaigneusement rejetées. Au nombre de celles-ci, le 1er janvier 1959, préconisé par Tsalla Mekongo Germain, président du groupe des démocrates camerounais.

En cette fin d’année 1958, tous les dirigeants africains qui avaient voté « Oui » au référendum de Charles de Gaulle, en craignant des représailles de rapport pour eux-mêmes, et pour leurs pays respectifs, observent le gouvernement français et font une découverte bouleversante. Autant la Guinée est sévèrement punie pour avoir voté « Non » au référendum, donc obtenu son indépendance autant le Cameroun, pour ce qui le concerne, évolue tranquillement sans représailles aucunes vers la proclamation de celle-ci. Le 1er janvier 1960 se présente ainsi comme un jour de confusion totale dans les autres pays désormais membres de la communauté française, c'est-à-dire qui venaient de refuser l’indépendance. Dans les jours qui suivent, c’est un lot de récriminations qui se mettent à pleuvoir sur la table de Charles de Gaulle. Elles lui posent l’embarrassante question suivante : « pourquoi pas non ? Le Cameroun serait-il une exception, et si Oui, pour quelle raison ?

La suite, on la connait. Le journaliste français Jean Lacouture dans la biographie de Charles de Gaulle révèle que ce dernier agacé par les démarches pressantes des autres pays africains qui désiraient à leur tour vivre l’indépendance ainsi que venait de le faire le Cameroun, s’était écrié et désespéré : « ils nous quittent tous ». Le 27 avril 1960, le Togo qui était également un territoire sous tutelle des Nations Unies voit son indépendance enfin proclamé – quatre mois après le Cameroun. Puis, en août, c’est au tour du reste des pays membres de la communauté française : Dahomey (Bénin), Sénégal, Côte d’Ivoire, Tchad, Gabon, Congo-Brazzaville, Madagascar, etc.

On le voit bien, c’est Ruben Um Nyobé qui à déclenché tout ce mouvement au cours de la fameuse nuit du 18 au 19 décembre 1956. Cela mérite d’être connu des camerounais.

Par Enoh Meyomesse

 

UM Nyobe à L'ONU

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 22:02

Les dérives de la colonisation en Afrique équatoriale Française :

 

Rédigé en 1905 à la suite d’une enquête de quatre mois en Afrique équatoriale française, le rapport établi par l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza ne paraît qu’aujourd’hui. Resté confidentiel pendant un siècle, ce texte nous donne des clés pour comprendre la face sombre de la colonisation.

 

 

Histoire politique. C’est une torpille, tirée au début du siècle dernier et qui n’atteint son objectif qu’aujourd’hui ; c’est un document qui aurait eu un retentissement formidable s’il avait été rendu public à sa rédaction, en 1905. Publié pour la première fois ce printemps 2014, le « rapport Brazza » nous apporte néanmoins un précieux éclairage sur les dérives de l’administration coloniale et des compagnies concessionnaires établies dans les possessions d’Afrique équatoriale française (AEF). Le 5 avril 1905, l’explorateur italien naturalisé français Pierre Savorgnan de Brazza embarque à Marseille, avec son épouse Thérèse et la dizaine de membres qui composent son équipe, direction Brazzaville – ville qu’il avait lui-même fondée vingt ans plus tôt, en signant des accords de protection avec quelques chefs indigènes. Le motif de cette mission ? Alertée par la vindicte qui touchait « l’autre Congo » (encore dénommé cyniquement Etat indépendant du Congo, où les abus pratiqués par les hommes du roi des Belges Léopold II à l’encontre des populations indigènes chargées de récolter le caoutchouc avaient entraîné une vive réaction internationale), la Chambre des députés de la IIIe République décide de lancer « une mission d’inspection extraordinaire chargée de démontrer que le Congo français restait irréprochable », rappelle l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch dans l’excellente préface de ce rapport exhumé. 
À l’époque, la France rêve de prendre pied au Congo belge, caressant l’espoir de bénéficier d’un droit de préemption si la pression internationale contraint Léopold II à abandonner sa possession africaine. Problème : «  Toute remise en cause du Congo français risque de compromettre ses intérêts dans la région », souligne l’historienne. Aussi, Brazza se voit confier un autre objectif, plus secret : procéder « à une enquête comparée entre le Congo de Léopold et le Congo français, à l’avantage du Congo français  », lui demande le ministre des Affaires étrangères dans une lettre confidentielle.

 

De la dynamite dans l’anus, et autres représailles

 

Il faut dire encore que la constitution de cette mission d’enquête est précipitée par un scandale, rendu public en février 1905 : deux employés coloniaux, Fernand Gaud et Georges Toqué, avaient fait sauter un prisonnier indigène à Fort-Crampel (dans l’Oubangui-Chari) le 14 juillet 1903, en lui introduisant une cartouche de dynamite dans l’anus. Suite à la médiatisation de cette sinistre pétarade, si loin de la version officielle de la mission civilisatrice, le gouvernement cherche à éteindre l’incendie qui couve.

 

Mais les velléités gouvernementales s’avèrent bien optimistes. Brazza constate vite que les indigènes ne sont pas mieux lotis dans les possessions françaises que sur le territoire du roi des Belges. Le rapport qu’il rédige fait état de mauvais traitements, de sanctions disproportionnées, de taxes illégitimes, d’exécutions sommaires, de travaux forcés assimilés à de l’esclavage, d’humiliations quotidiennes. L’équipe d’enquêteurs recense plusieurs scandales, en particulier dans la région de l’Oubangui-Chari (aujourd’hui la Centrafrique). Ainsi, « l’affaire de Bangui » révèle que 58 femmes, séquestrées par l’administration coloniale dans le but de contraindre les hommes indigènes à s’acquitter de l’impôt en nature (c’est-à-dire de récolter le caoutchouc pour le compte de la compagnie concessionnaire) ont été enfermées dans une case si insalubre que 45 d’entre elles sont mortes de faiblesse en quelques semaines. Le passage de Brazza dans la région, en juillet 1905, permet d’éviter un autre scandale – 119 femmes enfermées dans les mêmes conditions ont finalement été libérées par l’administrateur colonial, de peur d’avoir à rendre des comptes à la mission d’état. Pire encore, la M’poko, compagnie concessionnaire privée dirigée par un Norvégien sadique (Gullbrand Schiötz), est soupçonnée de nombreuses séquestrations d’otages, de châtiments corporels cruels et d’exécutions (plus d’un millier de meurtres y seront répertoriés). Cette dernière affaire « est soigneusement étouffée pour préserver le prestige colonial de la France  », note Catherine Coquery-Vidrovitch. Le rapport dénonce enfin l’attitude d’Émile Gentil, commissaire général au Congo depuis 1902, qui fait tout pour entraver le déroulement de l’enquête, ayant lui-même plusieurs exactions à l’égard des indigènes sur la conscience (assassinats, abus de perception de l’impôt indigène et abus dans les réquisitions des porteurs, répression excessive de mouvements de rébellion…)

 

Un polar vrai, puissant et ténébreux

 

Ce rapport Brazza contient tous les ingrédients d’un polar puissant, ténébreux et véridique – qu’il resterait à écrire ? On y trouve du suspense, avec la difficile avancée des enquêteurs de la mission Brazza pendant les quatre mois qu’ils passent sur place (leurs travaux de recherche sont presque systématiquement sapés par les fonctionnaires en poste dans la colonie), des coups bas (les enquêteurs ne peuvent se fier à leurs informateurs, tant l’omertà est présente), du sang (beaucoup de sang), le décor mystérieux et angoissant de la forêt, des personnages maléfiques, et un héros, Louis Savorgnan de Brazza. Un héros qui meurt, peut-être, empoisonné au cours du trajet de son retour en France. C’est du moins la version que soutient sa veuve, qui assiste à son agonie sur le bateau qui les ramène à Marseille – l’explorateur-enquêteur s’était fait beaucoup d’ennemis parmi les fonctionnaires sur place et les directeurs des compagnies concessionnaires, et son rapport aurait certainement connu un sort différent si l’homme était resté en vie. «  Je rentre avec le sentiment que l’envoi de ma mission était nécessaire. Autrement, nous aurions eu des scandales pires que ceux de l’Abir et la Mongalla belges », écrit-il le 24 août. Brazza meurt 21 jours plus tard, le 14 septembre 1905, lors de l’escale de Dakar. Il avait 53 ans.

 

Testament politique

 

Inacceptable, scandaleux, accablant, explosif, le rapport Brazza est aussitôt classé confidentiel et enfoui dans les archives. Le gouvernement de l’époque n’avait pas estimé utile de rendre publiques ces révélations embarrassantes. Il fallait construire une mémoire coloniale plus acceptable. Parler des bienfaits de la colonisation plutôt que de ses méfaits. Cent ans plus tard, le travail de remise en cause semblait n’avoir guère progressé : en 2005, l’Etat tentait encore de légiférer sur les bienfaits de cette colonisation africaine.
Après le passage de Brazza, rien ou presque ne change dans les possessions françaises de l’AEF. De juillet 1926 à mai 1927, l’écrivain André Gide voyage en Afrique centrale : la description qu’il fait des conditions de vie des indigènes dans le livre choc qu’il publie l’année suivante (Voyage au Congo) rappelle cruellement le brûlot de Brazza. L’année suivante, le journaliste Albert Londres s’embarque pour un périple de quatre mois en AOF (Afrique occidentale française) et en AEF : même réquisitoire contre l’administration coloniale, même remise en cause des compagnies concessionnaires privées qui s’arrogent tous les pouvoirs pour maximiser leurs profits, à la grande souffrance des populations locales. En 1932, l’écrivain Louis-Ferdinand Céline dépeint la même situation dans le passage africain de son Voyage au bout de la nuit. Et qu’en est-il aujourd’hui, en 2014 ? Le système des concessions privées existe toujours (sous une forme atténuée, heureusement !) dans les anciennes possessions françaises. Des groupes comme Bolloré, Total ou Areva, mais aussi des dizaines d’autres entreprises moins connues, jouissent de la protection des contingents de l’armée française et des polices locales pour accomplir leurs affaires, avec la complicité des gouvernements locaux, bien souvent corrompus. Et la Centrafrique, où rien ne changea pendant des années (puisque rien ne fut reconnu), où le pouvoir colonial toléra des sultanats esclavagistes jusqu’aux années 1940, continue de s’embourber dans une guerre attisée par des années de haine et de violence contenues. Considéré comme le testament politique de Louis Savorgan de Brazza, ce rapport étouffé constitue un des premiers scandales de la Françafrique. Pourquoi n’a-t-il pas été publié plus tôt ?

Repères :Le Rapport Brazza, Mission d’enquête au CongoPréface de Catherine Coquery-Vidrovitch, postface de Patrick Farbiaz (fondateur de l’association Sortir du colonialisme)Éditions Le passager clandestin (2014), 305 pages, 19 euros.

Source : lesInfluences

 Pierre Savorgnan de Brazza est un officier de marine et explorateur français d'origine italienne qui a ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale.   Né le 26 janvier 1852 à Rome, Italie. Décès : 14 septembre 1905 à Dakar.

Savorgnan de Brazza

Savorgnan de Brazza

Les dérives de la colonisation en Afrique équatoriale Française
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:26

La Relation Europe-Afrique : Qui a besoin de Qui ? Et Pourquoi ?

Le Partenariat entre l'Europe et l'Afrique est-il possible ?

Après des siècles d'esclavage et de traite négrière, de colonisation, de prédation des ressources africaines au profit des pays occidentaux, le temps est venu d'ouvrir une nouvelle page pour la survie même de l'Europe et de l'Afrique, sous la pression de la mondialisation. C'est le temps apaisé du partenariat intelligent entre l'Europe et l'Afrique. L'article ci-dessous expose les ressources et les besoins des uns et des autres sur lesquelles l'Afrique et l'Europe pourront bâtir prioritairement leur partenariat.

 

I.  Cinq ressources des pays industrialisés de l’Union européenne utiles à l’Afrique :

-      Le Savoir-faire technologique et industriel : C’est un continuum de savoirs et d’innovations qui s’est accéléré au cours des 19ème et 20ème siècles, autant en Europe occidentale qu’aux Etats-Unis et au Canada qui en constituent des prolongements culturels historiques. C’est ce gisement de savoir-faire, des savoirs, des connaissances et des innovations que les acteurs économiques des pays émergents ont capté à leur profit et qui fait la fortune de la Chine, de l’Inde, du Brésil, et tous les autres pays émergents qui appliquent ces connaissances acquises en occident dans l’exploitation des ressources en Afrique.

-      La Maîtrise de l’espace et de l’urbanisation : L’industrialisation en Europe et en Amérique du nord s’est accompagnée de la maitrise de l’aménagement des territoires, des espaces urbains, des espaces ruraux et des équipements collectifs publics. L’Afrique a besoin de ces savoirs pour les appliquer avec discernement et intelligence à ses contextes géographiques et culturels.

-      La Maturité et l’expérience du développement : Les pas européens et d’Amérique du nord ont développé et enrichi l’usage des moyens sanitaires et médicaux ; ils ont amélioré les moyens de productions alimentaires et la qualité de l’alimentation pour prévenir toutes formes de famines. Ils ont inventé et développé les infrastructures de communication (aérienne, ferroviaire, autoroutière, fluviale) et des technologies de l’information. Le niveau d’éducation et de la recherche assure l’expertise dans de nombreux domaine et accessible à un grand nombre pour les progrès technologique, économique, sociaux et culturels.

-      La Capacité et la stratégie de gestion des investissements de développement : La crise internationale qui secoue les économies dans le monde n’empêche pas les nations industrialisées de poursuivre leur croissance grâce aux innovations multiples. La recherche et l’innovation technologique et industrielle, le choix des allocations d’investissements productifs à moyen et long terme, l’optimisation des productions industrielles, la capacité de négociation et de projection à l’international dont les grandes nations (Allemagne, Chine, Etats-Unis, Canada, etc.) tirent profit jusqu’à 188 milliards d’euros d’excédents commerciaux pour l’Allemagne en 2013 pendant que la France accuse structurellement les déficits jusqu’à 65 milliards d’euros la même année, le pouvoir d’achat pour la consommation, la capacité et la qualité des infrastructures de communication, sont autant d’expérience utile à l’Afrique.

-      La gestion de la sécurité publique, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit :les pays européens ont franchi le cap des guerres civiles, des coups d’Etat, des conflits inter-Etats, grâce notamment à la création et le développement de l’Union européenne. En Europe occidentale, les démocraties politiques sont « mûres » et les alternances au pouvoir s’effectuent par la volonté des peuples, sans heurts et sans manifestations violentes des perdants aux élections. Les forces militaires, de gendarmerie et de police sont soumises au pouvoir exécutif, exercé par un président ou par un chef de gouvernement (pour les monarchies) élu au suffrage universel. Le pouvoir législatif est réel et obéit aux règles démocratiques d’alternance à travers des élections libres et transparentes. Enfin, l’autorité judiciaire est indépendante (du moins dans l’esprit des textes constitutionnels et des lois) et elle assure le contrôle de la régularité et de la conformité de tous les citoyens aux lois de la nation. C’est une expérience de vie démocratique qui pourrait inspirer les Etats africains.

A ces cinq domaines de ressources des pays de l’Union européenne, l’on peut associer les domaines de ressources naturelles dont l’Afrique peut être fière mais qu'elle ne parvient pas encore à valoriser :

          

II.  Cinq principales ressources naturelles et humaines des pays africains :

- Les terres agricoles fertiles : les zones côtières en Afrique occidentale, d’immenses terres continentales au centre, au sud et dans l’est du continent, en dehors des terres désertiques du Sahara et du Kalahari sont d’autant d’opportunité pour des productions alimentaires à grande échelle pour nourrir jusqu’à 7 milliards d’humains sur notre terre.

- les ressources forestières : l’Afrique contient toutes les espèces de bois, souvent rares, notamment en Afrique centrale. Tous les pays de la zone équatoriale de l’Afrique en sont dotés.

- les ressources énergétiques : il ne devrait pas y avoir de problèmes de production, de transport et de distribution d’énergie en Afrique, un continent aux multiples chutes et sources hydrauliques, posé sur d’immenses gisements de gaz et de pétrole et où le soleil fait partie des décors de la  nature en abondance. Cependant, dans la majorité des pays africains, on enregistre de 5 à 10% de la population accédant à l’électricité. Une véritable honte !

- les ressources minières : tous minerais confondus, le continent africain renferme plus de 50% des réserves mondiales. Pour certains minerais précieux (cobalt, coltan, chrome, etc, l’Afrique en contient en exclusivité mondiale ou représente plus de 80% des réserves mondiales. Mais, c’est en Afrique que l’on dénombre le plus grand nombre de pays dont les habitants disposent de moins de 1$ de ressources par jour et où les populations meurent encore de faim dans la misère absolue.

- Les ressources humaines : en 2012, l’Afrique contenait plus de 1 milliard d’humains, dont plus de 45% ont moins de 15 ans. En 2050, la population totale pourrait dépasser le double, soit 2 milliards d’humains, pendant que l’Europe vieillit et se dépeuple. Mais, jeune, mal éduquée, abandonnée à elle-même, la population jeune de l’Afrique présente d’énormes besoins de prise en charge. Ce sont des politiques publiques volontaristes des Etats qui peuvent y répondre.

A ces énormes ressources disponibles sur l’ensemble du continent africain, on constate également d’énormes handicaps liés aux mauvais choix politiques et au manque de vision dans de nombreux Etats :

- Pas de valorisation de ces ressources en Afrique pour l’intérêt des Africains eux-mêmes.

- Economies de prédation par les Dirigeants africains, les acteurs politiques et économiques européens, les nouveaux conquérants des Emergents.  Les ressources naturelles du continent sont devenues des sources de conflits et des causes de guerres futures dans le monde.

- Pas de filières industrielles constituées performantes permettant d’espérer la naissance et le développement des économies industrielles qui garantiront le progrès. De plus, l’exploitation et la valorisation des ressources en Afrique requièrent les capacités techniques, et les connaissances technologiques que ne maîtrisent pas encore les Etats. Enfin, la taille des pays et leurs ressources humaines sont un handicap pour optimiser ces valorisations.

- Pas de stratégies coordonnées de développement : au regard du paragraphe précédent, c’est au niveau des régions (et non des sous-régions, une notion coloniale de dénigrement que les Africains ont repris comme des perroquets) que les mises en commun des stratégies de développement doivent être pensées et exécutées.

- Mauvaise gouvernance sur la majorité des Etats africains : la démocratie numérique à base ethnique ou régionaliste sert de paravent contre les critiques de l’occident. Les élections reflètent plus les dominations ethniques ou militaires ou régionalistes que des victoires des projets politiques et des ambitions nationales de développement des leaders politiques. Les corruptions se sont érigées en modèle de gestion publique et en conséquence, les redistributions économiques et le développement des pôles de développement économiques ont été sacrifiées au profit des confits armés de revendication menés par de multiples rébellions.

Au regard de ces handicaps qui freinent structurellement l’avenir de nombreux Etats africains, les solutions doivent être principalement, fondamentalement et profondément africaines. Pour ne pas se tromper de trajectoire, les pays africains doivent d'abord repenser leurs espaces géographiques et intensifier les coopérations intra-régionales.

 

III.  Deux Solutions africaines pour le développement économique et social :

-      Constituer des espaces économiques régionaux pour atteindre les tailles critiques de négociations internationales avec les grandes nations (Chine, Inde, Brésil, Mexique, Indonésie, USA, etc.) et avec l’Union européenne (500 millions d’humains, 10.000 milliards d’euros de richesse mesurée en produit intérieur brut). L’Union européenne est l’espace économique le plus riche du monde. Elle dispose d'une capacité réelle de négociation avec les autres grandes puissances du monde : les Etats-Unis (1ère puissance économique mondiale et 320 millions d'habitants), la Chine (2ème puissance économique mondiale et 1,34 milliards d'habitants), le Japon (3ème puissance économique mondiale et 127 millions d'habitants). Avec le bénéfice des relations historiques multiséculaires avec l'Europe, et en s'organisant à travers des espaces régionaux plus solides et plus viables, l’Afrique pourrait y gagner dans la coopération et le partenariat pour son développement.

-      Coordonner les stratégies économiques, industrielles, monétaires, sociales et de défense au niveau régional. Cinq espaces régionaux de solidarité, et donc cinq régions de coopération monétaire sous la forme des « monnaies uniques de référence » qui évolueront vers des « monnaies communes régionales ». C’est à ces conditions que les pays pourront utilement valoriser leurs ressources pour l’intérêt de leurs peuples, en mettant en commun l’exploitation des ressources dominantes régionales. Ces ressources sont connues et bien identifiées.

Pour se développer, les pays africains doivent clairement analyser leurs forces/faiblesses et les menaces qui les attendent, définir leurs propres priorités, leurs secteurs de développement et les résultats attendus, clarifier les vrais projets avant d’appeler les Européens au partenariat.

 

IV.  Cinq Secteurs prioritaires de coopération avec l’Europe :

- L’Education, la formation professionnelle et la recherche (tous domaines) qui s’accompagnent de la sécurité physique, alimentaire, sanitaire et énergétique.

- Les Infrastructures de communication (aériennes, ferroviaires, routières, fluviales) et les expertises de ces infrastructures par des agences mixtes afro-européennes. A ces infrastructures physiques s’ajoutent les moyens des technologies de l’information et de la communication digitale.

- L’Aménagement du territoire et la déconcentration des populations des capitales vers les régions, par la création des pôles économiques régionaux. Les travaux d’assainissements accompagnent une nouvelle urbanisation stratégiquement pensée et maîtrisée.

- La Formation de la Force de réaction rapide pour la paix et la sécurité des Etats et des peuples. Il n’y a pas de développement sans sécurité et sans paix durables.

- La Valorisation des ressources en Afrique par la création des chaînes industrielles de transformation et de fabrication de produits finis. C’est la création de la valeur ajoutée industrielle qui valorisera les ressources africaines et permettra l’ouverture sur les marchés internationaux  aux espaces régionaux solides. La respectabilité des Africains, le pouvoir de négociation avec les partenaires et le maintien des populations en Afrique contre l’émigration vers l’Occident dépendront des capacités des pays africains à maîtriser leur développement économique et social pour tous les peuples d’Afrique.

 

V. Conclusion

L’Europe est vieillissante, sans ressources naturelles, dotées de technologies industrielles et d’importantes capacités financières qui assurent le maintien de son développement. A l’opposé, l’Afrique est un continent très jeune, doté d’immenses ressources naturelles mais qui manque de capacités technologiques et d’importants moyens financiers pour les valoriser afin d’accéder au développement. Les deux continents ont partagé une partie de leur histoire liée par les souffrances des uns et l’exploitation des autres depuis le XVIème siècle. Ce passé a créé un rapprochement des cultures et des échanges denses. Les deux continents sont donc aujourd’hui totalement complémentaires. Pour réussir dans la mondialisation, dont le rythme est imprimé par les pays émergents d’Asie et d’Amérique latine, le partenariat économique et industriel entre l’Europe et l’Afrique est la meilleure clé pour réussir.

 

Voir également l'article publié le 1/04/2014 dans Géopolitique africaine :

link

http://www.geopolitique-africaine.com/ensemble-dans-un-monde-globalise

 

Emmanuel Nkunzumwami

Analyste politique et économique

Fondateur de Neres Conseil

Auteur de « Le Partenariat Europe-Afrique dans la mondialisation », Editions L’Harmattan, 2013

Chroniqueur sur Radio Africa n°1

 

 

La Relation Europe-Afrique : Qui a besoin de Qui ? Et Pourquoi ?
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:22

ROLE DE LA RELIGION DANS UNE CIVILISATION

Pendant cette période de Pâques je me suis souvenu que lors de mon séjour en Provence j’avais l’habitude de me rendre le jour des grandes fêtes religieuses à la Sainte-Baume où Sainte Marie-Madeleine a passé quelques trente années à prier le Bon Dieu sur la montagne où elle vivait dans une grotte.

Elle se fit enterrer à Saint-Maximin les Bains, une bourgade se trouvant à proximité des Alpilles ; Si une telle place de pèlerinage avait existé en Russie, les gens y iraient par des dizaines de milliers pour adorer l’une des fondatrices de l’Eglise chrétienne. En France, à chaque fois je ne voyais que le désert hormis plusieurs touristes japonais ou allemands se promenant nonchalamment au pied de la montagne.

Pour comprendre mieux ce phénomène, nous avons fait appel aux lumières de l’un des bloggeurs les plus réussis de France qui jeta les bases de ce qu’on appelle de nos jours la ré-information : philosophe, écrivain et ennemi du conformisme Marc Rousset. On l’écoute !

Voix de la Russie. Est-ce que lundi de Pâques représente quelque chose pour vous ?

Marc Rousset. Noël est une fête païenne : Solstice d’hiver à l’origine et Noël me parle encore à l’âme !
Mais Pâques – non ! Parce qu’en ce qui me concerne, c’est une fête de dogme chrétien stricto sensu. Je voudrais vous faire part de quelques idées sur le dogme chrétien et les trois grandes religions monothéistes et ensuite aborder les idées que j’estime néfastes, malheureusement, de l’influence du christianisme sur le monde européen.

Dieu est pour moi tout ce que je ne comprends pas. C’est le mystère de la vie, de la pensée, de la création de l’univers, la notion de l’infini et du temps, de son début et de sa fin. Comment dans ces conditions peut-on être athée ? Dieu existe par définition en ce qui me concerne tant que l’univers n’aura pas délivré tous ses secrets. Et contrairement à ce qu’a pu dire Nietzche, il me semble que Dieu n’est pas mort : ce sont les seuls dieux monothéistes qui vont mourir !

Le créationnisme au vingt-et-unième siècle perd de plus en plus du terrain, me semble-t-il, face à l’évolutionnisme et aux découvertes de la science. Accepter les dogmes des trois grandes religions monothéistes – christianisme, judaïsme, islam – en ce qui me concerne, c’est non ! Selon Chateaubriand, le christianisme est une religion des miracles ce qui ne passe plus au vingt-et-unième siècle. Dostoïevski dans « Les frères Karamazov » a pu dire : « La foi ne naît pas de miracles mais c’est le miracle qui naît de la foi ! » Comment accorder le problème du Mal sur terre avec un Dieu-créateur supposé infiniment bon ? On voit bien que le christianisme est en train de s’écrouler en Europe et surtout en Europe de l’Ouest. La crise de vocation des prêtres est un signe. Et comme l’avait relevé Rougier dans son excellent livre « Celse contre les chrétiens », il y a une opposition manifeste entre Jésus Christ du Nouveau Testament, personnage humble, et le Dieu Tout-Puissant de l’Ancien Testament. Pour moi, Jésus a existé et – c’est un peu péjoratif ! – mais Il a été un illuminé ! Le christianisme est une secte juive qui a réussi.

Je voudrais aborder avec vous les idées que j’estime néfastes du christianisme sur le monde européen. La religion chrétienne ne parle que de pêché originel, de renoncement et d’expiation pour expier ce pêché. Le paganisme, lui, est une vie du monde basé sur le sens du sacré qui rejette le fatalisme. Il est fondé sur le sens de l’honneur, de la responsabilité de l’homme face aux événements de la vie. La nouvelle religion chrétienne à l’origine et à Rome, en particulier, s’était efforcée de substituer l’humilitas du croyant à la dignitas du Romain.

La religion chrétienne orthodoxe, elle, n’est pas tombée dans le piège du catholicisme romain. L’Eglise orthodoxe parle de la Sainte Russie, de la Patrie, du citoyen ; Elle a pris ses distances en avril 2006 avec la conception occidentale des droits de l’homme. Le message de Benoît XVI (« Aimez-vous ! Donnez ! ») n’est pas un concept avec lequel on construit une religion avec la dimension du sacré. Le drame de l’Ouest, c’est qu’à la différence de l’Inde, du Japon et même de la Russie, elle n’est pas une religion identitaire mais universelle ! « Tous les hommes sont frères ! » Mais la charité chrétienne n’est pas bonne pour s’opposer à l’invasion migratoire : « La parole chrétienne demande aux homme d’aimer ce qu’ils haïssent naturellement c’est-à-dire leurs ennemis et de honnir ce qu’ils aiment naturellement – eux-mêmes ! »

Les chrétiens selon Saint-Augustin, dans « La cité de Dieu » sont priés d’oublier la cité terrestre pour rêver de la cité de Dieu. Moi, je préfère les paroles d’Henri Janson : « Le cœur sur la main quand il faut, et la main sur la figure quand c’est nécessaire ! »

Ma conclusion c’est que les Européens, surtout à l’Ouest, doivent inventer une nouvelle religion du XXIième siècle tout en gardant leurs églises, leurs cathédrales et leurs clochers. Cette nouvelle religion sera très différente des 3 grandes religions monothéistes sémitiques qui nous viennent à l’origine du Moyen-Orient. Cette religion devra s’inspirer davantage des racines indo-européennes, grecques, romaines, druidiques en laissant une grande place au sacré, à la transcendance, à la nature, au dépassement de soi, au courage, à l’honneur, à une charité bien comprise, à la défense de la Cité et de la Patrie ! L’absence de la religion conduit au nihilisme matérialiste, individualiste, à la mort de l’espèce humaine. Le problème est de savoir : Quelle religion ? Voltaire disait : « Que chacun aille à Dieu par le chemin qui lui plaît ! »

Commentaire de l’Auteur. J’ai beau comprendre les raisons qui ont poussé mon ami Marc Rousset à ce raisonnement, je n’en reste pas moins profondément acquis corps et âme à la religion chrétienne. Mais il est vrai que l’orthodoxie véhicule d’autres idées que celles du monde catholique. Les religieux orthodoxes ont combattu pour leur patrie les armes à la main. Leur religion reste cantonnée dans un espace géographique et ethnique bien délimité ce qui n’est pas le cas du Vatican qui se veut consciemment à l’échelle de la planète Terre. Qui veut trop, perd tout, hélas ! Mais pour ce qui est de la nouvelle religion, elle ne saurait se construire sans Révélation Divine quant à la finalité de l’existence humaine ! Joyeuses Pâques tout de même, amis chrétiens !
 

Source :http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/271496970/?fb_action_ids=755100194523885&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582


 

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:17

Affaire Enoh Meyomesse suite

 

http://www.youtube.com/watch?v=iBbjilkPvf4‎

 

Le jeudi 17 avril 2014, se tenait la énième audience en appel d’Enoh Meyomesse à la Cour d’Appel.

 

Arrivée sur les lieux, j’ai croisé Me Mbuny qui m’a informé de l’absence d’Enoh et de Ndi. Il ne savait pourquoi les deux n’étaient pas présents.

 

Dans la salle, quand on appellera les accusés à la Barre, seul Song Nkanga se présentera, ainsi que Manda qui désormais comparait libre.

L’affaire une fois de plus sera renvoyée au 15 mai 2014. La raison émise par le tribunal est que le collège n’était pas complet, les deux juges du Tribunal Militaire n’étant pas venus.

Me Beling me fera savoir qu’a son arrivée au Tribunal, Song lui aurait dit qu’Enoh l’envoyait lui dire qu’il ne sera pas la, sans en donner les raisons. 

 

Il me fera savoir qu’il ira en semaine rencontrer Enoh.

 

Il est a signaler que déjà au mois mars Enoh et Ndi ne s’étaient pas présentés.

 

Dans l’après-midi, je me suis rendue à Kodengui.

 Avec Enoh on a pu discuter sans qu’il me dise clairement pourquoi Ndi et lui ne s’étaient pas présenté.

 il se réjouissait que Me Beling passerait le vois. 

Il espérait aussi que Me Mbuny fera pareil.

 

Nous avons par la suite abordé de la situation de sa « caisse » qui est totalement vide, raison pour laquelle se fille n’avait pas reçu la somme pour ses dépenses du mois. 

Je lui ai laissé un peu de sous tout en lui rassurant que les choses étaient fait pour renflouer sa caisse.

 

Cordialement



Bergeline Domou

Tél.: +237 999 666 71 / 77 33 38 52 / 22 11 83 41

Skype: bergere237

Cameroun

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:13

Vaccin contre la Dengue de Sanofi: un désastre en perspective?

 

En septembre 2012, nous publiions déjà un article sur le futur vaccin contre la dengue de Sanofi.

 

La dengue est une maladie qui se transmet par les moustiques et qui guérit spontanément dans la majorité des cas après une semaine. Il existe cependant des formes hémorragiques rares avec syndrome de choc sévère pouvant entraîner la mort.


A l'époque, en 2012, les articles de presse insistaient notamment sur le fait que ce futur vaccin n'avait pas d'efficacité sur une des 4 variantes existantes du virus de la dengue et que cela risquait d'amener des problèmes, des résistances futures.

 

Même le site Global Vaccines qui est pourtant un site à la gloire des vaccins, faisait alors cet avertissement limpide: « Il y a une compréhension limitée de la façon dont le virus interagit avec le système immunitaire et du fait qu’une immunité préexistante pourrait exacerber la maladie. Par conséquent, un vaccin sûr et efficace contre la Dengue devra être tétravalent et induire une solide protection à vie contre les 4 souches simultanément, de façon à ne pas sensibiliser les vaccinés à une maladie encore plus sévère. »

 

Nous nous doutions déjà à l'époque, au sein d'Initiative Citoyenne, qu'il ne serait tenu aucun compte de ce type de risque car la firme et les actionnaires seraient fort pressés de rentabiliser au plus tôt les investissements déjà réalisés pour le développement de ce vaccin. Et il semble hélas que vous avions vu juste en découvrant ce que des médias comme BFM TV ou Lyonmag viennent de publier à ce sujet...

 

Sanofi va créer le premier vaccin contre la dengue

 

 28-04-2014

 

Sanofi Pasteur, la division vaccins basée à Lyon du groupe pharmaceutique Sanofi, a annoncé ce lundi les résultats positifs de sa série de tests d'efficacité d'un vaccin contre la dengue. 

 

C'est au terme d'une étude menée auprès de plus de 10 000 volontaires en Asie que le laboratoire a obtenu une réduction significative de 56% des cas de cette fièvre. Une autre étude va bientôt être menée auprès de 20 000 volontaires d'Amérique du Sud. 

Le laboratoire Sanofi Pasteur mène des recherches pour guérir la dengue depuis vingt ans "Notre objectif est de faire de la dengue la prochaine maladie évitable grâce à la vaccination, a déclaré Olivier Charmeil, PDG de Sanofi Pasteur, dans un communiqué, et ainsi de soutenir l'ambition de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de réduire de 50% la mortalité de la dengue et de 25% sa morbidité d'ici 2020." Le docteur Capeding, investigateur principal de l'étude clinique, Institut de recherche de médecine tropicale des Philippines, ajoute :"C'est la première fois qu'un vaccin contre la dengue franchit avec succès le cap d'une étude d'efficacité de phase III. Ces résultats cliniques significatifs, associés au bon profil de sécurité du vaccin, apportent un réel espoir à plus de 100 millions de personnes affectées chaque année par la dengue." 


La commercialisation du vaccin pourrait être lancée dès 2015. Actuellement, la dengue représente une menace pour près de la moitié de la population mondiale. Il n'existe aucun traitement spécifique pour la soigner. 500 000 personnes (dont des enfants), sont atteintes chaque année de fièvre hémorragique, qui est la forme la plus sévère de la dengue. La maladie est souvent identifiée trop tard en raison de trop nombreux symptômes : fièvre hémorragiques, vomissements, etc.

 

Sources : Lyonmag et BFMTV

Voir aussi: Futur vaccin contre la Dengue: grand espoir ou grosse désillusion en perspective?

 

Vaccins: l'OMS avoue qu'elle met la santé du monde en danger

 

Dr Jean-François Saluzzo (de Sanofi): "On ne comprend pas comment marchent les vaccins"

SOURCE : INITIATIVE CITOYENNE

Vaccin contre la Dengue de Sanofi: un désastre en perspective? Vaccin contre la Dengue de Sanofi: un désastre en perspective?
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:07

    



RACISME À AIR FRANCE:
TAUBIRA PREND POSITION,
AUDIENCE MARDI
À BOBIGNY

RIVIÈRE-PILOTE, MARDI 29 AVRIL 2014
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRF2014-16
_

Depuis 2004, le steward Aboubakar Traoré est harcelé par Air France car il coiffe ses cheveux, crépus, en fines nattes: la compagnie «nationale» affirme que cette coiffure ne serait pas conforme à des consignes d’autant moins claires qu’elles sont illégales, violant la loi contre le racisme.

En 2013, en soutien à M. Traoré, Afrik.com publiait un appel signé par 90 organisations & personnalités à l’initiative du collectif «Hair France, touche pas nos racines!»: les signataires, parmi lesquel/le/s le footballeur Lilian Thuram, demandaient également au gouvernement de mettre un terme au racisme capillaire qui atteint encore en France, dans le monde du travail, les personnes d’origine africaine ou caribéenne. En réponse, la ministre de la justice Christiane Taubira a saisi le délégué interministériel à la lutte contre le racisme & l’antisémitisme, Régis Guyot, assurant les signataires de sa «vigilance» dans une lettre adressée par sa directrice de cabinet.

Mardi 29 avril à 13 h. 30, le conseil de prud’hommes de Bobigny examinera ce litige en audience de départage, ayant échoué à statuer en formation paritaire en décembre 2012. Aboubakar Traoré sera défendu par Me Houria Amari & entouré par son comité de soutien.  

Source: FÉDÉRATION TOTAL RESPECT |
COLLECTIF «HAIR FRANCE,
TOUCHE PAS NOS RACINES!»                  

RACISME À AIR FRANCE...
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 05:58

Cameroun: La liberté de la presse sérieusement menacée.  Harcèlement des journalistes de Aurore plus                                 

 

La Rédaction du journal Aurore Plus informe l’opinion publique nationale et internationale qu’elle est victime d’une entrave à la liberté de la presse en cette semaine de célébration de la journée internationale de la liberté de la presse.

En effet, quatre éléments de la Sécurité militaire (Sémil), conduit par le Lieutenant de Vaisseau Ekotto Gérald Thierry, Chef du Bureau des Enquêtes et Recherches Antenne Sémil du Littoral, qui s’est présent comme Capitaine, ont fait une  interruption énergique dans notre rédaction aux environs de 13H15 minutes au moment où nous étions en train débuter  la conférence de Rédaction.

De manière autoritaire,  le Lieutenant de Vaisseau Ekotto Gérald Thierry, a demandé de voir le Directeur de Publication, Michel Michaut Moussala et notre collaborateur Barthélemy Nzock. Confronté à l’absence de ces deux personnels, le Chef du Bureau des Enquêtes et Recherches Antenne Sémil du Littoral, a affirmé qu’il venait entendre le Dp et interpeller manu militari le journaliste Barthélemy Nzock.

C’est alors qu’il va exiger le personnel d’appeler le Dp pour lui indiquer qu’ils étaient présents dans sa rédaction avec ses éléments.

Par la suite, le Chef du Bureau des Enquêtes et Recherches va se résoudre de joindre au téléphone le DP Michel Michaut Moussala qui participe depuis ce matin à Yaoundé aux travaux de la Commission scientifique des derniers Etats généraux de la Communication.

De cette conversation téléphonique, le Lieutenant de Vaisseau Ekotto Gérald Thierry va demander au Dp dès son retour de se présenter à l’Antenne Sémil du Littoral en compagnie de son collaborateur convoqué.

Et pendant les  échanges entre les journalistes présent à la rédaction et le Lieutenant de Vaisseau Ekotto Gérald Thierry, ce dernier va affirmer que c’est lorsque les concernés vont répondre à leur convocation que l’objet leur sera dévoilé. Mais dans leur insistance d’identifier le journaliste recherché, ils vont présenter l’édition du journal Aurore Plus édition N° 1590 du mardi 29 avril 2014 avec en grande Une : «2è Région Militaire – Disparition des armes au Tribunal militaire de Douala». Article publié en page 7 et signé par Barthélemy Nzock. Et le Lieutenant de Vaisseau Ekotto Gérald Thierry va avouer que ce journaliste a publié un article sur une affaire encore confidentielle.

  • Nous notons que le DP et le journaliste ne sont pas convoqués pour une information fausse, mais qu’il leur serait reproché le fait que cette information soit publiée alors qu’elle était encore gérée dans le secret ;
  • Nous dénonçons cette violation de l’espace sacré de notre rédaction, ce qui interdit par la loi ;
  • Nous condamnons avec la dernière énergie toute volonté de contraindre au silence les professionnels de médias dans l’exercice de leur profession ;
  • Rappelons que le thème de la Journée internationale de la liberté de la presse de 2013 était : «Parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias» et celui de cette année est : «La liberté des médias pour un avenir meilleur : contribuer à l'agenda de développement post-2015.»
  • Nous interpellons les organisations nationales et internationales pour qu’elle mette plus de pression sur les autorités gouvernementales afin que la sécurité de nos journalistes soient assurés comme l’ont exigé dans leur communiqué du 25 et 26 avril respectivement la Fédération internationale des journalistes (Fij) et Le Comité pour la protection du journaliste (Cpj) en réaction à l’explosion de la voiture de notre confrère Denis Nkwebo.

Source :  Aurore Plus

Cameroun: La liberté de la presse sérieusement menacée.  Harcèlement des journalistes de Aurore plus
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 05:52

Stratégie US de la guerre froide: De l’Ukraine aux Philippines

 

Le président Obama et son équipe pour la sécurité nationale, regardant au-delà de la crise ukrainienne, sont engagés à « forger une mise à jour de la stratégie de la guerre froide pour contenir la Russie ». C’est ce que font savoir des fonctionnaires de l’administration, en spécifiant que l’objectif sur lequel le président se concentre est d’ « isoler la Russie de Poutine en coupant ses liens économiques et politiques avec le monde extérieur ».

Le premier pas est de réduire toujours plus, jusqu’à l’interrompre, la fourniture de gaz russe à l’Europe pour le remplacer par celui fourni surtout par des compagnies étasuniennes exploitant les gisements moyen-orientaux, africains et autres, y compris ceux des Etats-Unis qui se préparent à exporter du gaz liquéfié extrait de schistes bitumineux. Ici Washington découvre ses cartes. La marge de supériorité économique des Etats-Unis à l’échelle mondiale se réduit de plus en plus. La Chine est montée au second poste mondial avec un pil en forte croissance déjà équivalent à la moitié de celui des USA, suivie par le Japon et l’Allemagne, et le pil total des 28 pays de l’Ue a dépassé celui des Etats-Unis. Pour conserver la suprématie économique, ils se basent toujours plus sur le secteur financier, dans lequel ils gardent un net avantage, et sur la capacité de leurs multinationales à conquérir de nouveaux marchés et sources de matières premières. Dans ce but Washington jette sur le plateau de la balance l’épée de sa propre supériorité militaire et de celle de l’OTAN sous commandement USA. Entrent dans ce cadre la démolition systématique, avec des instruments militaires, d’Etats entiers (Yougoslavie, Libye et maintenant Syrie) et l’annexion par l’intermédiaire de l’OTAN de tous ceux de l’ex Pacte de Varsovie, plus deux de l’ex Yougoslavie et trois de l’ex URSS.

Quatre même, parce que l’Ukraine était déjà de fait sous contrôle OTAN avant la crise. Il suffisait d’attendre les élections de 2015 pour avoir en Ukraine un président qui aurait accéléré son entrée officielle dans l’Alliance. Pourquoi alors la décision, prise à Washington, d’organiser le putsch qui a renversé le président élu Ianoukovytch (qui était loin d’être hostile à l’Occident), en installant à Kiev les représentants les plus hostiles à la Russie et aux Russes de la Crimée et de l’Ukraine orientale ?  A l’évidence pour pousser Moscou à réagir et pour lancer la stratégie d’isolement. Chose non aisée : l’Allemagne, par exemple, est le plus grand importateur de gaz russe et subirait des dommages d’une interruption de l’approvisionnement. Washington a cependant décidé de ne pas attendre les gouvernements européens pour imposer à la Russie des sanctions plus dures. Il a déjà l’ok de Rome (dont la « fidélité » est connue) et il est en train de s’accorder avec Berlin et d’autres capitales. L’objectif stratégique est celui d’un front anti-russe USA-Ue, consolidé par un accord de libre échange qui permettrait aux Etats-Unis d’accroître leur influence en Europe. Même stratégie de la tension dans la région Asie/Pacifique, où les USA visent le « containment » de la Chine. Celle-ci, qui s’est rapprochée de la Russie, exerce un poids croissant à l’échelle non seulement régionale mais aussi globale et peut rendre vaines les sanctions contre Moscou, en lui ouvrant des débouchés commerciaux ultérieurs à l’est, en particulier pour les exportations énergétiques.

Du coup le président Obama vient d’effectuer une visite officielle en Asie. Mais le Japon a refusé de signer l’accord de libre échange qui aurait ouvert son marché aux produits agricoles étasuniens. En compensation, les Philippines ont conclu avec Washington un nouvel accord décennal qui permet aux USA d’accroître leur présence militaire dans l’archipel, dans une fonction clairement anti-chinoise.

Où le dollar échoue, l’épée réussit.

 

Edition de mardi 29 avril 2014 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Article original inaccessible –au moment de cette diffusion- sur le site Internet du journal il manifesto : http://ilmanifesto.it/

Source : Mondialisation.ca

 

Stratégie US de la guerre froide: De l’Ukraine aux Philippines
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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine