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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 00:12

   

Selon un rapport de l’OCRTEH (Office Central pour la Répression de la Traite des Êtres Humains). Le Cameroun et le Nigéria totalisent à eux seuls, 75% des prostituées en Europe. Soit 25% pour le Nigéria et 50% pour le Cameroun.

            Prostitues-Camerounaise.jpg

 

      Ils sont nombreux et  renversants les faits et les chiffres relatifs du fléau de la prostitution. Découverte....
Avec 7% des prostituées africaines en Europe en 2000 et 45% en 2005, le Cameroun bat désormais le record en matière de prostitution en Europe, selon les chiffres fournis par l'Office central de la répression du trafic des être humains (OCRTEH) en France. Toujours selon la même source, sur la totalité des prostituées africaines exerçant en Europe d’aujourd’hui\'hui, le Cameroun et le Nigeria totalisent à eux seuls, 75% des prostituées. Soit 25% pour le Nigéria et 50% pour le Cameroun. Par ailleurs, sur 150 000 filles qui entrent en Occident chaque année pour la prostitution, plus de la moitié sont des Camerounaises. De plus en plus, les prostituées africaines sont souvent agressées, ou assassinées, par les filles de l'Est, qui les accusent de casser les prix. Ce qui n'est pas faux. Le prix standard d'une passe est de 20 euros. A Château- Rouge, les Ghanéennes offriraient leurs services pour 8 euros.

Selon l'OCRTEH, en 2001, le commerce du sexe rapportait, en France, aux proxénètes 80% des revenus générés par chacune de leurs prostituées, soit 1,6 milliard d'euros et en 2002 ce chiffre a doublé et a atteint 3,5 milliards. Cependant, les proxénètes ne sont pas les seuls à profiter de cette manne financière, surtout dans le cas des Africaines. Le mot client utilisé pour désigner le troisième pôle de la prostitution, nous introduit dans une relation marchande, personnelle et collective et nous propulse dans un autre champ d'exploration du phénomène prostitutionnel : celui d'une organisation commerciale, d'une entreprise financière. Le client prétend vivre sa démarche comme le moyen de satisfaire des besoins, des fantasmes. Parfois comme une curiosité : " il vient voir les putes ". Voir sans regarder, sans s'engager. Il achète. Il paie. La somme versée le dédouane de toute responsabilité. La relation établie avec la personne prostituée s'inscrit dans la logique de l'offre et de la demande. De la vente et de l'achat. D'une transaction financière et commerciale. L’image devenue désuète du souteneur, du protecteur, traduisant la relation pseudo sécurisante et paternelle établie avec la personne prostituée, fait place à celle de proxénète, étymologiquement : le courtier. Elle introduit dans le monde des entreprises. Dans l'industrie du sexe, c'est un véritable prospecteur placier chargé de la recherche de la marchandise, proposée au choix des clients : à l'étalage, en vitrine, dans les grandes surfaces baptisées " Eros-centers ". Le proxénète veille à l'exécution du travail, organise l'import-export, les trafics de chair humaine qui s'intensifient entre les pays. Et le client ? Autrefois, le mépris à l'égard du client se traduisant par ses petits noms : c'est le cave, le micheton. Le mot " client " est d'une neutralité toute inoffensive. Ceux et celles qui refusent de le laisser s'en tirer à si bon compte l'appellent le prostitueur, le prostituant ; ou le viandart. Le proxénète n'échappe pas à ces effets de langage dévalorisant. Il est un maquereau. Comme le poisson de second choix qui suit les bandes de morues : les personnes prostituées. L'ambiguïté et la complexité des relations prostitutionnelles où se jouent et s'entremêlent les rôles du couple et de la famille se situent dans des lieux dénommés maisons.

Maisons closes ouvertes ou fermées. Acceptées, réglementées ou prohibées. Maison de tolérances, à l'usage.des hommes. Ils peuvent y franchir des interdits, transgresser la loi. Au moment de l'histoire où la femme est quasiment privée de sexualité, de désir, de " besoins ", où son corps est limité à une fonction de reproduction, destiné au service de l'homme : la mère ou putain. Maisons de passe où la rencontre homme/femme est codifiée, limitée dans le temps. Quelques minutes. Au plus, un quart d'heure. La passe.la négation du temps nécessaire pour esquisser un dialogue, d'humain à humain. Et où l'argent casse le lien interpersonnel et gratuit que comporte la sexualité. Maisons d'abattage longtemps présent dans le quartier de Barbès, à Paris. Abattre.tel est le sens donné à un lieu où se vit un acte sexuel. Comme on abat du travail, des arbres, des bêtes, parfois des êtres humains dans une démarche de violence. Par l'argent et le sexe, la prostitution est le lieu des règlements de compte entre l'homme et la femme. Personnes prostituées, clients, proxénètes, sont personnellement et réciproquement, dans une démarche de destruction. Il existe dans la langue française environ 1 300 mots pour désigner le coït, 550 mots pour nommer le pénis et autant pour le sexe féminin.

Une étude sur la " Prostitution des petites filles de moins de 18 ans à Cotonou (Bénin) " a constaté que 8 % de l'ensemble des femmes qui vendent leurs services sexuels au Bénin a moins de 20 ans et cette activité chez les mineures de moins de 18 ans se développe de plus en plus. Ces filles proviennent majoritairement des pays limitrophes et surtout du Nigéria, mais un réseau parallèle de filles béninoises s'installe. Ces dernières proviennent des différents départements du Bénin. Elles exercent la plupart du temps dans la clandestinité et sous le contrôle d'adultes profiteurs. On note également plusieurs catégories de jeunes filles mineures qui sont prétendues serveuses de bar, apprenties, élèves et travailleuses de sexe (TS) affichées qui ont entre 15 et 17 ans et qui s'adonnent à cette pratique.


Deux mille (2 000) prostituées ont d'ores et déjà bénéficié du programme de reconversion de la Croix Rouge Camerounaise. Le budget annuel de ce programme s'élève à 90 670 Euros pour Douala et 69 330 Euros pour la ville de Yaoundé (source le Messager du 28/9/2008). On estime qu'en France, une prostituée rapporte entre 460 et 762 euros par jour à son proxénète et qu'un réseau contrôlant une douzaine de femmes peut faire jusqu'à 9 100 euros par jour. Selon Interpol, une prostituée rapporte approximativement 110 000 euros de bénéfices par an. Parquées dans les bouges abjects, les filles de joie en Europe travaillent à la chaine, alignent parfois jusqu'à 80 passes par jours. Ce sont des bêtes à plaisir. Dans les " dilatations extrêmes ", qui relèvent du " fist-fucking ", il s'agit d'introduire dans les orifices femelles, tout cylindre très gros : des magnums de champagne, des mains (allant jusqu'à trois au même moment), sont parfois enfoncés dans les organes génitaux. Les légumes aux formes phalliques comme les bananes, concombres, courgettes et autres aubergines de très grande taille font aussi l'affaire. Des femmes enceintes de sept ou huit mois aussi sont devenus un objet de désir du spectateur.

Source http://www.koaci.com

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 23:31

LA GUERRE DES MONNAIES  (DOLLAR  contre  YUAN)

 

 Dollar                    china-yuan monnaie-150x150

 

QU’EST-CE QUE LA MONNAIE ?

 

Q’est-ce que la monnaie ? Qu’est-ce que le dollar, l’euro, le yuan, et les autres monnaies en circulation de par le monde ? Ces devises servent aussi bien aux échanges quotidiens dans les magasins, que, sous d’autres formes, à la spéculation boursière et au commerce international dans une économie capitaliste mondialisée, incontrôlée et anarchique.  

 

Incontrôlée, disions-nous, car les capitalistes financiers qui sévissent sur les bourses du monde ; de Wall Street à la City de Londres, en passant par Paris, Francfort et Shanghai ; gonflent la masse monétaire représentant les marchandises, les moyens de production, les biens et les services produits dans les économies nationales, et ils surmultiplient ainsi de façon tout à fait factice la monnaie disponible sur les marchés boursiers, engendrant ce que les économistes appellent des « bulles financières ». Ce phénomène entraîne en fait la création de « monnaies de singe » ne correspondant à aucune richesse, à aucune valeur réelle, qu’à du vent spéculatif servant à donner l’impression aux pecnots qu’ils s’enrichissent de cet argent de Monopoly « Passe Go et collecte tout l’argent qu’il te faut ».

 

Quand une « bulle financière » éclate, comme en 2008 à propos des « subprimes », c’est-à-dire la revente, par paquets, de milliers d’emprunts hypothécaires non solvables, ce sont alors des millions de propriétaires d’habitations qui sont saisis, et leurs familles qui les occupent à crédit, qui sont expulsées – jetées à la rue manu militari – dans la plus grande « démocratie bourgeoise » de tous les temps.

 

Nous invitons les bigots bourgeois férus de démocratie électorale, comptabilisant chaque bulletin de vote jeté dans la crécelle des urnes qu’ils chérissent tant, prouvant croit-il la nature « démocratique » de ce système capitaliste pourri jusqu'à la moelle ; nous les invitons à réfléchir à ce paradoxe où une « démocratie » bourgeoise expulse ses commettants de leur résidence alors que leur gouvernement verse, à même les impôts de ces expulsés, des milliards de dollars en subvention à des banquiers pour qu’ils chassent ces payeurs de créances et ces payeurs d’impôts de leur maison ! C’est la loi du système, diront-ils, alors je demande, qui a besoin de ce système inhumain ?

 

Revenons à la question posée en début d’article. Qu’est-ce qu’une devise ? Une devise est un instrument économique national qui, à l’origine du capitalisme (concentrons-nous sur ce système économique tout en sachant que la monnaie existait bien avant le capitalisme) représentait la quantité de richesse, de biens et de services échangeables (commercialisables) dans une économie nationale. Au début du capitalisme, il existait alors une adéquation assez stricte entre la quantité de monnaie (non seulement sous forme de billets de banque mais sous toutes autres formes) en circulation et la puissance commerciale relative du pays qui émettait cette monnaie (1).

 

S’il y avait distorsion, comme par exemple martingale d’impression d’une trop grande quantité de monnaie nationale par rapport à la richesse (marchandise) échangeable dans ce pays, la sanction des marchés était sans équivoque, la valeur de cette monnaie nationale chutait rapidement et tous ceux qui faisaient commerce avec ce pays inflationniste refusaient de libeller leurs échanges en cette devise nationale et exigeaient plutôt d’être payés dans une « devise forte ». C’est le rôle que jouait le dollar américain jusqu'à la dernière crise (2008), le franc suisse servait également de monnaie refuge, ou encore l’or, cette quasi devise acceptée par tous à un point tel que l’on exigea pendant longtemps que chaque banque nationale, émettrice d’une devise, conserve dans ses coffres une certaine proportion d’or (environ 10 %) correspondant à une portion de la  valeur de sa monnaie en circulation. Cette règle fut abolie lors de la répudiation des Accords de Bretton Woods (USA – 1944-1971). (2)

 

LES ACCORDS DE BRETTON WOODS

 

À la suite de la seconde guerre mondiale, les États-Unis d’Amérique ayant pris une place prépondérante comme super puissance militaire, économique et financière impérialiste, il fut décidé que la devise américaine, le dollar US, servirait de monnaie d’échange dans les transactions internationales et donc de valeur refuge en cas de difficulté commerciale ou financière entre deux ou plusieurs pays commerçants. C’est-à-dire, qu’à compter de 1944, une banque ou un trust qui souhaitait s’assurer que le fruit de ses transactions monétaires, commerciales, ou boursières spéculatives, soient à l’abri de toutes dévaluations intempestives d’une monnaie nationale fragile, effectuait ses transactions en monnaies fortes américaines – le dollar US – monnaie de réserve.

 

À partir de 1971 les États-Unis refusèrent de rembourser en or les dollars US excédentaires mis en circulation de par le monde (fin de la convertibilité OR) d’où aucune réserve d’or ne garantissait plus la totalité ou une partie des dollars en circulation. Puis, ils proposèrent que les monnaies soient à conversion flexible selon le cours des marchés. Les autres pays impérialistes, solidement arrimés et assujettis au leader américain, ne dirent mot, pensant que l’économie américaine serait toujours prospère et l’impérialisme florissant. Le système impérialiste était alors dans la dernière décennie de ses « trente glorieuses ».

 

Par la répudiation des Accords de Bretton Woods (1971), les traders et les banquiers internationaux obtenaient un sauf conduit spéculatif – un  blanc-seing – illimité pour spéculer. Les différentes puissances impérialistes du globe crurent alors qu’elles pourraient s’en sortir et s’échapper avec la caisse alors que tous leurs amis, alliés et concurrents impérialistes se casseraient le nez avec un trop plein de dollars dévalués. Mais voilà, chacun de ces cupides croyait son concurrent plus stupide que lui-même et chacun se présentera à la caisse au même moment comme en Argentine quand les petits bourgeois s’alignèrent aux portes des banques cadenassées, incapables d’honorer leurs créances devant leurs clients déboutés. Évidemment, les milliardaires argentins avaient depuis longtemps transformé leurs avoirs en francs suisses anticipant l’effondrement du Peso – en parité dollar – contrairement aux prolétaires de Buenos Aires floués par ces pesos dévalués. 

 

Imaginez la même dramatique, mais cette fois au lieu d’être l’Argentine aux prises avec le piège spéculatif, l’effondrement du Peso, et la perte de confiance des investisseurs, des spéculateurs et des épargnants dans l’économie du pays, ce sont tous les grands banquiers et les boursicoteurs internationaux, ces « génies » de la finance, nous dit-on, qui sont pris au piège américain, le peuple américain étant lui-même la première victime du fonctionnement de ce système économique anarchique, incontrôlé et inhumain.

 

Évidemment, cette « confiance » des acheteurs, des vendeurs, des spéculateurs, des banquiers et des boursicoteurs était fondée sur l’assurance que la monnaie internationalisée – le dollar US –, représentait bien une valeur forte, reflet d’une économie prospère, et qu’en tout temps chacun d’entre eux pourrait échanger ses dollars pour de vraies marchandises, de vrais biens ou de réels services concrets et tangibles. Que cette condition incontournable vienne à faire défaut et c’est tout l’édifice spéculatif impérialiste qui s’écroule. Le monde capitaliste en est là. La réalité c’est que depuis le début du XXe siècle le dollar américain a perdue 97 % de sa valeur. La dette souveraine américaine est de 15 000 milliards de dollars soit 100 % du PIB américain. Si on y ajoute l’endettement des ménages et celui des entreprises et la dette états-unienne passe à 50 000 milliards de dollars US, soit 360 % de son PIB. Tout compris les États-Unis affiche un « trou » de 200 000 milliards de dollars US. Ce n’est pas la Grèce qui est en faillite ce sont les États-Unis d’Amérique (3).

 

PROCHAIN SOUBRESAUT DE LA CRISE MONÉTAIRE

 

Si tous les spéculateurs n’ont pas abandonné le dollar au moment où nous écrivons ces lignes, c’est pour la simple raison que si chacun des voleurs – spéculateurs – (pas les fraudeurs de l’assistance sociale mais bien les spoliateurs milliardaires) réclamait son « dû », chacun d’entre eux se retrouverait propriétaire d’une montagne de « dollars de singes » n’ayant absolument aucune valeur réelle comme il en fut dans les années vingt (1920) avec l’ancien Mark allemand que les capitalistes germaniques acheminaient par wagon entier aux capitalistes français à titre de réparation de guerre (1914-1918).

 

De fait, lors de la prochaine convergence des crises monétaire et financière, au premier semestre de 2012, des milliers de milliards d’actifs-boursiers-fantômes s’évanouiront et entraîneront dans la décimation au moins 10 % des banques occidentales édifiées sur ces actifs bidons et frauduleux. L’Euro et la dette souveraine grecque ainsi que celle des autres pays européens surendettés seront les déclencheurs mais pas les responsables de cette débandade boursière-bancaire qui frappera même les banques « too big to fail » (trop gosses pour tomber) (4). Elles tomberont elles aussi.

 

Chaque État national sera tenté de voler au secours de « ses » banques et de sa monnaie nationale en décrépitude car même les hedge funds et les fonds de pension – segments du capital financier – seront menacés d’effondrement (5). Mais les banques sont maintenant trop grosses pour être sauvées et un État qui songerait à prendre ces faillites à charge connaîtrait la décote Moody’s et la hausse de ses frais d’emprunts. La France, par exemple, consacre déjà 45,4 Milliards d’euros par an au remboursement de sa dette souveraine soit 16,5 % de ses revenus ou 80 % de ses revenus d’impôts (6).

 

LA NOUVELLE SUPERPUISSANCE IMPÉRIALISTE

 

Pourquoi une économie solide à la monnaie vigoureuse suscitant l’envie de tous les spéculateurs se retrouve-t-elle en si fâcheuse posture que chacun s’en contente faute de mieux, sachant qu’il n’a tout simplement pas le choix, s’il retire ses billes, son client et son fournisseur feront faillite, tout comme lui ? C’est la seule raison qui explique pourquoi le dollar poursuit sa triste destinée internationalec’est que refuser le dollar revient à scier la branche sur laquelle chacun des grands capitalistes s’est reposé pour spéculer.

 

Au cours de la décennie quatre-vingt dix et de la première décennie des années deux mille, les entreprises multinationales occidentales ont délocalisé leurs usines ou encore leur production vers les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Corée, Taiwan, etc.) provoquant un chômage endémique et une baisse de revenu chez les consommateurs occidentaux. Les revenus fiscaux des États ont alors périclité et les commerçants ont tenté de compenser cette chute de pouvoir d’achat en offrant un crédit quasi illimité aux consommateurs occidentaux. Les entreprises improductives du tertiaire se sont concentrées dans les pays capitalistes avancés, en déclin, alors que les entreprises productrices de plus value des secteurs secondaire et primaire se sont concentrées dans les pays capitalistes émergents dont la Chine, première puissance industrielle du monde dont la monnaie, sous évaluée, offre maintenant les garanties recherchées.

 

Bref, un nouvel acteur économique s’est pointé sur la scène industrielle et commerciale mondiale. L’immense Chine avec ses 1,3 milliards de travailleurs à exploiter et de consommateurs à dévaliser. Depuis 1978 environ – prise du pouvoir par Deng Xiaoping en Chine – l’économie mondiale est entrée dans un nouveau cycle. Il ne s’agit pas ici de la crise de la dette grecque, et de ses 11 millions de producteurs – consommateurs (représentant à peine 0,01 % de l’économie mondiale) mais d’une super puissance industrielle et commerciale qui en trente cinq ans est devenue la seconde économie du globe et la première puissance industrielle de la planète, produisant, contrairement aux américains, de vraies marchandises, échangeables (téléviseurs, ordinateurs, automobiles, vêtements, navires, armements, raffineries, trains, fusées, etc.) garantissant toute transaction commerciale bien davantage que des dollars dévalués. Ce sont 20 % des consommateurs du globe qui se sont joints d’une venue à la confrérie mondiale des exploités de l’impérialisme.

 

Le Yuan, la monnaie chinoise, est aujourd’hui en confrontation directe avec le dollar US. Dans cette guerre à finir entre l’Alliance Atlantique (OTAN) regroupant les puissances impérialistes en déclin dont les économies non performantes et non concurrentielles ne sont pas suffisamment profitables parce que leur aristocratie ouvrière a bénéficié de « trop davantage » que les capitalistes occidentaux tentent aujourd’hui à grand peine de leur retirer – lutte et résistance sur le front économique –, dans cette guerre titanesque, contre l’Alliance de Shanghai (Chine – Russie – États de l’ancienne Union Soviétique, Iran, Corée du Nord, etc.) l’une des deux super-puissances devra assujettir l’autre à sa domination et ça ne peut être l’Amérique décadente.

 

Sur le plan militaire les États-Unis et l’OTAN détiennent une suprématie indéniable dont la résultante est une suite de guerres et d’occupations ruineuses pour leurs économies déjà en difficulté ; pendant ce temps la Chine investit ses capitaux impérialistes en Afrique, en Amérique latine, au Canada, en Australie et noue des liens commerciaux avec les anciens alliés de la puissance états-unienne en déclin accéléré. L’ancien et le décadent devront un jour laisser place à la nouvelle superpuissance économique mondiale qui a nom la Chine et à sa devise le Yuan, que la Chine réévaluera quand bon lui semblera, sans tenir compte des pressions américaines (7). La Chine, en refusant de réévaluer sa monnaie, évite une hausse de prix inflationniste à l’économie américaine dépendante. D’ici là, les banques occidentales connaîtront tous les affres de la dévaluation monétaire et de la crise financière entraînant les épargnes des petits bourgeois dans le gouffre des crises monétaires impérialistes. Le dollar a terminé son cycle de vie, voyez poindre l’aurore du Yuan.

 

La crise capitaliste est inéluctable et si chacun d’entre vous décide de sauver ce système économique et monétaire parasitaire, alors, il survivra ce système par l’addition  de vos sacrifices collectifs et par la somme de vos efforts individuels mais dans moins de dix ans une nouvelle crise systémique encore plus profonde, plus terrible et plus dévastatrice s’abattra sur ce monde impérialiste et on réclamera de chacun d’entre vous que vous fassiez comme ces petits bourgeois argentins, égyptiens, marocains, tunisiens, que vous vous rendiez aux urnes choisir le larbin ou la démagogue qui vous vendra sa salade nationaliste surannée contre quelques heures d’illusion, de rêve, jusqu’au lendemain qui déchante et vous confronte à la dure réalité de la nouvelle faillite des monnaies et du système impérialiste (8).

 

_________________________________________

 

(1) L’Euro fait exception à la règle nationale et nous verrons dans un prochain article les aléas de cette singularité.

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods

(3) Myret Zaki. Le dollar va mourir. In L’Étoile du Nord. Vol. 9, no 5, octobre 2011.

(4) Communiqué public GEAB no 58. 15 octobre 2011.  Tiré de L’Étoile du Nord (Édition française). Pages 6-11. Vol. 9, no 5, octobre 2011.

(5)  Les fonds de pension publique aux États-Unis font face à un gouffre financier évalué environ entre 1000 et 3000 milliards de dollars.  GEAB no. 58. 15 octobre 2011.  

(6) Charles Sannat. Directeur économique du site : http://AuCoffre.com 

(7) De vieux jeux politiques inutiles pour guérir des maladies américaines. http://www.chine-informations.com 

(8) Robert Bibeau. La crise économique les balaiera tous!  http://www.mecanopolis.org/?s=bibeau


Salutations cordiales************

robertbibeau@hotmail.com  

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 23:21

 KADHAFI CONTINUE A HANTER SES ASSASSINS. Hommage annulé à la dernière minute.

Colonel Kadhafi

 

L'Hommage à Mouammar Kadhafi, hommage  à l'Afrique le 25 novembre  à la Bourse du Travail de Paris a été annulé à la dernière minute.

 

Les organisateurs  tiennent à exprimer à tous leurs amis et sympathisants, que pour des raisons indépendantes de leur volonté la cérémonie d'hommage prévue le 25 novembre n'a pas pu avoir lieu.

Ceux-ci déclarent  vouloir s’employer à réunir les conditions optimales pour organiser cet hommage ultérieurement.   Compte sur votre compréhension.

 

Coordination des associations:                                      FETAF, COFFAD, La voix de la Libye, Etats-Unis d'Afrique, Soleil d'Afrique, Coordination pour la Paix en Libye africaine, l' Appel Franco-Arabe.

 

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 23:10

COMMUNIQUE DE PRESSE  DU C.A.P.R.D.

« Collectif des Associations Panafricaines De Résistance  de la Diaspora» 

 

APPEL A UN GRAND RASSEMBLEMENT POUR LE DEPART DE L’ARMEE FRANCAISE PURE ET SIMPLEMENT HORS DE CE CONTINENT, CAR L’AFRIQUE N’EST PAS EN GUERRE AVEC LA FRANCE  SELON : LE C.A.P.R.D.

 

  afrique-copie-1Nous Vous  Invitons à quitter  notre Continent, demande de

                   La Diaspora Africaine à l’Armée Française.

                     « ARMEE FRANÇAISE ALLEZ-VOUS EN ! »

 phot58


 

 

 L’AFRIQUE N’EST PAS EN GUERRE CONTRE LA FRANCE !  

Le C.A.P.R.D. « Collectif des Associations Panafricaines De Résistance  de la Diaspora»

 

Invite tous les Africains de la Diaspora, « à la première Opération tout en Noir »,quelque soit le pays d’Europe où il vie, surtout ceux  habitant la France Paris et sa région Parisienne, les Amis(es), les sympathisants(es) et admirateurs(trices), vous parents de Français habitant dans cette Afrique si hospitalière, soutien des autres continents du monde à un grand« rassemblement » devant le Ministère de la Défense à Paris pour demander, la fermeture et le départ pure et simple des Bases Militaires Françaises de toutes les  troupes Françaises encore  en Afrique

 JOUR : Vendredi 02 Décembre 2011

         HEURES : 10H00

         LIEU DE RASSEMBLEMENT: PLACE DE TROCADERO

                                                              Contacts : 06 10 93 66 56

                                                                                             06 04 65 18 20                   

                                                                                             06 22 5384 57

                                                                                             06 42 14 35 57

                                                                                             06 17 04 64 03

   NB : Comme aujourd’hui, camarade  pense déjà  à prendre ta journée sur ton  RTT ou  tes  VACANCES

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 23:04

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Le Mouvement des Africain-Français prend officiellement son envol dans le Nord - Pas de Calais le Samedi 26 Novembre 2011 à 13h30 à LILLE GRAND PALAIS.

 

C’est un événement majeur pour notre communauté et l’enjeu est de taille car nous voulons adresser à la société française un message fort et déterminé : “Africain-Français, nous agissons désormais d’une seule et même voix

 

L’enjeu est de taille parce que nous avons la lourde responsabilité de lancer et d’ancrer le Mouvement des Africain-Français dans le paysage médiatique et politique français. Les politiques de la région de toutes tendances confondues, les journalistes régionaux et nationaux seront présents à cette première grande manifestation. Avec la participation du bureau national, nous devons faire honneur à notre communauté et faire preuve d’exemplarité.

 

L’enjeu est de taille parce que nous avons là une formidable opportunité de montrer à quel point notre communauté peut être forte, disciplinée et organisée. Nous devons marquer les esprits et créer un fort impact au sein de la société française.

 

Pour cela, nous devons le 26 Novembre 2011 :

·         Réunir au moins 500 Africain-français à LILLE Grand Palais

·         Montrer notre unité et notre discipline en nous habillant tous en Noir et Blanc

·         Scander haut et fort notre slogan : Africain-Français, d’une seule et même voix


Nous comptons sur la mobilisation de tous.

Inscrivez-vous, diffusez le message à votre entourage, parlez-en autour de vous !
Faisons de ce moment un événement dont notre communauté pourra être fier. Les adhérents du MAF Nord - Pas de Calais

 

Cliquez ici pour vous inscrire !

Organisateur : MAF - Fédération du Nord-Pas de Calais

Email: fednord.maf@gmail.com

Copyright (c) 2011 MAF - Fédération du Nord-Pas de Calais Tous droits réservés

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Vers l'événement

Lancement de la fédération Nord-Pas de Calais du MAF utilise amiando - L'outil N°1 pour la billetterie et l'inscription en ligne.

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 22:54

[1€ =1000Fcfa] Le Franc CFA (Franc des colonies françaises d’Afrique) dévalué le 1er janvier 2012. 

 

EUR_500.jpg     500fcfa.jpg       

                                    specimens


         C’est une information exclusive. Les pays membres de la zone CFA n’ont pas fini de souffrir. Cette fois, c’est le noir qu’ils vont commencer à broyer. Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c’est-à-dire dans 40 jours, le FCFA sera dévalué à nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro=655,59 FCFA, passera à 1 euro=1000FCFA. Selon un diplomate européen, c’est pour apporter cette information aux chefs d’Etat de l’Uemoa qu’Alassane Dramne Ouattara a fait le tour de la sous-région la semaine dernière. Il a été mandaté, selon le diplomate, par le président français Nicolas Sarkozy. 
 «En Afrique centrale, c’est à Denis Sassou Nguesso que la mission a été confiée d’informer ses homologues de la CEMAC mais aussi des Comores», ajoute notre
source.

Le diplomate assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade lequel devrait informer son petit voisin Bissau-guinéen. 
 Comme on peut s’en douter, cette mesure de dévaluation du FCFA est venue de la grave crise que traverse en ce moment l’Europe de l’euro et que seule, l’Allemagne supporte à travers ses caisses. C’est donc la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui, selon nos sources, a demandé à son homologue français, Nicolas Sarkozy, de mettre de l’ordre dans les ex-colonies françaises avant qu’il ne soit tard. Mais si l’on regarde bien le schéma, il ne s’agit pas, à travers cette mise en garde de Mme Merkel, de sauver les économies des pays de la zone FCFA. Il s’agit bien d’aider la France à éviter de sombrer, ce qui pourrait plomber la zone euro, l’Allemagne ne pouvant plus à elle seule financer les déficits de cette zone.
 Mais qu’est-ce que la dévaluation du FCFA peut bien apporter à la France au plan financier et budgétaire ? Beaucoup, beaucoup trop même.

Au travers de la guerre militaire qu’elle a menée ouvertement en Côte d’Ivoire pour renverser Laurent Gbagbo, la France a réussi à mettre sous l’éteignoir, tous les nationalistes et autres souverainistes dont le fondement de la politique est de redonner à l’Afrique, toute sa dignité. Laquelle devrait lui permettre de diversifier ses relations commerciales et politiques avec le reste du monde et non plus seulement avec l’ancienne puissance coloniale. Le cas de la Côte d’Ivoire est édifiant à cet égard. Aujourd’hui, tout semble dire que les accords de 1961, lendemain des indépendances, ont été réveillés.

Les sociétés françaises ont récupéré tous les marchés. Bouygues est présent partout et il ne serait pas surprenant que, pour acheter désormais sur le marché mondial, l’Etat de Côte d’Ivoire passe forcément par l’Etat français. En d’autres termes, c’est en France que nous allons désormais acheter tout. Et comme tout cela se fait en devise (euro), nous allons dépenser beaucoup de CFA pour obtenir peu de produits. Ce qui arrangerait vraiment la France si l’on tient compte de l’ensemble des pays de la zone CFA qui vont acheter sur le marché français ou qui vont être obligés de faire transiter leurs marchandises par les ports et aéroports français. Si l’on ajoute à cela
l’exploitation honteuse de nos ressources à laquelle se livre en toute impunité la France, on peut dire que le pari est gagné pour Paris de trouver les milliards d’euro qu’elle cherche partout pour combler son déficit. De l’avis d’un expert, les pays africains vont contribuer, avec cette mesure, pour 40% de leurs avoirs, au colmatage du déficit français.
 Comme en janvier 1994, lors de la première dévaluation, les pays
africains qui font la manche recevront encore beaucoup d’argent des pays européens. Puisqu’il leur suffit de dégager 1 million d’euro pour que cela se transforme en 1milliard de FCFA. Parions ! Les hagiographes des différents palais présidentiels chanteront à l’unisson la fameuse chanson qui ne leur réussit pourtant pas : «Pluie de milliards !!!». Oubliant que cet argent est à rembourser non seulement avec des intérêts mais en devise. Conséquence, la dette des pays africains toujours sous la coupole de Paris va accroître de façon vertigineuse. Sacrifiant ainsi les futures générations africaines qui, une fois aux affaires, passeront le clair de leur temps à rembourser des dettes.
 Depuis que Ouattara est parvenu au pouvoir, les prix des produits alimentaires de première nécessité ne font qu’augmenter à la vitesse grand V. A partir du 1er janvier prochain, ça va être plus grave. La dévaluation ne peut nous servir que si
 nous exportons beaucoup. Tout le monde le sait. Tous les pays de l’espace francophone importent presque tout : produits manufacturés, riz, bois, poisson etc.

A partir du mois de janvier 2012, c’est maintenant 1000 fcfa pour un euro. Au moment de servir le marché intérieur, les commerçants revendeurs devront tenir compte de cette nouvelle parité fixe. Les prix vont donc gonfler et ça va chauffer dans les marmites ! Le prix du carburant va suivre la flèche dans le sens verticale. Et on n’y pourra rien.
Malheur aux pauvres populations africaines !


Source : Notre voie

Auteur : Abdoulaye Villard Sanogo

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 06:42

Hommage à Mouammar Kadhafi

Le Panafricaniste

         À L’AFRIQUE  QUI NE CESSE DE RÉSISTER                                      .Colonel Kadhafi-copie-1

 Vendredi 25 Nov. 2011 (17H30 -21h)                      Bourse du travail de Paris                               3 rue Château d’eau  (M°République)                                                              

  CONTACT : Tel : 06 32 00 63 03                               e- mail : fetaf91@yahoo.fr    

FETAF ; COFFAD ;; Nord- Sud Patrimoine Commun ; Etats Unis d’Afrique ; Soleil d’Afrique ; Coordination pour la Paix en Libye Africaine ; L’Appel FrancoArabe, Afrohistorama News, La Voix de La Libye, Allains Jules.

Programme

                               1730-1830        Accueil du Public

                              18h30 -21h00    Hommages

-          DES ASSOCIATIONS Africaines et Amies de l’Afrique;

-          Des hautes personnalités Africaines et internationales amies de l’Afrique ;

-          Anonymes ;

-          Intermèdes artistiques  (Chants, poème, Musique, récits).

                            21h05-21h20  Mot de la Fin

                          Déclaration du président du présidium

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 06:40

LA CHINE, MEILLEURE ALLIEE  STRATEGIQUE  DE  L'AFRIQUE
le cas du Cameroun et de la Côte d'Ivoire.


Pougala-copie-1

Les 12 derniers mois ont été très intenses sur le continent africain
avec d'importantes élections qui ont suscité beaucoup d'intérêts même
hors d'Afrique, parce que l'issu de chacune d'elle marquait les
nouvelles frontières du partage des zones d'influence qui sont en
train de se renégocier entre les anciens maîtres du monde, l'Occident
et le nouveau, la Chine. En paraphrasant un classement qu'on a vu en
Ukraine, ont peut dire qu'en Côte d'Ivoire, en Zambie ou au Libéria,
ce sont les Pro-Occident qui ont gagné la partie. Au Cameroun ou
République Démocratique du Congo, ce sont les pro-Chine qui ont gagné.

Depuis les indépendances africaines il y a environ 50 ans, dans la
logique de la guerre froide, les pays africains étaient tous sous
l'une des deux bannières : pro-occident ou pro-Union Soviétique. A la
chute du mur de Berlin en 1989 et la conséquente fin de la période de
la guerre froide, toute l'Afrique était devenue, de gré ou de force
pro-Occident. Le tandem Fond Monétaire International et Banque
Mondiale avait de fait pris le pouvoir en Afrique, décidant de toute
ou partie de la politique économique, financière, sociale et même
juridique de bon nombre de pays africains. Après ces 20-30 ans de ce
pouvoir en Afrique, il n'existe à ce jour, aucune exception de pays
qui aurait réussi grâce à ces recettes venues tout droit de
Washington. Ce qui a amené certains pays à entrer en dissidence, à
entrer en rébellion contre ce pouvoir ultralibéral FMI-BANQUE MONDIALE
qui a une particularité et c'est que lorsqu'il échoue, le chapeau
n'est porté que par le dirigeant africain rebaptisé pour la
circonstance en "dictateur africain" afin de détourner l'attention de
la vraie paternité de l'échec : l'ultralibéralisme occidental. Cette
tragi-comédie continue de nos jours, puisque ce sont ces mêmes
recettes qu'on prescrit aujourd'hui à la Grèce, au Portugal et à
l'Italie qui ont toutes échoué il y a 20 ans en Afrique.

Ces dissidents Africains ont regardé ailleurs vers l'Orient, vers la
Chine. Ils ne sont pas très nombreux, parce qu'il fallait du courage
pour braver les pressions occidentales, lorsque cela ne se terminait
pas par des coups d'état bien pilotés par l'entremise des rebelles qui
n'ont jamais expliqué comment et par qui ils avaient été financés. Et
c'est dans ce contexte que s'inscrit désormais tous les rendez-vous
électoraux sur le continent africain, où le seul vrai projet de
société est de savoir si le pays se contente du statu quo habituel
avec le niveau de misère qu'on connait depuis 50 ans au service de
l'Occident ou alors s'il fera le saut dans le vide en choisissant la
Chine, pour émerger avec elle, sans savoir où on va atterrir.

Aujourd'hui, je vais prendre en examen deux pays africains qui ont
fait 2 choix opposés, l'un la Cote d'ivoire a choisi de rester comme
avant, sous l'Occident et l'autre, le Cameroun qui a choisi de se
jeter dans le vide avec la Chine. Lequel des 2 pays a fait le bon
choix ? pour répondre à cette question, je me garderai bien de donner
des jugements de valeur à une élection ou à une autre. Je ne vais pas
refaire l'histoire ici. Mais il me plait de revoir les événements sous
la loupe purement géostratégique.

Le Cameroun et la Côte d'Ivoire sont deux pays africains qui ont
récemment connu des élections et le point commun des deux élections
c'est que les deux géants mondiaux, la Chine et l'Occident avaient
fait leur choix et apporté leur soutient. En Côte d'Ivoire, on peut
être d'accord ou pas d'accord sur les méthodes utilisées, mais chaque
contemporain a pu assister en direct à l'intronisation par la France
et les Etats-Unis d'une administration africaine.  Il n'est donc pas
erroné d'affirmer que le pouvoir en place est pro-Occident.

Au Cameroun, Monsieur Biya a été le chouchou de Pékin, cette ville
étant devenue au cours des années la seule destination officielle hors
des frontières camerounaises de Monsieur Paul Biya; Lors du dernier
congrès du parti de Monsieur Biya, le RDPC, le parti de monsieur
Sarkozy l'UMP n'était pas invité comme d'habitude. A sa place, c'est
le Parti Communiste Chinois qui a été convié et désigné comme le
"meilleur parti ami" du Cameroun. Et que dire du fait que les
résultats des élections présidentielles au Cameroun ont été rendus
publiques à Pékin, 4 heures avant la proclamation par la Cour Suprême
du Cameroun. Ce qui nous amène à dire sans nous tromper que le
positionnement du Cameroun est pro-Chine ? Etait-ce un simple hasard
la décision conjointe de Pékin et Yaoundé de choisir la date du
8/10/2011, un seul jour avant les élections, la cérémonie présidée par
Monsieur Biya et le représentant Chinois pour  poser ensemble la
première pierre du chantier du port en eau profonde de Kribi avec une
première enveloppe de 1 milliard de dollars versés par la Chine ?
N'état-ce pas un vrai défi lancé aux Occidentaux qui eux sont dans une
profonde crise financière ? Dans tous les cas, l'électorat Camerounais
 a approuvé ce choix de ses dirigeants, le lendemain dans les urnes,
en élisant Monsieur Biya avec 78%. En comparaison, on est très loin de
la gestion calamiteuse des Occidentaux de la situation Ivoirienne
quelques mois auparavant.

QUI DU CAMEROUN ET DE LA COTE D'IVOIRE A EU RAISON DE SON CHOIX ?

S'il est encore trop tôt pour parler du Cameroun on peut déjà tirer
les premières conclusions sur la Cote d'ivoire et constater que la
situation aujourd'hui est de loin pire que celle qui prévalait durant
la crise sous Monsieur Laurent Gbagbo. Le FMI vient d'avancer un
chiffre de -7,5 % de croissance du pays pour l'année 2011 faisant
ainsi de la Côte d'Ivoire, le seul pays en récession de tout le
continent africain, c'est-à-dire,  pire que la Somalie, où même sans
gouvernement stable il y'aura eu 1% de croissance pour 2011,
c'est-à-dire une croissance somme toute positive.

Les mêmes sources nous informent des contre-performances de toute
l'économie ivoirienne où l'état doit aux entreprises la rondelette
somme de 900 milliards de FCFA. Et la totalité du budget 2012 à peine
voté ne pourra être financé que de l'étranger.

Prenons au hasard une date commune dans les 2 pays, la date d'hier
23/11/2011. Quelle est l'actualité principale en Côte d'Ivoire : C'est
le porte parole du  président de la Commission européenne, José Manuel
Durao Barroso qui nous annonce que Monsieur Alassane Drame Ouattara se
trouve a Bruxelles où il va rencontrer dans la journée Monsieur Karel
de Gucht, commissaire Européen chargé du Commerce, pour parler des
exportations du cacao ivoirien vers les pays de l'Union européenne.

Au même moment, au Cameroun, c'est Monsieur Martin Yankwa, Inspecteur
général du ministère camerounais de l'Industrie, des Mines et du
Développement Technologique qui nous annonce la signature d'un accord
pour la création d'une usine, la SITRACO, d'une valeur de 1,6 milliard
de FCFA pour la transformation à Douala de 40% du coton camerounais
pour alimenter les nombreux hôpitaux que la Chine construit un peu
partout au Cameroun, avec des consommables comme les  compresses
médicales et des rouleaux de gaze hydrophile de coton.

Dans le premier cas, il s'agit de l'énième visite en Occident depuis
la prise de pouvoir au mois de mai 2011 dernier. La première visite
était le 26 Mai 2011 au sommet du G8 à Deauville en France, où l'ami
Sarkozy, président de la France l'a présenté comme un trophée, il
avait une grande envie de célébrer la victoire militaire de sa
présidence mais avait oublié d'informer son protégé Monsieur Ouattara
que lui-même se trouvait en pleine tempête financière avec les 3
principales banques  qui venaient de perdre en bourse près de 40% de
leur valeur, ce qui atteindra très vite les jours suivants, 65% pour
la plus grande. Il y a eu le 27/07/2011 la visite à Washington pour
demander de l'argent. Malheureusement ici aussi, Monsieur Obama était
en pleine querelle avec la nouvelle majorité républicaine au Congrès
qui ne voulait pas lui octroyer une rallonge pour de nouvelles dettes;
 et du coup, accompagné des autres Présidents Africains qui semblaient
tous à la Maison Blanche comme des écoliers dans le bureau du
Directeur d'école, les photos que la Maison Blanche a publiées de
cette rencontre donnent l'amère impression de se trouver à une
cérémonie de funérailles.

COMMENT LIRE CES 2 EVENEMENTS ?

EN COTE D'IVOIRE
La démarche ivoirienne est erronée. à mon avis, le Cacao et le Café,
comme la malaria, doivent tout simplement être éradiqués du continent
africain. C'est la seule certitude de mettre fin à la sombre époque de
la soumission coloniale avec toute son économie, comme la culture de
certaines plantes que les principaux journaux financiers en Occident
continuent de classer en cette fin de l'année 2011 comme "produits
coloniaux". Plus de 50 ans après l'indépendance, ce n'est pas normal
qu'un dirigeant Africain se rende en Europe pour négocier en faveur
d'un produit colonial, c'est-à-dire pour continuer volontairement à
cultiver ce produit qui correspondait à la vision et aux intérêts
européens de cette Afrique coloniale. C'est une faute politique,
historique et surtout, économique, car aucun pays du monde ne s'est
jamais enrichi en continuant la production d'un produit colonial, même
le Brésil a été obligé de renoncer à sa place de premier production
mondial du café pour passer à la production de la viande qu'elle
exporte désormais vers Europe parce qu'elle est 100 fois plus rentable
et sa production est hebdomadaire et non annuelle comme le café.

En d'autres termes, la Côte d'Ivoire doit se spécialiser en
"Intelligence" pour compter et pour commander en Afrique et voilà non
plus retourner en arrière aux sombres heures des travaux champêtres de
la période coloniale, aux heures du travail manuel pour remettre le
vieux tablier de domestique et reprendre comme le veut le maître
Européen, sa place dans les plantations de cacao et café du pays
tropical.

AU CAMEROUN
La démarche camerounaise est à encourager, parce la décision de créer
une usine de transformation du coton camerounais présente 2 avantages
:  d'abord parce que la vraie plus-value d'un produit agricole réside
dans sa transformation en produit fini, ensuite parce que le produire
pour satisfaire un besoin national permet de dynamiser une demande
locale et mettre sur pied le cercle vertueux de la création de la
richesse. Il est prévu que dans les prochains 10 ans le Cameroun
passera du pays exportateur de coton, à pays importateur, du même
coton pour satisfaire la demande des hôpitaux camerounais et ensuite
africains.

Ce que les dirigeants Camerounais ont compris c'est la leçon même de
Laurent Gbagbo c'est-à-dire que désormais c'est en Afrique même qu'il
faut aller chercher l'argent.  La Sitraco est l'arbre qui cache la
forêt du vaste projet de développement du business de la santé au
Cameroun pour attirer les malades non plus uniquement des pays
voisins, mais venant de beaucoup plus loin. A travers ses hôpitaux, le
Cameroun veut récupérer le très lucratif  pactole des évacuations
sanitaires vers la France depuis les pays d'Afrique francophone
notamment pour des spécialités bien précises : cardiovasculaire,
traumatologique, neurochirurgical, ontologique, ophtalmologique. Selon
les incroyables chiffres fournis par Monsieur Bedouma Alain Yoda,
ministre Burkinabé de la Santé, le gouvernement d'un petit pays comme
le Burkina Faso règle à la France la facture pour évacuer une
cinquantaine de patients par an, la bagatelle de 900 millions de FCFA
(1,372 million d'Euros) chaque année. cette information a été rendue
publique par le quotidien burkinabé, LE PAYS dans son édition du
19/09/2007. Yaoundé veut une partie de ce gâteau. L'histoire ne nous
dit pas si Paris est très content de l'activisme de ce nouveau
concurrent inattendu.

Un autre domaine dans lequel les dirigeants de Yaoundé cherchent des
palabres avec la France de Monsieur Sarkozy est celui de la formation.
On peut facilement imaginer la scène à l'intérieur du Palais d'Etoudi
(demeure du Président Camerounais) où son hôte prend un stylo et sa
calculette pour voir combien l'Europe encaisse chaque année des
étudiants Africains qui y affluent. Un vrai magot ! se sera-t-il
exprimé. et toutes les réflexions successives ont dû être sur le fait
de savoir comment intercepter une partie de cette somme. Les
Universités publiques et privées sont en train de sortir de terre
comme des champignons avec des cités universitaires et son lot de
chantiers chinois pour livrer les œuvres dans les plus brefs délais
afin, non seulement d'éviter que les Camerounais quittent le pays,
mais aussi pour attirer les autres étudiants africains qu'ils soient
francophones ou anglophones, profitant au passage de sa position
privilégiée d'être le seul pays bilingue français/anglais du continent
africain. Alors que l'hôte de l'Elysée (demeure du président français)
compte sur la stigmatisation de ces étudiants africains pour remonter
dans les sondages, on peut parier que lui enlever un tel alibi sera
vécu comme un crime. Déjà depuis le mois de Mai 2011, un décret intime
à ces étudiants Africains de laisser la France le lendemain de leur
soutenance de thèse.

QUE FAIRE LORSQU'ON S'EST TROMPE DANS LE CHOIX DES ALLIANCES ?

Aujourd'hui, le développement de l'Afrique est une question de choix
décisif dans le positionnement géostratégique de chaque pays.
L'alliance avec l'Occident sur le point de déposer le bilan, me semble
un choix suicidaire, parce que le résultat est connu d'avance : misère
garantie comme plat de résistance et dettes pour dessert. Le Guide
Libyen Kadhafi est l'exemple de ce choix suicidaire. Il avait opté
pour l'alliance avec l'Occident, en snobant soit la Chine que la
Russie et en mettant ses Services Secrets sous le contrôle de la CIA
dès 2006. Ce qui lui sera fatal, puisque ce sont ces mêmes Services
Secrets devenus américains qui feront qu'il ne soit plus en sécurité
nulle part sur le sol libyen, encore moins son dauphin. Dans la
nature, les mammifères cherchent les males jeunes et forts pour
s'accoupler et assurer la descendance, garantir l'avenir. Parce que
les males vieux sont trop faibles et souvent aigris et génèrent
d'autres faiblesses qui ne laissent pas beaucoup de chance à la race
de survivre longtemps, et qui ne présagent aucun futur. En ce moment,
l'Occident est cet animal devenu vieux et faible et pour cette raison,
devenu plus dangereux pour lui-même et pour ses alliés. Sa faiblesse
le rend aigri. Un jour arrivera lorsqu'ils comprendront que leur
trophée de la victoire ivoirienne n'était qu'une pure illusion et
qu'ils ne seront pas sauvés de leur profonde crise financière et
sociétale par la Côte d'Ivoire et donc que qu'ils n'auront plus besoin
de Monsieur Ouattara. Ce jour là, il sera très vite rebaptisé en
"Dictateur Africain" et on n'a pas besoin d'être un magicien pour
prédire que ce jour là, des ONG prétendument expertes de l'Afrique
sortiront de partout pour nous expliquer comment il est méchant et
s'enrichit sur le dos du peuple. On trouvera très vite un autre
Africain pour le remplacer et ce jour là, nous serons présents pour le
soutenir avec toutes nos forces, exactement comme nous l'avons fait
pour son prédécesseur, exactement comme nous l'avons fait pour le
Guide Libyen, Kadhafi. Parce que la tradition africaine veut que nous
n'abandonnions jamais les nôtres, quoi qu'ils aient fait dès lors
qu'ils sont en mauvaise posture avec nos bourreaux de toujours.
Nicolas Machiavel (1469-1527) ne dit-il pas que "Pour prévoir
l'avenir, il faut connaître le passé, car les événements de ce monde
ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés par
les hommes animés des mêmes passions, ces événements doivent
nécessairement avoir les mêmes résultats" ? Combien serons-nous pour
répondre "présent" au soutient de Monsieur Ouattara lorsque son heure
de disgrâce sera arrivée ?  Qu'est-ce que l'histoire retiendra de lui
au delà de la page peu glorieuse qu'il a écrite avec sa fameuse
"Communauté Internationale" ?  lui seul et son équipe pourront
répondre à ces questions, à travers les actes et les décisions qu'ils
pourront mener en utilisant leur cerveau pour ne pas insister avec des
recettes qui ont démontré leurs limites. Le plus grave n'est pas de
commettre des erreurs, mais de persister dans l'erreur. Et le geste le
plus sage à mes yeux est celui d'avoir le courage et la force d'aller
contre ceux qui l'ont mis au pouvoir et de libérer son frère Laurent
Gbagbo. Il sortirait alors ainsi de "l'Afrique de la traitrise et des
sous-préfets" pour entrer dans l'Afrique du courage et de la défense
de la dignité humaine.

Nous sommes différents des Européens. Pour construire l'Union
Européenne, ils ont recouru à un catalogue de conditions à être toutes
satisfaites avant d'entrer dans l'Union et des pays comme la Turquie
depuis 1963, n'ont toujours pas réussi à satisfaire à ces conditions.
En Afrique nous privilégions d'autres valeurs que l'argent. C'est pour
cela qu'il n'ya jamais eu un quelconque catalogue de conditions pour
adhérer à l'OUA hier ou à l'UA aujourd'hui et demain dans les
Etats-Unis d'Afrique en construction. Ce qui nous unit est avant tout
est un idéal, celui de soustraire l'Africain à l'esclavage européen, à
travers la lutte contre l'humiliation que l'Occident continue de nous
infliger depuis 5 siècles. Le Tribunal Pénal International (TPI)
n'est-il pas la preuve évidente de cet acharnement contre la dignité
humaine en Afrique ? Comment expliquer sinon qu'avec les 3 millions de
morts au Cambodge, pour le génocide perpétré par les 'Khmers rouge',
le tribunal spécial se passe en terre Cambodgienne pour juger ses
auteur 30 ans après les faits alors que pour l'Afrique, le TPI devient
l'énième instrument de domination et de la xénophobie contre l'Afrique
? Le dénominateur commun du peuple africain est l'anticolonialisme.
C'était même le fondement de l'OUA. Et nous ne pourrons pas construire
les Etats-Unis d'Afrique sans associer tout le monde, sans prendre
conscience de la capacité de nuisance de ceux qui veulent nous diviser
jusqu'à chasser nos chefs d'Etat du pouvoir, jusqu'à tuer nos
Présidents. Nous sommes très indignés de ces actes de barbarie et si
ceux qui ont le pouvoir en Afrique n'ont pas conscience de cela, nous
devons être doublement indignés.

CONCLUSION
Le déclin de l'Occident est paradoxalement une chance pour l'Afrique,
à condition que nous soyons conscients de l'importance de la place que
nous pouvons occuper dans cette nouvelle ère avec la redistribution
des places. L'Occident ne peut pas nous aider parce qu'il ne peut pas
s'aider lui-même. Monsieur Obama a visité le Ghana et présenté ce pays
comme la vitrine d'un allié de l'Occident qui réussit, mais la vérité
est plus amère et c'est que ce pays pour sa croissance s'est tourné
vers la Chine et a reçu 10 milliards de dollars américains, montant
qu'aucun pays occidental ne pouvait lui offrir. Pour l'histoire, hier
23/11/2011, pour la première fois, même l'Allemagne, le pays européen
le plus vertueux et le plus riche n'a pas pu emprunter l'argent sur
les marchés, leurs propres opérateurs étant les premiers à parier sur
leur chute inexorable.

Au 21ème siècle c'est la fin des Etats-Nations et le triomphe des
ETATS-CONTINENT. Je ne me réjouis pas pour le début de la prospérité
de mon pays, le Cameroun tant que l'économie d'un autre pays africain,
comme la Côte d'Ivoire est en berne, parce que la Côte d'Ivoire comme
la Somalie, c'est aussi mon pays et le comprendre c'est  avoir la
force pour résister à nos agresseurs et pour construire la base d'une
prospérité stable, continentale. Et pour le faire, nous avons besoin
des alliances, nous avons besoin de compter nos amis, nos vrais amis.
Pour l'instant, le meilleur ami de l'Afrique est la Chine et nous
devons tous nous indigner lorsque l'Europe va à Pékin parler de
l'Afrique, parler de nous sans nous. Ne sommes-nous pas suffisamment
sortis de l'adolescence ? Toujours plus de Chefs d'Etats Africains
seront encore humiliés, d'autres seront encore assassinés. Mais le
pire qu'un Africain puisse faire c'est qu'il soit de près ou de loin,
complice des ces actes tous dirigés contre les nôtres, tous orientés
contre nous. Parce que chaque Président Africain qu'on humilie, c'est
nous tous qu'on humilie, chaque Chef d'Etat Africain qu'on tue, c'est
nous tous qu'on tue. Défendre les nôtres, c'est défendre nous-mêmes
aujourd'hui, c'est défendre nos enfants demain. Et identifier avec
précision contre qui, nous avons à nous défendre en priorité, nous
aidera à mieux choisir nos alliances. A ce jour, aucun Africain n'est
mort tombé sous les balles de l'armée chinoise.


Source : www.pougala.org

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 06:36

Candidature de Wade en 2012 : Les Mercenaires du Droit sont arrivés ! (Me Moussa Diop)

 Me-Diop.jpg                                                                    Me Moussa Diop,
Avocat à la Cour
Président d’Alternative Générationnelle Jotna
et candidat déclaré en 2012.

 

 

 

En 1984, lors d’une mémorable conférence devant la jeunesse africaine de Niamey, le professeur Cheikh Anta Diop dénonçait la posture des intellectuels et chercheurs africains qui manquent de confiance en leur jugement propre et font toujours appel aux blancs pour statuer sur la recherche et les affaires africaines. Il avait affirmé que nous étions atteints d’un mal profond qui avait du mal à guérir ; à cela s’ajoute le fait que la puissance d’un piège demeure dans le leurre. Pour mettre en garde la jeunesse africaine contre certaines conclusions scientifiques, il a exposé le stratagème. Ce dernier consistait à se parer du manteau de la science pour faire passer un venin, une contrevérité, une tromperie. L’illustration parfaite est la falsification de l’histoire africaine par des générations entières de scientifiques, toutes disciplines confondues. L’engagement d’un homme comme Cheikh Anta Diop contre toute une horde d’experts scientifiques au colloque de vérité du Caire en 1974 a démontré que nous avons la possibilité de combattre l’inacceptable -sous quelque forme que ce soit- et triompher.

On fait tout un tintamarre quand on a tord. Et qui passe son temps à s’expliquer s’accuse. Le cirque que nous a offert les « sorciers » et soit disant experts blancs du Président Abdoulaye Wade en sont une parfaire illustration. À coup de mensonges et des propos évasifs à souhait, utilisés pour semer la confusion auprès des Sénégalais et du monde, ce ramassis de mercenaires qui se drapent du manteau du droit pour mieux faire passer leur venin n’y est pas allé de main morte. Non moins d’une dizaine de juristes ont apporté leur aide politique à Abdoulaye Wade pour mieux préparer son coup en 2012. Seul l’ancien recteur de l’université Cheikh Anta Diop, le Professeur Seydou Madani Sy qui fut l’invité qu’il ne fallait pas inviter a fustigé cette imposture qui n’est rien d’autre qu’une insulte pour le Sénégal et l’intelligence de ses juristes et constitutionnalistes.

Ce séminaire a été co-présidé par le Premier Ministre et directeur de campagne de Wade, Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye, et Michel de Guillenchmidt, professeur émérite à l’université Paris Descartes et Doyen honoraire de la Faculté de droit. L’image est nette : un homme politique noir et son maître blanc comme caution pour justifier sa future forfaiture. C’est le droit assujetti à la politique politicienne et populiste et vice versa. Ni plus ni moins. Pour couronner le tout, dans la même soirée de ce lundi 21 novembre, une autre scène vraiment choquante à la TFM, deux juristes noirs sénégalais défendant leur mère Patrie contre deux mercenaires blancs français pour le compte d’un président qui veut coûte que coûte se maintenir au pouvoir.

Quand le Président Wade déclarait devant sa bassecour le 14 juillet dernier que seul Dieu pouvait lui empêcher de se présenter à la prochaine élection présidentielle, nous comprenons bien qu’il mettra tout en œuvre pour marcher sur notre constitution et sur la volonté du peuple sénégalais. Son désormais célèbre « ma waxoon waxeet ! » était un signe avant coureur. Donc, ce n’est pas surprenant que ses mercenaires juridiques jugent recevable sa candidature en 2012. Dans une hypocrisie sans nom et un cynisme absolu, le Premier ministre assure qu’il revient aux juges du conseil constitutionnel de trancher le débat. Et Michel de Guillenchmidt, de déclarer que « la recevabilité de la candidature du président Wade en 2012, compte tenu des textes constitutionnels applicables ainsi que des principes généraux du droit, doit être admise. Car, elle s’appuie sur des arguments juridiques forts. Le Conseil constitutionnel du Sénégal pourra confirmer cette recevabilité, sauf s’il décidait comme à l’accoutumée, en invoquant certains arguments de droit, dont la valeur ne peut être écartée d’un revers de main, que ni la Constitution, ni aucun autre texte de droit positif, ne lui donnent compétence pour se prononcer sur cette question ». Il affirme également ne pas vouloir s’immiscer dans les affaires internes du Sénégal. La couleur est annoncée !

Les avocats Me Mountaga Tall du Mali et Me Issa Diop du Sénégal sont le gage de mélanine pour noyer le poisson ; la preuve : personne ne les entend parler. Pourquoi ne pas faire co-présider ce séminaire par un Sénégalais quand il s’agit de traiter un problème sénégalais ? La technique est celle-ci : semer la confusion au maximum afin de faire un passage en force. Ces juristes occidentaux qui viennent statuer sur le droit du Sénégal viennent encore illustrer ce complexe dont certains Sénégalais sont encore victimes. Le Président Wade, premier des complexés, sait cela. Aussi, il joue cette carte à fond afin de mieux préparer son mystification ; nous nous retrouvons là devant une imposture et escroquerie intellectuelle démesurées sur fond d’aliénation mentale.

Nos gouvernants sont grandement responsables de cette ingérence incessante des étrangers dans nos affaires internes. Le gouvernement d’un pays, d’un peuple dans une langue étrangère est un leurre. Qu’on se le tienne pour dit. Une constitution rédigée en français pour un peuple qui ne maîtrise pas cette langue est une parodie de démocratie. Nous mettrons fin a cette immoralité. Nous donnons la possibilité à des étrangers de venir triturer nos consciences comme ils le désirent et le cirque des mercenaires juridiques de Wade illustre bien ce fait. AG/JOTNA s’engage à réformer les institutions du Sénégal et donner une bonne place à une langue nationale dans les discussions des affaires internes. Seuls les Sénégalais sont habilités à prendre part aux discussions qui engagent les Sénégalais.

L’incompétence des gens qui dirigent le Sénégal torpille tous les efforts de dialogue, de paix et de développement. C’est inadmissible de faire venir des étrangers pour tenter de démontrer la recevabilité de la candidature d’Abdoulaye Wade. C’est tout aussi inacceptable que ces cadres qui gouvernent le Sénégal et les acteurs de la société civile fassent preuve d’un aussi grand manque de rigueur et permettent tant d’interprétations de notre constitution nationale. Alternative Générationnelle Jotna se bat aux côtés du peuple sénégalais par tous les moyens pour dénoncer cette inconscience qui donne la possibilité à des étrangers de venir mettre leur grain de sable dans notre cuisine. Nous nous battrons toujours contre ce mensonge blanc qui veut toujours s’imposer comme vérité chez nous.

Tous les constitutionnalistes sénégalais sont unanimes sur la candidature de Wade. Ils disent tous (sauf un qui ne s’est pas prononcé) que la constitution ne le lui permet pas. Nous fustigeons donc la corruption de conscience des juristes qui se sont prononcés avant hier en faveur du chaos au Sénégal. Combien de millions de francs ont encore été dépensés pour fouler au pied la dignité des Sénégalais ? Les constitutionnalistes sénégalais sont les seuls habilités à faire une interprétation de nos textes. Et leur position est unanime. Le conseil constitutionnel a du pain sur la planche. Le peuple veille et sera intransigeant.

Le peuple est le seul garant de ses intérêts. Nous devons encore montrer notre grandeur tout de suite après le verdict du Conseil Constitutionnel, soit pour le conforter soit pour le combattre. La bataille entamée il y a quelques mois et qui a porté ses fruits le jeudi 23 juin 2011 nous invite à la vigilance. Nous ne devons pas laisser le Président Wade et son bateau ivre fouler au pied la loi, la légalité et la légitimité. Il n’a pas le droit de se présenter à l’élection présidentielle de Février 2012 et nous le lui ferons savoir dans la rue s’il le faut. Il nous trouvera sur chemin s’il tente de faire un forcing. Notre peuple devra encore être à l’avant-garde de cette lutte noble pour le progrès au Sénégal.
Battons-nous pour le respect de nos institutions ! Démontrons à qui de droit qu’on ne peut plus jouer avec notre avenir. Alternative Générationnelle réagira avec la dernière des énergies pour que notre peuple reste seul maître dans la prise de décisions qui nous touchent de près ou de loin.


Dakar, le 23 novembre 2012.

Source : http://www.dakaractu.com

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 01:12

En raison des bruits de bottes sur la dévaluation du Franc CFA dans les prochains jours, nous vous invitons à replonger dans deux articles que nous avons déjà publiés sur Afrohistorama pour comprendre le calvaire des Africains francophones.


1) Réponses du Professeur Pougala aux questions de Serges Tchaha pour le quotidien camerounais l'ACTU  édition du 3/11/2011
2) Le Franc CFA et l'Euro contre la souveraineté monétaire de l'Afrique
    par le professeur Nicolas Agbohou

 

 

Réponses de Pougala aux questions de Serges Tchaha pour le quotidien camerounais l'ACTU  édition du 3/11/2011


Pougala-copie-1

1. Dévaluation ou réévaluation du FCFA, quel est le scénario que vous pronostiquez?
La parité fixe du CFA par rapport au Franc Français d'abord et à l'euro est une conception des plus artificielles. Le problème à mon avis ne se pose pas en terme de dévaluer ou réévaluer le CFA avec les déconvenues de l'Euro, mais de profiter de ce tourbillon pour nous poser les bonnes questions : pourquoi en sommes-nous à ce point de subalternité totale de notre économie où on a complètement renoncé au levier monétaire pour ajuster notre politique économie ? La monnaie
est le reflet de l'économie d'un pays ou d'un ensemble de pays. Nous sommes arrimés à l'Euro sans qu'on ait la moindre convergence de nos économies à celles de la France qui nous y a amenés. C'est venu, donc le moment d'arracher cette indépendance monétaire sans laquelle l'indépendance politique est un leurre.


L'assassinat de Kadhafi repousse la date de la sortie de la monnaie unique africaine. Il est dans cette nouvelle donne urgent pour nous de nous doter de notre propre monnaie. Le Cameroun souffre d'un déficit de compétitivité avec notre principal et puissant  voisin qu'est le Nigeria à qui nous ne vendons presque rien, alors que nous aurions pu enrichir notre pays grâce au Nigeria voici. Ni nous, encore moins le Benin, le Tchad ou le Niger n'en profite pour une seule et même raison
: LE FRANC CFA qui reflète le taux de change praticable en Europe, et le gouvernement Camerounais ou Béninois ne peut nullement jouer sur les taux pour favoriser une quelconque politique d'exportation  vers une zone donnée ou de freiner l'importation en provenance d'autres pays, exactement ce que fait le Nigeria aujourd'hui pour pomper des devises en provenances de ses voisins qui ont le Franc CFA, simplement en abaissant le taux de change du Naira quand il le désire. Ce qui
donne la fausse impression aux Camerounais et Béninois qui vont au Nigeria de se sentir plus riches, mais qui en définitive signifie que nos pays sont peu attractifs aux Nigérians, parce qu'ils trouvent tout trop cher, à commencer par le prix des chambres d'hôtel.

La deuxième urgence une fois notre monnaie créée doit être de la rendre inconvertible. La convertibilité du Franc CFA est la principale source de corruption et de transfert illicite vers l'étranger de la richesse des pays qui l'utilisent aujourd'hui. C'est le choix de puissants pays comme la Chine et la Russie qui avec leurs monnaies inconvertibles, peuvent ainsi disposer d'un montant très important de devise parce qu'il devient dès lors plus facile d'exercer un contrôle sur tout détournement de fonds qui quitteraient le pays. Lorsqu'une monnaie est non convertible, comme le Yuan chinois, un fonctionnaire ne peut pas virer le moindre centime dans une banque Suisse, parce que lorsque vous quittez le territoire chinois avec vos billets de Renminbi, une fois à Paris ou à New-York, cela se transforme en simple bouts de papiers qui ne valent absolument plus rien du tout. Ce qui dissuade tous les mal intentionnés qui voudraient causer un tort financier au pays. Le choix de la France de rendre le Franc CFA convertible était une consciente opération de spoliation de ses ex-colonies, ce qui a plutôt bien marché pour elle jusqu'à ce jour. Car les entreprises françaises installées en Afrique constituent pour la plupart des fonds occultes qu'ils rapatrient en France, en échappant au contrôle fiscal des pays africains. Selon les chiffres fournis par la Banque de France, de 1990 à 1993 en seulement 3 ans devant les rumeurs de la dévaluation du Fcfa, ce sont 928,75 milliards de francs Cfa (1.416 milliards d’euros) qui ont quitté allègrement et clandestinement nos pays en Afrique pour la France. C'est à nous, au moment où on réfléchit de mettre sur pied notre propre monnaie d'éviter de répéter les mêmes erreurs.

2. Quelles conséquences pour une éventuelle disparition de l’euro? En temps qu'Africain, je ne me sens nullement concerné par une éventuelle disparition d'une monnaie qui sert d'instrument de
soumission de toute une partie de l'Afrique, si ce n'est de profiter de son malheur pour faire un vrai sursaut pour créer notre propre monnaie ou d'adhérer à la monnaie Nigériane, ce qui serait plus
logique et de loin moins dommageable que le CFA actuel.

La Chine par exemple réussit un tel exploit de s'enrichir sur le dos des Européens, c'est parce qu'elle joue légitimement son jeu de d'utiliser sa monnaie pour rendre ses produits encore plus compétitifs
sur les marchés Européens. Le ridicule pour nous c'est que l'Afrique qui n'a rien demandé paye le prix fort de ces manœuvres monétaires chinoises contre les Européens, parce que ces mêmes produits se
trouvent aussi chez nous et tout autant compétitifs en Afrique alors que notre niveau de vie est de loin plus bas qu'en zone Euro. Ce qui empêche les producteurs de la zone CFA de résister à la déferlante de produits chinois. Plutôt que d'accuser les Chinois de concurrence déloyale, nous n'avons qu'à faire comme eux, utiliser notre propre monnaie (à créer) pour rendre nos produits compétitifs sur les marchés européens où on pourrait alors songer à des exportations impensables
aujourd'hui avec l'arrimage cet arrimage à l'Euro. La France nous a liés à l'Euro pour être sure que nos éventuellement productions africaines ne pourront jamais menacer l'économie française. et nous avons naïvement applaudi à cet arrimage sans comprendre les profonds motifs qui animaient son initiateur. Peut-on rester indéfiniment adolescent dans le concert des nations avec des relations figées qui nous sont dommageables au lieu de cibler nos relations saisons par saisons en fonction de nos intérêts du moment. Malheureusement, nous ne pouvons pas quitter le Franc CFA sans l'accord de la France. C'est pour contourner cette arnaque que Kadhafi avait mis le paquet pour la création de la monnaie unique africaine, parce que sur le plan juridique, une juridiction continentale prenant le dessus sur une autre nationale, la France n'aurait plus eu rien pour s'agripper et continuer de nous spolier.

Aujourd'hui quoi faire ?

Comment conquérir notre véritable indépendance devant cette situation ?


 

 

Le Franc CFA et l'Euro contre la souveraineté de l’Afrique 

par le professeur Nicolas Agbohou

 

   

              


 

 

 

Si vous n’arrivez pas à lire la vidéo sur Afrohistorama en raison de la censure. Recopier le lien ci-dessous et allez directement sur Youtube.

http://www.youtube.com/watch?v=O4whO1ovkdY

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine