Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:51

Les Congolais fêtent la victoire d’Etienne Tchisekedi à l’élection présidentielle en RDC

 

              


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=nDAo6UqSgGM&feature=share

 


 

http://www.youtube.com/watch?v=VpEC1lmz7YU&feature=share

                               


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=yzKk2DX7G7s&feature=share

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:57

DECLIN DE L'EURO = DEVALUATION DU FRANC CFA ?
de Jean-Paul Pougala

Pougala-copie-1

Les Africains doivent-ils encore pour longtemps accepter d'être pris en otage par des intellectuels qui ne sont intéressés en définitive qu'à leur plan de carrière sous l'ombrelle possible de la France ou de l'Europe ?



Depuis que le Wall Street Journal a annoncé que plusieurs banques Européennes se préparent à la fin de l'euro et au retour aux anciennes monnaies nationales, en nommant la frénésie en cour à la Banque d'Irlande, une rumeur s'est mise en route sur la probable dévaluation du Franc CFA. Comment ne pas y voir une tentative pour faire diversion sur le débat qui a envahi la rue africaine sur la sortie du Franc CFA, devant le déclin économique et financier de l'Europe et la conséquente difficulté de sa monnaie, l'Euro ? N'est-ce pas suspect que lorsque
les Africains qui utilisent le Franc CFA, commencent à se poser de sérieuses questions sur l'opportunité de rester dans la zone CFA, arrivent ces rumeurs sur l'éventualité de la dévaluation du Franc CFA ? Et si c'était juste pour détourner l'attention de la vraie question: faut-il rester dans la zone Franc? Comment expliquer que pendant 52 longues années depuis les indépendances, des pays d'Afrique aient été privés de l'instrument de politique monétaire pour créer la richesse ?
Qu'est-ce qui explique la honte assumée des dirigeants Africains d'accepter que leurs monnaies soient décidées et imprimées en France ?

LA FAUTE N'EST-CE PAS AUX DIRIGEANTS AFRICAINS ?

Souvent cela nous fait tant de bien de mettre sur le dos de la France ou de l'Occident la plupart de nos malheurs. Et cela réconforte, cela rassure comme le Chrétien a besoin du Juif pour laver ses péchés.
Mais dans le cas du Franc CFA, la pilule est plus amère et cette fois-ci, même les Français n'accepteront pas de l'avaler ou du moins, pas tous seuls. Car le chapeau est à faire porter, plus aux intellectuels et dirigeants Africains qu'à l'ancien maître.  Il existe une légende métropolitaine en Afrique savamment véhiculée par ces derniers selon laquelle, à cause des accords signés avec la France, il serait impossible de sortir du Franc CFA. Mais, sur le plan pratique, aucun texte, aucune loi, aucun accord, aucun décret ne peut empêcher un peuple de prendre sa souveraineté dès lors qu'il est conscient qu'elle lui avait été volée, dès lors qu'il comprend ce qu'il perd sans ladite souveraineté. La vérité est qu'il semble que ces pays préfèrent la subordination à la souveraineté. Deux contre-exemples nous le prouvent :


EN AFRIQUE DU NORD

A l'indépendance des pays africains, tous les pays d'Afrique du Nord étaient eux aussi liés à la France par les mêmes accords monétaires et militaires.

- Au Maroc : Pour avoir prétendu l'indépendance du Maroc et la sortie du Franc, le roi du Maroc Mohammed V Ben Youssef sera déporté avec toute sa famille d'abord en Corse, puis à Madagascar le 8 Avril 1954. La France installe au trône son oncle. Mais la population refuse et reste soudé derrière son roi, même exilé de force. La France est contrainte de le ramener en 1955. L'indépendance est proclamée l'année d'après. 2 ans après l'indépendance, le Royaume dit au revoir à la monnaie française et crée la sienne, le Dhiram en 1958, malgré l'hostilité de la France.

- En Tunisie, on a observé les mêmes résistances de la France pour concéder une véritable indépendance. Mais comme au Maroc ce sont les dirigeants Tunisiens qui ont fait comprendre à la France qu'un pays ne peut pas se dire indépendant alors qu'il utilise la monnaie d'un autre pays, alors qu'il a sur son propre territoire la base militaire d'un autre pays. En 1956, c'est l'indépendance formelle du pays, mais c'est toujours la France qui contrôle la monnaie tunisienne, le Franc. Dès
1958, la France est contrainte d'accepter que la Tunisie quitte la zone Franc pour créer sa propre monnaie le Dinar. Cependant, elle refuse d'évacuer ses troupes de Bizerte. En 1961, le président Bourguiba, lance un ultimatum aux Français avant de déclencher la guerre qui fera un millier de morts, presque tous des Tunisiens, pour chasser les Français de cette base militaire de Bizerte. Un an après, le 25 Juillet 1962, le Président Bourguiba obtient gain de cause, 6 ans après l'indépendance, le Président français De Gaulles annonce que la France accepte de mettre fin à 82 ans de présence militaire en Tunisie.

- En Algérie, en 1962, c'est l'indépendance formelle, comme partout, c'est la France qui contrôle la monnaie. Mais les Algériens insistent.que sans la monnaie, ce n'est pas une vraie indépendance. La France est obligée de concéder la finalisation de l'indépendance algérienne avec la création de sa propre monnaie, le Dinar Algérien, le 1er Avril 1964, c'est-à-dire aussi là, 2 petites années après l'indépendance.

EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE

A Madagascar le Président Ratsiraka en 1972, 12 ans après l'indépendance, quitte par décret présidentiel la zone CFA pour créer le Franc Malgache, comme monnaie transitoire vers le Ariary, le temps de laisser la population s'habituer à ce changement. Lorsque Madagascar quitte la Zone Franc CFA en 1972, le Franc Malgache est immédiatement déclaré inconvertible en Novembre de cette année et un système de réglementation des changes est mis en place. Depuis le 31 juillet 2003, l’unité monétaire malgache est devenue l’ARIARY (Ariary = 5 Francs malgaches). La même année, le Président Ratsiraka exige le départ des troupes françaises et l'évacuation de la base militaire d'Ivato avant le 1er septembre 1973. Le colonel de l'armée françaises Cazaillet remettra la base militaire aux autorités malgaches un jour avant la date exigée par le Président Rasiraka.


50 ANS D'INDEPENDANCE TOUT COURT, 0 AN D'INDEPENDANCE MENTALE

Pendant ce temps, au Sénégal, en Cote d'Ivoire, au Gabon, au Tchad, en
Centrafrique, etc... le monde est encore figé aux années 50, avec les mêmes pratiques coloniales, les mêmes bases militaires françaises, la même monnaie coloniale française dénommée CFA. Comment expliquer qu'en Afrique du Nord, la France a été contrainte à laisser s'installer et se développer, même avec des erreurs, l'autonomie monétaire alors qu'elle n'a même pas besoin de faire le moindre effort pour empêcher que les pays africains se dotent de véritables monnaies ? Pour une fois, les exceptions de Madagascar ou de la Guinée sont là pour nous suggérer que peut-être cette fois-ci, la faute ne peut être attribuée
uniquement au bourreau, mais aussi à la victime, à l'inaction coupable de la victime. Il conviendrait dans ce cas d'inverser la question et la transformer en une autre : qu'est-ce qui explique que les dirigeants d'Afrique subsaharienne n'aient pas compris qu'un pays ne peut pas se dire indépendant s'il ne contrôle pas sa monnaie? s'il ne pilote pas la décision de lui imprimer des billets de banque? s'il
n'assume pas la gestion des devises étrangères pour équilibrer sa balance commerciale mais aussi sa balance des paiements? Et surtout, comment expliquer que plus de 50 ans après les indépendances, les intellectuels africains n'aient pas jugé opportun de débattre publiquement de cette indépendance amputée ? La vérité est sans doute plus amère.

LA CARRIERE PERSONNELLE DE CHACUN AVANT TOUT

En Afrique francophone, la plupart des personnes qui ont connu l'époque coloniale vivent dans une logique d'acceptation fataliste de leur infériorité même mentale vis-à-vis de la France. Les dirigeants ont presque tous fait leurs études supérieures en France et n'ont jamais connu d'autres expériences universitaires hors de la France. Ce qui les a amenés à développer plutôt un comportement d'allégeance et de remerciement à la France pour les avoir "civilisés". En tout cas,
c'est l'impression que dégage cette attitude de la plupart des dirigeants Africains de cette partie du continent. Un diplomate Nigérian en poste à Genève m'exprimait récemment son étonnement de constater que la plupart de ses collègues de l'Afrique francophone, avant de rentrer dans leur pays, devaient d'abord accomplir un rituel pour lui incompréhensible : séjourner quelques jours en France, soit à l'allée qu'au retour. Mais le pire qu'il avait constaté était que la
plus grande aspiration de ces mêmes collègues était d'acheter une maison, pour les jours de leur retraite, pas dans le pays africain qu'il représentaient comme diplomates, mais en France.

Ce comportement qu'on peut constater depuis Genève est largement diffus dans les pays francophones et à tous les niveaux. Personne n'ose dire un seul mot contre la France, par peur de se voir refuser le Visa pour aller faire le rituel précédemment décrit. Cela commence des Ministres et arrive aux journalistes qui préfèrent spéculer sur la probable dévaluation du Franc CFA, mais aucun mot sur l'incroyable anachronisme et inopportunité économique d'une telle monnaie. Ils sont aussi tous complices des dommages de la convertibilité du Franc CFA, puisque pour réaliser le rituel de la procession vers une maison achetée en France, il est évident qu'aucun fonctionnaire africain ne pourrait y parvenir par son propre salaire, encore moins y envoyer ses enfants étudier. Alors il reste la corruption et les détournements variés de fonds. Et sans la convertibilité du Franc CFA, tout cela ne serait pas possible. Si la monnaie était non-convertible, comme
presque toutes les autres monnaies sur le continent africain, la valise d'argent de FCFA, une fois à Paris, ce serait de simples bouts de papiers. Tous les hauts fonctionnaires ou presque de ces pays semblent inscrits dans un rêve de plan de carrière internationale sous la bénédiction de la France. Presque tous rêvent de travailler un jour, même le temps d'un simple stage  au FMI, à la Banque Mondiale et la France sait utiliser ces petits appâts pour mettre au pas de très hauts fonctionnaires. Est-ce une faute ? NON. Comment peut-on reprocher aux dirigeants Français de faire les intérêts de leur pays? de leur peuple ? C'est le versant africain qui est inquiétant. C'est dans la même logique qu'on se demande presque quel sens cela a de traiter la Cour Pénale Internationale de raciste ou coloniale, si ce sont les mêmes juristes Africains qui n'ont d'autres rêves que d'y
travailler un jour ? C'est la même chose pour les Nations-Unies.

CONCLUSION :

Plus de 50 ans après les indépendances africaines, on peut constater que le choix de la dépendance monétaire des pays africains d'abord à la France et aujourd'hui à l'Europe est un véritable fiasco économique et les difficultés financières de la France et de toute la zone Euro, avec l'inexplicable navigation à vue de ses membres (19 sommets en 22 mois pour ne rien décider) ne sont pas de nature à rassurer les pays Africains qui ont renoncé à leur souveraineté monétaire d'avoir été dans de bonnes mains. Et les conséquences économiques et sociales sont
dramatiques pour ces pays africains, ce qui fait que  sur les 10 pays les plus pauvres d'Afrique, 8 sont des pays soumis à ce régime monétaire du Fcfa. Est-ce une simple coïncidence ? Les Africains doivent-ils encore pour longtemps accepter d'être pris en otage par des intellectuels qui ne sont intéressés en définitive qu'à leur plan de carrière sous l'ombrelle possible de la France ou de l'Europe ? La
jeunesse africaine est-elle suffisamment informée pour construire et manifester son indignation ? N'est-ce pas venu le moment du mea-culpa des 70% des étudiants Africains de la diaspora dont les parents sont fonctionnaires en Afrique ? Pour qu'ils se demandent à eux-mêmes s'ils sont véritablement convaincus que l'argent du loyer du studio qu'ils payent 500 € (328.000 FCFA) par mois à Paris vient vraiment des 200.000 FCFA (305 €) de salaire mensuel de leur papa ou leur maman en Afrique ? En attendant la venue d'une monnaie unique africaine, si
chaque pays crée sa propre monnaie et la rend non-convertible, que ferons-nous de cet armada d'étudiants de la diaspora qui vit grâce au sous-système tel qui est aujourd'hui ? Sommes nous encore disposés à nettoyer devant notre porte et dire au revoir au Franc CFA ?




Jean-Paul Pougala
www.pougala.org

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 01:53

La reconquête de la Libye et la putréfaction morale de l’extrême-gauche européenne

 

Comment le mouvement anti-guerre a-t-il laissé faire ? Comment des militants avertis en sont-ils parvenus à gober tout ce que Sarkozy, TF1, Le Monde, France 24 et le Figaro leur balançaient sur Kadhafi ? Comment se peut-il que des êtres doués d’une conscience et d’une intelligence aigues n’aient pas tiré les leçons de la tragédie afghane ou irakienne qui se déroule encore sous leurs yeux ? Comment l’extrême gauche européenne en a pu arriver à applaudir la coalition militaire la plus prédatrice du monde ? Comment se fait-il que le lynchage d’un chef d’Etat tiers-mondiste, torturé à coups de pieds, de poings et de crosses de fusil, sodomisé avec un tournevis, le supplice d’un grand-père de 69 ans qui a vu quasi toute sa famille anéantie, bébés compris, ait réuni dans une même chorale les « Allah ou Akbar » de djihadistes voyous, les « Mazel Tov » du philosophe légionnaire franco-israélien Bernard-Henri Lévy, les tchin-tchin des Messieurs de l’OTAN, l’explosion de joie cynique d’Hillary Clinton diffusée sur la chaîne CBS et les hourras des pacifistes européens ?

 

 

MISRATA-AVANT-ET-APRES.jpg
 

  




On se rappellera que pour empêcher l’invasion de l’Irak dont le régime était bien plus despotique que celui de Mouammar Kadhafi, nous étions parfois dix millions à travers le monde. De Djakarta à New York, d’Istanbul à Madrid, de Caracas à New Delhi, de Londres à Pretoria, nous avons mis notre hostilité envers la dictature baathiste en sourdine pour arrêter l’acte le plus irréparable, le plus destructeur, le plus lâche, le plus terroriste et le plus barbare qui soit, à savoir la guerre.
 


En dehors des nombreuses manifestations de soutien à la Jamahiriya libyenne organisées sur le continent africain et dans une moindre mesure en Amérique latine et en Asie, la solidarité avec le peuple libyen, a été quasi inexistante. Ce peuple composé d’une myriade de tribus, de coutumes et de visages, ce peuple qui a commis le crime d’aimer son dirigeant et dictateur, d’appartenir au mauvais camp, à la mauvaise tribu, à la mauvaise région ou au mauvais quartier, n’a eu droit à aucune compassion. Les médias aux ordres ont ignoré l’existence de ce peuple qui, le 1er juillet encore, était un million dans les rues de Tripoli à défendre sa souveraineté nationale, sa révolution authentique et ce, au nez et à la barbe des chasseurs bombardiers de l’OTAN. Au même moment, un autre peuple, quasi identique à celui de Tripoli, un peuple tout aussi innocent qui pourtant n’a jamais mobilisé plus de quelques dizaines de milliers de manifestants même avec l’appui massif des commandos qataris [1], des propagandistes du djihad venus d’Egypte, de Syrie ou de Jordanie [2], même avec les techniques de cadrage trompeuses des caméras d’Al Jazeera amplifiant l'effet de foule, fut désigné « peuple à lui tout seul ». Ce peuple-là bénéficia de toutes les faveurs et de toutes les attentions. De toutes les armes et de toute l’impunité aussi. L’humanisme paternaliste et intéressé de l’OTAN à l’égard de ce pauvre peuple a ému nos gauchistes au point de leur faire dire : « Pour une fois, l’OTAN avait raison d’intervenir ».
 


Sans doute que le mirage des bouleversements sociaux que l’on appelle abusivement « printemps arabe » a contribué à brouiller les pistes, sans doute que la volte-face (coïncidant avec la démission de nombreux journalistes indépendants) des chaînes satellitaires arabes comme Al Jazeera qui sont désormais le joujou des pétromonarchies du Golfe et des stratèges américains ont semé la confusion, sans doute que la propagande de guerre était cette fois mieux préparée, sans doute que les rodomontades de Mouammar Kadhafi et de son fils Saïf Al Islam sciemment mal traduites par les agences de presse internationales ont aidé la propagande occidentale à rendre ces hommes détestables. Tout cela ne peut cependant expliquer l’incroyable silence approbateur des mouvements alternatifs européens prônant le changement social.
 


 
Défendre le faible contre le puissant
 


Depuis l’aube de l’humanité, s’il est une vertu qui a toujours élevé l’homme, c’est le sens de la justice. Quand la justice vient à manquer, parfois, les hommes sont pris d’une soif inextinguible et se battent pour elle au prix de leur vie. Dans l’histoire, divers courants philosophiques et mouvements sociaux ont un jour pris fait et cause pour la justice.
 


De nos jours et dans nos contrées, les femmes et les hommes qui brûlent pour Dame Thémis se disent souvent de gauche. Ils ont fait de la défense du faible contre le puissant leur combat, parfois leur raison d’être. Ils rejettent catégoriquement la loi du plus fort. Scrutant l’histoire, ces amoureux de la justice se placent quasi par réflexe du côté des Spartiates face aux troupes perses du roi Xerxès, du côté des Gaulois ou des Daces face aux légions romaines, du côté des Aztèques ou des Incas face aux Conquistadores de Pizarro ou de Cortes ou encore du côté des Cheyennes face à la cavalerie étasunienne du colonel Chivington ou du général Custer [3]. Le Juste n’est pas dupe. Il sait que c’est au nom de nobles causes comme la civilisation, la modernité ou les droits de l’homme que le colonisateur a réduit les « Barbares » en esclavage et exterminé près de 80 millions d’Indiens d’Amérique. Il sait aussi qu’en défendant le droit à la vie des Amérindiens par exemple, il cautionne indirectement des sociétés qui menaient des luttes fratricides ou des guerres d’annexion, qui pratiquaient le sacrifice humain ou le scalp. Le Juste est conscient que si l’on s’oppose à la guerre en Irak, on reconnaît implicitement la souveraineté nationale de l’Irak et donc, le maintien au pouvoir du régime de Saddam Hussein. Ce paradoxe n'a pas empêché le Juste de s'indigner du traitement réservé par le régime baathiste irakien ou par la Jamahiriya libyenne à leurs opposants. Il a légitimement dénoncé les abus de pouvoir de certains privilégiés du système Kadhafi, à commencer par le Guide lui-même, sa famille et son clan, les tortures et les exécutions sommaires perpétrées par les services de sécurité libyens, les opérations de séduction que le régime a lancées vers les puissances impérialistes dont il a graissé la patte des chefs d’Etat. Mais lorsque les opposants libyens se sont compromis aux pires ennemis de l’humanité, lorsqu’ils sont devenus de vulgaires agents de l’Empire et se sont à leur tour livrés à des actes de barbarie notamment contre les loyalistes, leurs familles, les Libyens noirs et les émigrés subsahariens, nos Justes n’ont pas bronché. Ils n’ont pas dénoncé l’imposture. Ils auraient pu dire : « plutôt que de faire la guerre en Libye, sauvons la Corne de l’Afrique sacrifiée par les marchés financiers ». En détruisant le pays le plus prospère et le plus solidaire d’Afrique pendant que la Corne de l’Afrique agonisait par la famine et la sécheresse, l’Empire nous a offert une occasion unique de lui porter un coup en pleine figure. Mais au lieu de rappeler cette cruelle réalité aussi intelligible et concrète qu’un slogan de lutte, nos Justes se sont terrés dans leur silence, se contentant de rabâcher les mêmes vieux clichés sur le régime libyen pour se donner bonne conscience et justifier leur couardise. 
 


Pourtant, le Juste ne se tait jamais avec les lâches comme il ne hurle jamais avec les loups. Il ne renvoie jamais dos à dos le petit et le grand tyran. Non pas qu’il apprécie le petit tyran mais il estime que dans un monde où le Léviathan atlantiste est caractérisé par une voracité, une violence et une félonie sans égal, il est indigne de s’allier à lui pour écraser le petit tyran, en l’occurrence Kadhafi.


Si la résistance anti-régime qui s’est déclarée en Cyrénaïque, fief des monarchistes, des salafistes et autres agents pro-occidentaux, avait repris à son compte le moindre slogan anti-impérialiste, si elle avait été un tant soi peu patriotique, progressiste, intègre, conséquente et organisée, dès lors, la question de soutenir celle-ci ne se serait pas posée étant donné qu’avec un tel programme et un tel profil, à défaut de pouvoir la corrompre, l’OTAN aurait au moins tenté de soutenir le camp adverse, à savoir celui de Kadhafi. Or, dès le début de l’insurrection, il paraissait évident que la présence en son sein de quelques intellectuels et cyber-dissidents potiches bénéficiant d’un appui médiatique exceptionnel (alors que visiblement ils ne représentaient qu’eux-mêmes et leurs protecteurs occidentaux) ne faisait pas d’elle un mouvement démocratique et révolutionnaire.


Par conséquent, en Libye, le Juste devait défendre Kadhafi malgré Kadhafi. Il devait le défendre non pas par sympathie pour son idéologie ou ses pratiques mais par réalisme. Parce que malgré certains aspects douteux de ses manœuvres diplomatiques et de son mode de gouvernance, pour la Libye, l’Afrique et le Tiers-monde, Kadhafi représentait avec ses investissements économiques, ses programmes sociaux, son système laïc, ses tentatives (certes ratées) d’instauration d’une démocratie directe garantie par la Charte verte de 1988, sa politique monétaire bravant la dictature du franc CFA et finalement, ses forces armées, la seule alternative réelle et concrète à la domination coloniale à défaut d’avoir mieux dans une région dominée par des courants obscurantistes et serviles.

 khadafi omarliondesert

 

Silvio Berlusconi reçoit Muammar Kadhafi arborant la photo d’Omar Mukhtar, le héros de la résistance libyenne à la colonisation italienne. L’image montre la pendaison du héros libyen après son arrestation par les fascistes italiens, en 1931. Kadhafi obtient de l'Italie des excuses et une indemnité de 5 milliards de dollars pour le crime de colonialisme.


 abdeljalil-larussa

Le président du CNT Moustafa Abdeljalil célèbre le centenaire de l'occupation italienne à l'occasion de la venue en Libye du ministre de la Défense italien, Ignazio La Russa (Peuple de la Liberté, ancien sénateur néofasciste du MST).
La niaiserie des « ni-ni »


Ni l’OTAN ni Slobodan. Ni Sam ni Saddam. Ni les USA, ni les Talibans. A chaque guerre, ils nous servent la même recette. Face à un prédateur comme jamais l’humanité n’en a connu auparavant qui désormais maîtrise terre, mer et ciel, un ennemi sans foi ni loi qui s’est juré de mettre l’humanité à genoux et de faire régner le siècle américain, leur devise est un vibrant « ni-ni ». Alors que le pot de fer a atomisé le pot de terre, tout ce qu’ils trouvent à dire, c’est un simple « ni-ni ». Cette posture d’apparence innocente a pour seul effet de décourager et de démobiliser les forces démocratiques et pacifistes. Elle offre donc un chèque en blanc aux forces qui dirigent les opérations de conquête de la Libye.


Parmi les « ni-ni », certains intellectuels se réclamant du trotskisme comme Gilbert Achcar ont hélas applaudi la guerre de conquête de l’OTAN [4]. D’autres comme le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ont adopté une posture schizophrénique, oscillant entre critique « protocolaire » de l’OTAN (faut quand-même pas qu’on passe pour des pro-impérialistes tout de même) et approbation de sa mission d’élimination de Kadhafi [5]. D’autres militants proche de la même mouvance [6], ont été jusqu’à lancer des appels à l’armement des mercenaires djihadistes à la solde de l’OTAN, ces mêmes fanatiques qui veulent en découdre avec le nationalisme de Kadhafi considéré comme une menace à leur projet panislamique, qui brûlent son Livre vert taxé d’ « œuvre perverse », « communiste et athée » destinée à « remplacer le Coran ». D’après certains membres d’une 4e Internationale aussi hypothétique qu’inoffensive, le CNT serait malgré tout une « force révolutionnaire ». Peu importe que le CNT soit composé de tortionnaires anciennement kadhafistes, de maffieux et d’islamistes équarrisseurs de « mécréants laïcs », peu importe que le CNT soit nostalgique du fascisme et du colonialisme italien [7] et veuille offrir la Libye aux Empires sur un plateau d’argent, peu importe que le CNT soit financé et armé par la CIA, les commandos SAS britanniques, les royaumes du Qatar et d’Arabie saoudite et même par le président soudanais Omar El-Béchir lui-même poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité, peu importe que l’OTAN commette des crimes contre la population civile libyenne, nos amis trotskistes ont tranché : le CNT, c’est l’avant-garde révolutionnaire... Nostalgiques de la guerre d’Espagne comme toujours, certains d’entre eux me disaient qu’il fallait offrir aux rebelles libyens de nouvelles brigades internationales. Sans doute se sont-ils réjoui que le matamore des beaux salons grand amateur de tirades antifranquistes, le bien nommé BHL les ait écoutés. Brandissant le glaive de la liberté qui reflète sa sainte image et la bannière frappée de l’invincible rose des vents, le Durruti milliardaire a dérouté les troupes de Kadhafi en bombant son torse glabre. Il est entré dans Tripoli sans se presser à la tête de sa Brigade internationale, à cheval sur un missile Tomahawk…


N’est-il pas piètrement ridicule pour des gauchistes qui n’ont jamais touché à une arme de leur vie et qui crachent sur toutes les guérillas marxistes du monde parce qu’elles seraient staliniennes, de faire campagne pour l’acheminement d’armes fabriquées à l’usine d’armement belge, la FN de Herstal, à destination de mercenaires indigènes à la solde des nos élites ? Camarades trotskistes, dites-nous donc combien d’armes vous avez fait parvenir à « vos » libérateurs ? Combien de brigadistes avez-vous envoyé sur le champ de bataille ? Combien de porteurs de valises avez-vous recrutés ? Honnêtement, qui des barbus supplétifs de l’OTAN ou des combattants enrôlés dans l’armée de Kadhafi sous la bannière du panafricanisme ressemblent plus aux Brigades internationales ? Comment un tel aveuglement, un tel pourrissement idéologique et moral a pu se produire parmi des forces qui se disent radicales et progressistes ?


Après nous avoir sidéré et parfois écœuré par ses frasques, son orgueil et ses excentricités, Mouammar Kadhafi aura à la fin de sa vie au moins eu le mérite de renouer avec son passé révolutionnaire. Au moment le plus critique de son existence, il a résisté à l’OTAN. Il est resté dans son pays en sachant que l’issue du combat lui serait fatale. Il a vu ses enfants et petits-enfants se faire massacrer et pourtant, il n’a trahi ni ses convictions ni son peuple. Peut-on en espérer de voir un jour le tiers du quart de la bravoure, de l’humilité et de la sincérité de Kadhafi parmi nos camarades de l’extrême-gauche européenne dans leur lutte contre l’ennemi commun de l’humanité ?
 


Bahar Kimyongür
Le 4 décembre 2011

 

 

Notes


[1] De l’aveu même du général Hamad ben Ali al-Attiya, chef d’état-major qatari. Source : Libération, 26 octobre 2011
[2] Des rebelles « libyens » parlant des dialectes issus de différents pays arabes étaient régulièrement montrés sur les chaînes satellitaires arabes.
[3] Dans tous ces cas, des tribus en lutte avec leurs frères ennemis ont fait appel ou se sont alliées aux envahisseurs. L’alliance OTAN/CNT libyen n’est que l’ultime épisode de la longue histoire des guerres de conquête appuyées par des populations indigènes.
[4] Interview de Gilbert Achcar réalisée par Tom Mills du site britannique New Left Project, 26 août 2011. Version française de l’interview disponible sur le site www.alencontre.org
[5] Communiqués NPA des 21 août et 21 octobre 2011.
[6] Ligue internationale des travailleurs – Quatrième Internationale (4e Internationale), Parti ouvrier argentin…
[7] Le 8 octobre 2011, le président du Conseil national de transition libyen (CNT) Mustafa Abdel Jalil a célébré le centenaire de la colonisation de la Libye par l’Italie aux côtés du ministre italien de la défense, Ignazio de la Russa, issu du Mouvement social italien (MSI), un parti néofasciste. Cette période de déportations, d’exécutions et de pillages fut d’après Abdel Jalil une « ère de développement ». Source : Manlio Dinucci, Il Manifesto, 11 octobre 2011

 

 

Source : michelcollon.info

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 01:33

Une interview sur la chaine d’intox Al Jazzera de Mr Ocampo du CPI qui démontre qu’il est menteur international et non un procureur de  la justice internationale. Constatez par vous-même.

 

           


 

http://www.youtube.com/watch?v=VmMbOobZL-U&sns=fb

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:46

CHARLES BLE GOUDELe Message du General Blé Goudé  à l’endroit des Africains, ivoiriens et amis de l’Afrique sur la  VRA (Voix de la Resistance Africaine).

« Ils ont la montre et nous avons le temps »

CLIQUEZ POUR ECOUTER

 

ou recopiez le lien ci-dessous

http://www.mixcloud.com/player/

 

 

 

photo60-copie-2

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:39

 

 

Mali : les deux Français enlevés ne sont pas des géologues.


Soldatfrancais2

 

Les deux Français enlevés au Mali, dans la nuit de mercredi à jeudi, ne sont pas des géologues, comme cela avait été annoncé dans un premier temps. Révèlées par l'hotel où ils étaient descendus à Hombori (nord-est du Mali), leurs identités ne laissent guère de doutes sur leur profil : il s'agit de Serge Lazarevic et de Philippe Verdon. Des "mercenaires", selon un proche des milieux de la sécurité. "S'ils sont devenus géologues, c'est qu'ils ont suivi une formation ultra-rapide" ironise un autre. "Des troisièmes couteaux" conclue un troisième. 

Actualisé : selon une nouvlle source, Philippe Verdon, sans être géologue, est actif dans le domaine minier. Il a notamment travaillé pour une mine d'or en Bolivie (La Sperenza) et était interessé par la qualité du ciment malien.

Ces deux hommes sont bien connus des milieux du renseignement. Le premier, Serge (Slobodan) Lazarevic a été impliqué, durant les années 90, dans un reseau en Serbie, baptisée "Araignée". Il aurait alors été en contact avec la DST (aujourd'hui DCRI). Lazarevic a également été impliqué dans le recrutement de mercenaires yougoslaves pour le président zairois Mobutu. Pour sa part, le nom de Verdon a été cité lors d'une tentative de coup d'Etat aux Comores, en 2003.

D'après nos sources, une chose semble assurée : les deux hommes n'étaient pas en mission pour le compte de la DGSE. Les services français ont appris leur présence au Mali à la suite de leur enlèvement. On en ignore toujours le motif : crapuleux ou terroriste. Lazarevic et Verdon, qui venaient d'arriver à Hombori, sembleraient avoir été recrutés pour assurer la sécurité d'une cimenterie.

Quelques heures avant leur enlèvement, on apprenait qu'un Français avait été blessé par balles dans le nord du Mali. Dans ce cas, en revanche, il s'agit bien de l'un des négociateurs français présents sur place pour tenter d'obtenir la libération des quatre otages d'Arlit (Niger) détenus par AQMI depuis septembre 2010. Blessé à l'épaule, l'homme - un ancien militaire - a été évacué vers la France où il est soigné dans un hopital de la région parisienne. Selon une source bien informée, il aurait été blessé alors que son chauffeur tentait de forcer un barrage sur la route, afin d'échapper à ce qu'il pensait être des bandits. Manque de chance : il s'agissait de vrais policiers maliens qui ont ouvert le feu...

Au lendemain de l'enlèvement des deux "géologues", des militaires français ont été déployés dans le secteur, où ils opèrent avec l'armée malienne. L'état-major, qui observe la plus grande discretion sur ce sujet, n'a pas donné de précision, notamment sur leur nombre et leurs moyens. Il s'agit, pour partie, d'hommes du COS présents au Sahel au titre de la formation des armées nationales et à titre de dissuasion. "L'armée française n'allait pas rester les bras croisés..." affirme une source militaire.

Preuve, si besoin était, de la dangerosité de cette région : trois autres Européens (dont la nationalité n'a pas été précisée par les sources sécuritaires maliennes ) ont été enlevés et un autre tué ce vendredi à Tombouctou (Nord du Mali).

 

 

Jean-Dominique Merchet

Source : marianne2.fr

 

photo60-copie-1Simone 1

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:35

IRAN: les forces militaires se préparent au combat.

Ayatolla khameni

 

L’Iran estime qu’elle n’a plus rien à perdre. Après une série d’explosions mystérieuses et la destruction de drones d’attaque de l’OTAN, il semble que le pays riche en pétrole est de plus en plus enclin à la probabilité d’une guerre. Selon Ynet News, l’Iran serait entrain de “déplacer des missiles vers des sites secrets”, selon un journal britannique; “plus tôt, les habitants de Téhéran commencent à stocker des biens, craignant une grève imminente.”

Le commandant Mohammed Ali Jaafari de la garde révolutionnaire iranienne a ordonné à ses forces d’assurer la préparation opérationnelle sur les installations nucléaires du pays avant une possible guerre ou grève.

Le Telegraph a rapporté lundi soir que. “Le mouvement est pour l’instant une précaution“.

Le journal britannique cite des sources de renseignement occidentaux stipulant que “l’Iran organise un repositionnement de missiles balistiques, d’explosifs et des troupes dans des positions défensives, afin d’offrir une réponse rapide dans le cas d’une attaque par Israël ou les Etats-Unis “.

Un responsable du renseignement occidental de haut rang a cité qu’”il y a une profonde inquiétude au sein de la haute direction du régime iranien et qu’elle redoute être la cible d’une attaque militaire surprise par Israël ou les États-Unis.

Pour cette raison, ils prennent toutes les précautions nécessaires pour s’assurer qu’ils peuvent se défendre correctement si une attaque se produit“.

“Nous allons être attaqués”

L’isolement de l’Iran sur ses ambitions nucléaires, sa prétention à avoir abattu un drone espion américain dans son espace aérien, et l’attaque de l’ambassade britannique nourrissent les Iraniens ordinaires de peurs.

Les étrangers sont nombreux à quitter l’Iran … Je soupçonne qu’il y aura une action militaire … nous allons devenir un autre Irak”, a déclaré l’architecte Mahsa Sedri, 35 ans. “Manifestement, quelque chose se passe … sinon les étrangers ne quitteraient pas l’Iran.

Nous allons être attaqués … je le sens … Je vide mes comptes en banque pour avoir de l’argent en poche en cas d’attaque“, a déclaré Hassan Vosughi, employé du gouvernement. “Moi et tous mes amis avons stocké des marchandises à la maison.

Peut-être, devraient-ils stocker aussi du pétrole…

 

Source : gold-up.blogspot.com

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:30

Le FPI (Front populaire Ivoirien) et le CNRD ( Le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie)  persistent et signent :  Pas de participation à la mascarade électorale de Ouattara et ses soutiens étrangers.

monnaieivoirienne_2.jpgphoto60

 

Le Congrès national de la résistance pour la démocratie (Cnrd), coalition de partis politiques proches du président ivoirien Laurent Gbagbo, conduite par Bernard B. Dadié, est déterminé à ne pas fléchir sur ses revendications qui sont, entre autres, la libération des cadres et militants de l’ex-régime détenus, le retour des exilés pro-Gbagbo, et la recomposition de la Commission électorale indépendante (Cei) notamment avec la parité au niveau des Commissaires pour le Cnrd et le Rhdp. Cette coalition politique avec le Fpi (Front populaire ivoirien), le parti politique crée par le président Gbagbo, refusent de participer aux élections législatives tant que ses préoccupations ne sont pas prises en compte.



 

La position de ce Cnrd s’est renforcée avec le transfèrement, de manière arbitraire, du président Laurent Gbagbo à La Haye. ‘’Le Cnrd se retire de tout processus de réconciliation nationale’’, avaient déclaré ses membres dans une déclaration à l’encontre du camp Ouattara. Et cette décision jusqu’à ce jour reste en vigueur, malgré les allégations d’une certaine presse très favorable au camp Ouattara laissant croire que le Fpi participerait aux élections législatives organisées par le camp Ouattara.

 

Cette rumeur, savamment entretenue par la presse aux ordres de Ouattara et de Sarkozy, trouve sa source dans cette attitude plus ou moins ambigüe de l’ex porte- parole du Président Gbagbo, en la personne de Coulibaly Gervais.



 

Ce dernier, avec certains cadres membres du Cnrd, a décidé de négocier avec le pouvoir Ouattara. M. Gervais Coulibaly, le président du Cap-Udd, et Mel Eg Théodore de l’Udci (encore en exil), bien que ne reniant pas officiellement leur soutien au président ivoirien Laurent Gbagbo, vient de décider de participer aux élections législatives et au processus de réconciliation nationale, après une rencontre, le lundi 5 décembre 2011 avec Ahmed Bakayoko, ministre de l’Intérieur de Ouattara.



 

Une démarche solitaire qui n’engage ni le Cnrd, ni le Fpi. Cela est d’autant vrai que dans un communiqué signé du secrétaire général du Cnrd, le lundi 5 décembre 2011, M.Bernard Dadié a désavoué l’attitude de M.Gervais Coulibaly, en ces termes ‘’La direction du Cnrd conduite par Bernard Binlin Dadié n’a pas commis le groupe dirigé par Monsieur Gervais Coulibaly-Delinpelna pour mener des négociations avec les autorités nationales sur les élections législatives du 11 décembre 2011’’, précise le communiqué. Il se susurre que Gervais Coulibaly et son groupe pourrait être radiés du Cnrd.

Source : Autre presse

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:17

Sanou Mbaye : L’ancien cadre à la Banque africaine de développement et économiste sénégalais, analyse les contours d’une éventuelle dépréciation du Cfa. La dévaluation permettrait à la France de mieux résister à la crise. Les pays de la zone franc ne pourront pas faire face à une nouvelle dévaluation car ils n’ont rien d’autres à exporter que des matières premières et ne seront pas en mesure de réduire leurs importations.

Sanou Mbaye
sanou-mbaye.gif500fcfaphoto60
Pouvez-vous confirmer la rumeur qui circule concernant une nouvelle dévaluation du Fcfa?
Pour le moment, je ne suis pas en mesure de confirmer une telle rumeur. Mais il n’est pas impossible que le Fcfa qui a déjà été dévalué en 1994 le soit à nouveau. Les économies des pays de la zone Fcfa sont à la traîne et sont confrontées à de terribles difficultés. Actuellement, rien ne justifie une nouvelle dévaluation. La dévaluation peut être bénéfique à condition d’avoir une base industrielle solide. Il faut également pouvoir exporter suffisamment et réduire ses taux d’importations.
Les pays de la zone franc ne répondent à aucune de ces conditions. Le Fcfa ne profite pas aux économies africaines ni aux populations locales. Ces dernières n’ont d’ailleurs pas accès au crédit bancaire, les banques estimant qu’elles ne détiennent pas suffisamment de garanties pour rembourser leurs emprunts. C’est en réalité la France qui tire bénéfice du Fcfa. Et chaque fois qu’elle est en difficulté, notamment en période de crise économique, elle tente de tirer au maximum profit du Fcfa. Dévaluer le Fcfa lui permettrait ainsi de mieux résister à la crise.

Quels seraient les conséquences d’une nouvelle dévaluation du Fcfa?
Les conséquences seraient catastrophiques ! Une telle mesure pourrait créer une implosion dans la zone franc, tant les conditions de vies des populations se détérioreraient. La dévaluation d’une monnaie est censée favoriser les exportations pour développer la compétitivité d’un pays. Mais elle n’est positive que si le pays a une productivité élevée. Les pays de la zone franc ne pourront pas faire face à une nouvelle dévaluation car ils n’ont rien d’autres à exporter que des matières premières et ne seront pas en mesure de réduire leurs importations.
Ils risquent ainsi de connaître un déséquilibre commercial (importations supérieures aux exportations). D’autant plus que les pays de la zone franc n’ont pas développé les échanges commerciaux entre eux. Ils ne représentent que 3 à 10%. Or, une union monétaire ne va pas sans une union politique. L’intégration d’une monnaie unique doit reposer sur une union douanière qui doit permettre la libre circulation des biens, services, marchandises et capitaux. Ensuite, il faut créer un marché commun pour favoriser l’union politique.

Quels sont les principales difficultés que rencontre le Fcfa?
Le Fcfa rencontre deux difficultés majeures. Premièrement, le Fcfa a le taux de change le plus élevé au monde. De plus, ce taux de change est fixe, alors que tous les autres pays cherchent à avoir un taux de change fluctuant. Comment voulez-vous que les pays qui ont adopté le Fcfa soient compétitifs? Avec un tel système, ils ne pourront jamais l’être! Ce taux de change élevé permet aux entreprises françaises tels que Bouygues, Société générale, Bnp Paribas, Bolloré, d’éviter toute dépréciation de leur gain. Le deuxième grand problème du Fcfa, c’est le fait qu’il soit convertible. C’est-à-dire qu’il est librement convertible sans contrôle du taux de change. La convertibilité d’une monnaie est faite pour les pays développés. Il n’est pas acceptable que les pays sous-développés aient une monnaie convertible! C’est contraire à toutes les règles économiques! Les monnaies des Brics ne sont pas convertibles. La convertibilité du Fcfa, qui perdure depuis les indépendances, permet aussi aux élus de s’adonner librement à la corruption sans être inquiétés. Partout en Afrique, il y a un renouveau économique, notamment dans l’Est du continent, sauf dans la zone franc.

Quels sont les enjeux d’une monnaie convertible?
Lorsqu’une monnaie est convertible, le flux des capitaux n’est pas contrôlé. Cela veut dire que les entreprises présentes dans la zone franc sont libres de transférer leurs capitaux où bon leur semble. Donc, leurs bénéfices ne profitent pas aux pays dans lesquels ils sont implantés, puisqu’ils transfèrent une grande partie de cet argent ailleurs. L’argent qui sort des pays de la zone franc est supérieur à l’argent qui y rentre. D’ailleurs, ces entreprises font plus de bénéfices dans les pays de la zone franc que dans leur propre pays. Regardez la Société générale, ou BNP Paribas, toutes ces sociétés sont à terre avec la crise économique. Mais elles continuent à réaliser des bénéfices considérables en Afrique. C’est un calcul économique très simple. C’est comme si le prix de ce que vous vendez est inférieur à ce que vous achetez. Dans un pays comme le Sénégal, ce sont les banques étrangères qui financent les importations. Elles accordent ainsi à l’Etat sénégalais des crédits à court terme, remboursables dans un délai de trois mois, avec des taux d’intérêts très élevés. Le Sénégal importe tout son riz, le charbon et même le pétrole. Ce qui est inacceptable! Car le pays peut accéder à une indépendance énergétique grâce à l’énergie solaire.

Comment le Fcfa pourrait-il sortir de ce marasme économique?
Il faudrait mettre en place des réformes. Le taux de change doit être flottant et la convertibilité doit cesser. Le Fcfa doit être arrimé à d’autres monnaies comme le dollar, le yen… et avancer sur le chemin de l’intégration régionale.

Propos recueillis par Assanatou Baldé (Afrik.com)

   

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 03:37

 

  Laurent Gbagbo depuis La Haye déclare : Dites à Soro et à Ouattara qu’ils me retrouveront ici.

photo60

 

 

L’ex-célèbre prisonnier des goulags du nord de la Côte d’Ivoire vient de passer sa sixième nuit à la Haye, au Pays-bas.

 

En effet, le mardi dernier, à la surprise générale, le monde entier apprenait que Laurent Gbagbo, l’un des protagonistes de la crise ivoirienne, était transféré à la Haye pour «rendre compte à titre individuel des attaques visant des civils commises par les forces qui agissaient en son nom», selon le très controversé procureur de la Cpi, Luis Moreno- Ocampo. Et sauf changement de dernière minute, c’est aujourd’hui que le président ivoirien va comparaitre pour la première à une audience publique, ouverte aux médias du monde.

 

A la vérité, la retransmission en direct de cette audience et certainement des autres à venir, selon des sources proches du prisonnier hors pair, a été voulue par le concerné lui-même. «J’ai demandé que les audiences soient en direct parce que je n’ai rien à cacher», a-t-il confié au téléphone à une proche. Autant dire que le procès de Laurent Gbagbo promet des étincelles puisqu’il est moralement prêt à vider le sac des intrigues qui ont entouré la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

 

Il ne s’est pas arrêté là au cours de la conversation téléphonique. Sur ses conditions de détention à Korhogo, il a levé un coin de voile. «Je suis mieux ici (ndlr, à la Haye). A Korhogo, je ne dormais pas dans la résidence du préfet. Je logeais dans une «trois pièces» appartenant à Guillaume Soro», a-t-il soutenu, battant en brèche le discours officiel du gouvernement qui tendait à faire croire que Laurent Gbagbo était bien traité à Korhogo. Il s’est par ailleurs inquiété du sort de Dr Blé, son médecin personnel, qui, à l’en croire, a été transféré à la Compagnie territoriale de Korhogo, alors qu’il n’est pas militaire.

 

Aux Ivoiriens, Laurent Gbagbo demande de garder le moral haut, parce qu’il n’a pas l’intention d’abdiquer. Il se dit déterminé à prouver son innocence face aux montages grotesques tendant à le discréditer, le présentant comme un meurtrier.

 

Il ne décolère toujours pas contre Alassane Ouattara et Guillaume Soro, à qui il avait laissé un message sibyllin. «Dites à Soro et à Ouattara qu’ils me retrouveront ici. Je les attends», avait-il confié à l’équipage du Grumman III présidentiel, le mardi 29 novembre 2011, à sa descente, à l’aéroport de rotterdam-La Haye, au Pays-bas.

 

Comme on le voit, Laurent Gbgabo n’a rien perdu de ses réflexes de combattant après son isolement.

 

 

Tché Bi Tché

Source: Le Temps

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • : AFROHISTORAMA Toute L’histoire sans histoire. CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ET VOIR.
  • Contact

EVENEMENT

 

PROSPECTUS.jpg

 

Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

----------------------------------------------------------------------

LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

------------------------------------------------------------


annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

images divers5

 

Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

      Logo-Afrohistorama

      AFROHISTORAMA TV

 

  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

 ----------------------------------------------

 

 

simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

---------------------------------------------------------------------------

 

Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine