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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 22:49

"Libérez Gbagbo!", Plus de 10000 personnes scandent devant la CPI à La Haye.

photo60-copie-2Manif4.jpg

Plus de 10000  ivoiriens et Africains de toute l’Europe ont fait le déplacement de la CPI ce samedi 10 décembre 2011.La mobilisation fut totale dans la discipline. Prochain rendez-vous le 24 décembre 2011 pour le réveillon de Noel devant la prison de Schevenigen ou le président Laurent GBAGBO est injustement emprisonné après sa déportation. Cette nuit, les résistants chanteront et danseront devant la prison. Ils planteront leur arbre de Noel avec beaucoup de cadeaux pour le président Laurent GBAGBO. La victoire est proche. ON VA ALLER JUSQU'AU BOUT

Appelez le 003170 515 8515 demandez à parler au détenu Laurent Gbagbo président de la République de Côte-d'Ivoire. Le garde pénitencier vous donnera les instructions a suivre.Très important de parler anglais. Pour ceux qui veulent rendre visite au président envoyez un émail à la CPI visits@icc-cpi.int Pour ceux qui voudraient envoyer des fleurs,des mots d'amour au président pour lui marquer leur attachement l'adresse postale est 
Boîte Postale 19519
2500 CM, La Haye
Pays-Bas

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 17:08

Dimanche 11 décembre : Opération ville morte demain sur tout le territoire Ivoirien.

 

 MESSAGE DU FPI A TOUS LES RÉSISTANTS ET MILITANTS!  

FPI-non.jpg 

 

FAITES PASSER LE MESSAGE S'IL VOUS PLAIT !

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 00:13

                                       Communiqué de presse:

                 Gbagbo à la Haye, Soro et Ouattara doivent suivre !

 

                                                        photo60-copie-2

 

Deux jours seulement après la clôture du 3e Forum du Réseau de la Gauche Africaine (ALNEF), tenu à Bamako du 25 au 27 novembre, nous apprenions que le président Laurent Gbagbo, renversé le 11 avril 2011 par les forces d’occupation françaises en Côte d’Ivoire, est déporté à la Haye pour dit-on, « y répondre des accusations de crimes contre l’humanité» portées par le procureur de la CPI, le très controversé Luis Moreno-Ocampo.  Nous avons souvenance que dès l’éclatement de la crise électorale en décembre 2010 en Côte d’Ivoire, le procureur de la CPI avait déjà condamné Gbagbo en déclarant notamment que ce dernier sera «tenu pour responsable de toutes les violations des droits de l’Homme au cours de la crise». En condamnant Mr Gbagbo alors que les supposés crimes dont il est accusé n’avaient pas encore eu lieu, Mr Ocampo laissait clairement apparaître un parti-pris dans la crise en Côte d’Ivoire, en violation flagrante de l’esprit de neutralité qui devrait caractériser une institution comme la CPI.

La CPI n’a commencé ses enquêtes sur d’éventuelles violations des droits humains pendant la crise post-électorale en Côte d’Ivoire qu’au cours du mois d’octobre 2011 et ces enquêtes se poursuivent encore en ce moment. La célérité et la précipitation dans lesquelles le transfèrement de Laurent Gbagbo s’est fait, sont extrêmement préoccupantes et font craindre une instrumentalisation de la justice internationale à des fins politiques.

Les rapports des organisations de défense des droits humains accusent aussi  bien les forces fidèles à Monsieur Gbagbo que celles de Messieurs Soro et Ouattara, d’avoir « commis des massacres contre les populations civiles » au cours de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Mr Gbagbo a été transféré à la Haye pour répondre d’éventuels crimes qu’auraient commis des forces à lui restées fidèles. Quid de Messieurs Alassane Ouattara et Guillaume Soro, dont les forces sont également accusées  chaque jour de commettre des atrocités les plus inimaginables sur les populations civiles et les opposants?  Pourquoi cette impunité dont jouissent le duo Soro-Ouattara et leurs forces?

Il est également opportun de rappeler qu’en novembre 2004, sur ordre de l’ancien Président Français Jacques Chirac, 64 citoyens ivoiriens avaient été massacrés par l’armée française devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan. En Avril 2011, le Chef de l’Etat Français, Nicolas Sarkozy a ordonné les bombardements de l’armée française sur le palais présidentiel ivoirien et les camps militaires à Abidjan, faisant de nombreux morts dont le chiffre exact n’est pas encore connu. La mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire et les organisations de défense des droits humains ont accusé les forces républicaines de Messieurs Soro et Ouattara d’avoir massacré froidement plus de 800 personnes, après leur entrée à Duékoué le 30 mars 2010.  Le journal français « Le Canard Enchaîné» du 06 avril 2011 accuse d’ailleurs les autorités françaises d’avoir appuyé logistiquement les forces de Mr Ouattara qui ont commis des massacres à Duékoué, en leur « fournissant des munitions et des fusils d’assauts de type FAMA».

Pourquoi le procureur de la CPI ferme-t-il les yeux sur ces crimes de Chirac, Sarkozy et des forces françaises en Côte d’Ivoire ? La CPI n’est-elle compétente que pour les africains?

L’ALNEF s’étonne donc de ce que seul Monsieur Gbagbo ait été déféré à la CPI alors qu’aucun officiel français ni aucun membre du régime Ouattara n’aient jusqu'à présent été inquiétés.

En tout état de cause, le transfèrement quasi-clandestin de Gbagbo à La Haye ne va pas contribuer à apaiser une situation nationale toujours très tendue en Côte d’Ivoire et caractérisée par :

-la tenue d’élections législatives dans des conditions frauduleuses avec une Commission Electorale totalement aux ordres du gouvernement et l’exclusion de l’opposition politique;

-la misère endémique dans laquelle est plongé le peuple de Côte d’Ivoire alors que l’impérialisme français, à travers ses multinationales, pille ouvertement les richesses du pays sous le prétexte de la «reconstruction»;

-la détention arbitraire de centaines  de prisonniers politiques, militants du FPI ou d’anciens collaborateurs et des membres de la famille de Monsieur Gbagbo;

-les exactions sommaires perpétrées par les FRCI de Monsieur Ouattara contre les militants de l’opposition et les partisans présumés de  Monsieur Gbagbo;

-les violations flagrantes des libertés de manifestations avec l’interdiction de fait des meetings de l’opposition et des agressions ouvertes contre  les militants de l’opposition;

-les entraves à la liberté de la presse avec des menaces de mort et des emprisonnements de journalistes de la presse de l’opposition;

Considérant ce qui précède:

L’ALNEF condamne fermement le transfèrement de Mr Gbagbo á la Haye et craint qu’une justice sélective et orientée de la part de la CPI, ne discrédite à jamais cette institution, dont la création avait pourtant été saluée par les Organisations de défense des droits Humains;.

L’ALNEF redoute que le transfèrement de Gbagbo et la chasse à l’Homme dont sont victimes ses partisans en Côte d’Ivoire, ne ravive les tensions et entraine la reprise de la guerre civile dans le pays;

L’ALNEF appelle au report des élections législatives jusqu’à ce qu’un climat apaisé soit crée et une Commission electorale véritablement indépendante soit mise sur pied pour garantir un scrutin juste et équitable;

L’ALNEF appelle l’Union Africaine et les gouvernements africains à se retirer du traité de Rome, dont la preuve est aujourd’hui faite, qu’il s’agit d’un machin créé uniquement pour servir les intérêts politiques des puissances impérialistes et non la protection des droits humains;

L’ALNEF appelle le régime Soro-Ouattara, à cesser toutes les exactions contre les opposants et les journalistes et à garantir l’exercice de toutes les libertés démocratiques, acquises de haute lutte par le peuple de Côte d’Ivoire;

Enfin, L’ALNEF apporte son soutien aux masses laborieuses et aux forces progressistes de Côte d’Ivoire dans leurs luttes pour la défense des libertés, de la démocratie et de l’Etat de droit.

La lutte continue !

 

Fait à Johannesburg le 06 décembre 2011

 

Chris Matlhako

South African Communist Party (SACP)

Coordonnateur du Réseau de la Gauche Africaine (ALNEF)


AFRICAN LEFT NETWORKING FORUM 

 

Press Release

Gbagbo in the Hague: ALNEF denounces the imperialistic justice of the ICC! 

Only two days after the end of the third meeting of the African Left Networking Forum (ALNEF), held in Bamako (Mali) from 25th to 27th November 2011, we were informed that Mr. Laurent Gbagbo, former President of the Ivory Coast, overthrown on April 11, 2011 by the French occupation army in the Ivory Coast, was deported to the Hague to face charges of "crimes against humanity" brought by the controversial ICC prosecutor, Mr. Luis Moreno-Ocampo. It must be recalled that when the post-electoral crisis erupted in December 2010 in the Ivory Coast, the ICC prosecutor declared that “Mr. Gbagbo will be held responsible for all human rights violations in the country during the crisis”. Such declarations show that Mr. Gbagbo was already convicted, far before the alleged crimes for which he was accused had even taken place. Mr. Ocampo has clearly shown a lack of neutrality in the Ivorian crisis, in flagrant violation of the spirit that should characterize an institution like the ICC.


Not before October 2011 did the ICC start its investigations on alleged human rights violations during the post-electoral crisis in the Ivory Coast, and these investigations are still continuing. The speed and rush with which Laurent Gbagbo was transferred to the Hague are extremely disturbing and suggest a manipulation of international justice for political purposes.


Reports from various human rights organizations have repeatedly accused both Gbagbo and Ouattara-Soro forces for having "committed massacres against civilians” during the post-election crisis in the Ivory Coast. Mr. Gbagbo was transferred to the Hague to face trial for alleged crimes committed by his army forces. What about Alassane Ouattara and Guillaume Soro, whose troops are also accused daily of having committed terrible atrocities and war crimes against civilians and political opponents? What is the justification for this full impunity enjoyed by Soro, Ouattara and their forces?


It should be recalled that in November 2004, former French President Jacques Chirac ordered the massacre of 64 Ivorian citizens (at the Hotel Ivoire in Abidjan) by the French occupation army in the Ivory Coast. In April 2011, French president Nicolas Sarkozy ordered the bombing of the Ivorian presidential palace and military barracks in Abidjan, killing many unarmed Ivorian citizens, the exact number of which is still unknown. The
United Nations Operation in Côte d'Ivoire (UNOCI) as well as human rights organizations have accused the so-called “Republican Forces” of Mr. Ouattara and Mr. Soto of having coldly massacred over 800 people, after they entered the town of Duékoué on March 30, 2010.  "Le Canard Enchaîné”, a reliable French newspaper, in its edition of April 6, 2011, also stated that French authorities had “provided ammunitions and assault rifles” to Mr. Ouattara’s troops, who have been accused of the massacre of civilians in Duékoué.


Why is the ICC prosecutor closing its eyes to the crimes of Chirac, Sarkozy and the French occupation army in the Ivory Coast? Is the ICC a jurisdiction which applies only to Africans?


The ALNEF is therefore astounded that only Mr. Gbagbo has been referred to the ICC while no French officials nor any members of the Ouattara regime have so far been prosecuted.


ALNEF is convinced that the quasi-clandestine transfer of Mr. Gbagbo to the Hague will not ease the political situation in the Ivory Coast, which remains very unstable and characterized by:

 

- Lack of transparency in the organization of parliamentary elections by an Electoral Commission which is completely controlled by the government, causing the exclusion of the political opposition;

 

- Endemic poverty among the people of the Ivory Coast while French imperialism, through its multinational corporations, is hijacking the country’s resources through a so-called “reconstruction” program;


- Arbitrary detention of hundreds of political prisoners, FPI activists, former officials and family members of former president Gbagbo;


- Abuses perpetrated by the FRCI of Mr. Ouattara against opposition activists and presumed supporters of Mr. Gbagbo;


- Massive violations of human rights with the ban on opposition rallies and open attacks against opposition activists;

- Obstacles to press freedom through death threats, intimidation and jailing of journalists from the opposition newspapers;


Considering the above points:


- The ALNEF firmly condemns the illegal transfer of Mr. Gbagbo to the ICC and is deeply troubled by the selective and discriminatory justice of the ICC, which carries the risk of forever discrediting this institution whose creation had been applauded by human rights organizations;


- The ALNEF fears that the transfer of Mr. Gbagbo and the manhunt suffered by his supporters on the ground in the Ivory Coast, could rekindle tension and trigger the resumption of civil war in the country;


- The ALNEF calls for the postponement of legislative elections until a peaceful environment is created and a genuinely independent electoral commission is established to ensure fair and equitable elections;


- The ALNEF calls for the African Union and all African governments to withdraw from the Treaty of Rome, since the proof has now been given that the ICC was created solely to serve the political interests of the imperialist powers and not the protection of human rights;


- The ALNEF calls upon the Soro-Ouattara regime to immediately cease all acts of violence against opponents and journalists and to guarantee all forms of democratic freedom, won through struggle by the people of the Ivory Coast;


- Finally, the ALNEF strongly supports the working people and progressive forces in the Ivory Coast, in their struggles for freedom, democracy and the rule of law.

 

The struggle continues! 



Johannesburg, Dec. 6, 2011

 

On Behalf of the Secretariat of the ALNEF,

Chris Matlhako 

South African Communist Party (SACP)

Coordinator of the African Left Networking Forum (ALNEF)

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:56

Nous avons la preuve que Mr Ocampo est un menteur, et ne mérite pas le titre de procureur dans une cour de justice respectable, de surcroit internationale.

 

Ocampo1.jpg      photo60             

                                                                                         COPAVIL      COPAVID-02.jpg

 

DEPUIS LE 22 OCTOBRE 2008 A 17H28, LE PREMIER VICE PRESIDENT DU COPAVIL(COLLECTIF DES VICTIMES DES PATRIOTES VICTIMES DE LA LICORNE)A  ENVOYE UN COURRIER POUR PORTE PLAINTE CONTRE LES EXACTIONS DE LA FORCE LICORNE EN COTE D'IVOIRE.

MALHEUREUSEMENT CE COURRIER N'A EU AUCUNE SUITE  CAR ENVOYE PAR UN PRO-GBAGBO DONC NE MERITE PAS D'EGARDS A SES YEUX PARCE QUE LUI OCAMPO ,IL N'EST PAS POUR LA JUSTICE MAIS PLUTOT REGLE LE COMPTE DES HOMMES RECALCITRANTS COMME GBAGBO,IL S'EN FOUT QUE L'ARMMEE DE SON AMI SARKOZY MASSACRE DE PAUVRES NEGRES POUR LUI ILS N'ONT CE QU'ILS MERITENT,QUE SONT ILS?POUR S'OPPOSER AUX DESIDERATA DU COLONISATEUR DE LEURS ANCETRES,NE SONT ILS PAS SIMPLEMENT DE SOUS-HOMMES QUI DOIVENT LA FERMER ET SE SOUMETTRE A LA FRANCE ,TELLE ETAIT LA PENSEE DU RACISTE OCAMPO,ET D'UNE MANIERE LAPIDAIRE IL A JETE AUX CALENDES GREQUES LE DESIR DE L'OUTRECUIDENT QUI EST VENU PERTUBE SA SIECE DOREE A LA C.P.I,QUE CROIT-IL CE NEGRILLON,LUI OCAMPO IL EST NOMME POUR CONDAMNER QUE LES NOIRS ET PAS LE CONTRAIRE,QU'IL AILLE SE FAIRE VOIR AILLEUR.VOUS TROUVEREZ LA PLAINTE DU JEUNE ET LA REPONSE DES SERVICES DU SIEUR OCAMPO AU BAS DE L'ARTICLE.

 

                                      Ocampo2

 

LIRE SA DECLARATION DAN UN MEDIA D’INTOX

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:54

L’Iran expose le drone furtif Américain capturé.

 


 

http://www.youtube.com/watch?v=w5Gagh2rHyg&feature=player_embedded

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:51

Les Congolais fêtent la victoire d’Etienne Tchisekedi à l’élection présidentielle en RDC

 

              


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=nDAo6UqSgGM&feature=share

 


 

http://www.youtube.com/watch?v=VpEC1lmz7YU&feature=share

                               


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=yzKk2DX7G7s&feature=share

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:57

DECLIN DE L'EURO = DEVALUATION DU FRANC CFA ?
de Jean-Paul Pougala

Pougala-copie-1

Les Africains doivent-ils encore pour longtemps accepter d'être pris en otage par des intellectuels qui ne sont intéressés en définitive qu'à leur plan de carrière sous l'ombrelle possible de la France ou de l'Europe ?



Depuis que le Wall Street Journal a annoncé que plusieurs banques Européennes se préparent à la fin de l'euro et au retour aux anciennes monnaies nationales, en nommant la frénésie en cour à la Banque d'Irlande, une rumeur s'est mise en route sur la probable dévaluation du Franc CFA. Comment ne pas y voir une tentative pour faire diversion sur le débat qui a envahi la rue africaine sur la sortie du Franc CFA, devant le déclin économique et financier de l'Europe et la conséquente difficulté de sa monnaie, l'Euro ? N'est-ce pas suspect que lorsque
les Africains qui utilisent le Franc CFA, commencent à se poser de sérieuses questions sur l'opportunité de rester dans la zone CFA, arrivent ces rumeurs sur l'éventualité de la dévaluation du Franc CFA ? Et si c'était juste pour détourner l'attention de la vraie question: faut-il rester dans la zone Franc? Comment expliquer que pendant 52 longues années depuis les indépendances, des pays d'Afrique aient été privés de l'instrument de politique monétaire pour créer la richesse ?
Qu'est-ce qui explique la honte assumée des dirigeants Africains d'accepter que leurs monnaies soient décidées et imprimées en France ?

LA FAUTE N'EST-CE PAS AUX DIRIGEANTS AFRICAINS ?

Souvent cela nous fait tant de bien de mettre sur le dos de la France ou de l'Occident la plupart de nos malheurs. Et cela réconforte, cela rassure comme le Chrétien a besoin du Juif pour laver ses péchés.
Mais dans le cas du Franc CFA, la pilule est plus amère et cette fois-ci, même les Français n'accepteront pas de l'avaler ou du moins, pas tous seuls. Car le chapeau est à faire porter, plus aux intellectuels et dirigeants Africains qu'à l'ancien maître.  Il existe une légende métropolitaine en Afrique savamment véhiculée par ces derniers selon laquelle, à cause des accords signés avec la France, il serait impossible de sortir du Franc CFA. Mais, sur le plan pratique, aucun texte, aucune loi, aucun accord, aucun décret ne peut empêcher un peuple de prendre sa souveraineté dès lors qu'il est conscient qu'elle lui avait été volée, dès lors qu'il comprend ce qu'il perd sans ladite souveraineté. La vérité est qu'il semble que ces pays préfèrent la subordination à la souveraineté. Deux contre-exemples nous le prouvent :


EN AFRIQUE DU NORD

A l'indépendance des pays africains, tous les pays d'Afrique du Nord étaient eux aussi liés à la France par les mêmes accords monétaires et militaires.

- Au Maroc : Pour avoir prétendu l'indépendance du Maroc et la sortie du Franc, le roi du Maroc Mohammed V Ben Youssef sera déporté avec toute sa famille d'abord en Corse, puis à Madagascar le 8 Avril 1954. La France installe au trône son oncle. Mais la population refuse et reste soudé derrière son roi, même exilé de force. La France est contrainte de le ramener en 1955. L'indépendance est proclamée l'année d'après. 2 ans après l'indépendance, le Royaume dit au revoir à la monnaie française et crée la sienne, le Dhiram en 1958, malgré l'hostilité de la France.

- En Tunisie, on a observé les mêmes résistances de la France pour concéder une véritable indépendance. Mais comme au Maroc ce sont les dirigeants Tunisiens qui ont fait comprendre à la France qu'un pays ne peut pas se dire indépendant alors qu'il utilise la monnaie d'un autre pays, alors qu'il a sur son propre territoire la base militaire d'un autre pays. En 1956, c'est l'indépendance formelle du pays, mais c'est toujours la France qui contrôle la monnaie tunisienne, le Franc. Dès
1958, la France est contrainte d'accepter que la Tunisie quitte la zone Franc pour créer sa propre monnaie le Dinar. Cependant, elle refuse d'évacuer ses troupes de Bizerte. En 1961, le président Bourguiba, lance un ultimatum aux Français avant de déclencher la guerre qui fera un millier de morts, presque tous des Tunisiens, pour chasser les Français de cette base militaire de Bizerte. Un an après, le 25 Juillet 1962, le Président Bourguiba obtient gain de cause, 6 ans après l'indépendance, le Président français De Gaulles annonce que la France accepte de mettre fin à 82 ans de présence militaire en Tunisie.

- En Algérie, en 1962, c'est l'indépendance formelle, comme partout, c'est la France qui contrôle la monnaie. Mais les Algériens insistent.que sans la monnaie, ce n'est pas une vraie indépendance. La France est obligée de concéder la finalisation de l'indépendance algérienne avec la création de sa propre monnaie, le Dinar Algérien, le 1er Avril 1964, c'est-à-dire aussi là, 2 petites années après l'indépendance.

EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE

A Madagascar le Président Ratsiraka en 1972, 12 ans après l'indépendance, quitte par décret présidentiel la zone CFA pour créer le Franc Malgache, comme monnaie transitoire vers le Ariary, le temps de laisser la population s'habituer à ce changement. Lorsque Madagascar quitte la Zone Franc CFA en 1972, le Franc Malgache est immédiatement déclaré inconvertible en Novembre de cette année et un système de réglementation des changes est mis en place. Depuis le 31 juillet 2003, l’unité monétaire malgache est devenue l’ARIARY (Ariary = 5 Francs malgaches). La même année, le Président Ratsiraka exige le départ des troupes françaises et l'évacuation de la base militaire d'Ivato avant le 1er septembre 1973. Le colonel de l'armée françaises Cazaillet remettra la base militaire aux autorités malgaches un jour avant la date exigée par le Président Rasiraka.


50 ANS D'INDEPENDANCE TOUT COURT, 0 AN D'INDEPENDANCE MENTALE

Pendant ce temps, au Sénégal, en Cote d'Ivoire, au Gabon, au Tchad, en
Centrafrique, etc... le monde est encore figé aux années 50, avec les mêmes pratiques coloniales, les mêmes bases militaires françaises, la même monnaie coloniale française dénommée CFA. Comment expliquer qu'en Afrique du Nord, la France a été contrainte à laisser s'installer et se développer, même avec des erreurs, l'autonomie monétaire alors qu'elle n'a même pas besoin de faire le moindre effort pour empêcher que les pays africains se dotent de véritables monnaies ? Pour une fois, les exceptions de Madagascar ou de la Guinée sont là pour nous suggérer que peut-être cette fois-ci, la faute ne peut être attribuée
uniquement au bourreau, mais aussi à la victime, à l'inaction coupable de la victime. Il conviendrait dans ce cas d'inverser la question et la transformer en une autre : qu'est-ce qui explique que les dirigeants d'Afrique subsaharienne n'aient pas compris qu'un pays ne peut pas se dire indépendant s'il ne contrôle pas sa monnaie? s'il ne pilote pas la décision de lui imprimer des billets de banque? s'il
n'assume pas la gestion des devises étrangères pour équilibrer sa balance commerciale mais aussi sa balance des paiements? Et surtout, comment expliquer que plus de 50 ans après les indépendances, les intellectuels africains n'aient pas jugé opportun de débattre publiquement de cette indépendance amputée ? La vérité est sans doute plus amère.

LA CARRIERE PERSONNELLE DE CHACUN AVANT TOUT

En Afrique francophone, la plupart des personnes qui ont connu l'époque coloniale vivent dans une logique d'acceptation fataliste de leur infériorité même mentale vis-à-vis de la France. Les dirigeants ont presque tous fait leurs études supérieures en France et n'ont jamais connu d'autres expériences universitaires hors de la France. Ce qui les a amenés à développer plutôt un comportement d'allégeance et de remerciement à la France pour les avoir "civilisés". En tout cas,
c'est l'impression que dégage cette attitude de la plupart des dirigeants Africains de cette partie du continent. Un diplomate Nigérian en poste à Genève m'exprimait récemment son étonnement de constater que la plupart de ses collègues de l'Afrique francophone, avant de rentrer dans leur pays, devaient d'abord accomplir un rituel pour lui incompréhensible : séjourner quelques jours en France, soit à l'allée qu'au retour. Mais le pire qu'il avait constaté était que la
plus grande aspiration de ces mêmes collègues était d'acheter une maison, pour les jours de leur retraite, pas dans le pays africain qu'il représentaient comme diplomates, mais en France.

Ce comportement qu'on peut constater depuis Genève est largement diffus dans les pays francophones et à tous les niveaux. Personne n'ose dire un seul mot contre la France, par peur de se voir refuser le Visa pour aller faire le rituel précédemment décrit. Cela commence des Ministres et arrive aux journalistes qui préfèrent spéculer sur la probable dévaluation du Franc CFA, mais aucun mot sur l'incroyable anachronisme et inopportunité économique d'une telle monnaie. Ils sont aussi tous complices des dommages de la convertibilité du Franc CFA, puisque pour réaliser le rituel de la procession vers une maison achetée en France, il est évident qu'aucun fonctionnaire africain ne pourrait y parvenir par son propre salaire, encore moins y envoyer ses enfants étudier. Alors il reste la corruption et les détournements variés de fonds. Et sans la convertibilité du Franc CFA, tout cela ne serait pas possible. Si la monnaie était non-convertible, comme
presque toutes les autres monnaies sur le continent africain, la valise d'argent de FCFA, une fois à Paris, ce serait de simples bouts de papiers. Tous les hauts fonctionnaires ou presque de ces pays semblent inscrits dans un rêve de plan de carrière internationale sous la bénédiction de la France. Presque tous rêvent de travailler un jour, même le temps d'un simple stage  au FMI, à la Banque Mondiale et la France sait utiliser ces petits appâts pour mettre au pas de très hauts fonctionnaires. Est-ce une faute ? NON. Comment peut-on reprocher aux dirigeants Français de faire les intérêts de leur pays? de leur peuple ? C'est le versant africain qui est inquiétant. C'est dans la même logique qu'on se demande presque quel sens cela a de traiter la Cour Pénale Internationale de raciste ou coloniale, si ce sont les mêmes juristes Africains qui n'ont d'autres rêves que d'y
travailler un jour ? C'est la même chose pour les Nations-Unies.

CONCLUSION :

Plus de 50 ans après les indépendances africaines, on peut constater que le choix de la dépendance monétaire des pays africains d'abord à la France et aujourd'hui à l'Europe est un véritable fiasco économique et les difficultés financières de la France et de toute la zone Euro, avec l'inexplicable navigation à vue de ses membres (19 sommets en 22 mois pour ne rien décider) ne sont pas de nature à rassurer les pays Africains qui ont renoncé à leur souveraineté monétaire d'avoir été dans de bonnes mains. Et les conséquences économiques et sociales sont
dramatiques pour ces pays africains, ce qui fait que  sur les 10 pays les plus pauvres d'Afrique, 8 sont des pays soumis à ce régime monétaire du Fcfa. Est-ce une simple coïncidence ? Les Africains doivent-ils encore pour longtemps accepter d'être pris en otage par des intellectuels qui ne sont intéressés en définitive qu'à leur plan de carrière sous l'ombrelle possible de la France ou de l'Europe ? La
jeunesse africaine est-elle suffisamment informée pour construire et manifester son indignation ? N'est-ce pas venu le moment du mea-culpa des 70% des étudiants Africains de la diaspora dont les parents sont fonctionnaires en Afrique ? Pour qu'ils se demandent à eux-mêmes s'ils sont véritablement convaincus que l'argent du loyer du studio qu'ils payent 500 € (328.000 FCFA) par mois à Paris vient vraiment des 200.000 FCFA (305 €) de salaire mensuel de leur papa ou leur maman en Afrique ? En attendant la venue d'une monnaie unique africaine, si
chaque pays crée sa propre monnaie et la rend non-convertible, que ferons-nous de cet armada d'étudiants de la diaspora qui vit grâce au sous-système tel qui est aujourd'hui ? Sommes nous encore disposés à nettoyer devant notre porte et dire au revoir au Franc CFA ?




Jean-Paul Pougala
www.pougala.org

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 01:53

La reconquête de la Libye et la putréfaction morale de l’extrême-gauche européenne

 

Comment le mouvement anti-guerre a-t-il laissé faire ? Comment des militants avertis en sont-ils parvenus à gober tout ce que Sarkozy, TF1, Le Monde, France 24 et le Figaro leur balançaient sur Kadhafi ? Comment se peut-il que des êtres doués d’une conscience et d’une intelligence aigues n’aient pas tiré les leçons de la tragédie afghane ou irakienne qui se déroule encore sous leurs yeux ? Comment l’extrême gauche européenne en a pu arriver à applaudir la coalition militaire la plus prédatrice du monde ? Comment se fait-il que le lynchage d’un chef d’Etat tiers-mondiste, torturé à coups de pieds, de poings et de crosses de fusil, sodomisé avec un tournevis, le supplice d’un grand-père de 69 ans qui a vu quasi toute sa famille anéantie, bébés compris, ait réuni dans une même chorale les « Allah ou Akbar » de djihadistes voyous, les « Mazel Tov » du philosophe légionnaire franco-israélien Bernard-Henri Lévy, les tchin-tchin des Messieurs de l’OTAN, l’explosion de joie cynique d’Hillary Clinton diffusée sur la chaîne CBS et les hourras des pacifistes européens ?

 

 

MISRATA-AVANT-ET-APRES.jpg
 

  




On se rappellera que pour empêcher l’invasion de l’Irak dont le régime était bien plus despotique que celui de Mouammar Kadhafi, nous étions parfois dix millions à travers le monde. De Djakarta à New York, d’Istanbul à Madrid, de Caracas à New Delhi, de Londres à Pretoria, nous avons mis notre hostilité envers la dictature baathiste en sourdine pour arrêter l’acte le plus irréparable, le plus destructeur, le plus lâche, le plus terroriste et le plus barbare qui soit, à savoir la guerre.
 


En dehors des nombreuses manifestations de soutien à la Jamahiriya libyenne organisées sur le continent africain et dans une moindre mesure en Amérique latine et en Asie, la solidarité avec le peuple libyen, a été quasi inexistante. Ce peuple composé d’une myriade de tribus, de coutumes et de visages, ce peuple qui a commis le crime d’aimer son dirigeant et dictateur, d’appartenir au mauvais camp, à la mauvaise tribu, à la mauvaise région ou au mauvais quartier, n’a eu droit à aucune compassion. Les médias aux ordres ont ignoré l’existence de ce peuple qui, le 1er juillet encore, était un million dans les rues de Tripoli à défendre sa souveraineté nationale, sa révolution authentique et ce, au nez et à la barbe des chasseurs bombardiers de l’OTAN. Au même moment, un autre peuple, quasi identique à celui de Tripoli, un peuple tout aussi innocent qui pourtant n’a jamais mobilisé plus de quelques dizaines de milliers de manifestants même avec l’appui massif des commandos qataris [1], des propagandistes du djihad venus d’Egypte, de Syrie ou de Jordanie [2], même avec les techniques de cadrage trompeuses des caméras d’Al Jazeera amplifiant l'effet de foule, fut désigné « peuple à lui tout seul ». Ce peuple-là bénéficia de toutes les faveurs et de toutes les attentions. De toutes les armes et de toute l’impunité aussi. L’humanisme paternaliste et intéressé de l’OTAN à l’égard de ce pauvre peuple a ému nos gauchistes au point de leur faire dire : « Pour une fois, l’OTAN avait raison d’intervenir ».
 


Sans doute que le mirage des bouleversements sociaux que l’on appelle abusivement « printemps arabe » a contribué à brouiller les pistes, sans doute que la volte-face (coïncidant avec la démission de nombreux journalistes indépendants) des chaînes satellitaires arabes comme Al Jazeera qui sont désormais le joujou des pétromonarchies du Golfe et des stratèges américains ont semé la confusion, sans doute que la propagande de guerre était cette fois mieux préparée, sans doute que les rodomontades de Mouammar Kadhafi et de son fils Saïf Al Islam sciemment mal traduites par les agences de presse internationales ont aidé la propagande occidentale à rendre ces hommes détestables. Tout cela ne peut cependant expliquer l’incroyable silence approbateur des mouvements alternatifs européens prônant le changement social.
 


 
Défendre le faible contre le puissant
 


Depuis l’aube de l’humanité, s’il est une vertu qui a toujours élevé l’homme, c’est le sens de la justice. Quand la justice vient à manquer, parfois, les hommes sont pris d’une soif inextinguible et se battent pour elle au prix de leur vie. Dans l’histoire, divers courants philosophiques et mouvements sociaux ont un jour pris fait et cause pour la justice.
 


De nos jours et dans nos contrées, les femmes et les hommes qui brûlent pour Dame Thémis se disent souvent de gauche. Ils ont fait de la défense du faible contre le puissant leur combat, parfois leur raison d’être. Ils rejettent catégoriquement la loi du plus fort. Scrutant l’histoire, ces amoureux de la justice se placent quasi par réflexe du côté des Spartiates face aux troupes perses du roi Xerxès, du côté des Gaulois ou des Daces face aux légions romaines, du côté des Aztèques ou des Incas face aux Conquistadores de Pizarro ou de Cortes ou encore du côté des Cheyennes face à la cavalerie étasunienne du colonel Chivington ou du général Custer [3]. Le Juste n’est pas dupe. Il sait que c’est au nom de nobles causes comme la civilisation, la modernité ou les droits de l’homme que le colonisateur a réduit les « Barbares » en esclavage et exterminé près de 80 millions d’Indiens d’Amérique. Il sait aussi qu’en défendant le droit à la vie des Amérindiens par exemple, il cautionne indirectement des sociétés qui menaient des luttes fratricides ou des guerres d’annexion, qui pratiquaient le sacrifice humain ou le scalp. Le Juste est conscient que si l’on s’oppose à la guerre en Irak, on reconnaît implicitement la souveraineté nationale de l’Irak et donc, le maintien au pouvoir du régime de Saddam Hussein. Ce paradoxe n'a pas empêché le Juste de s'indigner du traitement réservé par le régime baathiste irakien ou par la Jamahiriya libyenne à leurs opposants. Il a légitimement dénoncé les abus de pouvoir de certains privilégiés du système Kadhafi, à commencer par le Guide lui-même, sa famille et son clan, les tortures et les exécutions sommaires perpétrées par les services de sécurité libyens, les opérations de séduction que le régime a lancées vers les puissances impérialistes dont il a graissé la patte des chefs d’Etat. Mais lorsque les opposants libyens se sont compromis aux pires ennemis de l’humanité, lorsqu’ils sont devenus de vulgaires agents de l’Empire et se sont à leur tour livrés à des actes de barbarie notamment contre les loyalistes, leurs familles, les Libyens noirs et les émigrés subsahariens, nos Justes n’ont pas bronché. Ils n’ont pas dénoncé l’imposture. Ils auraient pu dire : « plutôt que de faire la guerre en Libye, sauvons la Corne de l’Afrique sacrifiée par les marchés financiers ». En détruisant le pays le plus prospère et le plus solidaire d’Afrique pendant que la Corne de l’Afrique agonisait par la famine et la sécheresse, l’Empire nous a offert une occasion unique de lui porter un coup en pleine figure. Mais au lieu de rappeler cette cruelle réalité aussi intelligible et concrète qu’un slogan de lutte, nos Justes se sont terrés dans leur silence, se contentant de rabâcher les mêmes vieux clichés sur le régime libyen pour se donner bonne conscience et justifier leur couardise. 
 


Pourtant, le Juste ne se tait jamais avec les lâches comme il ne hurle jamais avec les loups. Il ne renvoie jamais dos à dos le petit et le grand tyran. Non pas qu’il apprécie le petit tyran mais il estime que dans un monde où le Léviathan atlantiste est caractérisé par une voracité, une violence et une félonie sans égal, il est indigne de s’allier à lui pour écraser le petit tyran, en l’occurrence Kadhafi.


Si la résistance anti-régime qui s’est déclarée en Cyrénaïque, fief des monarchistes, des salafistes et autres agents pro-occidentaux, avait repris à son compte le moindre slogan anti-impérialiste, si elle avait été un tant soi peu patriotique, progressiste, intègre, conséquente et organisée, dès lors, la question de soutenir celle-ci ne se serait pas posée étant donné qu’avec un tel programme et un tel profil, à défaut de pouvoir la corrompre, l’OTAN aurait au moins tenté de soutenir le camp adverse, à savoir celui de Kadhafi. Or, dès le début de l’insurrection, il paraissait évident que la présence en son sein de quelques intellectuels et cyber-dissidents potiches bénéficiant d’un appui médiatique exceptionnel (alors que visiblement ils ne représentaient qu’eux-mêmes et leurs protecteurs occidentaux) ne faisait pas d’elle un mouvement démocratique et révolutionnaire.


Par conséquent, en Libye, le Juste devait défendre Kadhafi malgré Kadhafi. Il devait le défendre non pas par sympathie pour son idéologie ou ses pratiques mais par réalisme. Parce que malgré certains aspects douteux de ses manœuvres diplomatiques et de son mode de gouvernance, pour la Libye, l’Afrique et le Tiers-monde, Kadhafi représentait avec ses investissements économiques, ses programmes sociaux, son système laïc, ses tentatives (certes ratées) d’instauration d’une démocratie directe garantie par la Charte verte de 1988, sa politique monétaire bravant la dictature du franc CFA et finalement, ses forces armées, la seule alternative réelle et concrète à la domination coloniale à défaut d’avoir mieux dans une région dominée par des courants obscurantistes et serviles.

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Silvio Berlusconi reçoit Muammar Kadhafi arborant la photo d’Omar Mukhtar, le héros de la résistance libyenne à la colonisation italienne. L’image montre la pendaison du héros libyen après son arrestation par les fascistes italiens, en 1931. Kadhafi obtient de l'Italie des excuses et une indemnité de 5 milliards de dollars pour le crime de colonialisme.


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Le président du CNT Moustafa Abdeljalil célèbre le centenaire de l'occupation italienne à l'occasion de la venue en Libye du ministre de la Défense italien, Ignazio La Russa (Peuple de la Liberté, ancien sénateur néofasciste du MST).
La niaiserie des « ni-ni »


Ni l’OTAN ni Slobodan. Ni Sam ni Saddam. Ni les USA, ni les Talibans. A chaque guerre, ils nous servent la même recette. Face à un prédateur comme jamais l’humanité n’en a connu auparavant qui désormais maîtrise terre, mer et ciel, un ennemi sans foi ni loi qui s’est juré de mettre l’humanité à genoux et de faire régner le siècle américain, leur devise est un vibrant « ni-ni ». Alors que le pot de fer a atomisé le pot de terre, tout ce qu’ils trouvent à dire, c’est un simple « ni-ni ». Cette posture d’apparence innocente a pour seul effet de décourager et de démobiliser les forces démocratiques et pacifistes. Elle offre donc un chèque en blanc aux forces qui dirigent les opérations de conquête de la Libye.


Parmi les « ni-ni », certains intellectuels se réclamant du trotskisme comme Gilbert Achcar ont hélas applaudi la guerre de conquête de l’OTAN [4]. D’autres comme le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ont adopté une posture schizophrénique, oscillant entre critique « protocolaire » de l’OTAN (faut quand-même pas qu’on passe pour des pro-impérialistes tout de même) et approbation de sa mission d’élimination de Kadhafi [5]. D’autres militants proche de la même mouvance [6], ont été jusqu’à lancer des appels à l’armement des mercenaires djihadistes à la solde de l’OTAN, ces mêmes fanatiques qui veulent en découdre avec le nationalisme de Kadhafi considéré comme une menace à leur projet panislamique, qui brûlent son Livre vert taxé d’ « œuvre perverse », « communiste et athée » destinée à « remplacer le Coran ». D’après certains membres d’une 4e Internationale aussi hypothétique qu’inoffensive, le CNT serait malgré tout une « force révolutionnaire ». Peu importe que le CNT soit composé de tortionnaires anciennement kadhafistes, de maffieux et d’islamistes équarrisseurs de « mécréants laïcs », peu importe que le CNT soit nostalgique du fascisme et du colonialisme italien [7] et veuille offrir la Libye aux Empires sur un plateau d’argent, peu importe que le CNT soit financé et armé par la CIA, les commandos SAS britanniques, les royaumes du Qatar et d’Arabie saoudite et même par le président soudanais Omar El-Béchir lui-même poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité, peu importe que l’OTAN commette des crimes contre la population civile libyenne, nos amis trotskistes ont tranché : le CNT, c’est l’avant-garde révolutionnaire... Nostalgiques de la guerre d’Espagne comme toujours, certains d’entre eux me disaient qu’il fallait offrir aux rebelles libyens de nouvelles brigades internationales. Sans doute se sont-ils réjoui que le matamore des beaux salons grand amateur de tirades antifranquistes, le bien nommé BHL les ait écoutés. Brandissant le glaive de la liberté qui reflète sa sainte image et la bannière frappée de l’invincible rose des vents, le Durruti milliardaire a dérouté les troupes de Kadhafi en bombant son torse glabre. Il est entré dans Tripoli sans se presser à la tête de sa Brigade internationale, à cheval sur un missile Tomahawk…


N’est-il pas piètrement ridicule pour des gauchistes qui n’ont jamais touché à une arme de leur vie et qui crachent sur toutes les guérillas marxistes du monde parce qu’elles seraient staliniennes, de faire campagne pour l’acheminement d’armes fabriquées à l’usine d’armement belge, la FN de Herstal, à destination de mercenaires indigènes à la solde des nos élites ? Camarades trotskistes, dites-nous donc combien d’armes vous avez fait parvenir à « vos » libérateurs ? Combien de brigadistes avez-vous envoyé sur le champ de bataille ? Combien de porteurs de valises avez-vous recrutés ? Honnêtement, qui des barbus supplétifs de l’OTAN ou des combattants enrôlés dans l’armée de Kadhafi sous la bannière du panafricanisme ressemblent plus aux Brigades internationales ? Comment un tel aveuglement, un tel pourrissement idéologique et moral a pu se produire parmi des forces qui se disent radicales et progressistes ?


Après nous avoir sidéré et parfois écœuré par ses frasques, son orgueil et ses excentricités, Mouammar Kadhafi aura à la fin de sa vie au moins eu le mérite de renouer avec son passé révolutionnaire. Au moment le plus critique de son existence, il a résisté à l’OTAN. Il est resté dans son pays en sachant que l’issue du combat lui serait fatale. Il a vu ses enfants et petits-enfants se faire massacrer et pourtant, il n’a trahi ni ses convictions ni son peuple. Peut-on en espérer de voir un jour le tiers du quart de la bravoure, de l’humilité et de la sincérité de Kadhafi parmi nos camarades de l’extrême-gauche européenne dans leur lutte contre l’ennemi commun de l’humanité ?
 


Bahar Kimyongür
Le 4 décembre 2011

 

 

Notes


[1] De l’aveu même du général Hamad ben Ali al-Attiya, chef d’état-major qatari. Source : Libération, 26 octobre 2011
[2] Des rebelles « libyens » parlant des dialectes issus de différents pays arabes étaient régulièrement montrés sur les chaînes satellitaires arabes.
[3] Dans tous ces cas, des tribus en lutte avec leurs frères ennemis ont fait appel ou se sont alliées aux envahisseurs. L’alliance OTAN/CNT libyen n’est que l’ultime épisode de la longue histoire des guerres de conquête appuyées par des populations indigènes.
[4] Interview de Gilbert Achcar réalisée par Tom Mills du site britannique New Left Project, 26 août 2011. Version française de l’interview disponible sur le site www.alencontre.org
[5] Communiqués NPA des 21 août et 21 octobre 2011.
[6] Ligue internationale des travailleurs – Quatrième Internationale (4e Internationale), Parti ouvrier argentin…
[7] Le 8 octobre 2011, le président du Conseil national de transition libyen (CNT) Mustafa Abdel Jalil a célébré le centenaire de la colonisation de la Libye par l’Italie aux côtés du ministre italien de la défense, Ignazio de la Russa, issu du Mouvement social italien (MSI), un parti néofasciste. Cette période de déportations, d’exécutions et de pillages fut d’après Abdel Jalil une « ère de développement ». Source : Manlio Dinucci, Il Manifesto, 11 octobre 2011

 

 

Source : michelcollon.info

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 01:33

Une interview sur la chaine d’intox Al Jazzera de Mr Ocampo du CPI qui démontre qu’il est menteur international et non un procureur de  la justice internationale. Constatez par vous-même.

 

           


 

http://www.youtube.com/watch?v=VmMbOobZL-U&sns=fb

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:46

CHARLES BLE GOUDELe Message du General Blé Goudé  à l’endroit des Africains, ivoiriens et amis de l’Afrique sur la  VRA (Voix de la Resistance Africaine).

« Ils ont la montre et nous avons le temps »

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine