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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 06:21

Ces présidents malades qui gouvernent l'Afrique, d’autres non cites se reconnaitront.

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     Malam Bacaï Sanha est décédé le 9 janvier à l’hôpital du Val de Grâce à Paris, après plusieurs semaines d’hospitalisation. Le décès du président de la Guinée-Bissau n’a pas été une surprise. Il avait déjà effectué plusieurs séjours dans cet hôpital de luxe parisien, où sont soignés les responsables gouvernementaux français et étrangers. Ses allées et venues dans les établissements de soins, à Dakar au Sénégal, étaient également régulières.

Le président bissau-guinéen souffrait depuis plusieurs années d’une maladie dont la nature n’a jamais été rendue publique. «On parle de chute d’hémoglobine dans le sang», avait-il révélé lui-même fin 2009, ajoutant qu’il souffre aussi de diabète. Sa santé était donc déjà chancelante lorsqu’il a été élu président de ce pays d’Afrique de l’Ouest en juillet 2009.

Comme Malam Bacaï Sanha, des hommes politiques célèbres, qui ont dirigé de très grands pays et laissé leur empreinte dans l’Histoire, étaient de santé fragile. Dans Ces malades qui nous gouvernent (éd. Librairie générale française), un ouvrage qui avait fait sensation à la fin des années 70, le docteur Pierre Rentchnick et Pierre Accoce avaient fait des révélations fracassantes sur le sujet.

Morceaux choisis:

«Franklin Roosevelt était malade à Yalta. Mais qui sait que sa tension artérielle atteignait alors trente à son maximum, oblitérant dramatiquement sa lucidité dans la négociation capitale qu’il engageait avec Staline sur le partage du monde?»

Sur John Kennedy, autre président célèbre des Etats-Unis:

«Personne encore n’avait révélé que le président John Kennedy passait couché la moitié de ses journées atteint d’une grave maladie des glandes surrénales, à l’époque même ou Khrouchtchev installait les fusées soviétiques à Cuba.»

Les précédents occidentaux

Leonid Brejnev était également un grand malade. Dans Le Grand Secret (Plon), Michel Gonod et le docteur Claude Gubler, médecin personnel de François Mitterrand, avaient levé le voile sur ce qui était longtemps demeuré un secret d’Etat:

«Le 16 novembre 1981, six mois après son élection à la présidence de la République, des examens médicaux révèlent que le premier président socialiste de la France était atteint d’un cancer de la prostate.»

Un mal qui allait l’emporter en janvier 1996. Ce qui ne l’avait pas empêché d’aller au bout de son premier septennat et d’en boucler un second. Georges Pompidou a eu moins de chance. Il est décédé en avril 1974 pendant son premier mandat, de ce qu’on appelle pudiquement une longue maladie.

Que de grands malades se retrouvent à la tête d’un pays, voire meurent au cours de leur mandat, n’est donc pas spécifique à l’Afrique. Ce qui est plus préoccupant sur le continent noir, c’est la fréquence du phénomène.

En moins de deux décennies, ce fut une vraie hécatombe: Félix Houphouët-Boigny le premier président de la Côte d’Ivoire est décédé le 7 décembre 1993; le roi Hassan II du Maroc, le 23 juillet 1999; le général Gnassingbé Eyadéma du Togo, le 5 février 2005; Lansana Conté de la Guinée-Conakry le 22 décembre 2008; Levy Mwanawassa qui présidait aux destinées de la Zambie le 19 août 2008; le Gabonais Omar Bongo Ondimba le 8 juin 2009; Umaru Musa Yar’Adua du Nigeria, le 5 mai 2010.

Les raisons de la saignée

En Afrique, la mort fait généralement partie de la vie. On en parle volontiers, en invoquant les mânes des ancêtres ou des membres de la famille que l’on vénère. En revanche, on rechigne à s’étendre sur la maladie, a fortiori quand elle est grave. Du coup, inconsciemment, elle est rarement prise en compte comme un facteur déterminant pour confier des responsabilités à un individu.

En Guinée-Bissau, personne n’ignorait que Malam Bacaï Sanha était très gravement atteint par la maladie. Il était donc très risqué de le choisir comme candidat du Parti pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-vert (PAIGC) à l’élection présidentielle en 2009. Mais l’aura de cet ancien combattant contre l’ex-puissance coloniale portugaise, et l’un des piliers de ce parti, a été la plus forte.

Même cas de figure pour Umaru Musa Yar’Adua au Nigeria. L’ancien gouverneur de l’Etat du Katsina (nord du Nigeria) était un homme à l’intégrité reconnue. Ce qui est plutôt rare chez les hauts dignitaires de ce pays classé parmi les plus corrompus au monde par l’ONG allemande Transparency International. Mais jamais il n’aurait dû être désigné comme le candidat du Parti démocratique du peuple, (PDP, le parti le plus puissant du pays) à l’élection présidentielle de 2007.

Tant la précarité de son état de santé était de notoriété publique. Il souffrait d’une péricardite aiguë liée à une insuffisance rénale. En 2007, en pleine campagne électorale, il avait été évacué d’urgence en Allemagne après un évanouissement. En 2008 après son élection, il a dû se faire soigner à plusieurs reprises en Allemagne et en Arabie Saoudite. Son décès le 5 mai 2010 à 59 ans à Abuja, après une nouvelle hospitalisation à Djeddah (Arabie Saoudite), n’a donc surpris personne.

Les malades du pouvoir

Le Zambien Levy Mwanawassa, mort lui aussi à 59 ans le 19 août 2008 à l’hôpital de Percy-Clamart en France, où il avait été transféré à la suite d’une attaque cérébrale lors du 11e sommet de l’Union africaine à Charm-el-Cheikh en Egypte. Il était au pouvoir depuis 2002.

Seconde explication des ravages de la grande faucheuse parmi les chefs d’Etat africains: quand ils s’installent au pouvoir, ils s’y incrustent, devenant en quelque sorte des présidents à vie. Félix Houphouët-Boigny a régné sur la Côte d’Ivoire, depuis l'indépendance du pays en 1960, jusqu’à sa mort à 88 ans. Gnassingbé Eyadéma a dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans, de janvier 1967 à 2005. Il a rendu l’âme à 71 ans. Omar Bongo Ondimba, a présidé le Gabon pendant presque 42 ans, avant de pousser son dernier soupir à 74 ans. Lansana Conté, la Guinée, de 1984 à 2008. Il a été, lui aussi, emporté par la maladie à 74 ans. A eux quatre, ils ont passé 137 années à la tête de leur pays.

C’est l’une des raisons pour lesquelles de plus en plus d’Africains souhaitent que les mandats des chefs d’Etat soient désormais limités à deux et que les candidats à la magistrature suprême prouvent, certificat médical à l’appui, qu’ils sont en parfaite santé.

Source : rew mi.com

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 06:16

La Société Orange Afrique confisque la coupe d’Afrique des Nations. Il n’ ya que les Arabes et les autres qui ont droit de regarder la CAN en France.

 can.jpg

LETTRE OUVERTE A ORANCE-SPORT QUI CONFISQUE LE FOOTBALL AFRICAIN.

        Le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations a été donné Samedi, 21 janvier 2012. Or, cette fête du football Africain, tant attendue par les Africains et amateurs de football, en particulier ceux qui résident sur le territoire français (métropole et Outre-Mer), s’est transformée en calvaire pour les passionnés de football qui se préparaient à vivre intensément les exploits des footballeurs Africains. Si nous en sommes là, c’est pour trois raisons principales.

Premièrement, c’est la faute aux « dirigeants » du football Africain qui sont à l’époque contemporaine ce que les « roitelets nègres » étaient à l’infâme commerce négrier et esclavagiste, c’est-à-dire des relais humains prêts à céder les leurs pour acquérir de la verroterie. Hier, certains échangeaient leurs «  frères » contre de la pacotille, aujourd’hui, d’autres, c’est-à-dire les «  marchands  indigènes »,vidéo n°1, qui travaillent pour la Confédération Africaine de Football (CAF), octroient des droits exclusifs du football Africain en échange de billets d’euros ou dollars offerts par des « négociants européens » au service des multinationales.

Deuxièmement, c’est la faute au service public français, en particulier au groupe France télévisions, qui affiche par la non retransmission de cette compétition continentale phare, un mépris évident à l’égard des millions de téléspectateurs, toutes couleurs, origines et religions confondues, qui se passionnent habituellement pour la coupe d’Afrique des Nations (CAN), et payent une redevance annuelle pour recevoir des programmes de télévision de qualité tout au long de l’année. Force est de constater que les dirigeants de la télévision publique française s’exonèrent de leurs responsabilités en n’appliquant pas pour leurs téléspectateurs le «  service minimum », concept pourtant rendu obligatoire par le vote récent d’une loi par le Parlement Français.

Troisièmement, c’est la faute au groupe ORANGE, qui se comporte en féroce prédateur qui s’accapare la coupe d’Afrique des Nations (CAN), pour en faire un véritable produit d’appel pour mieux vendre ses services et offres associées aux passionnés du ballon rond. Pour preuve, ce communiqué paru dans de nombreux médias Africains : « Orange partage avec ses abonnés une passion commune : le football. Depuis de nombreuses années, Orange promeut le football africain et est le sponsor principal des six compétitions majeures de la CAF jusqu’en 2016 ».

Or, le moins qu’on puisse dire, c’est que derrière cette posture en apparence philanthropique se cache en réalité une vulgaire opération mercantile et de communication visant à conquérir de nouvelles parts de marché dans un environnement plus que jamais concurrentiel, encore plus depuis l’entrée en lice fracassante d’un quatrième opérateur, FREE, sur le marché de la téléphonie mobile.

Aujourd’hui, il apparaît clair que la position d’ORANGE par rapport à la CAN relève de l’escroquerie intellectuelle et d’un véritable abus de position dominante relative à l’histoire coloniale française en Afrique. Parce que cette situation est insupportable, ubuesque, contre-productive pour le football Africain, et qu’elle pénalisera des millions de passionnés de football jusqu’en 2016, nous ne pouvons plus l’accepter.( Vidéo n°2)

Parce que la loi du marché ne saurait justifier l’injustifiable, et qu’il aurait été impossible qu’un fournisseur d’accès Africain, par exemple, MTN, multinationale sud-africaine, confisque la prochaine Coupe d’Europe des Nations, privant ainsi des millions de téléspectateurs français de cette compétition, vidéo n°3, nous exigeons immédiatement la rupture de ce DEAL indécent conclu sur le dos des millions de téléspectateurs par les petits copains de la Françafrique.

  Source : alert2neg.com

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 11:06

Iran : Des chercheurs établissent un lien entre avortement et cancer du sein.

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 Haijan-Tilaki K.O et Kaveh-Ahangar T. de la Babol University of Medical Sciences a comparé l’histoire « reproductive » de 100 femmes chez qui un cancer du sein avait été récemment diagnostiqué à celle de 200 femmes sans cancer et d’âge comparable.

 

La recherche a permis de révéler ce lien statistiquement significatif entre l’avortement provoqué et le cancer du sein, avec un risque augmenté de 193 %.

Repousser l’âge de la première grossesse augmente aussi le risque de cancer du sein qui augmente alors de 310 % – y aurait-il ici un lien avec le recours à la contraception ? Ce facteur-là n’a pas été évalué.

En revanche l’étude révèle qu’à l’inverse la précocité de la première grossesse et leur nombre réduit le risque de cancer du sein. Les femmes mères de 5 enfants ont un risque diminué de 90 % par rapport à la moyenne ; chaque grossesse réduit le risque de 50 %. L’étude ne donne pas de précisions sur l’allaitement.

Source: stcom.net

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 11:32

CALIXTHE BEYALA - AFFAIRE KIEFFER: L'ASSASSIN SERAIT OUATTARA?

Calixte1 

 

L'affaire Kieffer, comme une poupée russe. Une affaire sans fin. Une affaire qui avait permis au régime Sarkozy, de présenter l'ex président Ivoirien Laurent Gbagbo ainsi que son épouse Simone comme des sanguinaires. Et il me souvient que mes compatriotes ne cessaient de me dire : « Comment peux-tu défendre ces gens ? Ils ont tué un Français ! ».

Et ce français n'était autre que le journaliste d'investigation Kieffer, disparu lors d'un séjour en Côte d'Ivoire, alors qu'il enquêtait sur les filières cacao au pays de Houphouët.

C'était en 2004... Et on supposa que. Et on imagina que. Et on supputa que. Et où que poussait le vent des enquêtes ou des rumeurs, un nom revenait avec insistance, celui de Madame Simone Gbagbo... On disait qu'elle était si méchante, qu'elle était capable d'étriper un enfant et de laisser ses entrailles cuire au soleil; et je n'y croyais pas. On la disait si odieuse, que même le diable et ses cornes tremblaient devant elle ; et je n'y croyais pas.
Voilà que près d'un an après le coup d'Etat en Côte d'Ivoire, la vérité commence à surgir de l'ombre, sans déplaire à tout le monde.

Des gens parlent ; des gens s'accusent du meurtre de Kieffer. Ils disent que le meurtre du journaliste français aurait été commandité par le camp Ouattara. Ils donnent des preuves puisque ceux qui accusent s'accusent d'en avoir été les exécutants. Ils proposent de montrer le lieu où ils ont enterré le corps de Kieffer. Ils disent que trois membres de leur commando «opération meurtre de Kieffer», sont aujourd'hui d'imminentes personnalités proches de Ouattara.

Oui, quelques raisons pour lesquelles certains Français détestent Gbagbo et son épouse s'envolent. Et si tout ceci s'avérait, les français verseront quelques larmes de regrets... Oui, d'avoir fait tuer des milliers d'ivoiriens pour voler des richesses certes, mais aussi pour venger la mort de Kieffer. Que c'est cocasse ! Parce qu’in fine, l'assassin serait Ouattara?????

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 02:25

Libye – Le numéro 1 du CNT, Mustapha Abdeljalil a démissionné !! (22 janvier 2012)

 

A Benghazi, des morts et des blessés suite à des affrontements entre les rebelles de Darna et Elbaida.
Des informations parlent de la démission de Mustapha Abdeljalil suite aux événements de Benghazi.


Les photos de la voiture de Mustapha Abdeljalil détruite par les rebelles:

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Source : ALGERIA ISP 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 02:15

Sale temps pour le CNT en Libye. Son chef obligé de fuir la colère des libyens en utilisant une ambulance.

                Image-libye.jpg

Les populations libyennes en général et plus particulièrement celles de Benghazi bastion de la révolution impérialiste demande aujourd'hui la rectification de la révolution et la démission du CNT avec à sa tête Mustapha Abdeljalil qui était obligé de fuir dans une ambulance pour éviter un lynchage lors de sa visite a Benghazi.

C'est le K.O total en Libye depuis l'assassinat de Kadhafi, les autorités du CNT, Sarkozy, Obama et l'OTAN qui ont menés cette guerre regarde aujourd'hui les populations libyennes sans eaux, ni pain, ni travail, ni sécurité, ni logement, sans rien faire. L’Irak, la Libye, doivent à présent servir d'exemple aux syriens, ou autres populations qui comptent sur ces impérialistes.

Source: RLibya

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 09:42

 

     t-29 OUEST Foumban Art Bamoun 02 Mbombog Ntohol

              Chronique de Mbombog Ntohol

Deux événements majeurs ont lieu hier 21 janvier en Afrique 2012 (Libye et Côte d’Ivoire) et la CAN un détail de l’histoire.

 

         A Abidjan : Le Front Populaire Ivoirien a convié samedi 21 janvier 2012 ses militants à un meeting politique pour exiger le départ du régime sanguinaire, illégale et illégitime du 11 avril 2011 c'est-à-dire le couple Ouattara-Soro tandis que qu’au même moment à plus de 4000km au nord de l’Afrique, plus précisément à Benghazi les Libyens demandaient le départ du gouvernement illégal et illégitime de Moustafa Abdeljalil le parrain du CNT.

Que réclament ces deux peuples ?

Les ivoiriens réclament le départ de tous les occupants militaires (ONUCI, La LICORNE française) et civils de leur pays  et leurs «suppo» au pouvoir. Et l’instauration d’une véritable démocratie, celle qui prévalait pendant la magistrature du président Laurent Gbagbo. A savoir que l’on pouvait exprimer ses opinions sans crainte, ou les droits de l’homme étaient respectés. Bref ils voulaient le retour de leur champion Laurent Gbagbo.

 La situation d’ailleurs leur donne raison, dans la mesure où depuis le 11 avril date de l’arrestation du président Laurent Gbagbo par les forces françaises, la Côte d’ivoire est dans le chaos total. Ouattara et Soro ont prouvés leur incapacité à gérer ce pays malgré une forte présence militaire de leur parrain de la communauté dite internationale.

A Benghazi : Tandis que les Libyens lançaient la vraie révolution, celle du peuple, qui s’est soldée par le saccage du siège du conseil National de transition et la fuite de tous ces dirigeants. Les libyens ont scandés des slogans hostiles à l’OTAN et à son gouvernement fantoche qui a occasionné la mort de plus de 60.000 des leurs et détruit tout le pays avec l’aide de l’OTAN.

Ceux qui croyaient la victoire militaire avec les forces étrangères l’unique solution pour arriver au pouvoir. Sont aujourd’hui entrain de déchanter.

Quelle leçon peut-on tirer de ces deux événements ?

Que les peuples Libyen et Ivoirien n’ont plus peur, même si on leur tire dessus comme des lapins. D’ailleurs c’est ce qui a eu lieu en Côte d’ivoire  voir photo Ci-dessus.

Journaliste de la BBC     VOIR La VIDEO

On ne gouverne pas un peuple qui ne vous a pas choisit. Si on peut le faire pendant un temps, on ne pourra pas le faire éternellement. La situation commence déjà à trop durée. Les medias d’intox occidentaux en évoquant le problème commence à accepter la vérité qui n’est pas leur fort. La force militaire n’a jamais gagnée nulle part.

Regardez l’histoire et vous verrez que tôt ou tard le peuple reprendra a travers ses fils le pouvoir. La force militaire n’aura servit qu’a créer des haines entre des peuples qui hier étaient amis pour le bien de quelques individus.

Ceux qui ont cru qu’avec ces coups de force leur vie allaient changer, ont vite déchanté.

La Libye et la Côte d’ivoire sont dans le chaos total depuis plus de 10 mois. Pas de gouvernement, pas d’argent et un peuple remonté à bloc qui  veut la liberté et la démocratie africaine confisquées par les gouvernements fantoches à la solde des illuminatis et réseaux mafieux.

A suivre.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 21:09

Rassemblement du FPI à Yopougon, les tueurs FRCI d’Alassane Ouattara tuent un citoyen ivoirien à bout portant. En image

 

 

 


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=ZXa_0bZ96QU

 

 

Journaliste-de-la-BBC.jpg

 

            Suivez bien BBC Afrique pour voir ce que dira Valérie Bony leur correspondante à... Abidjan. C'est elle que nous avons entouré sur cette photo. Elle était présente à la place Ficgayo quand ce militant LMP a reçu une balle tirée par les miliciens FRCI du préfet Ouattara. Tout ce que dira BBC aujourd'hui sur cette manifestation dépendra du compte-rendu qu'elle fera. Nous espérons qu'elle aura le courage de dire dans l'édition du journal de 18h que Ouattara a fait tirer sur des militants qui étaient simplement venus assister à un meeting. Wait and see 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 07:43

Cote d’Ivoire : Jerry Rawlings persiste et signe: «Gbagbo à La Haye, une humiliation pour l'Afrique...»
On espère que Wade, Compaore et Ouattara ont compris le message s’ils sont Africains.

 jERRY RAWLINGS

Devant le Parlement panafricain à Addis Abeba, Jerry Rawlings hausse à nouveau le ton

Tout feu tout flamme. Ancien président ghanéen et Haut représentant de l’Union africaine pour la Somalie, Jerry Rawlings a tenu, à l’occasion d’un discours prononcé lors de la sixième session ordinaire du Parlement panafricain, lundi dernier à Addis-Abeba (Ethiopie), à dénoncer l’incapacité du continent à prévenir les excès sponsorisés par certains membres de la communauté internationale, notamment en Libye et en Côte d’Ivoire. Il s’est une fois de plus insurgé contre le transfèrement du président Laurent Gbagbo à La Haye. Larges extraits de son discours.

L'Afrique n'a pas réussi à empêcher les excès en Libye et en Côte d'Ivoire...

«L'Afrique a au cours des douze derniers mois connu des bouleversements politiques considérables. Et l'action ou l'inaction de l'Union africaine et de ses divers organes ont amené certains à remettre en question l'avenir de cette institution créée avec les plus nobles intentions. De la Tunisie à travers l'Egypte à la Libye et même en Côte d'Ivoire, il y avait des mouvements politiques de nature différente qui remettaient en question la capacité de l'institution à engendrer l'unité africaine, la paix et le développement.

Bien que la majorité d'entre nous ont été ravis de la volonté des peuples à prendre leur destin en main, nous avons été pris de court par l'échec du continent à empêcher les excès dans des pays comme la Libye et la Côte d'Ivoire.

Notre déroute collective doit être corrigée de toute urgence et avec détermination afin que le sang et le labeur de ceux qui ont sacrifié leur vie à rechercher le changement ne soient pas gaspillés».

Gbagbo à la Haye? C'est humiliant...

«Il est tout simplement humiliant qu’en ce 21ème siècle, notre continent conduise certains de ses dirigeants à La Haye comme on conduit l'agneau à l'abattoir, alors que nous sommes censés avoir la capacité de rendre notre propre justice. Nous devons laisser La Haye à ceux qui ne peuvent pas contrôler leur destinée.

Si les Libyens étaient justifiés à renverser le régime de Kadhafi dans leur quête de liberté et de justice, alors pourquoi ne peuvent-ils pas rendre leur propre justice? Si les Ivoiriens sont vraiment en quête de paix et de réconciliation, dans le cadre d’un processus convenu par les deux factions de Ouattara et Gbagbo, pourquoi alors envoyer à la CPI un ancien dirigeant qui, en dépit de ses défauts, a accompli son devoir envers son pays ?»

Dire non à « une nouvelle forme de colonialisme»

«Nous avons et avons eu des dirigeants défaillants mais nous avons assez de dirigeants bons et progressistes, qui ne peuvent réussir que si des institutions comme le Parlement panafricain et les parlements nationaux leur montrent la voie et leur accordent leur soutien. Le temps est venu de cesser d'être des observateurs, et de devenir de véritables acteurs dans les dynamiques de changement du continent. Le danger est devant nous. Nous ne devons pas permettre à une nouvelle forme de colonialisme d'engloutir notre continent et de nous transformer en marionnettes de la communauté internationale. Conjuguons nos efforts en prenant une position ferme contre cette menace imminente.»

Les immigrants africains victimes de trafics d'organe en Egypte

«Nous devrions être particulièrement préoccupés par la situation en Egypte où la douleur et l'agonie que le peuple a endurées à la place Tahrir et dans d'autres villes se répète quelques mois après. Il est évident que la machine très oppressante que la révolution cherchait à supplanter a de nouveau émergé et sous le prétexte de la sécurité nationale, les Egyptiens ordinaires sont de nouveau confrontés à des assauts et des brutalités rappellent ce qui s'est passé en janvier et février de l'année dernière (…).

Pendant combien de temps allons-nous être des observateurs silencieux ? Et pourtant, les révolutions menées par des populations désarmées civiles en Tunisie et en Egypte avaient donné au monde l’espoir que la liberté et la justice allaient enfin triompher. (…) Il y a quelques mois, le projet Freedom CNN a publié un exposé sur l'enlèvement cruel et l’extraction des organes vitaux des immigrants illégaux qui tentent de passer à travers l'Egypte en Israël.

Les passeurs bédouins auraient arraché des parties de leurs corps alors que les immigrants étaient encore vivants. Les immigrants sont réduits en esclavage, torturés et ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer des sommes énormes à ces contrebandiers font face à la sanction ultime d'une mort déshumanisante à travers le prélèvement d'organes ! Et l'Afrique est muette ?»

Traduit par Benjamin Silué

Source : Nouveau Courrier

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 07:23

Cameroun : Affaire Enoh ! – Reconstitution des faits par le journaliste d’investigation Jean-Bosco Talla.

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Affaire Enoh Meyomesse: Les zones d'ombre d'une enquête bâclé

Chronique d'un montage mal ficellé: au-delà de l'émotion

Une enquête minutieuse permet-elle de démêler l'écheveau des intrigues autour d’une affaire qui fait couler encre et salive?
La cour des visites de la prison centrale de Kondengui (Yaoundé) est encore bondée de monde ce jeudi 12 janvier 2012. Soudain, le reporter de Germinal qui vient de nouveau de franchir la grille qui sépare ce lieu de la cour d’honneur où est logée l’administration aperçoit, dans un coin non loin du hangar destiné à accueillir les visiteurs, Ndi Benoit, coaccusé d’Enoh Dieudonné, lui aussi incarcéré, dans ce lieu malfamé, depuis le 22 décembre 2011. Sandales aux pieds, chemise kaki à manches légèrement retroussées au niveau du poignet, pantalon velours noir troué au niveau du genou gauche, Ndi Benoît affiche un léger sourire quand il aperçoit le reporter de Germinal. Après quelques civilités, il n’hésite pas à remercier les médias et journalistes camerounais qui ont porté leur problème sur la place publique. « Sans les médias, on nous aurait envoyé au Kosovo », déclare-t-il. Aussi ne doute-t-il pas que les médias continueront de jouer leur rôle jusqu’au jour où la vérité finira pas éclater. Il devine l’objet de notre présence en ce lieu et sans hésiter, il nous apprend que son « complice » Enoh Dieudonné est maintenant logé au quartier 3. Immédiatement, un « taximan » est sollicité pour aller chercher le « chef » d’un gang qui aurait perpétré un braquage à main armée dans localité de Betaré Oya (Est-Cameroun). Deux minutes environ après, souriant, Enoh Dieudonné, scandales aux pieds, tricot blanc rayé et pantalon flottant belge, franchit le portail du quartier 3. Sur le carnet à lui remis, le « taximan » a pris soin d’écrire L31, numéro du local, sorte de cagibi où il est désormais logé. Après avoir pris connaissance de l’objet de la visite du reporter de Germinal, il fait quelques éclaircissements et demande à Ndi Benoît de dire la vérité, toute la vérité. Aussi le reporter de Germinal demande-t-il à rencontrer Manda Bernard, qui arrive environ trois minutes après.
Après avoir écouté les uns et autres, et après avoir pris connaissance de (presque) tout ce qui a été écrit sur cette affaire, il est possible aujourd’hui de reconstituer le film des événements.

Au commencement

Tout commence par le déplacement de Ndi Benoît à « Eden », localité située entre Abong Mbang et Lomié. Par la suite, Enoh Dieudonné se déplace de Yaoundé pour Bipindi (Sud Cameroun), village de sa mère où il se rend compte de l’existence de l’or exploité de manière artisanale par ses compatriotes. C’est alors qu’il décide de s’adresser aux investisseurs singapouriens qu’il convainc de venir investir au Cameroun dans le secteur minier.
Selon des sources proches d’Enoh Dieudonné, de retour à Yaoundé, il envoie une équipe pour faire la prospection à d’autres endroits à l’Est-Cameroun. Y étant, les missionnaires sont à court d’argent et le lui font savoir. Enoh Dieudonné se déporte vers les bureaux de ses amis et frères sis en face du Mess des officiers pour essayer d’avoir 20 000 FCfa (30,49€) nécessaires pour la survie de l’équipe de prospection. Il rentre bredouille et sollicite Ndi Benoît qui se débrouille pour leur envoyer successivement 4 500 FCfa (6,86€), 6 500 FCfa (9,90€) et 9 500 FCfa(14,49€).
Avant  l’arrivée de Manda Bernard, en mission de prospection à Bétaré Oya, localité où les étrangers sont vite identifiés, il y avait eu braquage, affirment certaines sources à la légion de gendarmerie de Bertoua. Selon ces sources « ce sont des Centrafricains qui sont à l’origine de ce braquage, les mêmes qui probablement ont brûlé le drapeau camerounais quelques jours plus tard à Garoua Boulaï et dont trois des leurs soldats avaient été arrêtés et incarcérés à la légion de gendarmerie de Bertoua. » Selon un enquêteur, cette information aurait été étouffé à la légion de gendarmerie de Bertoua prétendument pour ne pas brouiller les relations entre le Cameroun et la Centrafrique.
Vrai ou faux ? Toujours est-il qu’au lieu de retourner sur Yaoundé le 10 novembre 2011, comme prévu, après avoir effectué la mission de prospection qui lui avait été confiée, et après avoir obtenu quelques pépites d’or (environ 5 à 10g), Manda Bernard décide d’aller à la rencontre d’un tradi-praticien auprès de qui il cherche à entrer en possession d’un antidote contre le poison. Hélas, mal l’a pris de prolonger son séjour. Puisque le 11 novembre 2011, il est appréhendé, par les gendarmes qui le torturent sans ménagement et lui demandent de dénoncer ses complices et les Centrafricains qui ont braqué les Coréens, sinon ses complices et lui seront considérés comme étant les véritables  responsables du braquage. C’est donc à partir de Manda Bernard que les gendarmes de Bertoua tentent de remonter la « filière » tout en essayant, à travers des manœuvres d’intimidation, de le pousser à dire que c’est Enoh Dieudonné qui les a envoyés pour braquer les Coréens.
Entre temps Song Kanga qui faisait partie de la mission de prospection qui devait sillonner certaines localités était rentré sur Yaoundé, après avoir reçu un coup de fil l’informant de l’état de santé très préoccupant de son enfant.

Enoh Dieudonné voyage

Le 15 novembre 2011, aux environs de 9 heures, sur invitation de ses partenaires qui ont entièrement financé le voyage, Enoh Dieudonné prend le vol de Kenya Airways en partance pour Singapour.

Faut-il le souligner, le voyage d’Enoh Dieudonné avait été par deux fois reporté. La première fois parce qu’il n’avait pas d’argent pour payer les taxes d’aéroport, la seconde à cause du décès de son père survenu le 08 novembre 2011.  En outre, avant son déplacement, il s’était rendu chez le notaire Ada, sis à la montée Anne Rouge à Yaoundé, dans l’optique de connaître la constitution du dossier à fournir et les démarches à suivre lorsqu’un entrepreneur veut créer une entreprise en partenariat avec des étrangers. Maître Ada a mis à sa disposition lesdits documents. Aussi avait-il souhaité obtenir un visa au niveau de la Dgsn pour ses partenaires, mais son cousin, commissaire de police à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen, lui avait dit qu’il suffisait à ces étrangers de détenir une lettre d’invitation pour obtenir un visa d’entrée au Cameroun dès leur arrivée à l’aéroport.

Enoh Meyomesse voyage donc normalement ce 15 novembre sans être inquiété et ignorant que Manda Bernard a été arrêté.

Ce même jour, dans l’après-midi, Song Kanga est appréhendé.

En se fondant sur les bordereaux de retrait d’argent retrouvés probablement dans les effets de Manda Bernard, Ndi Benoït tombe lui aussi dans les filets des gendarmes le 18 novembre 2011. Ce jour-là, de 16h30 mn à environ 17h30 mn, son domicile est fouillé de fond en comble, sans mandat de perquisition, par ces « corps habillés » d’un autre genre.

« Perquisition »

À la fin de la fouille, ils se déportent aux environs de 19 heures au domicile de l’ex-candidat recalé à l’élection présidentielle du 09 octobre 2011 où, sans mandat de perquisition dûment délivré par le procureur de a République et en son absence, ils défoncent la porte et mettent la maison sens dessus-dessous. Le saccage dure 2 heures de 19h à 21 h. Enoh Meyomesse raconte: « pendant que je me trouvais  hors du Cameroun. Sans même s’embarrasser  de se  munir d’un tout petit mandat de perquisition du Procureur de la République, il a envoyé quatre de ses meilleurs  éléments chez  moi, accompagné d’un lieutenant en  service au Sed  à Yaoundé. [ils] ont cassé sans ménagement ma porte, fouillé de fond en comble mon domicile, éventrant mon mobilier, renversant tout, et au bout du compte…..rien. Ils n’y ont trouvé aucune arme. Zéro ! Pas même une aiguille. Devant  leur échec, il ne leur restait plus qu’à dérober mes clés USB dans l’espoir d’y trouver le plan du coup d’État, des manuscrits de mes livres et des photographies  de moi qu’ils   projetaient  de transmettre  à Interpol pour que je  sois recherché et arrêté aux quatre coins de la planète. »
Après cette perquisition d’un autre genre, le gendarme major Edou, celui-là même qui avait fracassé la porte du domicile d’Enoh remet, selon l'infortuné, une somme de 5000 FCfa (7,67€) à un voisin pour le remplacement de la serrure qu’il venait de détruire.
Arrivé au Singapour, Enoh Dieudonné essaie de joindre Ndi Benoît le 18 novembre 2011. Celui-ci prend le combiné et répond comme s’il y avait un problème. Enoh a le pressentiment  que quelque chose ne tourne pas rond. Il promet de le rappeler le soir vers 19 heures. A l’heure convenue, Ndi est injoignable. Son téléphone est éteint. À chaque tentative, il est renvoyé à sa messagerie vocale. Après plusieurs tentatives infructueuses, il joint un ami sénégalais basé à Yaoundé qui l’informe que Ndi Benoît a été arrêté et qu’il se trouve à la gendarmerie. Cet ami sénégalais lui fait comprendre qu’il ne connait pas le motif de son arrestation.

Retour au pays

Le 22 novembre 2011, il prend le vol Kenya Airways, fait escale à Bangkok , et à Nairobi où deux vols sont respectivement en partance pour Bangui et pour Yaoundé. Ne se reprochant rien, il prend celui à destination du Cameroun. Arrivé à l’aéroport, il est surpris de constater que quelqu’un - le  lieutenant  Djakou Ghislain du Secrétariat d’État à la Défense (Sed)-  brandit sa photo qui se trouvait dans sa chambre. Le Lieutenant Djakou était accompagné de l’adjudant Koung Jean-Marie venant de Bertoua, du gendarme Major Edou et de l’élève gendarme Kissebe. Il  se dirige vers eux. Enoh Meyomesse relate : « À peine-ai-je mis ma main dans la poche de mon veston pour en extraire mon passeport, qu’un des gendarmes de sieur Oumarou s’est  jeté sur moi : «M. Enoh ? Oui ! Gendarmerie nationale vous êtes en état d’arrestation. Donnez-moi votre téléphone». En fait, il me l’avait arraché. Puis, j’ai été conduit dans les locaux du Sed où il m’a été signifié deux chefs d’accusation : 1/- tentative de coup d’État. 2 / vol avec port d’arme. J’ai volé quoi ? De l’or. D’abord  350 grammes s’étaient transformés en un kilogramme. Peu importe. En fait, c’est la tentative de coup d’État qui  était la préoccupation principale, en quelque sorte le plat de résistance ».
Au Sed, pendant qu’il essaie de donner les raisons de son déplacement au Singapour, il lui est demandé de vider le contenu de ses poches et de  déposer tout ce qui s’y trouvait sur la table. Au même moment, un gendarme inspecte le contenu de sa valise. Des 79€ déposés sur la table du lieutenant Djakou Ghislain, un billet de 50€ disparaît en une fraction de seconde. Il se rend à l’évidence que ces gendarmes sont plus rapides que Lucky Luke, ce personnage des dessins animés qui tirent plus vite que son ombre. Il passe sa première nuit en garde à vue au Sed.
Le 23 novembre 2011, le colonel Oumarou Ngalibou s’installe dans le fauteul de Djakou Gislain et conduit l’interrogatoire qui dure  deux interminables heures. « Il est 20 h. je vais ainsi  subir les foudres de cet individu qui sait déjà tout  sur le coup d’état que mes «complices» et moi préparons. Tout ce qu’il me demande c’est d’être «coopératif». Il désire «m’aider «, à savoir alléger l’affaire devant le juge de telle sorte que si l’on devait me passer au poteau d’exécution, que l’on ne m’inflige que…50 ans de prison !!! », souligne Enoh Dieudonné. Épuisé le colonel Oumarou Ngaibou se retire. Le directeur adjoint de la sécurité militaire prend le relais. Pendant près d’une heure, il essaie lui aussi en vain d’arracher les aveux.
Faut-il le souligner, à la fin du premier entretien l’adjudant Koung avait dit à Enoh Dieudonné qu’il ne faudrait pas qu'il s’amuse, car son problème était très grave. Aussi avait-il fait savoir au présumé putschiste et « chef de gang » que ses « complices » avaient été envoyés sur le terrain pour braquer des Coréens à l’Est-Cameroun. Etonné, le candidat recalé à l’élection présidentielle du 09 octobre apprend également que tous ces complices  étaient passés aux aveux et l’ont désigné comme étant leur chef. C’est alors qu’il commence à méditer sur tout ce qui lui arrive.

Embarquement pour Bertoua

Le 23 novembre 2011 à 23 heures 30mn, il est embarqué par cinq sbires dans un pick-up de la gendarmerie. Direction Bertoua où il arrive aux environs de 3h30mn, le jeudi 24 novembre 2011 et où il est jeté dans une cellule infeste et sombre de la légion de gendarmerie.
Selon certaines sources, après deux jours passés dans l’isolement total dans cette cellule qui n’a ni fenêtre, ni quelque autre ouverture que ce soit en dehors de la porte, l’adjudant Koung Jean-Marie, chargé des enquêtes à Bertoua, vient le voir pour lui faire la proposition suivante : «Nous avons essayé d’étudier ton problème. Nous sommes des hommes. Nous pouvons t’aider à te sortir de cette situation si tu parles bien. Je suis le bras droit du Commandant de légion (Colégion). Demain, le Colégion viendra avec des gens afin que nous puissions nous entendre. Si tu es direct, une solution peut être trouvée à ton problème.» En aparté, il demande à Enoh d’essayer d’imaginer combien il peut proposer au Colégion pour étouffer l’affaire.
Par la suite, le colonel Oumarou Ngalibou s’amène accompagné du lieutenant Djakou Ghislain du Sed, Koung Jean-Marie (Bertoua) et du directeur adjoint du Sémil.
Dans un premier temps, au cours de cette audition, il est plus question de coup d’État. Pendant qu’il est en train de subir l’interrogatoire musclé du colonel Ngalibou, Koung lui fait des gestes et des signes indiquant qu’il lui fallait « parler comme un homme », c’est-à-dire proposer quelque chose au colonel Oumarou Ngalibou. Très épuisé, et juste pour faire baisser cette pression et atténuer son acharnement, il  cède à cette tentation et lui propose une somme 10 000 dollars pour arrangement. Il soupire, lâche prise et, sourire aux lèvres, déclare :«voilà ce qui est bien dit, mais c’est trop peu. 10000 dollars, ça fait 10 000 0000 de FCfa ». Il précise en lui disant que cela faisait un peu plus de 4 500 000 FCfa.
Les gendarmes le remettent en cellule en attendant qu’il « parle bien ». Ainsi, l’enquête préliminaire est-elle bouclée le 27 novembre 2011. Mais, ce n’est que le 22 décembre 2011 qu’ils sont transférés à Yaoundé. Pourquoi ce silence qui a duré plus de deux semaines ?
En effet, selon des sources à la légion de gendarmerie de Bertoua, ce blackout s’explique par le fait que le colonel Oumarou Ngalibou et ses hommes attendaient que Enoh Dieudonné et compagnie trouvent de l’argent pour étouffer l’affaire.
Hélas, pendant cette trop longue attente, l’affaire arrive aux oreilles des journalistes qui se mettent à appeler le Colégion pour s’enquérir de la situation d’Enoh Dieudonné et avoir des éléments d’information sur le dossier. C’est ainsi qu’un organe d’information rédige un filet sur l’arrestation d’Enoh Meyomesse. Après la lecture de cet article, le lieutenant Koung Jean-Marie revient rencontrer Enoh Dieudonné dans sa cellule le 20 décembre 2011  et lui dit : « Voilà que tu as tout gâté. On t’avait dit de garder le silence. Tu as aggravé ton as en faisant en sorte que la presse se saisisse de cette affaire. Maintenant, il y a des gens qui appellent de Yaoundé. La présidence veut connaitre la suite de ton dossier. Nous ne pouvons plus te sauver. » Entre temps, le quotidien Le Jour était entré dans la danse et avait dévoilé l’affaire au grand jour. Les autres médias s’emparent également de l‘affaire

Panique dans les rangs

Le Colégion et ses éléments sont pris de panique. Ils sortent Enoh Meyomesse et ses « complices » de leur cellule le 21 novembre 2011. Selon Enoh Meyomesse, « Fait curieux, tous les gendarmes ont revêtu des uniformes tout neufs et tout propres. Nous sommes rapidement informés d’un fait inattendu : le gouverneur de l’Est a décidé de nous rendre visite. Personnellement, je trouve cela curieux. Aux alentours de 14 heures, nous sommes conduits dans la cour de la gendarmerie. Stupeur ! Nous y trouvons une immense foule et une table sur laquelle sont posés, un uniforme militaire, un fusil, un pistolet, des cartouches, en un mot l’arsenal de guerre gigantesque avec lequel je devais renverser le régime. Mes «complices» et moi le découvrons pour la première fois. Le gouverneur de l’Est, tout naïvement, s’exclame devant Oumarou aux anges : «Mais, ces armes sont toutes neuves ! D’où proviennent-elles ?». Réponse idiote d’Oumarou : «effectivement, ils les ont achetées à l’étranger… »
Le 22 décembre 2011, ils sont de nouveau sortis de leur cellule. On leur apprend qu’ils retournent à Yaoundé pour être présentés au tribunal militaire. Après un bref passage devant le tribunal militaire ; ils sont conduits à la prison centrale de Kondengui où ils arrivent vers 15h. Quelques jours plus, on leur délivré un mandat de détention provisoire d'une durée de 6 (six) mois.
Jean-Bosco Talla

Affaire Enoh Meyomesse: Les zones d'ombre d'une enquête bâclée.

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Les zones d'ombre d'une enquête bâclée
Malgré les assurances et les déclarations du colonel Oumarou Ngalibou, commandant de la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua, des zones d’ombre persistent. Elles laissent sceptiques plusieurs observateurs. L’image de la gendarmerie et celle du Cameroun prennent des sérieux coups. Le colonel Oumarou Ngalibou et ses élements font du Cameroun un Etat de non-droit. Dommage!

Le 21 décembre 2011, le colonel Oumarou Ngalibou était visiblement fier de sa prise de l’année quand il présentait au public et au gouverneur de la région de l’Est Adolphe Lélé Lafrique, Enoh Dieudonné 57 ans, Manda Bernard 57 ans ; Ndi Benoît 60 ans et Song Kanga 47 et adjudant-chef de l’armée camerounaise. Lui qui avait conduit l’opération ayant conduit à l’interpellation, le 22 novembre 2011, d’Enoh Meyomesse à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen. Pour cet officier supérieur de l’armée camerounaise, Enoh Dieudonné est sinon le chef de gang du moins le commanditaire du braquage des Coréens ayant eu lieu, dit-on, dans la localité de Bétaré Oya à l’Est-Cameroun. Si l’on s’en tient à son récit publié dans plusieurs organes de presse au Cameroun, dont notamment les quotidiens Le Jour et Mutations, «les braqueurs ont intercepté un Toyota double cabine d’une société d’exploitation minière dénommée AKMSC. Ils ont récupéré et [sont] partis avec toute la production minière de la journée, d’une quantité d’or équivalente à 1000g, soit 650g d’or non panné et 350g d’or panné ». Les mêmes braqueurs, affirmait le Colégion de l’Est avait pris la voiture de la société et l’avait abandonnée sur le chemin ainsi qu’une kalachnikov et un pistolet automatique. Mis au parfum de ce coup, les gendarmes de la brigade de gendarmerie de Bétaré Oya se sont lancés aux trousses des braqueurs et ont réussi à mettre la main sur l’un d’eux, le nommé Manda Bernard. C’est l’exploitation de ce dernier qui a conduit à l’interpellation des autres membres du « gang».
Si on se limite à cette version des faits présentée par le Colégion de l‘Est, tout est clair comme l’eau des roches. Mais, une enquête approfondie et une confrontation de ladite version à celle relatée par les présumés braqueurs laissent apparaître des zones d’ombre et suscitent un questionnement.

10 questions sans réponses

1- Quand a réellement eu lieu le (soi-disant) braquage de Bétaré Oya ? À cette question nul ne donne la date exacte. Interrogé au téléphone au courant de la semaine dernière, le commandant Pascal Abondo n’a pu nous donner une réponse exacte à cette question. Il s’est contenté, après nous avoir renvoyé deux fois de suite à plus tard, de demander au reporter de Germinal, qui avait au préalable pris soin de décliner son identité, qui lui avait communiqué ses numéros de téléphone portable. Lorsqu’au troisième appel il décide de répondre, c’est pour lui dire qu’il ne répond pas aux questions relatives à cette affaire au téléphone, car il ne connaît à qui il s’adresse. « Si vous voulez en savoir plus, venez à Bertoua. Ou vous demandez à celui qui vous a passé mes numéros de téléphone de passer me voir », conclut-il avant de raccrocher son combiné rageusement.
2- Pourquoi le colonel Oumarou Ngalibou et ses hommes n’ont-ils pas empêché Enoh Dieudonné de sortir du Cameroun le 15 novembre 2011 aux environs de 09h alors qu’ils avaient déjà mis la main sur Manda Bernard quatre jours avant son départ pour Singapour, c’est-à-dire le 11 novembre 2011 ?
3- Si Enoh Dieudonné était ce véritable « chef de gang » et « commanditaire », du supposé braquage n’aurait-il pas décidé de rester à l’extérieur du pays, lui qui, au soir du 18 novembre 2011, était déjà informé de l’arrestation de Ndi Benoît (lire ci-contre) ?
4- Comment peut-on croire à la tentative de corruption évoquée par le colonel Oumarou Ngalibou, alors qu’il est établi que Enoh Dieudonné n’a ni compte bancaire, ni source de revenu lui permettant de débourser la somme de 5 millions de francs Cfa , alors que Enoh Meyomesse ne disposait sur lui au moment de son arrestation, en tout et pour tout, que la somme de 79€ dont 50€ ont été subtilisés par les gendarmes au Secrétariat d’État à la défense à Yaoundé ?
5- Le Secrétaire d’État à la défense, Jean-Baptiste Bokam était-il au courant de cette aventure rocambolesque du colonel Oumarou Ngalibou dans la région du Centre (Yaoundé) flanqué de certains éléments?
6- Pourquoi avoir « perquisitionné », pour ne pas dire violé le domicile de Enoh Dieudonné en son absence et sans mandat dûment signé par le procureur de la République ou par le commissaire du gouvernement ?
7- Le colonel Oumarou Ngalibou oublie-t-il que le président de la République Paul Biya et certaines autorités affirment que le Cameroun est un État de droit ?
8- Pourquoi le colonel Oumarou Ngalibou et ses hommes ont-ils gardé le silence durant la période comprise entre la clôture de l’enquête préliminaire, le 27 novembre 2011, et le 21 décembre 2011,  date de la présentation publique des présumés braqueurs ?
9- Quel rôle aurait joué une certaine Henriette « Bena », qui a été récemment faite officier de police 2e grade, ancienne de la Camair, proche parent de Manda Bernard, qui travaillerait pour le compte de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre) et qui aurait été chargé de suivre les faits et gestes d’Enoh Meyomesse ?
10- Pourquoi avoir détenu les prévenus en garde à vue au-delà des délais légaux prévus le Code de procédure pénal ?
Autant de questions et bien d’autres qui laissent dubitatives toutes personnes sensées qui tentent de comprendre les tenants et les aboutissants de cette « affaire » mal ficelée qui jette du discrédit non seulement sur tout le corps de la gendarmerie, mais également porte gravement atteinte à l’image déjà peu reluisante du Cameroun à l’extérieur.
Il reste à souhaiter que le juge d’instruction qui a déjà décerné un mandat de détention provisoire de 6 mois aux présumés braqueurs fasse sereinement son travail afin de faire surgir la vérité et d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur une affaire qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.
J.-B. Talla

Affaire Enoh Meyomesse: Les zones d'ombre d'une enquête bâclée.

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Tous Enoh Meyomesse!
            Une première vérité d’évidence : le registre de nos compétences nationales compte de nombreux atouts. Seconde évidence, plutôt douloureuse hélas : la plupart desdits atouts sont sous valorisés par minimalisme d’Etat. Cette sous valorisation des compétences porteuses d’avenir sont la conséquence directe des nos déficits de vision, l’inaptitude d’avenir ayant réduit le Cameroun à subir une gestion de comptables matières où  l’on s’étripe sur l’existant au lieu de s’élever à la production novatrice de valeurs et de richesses nouvelles.
Tel est le système qui a plombé le destin du Cameroun depuis l’indépendance. C’est ce système qui entend se perpétuer  aussi longtemps que ses promoteurs arriveront à bouger. Car comme tous les pouvoirs en panne de créativité, le pouvoir du Cameroun se défend et se protège contre le peuple du Cameroun.
Il faut donc en avoir une approche systémique et cesser de croire que le poisson peut se définir par sa queue et ses nageoires, à l’exclusion de sa tête. Tout système est une structure. Et l’anthropologie enseigne qu’« une structure offre un caractère de système. Elle consiste en éléments tels qu’une modification de l’un d’eux entraîne une modification de tous les autres » (Claude Lévi-Strauss).
Il faut aussi bien arrêter de s’imaginer que l’économie camerounaise peut prospérer si au Cameroun l’Education, la Justice, ou le Sport dépérissent.  Cessons de croire que le système académique est détachable du système judiciaire, du système agropastoral, du système industriel et inversement. C’est parce que « ça ne va pas » ici, dans le sous système où vous vous trouvez, que « ça ne va pas » là-bas, dans le sous système où se trouve votre voisin. Et c’est précisément parce que votre voisin a mal à son quotidien moral, social et financier que vous avez mal dans les vôtres. Plus qu’hier, les impératifs de solidarité pour la justice sociale s’imposent au bon sens patriotique.
Aujourd’hui en effet, bien des frustrations se sont exacerbées. Les Camerounais n’arrivent plus à solder leur passif quotidien avant de quitter leur domicile. Ils languissent et traînent  dans la rue une déprime croissante ; la moindre contrariété fait exploser le piéton, l’automobiliste ou le motocycliste qui semblait pourtant détendu. Ceux qui parviennent encore à se contenir n’affichent qu’un calme trompeur qui couve une éruption toujours probable.  Ce syndrome du volcan, appelons-le Syndrome du Mont Cameroun, est un indice social qu’il convient de gérer avec lucidité et générosité.
La conduite des affaires du Cameroun aura donc produit une drôle de psychologie,  psychologie de dynamite dont la mèche est en chacun de nous et partout, avec ceci d’inquiétant que ladite mèche peut s’enflammer par un simple frôlement dans la rue. Dans une société où la courtoisie agace celui ou celle à l’endroit de qui l’on se voulait courtois, il y a lieu de s’interroger sur les chances de convivialité au sein de ladite société. Car les enjeux sont largement au-delà de nos chétives morales de catéchumènes. Le Cameroun s’expose à se distinguer comme un pays sans société, parce qu’il n’y a plus de société dans un pays qui choisit la puissance - qui fonctionne par la coercition des uns sur les autres - au détriment du pouvoir - qui se définit comme relation entre les uns et les autres.
La phraséologie de nos sophistes impénitents n’y changera rien : le Cameroun de ces dernières années se fait remarquer comme une vaste prison de 475.000 Km². Dans notre bastille à ciel ouvert, la justice est ravalée au statut de gadget entre les mains des puissants du moment, elle qui devait s’imposer à tous comme une prérogative non négociable du peuple du Cameroun. Mais le propre de toute bastille c’est d’être prise. Faut-il s’en consoler ?
Dans un livre auquel il a brillamment contribué - L’Opération Epervier au Cameroun : un devoir d’Injustice ? - Enoh Meyomesse a démontré que la culture d’injustice qui prospère au Cameroun n’est pas un accident, mais le fruit d’une graine pernicieuse semée aux premières heures de l’indépendance du Cameroun. L’entrée du Cameroun en injustice date des tout premiers procès, tous politiques, des années 59-60. Et le procès dont Enoh Meyomesse est lui-même menacé rappelle que l’amnésie que nos princes ont voulu institutionnaliser au Cameroun n’a pas réussi à conjurer les atavismes autocratiques d’incarcération arbitraire, cinquante années après cette « entrée en injustice ». Notre Cameroun n’est donc plus qu’un vaste triangle carcéral où triomphent des réflexes d’enfermement qui se veulent compensatoires du laxisme trentenaire issu d’un minimalisme d’Etat trop longtemps autiste, narcissique et complaisant.
Comme co-auteur de l’ouvrage susmentionné, Enoh Meyomesse stigmatisait déjà « la politisation de la justice au Cameroun, avec sa cohorte d’injustices et d’internements politico judiciaires. Cinquante années plus tard, le Cameroun affiche sa difficulté à,  rattraper ce mauvais départ judiciaire ». (p.35)
Le septennat proclamé des ’’grandes réalisations’’ gagnerait sans doute à … réaliser que la Justice est son chantier prioritaire. Les ponts, les ports et ces barrages qu’on annonce ne sont que des infrastructures dont « la réalisation » est à confier à nos ingénieurs. Contrairement aux slogans assourdissants du discours dominant, ces tâches d’intendance restent, comme dit le terme, infrastructurelles. Elles ne peuvent se prétendre structurantes : adjuvantes, elles viennent en appui comme simple logistique de soutien à l’idée supra structurelle qu’on pourrait avoir d’un Etat, d’une Nation, ou d’un quelconque processus de développement. Affirmer d’une infrastructure qu’elle est structurante, c’est prétendre qu’un outil a la primauté sur le cerveau qui l’a conçu et qui le met au service de la main. C’est avec nos pieds que nous marchons, mais aucun pied ne pense ni ne conçoit la marche.    
La Justice en revanche relève de la superstructure sociale. Elle trône au cœur de la société du fait qu’elle est appelée à structurer et à réguler l’ensemble des rapports entre les différents membres de ladite société.  Comme valeur structurante, elle structure le pouvoir même qui doit s’exercer au sein de la société. C’est en cela que sa gestion, son fonctionnement, ses résultats et son image interpellent sans escale le détenteur du pouvoir politique. Il n’y a pas de dérobade à ce niveau, pas plus au Cameroun qu’ailleurs.
Or le système judiciaire qui prévaut au Cameroun tend à faire de notre pays une immense prison nationale pour cause d’arbitraire, du fait de la rupture active et corruptive du contrat moral entre les justiciables et les justiciers. Ce système judiciaire est socialement, économiquement, politiquement et humainement déstructurant. A cause de sa manière d’injustice, plus aucun citoyen du Cameroun ne peut se prétendre à l’abri d’un procès politique maquillé en délit de droit commun.
Pourtant, nous attendons humblement qu’il soit établi par des preuves non fabriquées qu’Enoh Meyomesse est déjà un promoteur actif du grand banditisme au Cameroun, et qu’il sait même déjà dépouiller des orpailleurs à la Kalachnikov ! Mais au vu des bégaiements des enquêteurs, nous voudrions comprendre comment on peut chercher à voler quelques poussières d’or quand on est soi-même de l’or. Car l’or que détient Enoh Meyomesse et que nous autres tentons lui extorquer, c’est sa liberté de penser et sa détermination à rester Enoh. Nous aurons ainsi parachevé notre inaptitude à valoriser une compétence avérée  par sa liquidation sommaire, « au nom de la loi ». Ce sera par respect et « autorité de la chose jugée » !
Notre système de Pouvoir ayant incité notre système judiciaire à se tromper de culpabilité, il appartient au peuple du Cameroun de ne pas se tromper d’innocence : l’arbitraire  judiciaire, c’était déjà hier pour certains. Vous et moi, ce sera peut-être demain ou après demain. Mais il vaut mieux se le dire : dans notre triangle carcéral, nous sommes tous Enoh Meyomesse !
Dieudonné, nous ne sommes pas à tes côtés.
Nous ne sommes pas avec toi.
Nous sommes toi.  


Charly Gabriel Mbock

Jean-Bosco Talla

*Toutes nos excuses à toutes les personnes dont les noms ont été mal écrits.

Source : germinalnewspaper.com

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine