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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 16:19

Exclusif! Echec de la rencontre Wade Obasandjo. Wade continue à s'accrocher au pouvoir comme tout bon dictateur.

                  Wade-Obasajo.jpg

Que se sont dit Abdoulaye Wade et Olusegun Obasanjo ? (Par Cheikh Yérim Seck)

Mercredi 22 février, alors qu'il revenait d'un périple dans la banlieue qui l'a mené à Pikine et à Guédiawaye, Abdoulaye Wade a reçu l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, arrivé à Dakar à la tête d'une mission d'observation électorale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et de l'Union africaine (UA). Et lui a lancé: "Je viens de Guédiawaye où une foule immense m'a accueilli. Les Sénégalais m'aiment... Dommage que tu n'étais pas avec moi pour t'en rendre compte de visu". Pour s'entendre répondre: "J'étais en train de discuter avec les leaders de l'opposition et de la société civile...". "Je suis content que tu sois là pour être témoin de ma victoire. Je vais les battre à plate couture. Et dans la plus grande transparence, comme tu pourras l'observer", a poursuivi Wade. Réponse: "L'essentiel est que la paix soit sauve à l'issue de l'élection. Je m'attelle à rencontrer et discuter avec tous les acteurs pour y contribuer. Il faut que le Sénégal reste la référence en matière de démocratie qu'il a toujours été en Afrique." "Je te soutiens dans cette démarche, a réagi Wade. J'ai toujours prôné le dialogue politique. Ce sont mes adversaires qui n'en ont jamais voulu. Ta présence peut servir à les ramener à la raison. Je suis ouvert, sauf pour des arrangements qui violent nos lois comme le report de l'élection."
Puis les deux hommes ont replongé dans leur passé commun et abordé des questions personnelles et d'autres qui touchent à l'Afrique et au monde. Ils reviendront sur le sujet Sénégal quand Obasanjo finira de recevoir tous les acteurs du processus électoral.   

 

Source : dakaractu.com

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 01:03

Documentaire : L'Affaire Enoh Meyomesse – Un complot d’Etat.

           

 

                           http://www.youtube.com/watch?v=iBbjilkPvf4

 

 


 

Plus d’info sur l’Affaire Enoh : Lire

Contacter le comite Liberenoh@yahoo.com

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 00:57

L’Afrique de l’ouest dans la tourmente à cause d’un trio infernal  Compaore – Ouattara – Wade.

 

 

      Tribune libre de Guy Labertit

 

Guy-Labertit.jpg

Cedeao.  Ouattara démasqué

Alors qu’il vient d’être porté à la tête de la Cedeao, Guy Labertit démasque Ouattara

Dans cette tribune, Guy Labertit, ex-délégué Afrique du Parti socialiste français et compagnon de route du mouvement de démocratisation du continent, commente l’élection à la tête de la CEDEAO d’Alassane Ouattara, un homme qui dirige pourtant un pays sous perfusion économique et sous tutelle politique. Et dont le régime se fourvoie dans l’arbitraire et la mauvaise gouvernance.

A l’issue du dernier sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui vient de se tenir à Abuja les 16 et 17 février 2012, Alassane Ouattara en a été élu le président en exercice. Même si l’on peut penser que le tour de la Côte d’Ivoire était venu, ce n’est pas un mince paradoxe que de voir charger un chef d’Etat des différents problèmes de l’ensemble ouest africain alors que la situation dans son propre pays, la Côte d’Ivoire, est pour le moins précaire.

Les douze travaux d'Alassane Ouattara

Ses meilleurs alliés dans la sous-région sont, ou ont été récemment, contestés, que ce soit Abdoulaye Wade, candidat discuté à la présidence du Sénégal, à 86 ans officiels, ou Blaise Compaoré, à la tête du Burkina Faso depuis vingt-cinq ans et qui rêve d’un nouveau bail en 2015 ! Les crises aigues se multiplient dans la sous-région avec la déstabilisation des pays du Sahel, liée à une politique aventureuse de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Otan en Libye qui a éliminé Kadhafi, au nom de la démocratie, mais réduit à néant l’Etat dans ce pays livré à des milices antagoniques sans projet politique. Le Nigeria se déchire à travers les velléités indépendantistes dans le delta du Niger riche en pétrole au Sud et l’irrédentisme meurtrier de la secte islamiste Boko Haram qui veut chasser les chrétiens du Nord du pays. Au regard de la gestion de ces questions brûlantes, comment le nouveau président de la CEDEAO aura-t-il le temps de se consacrer aux immenses tâches qui l’assaillent en Côte d’Ivoire ? A moins qu’il ait choisi de déléguer ses affaires domestiques à ses puissants alliés extérieurs et aux institutions internationales.

Cette politique de fuite en avant a quelque chose de surréaliste. Les commentaires des spécialistes africanistes qui évoquent le double axe Côte d’Ivoire/Nigéria Côte d’Ivoire/Burkina Faso au sein de la CEDEAO prêteraient à sourire si le peuple ivoirien ne continuait de vivre un cauchemar. La Côte d’Ivoire est un pays dont l’ensemble des cadres de l’ancienne majorité présidentielle, qui représente la moitié de l’électorat, sont en prison ou en exil.

 

Après sept mois d’enfermement inhumain à Korhogo, malgré les tristes déclarations de l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan (photo) qui le disait bien traité suite à la mascarade organisée pour sa visite en compagnie de Desmond Tutu et Mary Robinson, le Président Gbagbo est détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 30 novembre 2011. Le procureur Ocampo n’a toujours pas communiqué à la défense les charges qui motivent cette détention et n’a inquiété aucun des cadres du régime actuel pourtant directement impliqués dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis la fin de l’année 2002. A signaler qu’en attendant l’audience de confirmation des charges du 18 juin, Laurent Gbagbo bénéficie d’une aide judiciaire pour
organiser sa défense.

Où sont donc les fonds cachés du Président que le quotidien français Le Monde du 11 mai 2011, sous la plume fertile de sa correspondante à Genève, Agathe Duparc, situait en Suisse ? Les enquêteurs de la CPI, que l’on ne peut soupçonner de complaisance pour leur détenu, n’ont, pour leur part, toujours rien trouvé. Encore un exemple de manipulations médiatiques. Dès lors, que signifie l’inculpation du Président Gbagbo par la justice ivoirienne pour « crimes économiques », lui qui bénéficie d’un aide judiciaire ? Pas besoin d’enquête approfondie pour situer les biens immobiliers des têtes actuelles de l’Etat ivoirien, A. Ouattara et Guillaume Soro.

De plus, des centaines de cadres de l’ancienne majorité présidentielle ont leurs comptes bancaires bloqués et la totalité de leurs fonds gelés depuis un an. Eux et leurs familles sont condamnés à la survie et plusieurs décès parmi les sanctionnés, dont le plus récent est celui du maire de Cocody, Jean-Baptiste Gomont Diagou, attestent qu’ils ne peuvent même plus se soigner. Pourtant, on se plaît à répéter que la Côte d’Ivoire a renoué avec la démocratie et le respect des droits humains. Faut-il croire que le nouveau président de la CEDEAO restera insensible au sort de la moitié du peuple ivoirien puisqu’il a maladroitement déclaré qu’il allait faire du rattrapage auprès des populations qu’il estimait lésées par le précédent régime ? Il a un point commun avec l’actuel président français, son ami de vingt ans Nicolas Sarkozy, c’est celui de diviser les Ivoiriens comme son tuteur divise les Français.

Bien qu’en campagne électorale par gros temps, le capitaine Nicolas devra garder un oeil sur la lagune Ebrié, dont la surface lisse dissimule des fonds fangeux, car son quartiermaître Alassane va être très pris par sa nouvelle fonction à la tête de la CEDEAO. C’est que depuis l’arrestation du Président Gbagbo, le 11 avril 2011, « sous les bombes françaises », pour reprendre ses termes lors de l’audience de la CPI du 5 décembre, le Président Sarkozy s’est montré prodigue à l’égard du régime d’Alassane Ouattara. A commencer par les quatre cent millions d’euros annoncés par la France dès la fin du mois d’avril 2011 pour payer de prétendus arriérés de salaires alors que son prédécesseur avait honoré ces paiements jusqu’en février inclus malgré les fermetures des filiales des banques françaises.

Il faut y ajouter un mirobolant contrat désendettement/développement, quatre fois supérieur au plus avantageux accordé jusque-là au Cameroun, annulant sur quinze ans la dette de 2,25 milliards d’euros (1472 milliards de francs CFA) essentiellement contractée par les régimes PDCI auprès de l’Agence française de développement (AFD) qui avait cessé tout engagement financier en Côte d’Ivoire depuis 2002. Encore faudrait-il que les recettes de l’Etat suivent pour que cette mesure ne se limite pas à un simple jeu d’écritures. Enfin, l’effacement d’un milliard d’euros de dette bilatérale a été évoquée lors de la récente visite d’Etat d’Alassane Ouattara à la fin janvier 2012.

La Côte d'Ivoire sous perfusion et sous tutuelle

Le soutien politique de la France a été sans faille. La présence du président Sarkozy, fait inédit dans l’histoire des relations françafricaines, à l’investiture d’Alassane Ouattara le 21 mai 2011, la visite officielle du Premier ministre François Fillon les 14 et 15 juillet, le déplacement du secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, les 21 et 22 octobre, suivi par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, les 6 et 7 novembre, pour faire le point sur les questions de sécurité, laissent à penser que les liens privilégiés ressortent de liens tutélaires qui ne sont pas sans rappeler les années soixante. Le parfum néocolonial se fait entêtant à travers la présence stratégique, sur place à Abidjan, de personnalités françaises.

Depuis mai 2011, Philippe Serey Eiffel (photo) , éphémère directeur des Grands travaux alors que Ouattara était le Premier ministre d’Houphouët-Boigny, a l’oeil sur les questions économiques. Le conseiller d’Etat en France Thierry Le Roy l’a rejoint en 2012 pour l’organisation de la réforme de l’Etat. Le général Claude Réglat, ancien commandant des Forces françaises au Gabon, gère les questions de sécurité et la réorganisation des services ivoiriens. Sans oublier les petites mains de la barbouzerie, comme Jean-Yves Garnault, l’ancien agent de la DST française, passant du service de Laurent Gbagbo à celui d’Alassane Ouattara.

Un tel empressement valait bien la remise de décorations de l’Ordre national de la Côte d’Ivoire à près d’une centaine récipiendaires lors de la visite d’Etat en France d’Alassane Ouattara. Certains universitaires français ont choisi d’être absents, mais politiques, hommes d’affaires, militaires, diplomates, intellectuels, petits et grands, unis par un même soutien historique ou récent à Alassane Ouattara, ont été récompensés, y compris l’épouse du directeur de publication de Jeune Afrique Béchir Ben Yahmed. La France n’a pas été chiche en décorant les membres du gouvernement ivoirien et du cabinet présidentiel présents à Paris.

La signature d’un nouvel accord de défense franco-ivoirien à Paris, le 26 janvier 2012, lors de cette visite d’Etat, à l’heure où la France a décidé de limiter sa présence militaire permanente sur le continent africain, révèle que Paris veut donner des gages sécuritaires à son nouveau protégé qu’elle a tout fait pour imposer à la tête de la Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo, pour sa part, voulait mettre un terme à cette présence permanente après le retrait de la Force Licorne. Mais le nouveau chef de l’Etat ivoirien avait déjà voulu masquer une certaine impuissance à maîtriser la sécurité sur l’ensemble du territoire en proposant aux grandes puissances le 22 septembre dernier, lors de son discours à la dernière Assemblée générale des Nations Unies, de faire de la Côte d’Ivoire une plateforme de la lutte contre le terrorisme international. Les Etats-Unis, à l’image de leur imposante ambassade bunker d’Abidjan, ne sont sans doute pas insensibles à ce discours qui pourrait préfigurer une implantation d’Africom (Commandement des forces américaines en Afrique) en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, ils n’ont jamais caché leur intérêt pour le pétrole du Golfe de Guinée.

Du reste, oubliés en septembre 2011 par le Président Gbagbo qui avait partagé un premier bloc entre Total et la Côte d’Ivoire (public et privés), ils viennent d’être associés, par le biais d’Anadarko Petroleum Corporation, avec CNR, major canadienne, et Total à l’octroi de trois blocs pétroliers prometteurs… L’arrivée à Abidjan, le 16 janvier 2012, d’Hillary Clinton accompagnée de William Fitzgerald, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, a traduit une forte ambition en matière militaire, énergétique et commerciale. La réalisation de ce projet a été facilitée par la politique de Nicolas Sarkozy, marquée du double sceau d’une vieille amitié personnelle avec Alassane Ouattara et d’un atlantisme fondamental, malgré quelques rodomontades qui font plutôt sourire qu’inquiéter Washington.

Toutes ces visites officielles des représentants du monde occidental, auxquelles la venue à Abidjan du vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai jun, reçu par A. Ouattara le 24 juin 2011, ne peut servir de contre point, sont l’occasion de discours lénifiants sur le retour de la paix en Côte d’Ivoire ou sur la réconciliation. Pourtant, la peur des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) règne toujours à l’intérieur du pays, la justice des vainqueurs continue de passer et la Commission «dialogue, vérité, réconciliation» dirigée par Charles Konan Banny, peine même à exister….

L'arbitraire politique et économique en guise de "gouvernance"

En matière de gouvernance, terme cher aux institutions internationales, la non installation, en février 2012, d’une Assemblée nationale dont les membres ont été élus le 11 décembre 2011, fait tache. Certes, les législatives seront reprises dans 11 circonscriptions le 26 février suite à l’invalidation des scrutins par le Conseil constitutionnel, le 31 janvier dernier, pour cause de fraudes alors même que l’ancienne majorité avait boycotté la consultation électorale ! On comprend mieux le refus de la communauté internationale de recompter les bulletins lors de l’élection présidentielle contestée de novembre 2010….

A la tête de l’Etat, Alassane Ouattara recourt donc à des ordonnances sans loi d’habilitation, y compris sur des questions aussi importantes que l’âge de la retraite. Ce dernier a eu beau répété à l’envi pendant sa visite d’Etat en France qu’il n’y a pas de justice des vainqueurs, que la paix est revenue et que l’armée est réunifiée, il n’empêche qu’aucun de ses partisans n’a été inquiété par la justice depuis dix mois, que l’opposition voit ses meetings perturbés ou attaqués violemment (un mort et soixante huit blessés le 21 janvier lors d’un meeting du Front populaire ivoirien) et que les FRCI incarnent l’arbitraire et la répression.

Faisant suite à bien d’autres, les exactions commises par ces FRCI à Vavoua, le 18 décembre 2011, ont contraint le chef des Armées à des menaces fortes, qui sont restées sans effet comme le montrent les dernières victimes d’Arrah le 12 février 2012. Véritable maître du jeu en matière sécuritaire, le Premier ministre et ministre de la Défense, Guillaume Soro, et les anciens commandants de zones rebelles dont l’impunité agace visiblement les protecteurs occidentaux du régime en place, pourraient voir l’étau de la justice se refermer sur eux. Toutefois, si cette perspective se confirmait, ils ne manqueraient pas de tout mettre en oeuvre pour révéler des éléments confirmant la complicité d’Alassane Ouattara avec la rébellion depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2002. Au sommet de l’Etat, c’est donc une sorte de fragile équilibre de la terreur qui persiste.

Après la chute d’Abidjan, l’assassinat par les FRCI, en avril 2011, du sergent chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, très proche d’Alassane Ouattara depuis les années 1990 et dans le secret de tous les coups d’Etat depuis 1999, a éliminé un témoin gênant, frère ennemi depuis 2003 du Premier ministre Guillaume Soro. L’action de son « commando invisible», ravageur dans la commune populaire d’Abobo où les partisans de Ouattara sont majoritaires, a joué un rôle décisif en liaison avec l’ONUCI et la Force Licorne pour écarter Laurent Gbagbo.

A l’évidence, Hillary Clinton, qui veut pousser l’avantage pour les Etats-Unis, a conscience de ces manquements démocratiques qui n’autorisent pas la Côte d’Ivoire à bénéficier du Millenium challenge account, convoité par Ouattara, accordé par les Etats-Unis aux pays en développement s’inscrivant dans les objectifs du millénaire définis par les Nations Unies. Les protecteurs occidentaux du nouveau régime hésitent au regard de cette mal gouvernance à accorder le fameux point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). L’opposant Ouattara dénonçait le Président Gbagbo quand il avait obtenu du FMI et de la Banque mondiale le point de décision de l’initiative PPTE le 30 mars 2010 en disant que c’était une honte que ce pays soit classé parmi les pays très endettés.

Il est piquant de voir que, devenu Président, il multiplie en 2012 les suppliques pour l’allègement de la dette. Rappelons que cette dette est à mettre au compte quasi exclusif des régimes d’Houphouët-Boigny, achevé par les trois ans de primature de Ouattara, et de Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo n’ayant pu guère compter pendant l’essentiel de sa présidence sur des engagements financiers extérieurs…

Cette décision de point d’achèvement dépend de l’exécution de réformes structurelles, notamment celle de la filière café cacao. Dans le négoce du cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, A. Ouattara, par l’intermédiaire de son épouse Dominique, dispose de relais familiaux. On sait qu’un fils de son précédent mariage, Loïc Folloroux, est le directeur Afrique du groupe britannique Armajaro, trader agressif qui a spéculé par des achats colossaux de cacao en 2002 (avant la tentative de coup d’Etat) et 2010 (avant les élections) dans le but de déstabiliser le régime Gbagbo. Ce groupe bénéficie des largesses de la Banque mondiale par le biais de la Société financière internationale (SFI) et se partage, bon gré mal gré, le secteur avec les Américains Cargill et ADM qui ont toujours eu les yeux de Chimène pour le Premier ministre libéral que fut Ouattara au début des années 1990.

Le frère et une nièce de Dominique Ouattara, Marc et Noelle Nouvian, sont actionnaires d’une nouvelle société de négoce international (Soneici) de fèves de cacao, dirigée par Hervé Dominique Alliali. Il est vrai que le Premier ministre Guillaume Soro s’est taillé la part belle avec l’installation de cols blancs rebelles (André Ouattara et autre Ismaël Koné) au sein du Conseil café cacao mis en place le 24 janvier 2012. Ces pratiques illustrent une approche qui n’est pas sans rappeler celle d’un chef d’Etat français qui, lui aussi, avait promis l’avènement d’une République irréprochable…

Dans quelques semaines, les Français vont élire leur Président et on ose espérer que leur choix ne sera pas sans conséquence sur cette anachronique relation franco-ivoirienne. Le principal concurrent du Président sortant, le socialiste François Hollande, annonce dans ses 60 engagements pour la France : «Je romprai avec la «Françafrique» en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité». Alors, on a envie de crier «chiche !», malgré le triste silence ou l’approbation des dirigeants socialistes français, à de rares exceptions près, lorsque Nicolas Sarkozy bombardait Abidjan avec l’aval de l’ONU pour écarter le Président Gbagbo, celui qui, élu en 2000, avait voulu porter un projet social démocrate sur le continent africain et en a été empêché dès 2002.

Source : Abidjan.net 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 01:13

LA CRISE ÉCONOMIQUE – LA CHINE – L’AFRIQUE ET L’EUROPE  

 

(Partie 2)

bons-tresor-US.jpg

 

La semaine dernière nous avons entrepris la publication de cette étude d’économie politique  en quatre volets portant sur la crise économique permanente qui frappe le monde contemporain. Nous partons d’une observation élémentaire : en synchronie, il y a d’un côté une nation prospère qui s’enrichit en nouvelle Arcadie (la Chine) ; un peuple qui vit dans un pays qui fait crédit et investit. De ce côté-ci une puissance ascendante qui étend son influence avec patience et consistance ; exporte ses marchandises et importe des matières premières qu’elle transforme en plus-value et qu’elle revend aux plus offrants.

 

De l’autre côté on observe une panoplie de puissances déclinantes, hargneuses et impatientes, qui importent tout ce dont elles ont besoin (ou presque) ; qui réempruntent pour payer l’intérêt de leurs dettes ; qui ne produisent presque plus rien ; des pays soumis à l’inflation lancinante, au chômage endémique, au crime social dépravant, à la révolte véhémente des ouvriers face à la méchanceté vindicative des affidés voués aux gémonies. De ce côté-là manifestation, imprécation et répression des soulèvements populaires contre la vie chère et la misère.

 

Y a-t-il un rapport entre ces deux mondes en synchronie et quel est-il, voilà notre problématique. Cette semaine nous allons examiner pourquoi des relocalisations industrielles similaires produisent des résultats opposés selon qu’elles sévissent en Chine ou en Afrique et quel est le rôle des pays impérialistes en déclin (États-Unis – Europe) dans tout ceci ?

 

LE MODÈLE ÉCONOMIQUE CAPITALISTE COMPRADORE (AFRIQUE)

 

La semaine dernière nous avons présenté la montée en puissance de la République populaire de Chine à partir des premiers actes de son industrialisation foudroyante jusqu’à son émergence sur la scène internationale (1). La Chine n’est pas une force latente, elle est déjà la première puissance industrielle – le premier pouvoir de l’économie réelle – et en passe de devenir la première puissance de l’économie marchande, spéculative et ‘capitalisante’, qui devrait déloger sa dernière concurrente de sa fragile estrade où sa flotte de guerre, son armée de terre et ses dépenses militaires somptuaires la maintiennent encore…précaire (l’Amérique en faillite effectue la moitié des dépenses militaires sur Terre avec de l’argent inexistant, grâce à sa planche à billets inflationniste). La folie guerrière américaine déchainée sous Reagan, amplifiée sous Bush et maintenue sous Obama, tire à sa fin. Un pays capitaliste n’est jamais longtemps plus puissant que son industrie le prétend, comme le Japon et l’Allemagne l’ont appris à leur dépend.

 

Quand les impérialistes américains et européens – trusts industriels, multinationales manufacturières et consortiums financiers – ont commencé à délocaliser leurs usines d’Occident pour s’installer dans des pays de pauvretés aux salaires de misère, sans bénéfices marginaux, sans sécurité sociale, sans charges fiscales, sans normes environnementales, sans sécurité d’emploi et sans sécurité sur les chantiers et en ateliers – autant de contingences qui ont un coût qui se répercute sur la valeur de la force de travail, sur le prix de revient des produits finis et sur les taux de profit en définitive –.  Les commis voyageurs de la relocalisation et de la sous-traitance industrielle ont parcouru le Bengladesh, la Corée, le Viet Nam, la Thaïlande, l’Indonésie, Taiwan, le Pakistan, le Sri Lanka, la Chine ainsi que certains pays d’Afrique. Tous ces pays ont « bénéficiés » des investissements « bienfaisants » de l’Occident. Pourquoi ces investissements n’ont-ils laissés que misère dans nombres d’aires d’Orient et d’Afrique et pourquoi ces placements ont-ils permis à la Chine d’amorcer son « Take off » (décollage) industriel et économique ?

 

C’est que dans plusieurs de ces pays investis par l’impérialisme occidental la bourgeoisie nationale s’est transformée en bourgeoisie capitaliste compradore chargée :

 

A)     d’administrer les usines ;  de recruter la main d’œuvre à exploiter dans les « sweat-chop » locales ; de construire les infrastructures portuaires et de transport pour faire sortir soit la matière première brute soit les produits ouvrés à faible composition organique en capital (marchandises exigeant un fort apport en capital variable – beaucoup de force de travail – et un faible intrant en capital constant – peu de machinerie) (2).

 

B)      d’assurer le maintien de l’ordre – la paix sociale – et réprimer dans le sang toute résistance du prolétariat local et des travailleurs en général, qui se rebellent parfois contre leurs conditions d’exploitation infernales. 

 

Parfois, les différentes puissances impérialistes occidentales se disputent le contrôle d’une faction ou d’une autre parmi cette bourgeoisie compradore d’où les incessantes révoltes - « révolutions », guerres carnassières, soulèvements régaliens, tueries tribales (Gbagbo – Ouattara,  Kadhafi – CNT, al-Assad – CNS, Kabila-Tshisekedi, Wade et opposants)  jusqu’à ce que le potentat local gagnant soit celui adouber, qui par la France, qui par le Royaume-Uni, qui par les États-Unis, qui par la Russie, qui par la Chine, qui par l’Iran, etc. (3).

 

Pour ces multiples services rendus aux puissances étrangères la bourgeoisie mercenaire, larbins politiques et thuriféraires financiers, empochent prébendes, petits bénéfices, commissions illicites et valises de devises… Ces miettes tirées de la plus-value ouvrière extraite en néo-colonie ne sont jamais suffisantes pour construire une industrie lourde et une industrie des machines-outils conséquentes, ce que la métropole coloniale n’accepterait pas de toute manière. Si bien que plus de vingt ans après le début des transferts, ces pays ateliers sont toujours aussi déprimés. Pires, les salaires de famine, qui suffisent à peine à subvenir aux besoins élémentaires des familles indigentes, ne permettent même pas de constituer un marché national consistant qui pourrait permettre le développement d’une économie marchande importante sur laquelle les bourgeoises africaines pourraient s’appuyer pour prendre leur décollage économique national. La situation est différente en Amérique du Sud où une puissance impérialiste régionale – le Brésil – est parvenue à amorcer son « démarrage » et aujourd’hui le prolétariat brésilien a l’insigne honneur d’être exploité par la bourgeoisie brésilienne, parlant portugais, et faisant affaire dans le tiers-monde – pauvre parmi les pauvres (4).   

 

Au début de ce processus de relocalisation (1989) et de sous-traitance industrielle de grande ampleur, les usines occidentales, relocalisées au Sénégal par exemple, rapatriaient en métropole l’ensemble de la plus-value spoliée aux ouvriers sénégalais sous-payés, car en métropole les rendements sur les placements boursiers, sur les prêts aux particuliers, sur les bons du trésor gouvernemental étaient alléchants et donnaient de bons rendement sans risque ni faux fuyant. Nous vivons sous le règne du capital financier, il ne faut pas l’oublier, et le capital de risque est sans cesse sollicité pour envahir le champ de la production industrielle, ou alors le champ de la spéculation foncière (construction domiciliaire, industrielle, commerciale, gouvernementale et  d’affaires) ou encore le champ de la spéculation boursière, du crédit à la consommation et autres formes d’exploitation usuraire. Le rendement le plus intéressant attire l’investissement (5).

 

Le « Take off » sénégalais fut donc remis sine die et la bourgeoisie sénégalaise compradore, spoliée de « sa » plus-value ouvrière, demeura enchaînée à « ses » ouvriers trop pauvres pour acheter les produits bon marché fabriqués sur place dans les « sweat chop nationaux ». Impossible dans ces conditions de développer un marché régional pour absorber une production nationale quelconque. Il en est de même pour un pays comme la République du Congo qui voit partir ses métaux précieux non transformés, donc très peu porteurs de plus-value ouvrière et sans grande valeur marchande (6). Impossible dans ces conditions de développer une industrie lourde congolaise à l’abri de barrières tarifaires protectrices. Nous reviendrons plus loin sur ces notions de barrières tarifaires et d’économie post-industrielle (7).

 

 

LE MODÈLE D’ÉCONOMIE CAPITALISTE CHINOIS

 

La République populaire de Chine en décida autrement et la bourgeoisie nationaliste chinoise, s’appuyant sur le plein contrôle de son appareil d’État, imposa cinq règles de base aux capitalistes occidentaux, japonais, taiwanais et coréens qui souhaitaient relocaliser leurs usines  en Chine (8). Ces cinq règles visent toutes à conserver sur place le « patrimoine de plus-value nationale ».

 

Premièrement, la plupart des entreprise étrangères souhaitant se relocaliser ou sous-traiter en Chine doivent établir un partenariat avec une firme chinoise qui règle générale possède la majorité du capital-actions de l’entreprise en copropriété. Ceci assure que la majorité de la plus-value absolue produite dans cette entreprise restera propriété des chinois, base de leur capitalisation et du développement des grands conglomérats qui aujourd’hui menacent les entreprises occidentales.  

 

Deuxièmement, une entreprise qui s’installe en Chine doit assurer un transfert technologique source de plus-value relative (gain de productivité).

 

Troisièmement, une entreprise est invitée à introduire en Chine ses ingénieurs et ses ouvriers spécialisés mais elle doit aussi embaucher des ingénieurs et des ouvriers spécialisés chinois. La société Bombardier a décroché un contrat de fabrication de fuselage d’avion en Chine. Aujourd’hui, la société chinoise COMAC produit et commercialise l’aéronef ARJ-21 concurrent de la série C de Bombardier, présentant un merveilleux fuselage très aérodynamique. Voilà comment la Chine récupère la plus-value relative  (ingénierie) produite par « son » prolétariat national.

 

Quatrièmement, certains secteurs industriels sont exclus des investissements étrangers importants. Ce sont les secteurs des ressources naturelles (mines, forêts, agriculture, pêches et énergie) ; la Chine ne souhaite pas devenir un fournisseur de matières premières non ouvrées – comme les pays dépendants d’Afrique le sont devenus – et voir la plus-value absolue de « ses » ouvriers  s’envoler vers les paradis fiscaux « Off –shore ». Les secteurs de l’armement militaire et de l’aérospatial sont exclus des investissements étrangers pour des raisons évidentes. Les secteurs de l’industrie lourde tels fonderies, aciéries, alumineries, chantiers navals, base stratégique du développement économique en régime capitaliste ne sont pas ouverts au partenariat. Ce ne sont pas les services, l’« industrie du savoir » (sic), la consommation et le commerce, la finance et la bourse qui assurent le développement d’une économie impérialiste comme l’a prouvé le développement américain le siècle précédent et comme le prouve le développement chinois présent ; ce sont l’industrie lourde et l’industrie des machines-outils (production des moyens de production). C’est d’ailleurs ce qui explique la puissance industrielle, économique et financière exceptionnelle de l’Allemagne dans l’Union européenne. La Chine le sait et elle se réserve ces secteurs industriels.

 

Cinquièmement, toute entreprise implantée en Chine doit payer taxes, impôts et redevances  selon les lois en vigueur dans le pays ce qui assure une source d’accumulation de plus-value que l’État capitaliste monopoliste chinois utilise ensuite pour assurer la construction des infrastructures d’exploitation (routes, ports, barrages, canaux, aéroports, etc.). 

 

Enfin, la hausse régulière du salaire minimum et le rehaussement contrôlé de la valeur du Yuan (monnaie nationale) assurent la croissance du marché national, assise définitive du développement impérialiste chinois qui tente présentement de se libérer de sa dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs états-unien et européen.

 

La Chine utilise sa monnaie (le yuan) comme entrave à l’importation – barrière tarifaire et mur anti-dumping qui ne dit pas son nom –. La valeur du Yuan est maintenue artificiellement basse ce qui rend les produits importés très coûteux pour les chinois continentaux et décourage leur commercialisation. Cette politique protectionniste a un coût cependant : 1) le niveau de vie des chinois est maintenu artificiellement bas et ; 2) les prix des matières premières importées dont est si gourmande l’industrie chinoise sont élevés. Enfin, dernière conséquence de cette politique volontariste c’est que la valeur du yuan ne peut que s’élever avec le temps, si bien que chaque épargnant chinois – et ils sont nombreux parait-il – verra ses économies s’apprécier avec les années. Achetez du yuan si vous le pouvez.   

 

LIBRE-ÉCHANGE ET ÉCONOMIE DE SERVICES « POST-INDUSTRIEL »

 

Des tas d’économistes vulgaires, engoncés dans leur science économique pré scientifique, nous songeons à l’ex-premier ministre Bernard Landry et ses forfanteries, à Jacques Delors ex-ministre des finances de France, à Jacques Attali qui prédit tout et sa contre-partie, à Michel Rocard, chantre de l’Euro, et à DSK, économiste sans pantalon de triste renom, tous ces laudataires battent la chamade pour expliquer aux prolétaires que l’avenir appartient au libre-échange, à l’« industrie du savoir » (sic), à l’économie des services post-industriels, à la spéculation boursière et aux banques ; que s’endetter c’est s’enrichir ; que les barrières tarifaires entravent le commerce et la richesse… Fadaises redondantes que certains colportaient dans les colloques jusqu’à ce jour du 21 janvier 2008, jour où leur univers « post-industriel » s’écroula ; s’effondra la vacuité de ces billevesées pseudos scientifiques et ne demeura qu’un vaste gouffre financier où disparurent des milliards de chiffons – des actions, des obligations, des hypothèques et des produits dérivés, du papier sans valeur en définitive. Ne subsistèrent que des usines vidées – des forces productives industrielles sous utilisées et des ouvriers, l’armée de réserve des chômeurs et des assistés désœuvrés – inutilisée et sans valeur marchande.

Les ouvriers savent déjà que plus ils s’endettent moins ils sont riches et que plus ils travaillent moins ils gagnent et que plus se déprécie leur valeur d’échange et plus s’affaisse le prix de leur survie. Mais ils n’ont aucune prise sur le monde de la finance, ni sur les mécanismes de l’échange, ni sur la propriété privée des moyens de production source de toutes leurs souffrances. Les travailleurs savent, ces damnés de la terre qui vitupèrent, que la démocratie des riches n’est qu’éphémère panacée manigancée par ceux qui ont le fric pour diriger le baudrier électoral.

 

QU’EN EST-IL DE CETTE CRISE INTERMINABLE ?

 

Le modèle d’exploitation impérialiste du tiers-monde fonctionnait pourtant,  et l’accaparement de la plus-value métropolitaine, et la récupération de la plus-value lointaine (néocoloniale) permettaient de compenser les pertes d’emplois productifs suite aux délocalisations industrielles. En « mère-patrie » les emplois se multipliaient dans le tertiaire prometteur, ingénieur, administrateur, superviseur, vendeur, revendeur, grossiste, détaillant, décorateur, dessinateur, informaticien, designer, publicitaire, styliste, modiste, photographe, bookmaker,  artiste, infirmière, enseignant, serveur, maître d’hôtel, femme de chambre, plongeur et tutti quanti, des milliers de métiers différents laissant subodorer que les bases de l’économie capitaliste avaient changé et que maintenant il n’était plus nécessaire de produire des biens tangibles, des produits, des marchandises sonnantes et trébuchantes mais qu’il suffisait de les vendre, de les « monnayer » sur les marchés et de faire du profit avec du vent, en spéculant.

 

En pays impérialistes comme le Canada, la France, les États-Unis, entre 75 % et 78 % de la main d’œuvre active s’active dans le tertiaire et le quaternaire parasitaire à des métiers variés mais qui ne produisent aucune plus-value. Ces gens dépensent la plus-value produite par les 25 pour cent restants de la main d’œuvre œuvrant dans les usines du secteur secondaire et dans les mines, la forêt, la mer et la terre du secteur primaire les bases fondamentales de la richesse sociale.

 

« La plus-value produite par la classe ouvrière ne reste pas tout entière entre les mains des capitalistes exploitant directement les ouvriers dans le procès de production : une partie de cette plus-value passe aux commerçants sous forme de profit commercial, une autre passe aux banquiers sous forme d’intérêts, une autre va dans la poche des propriétaires fonciers sous forme de rente foncière (loyer et hypothèque NDLR) et le reste constitue le profit de l’industriel. La plus-value se divise en plusieurs parties et affecte plusieurs formes : profit (industriel et commercial.) intérêts et rentes. » (9).

 

L’investissement en capital ce n’est finalement que de la plus-value ouvrière spoliée et cristallisée, morte, que le travail ouvrier fait revivre pour produire de la nouvelle plus-value vivante à spolier à nouveau, et à redistribuer à nouveau dans les différentes branches de l’économie.  

 

LE CRASH BOURSIER DE JANVIER 2008

 

Revenons au crash boursier survenu en janvier 2008. Tant que les cartels internationaux rapatriaient leurs dividendes (plus-value cristallisée) en métropole (France, États-Unis, Allemagne, Italie, Canada, etc.), l’afflux de capitaux – taxes et impôts sur les bénéfices aidant ; emplois tertiaires étant – l’économie-de-service-et-du-savoir-post-industrielle donnait l’impression de fonctionner normalement, les milliardaires étaient toujours plus milliardaires et toute une couche de petit-bourgeois vivait de la plus-value redistribuée.

 

Un jour vint toutefois où de plus en plus d’entreprises impérialistes occidentales détournèrent une large partie de leurs bénéfices provenant d’outre-mer vers des paradis fiscaux « Off-shore » sans droits ni lois. La moitié des flux financiers internationaux transitent ainsi par ces paradis fiscaux non assujettis aux lois ni au fisc.  C’est que pour le capitaliste il n’est plus financièrement intéressant de ramener la plus-value (sous forme de capital financier) dans les pays endettés d’Europe et d’Amérique et de convertir leurs deniers en dollars ou en euros dévalués. Un premier ministre canadien, donnant l’exemple à ses concitoyens, avait inscrit sa flotte de transport maritime à ce régime fiscal amaigrissant aux Iles Caïmans.

 

Qui plus est, les capitalistes commencèrent à rechigner à payer taxes, droits, redevances et impôts sur l’autre moitié de la plus-value non encore détournée.  Qu’à cela ne tienne, Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Bush, Sarkozy et Harper, suivis de tous les politiciens poltrons des environs firent amende honorable, et s’amorça une vague de cadeaux fiscaux pour riches aigris sous prétexte de libérer le crédit afin de créer des emplois, que l’on cherche encore de surcroit.

 

Les emplois industriels producteurs de plus-value continuent d’être délocalisés vers les pays de misère et les travailleurs des pays impérialistes en déclin continuent d’aller grossir les rangs de l’armée de réserve des chômeurs et des assistés, si bien qu’au lieu de rapporter des impôts et des taxes ces ex-travailleurs coûtent à la collectivité alors que les riches menacent de fuir le pays si on leur retire le pont d’or fiscal qu’ils se sont octroyé. C’est ainsi que l’on construit des budgets toujours plus profondément déficitaires.

 

L’État d’une puissance en déclin est confronté à un dilemme cornélien : les riches ne veulent pas payer ; les ouvriers ne peuvent pas payer ; la plus-value importée s’est éclipsée ; les dépenses gouvernementales sont incontrôlées ; les dépenses militaires se font somptuaires pour réprimer ; les emprunts pharaoniques sont contractés à des taux léonins et  l’usurier financier  attend sa proie dans l’antichambre de l’Élysée, de la Maison Blanche et du 10 Downing Street  muni d’une offre que le politicien bourgeois ne peut refuser, comment échapper à sa destinée ?

 

Comme si ce drame épique d’un monde en déclin ne suffisait pas, voici s’avancer la super puissance industrielle et commerciale des Hans, d’une ampleur et d’une vigueur que vous ne pouvez soupçonner. Un milliard d’ouvriers à exploiter grâce aux technologies les plus sophistiquées jamais imaginées. « Quand la Chine s’éveillera le monde tremblera » écrivait le romancier.  Le dragon est déjà éveillé et il brasse les cartes et refait la donne sur l’ensemble de l’échiquier. Ce n’est pas l’incident du onze septembre 2001 qui a chamboulé le monde c’est le rugissement du dragon qui redéfinit l’équilibre industriel, économique, politique et financier. 

 

Le diable de la finance, à qui l’État capitaliste a vendu son âme, attend à la porte du parlement, de la Chambre des représentants le kilogramme de chair qu’on lui a promis contre un instant de survie… l’heure avance et il s’impatiente…

 

 

 

LA SEMAINE PROCHAINE : PEUT-ON RÉINDUSTRIALISER L’AMÉRIQUE  ET L’EUROPE !

 

 

(1)    http://www.legrandsoir.info/la-chine-puissance-imperialiste-triomphante.html

 

(2)    Le capital constant est représenté par la valeur des moyens de production (bâtiments, machines, matières premières, énergie, etc.) qui n’est que de la plus-value cristallisée et réinjectée dans le processus de production de plus-value. Le capital variable est la valeur de la force de travail engagée dans une usine (que les économistes bourgeois appellent le salaire et les bénéfices marginaux) mise en jeu dans la production de la plus-value élargie de cette entreprise. La composition organique du capital est le rapport entre ces deux composantes. Une manufacture fabriquant des chemises nécessitera beaucoup de main d’œuvre (capital variable) et produira beaucoup de plus-value absolue alors qu’une aluminerie entièrement mécanisée (à fort capital constant -  ces machines-outils coûtant très cher) produira plus de plus-value relative et aura une forte composition organique en capital http://fr.wikipedia.org/wiki/Plus-value_%28marxisme%29

 

(3)    La plupart des bourgeoisies compradores africaines n’ont jamais véritablement contrôlé  l’appareil d’État, ni les leviers financiers fondamentaux. Qu’il suffise de rappeler que quatorze pays de la zone Francafrique utilisent le Franc CFA, assujettis à l’Euro, une monnaie gérée, administrée et contrôlée par la Banque de France. Des bases militaires étrangères quadrillent toute l’Afrique. Aucune base militaire étrangère n’occupe le sol de la Chine continentale.  http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5453  

 

(4)    Quelques états comme Taiwan, la Corée du Sud et la République Sud-africaine sont parvenues à tirer leur épingle du jeu.

 

(5)    La démonstration vaut pour la France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne ou pour d’autres pays impérialistes.

 

(6)    « Quelle est l'origine de cette plus-value ? Elle ne peut ni venir du fait que l'acheteur a acheté les marchandises au-dessous de la valeur, ni du fait que le vendeur les a revendues au-dessus de la valeur. Car, dans les deux cas, les gains et les pertes de chaque individu se compensent, puisque chacun est tour à tour acheteur et vendeur. Elle ne peut provenir non plus du vol, puisque le vol peut sans doute enrichir l'un aux dépens de l'autre, mais il ne peut pas augmenter la somme totale possédée par l'un et l'autre, non plus, par conséquent, que la somme des valeurs circulantes en général. »  http://fr.wikipedia.org/wiki/Plus-value_%28marxisme%29

 

(7)    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/libre-echange-et-mondialisation-108283

 

(8)    Vincent Gouysse. Le réveil du dragon. Septembre 2010. www.marxisme.fr 

 

(9)    L. Ségal. Principes d’économie politique. Éditions sociales internationales. 1936. P. 54.

 

http://www.marxisme.fr

 

 

 

Par Robert bibeau

robertbibeau@hotmail.com

 

 

 

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 01:02

La guerre secrète de la France contre le peuple syrien.

Sarkos-syrie.jpg

 

Lors de la prise du bastion insurgé dans le quartier de Bab Amr, à Homs, l’armée syrienne a fait plus de 1 500 prisonniers, dont une majorité d’étrangers. Parmi ceux-ci, une douzaine de Français ont requis le statut de prisonnier de guerre en déclinant leur identité, leur grade et leur unité d’affectation. L’un d’entre eux est colonel du service de transmission de la DGSE. 

En armant la Légion wahhabite et en lui fournissant des renseignements satellitaires, la France a conduit une guerre secrète contre l’armée syrienne, qui a fait plus de 3 000 morts dans les rangs, et plus de 1 500 morts parmi les civils, en dix mois de combats. 

Ces informations ont été partiellement dévoilées par Thierry Meyssan lors d’une intervention sur la première chaîne de télévision russe, le lundi 13 février 2012 ; puis dans un article publié le mardi 14 par Komsomolskaïa Pravda ; enfin dans une vidéo de Voltaire Network TV. 

La France a sollicité l’aide de la Fédération de Russie pour négocier avec la Syrie la libération des prisonniers de guerre.

Le Réseau Voltaire n’a pas trouvé d’éléments permettant de confirmer les imputations selon lesquelles 120 Français auraient été faits prisonniers à Zabadani. Cette rumeur semble être une exagération de nos informations et paraît sans fondement.

Par ailleurs, le Réseau Voltaire s’interroge sur les articles d’envoyés spéciaux à Homs parus ces derniers jours dans des quotidiens français : une semaine après la reprise en main du quartier insurgé, et alors que ne subsistent que des combats urbains de faible intensité, ces reporters persistent à décrire une fiction de révolution, masquant la vérité à leurs lecteurs, laissant ainsi à Alain Juppé la possibilité de négocier en secret la restitution des prisonniers de guerre.

Le 17 février, Nicolas Sarkozy et David Cameron signaient une déclaration commune. On peut y lire : « La France et le Royaume-Uni soulignent que les personnes responsables des violences dans toute la Syrie ne doivent pas douter que le jour viendra où elles devront répondre de leurs actes. La France et le Royaume-Uni réaffirment leur détermination à faire en sorte que des éléments de preuve concernant les crimes soient dûment recueillis afin que les personnes qui ont ordonné ou commis des atrocités puissent rendre des comptes. »

En l’absence d’obligation par des traités pertinents, la guerre secrète conduite par le président Sarkozy et son gouvernement est un acte sans précédent sous la Ve République. Elle viole l’article 35 de la Constitution et constitue un crime passible de la Haute Cour (article 68).

source : RÉSEAU VOLTAIRE

 

Gbagbo on ira jusqyu'au bout

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 00:57

Sénégal : A. Wade apprend  à la veille de ses «90 ballets» que l'impérialisme n'a pas d'amis.

wade ab&karim


Lâché par la France et les Etats Unis, Wade découvre que l’impérialisme n’a pas d’amis, juste des intérêts. Après les avoir servis contre Gbagbo et contre Khadafi, voilà que les Etats Unis et la France le lâchent, face à la pression populaire d’un peuple qui ne veut plus de lui. Mais que les Sénégalais se détrompent. Ni Obama, ni Sarkozy, ne se soucient de la démocratie et du respect des droits de l’Homme. Ils cherchent, surtout, à préserver leurs intérêts géostratégiques, dans une région, où l’instabilité du Sénégal pourrait avoir des conséquences graves.

 

Après les déclarations des représentants du Département d’Etat des Etats-Unis et celle de M. Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, on a vu M. Sérigne Mbacké Ndiaye, le Porte-parole du Président Wade, et Me Madické Niang, ministre des Affaires étrangères, se relayer? pour fustiger l’ingérence de la France et des Etats-Unis? dans le processus électoral, au Sénégal et en appeler «au patriotisme» des leaders de l’opposition, pour condamner cette ingérence. Me Madické Niang ajoutera même que le Sénégal est un «pays souverain» qui n’acceptera «aucun diktat». 

On peut penser que ces déclarations traduisent la grande amertume que leur patron, le Président Wade, a dû ressentir. Voilà un homme, «complexé de la tête aux pieds», comme aime à le dire Amath Dansokho, l’un des hommes politiques sénégalais qui le connaît le mieux, dont tous les faits et gestes, tout le comportement, toutes les déclarations et prises de positions visent à plaire aux dirigeants occidentaux, surtout, Obama et Sarkozy. 

Tous les prétextes sont bons, pour soutenir leurs politiques, en Afrique et ailleurs, dans le monde, même au détriment des intérêts fondamentaux du Sénégal. En témoignent la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, la position ambigüe du Sénégal, sur l’admission de la Palestine à l’ONU, le soutien inconditionnel à Sarkozy dans sa guerre contre le régime de Gbagbo, en Côte d’Ivoire. Le cap, dans la servilité de Wade sera franchi, avec la trahison de Kadhafi et de la position de l’Union africaine, sur l’agression impérialiste de l’OTAN contre la Libye 

Pendant que l’Afrique cherchait à arrêter cette agression, Wade lui, préféra se mettre au service de celle-ci et trahir Kadhafi, dont il fut l’un des courtisans les plus zélés. Le monde se souvient de son voyage, à Benghazi, pour aller soutenir les «rebelles» libyens, alors que l’OTAN était en train de détruire la Libye et cherchait à assassiner Kadhafi et sa famille. Le voyage de Benghazi avait été préparé, à partir de Paris, et Wade et son fils avaient été accompagnés par des avions de combat français. Il est le seul chef d’Etat, qui se soit rendu, en Libye, avant la fin de la guerre ! 

Allant toujours plus loi, dans la servilité, à l’égard de ses «amis» occidentaux, Wade avait dit, lors d’un déplacement, à Paris, que contrairement aux autres chefs d’Etat africains, il était pour «le droit d’ingérence» contre les «dictateurs» qui répriment leurs peuples. Tant qu’il s’agissait des autres, tout va bien. Mais voilà que ce «droit d’ingérence» lui tombe sur la tête comme une massue. Comme les autres dictateurs, il est en train de réprimer son peuple qui lui demande, tout simplement, de respecter la Constitution. Il a, déjà, sur la conscience, la mort de 6 personnes, et plusieurs dizaines de blessés. Malgré tout cela, il croyait avoir droit à un traitement «spécial», vu sa carrière de larbin, au service de l’Occident. C’est pourquoi Abdoulaye Wade doit, certainement, ressentir les injonctions de la France et des Etats-Unis, comme une véritable «trahison». 

Ainsi, donc, le Président Wade apprend-il, à ses dépens, que l’impérialisme n’a pas «d’amis», surtout, dans les pays dominés. Aussi longtemps qu’il pouvait servir les intérêts géostratégiques, économiques et politiques de la France et des Etats-Unis, il avait droit aux sourires convenus et pouvait prétendre être leur «ami». Mais, aujourd’hui, qu’il est vomi, par la majorité de son peuple, que son régime est à bout de souffle, il ne peut plus leur être utile. C’est pourquoi, ils lui montrent la porte, dans le but de sauver leurs intérêts, au Sénégal, et dans la sous-région. 

Les Sénégalais ne sont pas dupes et savent bien que les déclarations des Etats-Unis et de la France, demandant le départ de Wade, n’ont rien à voir avec la défense de la démocratie ou des droits de l’Homme. Ce qu’ils craignent, c’est la déstabilisation de la sous-région consécutive à des troubles graves qui pourraient se produire, au Sénégal, suite à l’entêtement de Wade. Une telle déstabilisation pourrait nuire à leurs intérêts. C’est pourquoi ils pensent que la «stabilité» passe par le départ de Wade. Or, dans leur jargon, «stabilité» veut, tout simplement, dire rester dans le giron de l’impérialisme occidental et continuer à servir ses plans géostratégiques. 

Comme on le voit, ni au Sénégal, ni en Côte d’Ivoire, ni en Libye, ni en Egypte, les interventions des Etats-Unis et de la France, tout comme celles des autres pays occidentaux, n’ont été motivées, par les «droits de l’Homme» ou la «démocratie». L’impérialisme est un système tyrannique et cynique qui n’hésite pas à semer la terreur et la mort, partout, pour atteindre ses objectifs. Il n’utilise le langage des droits de l’Homme et de la démocratie que comme instrument de propagande, au service de sa stratégie de domination et de contrôle des ressources de la planète. 

Les gesticulations ridicules des porte-parole de Wade traduisent le profond désarroi d’un régime et d’un homme lâché par ses principaux parrains occidentaux. Il avait nourri l’illusion qu’il pouvait obtenir leur soutien ou du moins leur «compréhension», dans son ambition insensée de placer son fils à la tête du Sénégal. C’est l’échec de ce plan qui l’a amené à vouloir violer la Constitution, en briguant un troisième mandat. Il croyait pouvoir compter sur Sarkozy et Obama, pour faire accepter cette violation et organiser un coup d’état électoral, pour se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple sénégalais. 

Un journal sénégalais a dit, récemment, que le voyage de Benghazi et la trahison de Kadhafi avaient, pour contrepartie, un tel soutien. Apparemment, il a été floué par ses parrains, qui ne veulent plus s’encombrer d’un président et d’un régime au bout du rouleau. Lâché par ses parrains et vomi par la majorité du peuple sénégalais, le Président Wade doit se rendre à l’évidence : son régime est fini, bien fini, quoi qu’il arrive, quoi qu’il fasse.
 

Source : comite-valmy.org

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 00:38

Enoh1

Documentaire : L'Affaire Enoh Meyomesse – Un complot d’Etat, sur Dailymotion.

      

 

                 http://www.dailymotion.com/video/xox97o_l-affaire-enoh-meyomesse-un-complot-d-etat_webcam

 

 

 

Sur Youtube

 

L'Affaire Enoh Meyomesse Cameroun 2011 "Complot d'Etat" 1/2

 

http://www.youtube.com/watch?v=iBbjilkPvf4

 

 

L'Affaire Enoh Meyomesse Cameroun 2011 "Complot d'Etat" 2/2  

 

  http://www.youtube.com/watch?v=RHvDFUXDmys&feature=related

 

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 01:47

Peut-on dire qu’aujourd’hui l'Occident face à l'Asie est une zone Sous-développée ?

 


                          L'Occident en voie de Sous-développement, la faillite de Kodak

La fin de l'empire occidentale se poursuit : Kodak dépose le bilan, incapable de tenir face au défi technologique venu d'Asie. La main d'oeuvre chinoise moins cher n'a rien à voir. c'est que lorsqu’on se dit pays développé, on ment, car le développement ne peut pas être un état définitif. Le développement est un processus d'imposition des normes et de standard par le plus fort intellectuellement, du moment. Aujourd'hui, on peut dire sans se tromper que l'Occident face à l'Asie
est une zone Sous-développée. La mascarade grecque cache mal la difficulté de l'Occident d'accepter d'être déjà devenu des pays en vois de sous-développement.

Lisez ceci :

Kodak: les leçons d’une faillite



Lorsqu'apparaissent des technologies de rupture, certaines entreprises sont totalement prises au dépourvu. D'autres sentent le vent tourner et s'adaptent avec le temps. Et il y a celles qui, comme Kodak, ont vu venir et n'ont pas su réagir. La faillite de la firme de Rochester marque la fin d'une série de faux-pas, sous-tendus par la peur d'introduire des innovations qui perturberaient son activité la plus rentable: la pellicule argentique.

 Tandis qu’Eastman Kodak s’est placée sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, Isoflux, l’entreprise de David A. Glocker, est pour sa part en pleine expansion… grâce à une
technologie qu’il a développée dans les laboratoires de recherche de Kodak. Il n’a rien volé, bien au contraire. Avant de fonder Isoflux avec la bénédiction de Kodak en 1993, David Glocker avait approché la direction de l’entreprise et lui avait suggéré de commercialiser le procédé de revêtement qu’il venait de développer.

“Très bien, allez-y.”
 “Je suis allé voir la direction pour leur dire que cette technologie était très prometteuse et que personne ne l’avait encore commercialisée: si Kodak n’était pas intéressé, j’aimerais me lancer”,
se souvient-il. A quoi ils ont répondu: “Très bien, allez-y.” C’est ce qu’il a fait, sur son temps libre, pendant cinq ans, tout en continuant à travailler chez Kodak, puis à temps plein dès 1998, après
avoir quitté l’entreprise. Aujourd’hui, avec à son actif de nombreux autres brevets et innovations, Isoflux est une société en pleine croissance. Implantée elle aussi à Rochester dans l’Etat de New York,
elle fabrique une gamme de revêtements spécialisés pour produits en trois dimensions, aussi bien pour des mèches de foreuses que pour des lentilles optiques ou des appareils médicaux.

La technologie en question est l’une des innombrables innovations que Kodak a développées au fil des ans, mais qu’elle a été incapable de commercialiser avec succès – la plus célèbre étant l’appareil photo numérique, inventé en 1975 par leur ingénieur Steven Sasson. Or c’est précisément le numérique qui a torpillé le géant argentique. Depuis 2003, Kodak a fermé 13 usines et 130 laboratoires, et réduit ses effectifs de 47 000 postes. Elle n’emploie plus aujourd’hui que 17 000
personnes à travers le monde, soit 63 900 de moins qu’il y a dix ans.

Lorsque surviennent de nouvelles technologies qui changent radicalement la donne, certaines entreprises sont totalement prises au dépourvu. D’autres sentent le vent tourner et, avec le temps, elles sont capables d’opérer une adaptation. Et puis il y a celles qui, comme Kodak, ont vu venir les évolutions de leur secteur et pourtant n’ont tout bonnement pas su quoi faire. La procédure de sauvegarde entamée le 19 janvier au titre du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites constitue pour l’entreprise l’aboutissement d’un déclin de 30 ans qui aura vu un géant de l’innovation se muer en un dinosaure handicapé par son propre patrimoine.

S’adapter au changement technologique peut représenter un challenge particulièrement ardu pour les sociétés comme Kodak, établies au point d’être enracinées, parce que pour un leadership habitué de longue date au succès, il est souvent difficile de rompre avec les vieux schémas qui ont jadis fait ce succès, et la tentation est forte de s’y retrancher. L’histoire de Kodak montre que l’innovation seule ne suffit pas; une stratégie commerciale claire et capable de s’adapter aux changements d’époque est tout aussi vitale pour l’entreprise. Sans une telle stratégie, des bouleversements liés aux innovations peuvent parfaitement torpiller la fortune et les perspectives d’une entreprise
– même lorsque les innovations en question se trouvent être les siennes.

Cela n’a pas toujours été le cas. Lorsqu’en 1880 George Eastman, le fondateur de Kodak, s’est mis à utiliser la machine qu’il avait brevetée, une enrobeuse d’émulsion, pour produire en masse des plaques sèches pour la photographie, le perturbateur, c’était lui. Pendant plus d’un siècle à partir de ce moment, Kodak a dominé le monde du cinéma et de photographie populaire, avec des ventes dépassant 10 milliards de dollars en 1981. Avec une marge d’environ 80%, les pellicules ont été le moteur de l’expansion de l’entreprise. En 1985, Leo J. Thomas, directeur général adjoint de Kodak et directeur de sa recherche, déclarait au Wall Street Journal: “Il est très difficile de trouver quoi que ce soit dont la marge bénéficiaire soit comparable à celle de la photographie couleur… et qui soit légal.”

Nombreux sont ceux qui estiment que la rentabilité de la pellicule a contribué à la disparition de Kodak. “Je crois que la plus grosse erreur pour Kodak, pendant plus de vingt ans, a été de craindre
d’introduire des technologies qui perturberaient l’industrie de la pellicule, confie Glocker. Il y avait d’excellents scientifiques et ingénieurs dans les labos, mais aussi à plusieurs niveaux du
management, et ils ont produit certaines des plus grandes innovations du monde actuel. Et pourtant, l’entreprise n’a presque jamais été disposée à risquer ses marges élevées sur les pellicules en lançant
ces innovations. Ce qui est ironique, c’est que nombre d’entre elles – les capteurs CCD, les rayons X numériques, etc. – ont fini par avoir raison de Kodak.”

Kodak n’était jamais à court d’innovations, ajoute Glocker, mais il y avait un divorce entre les laboratoires de recherche et le top management. Ils étaient déconnectés. Quand il a rejoint Kodak en 1983, la recherche était financée par ce qu’on appelait le “Eastman nickel”, la “pièce jaune Eastman”: sur chaque dollar de pellicule Kodak vendue, la recherche récupérait cinq cents. La culture, dans les laboratoires, était un laissez-faire relatif, et les cadres de la recherche planchaient souvent très longtemps sur des projets avant que la direction ne décide si oui ou non on allait mettre un produit sur le marché.

Du point de vue de Glocker, les choses ont commencé à changer à la fin des années 1980, lorsque l’entreprise a tenté d’aligner plus étroitement la recherche sur les objectifs commerciaux. “Les services commerciaux étaient intéressés par la recherche axée sur les produits, plutôt que par des recherches axées sur la technologie”, dit-il. Il se souvient de la fois où son chef a découvert une nouvelle technologie de revêtement qu’il a présenté avec enthousiasme aux business units. “Nous avons été reçus plutôt fraîchement, pour ainsi dire, se remémore David Glocker. Au final, le financement s’est tari. Nous avons remisé le matériel au placard et sommes passé à autres choses.” Quelques mois plus tard, les business units sont arrivées au laboratoire avec le produit d’un concurrent qui utilisait exactement la même technologie qu’ils avaient rejetée. “Les types des services commerciaux sont venus nous voir et ont dit: ‘Regardez ça. Regardez ce qu’ils font! Est-ce
qu’on peut faire ça nous aussi?’”

Créer de la valeur et la capturer
 Autre écueil, savoir où orienter l’innovation. L’innovation est, selon Terwiesch, “la rencontre entre une solution et un besoin, reliés de manière novatrice”. Kodak devait faire un choix dans sa façon de se mettre en quête d’innovation: si l’entreprise se concentrait sur les besoins, il lui faudrait trouver de nouvelles façons de prendre des photos et de les stocker. Si elle se concentrait sur la solution, il
faudrait trouver de nouveaux marchés pour ses technologies de revêtements chimiques. Le grand concurrent de Kodak, le tokyoïte Fujifilm, a pour sa part choisi de s’articuler autour de la solution,
en appliquant et transposant son expertise en matière de pellicule aux écrans plats LCD, aux médicaments et aux cosmétiques. “Il vous faut prendre une décision: qui êtes-vous, en quoi consiste votre société? Votre métier, est-ce comprendre le besoin ou comprendre la solution? Il s’agit simplement de deux stratégies très différentes qui nécessitent des capacités très différentes.”

Lorsque des technologies de rupture apparaissent, il y a beaucoup d’incertitudes dans la transition de l’ancien au nouveau. Kapoor Rahul, professeur de management à Wharton, précise: “Le défi n’est pas
tant dans le fait de développer de nouvelles technologies, mais plutôt de redéfinir le modèle d’entreprise, la façon dont les entreprises créent et captent de la valeur.” Pendant des années, Kodak a fonctionné avec le modèle classique dit de la lame de rasoir: tout comme ces dernières priment sur le rasoir, Kodak faisait le plus gros de son chiffre sur les pellicules, pas avec les appareils photo.
Lorsque l’entreprise a commencé à se mettre au numérique, elle a pensé le numérique comme un plug-and-play à intégrer au modèle existant de Kodak, explique Kapoor. La firme n’a pas songé un seul instant à gagner de l’argent grâce aux appareils photo eux-mêmes, mais plutôt grâce aux images dont elle supposait que les gens les stockeraient et les imprimeraient. “Si vous regardez leur R&D, ils étaient ultra-rapides. En termes de business model, ils étaient tout à fait le contraire.”

Kodak a été incapable de construire une stratégie basée sur les besoins des clients, car l’entreprise avait peur de cannibaliser ses activités existantes, suggère George S. Day, co-directeur du Wharton
Mack Center pour l’innovation technologique et auteur de Strategy from the Outside In. “Ils ont succombé à la pensée inside-out, centrifuge”,
affirme le professeur Day – c’est-à-dire essayer d’avancer avec le modèle d’affaires existant au lieu de se concentrer sur l’évolution des besoins des consommateurs. Habituée à des marges très élevées sur les pellicules, l’entreprise a essayé de protéger ses flux de trésorerie existants plutôt que de s’intéresser à ce que voulait le marché. “Les stratégies à long terme fonctionnent mieux si vous vous
mettez à la place de vos clients et que vous réfléchissez à la façon dont vous allez résoudre leurs problèmes, note le professeur Day. Mais Kodak n’a jamais vraiment adhéré à cette culture.”

L’isolement de l’entreprise n’a probablement pas aidé non plus, ajoute-t-il. “Ils avaient une culture très insulaire, là-bas, à Rochester.” La société aurait peut-être été capable d’innover plus
rapidement sur le front numérique si elle avait monté un laboratoire séparé, dans la Silicon Valley, puis lui avait permis de se développer indépendamment, de puiser dans la culture technologique de la région et son expertise. Au lieu de cela, Kodak “s’est fait aspirer par l’environnement de Rochester. Ils ont pris conscience de la menace, mais ont essayé de la traiter à leur manière.”

Cette opinion, certains la partagent au cœur même de Kodak. Certaines personnes dans l’entreprise ont su repérer un besoin de changement, mais ne sont pas parvenues à l’imprimer, dit John Larish, un rédacteur technique qui a travaillé chez Kodak de 1969 à 1984 comme analyste senior de la veille technologique. Il se souvient des efforts entrepris dans les années 1980 pour stimuler l’innovation en mettant en place au sein de Kodak des petites entreprises dérivées, mais cela n’a pas fonctionné. Les sociétés de capital-risque dans la Silicon Valley, “ça part dans tous les sens, ajoute-t-il. A Rochester, les gens viennent travailler à 8 heures et rentrent à la maison à 17 heures.”

Kodak s’était tellement investi dans la technologie du film photographique qu’il était devenu difficile de l’abandonner, selon Robert Shanebrook, qui a travaillé chez Kodak de 1969 à 2003 et a décrit le processus dans un livre, Making Kodak Film. Shanebrook a commencé sa carrière dans les laboratoires de recherche de Kodak, travaillant sur l’appareil photo que Neil Armstrong a utilisé pour
prendre les tout premiers clichés des roches lunaires. Plus tard, il a travaillé sur un projet utilisant des cristaux liquides pour créer des photographies électroniques. En 1975, il est passé à la division des
technologies photographiques de l’entreprise pour travailler sur le film à émulsion noir et blanc parce que la société ne semblait pas s’intéresser au développement des technologies numériques. “Ils m’ont dit que ça allait devenir de plus en plus difficile de financer mes projets, se souvient-il. A l’époque, ils n’étaient pas particulièrement intéressés par tout ce qui tournait autour de la photographie digitale.”

Au fil des ans il a vu des projets numériques perdre des batailles pour obtenir les financements indispensables à la recherche. Même si la part de marché de la pellicule était en baisse, les marges des bénéfices étaient encore élevées et le numérique semblait être un pari risqué et très coûteux. “Il aurait été difficile de tout bonnement laisser tomber la technologie du film photographique, admet
Shanebrook. Cela aurait signifié l’abandon de la structure du capital tout entière.” Le cœur de métier de Kodak était d’être un fabricant de produits chimiques intégré verticalement, ajoute-il. “Le cœur de
métier d’un fabricant d’appareils photos numériques, c’est l’électronique… essayer de passer d’une entreprise de produits chimiques à fabriquer des appareils photo numériques – qui sont plus
apparentés à des ordinateurs qu’à n’importe quoi d’autre – ce n’est pas vraiment là où on attend l’expertise Kodak.”

Néanmoins, il serait faux de dire que Kodak n’a pas été extrêmement actif dans la recherche numérique, souligne Shanebrook. Ils étaient très au courant des technologies numériques. “Il y a des gens qui n’ont rien fait, ils se sont contentés de regarder l’évolution de l’imagerie numérique défiler.” C’est la raison pour laquelle Kodak détient une telle part de propriété intellectuelle dans ce domaine.”

Le recentrage de la firme  En janvier, Kodak a intenté des procès en contrefaçon contre Apple et
Research In Motion (RIM), affirmant que l’iPhone et le BlackBerry enfreignaient les droits de la technologie d’imagerie numérique Kodak. Les inventeurs de Kodak ont déposé 19 576 brevets américains entre 1900 et 1999, et l’entreprise détient un portefeuille de plus de 1000 brevets rien que pour l’imagerie numérique. La firme espère à présent vendre certains de ces brevets dans le cadre de sa restructuration.

Mais le patrimoine de Kodak va au-delà des brevets et de biens d’équipement. Rien qu’aux Etats-Unis, l’entreprise compte également 38 000 retraités et des engagements à hauteur de 200 millions de dollars par an dans les obligations de soins, d’assurance et de retraite, a déclaré Bob Volpe, président de EKRA, une association de retraités de Kodak basée à Rochester. Le directeur Antonio Perez a promis de “dégraisser” les opérations de pensions de l’entreprise, souligne Volpe. “Les retraités sont au centre de la cible. Nous sommes dans le viseur de l’entreprise pour réduire ses frais.”

Kodak aurait pu éviter un tel sort si l’entreprise avait utilisé les ressources accumulées pendant ses années fastes pour acquérir les technologies qui lui manquaient, comme le note Saikat Chaudhuri,
professeur de management à Wharton. La société a bien réalisé un certain nombre d’acquisitions au fil des ans, mais la plupart concernait des seconds couteaux qui n’ont pas aidé Kodak à gagner un
avantage compétitif. “Ils auraient dû viser un des fabricants de produits électroniques. Il vaut mieux vous laisser cannibaliser en contrôlant l’opération que de laisser les autres le faire pour vous.”
Le problème était que Kodak avait accumulé une inertie considérable et n’était pas en mesure de réagir rapidement. Les systèmes qui à un moment donné vous servent bien et vous permettent de construire votre leadership, une fois que les conditions changent, deviennent une rigidité intrinsèque.

Non contente de traîner les pieds vis-à-vis du monde numérique, Kodak à son apogée était devenu tentaculaire et n’a pas su se restructurer à la baisse au cours de la dernière décennie, note Kartik Hosanagar, professeur à Wharton. “Est-ce que Kodak voulait être un fabricant ou une société de service? Ou une entreprise pour consommateurs grand public? Ou encore, une entreprise B2B? Cela n’a jamais été clair. C’est l’absence d’une stratégie claire pour la question numérique, couplée au fait que la firme s’était implantée dans de trop nombreux domaines, qui ont conduit à la situation actuelle. La confusion était également visible dans son travail de fusion-acquisition. Il y a vraiment eu des acquisitions dans tous les sens.”

Kodak devra rationaliser pour aller de l’avant, ajoute-t-il. Elle est présente dans beaucoup trop de secteurs. “Une entreprise en difficulté comme Kodak n’a pas lieu d’être dans autant de domaines à la fois. Elle doit articuler une stratégie claire et déterminer si c’est sur le consommateur ou sur un segment d’activité qu’elle doit se concentrer, et le cas échéant, dans quelles divisions spécifiques au sein de ce segment.”

David Hsu, professeur de management, rejoint cette analyse. L’ère numérique a poussé Kodak dans une position strictement réactive, et il semblerait que l’entreprise se soit retrouvée dans le flou. “Ils ont fait des efforts de réorganisation … et ont connu une véritable valse des PDG. Lorsqu’il y a un tel niveau de changement et de rupture, il devient difficile de mettre en œuvre une stratégie à long terme.” Il est temps pour Kodak de se faire une idée claire de ce que sera son activité, et désormais se concentrer sur ce point. “C’est parfaitement normal de se spécialiser sur une partie de la chaîne de valeur: ils ne peuvent pas être meilleurs en tout. Ils sont à un tournant, au moment décisif où il faudrait revêtir des habits de start-up, et redéfinir l’entreprise.”

Voilà un conseil d’affaires que David Glocker, d’Isoflux, prend à cœur. Son entreprise a grandi, certes, mais entretemps d’autres start-ups ont émergé avec de nouvelles technologies de revêtement pour
formes complexes. Son équipe explore à présent la possibilité d’investir dans ces technologies, même si cela doit signifier de moins utiliser sa propre technologie. “Je ne serais pas mécontent d’amener
ces technologies chez nous et d’apprendre à les maîtriser.” Après tout, se dit-il, ses clients ne s’intéressent pas vraiment à la technologie qu’il utilise – ils veulent juste que le travail soit fait. C’est une leçon qu’il a apprise en observant Kodak: “Ne pas partir du principe que, simplement parce qu’on n’est pas prêt à faire quelque chose, quelqu’un d’autre ne va pas le faire à votre place.”



Cet article a été originellement publié le 1er février 2012 dans
Knowledge@Wharton sous le titre “What’s Wrong with This Picture:
Kodak’s 30-year Slide into Bankruptcy”.
Copyright Knowledge@Wharton.

Source : infodsi.com

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 01:02

En image, Le processus de destruction du Sénégal engagé par Wade suit son cour.

 

 

   


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=J4Y1CLlntB4

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 00:56

DROITS DE L'HOMME AU CAMEROUN               MANIFESTATIONS DE SOUTIEN    A                 

 Vanessa T           &      Enoh1

Vanessa Tchatchou              Enoh Meyomesse


Drapeau-Belge.jpgBelgique

Le 24 février 2012  A 15 heures

                              Devant l'ambassade du Cameroun A BRUXELLES

 

                                  131, Avenue Brugmann à 1190 Bruxelles

 

Drapeau-francais.jpgFrance

Le 25 février 2012  A 15 heures

                AuTrocadéro - Parvis des Droits de l'Homme PARIS                                                                   De 13 à 17 heures

                              
Venez nombreux  

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine