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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 00:57

Sénégal : Après 12 ans de dictature, une sortie en hués du président Abdoulaye Wade.

 

   

 

                         http://www.youtube.com/watch?v=GfBL5Zn30LI&feature=share

 

 

 

 

                


 

 

                             http://www.youtube.com/watch?v=4uPQAQ6h-sw&feature=related

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 04:20

Sénégal : Macky Sall Vainqueur du 1er tour des élections présidentielles. Wade un pas vers une porte de sortie méritée.

 Macky-sall.jpg

 

En termes de pourcentage, la coalition ‘’Macky 2012’’ sur les tendance entre  36 et 38%’’, soit deux ou trois points de plus que Wade qui serait entre 32 et 34%.

 

Mais cette tendance sera difficile a s’inverser, selon Jean-Paul Dias, qui annonce que ‘’d’ici à demain ou même dans l’heure qui vient, il est fort possible que Sall dépasse Abdoulaye Wade de plus de 5 points.

 

M. Dias qui dit parler au nom de Macky Sall qui l’a mandaté à cet effet, a dit que son candidat se réjouit de la maturité des Sénégalais qui sont allés voter en masse dans la paix avant de souligner que M. Sall encourage les autres partis pour les scores obtenus.

Par Moctar Ndiaye correspondant Afrohistorama depuis Dakar

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 03:55

LA PENSÉE POLITIQUE CHINOISE ET L'AFRIQUE : CONFUCIUS


Pougala de Jean-Paul Pougala

Avec l'inauguration lors du dernier sommet de l'Union Africaine à Addis-Abeba du nouveau siège offert par la Chine avec la statue géante du père des Etats-Unis d'Afrique, Kwame Nkrumah, l'Afrique vient de mettre le cap sur Pékin. Pour ne pas commettre les erreurs passées avec l'Occident, il faut être capable de comprendre la Chine, mais aussi les Chinois, leur philosophie et leur morale politique qui est celle de Confucius, très souvent à l'opposé de la morale chrétienne de l'Occident.  En voici quelques exemples :

1) Là où l'Occident prône le "Œil pour œil, dent pour dent", Confucius prône : « Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal»,

2) Là où l'Occident veut obliger l'Iran à ne pas posséder la bombe atomique alors que tous la détiennent, Confucius dit : « L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner ; ensuite il enseigne » .

3) Lorsqu'en Syrie les Occidentaux ne proposent que la solution des bombes, la Chine met son veto au Conseil de Sécurité des Nations-Unies parce qu'ils sont juste fideles aux préceptes de Confucius qui dit : « Le sage est calme et serein. L'homme de peu est toujours accablé de soucis.»

4) Là où en Occident, le christianisme salue la pauvreté, parce que selon lui, Dieu aime les pauvres et déteste les riches, Confucius pense tout le contraire : « Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence.»

5) Là où l'Occident veut imposer son modèle partout, son économie de faillite, sa prétendue bonne gouvernance, sa prétendue démocratie qui devrait être la solution à tous les maux de l'humanité, Confucius répond qu'il faut être capable de formuler toi-même  les solutions à tes propres problèmes et de refuser les solutions des autres, il dit que le plus important est d'étudier la question et non la réponse des autres, car la question peut-être objective alors que la réponse, ne peut être que subjective et  ne peut que refléter d'abord les intérêts de celui qui la formule. Il dit : « Ne cherche pas à connaître les réponses, cherche à comprendre les questions.»

6) Ailleurs l'Occident cite Confucius sans le nommer. Cela s'appelle du plagiat, notamment lorsqu'ils répètent ce précepte du Philosophe Chinois qui dit : « Aime ton prochain comme toi-même ; ne lui fais pas ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse.»

7) Ou bien lorsqu'ils disent "la promesse c'est une dette". La phrase complète de Confucius c'est : « Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette.»

8) Là où l'Occident prône la sacralité du choix du peuple pour la gestion des affaires politiques d'une Nation, Confucius dit que le peuple est bête. Les Occidentaux lui donnent raison à travers un mot
tout aussi évocateur comme "populisme", qui est tout, sauf flatteur pour le peuple à qui les mouvements accusés de "populistes" prétendent lui restituer ce pouvoir confisqué par une classe de nantis qui font tout pour l'abrutir, hier c'était à travers la religion, aujourd'hui à travers la télévision. En clair, Confucius dit : « Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple. » D'où la nécessité de mettre tout le peuple en condition d'étudier afin qu'il acquière la connaissance pour être capable de participer à la vie politique du pays.

Confucius est  né en Chine le 28 septembre 551 avant notre ère est mort le 11 mai 479 avant notre ère.  Voici quelques uns de ses enseignements qui constituent la doctrine politique dans plusieurs
pays asiatiques comme la Corée du Sud, Singapour, la Chine etc.

Lisez plutôt et apprenez ces quelques 40 citations de Confucius par cœur :


1- « Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements.  »

2- « Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple.  »

3- « Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l'étude, sans avoir en vue un salaire.  »

4- « On s'égare rarement en s'imposant soi-même des règles sévères.  »

5- « Le sage est calme et serein. L'homme de peu est toujours accablé de soucis.  »

6- « Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence.»

7- « Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l'insensé le demande aux autres.  »

8- « Dépasser le but, ce n'est pas l'atteindre.  »

9- «Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés.  »

10- « Quand on ne sait pas ce qu'est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu'est la mort ?  »

11- « Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir.  »

12- « Le silence est un ami qui ne trahit jamais.  »

13- «Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux »

14- « Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu.  »

15- « On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts.  »

16- « L’homme sage n’est pas comme un vase ou un instrument qui n’a qu’un usage ; il est apte à tout.»

17- « L’ouvrier qui veut bien faire son travail doit commencer par aiguiser ses instruments.»

18- « Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances.»

19- « Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il faut tenir sa parole.»

20- « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.»

21- « Ne cherche pas à connaître les réponses, cherche à comprendre les questions.»

22- « Celui qui sait obéir saura ensuite commander.»

23- « Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal.»

24- « Aime ton prochain comme toi-même ; ne lui fais pas ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse.»

25- « Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu'ils agissent envers vous.»

26- « La joie est en tout ; il faut savoir l'extraire.»

27- « Une petite impatience ruine un grand projet.»

28- « Ne parlez jamais de vous, ni en bien, car on ne vous croirait pas, ni en mal car on ne vous croirait que trop.»

29- « C'est un tort égal de pécher par excès ou par défaut.»

30- « Il faut se regarder scrupuleusement soi-même, et ne regarder que discrètement les autres.»

31- « Oublie les injures, n'oublie jamais les bienfaits.»

32- « Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette.»

33- « Faire le bien sans chercher de récompense ; fuir le mal sans craindre le châtiment : homme rare sous le ciel.  »

34- « Lorsque vous travaillez pour les autres, faites-le avec autant d'ardeur que si c'était pour vous-même.  »

35- « Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l'éducation.  »

36- « L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner ; ensuite il enseigne.  »

37- « Quand vous voyez un homme sage, pensez à l'égaler en vertu. Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous vous même

38- « Quand la haine ou la faveur de la multitude s'attache à un homme, il faut examiner pourquoi.»

39- « Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes.»

40- « La Vertu ne va jamais seule ; elle attire toujours des imitateurs. » CONFUCIUS (-551 -479)


QUELLES LEÇONS POUR L'AFRIQUE ?

Le développement économique actuel de l'Afrique est basé sur une conception chrétienne de la société qui sacralise l'individu au détriment de la communauté, au détriment du village. C'est dans cette vision de la société que trouve sa place des pratiques importées de l'Occident comme la corruption, l'enrichissement personnel, le vol du bien public.

L'Afrique doit être capable de réécrire son propre modèle, sa propre codification de la morale politique à partir de l'échec même de l'occident, qui nous a tant servi de référence, le plus souvent
imposé. Hier en Afrique il servait de soupape au service d'une poignée de multinationales occidentales au détriment de toute la masse populaire. Aujourd'hui, il se traduit en Occident même à travers des plans dits de rigueur en Espagne, en Irlande, en Italie, au Portugal, en Grèce etc. et qui ne vise qu'un seul et unique but : utiliser le prétexte de la crise pour réduire le peuple en esclavage.

Pour écrire son propre code de la morale politique, l'Afrique doit avoir le courage de se déplacer au delà de ce que l'Occident mâchait pour lui demander d'avaler et de se tourner pour observer ce qui
marche, là où ça marche. Nous devons nous inspirer de la pensée politique chinoise de Confucius qui est déjà appliquée dans la presque totalité des pays de l'Asie Orientale. C'est ce parcours qui donnera
les instruments pour une actualisation efficace du culte et de la tradition de nos ancêtres au service du bien-être collectif.

Pendant longtemps, on nous a dit que la violence de la société occidentale était proportionnelle à son niveau de développement économique. Et donc que l'Afrique devait s'habituer à une montée
vertigineuse du crime, des assassinats, des hold-up, des fusillades de rue, au fur et à mesure de sa croissance. Pourtant, le faible taux de crimes en Chine, au Japon, en Corée du Sud, à Singapour, en Malaisie est là pour témoigner du fait que la raison est peut-être ailleurs. Et c'est dans ce "ailleurs" qu'on trouve une forte influence de la philosophie politique de Confucius que je verrais bien revisitée et adaptée à la réécriture du code des comportements vertueux dans la vie politique africaine.



Jean-Paul Pougala
www.pougala.org

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 03:40

VIDEO NOIRS LIBYENS EN CAGE AVEC INSULTES VULGAIRES

Cette vidéo posté sur "la voix de la Libye" doit être envoyée partout, et vue de beaucoup. Ce n'est pas possible de laisser faire des choses pareilles. Il faut que cette vidéo circule car les complices occidentaux et arabes du CNT, y compris la Presse doivent être mis face à leurs responsabilités. Cette vidéo et les insultes qui vont avec, y compris quand on demande aux gens "chiens avale" en parlant du morceau de drapeau vert, c'est trop. C'est du fascisme à l'état pur.

         



http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=yuCJcaQRIuA

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 03:28

Droits des homosexuels: Mugabe dit à Cameron d'«aller en enfer»

 Robert Mugabe

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a rejeté samedi les appels au respect des droits des homosexuels du Premier ministre britannique David Cameron, lui disant d'"aller en enfer".

"La nature est la nature. Elle a créé le mâle et la femelle. Vous, David Cameron, suggérez-vous que vous ne savez pas ça, ou est-ce qu'il y a une sorte de démence, ou cela fait-il partie de la culture des Européens?", s'est interrogé M. Mugabe devant des milliers de partisans rassemblés pour fêter son 88ème anniversaire dans un stade de Mutare (est).

"Selon leurs journaux, c'est l'un de mes péchés. Que j'ai dit qu'ils (les gays) étaient pire que les porcs et les chiens parce que les porcs savent qu'il y a des mâles et des femelles. C'est même dans la Bible: vous créez grâce au système du mariage", a argumenté le président zimbabwéen, un catholique pratiquant.

«Chien»

"Voilà comment nous sommes nés, c'est pourquoi nous rejetons catégoriquement cela et vous disons d'aller en enfer", a-t-il lancé au Premier ministre de l'ancien colonisateur de son pays.

"Je vais même pas l'appeler un chien parce que mon propre chien va se plaindre", a-t-il ajouté.

David Cameron a déclaré lors d'un sommet du Commonwealth l'an dernier que ses partenaires devraient respecter les droits de l'Homme, y compris les droits des homosexuels, pour pouvoir bénéficier de l'aide britannique.

"Nous n'accepterons pas cela", a assuré M. Mugabe.

Source et suite : libération

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 03:18

        Cameroun : Manifestation à Londres, Bruxelles et Paris pour Vanessa et  Enoh Meyomesse et paul Eric Kingue.               Manif10.jpgManifcam1


Depuis la réélection  à 80% du président Paul Biya, le pays est en ébullition avec des affaires scabreuses et des manifestations-arrestations et répressions des citoyens camerounais.

Ce weekend du 23, 24 et 25 février 2012  à eu lieu dans trois capitales européennes des manifestations des camerounais en jonction avec d’autres africains pour dénoncer les affaires en cours au Cameroun et le laxisme du régime de Yaoundé qui  ne veut rien faire face à la montée de cette criminalité et des abus en matière des droits de l’homme.

D’abord à Londres où les manifestants ont crié leur colère contre  ce crime organisé  et dénie des droits humains devant la Cameroon high comission pour  dénoncer et exiger la restitution de l’enfant de Vanessa  et la libération d’Enoh Meyomesse. A Bruxelles c’était le même son de cloche.  

C’est à Paris où les choses ont pris une autres tournure et importance avec la présence de  Mr Vincent–Sosthene Fouda docteur en sociologie politique et homme politique camerounais qui a participé à la manifestation sur le parvis des droits de l’homme, place du Trocadéro (Paris 16eme).

 Manifcam3.jpgManifcam2.jpg

Dans son intervention devant un parterre de camerounais, d’africains, et d’européens présents, le Docteur Fouda a clairement expliqué  avec une exactitude d’enseignant, avec des mots qui font froid au dos comment l’enfant de Vanessa Tchatchou a disparu un jour d’aout 2011 au sein de la maternité de l’hôpital de Ngousso, sans que, ni les responsables de l’hôpital, ni les autorités policières, administratives, et judiciaires ne viennent à son secours.

Toujours dans son intervention le Dr, Fouda  a dénoncé les menaces qui pèsent sur Vanessa, les obstacles qui empêchent  la restitution de son bébé.  Pendant plus de 45 minutes d’intervention  Dr. Fouda a réussi à démontrer qu’il existait aujourd’hui au Cameroun  un vaste réseau de vols d’enfants et d’organes humains  qui profite d’un vide juridique existant.

Le weekend a été conclu par une conférence de presse que le Dr Fouda a donné le dimanche 26 février.

Affaire à suivre…

Par Mbombog Ntohol



 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=I3FBVWXnD1o

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 09:14

Thabo Mbeki ex-président Sud Africain a prononcé un discours le jeudi 16 février 2012 sur l’état du continent Africain, chaque Africain a le devoir de lire et faire lire aux autres.

Thabo mbeki-copie-1 Thabo Mbeki: ex-président Sud Africain

 

 

Thabo Mbeki. «Voici comment nous devons défendre notre souveraineté » L’ancien président sud-africain, engagé pleinement dans la défense de la souveraineté des pays africains après les «viols» subis par la Côte d’Ivoire et la Libye, a prononcé jeudi dernier un discours d’une densité très forte à l’Université du Cap Occidental. Pour nos lecteurs et pour le monde francophone, nous avons traduit la quasi-intégralité d’un discours de dénonciation mais aussi de proposition. (…) Les événements récents sur notre continent, et plus précisément ce qui s'est passé en Côte d’Ivoire et en Libye l'an dernier, ont été l’objet d’une importante communication sur le thème : «Réflexions sur le maintien de la paix, la souveraineté des Etats et la gouvernance démocratique en Afrique» (thème de l’intervention de Mbeki). Dans le cadre de cette conférence, je me concentrerai sur la Libye, même si les événements survenus en Côte d’Ivoire pourraient également confirmer une bonne partie de ce que je vais dire au sujet de la Libye, relativement aux buts et aux résultats des récentes interventions d’armées étrangères en Afrique. Avant d'aller plus loin, je tiens à réitérer ce que j'ai dit avant et ailleurs, qui porte sur l'allégation insultante selon laquelle l'Union africaine et certains d'entre nous avaient été achetés avec les pétrodollars que nous avons reçus du régime libyen de Kadhafi. À cet égard, on nous avait accusé d’avoir pris les positions que nous avons prises de nous opposer à l'utilisation abusive du Conseil de sécurité des Nations Unies pour effectuer un changement de régime en Libye, parce que nous avions été corrompus par ces pétrodollars. Une fois de plus, je voudrais sans réserve réfuter les mensonges qui ont été propagés, selon lesquels l'Union africaine dépendait de la Libye pour son budget, et que la Libye a soutenu l'ANC de quelque façon que ce soit pendant la période de notre lutte contre le régime d'apartheid avant 1990. Malgré cette réalité, beaucoup de nos médias nationaux et leurs homologues internationaux, et les soi-disant analystes, ont constamment et obstinément propagé le mensonge totalement infondé que la Libye de Kadhafi a joué un rôle important en donnant à l'ANC les moyens de survivre et de mener à bien la lutte contre l'apartheid. Libye: Comment l'ONU s'est foutu des Africains Ce que je dirai relativement à la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, à l'appui des positions de l'UA à cet égard, n'a rien à voir avec une quelconque supposée relation amicale historique avec la Jamahiriya arabe libyenne de Kadhafi. Le 10 Mars 2011, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a adopté une feuille de route pour la résolution pacifique du conflit libyen. Entre autres choses, cette feuille de route prévoyait la fin des violences en Libye et l'institution d'un processus par lequel les Libyens devraient s'engager les

uns les autres dans des négociations inclusives pour déterminer librement l'avenir de leur pays, y compris sa démocratisation obligatoire et véritable. L'Union africaine a obtenu l'accord du régime de Kadhafi à cette feuille de route, en s'appuyant sur le fait que la Libye est l'un de ses membres. Cela a créé le cadre pour aborder les questions identifiées dans le thème de cette conférence – le rétablissement de la paix, la souveraineté de l’Etat et la gouvernance démocratique en Libye - sans avoir recours à la force et donc la mise à mort inutile de dizaines de milliers de Libyens et la destruction de précieuses infrastructures nationales et d'autres biens. L'UA a transmis sa décision du 10 Mars à l'Organisation des Nations Unies, à la Ligue arabe et d'autres organisations pertinentes. Toutefois, le Conseil de sécurité a volontairement choisi de ne pas tenir compte des décisions de l'Union africaine, traitant ces décisions relatives à un pays africain, et donc nous, les peuples d'Afrique, avec un mépris absolu. Même dans ses communications, le Conseil de sécurité a décrété pratiquement que la Libye avait cessé d'être un pays africain. En conséquence, il a fait valoir qu'il tient la légitimité de ses actions des décisions prises par la Ligue arabe. Le 17 mars, sept jours après que l'Union africaine a adopté sa Feuille de route pour la résolution pacifique du conflit libyen, le Conseil de sécurité a adopté sa Résolution 1973, qui a créé l'espace pour l'OTAN, une alliance américano-européenne militaire et politique, pour intervenir en Libye en vue d’imposer une résolution violente de ce conflit, centrée sur le changement de régime, dont les objectifs étaient en complète contradiction avec la Résolution 1973. Je suis certain que chacun d'entre nous ici présents ce soir sait ce qui s'est passé ensuite. En substance, l'OTAN n’est pas intervenue pour imposer une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils, ainsi que prescrit par le Conseil de sécurité, mais pour plutôt conduire et renforcer le Conseil national de transition dans une campagne militaire pour renverser le régime de Kadhafi. Sarkozy, Obama, Cameron, les chefs d'orchestre En effet, une fois que la campagne de l'OTAN a été lancée, nous avons été prévenus que telle était l'intention des grandes puissances occidentales. Un mois seulement après l'adoption de la résolution 1973 du Conseil de sécurité, les architectes de la présente résolution et de la campagne de l'OTAN, les présidents Obama et Sarkozy et le Premier ministre Cameron, ont annoncé publiquement leurs intentions. Dans une tribune conjointe publiée dans les journaux le Times de Londres, Le Figaro de France, et l'International Herald Tribune, ces trois membres permanents du Conseil de sécurité, rejetant sans vergogne le mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, ont déclaré : "Il y a un chemin vers la paix qui promet un nouvel espoir pour le peuple de la Libye : un avenir sans Kadhafi ... Tant que Kadhafi est au pouvoir, l'OTAN et les partenaires de la coalition doivent maintenir leurs opérations... Le colonel Kadhafi doit partir... " La réalité est que les organes concernés de l'ONU - le Conseil de sécurité et le

Bureau du Secrétaire général - ont trahi leurs obligations en termes de droit international, en particulier, celles prescrites par la Charte de l'ONU. Plutôt, ils ont choisi de donner libre cours aux États- Unis, à la France et au Royaume-Uni, de décider exclusivement de l'avenir de la Libye. Il était relativement facile pour les Occidentaux d'intervenir en Libye comme ils le faisaient, sachant qu'ils ne rencontreraient que peu de résistance à cet égard, comme cela s’est réellement passé. En conséquence, ils ont obtenu ce qui à leurs yeux sont des résultats stratégiques bienvenus destinés à : -les placer dans une position de force pour intervenir dans les pays du Maghreb en Afrique, y compris en Egypte ; -garantir leur accès privilégié au pétrole libyen ; -s’en servir comme un précédent qui leur permet d'intervenir dans tous les autres pays africains comme ils le souhaitent.(…) (...) Notre désunion et la faiblesse du continent à l'égard de la défense du droit de toute l'Afrique à agir pour garantir notre droit à l'autodétermination ouvre la porte à notre "re-colonisation’’, notamment dans le contexte de la volonté des puissances occidentales de limiter notre possibilité d'établir une alliance véritablement stratégique en particulier avec la République populaire de Chine. Thabo Mbeki Les leçcons à tirer pour les Africains. Certaines des leçons, d'une importance vitale, que nous, Africains, devons tirer de l'expérience libyenne sont les suivantes : dans la période post-guerre froide, les puissances occidentales ont renforcé leur appétit d'intervention sur notre continent, y compris par la force armée, pour : -assurer la protection de leurs intérêts, au mépris de notre point de vue, en tant qu’Africains; -ces puissances vont utiliser l'argument selon lequel elles sont nos seules amies, en tant que défenseurs de nos droits démocratiques et humains, obligés d’agir ainsi en particulier lorsque notre continent, à travers l'UA et nos organismes régionaux, peuvent être présentés comme ayant échoué à agir pour défendre ces droits ; -ces puissances vont agir comme elles l’ont fait en Libye en particulier si, dans les situations de conflit interne qu’elles vont aussi fomenter, elles peuvent argumenter qu’elles agissent sous mandat de l'ONU, au nom du soi-disant «droit de protéger», -notre désunion et la faiblesse du continent à l'égard de la défense du droit de toute l'Afrique à agir pour garantir notre droit à l'autodétermination ouvre la porte à notre "re-colonisation’’, notamment dans le contexte de la volonté des puissances occidentales de limiter notre possibilité d'établir une alliance véritablement stratégique en particulier avec la République populaire de Chine.

Je suis convaincu que nous comprenons tous qu’en tant qu’Africains, nous devons agir de manière décisive pour garantir la réalisation des objectifs que nous nous sommes fixés, bien avant la débâcle libyenne, fondés sur la perspective que nous avions élaboré ensemble, de poursuivre l'objectif historique de la renaissance de notre continent. À cet égard, entre autres, nous devons agir avec honnêteté, sans équivoque et dans l'unité pour : - renforcer la démocratie et le respect des droits de l'homme sur notre continent, et ainsi confirmer que les objectifs nobles de l'unité africaine et la solidarité ne peuvent être accomplis lorsque chacun de nos pays respecte le principe inaliénable que c’est le peuple qui donne le pouvoir et doit gouverner ; - développer notre propre capacité à résoudre nos conflits, nous engager à trouver des solutions africaines aux problèmes africains, de la même façon que, par exemple, les Européens insistent, à juste titre, qu'ils ont le droit d’arriver à des solutions européennes aux problèmes européens, comme le font les Américains; - mettre en oeuvre dans tous nos pays de politiques communes pour toute l'Afrique adoptées par le biais de l'OUA et l'UA, dont la mise en oeuvre constituerait le ciment dont nous avons besoin pour donner un sens concret à l'objectif pour atteindre, et ainsi construire le pare-feu nécessaire pour défendre notre droit à l'autodétermination; - utiliser ces politiques visant à structurer nos relations individuelles et collectives avec le reste du monde, en particulier pour atteindre l'objectif d'assurer à l'Afrique la place qui lui revient au sein de la communauté des nations, la compréhension de ce que aucun de nos pays peut atteindre cet objectif seul, - renforcer nos organes continentaux et régionaux, en nous appuyant sur nos ressources, et institutionnaliser la coopération entre nos 54 Etats, et défendre ainsi l'objectif stratégique de la réalisation de l'objectif historique de l'intégration africaine et de l'unité alors même que nos gouvernements changent comme une conséquence de l'exercice du droit démocratique de chacun de nos peuples de mandater un tiers pour servir le gouvernement de leur choix.(…) Tout ce que nous avons dit nous amène à faire cette très importante déclaration: (I) les événements récents, en Libye et en Côte d’Ivoire, ont confirmé que les grandes puissances occidentales restent intéressées et déterminées à garder l’Afrique attachées à elles comme leur appendice, à tout prix, prêt à utiliser tous les moyens pour atteindre cet objectif ; (Ii) pour atteindre cet objectif, ces puissances vont exploiter l'engagement universel à la démocratie, les droits de l'homme et la bonne gouvernance pour intervenir dans toute et tous nos pays pour faire avancer leurs intérêts ; (Iii) ces pouvoirs vont intervenir dans nos pays, en particulier pendant les

périodes de conflit violent, sans égard au principe de la souveraineté de nos Etats, en tirant parti du principe des Nations Unies approuvé par le «droit de protéger», qu’ils vont interpréter librement, pour servir leurs intérêts ; (Iv) à moins que, concrètement, nous assumions notre responsabilité dans le cadre de l'avancement de la démocratie, de la protection des droits de l'Homme et de la réalisation de l'objectif de la bonne gouvernance sur notre continent, et d'agir pour garantir la paix et la sécurité, ces puissances vont intervenir dans nos pays dans la poursuite de leurs objectifs égoïstes, légitimant une telle intervention en se présentant comme "amis de l'Afrique", désireux de nous donner la démocratie, les droits de l'homme, la paix, la bonne gouvernance et le progrès, indépendamment de nos désirs; (V) dans tous les cas, nous devons nous attendre à ce que de telles interventions soient soutenues par des forces nationales, nos propres parents et amis, que les puissances mondiales concernées présenteront comme les véritables représentants de nos peuples, sans tenir compte de la vérité à cet égard; (Vi) ces puissances vont utiliser leur force pour obliger les soi-disant institutions multilatérales afin de faciliter la réalisation de leurs objectifs, y compris par l'imposition de sanctions; (Vii) ils utilisent aussi les médias du monde entier pour diaboliser ceux qu'ils considèrent comme leur ennemi, et présenter de la meilleure des manières possibles ceux qu’ils considéreront comme leurs amis ; (Viii) Quand ils le jugeront nécessaire, ils feront un mauvais usage du Conseil de sécurité de l’Onu pour légitimer leurs actions. Il serait très facile de rejeter nos préoccupations comme des divagations de toxicomanes ou d’adeptes de théories conspirationnistes. Si nous n’avions pas l’avantage, si on peut oser le dire, de présenter les exemples concrets de la Libye et de la Côte d’Ivoire, qui n’ont rien de fictif. (…) Que ferons-nous, nous Africains, quel que soit le continent de notre demeure, afin de s'assurer que demain nous appartient ?  

 

Thabo Mbeki

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 16:19

Exclusif! Echec de la rencontre Wade Obasandjo. Wade continue à s'accrocher au pouvoir comme tout bon dictateur.

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Que se sont dit Abdoulaye Wade et Olusegun Obasanjo ? (Par Cheikh Yérim Seck)

Mercredi 22 février, alors qu'il revenait d'un périple dans la banlieue qui l'a mené à Pikine et à Guédiawaye, Abdoulaye Wade a reçu l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, arrivé à Dakar à la tête d'une mission d'observation électorale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et de l'Union africaine (UA). Et lui a lancé: "Je viens de Guédiawaye où une foule immense m'a accueilli. Les Sénégalais m'aiment... Dommage que tu n'étais pas avec moi pour t'en rendre compte de visu". Pour s'entendre répondre: "J'étais en train de discuter avec les leaders de l'opposition et de la société civile...". "Je suis content que tu sois là pour être témoin de ma victoire. Je vais les battre à plate couture. Et dans la plus grande transparence, comme tu pourras l'observer", a poursuivi Wade. Réponse: "L'essentiel est que la paix soit sauve à l'issue de l'élection. Je m'attelle à rencontrer et discuter avec tous les acteurs pour y contribuer. Il faut que le Sénégal reste la référence en matière de démocratie qu'il a toujours été en Afrique." "Je te soutiens dans cette démarche, a réagi Wade. J'ai toujours prôné le dialogue politique. Ce sont mes adversaires qui n'en ont jamais voulu. Ta présence peut servir à les ramener à la raison. Je suis ouvert, sauf pour des arrangements qui violent nos lois comme le report de l'élection."
Puis les deux hommes ont replongé dans leur passé commun et abordé des questions personnelles et d'autres qui touchent à l'Afrique et au monde. Ils reviendront sur le sujet Sénégal quand Obasanjo finira de recevoir tous les acteurs du processus électoral.   

 

Source : dakaractu.com

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 01:03

Documentaire : L'Affaire Enoh Meyomesse – Un complot d’Etat.

           

 

                           http://www.youtube.com/watch?v=iBbjilkPvf4

 

 


 

Plus d’info sur l’Affaire Enoh : Lire

Contacter le comite Liberenoh@yahoo.com

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 00:57

L’Afrique de l’ouest dans la tourmente à cause d’un trio infernal  Compaore – Ouattara – Wade.

 

 

      Tribune libre de Guy Labertit

 

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Cedeao.  Ouattara démasqué

Alors qu’il vient d’être porté à la tête de la Cedeao, Guy Labertit démasque Ouattara

Dans cette tribune, Guy Labertit, ex-délégué Afrique du Parti socialiste français et compagnon de route du mouvement de démocratisation du continent, commente l’élection à la tête de la CEDEAO d’Alassane Ouattara, un homme qui dirige pourtant un pays sous perfusion économique et sous tutelle politique. Et dont le régime se fourvoie dans l’arbitraire et la mauvaise gouvernance.

A l’issue du dernier sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui vient de se tenir à Abuja les 16 et 17 février 2012, Alassane Ouattara en a été élu le président en exercice. Même si l’on peut penser que le tour de la Côte d’Ivoire était venu, ce n’est pas un mince paradoxe que de voir charger un chef d’Etat des différents problèmes de l’ensemble ouest africain alors que la situation dans son propre pays, la Côte d’Ivoire, est pour le moins précaire.

Les douze travaux d'Alassane Ouattara

Ses meilleurs alliés dans la sous-région sont, ou ont été récemment, contestés, que ce soit Abdoulaye Wade, candidat discuté à la présidence du Sénégal, à 86 ans officiels, ou Blaise Compaoré, à la tête du Burkina Faso depuis vingt-cinq ans et qui rêve d’un nouveau bail en 2015 ! Les crises aigues se multiplient dans la sous-région avec la déstabilisation des pays du Sahel, liée à une politique aventureuse de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Otan en Libye qui a éliminé Kadhafi, au nom de la démocratie, mais réduit à néant l’Etat dans ce pays livré à des milices antagoniques sans projet politique. Le Nigeria se déchire à travers les velléités indépendantistes dans le delta du Niger riche en pétrole au Sud et l’irrédentisme meurtrier de la secte islamiste Boko Haram qui veut chasser les chrétiens du Nord du pays. Au regard de la gestion de ces questions brûlantes, comment le nouveau président de la CEDEAO aura-t-il le temps de se consacrer aux immenses tâches qui l’assaillent en Côte d’Ivoire ? A moins qu’il ait choisi de déléguer ses affaires domestiques à ses puissants alliés extérieurs et aux institutions internationales.

Cette politique de fuite en avant a quelque chose de surréaliste. Les commentaires des spécialistes africanistes qui évoquent le double axe Côte d’Ivoire/Nigéria Côte d’Ivoire/Burkina Faso au sein de la CEDEAO prêteraient à sourire si le peuple ivoirien ne continuait de vivre un cauchemar. La Côte d’Ivoire est un pays dont l’ensemble des cadres de l’ancienne majorité présidentielle, qui représente la moitié de l’électorat, sont en prison ou en exil.

 

Après sept mois d’enfermement inhumain à Korhogo, malgré les tristes déclarations de l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan (photo) qui le disait bien traité suite à la mascarade organisée pour sa visite en compagnie de Desmond Tutu et Mary Robinson, le Président Gbagbo est détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 30 novembre 2011. Le procureur Ocampo n’a toujours pas communiqué à la défense les charges qui motivent cette détention et n’a inquiété aucun des cadres du régime actuel pourtant directement impliqués dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis la fin de l’année 2002. A signaler qu’en attendant l’audience de confirmation des charges du 18 juin, Laurent Gbagbo bénéficie d’une aide judiciaire pour
organiser sa défense.

Où sont donc les fonds cachés du Président que le quotidien français Le Monde du 11 mai 2011, sous la plume fertile de sa correspondante à Genève, Agathe Duparc, situait en Suisse ? Les enquêteurs de la CPI, que l’on ne peut soupçonner de complaisance pour leur détenu, n’ont, pour leur part, toujours rien trouvé. Encore un exemple de manipulations médiatiques. Dès lors, que signifie l’inculpation du Président Gbagbo par la justice ivoirienne pour « crimes économiques », lui qui bénéficie d’un aide judiciaire ? Pas besoin d’enquête approfondie pour situer les biens immobiliers des têtes actuelles de l’Etat ivoirien, A. Ouattara et Guillaume Soro.

De plus, des centaines de cadres de l’ancienne majorité présidentielle ont leurs comptes bancaires bloqués et la totalité de leurs fonds gelés depuis un an. Eux et leurs familles sont condamnés à la survie et plusieurs décès parmi les sanctionnés, dont le plus récent est celui du maire de Cocody, Jean-Baptiste Gomont Diagou, attestent qu’ils ne peuvent même plus se soigner. Pourtant, on se plaît à répéter que la Côte d’Ivoire a renoué avec la démocratie et le respect des droits humains. Faut-il croire que le nouveau président de la CEDEAO restera insensible au sort de la moitié du peuple ivoirien puisqu’il a maladroitement déclaré qu’il allait faire du rattrapage auprès des populations qu’il estimait lésées par le précédent régime ? Il a un point commun avec l’actuel président français, son ami de vingt ans Nicolas Sarkozy, c’est celui de diviser les Ivoiriens comme son tuteur divise les Français.

Bien qu’en campagne électorale par gros temps, le capitaine Nicolas devra garder un oeil sur la lagune Ebrié, dont la surface lisse dissimule des fonds fangeux, car son quartiermaître Alassane va être très pris par sa nouvelle fonction à la tête de la CEDEAO. C’est que depuis l’arrestation du Président Gbagbo, le 11 avril 2011, « sous les bombes françaises », pour reprendre ses termes lors de l’audience de la CPI du 5 décembre, le Président Sarkozy s’est montré prodigue à l’égard du régime d’Alassane Ouattara. A commencer par les quatre cent millions d’euros annoncés par la France dès la fin du mois d’avril 2011 pour payer de prétendus arriérés de salaires alors que son prédécesseur avait honoré ces paiements jusqu’en février inclus malgré les fermetures des filiales des banques françaises.

Il faut y ajouter un mirobolant contrat désendettement/développement, quatre fois supérieur au plus avantageux accordé jusque-là au Cameroun, annulant sur quinze ans la dette de 2,25 milliards d’euros (1472 milliards de francs CFA) essentiellement contractée par les régimes PDCI auprès de l’Agence française de développement (AFD) qui avait cessé tout engagement financier en Côte d’Ivoire depuis 2002. Encore faudrait-il que les recettes de l’Etat suivent pour que cette mesure ne se limite pas à un simple jeu d’écritures. Enfin, l’effacement d’un milliard d’euros de dette bilatérale a été évoquée lors de la récente visite d’Etat d’Alassane Ouattara à la fin janvier 2012.

La Côte d'Ivoire sous perfusion et sous tutuelle

Le soutien politique de la France a été sans faille. La présence du président Sarkozy, fait inédit dans l’histoire des relations françafricaines, à l’investiture d’Alassane Ouattara le 21 mai 2011, la visite officielle du Premier ministre François Fillon les 14 et 15 juillet, le déplacement du secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, les 21 et 22 octobre, suivi par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, les 6 et 7 novembre, pour faire le point sur les questions de sécurité, laissent à penser que les liens privilégiés ressortent de liens tutélaires qui ne sont pas sans rappeler les années soixante. Le parfum néocolonial se fait entêtant à travers la présence stratégique, sur place à Abidjan, de personnalités françaises.

Depuis mai 2011, Philippe Serey Eiffel (photo) , éphémère directeur des Grands travaux alors que Ouattara était le Premier ministre d’Houphouët-Boigny, a l’oeil sur les questions économiques. Le conseiller d’Etat en France Thierry Le Roy l’a rejoint en 2012 pour l’organisation de la réforme de l’Etat. Le général Claude Réglat, ancien commandant des Forces françaises au Gabon, gère les questions de sécurité et la réorganisation des services ivoiriens. Sans oublier les petites mains de la barbouzerie, comme Jean-Yves Garnault, l’ancien agent de la DST française, passant du service de Laurent Gbagbo à celui d’Alassane Ouattara.

Un tel empressement valait bien la remise de décorations de l’Ordre national de la Côte d’Ivoire à près d’une centaine récipiendaires lors de la visite d’Etat en France d’Alassane Ouattara. Certains universitaires français ont choisi d’être absents, mais politiques, hommes d’affaires, militaires, diplomates, intellectuels, petits et grands, unis par un même soutien historique ou récent à Alassane Ouattara, ont été récompensés, y compris l’épouse du directeur de publication de Jeune Afrique Béchir Ben Yahmed. La France n’a pas été chiche en décorant les membres du gouvernement ivoirien et du cabinet présidentiel présents à Paris.

La signature d’un nouvel accord de défense franco-ivoirien à Paris, le 26 janvier 2012, lors de cette visite d’Etat, à l’heure où la France a décidé de limiter sa présence militaire permanente sur le continent africain, révèle que Paris veut donner des gages sécuritaires à son nouveau protégé qu’elle a tout fait pour imposer à la tête de la Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo, pour sa part, voulait mettre un terme à cette présence permanente après le retrait de la Force Licorne. Mais le nouveau chef de l’Etat ivoirien avait déjà voulu masquer une certaine impuissance à maîtriser la sécurité sur l’ensemble du territoire en proposant aux grandes puissances le 22 septembre dernier, lors de son discours à la dernière Assemblée générale des Nations Unies, de faire de la Côte d’Ivoire une plateforme de la lutte contre le terrorisme international. Les Etats-Unis, à l’image de leur imposante ambassade bunker d’Abidjan, ne sont sans doute pas insensibles à ce discours qui pourrait préfigurer une implantation d’Africom (Commandement des forces américaines en Afrique) en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, ils n’ont jamais caché leur intérêt pour le pétrole du Golfe de Guinée.

Du reste, oubliés en septembre 2011 par le Président Gbagbo qui avait partagé un premier bloc entre Total et la Côte d’Ivoire (public et privés), ils viennent d’être associés, par le biais d’Anadarko Petroleum Corporation, avec CNR, major canadienne, et Total à l’octroi de trois blocs pétroliers prometteurs… L’arrivée à Abidjan, le 16 janvier 2012, d’Hillary Clinton accompagnée de William Fitzgerald, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, a traduit une forte ambition en matière militaire, énergétique et commerciale. La réalisation de ce projet a été facilitée par la politique de Nicolas Sarkozy, marquée du double sceau d’une vieille amitié personnelle avec Alassane Ouattara et d’un atlantisme fondamental, malgré quelques rodomontades qui font plutôt sourire qu’inquiéter Washington.

Toutes ces visites officielles des représentants du monde occidental, auxquelles la venue à Abidjan du vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai jun, reçu par A. Ouattara le 24 juin 2011, ne peut servir de contre point, sont l’occasion de discours lénifiants sur le retour de la paix en Côte d’Ivoire ou sur la réconciliation. Pourtant, la peur des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) règne toujours à l’intérieur du pays, la justice des vainqueurs continue de passer et la Commission «dialogue, vérité, réconciliation» dirigée par Charles Konan Banny, peine même à exister….

L'arbitraire politique et économique en guise de "gouvernance"

En matière de gouvernance, terme cher aux institutions internationales, la non installation, en février 2012, d’une Assemblée nationale dont les membres ont été élus le 11 décembre 2011, fait tache. Certes, les législatives seront reprises dans 11 circonscriptions le 26 février suite à l’invalidation des scrutins par le Conseil constitutionnel, le 31 janvier dernier, pour cause de fraudes alors même que l’ancienne majorité avait boycotté la consultation électorale ! On comprend mieux le refus de la communauté internationale de recompter les bulletins lors de l’élection présidentielle contestée de novembre 2010….

A la tête de l’Etat, Alassane Ouattara recourt donc à des ordonnances sans loi d’habilitation, y compris sur des questions aussi importantes que l’âge de la retraite. Ce dernier a eu beau répété à l’envi pendant sa visite d’Etat en France qu’il n’y a pas de justice des vainqueurs, que la paix est revenue et que l’armée est réunifiée, il n’empêche qu’aucun de ses partisans n’a été inquiété par la justice depuis dix mois, que l’opposition voit ses meetings perturbés ou attaqués violemment (un mort et soixante huit blessés le 21 janvier lors d’un meeting du Front populaire ivoirien) et que les FRCI incarnent l’arbitraire et la répression.

Faisant suite à bien d’autres, les exactions commises par ces FRCI à Vavoua, le 18 décembre 2011, ont contraint le chef des Armées à des menaces fortes, qui sont restées sans effet comme le montrent les dernières victimes d’Arrah le 12 février 2012. Véritable maître du jeu en matière sécuritaire, le Premier ministre et ministre de la Défense, Guillaume Soro, et les anciens commandants de zones rebelles dont l’impunité agace visiblement les protecteurs occidentaux du régime en place, pourraient voir l’étau de la justice se refermer sur eux. Toutefois, si cette perspective se confirmait, ils ne manqueraient pas de tout mettre en oeuvre pour révéler des éléments confirmant la complicité d’Alassane Ouattara avec la rébellion depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2002. Au sommet de l’Etat, c’est donc une sorte de fragile équilibre de la terreur qui persiste.

Après la chute d’Abidjan, l’assassinat par les FRCI, en avril 2011, du sergent chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, très proche d’Alassane Ouattara depuis les années 1990 et dans le secret de tous les coups d’Etat depuis 1999, a éliminé un témoin gênant, frère ennemi depuis 2003 du Premier ministre Guillaume Soro. L’action de son « commando invisible», ravageur dans la commune populaire d’Abobo où les partisans de Ouattara sont majoritaires, a joué un rôle décisif en liaison avec l’ONUCI et la Force Licorne pour écarter Laurent Gbagbo.

A l’évidence, Hillary Clinton, qui veut pousser l’avantage pour les Etats-Unis, a conscience de ces manquements démocratiques qui n’autorisent pas la Côte d’Ivoire à bénéficier du Millenium challenge account, convoité par Ouattara, accordé par les Etats-Unis aux pays en développement s’inscrivant dans les objectifs du millénaire définis par les Nations Unies. Les protecteurs occidentaux du nouveau régime hésitent au regard de cette mal gouvernance à accorder le fameux point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). L’opposant Ouattara dénonçait le Président Gbagbo quand il avait obtenu du FMI et de la Banque mondiale le point de décision de l’initiative PPTE le 30 mars 2010 en disant que c’était une honte que ce pays soit classé parmi les pays très endettés.

Il est piquant de voir que, devenu Président, il multiplie en 2012 les suppliques pour l’allègement de la dette. Rappelons que cette dette est à mettre au compte quasi exclusif des régimes d’Houphouët-Boigny, achevé par les trois ans de primature de Ouattara, et de Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo n’ayant pu guère compter pendant l’essentiel de sa présidence sur des engagements financiers extérieurs…

Cette décision de point d’achèvement dépend de l’exécution de réformes structurelles, notamment celle de la filière café cacao. Dans le négoce du cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, A. Ouattara, par l’intermédiaire de son épouse Dominique, dispose de relais familiaux. On sait qu’un fils de son précédent mariage, Loïc Folloroux, est le directeur Afrique du groupe britannique Armajaro, trader agressif qui a spéculé par des achats colossaux de cacao en 2002 (avant la tentative de coup d’Etat) et 2010 (avant les élections) dans le but de déstabiliser le régime Gbagbo. Ce groupe bénéficie des largesses de la Banque mondiale par le biais de la Société financière internationale (SFI) et se partage, bon gré mal gré, le secteur avec les Américains Cargill et ADM qui ont toujours eu les yeux de Chimène pour le Premier ministre libéral que fut Ouattara au début des années 1990.

Le frère et une nièce de Dominique Ouattara, Marc et Noelle Nouvian, sont actionnaires d’une nouvelle société de négoce international (Soneici) de fèves de cacao, dirigée par Hervé Dominique Alliali. Il est vrai que le Premier ministre Guillaume Soro s’est taillé la part belle avec l’installation de cols blancs rebelles (André Ouattara et autre Ismaël Koné) au sein du Conseil café cacao mis en place le 24 janvier 2012. Ces pratiques illustrent une approche qui n’est pas sans rappeler celle d’un chef d’Etat français qui, lui aussi, avait promis l’avènement d’une République irréprochable…

Dans quelques semaines, les Français vont élire leur Président et on ose espérer que leur choix ne sera pas sans conséquence sur cette anachronique relation franco-ivoirienne. Le principal concurrent du Président sortant, le socialiste François Hollande, annonce dans ses 60 engagements pour la France : «Je romprai avec la «Françafrique» en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité». Alors, on a envie de crier «chiche !», malgré le triste silence ou l’approbation des dirigeants socialistes français, à de rares exceptions près, lorsque Nicolas Sarkozy bombardait Abidjan avec l’aval de l’ONU pour écarter le Président Gbagbo, celui qui, élu en 2000, avait voulu porter un projet social démocrate sur le continent africain et en a été empêché dès 2002.

Source : Abidjan.net 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine