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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 10:02

La francafrique  aux trousses du Prince Obiang Nguema Bazogo.

 theodorin_nguema_obiang.jpgTheodoro Obiang Nguema Bazogo Minitre de l'Agriculture de  la Guinée Equatoriale.

 

 

           Suite au feu vert donné aux juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman par le parquet de Paris  par l’entremise du Procureur François Molins le 4 avril pour la délivrance d'un mandat d'arrêt international pour "blanchiment"  et détournement de fonds publics équato-guinéens contre le fils du président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang. C’est la panique au palais de Malabo. Le régime de la foret équatoriale ne comprend pas pourquoi la justice française s’acharne sur le rejeton Théodoro.  


Pourquoi ce mandat maintenant ? Alors le régime de Malabo, malgré sa dictature sanglante et familiale a pu redonner espoir aux équato-guinéens qui sont content de leur dictateur, qui accumule des succès économiques depuis le début de l’exploitation pétrolière. Alors que dans les pays frontaliers comme le Cameroun, le Gabon ou le Congo ou cette manne coule depuis des décennies, même l’eau à boire la population n’a plus.


D’où la question que veut –on au Prince Theodoro Obian de Guinée ?

L’héritier traditionnel au trône du royaume de la guinée équatoriale.

Selon un anonyme expert de la francafrique que nous avons pu joindre au téléphone, on reproche au Prince Theodoro Obiang de Guinée quatre choses.

-         La première c’est de montrer l’exemple en Afrique centrale, à quoi pourrait servir l’argent des ressources minières et énergétiques bien qu’étant une dictature pure et dure ;

-         La famille obiang a totalement changé le pays en quelques années et les guinéens en sont reconnaissants. Ceci ne plait aux collègues dans les environs qui peine, même à donner de l’eau à boire à leur peuple ;

-         Il se pourrait que  la famille obiang n’ait pas voulu donner des mallettes d’argent pour la campagne électorale en France.

-         La guinée équatoriale en quelques années est devenue le pays le plus puissant de la banque des états de l’Afrique centrale. Autrement dit aujourd’hui c’est la guinée équatoriale qui détient le chéquier commun. Ceci qui a ralentit les détournements qui étaient devenus le jeu de prédilection des bankters de La BEAC.

N’oublions pas que la Guinée équatoriale est une dictature pure et dure et qu’en dictature dans les pays Africains, c’est le fils qui reprend la relève lorsque le père s’en est allée dans l’au-delà. Dans le cas des obiangs tous les éléments démontrent cette éventualité.  Généralement les fils assurent toujours la continuité du pouvoir, puisqu’ils l’ont reçu en héritage.  Donc n’étant pas peut-être très proche de la francafrique quelques intimidations s’imposent pour assurer son encrage.


Par Gabriel Ahi                                                                                                 Afrohistorama n’est responsable du contenu. 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 13:41

Elecam

 

CAMEROUN:NON A CE PROJET DE CODE ELECTORAL!!!

5 000 000 F CFA  pour être Candidat à la Députation ?

            100 000 F CFA pour être Conseiller Municipal ?

On exclut les jeunes, les femmes, les pauvres ? Jamais !!! 

 

Le peuple dit Non ! Je dis Non ! Nous disons Non ! 

L’Assemblée Nationale doit dire NON à la confiscation du pouvoir par les mauvais riches. 

Le Cameroun nous appartient à nous tous et toutes ! 

Toi et Moi, nous avons le droit d'être Conseiller Municipal, Maire ou Député 

OUI POUR UN CODE ELECTORAL CONSENSUEL, élaboré dans le dialogue avec tous/tes les Camerounais/es 

Le Peuple d’Abord ! 79 77 55 47 - Joins toi à nous ! 

 -------------------------------------------------------------------------------------------------------

NO TO THIS BILL FOR A NEW ELECTORAL CODE !!! 

5 000 000 FCFA to become a Parliamentarian ?

            100 000 F CFA to become a Councillor ?

A law that excludes Youth, Women, the Poor ? Never !!!

 

The People say No ! I say No ! We say No! 

The National Assembly must say NO to the confiscation of power by the rich 

Cameroon belongs to all of us ! 

You and I have the right to be Councillor, Mayor or Parliamentarian 

YES TO AN ELECTORAL CODE THAT IS CONSENSUAL and defined in dialogue with all Cameroonians 

The People First ! 79 77 55 47 – Join us !

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:58

Le préfet d’Ebolowa  encore appelé le préfet tortionnaire a encore  frappé. Cette fois sur un journaliste.
Irene ngongLe pr
éfet d'Ebolowa.


IL S'EN AURAIT PRIS AU JOURNALISTE DU JOUR QUI AVAIT RÉVÉLÉ L'AFFAIRE DU GARDE DU CORPS TABASSE. SI TEL EST LE CAS QU'ATTENDENT LES AUTORITÉS POUR LE SUSPENDRE?

"Ebolowa: Jérôme Essian, Reporter du quotidien Le Jour, séquestré par le Préfet
Irené Galim Ngong accuse le journaliste d'avoir relayé l'incident qui le divise avec son garde du corps.

La nouvelle s'est répandue dans la ville comme une traînée de poudre. Jérôme Essian, correspondant du quotidien Le Jour à Ebolowa, ne s'est pas totalement remis des traumatismes à lui causés par la séquestration dont il a été victime de la part du préfet de la Mvila, mercredi, 4 avril 2012 dernier. Le chef de terre qui avait tabassé son garde du corps, le gardien de la paix Dieudonné symphorien Olouna, a voulu en découdre avec le journaliste qui, de son aveu personnel, a détruit sa vie et sa personnalité en relayant l’incident en question dans son journal.

Jérôme Essian, qui poursuivait ses investigations dans cette affaire qui continue à alimenter les débats dans la ville, s'est rendu à la préfecture, à l'effet de recueillir la version des faits de M. Galim Ngong. Des sources concordantes, ce dernier aurait rejeté en bloc les accusations portées contre lui par son ancien garde du corps devant le gouverneur du Sud. Mais, contre toute attente, notre confrère a été conduit au bureau du préfet manu militari: «à cause de tes articles, on m'appelle de partout même en Europe comme si j'étais devenu la seule actualité de la ville», se plaignait-il.

Enervement

Après avoir fait venir de toute urgence dans son bureau le régisseur de la prison centrale d'Ebolowa, le commandant de compagnie de gendarmerie de la Mvila, le commissaire central, le commissaire spécial, les sous-préfets d'Ebolowa I et II, le délégué régional de la communication et ses proches collaborateurs, le préfet a soumis le journaliste à un rude interrogatoire qui aura duré trois heures d'horloge, révèle notre confrère. «A maintes reprises, il m'a obligé à lui révéler mes sources d'informations et l'origine de sa photo qui accompagne mes articles», explique le journaliste.

Les trois articles à l'origine de la séquestration ont, par ailleurs, fait l'objet d'une lecture solennelle au cours de cette séance de torture psychologique, où menaces et intimidations ont été servies à chaud au journaliste. «Il m'a dit que si jamais il voyait les articles concernant mon interpellation dans les journaux, il m'enverrait en enfer. J'en profite pour prendre l'opinion nationale et internationale à témoin. Car, je n'ai fait que mon travail. Cela dit, si quelque chose m'arrive un de ces quatre matins ou à un membre de ma famille, c'est le préfet qui en sera le premier responsable», a avisé Jérôme Essian.

Dans son état d'énervement, l'envie de molester le journaliste a amené celui qui a la réputation de terroriser les autres responsables de l'administration d'Etat, notamment les délégués régionaux en service à Ebolowa, à taper violemment du poing sur la table à chaque prise de parole, en signe de désespoir. Une attitude qui n'a pas empêché Liliane Florence Bobé, déléguée régionale de la communication du sud, dont la présence à ces assises a été exigée par le journaliste, à lui cracher la vérité.

Pour elle, la démarche du préfet était maladroite en ce sens qu'elle constitue une atteinte à la liberté de la presse et d'expression. Samedi matin, Saint Luc Tchaga, journaliste à Crtv-sud, et son chef de station, Alain Fouba Tonyama ont, à leur tour, copieusement été menacés et intimidés par le préfet Galim Ngong. Lequel les accusait d'avoir relayé la séquestration de Jérôme Essian à l'émission «Thermosta» du poste nationale.

Après Emmanuel Eba Bekale, secrétaire général de la communauté urbaine d'Ebolowa, Jérôme Essian est la deuxième personne à être séquestrée par ce professeur de droit à qui la hiérarchie de la police vient de retirer le troisième garde du corps depuis son arrivée à Ebolowa en 2010."


Par Guy Roger MVONDO                                                                                                                        Source : Mutations

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 08:58

Belgique: Des membres de Action Citoyenne Pour la Promotion des Droits Humains étaient en conclave le week-end dernier à Bruxelles.

 

 

  tapis-rouge-a-bruxelless-2.jpg

 



Le long week- end pascal n'a pas du tout été aisé pour les membres d’Action Citoyenne Pour la Promotion des Droits Humains à Bruxelles. Sur invitation spéciale de la communauté des associations camerounaises de Belgique, Koko Ateba Banemeck Luc et Tchaptchet Salomene, partis de Paris en France  ont été accueilli à Bruxelles et à Louvain-La-Neuve Université par plusieurs responsables des associations camerounaises basées en Belgique et des responsables de la société civile et politique belge 

Il est précisément seize heures et trente minutes samedi dernier lorsque la délégation de Action Citoyenne Pour la Promotion des Droits Humains  fait son  entrée dans la grande salle du Placet située à Louvain-La-Neuve Université 

Koko Ateba, Banemeck Luc, Tchaptchet Salomene ont  tenu à présenter en deux heures d’entretien avec les hôtes du jour les affaires du bébé de Vanessa Tchatchou, du bébé de Nkolo etc. volés au Cameroun depuis des mois sans oublier le trafic des enfants qui a désormais pignon sur rue au Cameroun.

Makanaky Koko Tchaptchet 

Selon KOKO Ateba la présidente de ACP-DH, son association qui fédère plusieurs leaders de groupes de soutien à Vanessa et d'autres organisations de défenses et de promotion des droits humains, entend mener des actions concrètes sur le terrain afin de sensibiliser les autorités camerounaises à la nécessité du respect des droits humains 

Pour elle, le silence des autorités camerounaises face au trafic des enfants ressemble à "un aveu de complicité de volonté  des autorités camerounaises de couvrir un certain nombre de personnes supposés impliquées dans les affaires de vols de bébés au Cameroun".  

Elle a également fait le point sur la conférence internationale  de Bruxelles qui aura lieu le 26 mai prochain sur le trafic des enfants au Cameroun. Conférence au cours de laquelle des personnalités telles Shanda Tonmé du Cameroun, Bertrand Teyou du Mexique, Yolande Ambiana de France, Félicité Ngadja du Canada etc. sont annoncées. 

Bien avant, c'est-à-dire le 18 mai, une soirée culturelle d’Action Citoyenne Pour la Promotion des Droits Humains sera organisée à Paris. Une soirée de lancement des activités de ACP-DH en France qui connaitra la participation des artistes  de grande renommée aussi bien connus en Afrique qu'en France 

  

Toujours ce samedi 7 avril 2012 à Bruxelles, la délégation de ACP-DH a eu des échanges avec Cyrille Makanaky, l'ancien « Lions Indomptables » sans oublier l'international Dorge Kouemaha et Thierry Amougou, le président de la Fondation MoumiéKouemaha_Tchaptchet.jpg 

  

Salmomène Tchaptchet a  attiré leur attention  sur le phénomène des trafics d'enfants au Cameroun et a suggéré à ces derniers d'aider les associations camerounaises à contribuer pour le rétablissement de la vérité et la justice au Cameroun  

Selon Banemeck Luc, il s'estime heureux de cette rencontre car, plusieurs camerounais et des amis du Cameroun ont depuis un certain temps les oreilles et les yeux branchés sur les problèmes de leur pays.  

Faudra-t-il le souligner que la délégation de ACP-DH a été accueilli à Bruxelles à son arrivée par Marcel Tchangué du Comité de soutien à Enoh et  Elie Kadji du Code. 

ACP-DH est une association de droit français qui a pour objectif, la défense des droits bafoués de toute personne humaine, la protection des personnes lésées, détenues ainsi que la fourniture de toute assistance susceptible d’améliorer et de résoudre tout problème de la personne en difficulté, l’exécution du programme d’information, de formation de la population et de documentation spécialisée dans le domaine de la prévention de toute forme de mauvais traitements de la personne humaine et des personnes en détention, l’organisation des séances d’écoute et de conseil aux victimes de mauvais traitements, l’initiation de toutes autres activités visant la prévention et l’éradication de mauvais traitements et injustice etc. 

L’Action Citoyenne pour la Promotion des Droits Humains regroupe en son sein des représentants de plusieurs associations ou comités de soutien à Vanessa, des organisations de la société civile camerounaise, française, Mexicaine, belge etc. La présidence de cette association revient à KOKO ATEBA  assistée de Bernard Teyou et la secrétaire générale Salomène Tchaptchet. 

Par Hugues Seumo

Source : Camer.be

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 08:47

 

La CPI secouée par les soupçons de corruption. Luis Moreno Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale accusé de collision douteuse avec guillaume Soro, suite à sa lettre de félicitation.

                   CPI building

 

             Selon une source très crédible, Luis Moreno Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, pourrait  être débarqué de son poste, suite à la révélation de la lettre « Le procureur de la CPI écrit à Guillaume Soro pour le féliciter de sa nomination comme président de l’Assemblée nationale ». Selon cette source, il y va de la crédibilité de la CPI qui a vu son image gravement ternie par les affaires, et dont l’impartialité est de plus en plus mise en doute du fait des allégations de justice des vainqueurs dont elle est l’objet, et du fait qu’aucun pro-Ouattara n’a pour l’instant été inquiété par elle.

En effet, dans une lettre datée du 27 mars 2012 et tombée entre les mains d’IvoireBusiness, Luis Moreno Ocampo s’adressait à Guillaume Soro en ces termes : «J’ai l’honneur de vous adresser mes plus sincères félicitations ainsi que celles de mes collaborateurs pour votre nomination à la présidence de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire. Je tiens à vous réitérer ma reconnaissance pour votre action et votre soutien au travail de mon Bureau en Côte d’Ivoire, et j’espère que vous allez poursuivre la même collaboration de qualité avec mon successeur, Madame Fatou Bensouda. J’espère que nous aurons l’occasion de nous voir dans les toutes prochaines semaines afin de continuer la fructueuse coopération entre votre Gouvernement et mon Bureau».

La gravité de cette lettre est évidente et porte un coup de grâce à la Cour pénale internationale. En effet, Luis Moreno Ocampo est juge-enquêteur de la CPI et a en charge l’enquête sur les crimes commis en Côte d’Ivoire de 2002 à 2011. Il se permet de féliciter Guillaume Soro sur qui il mène en ce moment des enquêtes pour crimes contre l'humanité, en sa qualité de secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), dont l’aile militaire, les Forces nouvelles, est accusée de crimes odieux, de crimes de guerre, et de crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire depuis 2002.

Ocampo enquête également sur Soro devenu ensuite Premier ministre, et ministre de la Défense d’Alassane Ouattara, dont l’armée les FRCI, s'est rendue coupable des pires crimes pendant la période post-électorale, qui a fait officiellement 3000 morts, mais en réalité 10.000 morts, dont 1000 en trois jours commis par les FRCI dans la seule ville de Duekoué, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

La collusion entre la CPI et le régime Ouattara est donc évidente et est grandement mise en évidence par la missive de Luis Moreno Ocampo à Guillaume Soro, même si le cabinet du procureur de la CPI a démenti l’existence d’une telle lettre.

Si l’éviction de Luis Moreno Ocampo est confirmée par la CPI, elle pourra grandement contribuer à la sérénité des débats le 18 juin prochain, jour d’ouverture du procès du Président Laurent Gbagbo.
En effet, tout le monde sait que le procès du Président Laurent Gbagbo à la CPI est un procès éminemment politique dans lequel ce dernier fait figure de bouc émissaire idéal, malgré sa qualité de co-auteur indirect. Ce procès du 18 juin, jusqu’à la découverte de la lettre d’Ocampo à Guillaume Soro, avait pour objet de faire porter le chapeau de tous les crimes commis pendant la période post-électorale, à Laurent Gbagbo, et à lui seul.
Malheureusement, la lettre d’Ocampo à Soro vient de faire gripper la machine, et de discréditer la CPI. Si l’information se confirme, la CPI n’avait d’autre choix que de limoger son sulfureux procureur pour collusion avérée avec l’un des belligérants, ouvrant ainsi la voie à un procès équitable du Président Laurent Gbagbo.
Nous y reviendrons.

 

Christian Vabé                                                                                                                                                                                                     Source : IvoirBusiness

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 08:18

Cameroun: 15 défenseur-ses des droits humains arrêtés et maltraités après un rassemblement pacifique à Maroua.

 

                           mddhldefenders_detained_april_2012_.jpg

 

Le 30 mars 2012 à Maroua, au nord du Cameroun, la police a dispersé un rassemblement pacifique organisé par le Mouvement pour la Défense des Droits de l'Homme et des Libertés – MDDHL.

La police a arrêté le président du MDDHL, M. Abdoulaye Math, et 14 autres membres de l'organisation qui participaient à l'évènement. Les défenseur-ses des droits humains auraient été maltraitées au cours de leur arrestation et de leur détention, avant d'être libérés le même jour.

Quelques jours avant son arrestation, Abdoulaye Math avait publié un communiqué de presse, dans lequel il accusait le procureur local, M. Mamadou Hismaila, certains de ses représentants ainsi que plusieurs membres de la police judiciaire, d'outrepasser les limites de leur pouvoir en toute impunité. Le MDDHL a alors décidé d'organiser un rassemblement public où le contenu de ce communiqué de presse serait lu en public. Le MDDHL a rapporté que les autorités concernées avaient été dûment informées du projet de rassemblement.

Lors de ce rassemblement, le 30 mars 2012 vers 10h00, au "carrefour Djarma", les autorités locales ont déployé un contingent de police afin de le disperser. Selon les membres du MDDH témoins de l'incident, la police a utilisé la force pour disperser le rassemblement et pour procéder à l'interpellation d'Abdoulaye Math et de ses 14 collaborateurs. Certains membres auraient été passés à tabac et blessés au cours de l'arrestation. Ils ont tous été conduits au poste de la police judiciaire, où ils ont été longuement interrogés. Ils ont ensuite été enfermés dans une petite cellule pendant plusieurs heures, avant d'être libérés vers 18h00 le même jour.

Dans une lettre adressée au chef de la sécurité régionale le 2 avril 2012, le MDDHL a porté plainte contre cette arrestation et les mauvais traitements.

Aucune explication officielle n'a été avancée quant aux raisons de la dispersion du rassemblement organisé par le MDDHL. Les échanges entre la police et les personnes arrêtées laissent penser que les autorités considéraient le rassemblement comme illégal, et ce bien que le MDDH ait respecté la loi en vigueur et les ait préalablement informées, et qu'il n'avait pas reçu de notification interdisant l'évènement.

Depuis 2004, Front Line Defenders appelle le gouvernement camerounais à assurer la protection des défenseur-ses des droits humains basés dans la région de Maroua et de prendre en compte les différentes menaces et les actes de harcèlement dont ils-elles sont victimes. Les récentes arrestations et mauvais traitements infligés à Abdoulaye Math et aux 14 autres membres du MDDH indiquent qu'une telle protection n'est pas mise en œuvre.

Source : frontlinedefenders

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 13:24

11 Avril 2011, coup d’envoi de la déstabilisation de l’Afrique ou la ré-esclavagisation de l’Afrique. REGARD SUR LE PASSE, LE PRESENT ET L’AVENIR avec DON MELLO AhouaAncien porte parole de la présidence de la république démocratique de Cote d’ivoire sous le président Laurent Gbagbo.

 

Don Mello micro

Le 28 mars 2011,dans l’attente de la mission du 5 avril 2011 du Ministre des affaires étrangères du Cap-Vert désigné par l’Union Africaine pour une solution négociée du contentieux électoral, la France, l’ONUCI et les rebelles déclenchent la guerre à la Côte d’Ivoire à partir de la ligne de front qui sépare les Forces de Défense et de Sécurité (FDS : forces loyalistes) des rebelles.

A Duékoué les rebelles attaquent le front Ouest et exterminent 800 civils en une journée après avoir établi leur identité. Leur sort est ainsi scellé : souvent égorgés, leur sang est bu comme breuvage d’invulnérabilité.

A Daloa, sur le front centre-Ouest, protégés par des tirs aériens de l’ONUCI, les rebelles prennent possession du deuxième bataillon de l’armée ivoirienne.

A Tiébissou sur le front centre, les FDS sont stoppées par des tirs aériens de l’ONUCI.

A Bondoukou, sur le front Est les chars de l’ONUCI encadrent les rebelles dans leur progression.

Sur tous les sites de combat, l’ONUCI est la compagnie de transport officielle et privilégiée des rebelles et de leurs armes.

Dans leur progression de la ligne de front vers Abidjan, des villages entiers sont brulés, les maisons des pro-GBAGBO saccagées, des civils massacrés et tous les bâtiments publics sont systématiquement pillés, des prisonniers sont libérés et armés pour grossir en nombre le rang des rebelles.

Les forces de défense et de sécurité décrochent des fronts et se regroupent à Abidjan pour organiser la résistance.

La bataille d’Abidjan commence le 31 mars 2011 et les rebelles appuyés par l’ONUCI battent en retraite sous les feux des forces de défense et de sécurité.

Face à cette déroute, dans la nuit du 3 au 4 avril 2011, 7 avions cargos transal de l’armée française débarquent un régiment de bérets verts de la légion étrangère avec des armes lourdes et prennent par effraction l’aéroport international d’Abidjan. Près de 50 chars de l’armée française quadrillent l’aéroport pour permettre le débarquement des hommes, des munitions et des armes lourdes.

Du 4 au 6 avril 2911, les Français sont exfiltrés de leur résidence pour le 43eme BIMA qui est l’actuel camp militaire de l’armée française : la Licorne.

Le bombardement des sites stratégiques des FDS commence le 6 avril 2011 simultanément par des hélicos français et Onusiens.

Le bombardement de la résidence du Président Laurent GBAGBO s’intensifie le vendredi 8 et le samedi 9 avril 2011.

Après avoir détruit le dispositif sécuritaire de la résidence présidentielle et massacré à la bombe des centaines de jeunes patriotes amassés devant la résidence, la chambre du Président est directement visée le dimanche 10 avril 2011 par deux tirs d’hélico à 16h47 et à 16h49 avec pour objectif clair : atteindre mortellement le Président de la République.

N’ayant pas eu le résultat escompté, les tirs reprennent à 18h 41 pour s’achever à 23h47 se soldant par 15 bombardements sur la résidence.

Le lundi 11 avril à 10h les chars de l’armée française se positionnent sur les axes routiers conduisant à la résidence du chef de l’Etat. A 10h20, deux bombardements fracassent l’entrée principale de la résidence et les chars pénètrent dans la résidence.

A 14h05, le ministre Tagro Désiré est mortellement atteint, le Président GBAGBO est arrêté par les forces de l’armée française et remis aux rebelles qui le conduisent au Golf Hôtel d’Abidjan avec son épouse, son fils et certains de ses collaborateurs.

Un homme a été arrêté mais le peuple s’interroge encore et toujours et ces interrogations constitueront autant de contentieux à régler pour juguler totalement la crise ouverte en Côte d’Ivoire et identifier clairement les responsables de la destruction de l’Etat et des massacres ante et post-crises.

1-Doit-on retenir définitivement, avec la jurisprudence ivoirienne, qu’en cas de contentieux électoral comme il en existe et en existera toujours dans toute démocratie, le règlement de ce contentieux se fera par la raison du plus fort? Pourquoi la communauté internationale est restée sourde au recomptage des bulletins de vote proposé par le Président GBAGBO comme dans toute démocratie moderne ou survient un litige électoral et a choisi le chemin de la barbarie pour compter des morts ?

2- Sur quelle base légale et selon quel ordre constitutionnel, sans procès verbal légal dûment signé par l’ensemble des membres de la commission électorale indépendante (CEI) comme le prescrit le code électoral ivoirien, le Président de la commission électorale indépendante et le représentant de l’ONU en Cote d’Ivoire ont-ils annoncé et certifié les résultats des élections présidentielles en Côte d’Ivoire? Est-il possible aujourd’hui d’exhiber un document légal signé par tous les membres de la CEI donnant les résultats des élections présidentielles en dehors de la tradition orale servie pendant la crise par le Président de la CEI et le représentant de l’ONU?

3-Sur quelle base légale, selon quel ordre constitutionnel et quel mandat, l’ONUCI dont l’unique raison d’être en Côte d’Ivoire depuis les accords de Linas-Marcoussis est le désarmement des rebelles a-t-elle convoyé, armé les rebelles et a assisté en spectateur actif au massacre de la population et au pillage de l’Etat et des civils ?

4-Sur quelle base légale, quel ordre constitutionnel, quelle charte ou convention, des banques installées en Côte d’Ivoire ferment-elles leurs portes d’une manière unilatérale, privant la population de ses propres avoirs pour se soigner et se nourrir ? Doit-on comprendre que les entreprises Européennes installées en Côte d’Ivoire échappent aux lois ivoiriennes ? Doit-on comprendre que les accords de coopération UE-ACP peuvent être amendés au gré de l’Union Européenne pour priver la population ivoirienne des biens vitaux à son existence ?

5-Sur quelle base légale, selon quel ordre constitutionnel et quel mandat, l’armée française s’autorise t-elle à braquer l’aéroport international de la République de Côte d’Ivoire pour débarquer ses militaires, bombarder les habitants d’un pays indépendant et souverain, massacrer sa jeunesse, bombarder la résidence du Chef de l’Etat et arrêter le Président constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire ? Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité des forces onusiennes et françaises sont-ils impunis ? L’ONU donne t-elle des mandats pour perpétrer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité et combattre les décisions des institutions souveraines d’un pays membre?

6-Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, le candidat à la présidence de la République du RDR s’autoproclame Président des ivoiriens et le secrétaire général des forces rebelles se fait-il élire Président de l’Assemblée Nationale sans remplir les conditions d’éligibilité?

7- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel des milliers d’ivoiriens sont contraints à l’exil, d’autres emprisonnés sans motif, des comptes bancaires gelés, des plantations occupées par des étrangers, des étudiants en vacance permanente, des travailleurs licenciés pour leur appartenance politique ou leur origine ethnique ?

8- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, des civils appelés DOZOS, sans permis de port d’armes et sans avoir été recrutés dans l’armée, la gendarmerie ni la police, se donnent pour mission d’assurer la sécurité des ivoiriens avec droit de vie et de mort sur chaque citoyen en toute impunité ?

9- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, les manifestations pacifiques de l’opposition sont systématiquement réprimées avec morts d’hommes et destruction de bien en toute impunité ? Quel est ce modèle de démocratie qui a peur de la concurrence politique et qui préfère emprisonner le Président et les vice-présidents, des cadres du plus grand parti pour mieux installer la démocratie?

10-Quel Etat de droit, quelle démocratie et quel ordre constitutionnel veut-on promouvoir dans la sous région lorsqu’on les ignore notoirement chez soi, imitant ainsi le cordonnier mal chaussé ?

Voilà dix questions dont les réponses permettront, à notre sens, de régler définitivement la crise ivoirienne, de situer les responsabilités et clarifier nos rapports avec les partenaires internationaux pour emprunter le chemin de la démocratie, de la paix et du développement dans l’unité.

La destruction de l’Etat de Côte d’Ivoire a commencée en fait le 19 septembre 2002. Elle s’est achevée par la destruction de la résidence du Chef de l’Etat et son arrestation par les forces françaises le 11 avril 2011, laissant un pays exsangue et sans Etat où le banditisme à grande échelle est organisé pour piller les ressources du pays, massacrer, emprisonner et exiler toute forme de résistance. L’occident impérialiste, criblé de dette et avec un chômage croissant, a trouvé comme solution à la crise de la dette et au redressement de son économie, le pillage à mains armées par rebelles interposés des richesses des pays faibles. L’Afghanistan, réservoir de gaz, de pétrole, de cuivre, de fer et de pierres ornementales, a ouvert le bal suivi de l’Irak, du Soudan, de la République Démocratique du Congo (RDC), de la C ôte d’Ivoire, de la Libye etc.

La procédure est bien rodée. Cela commence par une campagne médiatique qui désigne le régime du pays de dictature et donc son Dirigeant de dictateur qui massacre ses compatriotes à l’arme lourde ou à l’arme de destruction massive. Alors la machine se met en branle, la France, l’Angleterre ou les USA font voter à l’ONU une résolution à but humanitaire mais qui dans son exécution se transforme en bombardement du pays voire l’assassinat de son dirigeant. La CPI menace uniquement un camp et passe sous silence les crimes de l’autre camp. Le chaos se met en place pour permettre le pillage des matières premières du pays.

Tout pays faible possédant des matières premières et non soumis à cet ordre, est ou sera considéré comme un pays de dictature où les dirigeants sont subitement pris de folie, massacrant leurs citoyens et détournant les richesses de leur pays. Les anciens colons qui n’ont pas fait preuve de respect des droits de l’homme lorsqu’ils colonisaient ces pays, se découvrent des dons de protecteurs des peuples qu’ils ont opprimé des siècles durant et qu’ils continuent d’exploiter. A l’inverse, les dirigeants de tout pays installés par bombardement, ont le droit de massacrer leur peuple et de piller ses richesses avec le silence assourdissant de leurs parrains. Les régimes actuels d’Afghanistan, d’Irak, du Soudan du Sud, de la Côte d’Ivoire et de Libye enregistrent plus de massacres et de pillages que les régimes les ayant précédé mais sont considérés comme des exemples de démocratie et de respect des droits de l’homme par leurs parrains avec la bénédiction de la Cour Pénale Internationale. La population quant à elle, attend toujours les pluies de milliards promis dans ces différents pays depuis dix ans pour certains et ne voit autour d’elle que des pluies de massacres et de pillages.

La Côte d’Ivoire s’est malheureusement inscrite sur cette longue liste d’attente de pluie de milliards et le régime n’a d’autre choix que de prolonger la campagne électorale là où le peuple attend des solutions à ses problèmes. Incapable de rassembler les ivoiriens et d’assurer la mission première d’un Etat : la sécurité des biens et des personnes, le régime s’est lancé dans une campagne d’auto réconciliation et d’auto satisfaction sur l’achèvement des travaux et programmes du régime précédent et un recours massif à l’assistance technique et militaire française en mettant au chômage les compétences nationales avec un ré endettement incontrôlé hypothéquant dangereusement l’avenir.

Durant plusieurs siècles, avec la complicité de certains de ses fils, l’Afrique a toujours pensé que son salut viendrait de l’extérieur et de l’extérieur est venu l’humiliation, la soumission et la pauvreté. Aujourd’hui encore, il en existe malheureusement certains qui attendent des pluies de milliards sous un ciel peu nuageux asséché par l’harmattan de la dette de l’occident impérial.

Le temps de la responsabilité pleine et entière est venu et le développement de l’Afrique ne sera que l’œuvre des africains dignes et responsables débarrassés de tout complexe agissant dans l’unité et la solidarité. Les dignes fils d’Afrique doivent donc rompre avec l’inaction et le silence pour se donner les moyens nécessaires de redresser le destin tordu de notre continent et fermer la honteuse parenthèse de la tentative de recolonisation.

 

DON MELLO Ahoua                                                                                                                                                                                      Docteur Ingénieur                                                                                                                                                                 Source :eburnienews 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:45

Guinée : Règlement de compte entre Le Général Sékouba Konaté et Capitaine Moussa Dadis Camara par media interposés.

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Dans une longue interview accordée à certains médias privés de Guinée à partir d’Addis Abeba, le Général d’Armée Sékouba Konaté a répondu à la dernière sortie du l’ex-chef de la junte au pouvoir en Guinée, le Capitaine Moussa Dadis Camara. Une sortie (Dadis charge konaté article koaci.com) aucour de laquelle, le capitaine Dadis n’a pas du tout été tendre avec son ancien bras droit.

 

Le Général Sékouba Konaté et le Capitaine Moussa Dadis Camara

D’entrée de jeu le Général Konaté est revenu de long en large sur la prise du pouvoir après la mort de feu Général Lansana Conté en fin décembre 2008 en ces termes: » Si je dis que je vais tout expliquer sur la prise du pouvoir par l’armée en 2008, cela va prendre des jours, mais je vais donner quand même quelques éléments. Avant la prise du pouvoir par le CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement Ndlr) vous savez qu’il y avait eu en Guinée une mutinerie pendant laquelle les gens ont voulu prendre le pouvoir du Général Lansana Conté ; mais ceux qui préparaient cela pour renverser le pouvoir du Général Lansana Conté, mais ils ne pouvaient pas avoir la force. Moi j’étais au front parce que moi j’ai fait plus de dix ans au front, c’est ça que je connais réellement.

En voyant les chefs militaires qui ne pouvaient plus réagir, il (Général Lansana Conté Ndlr) m’a fait appel pour ne pas qu’il y ait accrochage entre militaires, j’ai pu arranger les choses parce que la plupart des gens qui étaient dans cette mutinerie c’était des hommes qui faisaient partie de la même unité que moi, donc leur commandement relevait directement de moi, je leur ai dit que c’est grâce au vieux là (Général Conté Ndlr) qu’on est là aujourd’hui, ça il ne faut pas avoir honte de le dire, être contre ce vieux-là ne serait pas bon pour nous. Je vous explique d’abord qu’avant la prise du pouvoir, il y avait une mutinerie qui sous entendait une prise du pouvoir.

Moi on m’a fait venir de 800km et on m’a nommé commandant du bataillon autonome des troupes aéroportées, je suis rentré à Conakry, j’ai rencontré à l’époque le chef d’état-major général des armées, le Général Diarra, le ministre Kabèlè, ils m’ont donné des consignes et après je suis allé voir le président Conté aussi qui m’a donné des consignes. J’ai fais ce que je pouvais faire, j’ai rassemblé les hommes et je leur ai dit qu’on est pas venu ici pour livrer une guerre parce que c’est la même armée, nous devons nous donner la main, rester dans l’esprit militaire, l’esprit de discipline, l’esprit de défense de l’intégrité territoriale, donc les gens n’ont qu’à rentrer dans les rangs et je crois que mon appel fut entendu et les gens sont rentrés dans les rangs.

Le Général Conté ne pouvait même plus se déplacer de son palais, c’est après ces consignes que j’ai données à la troupe que je suis allé le rencontrer pour lui dire que la situation est maîtrisée et qu’il pouvait se rendre partout où il voulait, ça c’est dans un premier temps » explique le Général Sékouba Konaté avant de poursuivre: » Dans un deuxième temps, il y a certains qui m’ont vu parce que j’étais à la tête d’une élite très respectée et j’étais aussi l’un des officiers les plus écoutés, je me suis dis que s’il s’agissait de renverser le pouvoir du Général Conté ça je ne pourrais pas le faire, quand le président ne sera pas là on verra ce qu’on pourra faire, donc entre temps le président est décédé.

Déjà, j’avais une unité très opérationnelle parce qu’on avait envoyé des hommes très compétents et qui ont passé tout leur temps à la frontière guinéo-libérienne. Le regroupement de ces hommes ne m’a pas pris 24h, ils étaient là et ils me disaient : « On fonce ! ». Il y avait là aussi des gens tel que le Général Toto (actuel ministre d’Etat chargé de la sécurité et de la protection civile Ndlr) qui m’a appelé pour me dire qu’il a voulu dépêché une unité mes que les gens n’ont pas voulu et qu’il fallait mon arrivée, ils sont rentrés en contact avec moi, je suis allé directement au camp et tous les hommes étaient là, ils étaient tous rassemblés. Dans un premier temps, il y avait Korka (actuel ministre chargé de l’élevage Ndlr) qui m’a trouvé là-bas, il y a le colonel Diaby qui est venu aussi.

Donc de là-bas, nous avons eu à tenir une réunion, Korka, Diaby et Toto eux ils rédigeaient le communiqué! Pendant qu’ils rédigeaient ce communiqué moi je faisais la répartition des missions, d’ailleurs il y a un des hommes que je félicite et que j’encourage c’est le lieutenant-colonel Sâa Alphonse, parce que je lui avais donné une mission capitale, j’ai pris un groupe, je leur ai dit qu’il devait se rendre à la RTG de Koloma (la Radio Télévision Guinéenne Ndlr),ces gens-là sont partis pour une première fois ils ont trouvé que c’était fermé, pendant ce temps moi j’étais toujours au camp, j’attendais le communiqué et j’avais d’ailleurs un poste radio avec moi.

Après ils sont revenus et ils sont repartis pour une deuxième fois et quelques temps après ils sont encore revenus me dire « Mon colonel, vraiment on ne peut pas rentrer, tout est fermé ». C’est ainsi que je leurs ai dit regardez il fait quelle heure! C’est par après que nous avons bougé et tous les hommes ont suivi, on est parti, on a pris la RTG en main et on a demandé à un individu (Capitaine Moussa Dadis Camara Ndlr) de lire le communiqué, l’intéressé tremblait même mais je lui ai dit qu’on était là et qu’on assurait la sécurité, j’ai laissé par la suite un contingent là-bas qui était composé entre autres de Aidore Bah (actuel chef de cabinet au ministère de la défense nationale Ndlr), le colonel Issa Camara. Nous avons replié par la suite au camp, on est resté dans mon bureau, il fallait procéder maintenant à la désignation des chefs. Moi, dès au départ j’avais dit aux gens avec lesquels j’étais et qui nous entretenaient très bien quand on a quitté l’intérieur du pays pour Conakry, l’intéressé là (capitaine Moussa Dadis Camara Ndlr) nous donnait ce qu’on voulait, mais nous on savait ce pourquoi il le faisait » martèle le Général Konaté.

Répondant à la question par au choix du chef de la junte après la mort du Général Lansana Conté, le haut commandant de la forces en attente déclare: » Dès après la prise du pouvoir, on était dans mon bureau comme on est assis comme ça, j’avais fait un deal avec quelqu’un (Capitaine Moussa Dadis Camara Ndlr), il y avait Benjamin (son ancien chargé des opérations Ndlr) qui était présent, il y avait la femme de l’intéressé (capitaine Moussa Dadis Camara Ndlr) qui était présente, il y avait l’intéressé qui était présent…

Bien avant la prise du pouvoir on se réunissait toujours chez Mama Rougui, il y avait Kélétigui Faro, vous pouvez bien lui demander. Ceux qui vous disent que c’était un hasard, c’est archi faux, moi j’étais avec mon unité et j’ai fait mon travail parce que je ne connais que ça dans ma vie. C’est d’un seul coup après que j’ai appris qu’on m’a nommé comme ministre de la défense nationale, je ne voulais pas parce que j’ai fait un deal avec quelqu’un, j’ai accompli ma mission, pour moi c’était donc terminé. C’était non seulement de protéger l’intéressé et en même temps lui remettre le pouvoir. Je suis revenu dans la salle du BATA (Bataillon Autonome des Troupes Aéroportées Ndlr), il y avait moi, il y avait Alphonse, Issa, il y avait Pivi (actuel ministre chargé de la sécurité présidentielle Ndlr), il y avait Pévé, il y avait l’intéressé, moi j’étais donc assis dans mon bureau et les autres étaient là.

Donc Issa a dit « mon Général c’est quoi ? C’est vous qui devez être président », il y a Alphonse aussi qui a dit la même chose, tous d’ailleurs avaient la même conviction, je leurs ai dit que ce n’était pas ça, moi j’ai toujours servi dans l’armée, qui a toujours commandé les hommes, en me voyant à la tête de l’Etat, il ne faut pas avoir le complexe de le dire, sans complexe ni rien, comment j’allais pouvoir diriger un État comme ça. Donc au départ déjà, je ne voulais rien du tout, je ne voulais pas de portefeuille ministériel ni rien, parce que il y avait un deal qui était là, nous allons t’aider à avoir ça mais toi aussi au retour voilà ce que tu dois faire » raconte le Général d’Armée Sekouba Konaté.

S’exprimant par rapport aux 22 millions de dollars dont il est accusé d’avoir détourné lors de la transition, le Général Konaté donne les explications suivantes: » Je ne suis pas déçu du peuple guinéen parce qu’il y a au moins 95% du peuple qui savent de quel côté se trouve la vérité. J’ai toujours dis que j’ai été forcé pour diriger la transition, j’ai été forcé par tous ces politiciens qui sont là aujourd’hui, sinon je ne voulais pas du tout. J’avais dit aux américains et aux français que je ne suis pas un administrateur, je ne connais rien dans l’administration, j’avais dit aussi à Jean Marie Doré; (ancien premier ministre de la transition Ndlr) que je ne mêlerais pas des affaires, c’est pour cela d’ailleurs que Jean Marie Doré a été le premier ministre le plus libre de l’histoire de la Guinée.

Ensuite j’avais dit aussi au ministre de l’économie et des finances qu’on va m’envoyer des papiers que je vais signer et envoyer à ton niveau, tu es un technicien, si tu sais que c’est bon tu prends, si tu sais que ce n’est pas bon, vraiment laisse tomber. C’est pour cela d’ailleurs qu’on m’a jamais vu assister à un conseil des ministres, moi j’étais là en tant que garant. C’est pour cela d’ailleurs que j’avais suggéré à la communauté internationale de choisir le Général Toto puisque c’est lui qui était le premier vice-président du CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement Ndlr), mais les gens m’ont dit non qu’ils n’ont vu personne à part moi, je leur avait proposé le premier ministre Kabinet Komara, ils ont dit non. Ils m’ont suivi pendant une semaine.

A propos des 22 millions de dollars j’ai expliqué que c’est à moi qu’on avait remis le chèque, je suis allé dans le bureau de celui qui commandait la Guinée en ce moment (capitaine Dadis Camara Ndlr), je lui ai tendu le chèque, il m’a demandé de garder le chèque d’abord, de là bas nous sommes allés au palais, il a annoncé devant le peuple, on a donc remis le chèque au gouverneur de la Banque Centrale. De là-bas, on est parti à Ouagadougou et arrivée là bas l’intéressé (Capitaine Dadis Camara Ndlr) m’a demandé de faire sortir les 22 millions de dollars, c’était devant le gouverneur de la Banque Centre, Alhassane Barry! J’ai demandé à ce dernier qu’est-ce qu’on allait faire, il m’a dit « Mon Général moi je ne peux pas parler à l’intéressé, mais cet argent vous ne pouvez pas le faire sortir », j’ai ensuite expliqué à l’intéressé (capitaine Dadis Camara Ndlr) qu’on ne pouvait pas. On est donc rentré en Guinée et après que j’ai fini ma mission dans la transition guinéenne, je suis venu ici, j’étais à l’hôtel « HILTON », le Pr Alpha Condé lui-même en tant que président de la république m’a trouvé dans ma chambre pour me dire que les 22 millions de dollars sont dans les caisses de la Banque Centrale. Maintenant les gens sont là à dire du n’importe quoi, qu’est-ce qu’on a fait réellement ? Qu’on nous le dise réellement ! » précise Konaté.

Parlant de ses rapports avec Alpha Condé, Président de la République de Guinée, le Général Konaté est clair: » Oui un peu ! Mais vous savez je n’aime pas trop déranger les gens. Il m’appelle quelques fois on parle, je l’appelle aussi on parle, quelques fois ça se passe bien, quelque fois ça se passe mal » précise konaté avant d’enchainer avec son message au peuple de Guinée:  » C’est un message de paix, un message pour la réconciliation nationale, un message de pardon, il faudrait que les gens arrêtent la démagogie ».

Par Ibrahima, KOACI.COM CONAKRY,

Source: koaci

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:42

Crise constitutionnelle au Cameroun : Code électoral - Le projet de loi taxé d'anticonstitutionnel.

Elecam

 

 

          De nombreux députés de la nation regrettent que le projet de «charte électorale» soumis à nouveau à l'examen et l'adoption du Parlement prévoit que les députés déchus de leur parti perdent leurs sièges. Pourtant que la Constitution le proscrit.

99% des partis d’opposition et la société civile dénonce un code électoral stalinien. Election a un tour au lieu de deux tours. Sans oublier l’institution chargée de gérer les élections (ELECAM) qui regroupe 17 membres du parti au pouvoir contre un membre de l’opposition alimentaire. 

Mandat impératif ou mandat non impératif ? Cette question d'abord reléguée dans l'agenda des experts a investi la place publique. Ce, à l'occasion de l'examen du projet de Code électoral à l'Assemblée nationale, d'abord en session ordinaire de mars 2012. Puis en session extraordinaire d'avril 2012. Et pour cause, l'article 161 alinéa 2 dudit texte dispose que : «Est déchu de sa qualité de député ou de suppléant celui dont l'inéligibilité se révèle postérieurement à la proclamation des résultats de l'élection ou qui, pendant la durée du mandat, se trouve ne plus être éligible dans les conditions fixées par la présente loi.» Voir extraits ci-contre. Or l'article 151 alinéa 2 de la même loi prévoit que «chaque parti politique existant légalement, et désireux de prendre part à l'élection dans une circonscription, présente une liste complète comportant autant de candidats choisis parmi ses membres qu'il y a des sièges à pouvoir». Autrement dit, toute personne qui perd son statut de militant de son parti dégringole de son siège de député. Puisqu'il ne remplit plus une des conditions d'éligibilité au poste de député.

Pourtant, à l'article 15 alinéa 3 de la Constitution du 18 janvier 1996, il est prévu par le même législateur appelé à se prononcer sur le projet de loi portant Code électoral que Tout mandat impératif est nul. Donc qu'il n'est pas impérieux de rester dans sa chapelle politique pour achever son mandat. C'est le cas de Paul Ayah Abiné, élu député dans une liste Rdpc en 2007, mais qui depuis mars 2011 dépend du Peoples action party (Pap) sans pourtant être déchu de son siège. Tout ce que le député du Bui a eu à faire, c'est quitter son fauteuil installé au milieu des députés Rdpc pour un nouveau fauteuil situé à côté de ceux de l'Udc. Mais le Code électoral en chantier prévoit que désormais, dans le schéma type de Paul Ayah Abiné, tout député devrait déposer son écharpe. Sauf qu'il faudra dans la foulée, amender la Constitution du 18 janvier 1996.


Clause ukrainienne

La disposition fait jaser. Même dans les rangs des députés de la majorité qui font généralement l'économie des critiques vis-à-vis des projets du gouvernement. A fortiori, les députés de cette couleur politique sont montés au créneau et... en chœur pour regretter que «l'élu du peuple devienne l'élu de son parti» contrairement à l'esprit et à la lettre de la Constitution. Que ce soit Gaston Komba, député du Nkam, Roger Nkodo Ndang, député du Nyong et Mfoumou comme de nombreux autres, les élus issus des rangs du Rdpc ont inlassablement prié le gouvernement d'abroger le deuxième paragraphe de l'article 151 du projet Code électoral. Mais cette demande est restée lettre morte. Il s’est même susurré que le retrait puis le nouveau dépôt du texte au cours de la session extraordinaire en cours pouvait permettre de réaménager le texte pour l'arrimer à la Constitution. Que nenni! C'est dans toutes ses coutures, le même projet qui a été réintroduit au bureau de la chambre.

Dans les rangs du gouvernement, on se contente d'expliquer que la question du mandat impératif est inspirée de la clause ukrainienne qui marche très bien et que si aux Etats unis par exemple, on n'admet pas le mandat impératif, on n'admet pas le mandat non impératif non plus. Car aucun membre du Congrès ne peut décider de changer de parti politique pendant son mandat, de même qu'il ne peut être déchu de son parti. Dans le camp Rdpc, on promet d'adopter une position consensuelle à l'issue d'une réunion de groupe parlementaire prévue ce matin au palais des congrès.

C'est certainement au cours de ce conclave que les élus Rdpc devraient dire si oui ou non, ils reviennent sur leur position quant aux cautionnements des candidatures qu'ils jugent très onéreux : cinq millions que doivent verser les députés (si le texte est adopté tel quel) au lieu des cinq cent mille des dernières élections. Et cent mille pour les conseillers municipaux au lieu des quinze mille d'antan.


Par  
Rodrigue N. TONGUE

 Source : Le Messager

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:31

Al-Qaida est un réseau de mercenaires utilisé par les États-Unis pour combattre en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine, en Tchétchénie, au Kosovo, en Irak, et maintenant en Libye, en Syrie et au Yémen.

Thyerry meyssan

 

par Thierry Meyssan 

Le Réseau Voltaire a reçu de nombreux courriers de lecteurs comportant des questions sur Al-Qaida en Libye. Afin de leur répondre, Thierry Meyssan a rassemblé les principaux éléments connus de ce dossier. Ces faits confirment son analyse, développée depuis le 11-Septembre, selon laquelle Al-Qaida est un milieu de mercenaires utilisé par les États-Unis pour combattre en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine, en Tchétchénie, au Kosovo, en Irak, et maintenant en Libye, en Syrie et au Yémen. 

Chef historique d’Al-Qaida en Libye, Abdelhakim Belhadj, est devenu gouverneur militaire de Tripoli « libérée » et a été chargé d’organiser l’armée de la « nouvelle Libye » 

 

Dans les années 80, la CIA incite Awatha al-Zuwawi à créer une officine en Libye pour recruter des mercenaires et les envoyer au jihad en Afghanistan contre les Soviétiques. À partir de 1986 les recrues libyennes sont formées au camp de Salman al-Farisi (Pakistan), sous l’autorité du milliardaire anti-communiste Oussama Ben Laden.

Lorsque Ben Laden se déplace au Soudan, les jihadistes libyens l’y suivent. Ils y sont regroupés dans leur propre compound. À partir de 1994, Oussama Ben Laden dépêche des jihadistes libyens dans leur pays pour tuer Mouammar Kadhafi et renverser la Jamahiriya populaire et socialiste.

Le 18 octobre 1995, le groupe se structure sous la dénomination Groupe islamique combattant en Libye (GICL). Durant les trois années qui suivent, le GICL tente par quatre fois d’assassiner Mouammar Kadhafi et d’instaurer une guérilla dans les montagnes du Sud. À la suite de ces opérations, l’armée libyenne —sous le commandement du général Abdel Fattah Younés— mène une campagne d’éradication de la guérilla, et la Justice libyenne lance un mandat d’arrêt contre Oussama Ben Laden, diffusé à partir de 1998 par Interpol.

Selon l’agent du contrespionnage britannique David Shayler, le dévelopment du GICL et la première tentative d’assassinat de Mouammar Kadhafi par Al-Qaida sont financés à hauteur de 100 000 livres par le MI6 britannique [1].

À l’époque, la Libye est le seul État au monde à rechercher Oussama Ben Laden, lequel dispose encore officiellement de soutiens politiques aux États-Unis bien qu’il se soit opposé à l’opération « Tempête du désert ».

Sous la pression de Tripoli, Hassan el-Tourabi expulse les jihadistes libyens du Soudan. Ils déménagent leurs infrastructures en Afghanistan où ils installent le camp de Shaheed Shaykh Abu Yahya (juste au nord de Kaboul). Cette installation fonctionne jusqu’à l’été 2001, lorsque les négociations de Berlin entre les États-Unis et les Talibans à propos du pipe-line transafghan échouent. À ce moment-là, le mollah Omar, qui se prépare à l’invasion anglo-saxonne, exige que le camp passe sous son contrôle direct.

Le 6 octobre 2001 le GICL est inscrit sur la liste établie par le Comité d’application de la résolution 1267 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il y figure toujours. Le 8 décembre 2004, le GICL est inscrit sur la liste des organisations terroristes établie par le département d’État des États-Unis. Il y figure toujours. Le 10 octobre 2005, le ministère britannique de l’Intérieur interdit le GICL sur son territoire. Cette mesure est toujours valide. Le 7 février 2006, le Comité des Nations Unies prend des sanctions à l’égard de 5 membres du GICL et de 4 sociétés qui leurs sont liées, qui continuent impunément à opérer sur le territoire du Royaume-Uni sous protection du MI6.

Durant la « Guerre contre la terreur », la mouvance jihadiste s’organise. L’expression « Al-Qaida », qui désignait au départ une vaste base de données dans laquelle Oussama Ben Laden choisissait les mercenaires dont il avait besoin pour des missions ponctuelles, devient progressivement un groupuscule. Sa taille diminue au fur et à mesure de sa structuration.

Le 6 mars 2004, le nouveau chef du GICL, Abdelhakim Belhadj, qui s’est battu en Afghanistan aux côtés d’Oussama Ben Laden [2] et en Irak, est arrêté en Malaisie, puis transféré dans une prison secrète de la CIA en Thaïlande où il est soumis au sérum de vérité et torturé. À la suite d’un accord entre les États-Unis et la Libye, il est renvoyé en Libye où il est torturé, mais par des agents britanniques cette fois, à la prison d’Abou Salim.

Le 26 juin 2005, les services secrets occidentaux organisent à Londres une rencontre d’opposants libyens. Ils constituent la « Conférence nationale de l’opposition libyenne » en unissant trois factions islamiques : les Frères musulmans, la confrérie des Sénoussi, et le GICL. Leur manifeste fixe trois objectifs : 
- renverser Mouammar Kadhafi ; 
- exercer le pouvoir pour un an (sous le nom de « Conseil national de transition ») ; 
alt=- v:shapes="_x0000_i1027"> rétablir la monarchie constitutionnelle dans sa forme de 1951 et faire de l’islam la religion d’État.

En juillet 2005, Abu al-Laith al-Liby parvient contre toute vraisemblance à s’échapper de la prison de haute sécurité de Bagram (Afghanistan) et devient l’un des chefs d’Al-Qaida. Il appelle les jihadistes du GICL qui ne l’ont pas encore fait à rejoindre Al-Qaida en Irak. Les Libyens deviennent majoritaires parmi les kamikazes d’Al-Qaida en Irak [3]. En février 2007, al-Liby conduit une attaque spectaculaire contre la base de Bagram alors que le vice-président Dick Cheney s’apprête à la visiter. En novembre 2007, Ayman al-Zawahiri et Abu al-Laith al-Liby annoncent la fusion du GICL avec Al-Qaida.

Abu al-Laith al-Liby devient l’adjoint d’Ayman al-Zawahiri, et à ce titre le numéro 2 d’Al-Qaida puisque l’on est sans nouvelles d’Oussama Ben Laden. Il est tué par un drone de la CIA au Waziristan, fin janvier 2008.

Durant la période 2008-2010, Saif el-Islam Kadhafi négocie une trêve entre la Jamahiriya et le GICL. Celui-ci publie un long document, Les Etudes correctrices, dans lequel il admet avoir commis une erreur en appelant au jihad contre des coreligionnaires dans un pays musulman. En trois vagues successives, tous les membres d’Al-Qaida sont amnistiés et libérés à la seule condition qu’ils renoncent par écrit à la violence. Sur 1 800 jihadistes, plus d’une centaine refuse cet accord et préfère rester en prison.

Dès sa libération, Abdelhakim Belhadj quitte la Libye et s’installe au Qatar.

Début 2011, le prince Bandar Bin Sultan entreprend une série de voyages pour relancer Al-Qaida en élargissant son recrutement, jusqu’ici presque exclusivement arabe, aux musulmans d’Asie centrale et du Sud-Est. Des bureaux de recrutement sont ouverts jusqu’en Malaisie [4]. Le meilleur résultat est obtenu à Mazar-i-Sharif, où plus de 1 500 Afghans s’engagent pour le jihad en Libye, en Syrie et au Yémen [5]. En quelques semaines, Al-Qaida, qui n’était plus qu’un groupuscule moribond, peut aligner plus de 10 000 hommes. Ce recrutement est d’autant plus facile que les jihadistes sont les mercenaires les moins chers du marché.

Le 17 février 2011, la « Conférence nationale de l’opposition libyenne » organise la « journée de la colère » à Benghazi, qui marque le début de la guerre.

Le 23 février, l’imam Abdelkarim Al-Hasadi proclame la création d’un Émirat islamique à Derna, la ville la plus intégriste de Libye dont sont originaires la majorité des jihadistes devenus kamikazes d’Al-Qaida en Irak. Al-Hasadi est un membre du GICL de longue date qui a été torturé par les États-Unis à Guantanamo [6]. La burqa devient obligatoire et les châtiments corporels sont rétablis. L’émir Al-Hasidi organise sa propre armée, qui débute avec quelques dizaines de jihadistes et en regroupe bientôt plus d’un millier.

Le général Carter Ham, commandant de l’Africom, chargé de coordonner l’opération alliée en Libye, exprime ses interrogations quant à la présence parmi les rebelles qu’on lui demande de défendre des jihadistes d’Al-Qaida qui ont tué des GI’s en Afghanistan et en Irak. Il est relevé de sa mission qui est transmise à l’OTAN.

Un peu partout en Cyrénaïque « libérée », les hommes d’Al-Qaida sèment la terreur, pratiquant massacres et tortures. Ils se font une spécialité d’égorger les kadhafistes et de leur arracher un œil, et de couper les seins des femmes impudiques. L’avocat de la Jamahiriya, Me Marcel Ceccaldi, accuse l’OTAN de « complicité de crimes de guerre ».

Le 1er mai 2011, Barack Obama annonce qu’à Abbottabad (Pakistan), le commando 6 des Navy Seals a éliminé Oussama Ben Laden dont on était sans nouvelles crédibles depuis presque 10 ans. Cette annonce permet de clore le dossier Al-Qaida et de relooker les jihadistes pour en refaire des alliés des États-Unis comme au bon vieux temps des guerres d’Afghanistan, de Bosnie-Herzégovine, de Tchétchénie et du Kosovo [7]. Le 6 août, tous les membres du commando 6 des Navy Seals meurent dans la chute de leur hélicoptère.

Abdelhakim Belhadj revient dans son pays dans un avion militaire qatariote au début de l’intervention de l’OTAN. Il prend le commandement des hommes d’Al-Qaida dans les montagnes du Djebel Néfoussa. Selon le fils du général Abdel Fattah Younés, c’est lui qui commandite le 28 juillet 2011 l’assassinat de son vieil ennemi qui était devenu le chef militaire du Conseil national de transition. Après la chute de Tripoli, Abdelhakim Belhadj ouvre les portes de la prison d’Abou Salim et libère les derniers jihadistes d’Al-Qaida qui y étaient détenus. Il est nommé gouverneur militaire de Tripoli. Il exige des excuses de la CIA et du MI6 pour le traitement qu’ils lui ont fait subir par le passé [8]. Le Conseil national de transition lui confie la charge de former l’armée de la Libye nouvelle.

 [1] « David Shayler : “J’ai quitté les services secrets britanniques lorsque le MI6 a décidé de financer des associés d’Oussama Ben Laden“ », Réseau Voltaire, 18 novembre 2005.

[2] « Libya’s Powerful Islamist Leader », par Babak Dehghanpisheh,The Daily Beast, 2 septembre 2011.

[3] « Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye », par Webster G. Tarpley, Réseau Voltaire, 21 mai 2011.

[4] « La Contre-révolution au Proche-Orient », par Thierry Meyssan,Réseau Voltaire, 11 mai 2011.

[5] « CIA recruits 1,500 from Mazar-e-Sharif to fight in Libya », par Azhar Masood, The Nation (Pakistan), 31 août 2011.

[6] « Noi ribelli, islamici e tolleranti », reportage de Roberto Bongiorni, Il Sole 24 Ore, 22 mars 2011.

[7] « Réflexions sur l’annonce officielle de la mort d’Oussama Ben Laden », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 mai 2011.

[8] « Libyan commander demands apology over MI6 and CIA plot », par Martin Chulov, Nick Hopkins et Richard Norton-Taylor, The Guardian, 4 septembre 2011.

 

source : RÉSEAU VOLTAIRE 



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Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

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3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
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Congo Lingala, Kikongo
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Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
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Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
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Source : Union Africaine