Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:05
Cameroun: la course à l’enrichissement personnel, un véritable sport national qui  s'est emparée des Camerounais.Cameroun: la course à l’enrichissement personnel, un véritable sport national qui  s'est emparée des Camerounais.

Cameroun: la course à l’enrichissement personnel, un véritable sport national qui  s'est emparée des Camerounais.

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’aucun compatriote ne veut demeurer pauvre. Normal dans un pays où la misère s’est installée dans la durée.

 

        La grande majorité des Camerounais pointe dans la catégorie des gens qui vivent avec moins d’un dollar américain par jour. Critère infâmant de pauvreté absolue reconnue par l’ONU et la communauté internationale. Mais cela justifie-t-il la frénésie d’enrichissement qui s’est emparée de tous, de haut en bas ?


   Chacun veut en effet sortir de la pauvreté et pour ceux qui l’ont déjà fait, il s’agit d’amasser toujours plus, même au-delà du raisonnable. Là où le bât blesse, c’est que cette recherche frénétique se fait à tout prix et à tous les prix.
Conséquence, même les règles élémentaires de morale et de civisme ne sont plus prises en considération. Le vol, le viol, le pillage, la malhonnêteté, le banditisme, l’inceste, le parjure se démocratisent.


     C’est à qui mieux bien que cela entraîne des effets désastreux. Comme cette explosion de gaz au quartier Santa Barbara qui outre les dégâts causés, a également privé la ville Yaoundé d’électricité pendant 3 jours. Les sauveteurs envahissent les chaussées des rues sans aucun scrupule. Idem pour les taximen et autres transporteurs qui empruntent les sens interdits, renversent les enfants d’autrui parce qu’ils discutent des clients ou veulent parvenir vite à destination. On construit partout, dans les marécages, les terrains de l’Etat, les collines et même sur des sables mouvants pour avoir toujours plus de locataires et donc plus d’argent. Dans les hôpitaux, infirmières et personnels soignants volent les médicaments des malades pour les leur revendre quatre fois plus chers. Les vendeurs de poisson et autres bouchers trafiquent les balances pour voler quelques grammes à la ménagère.

C’est terrible ! Et comme dirait quelqu’un, c’est comme si on courait tous vers la fin du monde. Mais qu’est-ce qui est donc arrivé finalement à ce pays pardi ? Il y a quelques années tous ces problèmes n’étaient qu’épiphénomènes.
Aujourd’hui l’anormalité qui passe pour être une règle de vie. On ne parle que de la corruption des fonctionnaires. Mais on ne voit pas tous ces méfaits, tous ces comportements déviants outrageusement affichés. Ce n’est même plus le ver qui est dans ce fruit. Mais c’est ce fruit qui est complètement pourri.

Source : http://www.237online.com

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Société
commenter cet article
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 23:51
Tchad • Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum Tchad • Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum

Tchad, Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum

 

A la suite de la fracassante et scandaleuse affaire des 19 missiles anti-aériens Sam7 saisis par les services spéciaux soudanais entre les mains d’un homme-lige du président de la république du Tchad – qui avait avoué les convoyer au Nigeria pour les remettre aux terroristes de Boko haram sur ordre du chef de l’État tchadien, les choses tournent tout simplement à la confusion. Il ne serait nullement même exagéré de dire qu’elles s’enveniment carrément  au point de commencer à virer à  une cascade d’incidents diplomatiques  – voire de  casus belli -  entre le Tchad, le Nigeria  et le Soudan. Pour l’heure, en tout cas, le Nigeria regarde le Tchad de travers, le Tchad garde les yeux baissés au sol, le Soudan, les yeux lançant des éclairs, ne lâche pas prise, et l’Afrique toute entière a le souffle coupé par la monstruosité d’Idriss Deby Itno.

 Après notre scoop, publié le 20 novembre dernier – sous le titre «Tchad • La collusion de Deby avec Boko Haram vient d’être définitivement établie au Soudan ! », qui avait suscité, nous le savons, un terrible bouleversement aux quatre coins de l’Afrique, et même au plus profond de la communauté internationale, il faut reconnaitre qu’Idriss Deby Itno est plus que gêné aux entournures : il a perdu le sommeil et ne pense plus qu’à se tirer par tous les moyens – même les plus absurdes - de cette grossière entourloupe qui vient de mettre une fois de plus, au grand jour la réalité de ses desseins criminels.

De prime abord – et il fallait s’y attendre – c’est au Nigeria que cette grosse information a créé un insubmersible Buzz : la presse nigériane, celle francophone, et même une foultitude de réseaux sociaux sur le reste du continent, sont littéralement tombés en transes.

Ensuite, c’est le président de la Fédération du Nigeria, Goodluck Jonathan Ebelle himself, qui s’est rendu dare-dare à N’Djamena dès le 24 novembre dans l’intention avouée de regarder Idriss Deby dans les yeux et d’obtenir des explications de la part de ce voisin dont il doit désormais avoir toutes les raisons de douter de la bonne foi, voire des intentions pacifiques.

La presse nigériane avait, en tout cas, particulièrement glosé sur ce voyage en catastrophe du président Goodluck Jonathan qui, avant d’embarquer pour le Tchad, avait publiquement déclaré à la presse « être choqué par cette histoire (…) aucun président ne saurait prendre un cas pareil à la légère, d’autant plus qu’un camarade président  - sur lequel il avait toujours compté sur la collaboration régionale pour mettre fin au calvaire nigérian – est  mis en cause »

Aussitôt débarqué à N’Djamena à la tête d’une impressionnante délégation à la tête de laquelle on n’a pas manqué de constater les présences du ministre des affaires étrangères Aminu Wali et celle du directeur général de l’Agence Nationale de Renseignement, Ayodele Oke, c’est au pas de course que le président Goodluck s’est consacré à une réunion de deux heures d’horloge au Palais Rose avec son homologue tchadien.

Côté tchadien, Idriss Deby était flanqué de quelques apparatchiks de son régime conduits par l’inévitable Moussa Faki Mahamat, ministre des Affaires étrangères et de l’intégration Africaine.

Bien évidemment, rien n’a transpiré du menu ni des conclusions de cette entrevue qui a dû être sulfureuse, mais au sortir de celle-ci, Le président nigérian, répondant aux questions de la presse locale, s’était contenté de dire, les sourcils tout de même froncés, que sa visite « rentrait dans le cadre des concertations permanentes avec son homologue tchadien ».

Une litote somme toute bien apaisante qui n’a trompé personne, mais n’a fait qu’entretenir davantage de lourds questionnements sur le rôle joué par Idriss Deby dans le convoyage des missiles anti-aériens Sam7 destinés à Boko haram.

En réalité, et selon des sources bien introduites au Palais Rose, le Président Tchadien a tout nié en bloc, la main sur le cœur, au cours de son entretien avec les officiels nigérians. Attitude qui n’a guère convaincu la délégation nigériane qui, tout légitimement, n’a pas tardé de s’approcher de Khartoum dans l’intention d’en avoir le cœur net.

Il n’y a pas qu’au Nigeria que l’arrestation de Mahamat Bichara Gnorti a suscité des vagues. Au Tchad, tout le gouvernement en a des sueurs froides, l’opposition est en pleine crise de nerfs, mais le plus affecté, c’est Idriss Deby Itno qui ne décolère pas, cherchant le moyen de se tirer à bon compte du guêpier dans lequel il se trouve..

Mais avant même que le président nigérien ne mette les pieds au Tchad, dès le 21 novembre, soit trois jours après l’arrestation de Mahamat Bichara Gnorti, de pressantes dispositions occultes avaient été enclenchées, sur ordre du Palais Rose, dans le sens de l’obtention rapide et silencieuse de la relaxe du convoyeur des missiles.

 En effet, C’est d’abord le consul du Tchad à Al Jeneina, puis pratiquement dans sa foulée, le même jour, le général Hassan Abdraman Koyo, chef du 2ème Bureau du Renseignement Tchadien, qui avaient tenté une première intervention auprès des autorités soudanaises chargées des Renseignements généraux en vue de la libération de Mahamat Bichara Gnorti. Ces deux médiateurs se sont heurtés à un refus sec et ferme des soudanais qui leur ont rétorqué que le dossier n’en était encore qu’au stade des investigations.

Informé de cette fin de non recevoir, Idriss Deby s’est mis encore plus en colère et déclenché de suite un plan B en envoyant une véritable Task Force en mission commandée au Soudan, avec pour mission de ramener Bichara Gnorti par tous les moyens. Composition de cette délégation : Le général Mahamat Deliyo – gouverneur de la région du Wadi fara (Biltine), du gouverneur de la région du Ouaddaï,  le célèbre Abadi Sahir, Abdou Idriss Ergouno – chef de la Force Mixte Tchado-Soudanaise - , et Issack Ahmat Ardja, le consul du Tchad à Al-Jeneina.

Leur mission était simple : convaincre les soudanais à remettre le trafiquant d’armes en liberté par la corruption, l’intimidation ou la menace.

Malheureusement, les soudanais sont restés inflexibles : Pas question de relâcher cet individu dont l’enquête n’est qu’à ses débuts, et qui attend d’être transféré à Khartoum. Les émissaires d’Idriss Deby épuiseront toutes les stratégies, rappelant sans cesse à leurs vis-à-vis que Mahamat Bichara Gnorti était tout de même porteur d’un ordre de mission signé du chef de l’État Tchadien, et qu’à cet égard il jouirait d’une immunité incontestable.

Rien à faire, les soudanais sont restés rigides et imperturbables.

C’est alors, en désespoir de cause, que le général Mahamat Déliyo, à court d’intimidations tentera de brandir la menace de la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. « Si vous refusez de libérer ce monsieur qui détient une autorisation présidentielle de son pays, je vous apprends que mon président m’a donné pour consigne de vous notifier que le Tchad va rappeler son consul en poste à El-Jeneina et chasser celui du Soudan à N’Djamena. Ce qui pourrait même aboutir à une rupture de nos relations internationales. »

Interloqués, mais pas le moins du monde désarçonnés, les soudanais répondront que le Tchad est souverain dans la conduite de sa politique diplomatique, et qu’en tout état de cause, le Soudan ne va pas rompre ses relations diplomatiques, mais que c’est une décision qui se traite à un niveau supérieur au leur.

C’est sur cette note rigide que l’entretien prit fin entre les émissaires d’Idris Deby Itno et les responsables des services de renseignements soudanais qui tiennent là, il faut l’avouer, un trop gros morceau pour le lâcher aussi facilement.

En tout cas, il se dit qu’Idriss Deby vit dans un état de rage permanente. Il ne décolère pas, et ne se calmera pas le moins du monde tant que Mahamat Bichara Gnorti continuera de séjourner dans les geôles soudanaises. Il sait que c’est là un témoin absolument encombrant constituant la preuve irréfutable de sa relation incestueuse avec les « islamistes » criminels nigérians. 

Évidemment, faute de le faire libérer, la dernière solution pour cet homme sans états d’âmes sera certainement de le faire assassiner en prison dans la logique d’effacer toute trace. D’ici là, le président Goodluck Jonathan a déjà obtenu des services de renseignements soudanais les premiers aveux de Mahamat Bichara Gnorti, et sait donc désormais, à quoi s’en tenir. Affaire à suivre...

Par D.D | Ndjamena-matin

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Politique
commenter cet article
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 23:46
SERGEUÎ LAVROV

SERGEUÎ LAVROV

Une déclaration tout à fait cruciale de Sergeï Lavrov. A lire absolument !

 

 

Qui est Sergeï Lavrov ? Sorti diplômé en 1972 (il a alors 22 ans) de l’Institut d’État des relations internationales du ministère des Affaires étrangères de l’URSS, il devient la même année ambassadeur de l’URSS au Sri Lanka. Puis, de 1976 à 1981, il travaille au département des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères de l’URSS.

Il est ensuite successivement premier secrétaire, conseiller puis conseiller en chef de la représentation permanente de l’URSS auprès de l’ONU, de 1981 à 1988 ; puis chef adjoint du département des relations économiques internationales du ministère des Affaires étrangères de la Russie de 1988 à 1990 ; enfin, directeur du département des organisations internationales et des problèmes globaux du ministère des Affaires étrangères, de 1990 à 1992.

De 1992 à 1994, sous la présidence de Boris Eltsine, le voici vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, puis, pendant dix ans, de 1994 à 2004, représentant permanent de la Fédération auprès de l’ONU.

Finalement, le 9 mars 2004, il a remplacé Igor Ivanov au poste de ministre des Affaires étrangères de la Russie. Depuis lors, il possède le rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie, et il est membre permanent du conseil de sécurité russe.

Sergeï Viktorovitch Lavrov est un diplomate. De formation et de profession. Il l’a été toute sa vie. Il s’exprime comme un diplomate (il « use de diplomatie »). Raison de plus pour prêter attention lorsqu’il arrive que se fassent fortes et directes les paroles (et les mots qui sont derrière les mots) de l’un des hommes clefs de l’ère Poutine, qui est aussi l’un des rares dirigeants à occuper un tel poste depuis le début des présidences du chef du Kremlin.

Et encore plus lorsque ses paroles font directement suite à celles que le président de la Russie a lui-même prononcées il y a peu devant le club de Valdaï.

Il est clair que la Russie parle. Et tant pis pour ceux qui n’écoutent pas.

Le Saker francophone

___________________________

 Déclaration tout à fait cruciale de Sergeï Viktorovitch Lavrov (A LIRE ABSOLUMENT !)

Remarque : Enfin, le ministère russe des Affaires étrangères a trouvé le temps, l’énergie et le personnel pour traduire cette déclaration des plus importantes. J’ai mis en caractères gras ce que je considère être les passages les plus importants de la déclaration de Lavrov ce jour-là. Je voudrais juste ajouter ce qui suit :

1) Lavrov est considéré comme très « modéré » et son langage a toujours été strictement diplomatique. Alors, quand vous lisez Lavrov, imaginez seulement ce que pensent les gens des autres ministères russes.

2) Lavrov ne fait pas mystère de son point de vue concernant les Etats-Unis et leurs plans pour l’avenir de notre planète. Quand vous lisez ses mots, essayez d’imaginer ce que peut ressentir et penser un « néoconservateur » états-unien et vous comprendrez immédiatement pourquoi les élites américaines éprouvent à la fois de la haine et de la crainte à l’égard de la Russie.

3) Enfin Lavrov admet ouvertement que la Russie et la Chine ont conclu une alliance stratégique à long terme (prouvant à tous les dénégateurs qui prédisaient que la Chine poignarderait la Russie dans le dos qu’ils avaient tort). Cela seul est, je dirais, le développement stratégique le plus important de la dernière décennie.

4) Pour terminer, notez le mépris évident que Lavrov a pour un « Occident » pseudo-chrétien qui n’ose pas prendre la parole pour la défense des chrétiens persécutés, qui renie ses propres racines et ne respecte même pas ses propres traditions.

Amis, ce à quoi nous assistons ici, ce n’est pas une simple déclaration au sujet de la petite Ukraine ou des sanctions, c’est la reconnaissance par Lavrov lui-même d’un « choc des civilisations » fondamental, non pas entre un certain « Occident chrétien » parfaitement imaginaire et l’islam, mais entre la Russie chrétienne et l’Occident post-chrétien.

La Russie ne voulait pas ce conflit. Elle a fait tout ce qui était en son pouvoir pour l’empêcher. Mais l’Occident ne lui a laissé d’autre choix que de déclarer maintenant ouvertement sa volonté de combattre et de l’emporter.

Le Saker

————————–

Allocution prononcée par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la XXIIème Assemblée du Conseil sur la politique étrangère et la défense, à Moscou, le 22 Novembre 2014

Je suis heureux d’assister à cette Assemblée annuelle du Conseil sur la politique étrangère et la défense (abréviation russe SVOP). C’est toujours pour moi un grand plaisir de rencontrer des gens et de sentir le potentiel intellectuel qui permet au Conseil, à ses dirigeants et ses représentants, de répondre aux évolutions mondiales et de les analyser. Leur analyse est toujours libre de toute hystérie, et les arguments présentés par ses membres sont sérieusement fondés et solides, du fait notamment qu’ils peuvent prendre un peu de recul ; car il est difficile à ceux qui se trouvent pris au milieu même des événements d’adopter un point de vue impartial. Quant à nous, nous sommes inévitablement influencés par les divers développements en cours, ce qui rend vos observations, analyses, discours et suggestions encore plus précieux pour nous.

Pour autant que je sache, l’Assemblée de cette année mettra l’accent sur les perspectives d’accélération de la croissance intérieure en Russie. Il ne fait aucun doute que les efforts concertés de notre société dans son ensemble pour assurer le développement économique, social et spirituel global, sont une condition préalable pour faire de l’avenir de la Russie quelque chose de durable. Cela dit, en raison de mes obligations professionnelles, il me faut me concentrer sur les questions de politique étrangère, lesquelles sont toujours pertinentes pour l’ordre du jour de l’Assemblée puisque, dans ce monde interconnecté et globalisé, isoler le développement interne du monde extérieur s’avère impossible. Le président de la Russie Vladimir Poutine a fourni une analyse détaillée des développements internationaux lors de la réunion du Club de Valdaï, à Sotchi, ainsi que dans les divers entretiens qu’il a accordés au cours de son voyage en Asie. Pour cette raison, je n’entends pas offrir ici d’observation conceptuelle, dès lors que tout a déjà été dit. Néanmoins, je voudrais partager avec vous quelques considérations fondées sur nos efforts de politique étrangère au jour le jour. Même s’il n’est pas dans mon intention de livrer une vision globale et éclaircie, puisque à ce stade, toutes les prévisions sont provisoires, quel que soit celui qui les fait. En outre, les diplomates cherchent à influencer les développements tels qu’ils se déroulent, non simplement à les contempler.

 

Naturellement, je vais commencer avec l’Ukraine. Bien avant que le pays ait été plongé dans la crise, il y avait dans l’air un sentiment que les relations de la Russie avec l’UE et avec l’Occident étaient sur le point d’atteindre leur moment de vérité. Il était clair que nous ne pouvions plus continuer à mettre en veilleuse certaines questions dans nos relations, et qu’il fallait choisir entre un véritable partenariat ou, comme le dit le dicton, en venir à « casser de la vaisselle ». Il va sans dire que la Russie optait pour la première solution, tandis que, malheureusement, nos partenaires occidentaux se contentaient de la dernière, que ce soit consciemment ou non. En fait, ils se sont tous engagés en Ukraine et ils ont soutenu les extrémistes, renonçant ainsi à leurs propres principes d’un changement de régime démocratique. Ce qui en est ressorti, c’était une tentative de jouer au « jeu du dégonflé » [1] avec la Russie, histoire de voir qui cillerait le premier. Comme disent les petits durs, ils voulaient voir la Russie « se déballonner » (je ne puis pas trouver un meilleur mot pour cela), nous forcer à avaler l’humiliation des Russes et de ceux dont la langue maternelle est le russe en Ukraine.

L’honorable Leslie Gelb, que vous ne connaissez que trop bien, a écrit que l’accord d’association de l’Ukraine avec l’UE n’avait rien à voir avec une quelconque invitation de l’Ukraine à adhérer à l’UE, et qu’il ne visait à court terme qu’à l’empêcher de rejoindre l’Union douanière. C’est là ce qu’en a dit une personne impartiale et objective. Quand ils ont délibérément décidé de s’engager sur la voie de l’escalade en Ukraine, ils ont oublié beaucoup de choses, alors même qu’ils avaient une compréhension claire de la façon dont ces mouvements seraient considérés en Russie. Ils ont oublié les conseils de, disons, Otto von Bismarck, lequel avait dit que dénigrer le grand peuple russe, fort de millions d’âmes, constituerait la plus grande erreur politique que l’on puisse faire.

Le président Vladimir Poutine a dit l’autre jour que nul dans l’histoire n’a encore réussi à soumettre la Russie à son influence. Ce n’est pas une évaluation, mais un état de fait. Une telle tentative a pourtant été faite, qui visait à étancher la soif d’expansion de l’espace géopolitique sous contrôle occidental, et qui trouvait son origine dans la peur mercantile de perdre les dépouilles de ce que, de l’autre côté de l’Atlantique, ils s’étaient persuadés être la victoire dans la guerre froide.

Ce que la situation actuelle a de plus, c’est qu’une fois que tout s’est mis en place, le calcul qui sous-tendait les actions de l’Occident s’est trouvé révélé, en dépit de cette volonté que l’on proclamait haut et fort de bâtir une communauté de sécurité, une maison commune européenne. Pour citer (le chanteur auteur-compositeur) Boulat Okoudjava : « Le passé devient de plus en plus clair ». Cette clarté est de plus en plus tangible. Aujourd’hui, notre tâche n’est pas seulement de régler le passé (même si cela doit être fait), mais plus important encore, de penser à l’avenir.

Les discours au sujet de l’isolement de la Russie ne méritent aucune discussion sérieuse. Je n’ai pas vraiment besoin de m’attarder sur ce point devant le présent auditoire. Bien sûr, il est possible d’endommager notre économie, et ce sont d’ailleurs bien des dommages que l’on cause en ce moment, mais seulement en faisant aussi du mal à ceux qui prennent les mesures correspondantes et, tout aussi important, en détruisant le système des relations économiques internationales, et les principes sur lesquels il est fondé. Précédemment, lorsque des sanctions étaient appliquées (je travaillais à l’époque pour la mission russe auprès de l’ONU), nos partenaires occidentaux, lorsqu’ils discutaient de la République Populaire Démocratique de Corée, de l’Iran ou d’autres Etats, déclaraient qu’il était nécessaire de formuler les restrictions de manière à rester dans des limites humanitaires et à ne pas causer de dommages à la sphère sociale et à l’économie, en ciblant sélectivement la seule élite. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : les dirigeants occidentaux déclarent publiquement que les sanctions doivent détruire l’économie et déclencher des protestations populaires. Par conséquent, en ce qui concerne l’approche conceptuelle de l’utilisation de mesures coercitives, l’Occident démontre sans équivoque qu’il ne cherche pas seulement à changer la politique russe (ce qui en soi est illusoire), mais qu’il cherche à changer le régime ; et pratiquement personne ne le nie.

Le président Vladimir Poutine, en parlant avec des journalistes récemment, a déclaré que l’horizon en fonction duquel les dirigeants occidentaux d’aujourd’hui établissent leurs plans est limité. Et cela constitue en effet un danger que des décisions sur les problèmes clés de l’évolution du monde et de l’humanité dans son ensemble soient prises sur la base de cycles électoraux courts : aux États-Unis, le cycle est de deux ans, et l’on doit à chaque fois imaginer et faire quelque chose pour gagner des voix. C’est le côté négatif du processus démocratique, et nous ne pouvons nous permettre de l’ignorer. Il ne nous est pas possible d’accepter cette logique, lorsque l’on nous dit de démissionner, de nous détendre et d’accepter simplement comme un incontournable que tout le monde ait à souffrir simplement parce qu’il y a des élections aux États-Unis tous les deux ans. Cela n’est pas juste. Nous ne nous y résignerons pas, parce que les enjeux sont trop importants, que ce soit dans la lutte contre le terrorisme, dans les menaces de prolifération d’armes de destruction de masse ou dans de nombreux conflits sanglants dont l’impact négatif dépasse de loin le cadre des Etats et des régions concernées au premier chef. Le désir de faire quelque chose qui permette d’obtenir des avantages unilatéraux ou de s’attacher l’électorat avant une prochaine élection conduit au chaos et à la confusion dans les relations internationales.

C’est toujours la même rengaine, quotidiennement répétée, que nous entendons nous dire : Washingtonest conscient de son caractère unique et de son devoir de supporter ce fardeau qui consiste à diriger le reste du monde. Rudyard Kipling a parlé du « fardeau de l’homme blanc ». J’espère que ce n’est pas ce qui pousse les Américains. Le monde d’aujourd’hui n’est pas blanc ou noir, mais multicolore et hétérogène. Si le leadership dans ce monde peut être assuré, ce n’est pas en se persuadant soi-même de sa propre exclusivité et d’un devoir conféré par Dieu d’être responsable de tout le monde, mais seulement par la capacité et l’habileté à former un consensus. Si les partenaires américains appliquaient leur pouvoir à cet objectif, ce serait inestimable, et la Russie les y aiderait activement.

Jusqu’à présent, toutefois, les ressources administratives américaines n’ont travaillé que dans le cadre de l’OTAN, et encore avec des réserves substantielles, et leurs décrets n’atteignaient pas au-delà de l’Alliance de l’Atlantique Nord. J’en veux pour preuve  les résultats de la tentative des États-Unis de contraindre la communauté internationale à suivre leur ligne de conduite en ce qui concerne les sanctions et les principes anti-russes. J’en ai parlé plus d’une fois déjà et nous avons des preuves suffisantes du fait que les ambassadeurs et les envoyés américains à travers le monde sollicitent des réunions au plus haut niveau pour faire valoir que les pays correspondants sont tenus de sanctionner la Russie avec eux, ou bien d’en subir les conséquences. Cela se fait à l’égard de tous les pays, y compris de nos alliés les plus proches (cela en dit long sur le genre d’analystes dont dispose Washington). Une écrasante majorité des Etats avec lesquels nous avons un dialogue continu sans aucune restriction, et sans isolement, comme vous le voyez, attachent de la valeur au rôle indépendant que joue la Russie dans l’arène internationale. Non parce qu’ils aiment voir quelqu’un contester les Américains, mais parce qu’ils se rendent compte que l’ordre du monde ne sera pas stable si personne n’est autorisé à dire ce qu’il pense (bien qu’en privé, l’écrasante majorité d’entre eux expriment leur opinion, ils ne veulent pas le faire publiquement par peur des représailles de Washington).

De nombreux analystes raisonnables comprennent qu’il y a un écart grandissant entre les ambitions mondiales de l’administration américaine et le réel potentiel du pays. Le monde change et, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, arrivé à un certain point, l’influence et le pouvoir de l’un atteignent leur apogée, tandis qu’un autre commence à se développer encore plus rapidement et plus efficacement. Il faut étudier l’histoire et partir des réalités. Les sept économies en développement dirigées par les BRICS ont déjà un PIB plus important que le G7 occidental. C’e sont des faits de la vie qu’il faut partir, et non d’un sentiment erroné de sa propre grandeur.

Il est devenu à la mode de faire valoir que la Russie mène une sorte de « guerre hybride » en Crimée et en Ukraine. C’est là un terme intéressant, mais que j’appliquerais surtout aux États-Unis et à leur stratégie de guerre : il s’agit vraiment d’une guerre hybride, visant non pas tant à vaincre l’ennemi militairement qu’à changer les régimes dans les pays qui poursuivent une politique que Washington n’aime pas. Cette stratégie recourt aux pressions financières et économiques, aux attaques par le moyen de l’information ; elle se sert d’autres intervenants sur le périmètre de l’état visé, lesquels agissent comme des mandataires ; et bien sûr elle use de pression, par l’information et l’ idéologie, au travers d’organisations non gouvernementales financées par des ressources extérieures. N’est-ce pas là un processus hybride, et non ce que nous appelons la guerre ? Il serait intéressant de discuter du concept de la guerre hybride pour voir qui la mène vraiment, ou s’il s’agit seulement de « petits hommes vêtus de tenues vertes ».

Apparemment, la boîte à outils de nos partenaires américains est plus grosse encore, et ils sont devenus habiles à s’en servir.

En tentant d’établir leur prééminence à un moment où se font jour de nouveaux centres de pouvoir économique, financier et politique, les Américains provoquent une neutralisation en accord avec la troisième loi de Newton, et ils contribuent à l’émergence de structures, de mécanismes et de mouvements qui cherchent des alternatives aux recettes américaines pour résoudre les problèmes urgents. Je ne parle pas d’anti-américanisme, encore moins de former des coalitions conçues comme des fers de lance dirigés contre les Etats-Unis, mais seulement du désir naturel d’un nombre croissant de pays de sécuriser leurs intérêts vitaux et de le faire de la façon qu’ils pensent juste, non d’après ce qui leur est dicté « depuis l’autre côté de l’étang ». Personne ne va jouer à des jeux anti-américains juste pour contrarier les États-Unis. Nous sommes confrontés à des tentatives et à des faits d’utilisation extra-territoriale de la législation américaine, à l’enlèvement de nos citoyens en dépit des traités conclus avec Washington, traités selon lesquels ces questions doivent être résolues grâce à l’application de la loi et par les organes judiciaires.

Si l’on en croit leur doctrine de sécurité nationale, les États-Unis auraient le droit d’utiliser la force n’importe où, n’importe quand, sans avoir à solliciter l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une coalition contre l’État islamique a ainsi été formée à l’insu du Conseil de sécurité. J’ai demandé au secrétaire d’État John Kerry pourquoi ils n’étaient pas allés devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour cela.

Il m’a dit que s’ils le faisaient, il leur faudrait en quelque sorte préciser le statut du président syrien Bachar al-Assad. Bien sûr, ils l’auraient dû, parce que la Syrie est un Etat souverain et qu’elle est toujours membre de l’ONU (nul ne l’a exclue en tant que membre). Le secrétaire d’Etat a dit que cela ne convenait pas, parce que les États-Unis sont en lutte contre le terrorisme et que le régime al-Assad est ce qui galvanise le plus les terroristes de partout dans le monde, qu’il agit comme un aimant qui les attire vers cette région pour tenter de renverser le régime syrien.

Je crois que c’est là une logique perverse. Si nous parlons des précédents (les États-Unis adhèrent au système jurisprudentiel), il est utile de rappeler le processus de désarmement chimique en Syrie, dans lequel le régime Assad était un partenaire tout à fait légitime des États-Unis, de la Russie, de l’OIAC et d’autres. Les Américains maintiennent bien aussi des discussions avec les talibans. Chaque fois qu’ils ont la possibilité de profiter de quelque chose, les États-Unis agissent de façon tout à fait pragmatique. Je ne sais pas pourquoi la position dictée par l’idéologie a pris le dessus cette fois et pourquoi les États-Unis ont choisi de croire qu’Assad ne peut pas être un partenaire. Peut-être ne s’agit-il pas vraiment d’une opération contre l’État islamique, mais plutôt d’une entreprise destinée à ouvrir la voie à un renversement d’al-Assad, sous le couvert d’une opération de lutte contre le terrorisme.

Récemment, Francis Fukuyama a écrit un livre intitulé « Ordre politique et déclin politique » [2], dans lequel il affirme que l’efficacité de l’administration publique aux États-Unis est en déclin, et que les traditions de gouvernance démocratique se trouvent progressivement remplacées par des méthodes féodales de domination de fief. Cela s’inscrit dans une discussion à propos de quelqu’un qui vit dans une maison de verre et qui jette des pierres.

Tout cela se passe au milieu des défis et des problèmes croissants du monde moderne. Nous assistons à un « bras de fer » continu en Ukraine. Le trouble se prépare à la frontière sud de l’UE. Je ne pense pas que les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord disparaîtront par eux-mêmes. L’UE a formé une nouvelle commission. De nouveaux acteurs étrangers ont émergé, qui feront face à un combat sérieux pour savoir où envoyer leurs ressources de base : soit ce sera pour la poursuite de schémas irresponsables en Ukraine, en Moldavie, etc., c’est-à-dire dans leur partenariat oriental (tel que le préconise une minorité agressive dans l’UE), ou bien ils écouteront les pays d’Europe du Sud et se concentreront sur ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée.

C’est un enjeu majeur pour l’UE.

Jusqu’à présent, ils ne sont pas guidés par de vrais problèmes, mais plutôt par le désir de se saisir rapidement de ce qu’offre un sol fraîchement retourné. C’est déplorable. Exporter des révolutions – qu’elles soient démocratiques, communistes ou autres – n’apporte jamais rien de bon.

Les structures d’État, publiques et civilisationnelles sont effectivement en désintégration dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Etant donnée l’énergie destructrice libérée dans le processus, les flammes pourraient atteindre certains Etats situés bien au-delà de cette région. Des terroristes (y compris l’Etat islamique) revendiquent un statut national. De surcroit, ils commencent déjà à créer là-bas des organes quasi-gouvernementaux, qui s’engagent dans le travail administratif.

Sur cette toile de fond, les minorités, y compris les chrétiens, sont bannis. En Europe, ces questions sont réputées non politiquement correctes. Ils ont honte, lorsque nous les invitons à faire quelque chose ensemble à l’OSCE [3]. Ils se demandent : pourquoi devrions-nous nous concentrer spécifiquement sur les chrétiens ? En quoi est-ce spécial ? L’OSCE a organisé une série de manifestations destinées à garder vivant le souvenir de l’Holocauste et de ses victimes. Il y a quelques années, l’OSCE a commencé à animer divers événements contre l’islamophobie. Nous, nous offrirons une analyse des processus menant à la christianophobie.

Les 4 et 5 décembre, des réunions ministérielles de l’OSCE auront lieu à Bâle, où nous allons présenter cette proposition. La majorité des États membres de l’UE éludent ce sujet, parce qu’ils ont honte d’en parler. Tout comme ils avaient honte d’inclure dans ce qui était alors le projet de Constitution européenne, élaboré par Valéry Giscard d’Estaing, une phrase indiquant que l’Europe a des racines chrétiennes.

Si vous ne vous souvenez pas de vos propres racines et traditions ou si vous ne les respectez pas, comment voulez-vous respecter les traditions et les valeurs des autres personnes ? C’est une logique toute simple. En comparant ce qui se passe maintenant au Moyen-Orient à une période de guerres de religion en Europe, le politologue israélien Avineri a déclaré qu’il est peu probable que la crise actuelle prenne fin avec ce que l’Occident veut dire quand il parle de « réformes démocratiques ».

Le conflit israélo-arabe est comme éteint. Il est difficile de jouer plusieurs parties à la fois. C’est ce que les Américains tentent d’accomplir, mais cela ne fonctionne pas pour eux. En 2013, il leur a fallu neuf mois avant de comprendre le conflit israélo-palestinien. Je ne vais pas entrer dans les raisons, elles sont connues, mais là aussi ils ont échoué. A présent, ils ont demandé davantage de temps afin d’essayer de parvenir à des progrès avant la fin de 2014, de sorte que les Palestiniens n’aillent pas à l’ONU signer les Statuts de la Cour pénale internationale, etc. Et tout soudain, voilà qu’on apprend que des négociations sur l’Iran sont en cours. Le Département d’Etat américain a laissé tomber la Palestine pour se concentrer sur l’Iran.

Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry et moi avons accepté de parler de ce sujet dans quelque temps. Il est important de comprendre que l’on ne peut pas garder le problème de l’Etat palestinien en état de congélation profonde pour toujours. L’échec de sa résolution depuis près de 70 ans a été un argument majeur de ceux qui recrutent des extrémistes dans leurs rangs : « Il n’y a pas de justice : il avait été promis de créer deux Etats ; l’Etat juif a été créé, mais ils ne créeront jamais un Etat arabe ». Utilisés sur une rue arabe affamée, ces arguments sonnent tout à fait plausibles, et l’on commence à appeler à un combat pour la justice en recourant à d’autres méthodes.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lors de la réunion du Club de Valdaï à Sotchi, que nous avons besoin d’une nouvelle version de l’interdépendance. C’était une déclaration tout à fait d’actualité. Les grandes puissances doivent retourner à la table des négociations et se mettre d’accord sur un nouveau cadre de discussion qui prenne en compte les intérêts légitimes fondamentaux de toutes les parties clés (je ne peux pas vous dire comment on devrait l’appeler, mais il devrait en tout cas être fondé sur la Charte des Nations Unies) ; elles devraient se mettre d’accord sur des restrictions auto-imposées raisonnables et sur une gestion collective des risques dans un système de relations internationales soutenues par les valeurs démocratiques.Nos partenaires occidentaux font la promotion du respect de la primauté du droit, de la démocratie et de l’opinion des minorités au sein des différents pays, tout en omettant de défendre les mêmes valeurs dans les affaires internationales. Cela laisse à la Russie le rôle de pionnier dans la promotion de la démocratie, de la justice et de la primauté du droit international. Car un nouvel ordre mondial ne peut être que polycentrique, et il devrait refléter la diversité des cultures et des civilisations dans le monde d’aujourd’hui.

Vous êtes informés de l’engagement de la Russie à garantir l’indivisibilité de la sécurité dans les affaires internationales, et à la maintenir dans le droit international. Je ne m’étendrai pas sur ce point.

Je tiens à soutenir cet argument que le SVOP a souligné, selon lequel la Russie ne parviendra pas à devenir une grande puissance du 21ème siècle qui connaisse succès et confiance, sans développer ses régions orientales. Sergei Karaganov était parmi les premiers à conceptualiser cette idée, et je suis entièrement d’accord. Amener à un nouveau niveau les relations de la Russie avec les pays de la zone Asie-Pacifique est une priorité absolue. C’est dans cette optique que la Russie a travaillé lors de la réunion de l’APEC à Pékin, et lors du forum du G20. Nous allons continuer à aller dans cette direction au sein du nouvel environnement créé par le lancement prochain de l’Union économique eurasiatique (UEEA), le 1er Janvier 2015.

Nous avons été traités comme des « sous-hommes ». Depuis plus d’une décennie, la Russie a tenté d’établir des liens de partenariat avec l’OTAN par le biais de l’OTSC [4]. Il ne s’agissait pas seulement, par ces efforts, de faire jouer l’OTAN et l’OTSC « dans la même catégorie ». C’est un fait, l’OTSC est axée sur la capture des trafiquants de drogue et des migrants illégaux aux alentours de la frontière afghane, tandis que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est l’épine dorsale des forces de sécurité internationales qui, entre autres choses, ont été chargées de la lutte contre la menace terroriste et de l’élimination de ses programmes de financement, lesquels impliquent le trafic de drogue. Nous avons tout essayé : nous avons plaidé et exigé des contacts en temps réel, de sorte que lorsque l’OTAN vient à détecter une caravane transportant de la drogue et se trouve dans l’incapacité de l’arrêter, elle nous avertisse à travers la frontière, afin que cette caravane puisse être interceptée par les forces de l’OTSC. Ils ont tout simplement refusé de nous parler. Dans des conversations privées, ceux qui nous veulent du bien à l’OTAN (et c’est réellement dans un sens positif que j’entends cela) nous ont dit que c’était pour des raisons idéologiques que l’alliance ne pouvait considérer l’OTSC comme un partenaire à part entière. Jusqu’à récemment, nous avons constaté la même attitude condescendante et arrogante à l’égard de l’intégration économique eurasiatique. Et ce malgré le fait que les pays qui ont l’intention de se joindre à l’UEEA ont beaucoup plus en commun en termes d’économie, d’histoire et de culture, que de nombreux membres de l’UE. Cette union n’a pas pour but la création de barrières avec qui que ce soit. Nous soulignons toujours à quel point nous souhaitons que cette union soit ouverte. Je crois fermement que cela contribuera de façon significative à la construction d’un pont entre l’Europe et l’Asie Pacifique.

Je ne peux pas ne pas mentionner ici le partenariat global de la Russie avec la Chine. D’importantes décisions bilatérales ont été prises, ouvrant la voie à une alliance énergétique entre la Russie et la Chine. Mais il y a plus que cela. Nous pouvons à présent même parler d’une alliance émergente en matière de technologie entre les deux pays. Le tandem que la Russie forme avec Pékin est un facteur crucial pour assurer la stabilité internationale et au moins un certain équilibre dans les affaires internationales, ainsi que pour assurer la primauté du droit international. Nous ferons pleinement usage de nos relations avec l’Inde et le Vietnam, qui sont des partenaires stratégiques de la Russie, ainsi qu’avec les pays de l’ASEAN [5]. Nous sommes également ouverts à l’élargissement de la coopération avec le Japon, si nos voisins japonais peuvent considérer leurs intérêts nationaux et cesser de regarder en arrière en direction de certaines puissances de l’étranger.

Il ne fait aucun doute que l’Union européenne est notre plus important partenaire collectif. Personne n’a l’intention de « se tirer une balle dans le pied » en renonçant à la coopération avec l’Europe, mais il est maintenant clair que la poursuite des affaires courantes telles qu’elles existent n’est plus une option. C’est ce que nos partenaires européens nous disent, mais nous non plus ne voulons pas continuer à faire les choses à l’ancienne. Ils ont cru que la Russie leur devait quelque chose, alors que nous voulons être sur un pied d’égalité avec eux. Pour cette raison, les choses ne seront plus jamais les mêmes. Cela dit, je suis convaincu que nous serons en mesure de surmonter cette période, que les leçons seront apprises et qu’un nouveau fondement de nos relations émergera.

On entend parler ici et là de l’idée de créer un espace économique et humanitaire unique de Lisbonne à Vladivostok ; cette idée gagne du terrain. Le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a dit publiquement (nous-mêmes le disons depuis longtemps) que l’UE et l’UEEA devraient engager le dialogue. La déclaration que le président Vladimir Poutine a faite à Bruxelles en janvier 2014, quand il a proposé une première étape avec le lancement de négociations sur une zone de libre-échange entre l’UE et l’Union douanière à l’horizon de 2020, n’est plus considérée comme quelque chose d’exotique. Tout cela est déjà devenu partie intégrante de la diplomatie et de la politique réelle. Bien que cela reste pour le moment au stade des discussions, je crois fermement que nous atteindrons un jour ce que l’on appelle « l’intégration des intégrations ». C’est l’un des principaux sujets que nous voulons promouvoir au sein de l’OSCE lors du Conseil ministériel de Bâle. La Russie est sur le point d’assumer la présidence des BRICS et de l’OSC [6]. Les deux organisations tiendront leurs sommets à Oufa [7]. Ce sont des organisations très prometteuses pour la nouvelle ère qui s’ouvre. Ce ne sont pas des blocs (surtout les BRICS), mais des groupes où les membres partagent les mêmes intérêts, représentant des pays de tous les continents, qui partagent des approches communes concernant l’avenir de l’économie, de la finance et de la politique mondiales.

Source : http://vineyardsaker.blogspot.

Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr

Notes :

[1] : le jeu de celui qui se dégonfle le premier, lorsqu’aucun des joueurs n’accepte d’abandonner, quitte à ce que s’ensuive la pire issue possible ; typiquement lorsque deux automobiles se font face et foncent l’une vers l’autre sur une route ou un pont à voie unique, chacun des deux conducteurs repoussant au maximum le moment de donner le coup de volant de côté qui signifiera qu’il a perdu (le premier qui s’écarte, c’est-à-dire abandonne, perd) ; si aucun des joueurs ne consent à abandonner, c’est la collision frontale assurée.

[2] : « Ordre politique et déclin politique : de la révolution industrielle à la globalisation démocratique », paru en septembre 2014 (en anglais).

[3] : L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : anciennement Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) jusqu’en 1995, l’OSCE est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest. C’est la seule organisation européenne à vocation généraliste ; elle accueille la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n’en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique.

[4] : L’Organisation du traité de sécurité collective : organisation à vocation politico-militaire regroupant la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan.

[5] : L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, également dénommée ANASE : organisation politique, économique et culturelle regroupant dix pays d’Asie du Sud-Est (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Viêt Nam, Laos, Birmanie (actuel Myanmar) et Cambodge)

[6] : L’Organisation de Coopération de Shanghaï : organisation intergouvernementale régionale asiatique créée en 2001 qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

[7] : La capitale de la république de Bachkirie, en Russie. Située juste à l’ouest de l’Oural, à mi-distance de Kazan et de Chelyabinsk, la ville est un centre industriel et culturel, et compte 1.106.635 habitants.

Source: vineyardsaker.fr/

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Politique
commenter cet article
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:46

Sénégal: La Francophonie c'est le colonialisme (novembre 2014)

Un membre de la brigade anti negrophobie sur Exhibit B

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Société
commenter cet article
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 11:11
Burkina Faso : Blaise Compaoré  rattrapé par son passé. Son pays va demander au Maroc son extradition

Burkina Faso : Blaise Compaoré  rattrapé par son passé. Son pays va demander au Maroc son extradition.

 

Le Burkina va demander au Maroc l’extradition du président déchu Blaise Compaoré, a annoncé jeudi le Premier ministre de la transition, Isaac Zida, ajoutant que le dossier Sankara, considéré le Che Guevara africain serait entièrement rouvert et la justice rendue.

Nous allons demander au Maroc de mettre le président Compaoré à la disposition de la justice burkinabé, a déclaré M. Zida lors d’une rencontre avec la presse nationale dans son bureau dans la capitale du Burkina.

La poursuite des présumés coupables (dans l’assassinat du président Thomas Sankara) va être entreprise, a-t-il déclaré.

Le dossier (Sankara) sera entièrement réouvert et la justice sera rendue, a ajouté le lieutenant-colonel Zida qui s’était emparé du pouvoir après le départ du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir après 27 ans de règne sans partage par un soulèvement populaire.

Le capitaine Thomas Sankara a été assassiné le 15 octobre 1987 lors d’un coup d’Etat qui a porté au pouvoir son ami et frère d’armes Blaise Compaoré.

Lors de sa prise de fonction, le président de la transition Michel Kafando a annoncé que la tombe présumée du capitaine Sankara sera ouverte en vue d’effectuer des tests ADN pour déterminer si c’est bien son corps qui repose au cimetière de Dagnoên (est de la capitale) car des milliers de partisans de l’ancien dirigeant et sa famille doutent que ce soit bien le cas.

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Justice
commenter cet article
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:04

Appel aux rassemblements continus jusqu’à l’annulation définitive de l’abominable exposition du zoo humain au théâtre Gerard Philippe de Saint Denis

 

 

Les Manifestants empêchent l’abominable exposition de Saint-Denis en images.

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Société
commenter cet article
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 08:51
Cameroun Election a la Fecafoot le samedi 29 novembre: ou les corrompus de retour - Appelle au soulèvement populaire dans tout le pays.

Cameroun Election à la Fecafoot le samedi 29 novembre:

ou les corrompus de retour

Appelle au soulèvement populaire dans tout le pays au moment de son  installation officielle

 

 

L’ancien directeur de cabinet d’Iya Mohammed annonce d’autres batailles de son camp sur le front judiciaire.

Abdouraman Hamadou est furieux. L’ancien directeur de cabinet d’Iya Mohammed s’indigne contre les actions du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Mercredi sur les antennes de Radio sport info, le dirigeant d’Etoile filante de Garoua a indiqué parlant de l’élection de l’instance fédérale prévue samedi, que « tout Camerounais a le devoir d’empêcher la tenue de l’élection du 29 novembre ». Et d’expliquer : « nous avons ce devoir parce que cette élection est illégale. Les gens s’apprêtent à poser des actes et de cette manière-là, de façon ostentatoire, en narguant l’ensemble des Camerounais. C’est un devoir pour tout citoyen camerounais d’empêcher ces gens-là de ridiculiser nos institutions avec l’aide de Zurich ».

Il menace : « si les autorités n’arrêtent pas Joseph Owona, nous allons l’arrêter avec nos bras ». Pour lui, le président du Comité de normalisation Joseph Owona et la la Fécafoot sont hors-la-loi. L’ex pilier de l’administration Iya Mohammed soutient  qu’il n’y  a « pas  de base juridique pour continuer le processus électoral démarré le 30 octobre sur la base d’un statut et d’un code électoral qui ont été purement  et simplement annulés ». Dans sa bataille contre la Fécafoot, Abdouraman Hamadou annonce l’ouverture de nouveaux  fronts. Il s’est de nouveau adressé à la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun.

« Nous avons  attaqué les élections aux niveaux régional et départemental à partir d’une décision globale. Nous avons attaqué le collège électoral régional qui validait de fait les élections au niveau des départements. Nous avons attaqué la décision qui fixe le collège électoral fédéral, sur l’éligibilité, celle qui validait les candidatures  et qui a validé l’élection de Tombi à Roko », fait-il savoir.  Abdouraman pense que la Fécafoot est dans une position  et n’est plus réduite, croit-il, qu’à compter sur la faiblesse des institutions camerounaises.

 

   

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Sport
commenter cet article
27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 22:33
 LOUIS FARRAKHAN : « QUAND UN NOIR MEURT, UN BLANC DOIT MOURIR ET LÀ, ILS CHERCHERONT LE DIALOGUE »

 LOUIS FARRAKHAN : « QUAND UN NOIR MEURT, UN BLANC DOIT MOURIR ET LÀ, ILS CHERCHERONT LE DIALOGUE »

 

Le Ministre Louis Farrakhan, leader charismatique afro américain, s’est récemment exprimer sur la situation explosive qui gagne l’ensemble des États-Unis suite au non-lieu prononcé en faveur de l’officier Darren Wilson. Selon Farrakhan, l’Amérique est à deux doigts de basculer dans une guerre raciale si les choses ne changent pas radicalement.

Lors de sa visite au ‘Morgan State University’, Farrakhan a fait savoir à l’audience que la situation à Ferguson devait pousser la communauté afro à se battre davantage pour ses droits.

« Je n’ai jamais vu de manifestation d’une telle ampleur » a-t-il affirmé. « Pendant plus de 100 jours, des hommes, des femmes, des enfants ont manifesté mais là, c’est tout le pays qui s’embrase. »

Farrakhan a tenu à avertir ceux qui se répandaient sur les réseaux sociaux concernant leurs activités et projets, leur expliquant que les agents du gouvernement devaient sûrement consulter leurs profils sur Facebook et sur Twitter afin de mieux les contrer.

“L’ennemi vous aura par le biais des réseaux sociaux, n’en parlez pas sur Facebook. Soyez prudents !”

Farrakhan a encouragé la jeunesse à ne pas baisser sa garde :
« Vous ne pouvez plus faire machine arrière ! Vous ne voulez peut-être pas vous battre, vous auriez aimé ne pas en arriver là mais vous devez vous y attendre. Enseignez-le à vos enfants, apprenez-leur à combattre. » Et d’ajouter : « Nous devons tous mourir un jour, autant que ce soit pour quelque chose qui en vaille la peine. »

Pour Farrakhan, rien ne se fait sans sacrifice : « quelques -uns mourons mais des millions seraient définitivement libres. C’est uniquement en raisonnant et en agissant de la sorte que la communauté afro américaine avancera. »
« Ils nous tuent. Ils continueront de nous tuer et iront ensuite manger un hamburger puis dormir comme si de rien était mais si à notre tour, nous décidons que pour un des nôtres tués, un des leurs le sera aussi, la donne changera et cela les rendra fatalement plus raisonnables. »

Farrakhan a d’ailleurs reçu le soutien du Dr Boyce Watkins pour son appréciation de la situation, Watkins le considérant comme le leader afro américain le plus indépendant.

« Farrakhan est l’une des rares personnalités afro américaines à ne pas être contrôlée par les blancs .» affirme le Dr. « Beaucoup parmi nous sont loin d’imaginer à quel point nous ne sommes pas libres. Tout est contrôlé par les blancs : les noirs que vous voyez à la télé, leurs émissions, absolument tout est dirigé et financé par leurs corporations. Seul Farrakhan fait exception. Les Noirs courageux doivent se jeter dans cette bataille corps et âmes et refuser tout compromis. Nous devons marquer l’histoire de l’Amérique. »

Source : NegroNews

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Société
commenter cet article
27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 22:00
Le directeur de l'Hosto (Burkina Faso)Le directeur de l'Hosto (Burkina Faso)

Le directeur de l'Hosto (Burkina Faso)

Dons de matériel médical à l’hôpital Yalgado Ouédraogo : Le directeur général a refusé de réceptionner de la vieillerie.

 

Le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo devait recevoir du matériel dans la soirée du 20 novembre 2014. Mais répondant à son principe de ne plus être « un dépotoir de vieillerie », le directeur général a décliné l’offre de la communauté libanaise au Burkina. Le domaine de la santé est très délicat nous a dit Robert Sangaré et Yalgado ne peut accepter « n’importe quoi ». Il a regretté que bien que les donateurs aient été conseillés et orientés sur les besoins du centre, ce soit du vieux matériel usé qu’ils aient voulu offrir.

Le 10 janvier 2013, le directeur général du centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) rappelait lors d’une conférence de presse, que désormais son établissement n’acceptera plus du vieux matériel. « Ce n’est pas parce qu’on est dans le besoin qu’on doit se contenter d’accepter tout ce qu’on nous donne » avait dit à l’époque Robert Sangaré. C’est dans cette logique que le directeur général a refusé de réceptionner un lot matériel de la communauté libanaise dans la soirée du 20 novembre. Ladite communauté avait approché les responsables du CHU pour s’associer à l’élan de solidarité nationale né des évènements des 30 et 31 octobre.

L’hôpital a alors expliqué les formes d’aides. Certains préfèrent payer directement des produits pharmaceutiques pour venir remettre, d’autres par contre choisissent de venir donner des chèques ou de la liquidité, c’est ce qui est courant ces derniers temps. A côté de ces deux options, il y a des bienfaiteurs qui préfèrent acquérir de l’équipement pour l’hôpital en fonction des besoins exprimés par les services pour assurer une prise en charge plus appropriée des patients. Dans ce dernier cas, il y a des exigences.

C’est ce que la communauté libanaise aura choisi comme option, offrir du matériel médical. « Là, nous vous donnons une liste et en fonction de vos moyens, vous faites ce que vous pouvez faire. Vous pouvez discuter directement avec le fournisseur, mais il faut quand même, que ce soit des professionnels de la vente du matériel médical. On leur avait dit de choisir ce qu’ils veulent, mais vraiment si c’est du matériel technique, il faut que nous sachions ce qu’ils vont nous amener ».

Et la direction de l’hôpital dit avoir mis en contact les donateurs avec un fournisseur de l’hôpital qui connaît ses exigences en matière de table d’examen et autre équipements et qui avait déjà fait la même chose pour une société publique de la place qui voulait faire don d’équipements au CHU. Apparemment cette piste a été abandonnée entre temps.

« Ils ont amené le matériel ce matin (Ndlr. Le 20 novembre 2014), quand nous sommes descendus, nous avons constaté que c’était du vieux matériel. Des tissus déchirés, les pneus totalement usagés. Les tables d’examen ne peuvent même pas tenir une semaine ». En plus, toujours selon Robert Sangaré, les tables d’examen ont des dimensions et des critères de solidité, mais celles qui ont été amenées ne répondent pas à ces critères et c’est juste de la peinture qui a été passé dessus.

« Ils ont eu toutes les informations. Ce matériel-là, franchement, nous ne pouvons pas l’utiliser. Nous les avons appelés gentiment pour leur dire de venir enlever le matériel, parce que nous ne pouvons pas l’utiliser. Ils ont dit qu’ils ne peuvent pas annuler parce qu’il y a la presse qui devrait venir couvrir la remise. Il y a un de leur responsable qui m’a appelé et qui voulait que j’accepte et qu’il s’engageait à réparer. Moi je lui ai dit que je ne pouvais pas jouer à ce jeu. Prendre toute la nation burkinabè à témoin en disant que nous avons reçu du matériel neuf alors que ce n’est pas le cas. On n’a même pas besoin d’être un spécialiste pour savoir que c’est du vieux matériel. Que la communauté libanaise m’excuse, j’ai beaucoup de respect pour elle, mais ma conscience ne me permet pas de jouer ce jeu. Je ne peux pas réceptionner du matériel inutilisable. Le faire, c’est triché et avec l’ensemble du peuple burkinabè et avec tout l’hôpital Yalgado. » Tranche le directeur général du CHU Yalgado Ouédraogo.

Pour lui, Yalgado en tant que centre universitaire, est un hôpital de référence du Burkina et celui qui veut l’aider doit le faire sur la base des besoins exprimés, surtout quand il s’agit des équipements médicaux. « Le temps où on ramassait du matériel pour venir jeter à Yalgado est terminé ».

« Même quand vous voulez aider quelqu’un, il faut l’aider bien »

Le directeur a rassuré que ce n’est pas une question d’argent. Et sa structure n’insiste pas sur la quantité. Il en veut pour preuve des personnes anonymes qui viennent poser des petits gestes symboliques mais forts pour l’hôpital.

L’hôpital Yalgado entend ainsi mettre fin aux coups médiatiques qui ne lui profitent pas. Et ce refus d’être un dépotoir n’a pas commencé le 20 novembre. Bien avant et souvent de l’extérieur, Yalgado a refusé des dons. Un compatriote vivant en Allemagne a même proposé d’envoyer un hélicoptère au plus grand hôpital du Burkina. « J’ai refusé(…) J’ai dit que je n’en vais pas besoin, qu’est-ce que je vais faire avec un hélicoptère pour Yalgado ? Je n’ai pas de pilotes, en plus qui va louer cela pour transporter son malade ? Le salaire même du pilote, je fais comment ? »

Tout en remerciant toutes les bonnes volontés qui de par leurs actions aident l’hôpital à une prise en charge adéquate des patients, Robert Sangaré estime que quand on veut aider quelqu’un, il faut l’aider bien. Il recommande aux éventuels bienfaiteurs, à approcher les responsables pour savoir ce dont ils ont besoin. « Il y a des gens qui nous amènent des équipements dont le coût de réparation est plus élevé que le coût d’achat », a-t-il conclu.

Par Tiga Cheick Sawadogo
Source:Lefaso.net

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Humanitaire
commenter cet article
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 20:39

Un prêtre blanc dit la vérité sur L'Afrique et sur les traditions Africaines

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire - dans Vérité
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • : AFROHISTORAMA Toute L’histoire sans histoire. CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ET VOIR.
  • Contact

EVENEMENT

 

PROSPECTUS.jpg

 

Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

----------------------------------------------------------------------

LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

------------------------------------------------------------


annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

images divers5

 

Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

      Logo-Afrohistorama

      AFROHISTORAMA TV

 

  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

 ----------------------------------------------

 

 

simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

---------------------------------------------------------------------------

 

Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine