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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 00:47

Libérez Gbagbo ! La nouvelle Vidéo de Komandant Simi OL à relayer d'urgence :

              



http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g

 

La crise ivoirienne qui s’est soldée par l’intervention de l’armée française et le kidnapping du président Laurent Gbagbo, est un point fort de la guerre de civilisation à laquelle nous assistons. C’est une guerre qui date de depuis l’Antiquité et qui est remise au goût du jour sous une forme de guerre totale, menée sur le plan économique politique, médiatique, militaire, mais aussi sur le plan psychologique, culturel et spirituel, impliquant le viol de notre imaginaire. Et dans cette guerre de civilisation, cette guerre totale, l’Afrique est la proie la plus facile.

 

Et là, j’applaudis avec un zeste d'amertume les occidentaux, ceux-là qui se revendiquent d’une certaine communauté internationale, parce qu’ils ont fait fort dans leur génie machiavélique. Ils ont réussi une telle corruption spirituelle collective des Africains au point de les mettre les uns contre les autres, afin de faciliter leur conquête. Il est vraiment déplorable de réaliser que des gens peuvent avoir du zèle meurtrier contre leurs semblables, par le seul fait de savoir qu’ils sont soutenus par des occidentaux. Alors que par référence à notre culture de sagesse ancestrale et millénaire, on aurait pu s’assoir et discuter. On aurait pu s'assoir et recompter les voix comme l'a si bien proposé le président Laurent Gbagbo.

 

Il va falloir expliquer à nos enfants, pourquoi le modèle démocratique ivoirien, entièrement calquer de celui de la France devrait-il exceptionnellement se soumettre aux décisions d’une certaine Commission Electorale Indépendante soutenue par des puissances étrangères, alors que toutes les démocraties du monde valident le résultat final des élections présidentielles sur les bases du conseil constitutionnel.

  On est ici dans une telle contradiction, une espèce de dichotomie démocratique, un désordre insoutenable. Et ce désordre se résume par ce que nous nous accordons tous à appeler le plus long coup d’Etat de l’histoire, déclenché depuis l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir en 2000.

Le nombre de prisonniers politiques de morts et de réfugiés comptés par milliers dans cette crise, traduisant le drame d’un peuple considérablement formé aux idéaux souverainistes du président déchu, emprisonné et en attente des instances de la cour pénale internationale, fait de la question de la réconciliation une problématique assez lourde, voire impossible de résolution dans de conditions défavorables. Par conséquent, cette impasse perceptible dans le processus de réconciliation, fait de la question de la justice, le point névralgique de la situation actuelle de la crise. Une crise qui, submergée par la désinformation, se refuse toujours de dire son nom, afin de dissimuler les besoins de crimes inassouvis et permanents du régime en place, face à son grand défi de spoliation néo-coloniale. En somme il n'est pas délirant de dire que la condamnation du président Gbagbo est un bon moyen de tuer l'espoir d'un retour à la paix, dans ce pays bien meurtri par les atrocités politiques, régies par le colonialisme français imbriqué dans un nouvel ordre international ultra vampiriste.

 

Faute de lieu de crime sur son peuple, après d’épuisantes années de résistance à ce qui ressemble plutôt à un complot international acharné contre sa politique progressiste, l’ex-président de la République de Côte d’Ivoire attend d’être entendu en justice comme le parfait bouc émissaire, pour des crimes commis par ses impitoyables adversaires politiques. Ayant bien entendu miraculeusement échappé à la mort, suite à des attaques militaires de la France « sarkoziste », en appui à des rebelles « ouattaraistes » désorganisés… Résumé d’une situation de crise qui donne froid au dos, au vu du nouveau virage que prend le sens de la justice dans le monde.

 

L'Afrique ne peut plus se permettre de livrer ou abandonner ses dignes fils, à l'abattoir des ardeurs néocolonialistes inter-générationnels et multiformes, au péril de son processus de Renaissance. L'africain nouveau doit maintenant accomplir son élévation spirituelle en se livrant à la tâche impérieuse de la mise en fondation des premières pierres de l'édifice de sa souveraineté, guidé par son sens le plus absolu de la solidarité.

 

Tous à la Haye le 18 juin 2012 pour la libération de Kodou Laurent Gbagbo !

Et que vive enfin la Côte d'Ivoire ! Et que vive enfin l'Afrique ! 

 

Komandant Simi OL

Etat Major de la Balistique Sonore.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 00:39

Coup d’Etat au Mali : La fin d’un mythe

amadou toumani Toure

Le président déchu du Mali, qui voulait dédouaner les militaires, avait dit au sommet de sa gloire que les coups d’Etat étaient la conséquence de la faillite des politiques. Il n’avait jamais pensé que cela pouvait lui être appliqué un jour surtout à quelques semaines de la fin de son mandat. Triste destin que celui d’un homme dont la réputation « démocratique » avait été surfaite. Il suffit de faire le bilan de son parcours pour s’en convaincre.

Les occidentaux, pour les besoins de la nouvelle cause démocratique qu’il avait façonnée pour l’Afrique, après avoir soutenu des décennies durant les coups d’Etat et dictatures sanglantes qui avaient essaimé le continent, décidèrent de breveter des hommes et des régimes sortis de leurs laboratoires politiques en les érigeant en modèle de démocratie en Afrique. ATT en a été longtemps le porte flambeau.

On fit croire à son renoncement volontaire à exercer le pouvoir à la fin de la Transition au Mali en 1992. On falsifia le fait que la chute du régime de Moussa Traoré intervint à la suite de luttes populaires héroïques de la part des Maliennes et des Maliens et que l’armée ne retournera qu’à la dernière minute les armes contre le régime que pour sauver les meubles. C’est dans ce contexte politique que le puissant mouvement démocratique d’alors lui a imposé la fin de la transition malgré la réticence de certains militaires et hommes politiques d’alors. ATT comprit rapidement que le rapport de force ne lui était point favorable. Il accepta de reculer pour mieux sauter. La gestion hasardeuse du pouvoir par Alpha Oumar Konaré lui fit un boulevard pour revenir au pouvoir, paré cette fois-ci de la victoire au sortir des urnes. Le manteau démocratique lui fut taillé sur mesure.

Très rapidement il dilapida l’immense capital de sympathie et de popularité qu’il avait su acquérir auprès des Maliens, même si l’opinion publique internationale continuait à lui tresser des lauriers. Le bilan de sa gestion du pouvoir fut une calamité pour le Mali : mauvaise gouvernance, gestion patrimoniale du pouvoir, gabegie, corruption généralisée, impunité, discrédit général de l’Etat, affairisme politique, faillite morale… La liste est longue. Les Maliens, un peuple si fier de son histoire et de ses valeurs de civilisation finirent par baisser la tête. On avait désormais honte d’être Malien.

ATT avait créé autour de son régime un véritable clan de prédateurs qui avaient fait main basse sur les institutions politiques et les secteurs juteux de l’économie. Il fabriqua une majorité politique en achetant les leadeurs politiques de l’ancien parti majoritaire, l’ADEMA, et ses démembrements, le RPM et l’URD. La sauce fût agrémentée avec d’autres partis comme le CNID, son revers le PARENA et toute une flopée de partis alimentaires créés à l’occasion, comme le Mouvement Citoyen et dernièrement le PDES.

Il fabriqua à plein régime toute une caste de généraux et d’officiers supérieurs tout aussi voraces qu’incompétents. Faute de bataillons, de compagnies, de brigades et de corps d’armée à commander, il multiplia des postes au sein de l’appareil administratif de l’Etat en guise de prébende. Presque à l’improviste, l’administration du pays fut militarisée avec la complicité de la classe politique dans sa grande majorité. De nombreux cadres firent la politique du ventre. L’accès aux postes de responsabilité fut conditionné à l’aptitude à devenir un courtisan plat et vide. Les media publics devinrent les instruments de la griotique officielle pour soigner l’image internationale d’un tyran que détestait son peuple, tandis qu’à l’extérieur du pays il continuait à faire illusion.

Sa gestion des enlèvements d’otages occidentaux, son laxisme face à AQMI, sa complicité souvent insinuée par la presse occidentale quant au trafic de drogues et autres activités maffieuses dans le Sahel finirent par le rattraper. Critiqué par ceux qui l’avaient fabriqué et lâché par ses amis occidentaux, il fût obligé de croiser le fer avec le MNLA sous la pression populaire. Soupçonné par les siens d’être de mèche avec la rébellion, il biaisa comme d’habitude. Les « replis tactiques » successifs, les massacres de Aguelhoc et la déroute de Taoudénit firent par sceller son destin.

A l’analyse des faits, le coup d’Etat était inévitable. Aux raisons évoquées s’ajoute la volonté déguisée de ne pas quitter en réalité le pouvoir tant les intérêts en jeu étaient colossaux. Ceux qui en avaient fait leur parrain le pressaient de prolonger son mandat. Arguant de sa popularité on lui fit croire qu’il était indispensable. Le coup d’Etat intervenu au Niger voisin brisa leur élan. Le projet de referendum populaire pour relecture de la Constitution aux fins de réviser le nombre de mandat fut rapidement enterré. La pression internationale de ses amis occidentaux déçus par sa roublardise fit le reste. On lui signifia nettement qu’il devait quitter la scène. On lui tressa de nouveau des fleurs déjà fanées de démocrate exemplaire.

Mais visiblement ATT n’avait pas dit son dernier mot. La préparation des élections fut bâclée. Le processus électoral était devenu un véritable champ de mines. Les appétits voraces des prétendants au pouvoir, tous pressés et certains de l’emporter à coup sûr fit le reste. Les contestations violentes des résultats électoraux étaient désormais inscrites à l’ordre du jour. Les débordements et la pagaille qui devaient s’en suivre serviraient de prétexte à ses généraux à l’affût pour reprendre la main. Tel était le schéma machiavélique qu’il avait tissé.

La mutinerie du 21 mars déjoua complètement le complot manigancé contre son propre peuple. Le régime s’effondra comme un château de sable. Les insurgés étonnés par la facilité avec laquelle ils s’emparèrent du pouvoir furent les premiers surpris. Les actes qu’ils posèrent relèvent d’une improvisation évidente.

Face à une telle situation, la réponse des institutions africaines et internationales furent classiques : condamnation du coup d’Etat, exigence de restauration de l’ordre constitutionnel, suspension des aides, etc. Certains partis politiques de la place, éternels complices de ATT s’en firent l’écho comme il fallait s’y attendre. On sait depuis belle lurette qu’ils ne représentent qu’une minorité vorace comme des requins, largement discrédités par leurs pratiques connues de l’opinion publique nationale. Continuer à présenter le régime ATT comme démocratique constitue une insulte à l’endroit du peuple malien qui a enduré tant de choses sous l’ère ‘démocratique’ à tel point que certains courants en son sein n’hésitent plus à dire qu’ils regrettent la période de dictature de Moussa Traoré. La ‘démocratie’ est elle pire que la dictature ? Question hallucinante que les Maliens se posent désormais.

Déjà des schémas sont esquissés. ‘Gouvernement d’union nationale’ chantent déjà certains courants politiques soutiens bruyants de ATT hier et membres de la majorité sortante. En aucun moment, au plus fort de la crise au nord, ils ne posèrent un acte patriotique, résolus qu’ils étaient à cautionner le régime déchu. Reprendre les mêmes et recommencer la même chose c’est perpétuer le système ATT sans ATT.

Le redressement de la démocratie malienne et la restauration de l’Etat passent nécessairement par une période de transition dirigée par des patriotes sincères n’ayant aucunement trempés dans la gabegie actuelle. Eux seuls sont à même de nettoyer le pays et de le remettre sur les rails. Il faut tourner définitivement la page de la classe politique actuelle, faire appel à des hommes neufs et intègres et redéfinir un nouvel espace à la vie publique en changeant de façon novatrice les conditions mêmes de l’exercice démocratique au Mali. C’est la seule façon pour le Mali de renouer avec l’Histoire.
Issa Ndiaye
Source : PAMBAZUKA NEWS



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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 00:33

Me Roste BAR HEIM, avocate à la CPI, au cœur d’un réseau de faux témoignages contre Gbagbo en Israël. Les 600 preuves d’Ocampo seraient montées de toute pièce.

LaurantGbagbo

 

Le 21 mai 2012 par IVOIREBUSINESS – L’information fait froid dans le dos et montre qu’à l’approche du 18 juin prochain, date de l’audience du Président Laurent Gbagbo à la CPI, la panique s’est emparée du camp Ouattara et du procureur Ocampo, dont la partialité et la collusion avec le camp ADO-SORO, ne sont plus à démontrer.

 

Le Président Laurent Gbagbo le 05 décembre 2011. 

 

En effet, un réseau de faux témoignages est à l’œuvre depuis plusieurs mois à Tel Aviv et Jérusalem en Israël, pour porter des accusations mensongères contre le Président Laurent Gbagbo, moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes.

Selon une source très crédible, niveau A1, une avocate inscrite à la CPI du nom de ROSTE BAR HEIM
dont les bureaux à Tel Aviv sont au 216, BINIAN SHAR HAIN 3rd floor-barhaim law office, et qui peut être jointe au (00972)0525504368 a mandaté un pasteur ivoirien vivant en Israël dans la ville de Jérusalem pour mettre sur pied ce réseau de faux témoignages contre Laurent Gbagbo à la CPI. Elle agirait pour le compte du procureur Luis Moreno Ocampo.

C'est le pasteur ivoirien Bernard Abé Ettien qui a été chargé par Me Roste Bar Heim de rencontrer les réfugiés ivoiriens en Israël pour produire de faux témoignages contre Laurent Gbagbo, moyennant une somme importante et l’assurance que leur demande d'asile serait acceptée par les autorités israéliennes. Un accent particulier a été mis par Me Roste et son acolyte Bernard Abé Ettien, afin que les témoins choisis soient tous originaires du Sud de la Côte d’Ivoire, afin qu’aux yeux de la CPI, ils apparaissent crédibles.

Pour mieux convaincre les faux témoins, le pasteur Abé leur a affirmé que les autorités israéliennes ont donné leur accord pour que ces faux témoignages accablants contre Laurent Gbagbo soient produits.

Une fois tous convaincus et bien briefés, Me Roste BAR HEIM les a rencontrés et leur a fait remplir un formulaire de la CPI intitulé  « FORMULAIRE POUR LES PERSONNES PHYSIQUES. DEMANDE DE PARTICIPATION AUX PROCEDURES ET DEMANDE DE REPARATIONS DEVANT LA CPI POUR LES VICTIMES – PERSONNES PHYSIQUES ».

Ce sont tous ces témoignages pris entre le 15 et le 30 avril 2012 par Me Roste Bar Heim et Bernard Abé Ettien, qui forment l’essentiel du dossier des 600 preuves accablantes remises le 18 mai dernier par le juge Luis Ocampo Moreno à la CPI.

En effet, c’est une véritable batterie de soi-disant preuves, comprenant un peu plus 600 éléments, que le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo a remis le vendredi 18 mai 2012, à la défense de Laurent Gbagbo, à moins d’un mois de l’audience de confirmation des charges.

Cette remise de fausses preuves fait suite à une décision rendue le 24 janvier 2012 par la Chambre Préliminaire III de la Cpi. Elle ordonnait au Procureur Ocampo de divulguer le Document Contenant les Charges ( DCc) le 16 mai 2012 au plus tard.

Comme on le voit, ce sont donc un ramassis de fausses preuves de toute nature, notamment, audiovisuelles, photographiques et autres qui, ont été concocté par Luis Moreno Ocampo, qui ne produira pas de témoins physiques, chose bizarre, le 18 juin prochain à la barre.

Nul doute que nous reviendrons sur ce énième complot contre le Président Laurent Gbagbo.

Christian Vabé

 source : ARMADA

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 02:21

 UPC: Que vaut l'union des néo-collabos avec les "mouvementistes"? par Emeh Elong
Cameroon1

Après la disparition de l’‘’illustre’’ collabo Augustin Frédéric Kodock (paix à son âme) et la perspective des échéances politiques, une redistribution de cartes au sein de l’Upc agrippée au Rdpc n’est que la norme pour officialiser leur nouveau ‘’Pétain’’. Mais parler de l’unité de l’Upc, comme une question nouvelle et surtout avec le renfort des transfuges ‘’mouvementistes’’ de l’Upc des Fidèles, ne peut que faire sourire les observateurs avertis !  Cela renchérit, bien sûr, l’utilité de repréciser l’origine des divisions au sein de l’Upc et ses aboutissants, et souligner avec force que les Upécistes véritables n’attendent nullement aucun ‘’sauveur‘’, surtout de moralité politique douteuse, fût-il un dinosaure des luttes de libération au Kamerun… Mieux,  il est bon de se demander aujourd’hui, au-delà de sa puissance historique et ses idéaux fondamentaux, si l’Upc, telle qu’elle se présente actuellement, peut continuer à représenter une espérance pour les Kamerunais ?

Il est inutile de faire croire aujourd’hui, aux Kamerunais, surtout à la jeunesse, que les divisions ou les tendances dans l’Upc sont un problème accidentel, comme l’affirme faussement le Pr Daniel Abwa : « L’histoire des tendances à l’Upc remonte surtout après la mort de Um Nyobè qui était l’unificateur de ce mouvement » (1), ou bien une question de la qualité des personnes au sein du Mouvement nationaliste. Car, le Pr Daniel Abwa continue : «  Tous ceux qui ont voulu le remplacer (Um Nyobè) n’avaient ni le charisme, ni le niveau de patriotisme et l’abnégation qui pouvait leur permettre de rassembler, sans créer de clivages entre les militants » (2).

Car, lors de  la création de l’Upc le 10 avril 1948 à Douala, l’Administration coloniale et fasciste française a mis tous les moyens pour briser ce qui deviendra l’âme du peuple Kamerunais. Puisque, selon Richard Joseph : «Finalement le 09 avril 1948, l’Administration, faute de preuves tangibles des agissements nocifs du nouveau groupe, et coincé entre les termes de la Constitution Française et les pressions du RDA et les parlementaires communistes à Paris, accusa officiellement réception des statuts de l’Upc, ce qui équivalait à la reconnaissance légale » (3).

 Ainsi dès sa naissance, l’Upc a été la cible de toutes sortes de manœuvres de déstabilisation de la part de l’Administration coloniale afin de l’empêcher de fonctionner normalement. Des manœuvres allant de la dispersion à travers le territoire de tous les cadres upécistes  fonctionnaires, à la création des partis politiques fantoches, des ‘’oppositions africaines’’ devant s’opposer à l’Upc, en passant par le chantage, la corruption et enfin la persécution des militants. Ainsi, après son premier Congrès tenu en Avril 1950 à Dschang, la Direction élue fut, aussitôt, l’objet d’arrestations et de procès ignobles (4). 

 Dès lors, Um Nyobè est amené à constater ‘’ qu’au moment où se réunit le deuxième congrès de l’Upc, plus de la moitié des membres du Comité Directeur élu par le congrès de Dschang ont abandonné la lutte’’ (5).

 L’escalade déstabilisatrice programmée afin de détruire l’Upc ou la rendre inoffensive se poursuivra par les mémorables massacres des patriotes Kamerunais en Mai 1955 ; ensuite vint la création de toutes pièces d’un prétendu trio de Kumba (l’aile dure et communiste bamiléké de l’Upc : Moumié (Bamun), Kingué et Ouandié) opposé à Um Nyobé ‘’le modéré basaa’’.  Le colonialisme français ayant attendu en vain l’implosion du quatuor dirigeant de l’Upc, le Mouvement de libération kamerunaise connut alors sa toute première division ou dissidence de son histoire: le ‘’Manifeste des scissionnistes’’ parut le 1er mai 1957. Même cela fut une tempête dans un verre d’eau.

Enfin, les colonialistes et fascistes français sortirent l’arme redoutable qui permit la trahison et l’assassinat de Ruben Um Nyobé, le 13 septembre 1958. Et évidemment, la mise en place d’une Upc ‘’légale’’ et sage dirigée par Mayi Matip, qui accepta les conditions de l’Administration française contre l’Upc authentique, dirigée par Moumié, Kingué et Ouandié, la direction élue au dernier congrès d’Eséka en 1952.

Alors, qu’on cesse de rebattre les oreilles des crédibles kamerunais : l’Upc n’est pas plus divisée aujourd’hui qu’hier. Les divisions ne sont qu’une arme cinquantenaire des ennemis irréductibles du Mouvement nationaliste et leurs suppôts.

Précisons que : la déstabilisation et la destruction qui étaient programmées hier par des colonialistes français, ont été naturellement reprises par les pouvoirs politiques Kamerunais néocoloniaux. Mais, les méthodes ont changé : la règle d’assassinat qui était de mise hier est devenue celle de faire pourrir l’Upc de l’intérieur, en assignant à d’autres compatriotes ‘’Upécistes’’, qui également y trouvent leur compte, le rôle et le travail de perturber la mission nationaliste, anti-néocolonialiste et de progrès de l’Upc, et en même temps, de brouiller l’image de l’Upc  authentique  auprès des masses populaires…

Ainsi, les divisions et les tendances de l’Upc ne sont point une question de leadership, encore moins celle des égos des dirigeants, mais un problème d’orientation politique. Ainsi, tous les remous observés ne sont que des luttes politiques qui sont l’expression d’un choix entre la continuation du combat libérateur du Kamerun contre les spoliateurs autochtones et le néocolonialisme, ou le sabordement de l’Union des Populations du Cameroun en un instrument entre les mains des liquidateurs de notre cher pays.

Au mieux, cet état de fait dérive d’une situation politique structurelle, et non des faits conjoncturels, relative hier au colonialisme qui ne tolérait aucune volonté nationale réelle de libération des peuples coloniaux ; et aujourd’hui, il intimement lié à la nature des régimes politiques de dictature néocoloniale. Car, il faut à la dictature néocoloniale africaine, dans son incapacité de produire librement des programmes et une espérance aux masses populaires, elle fausse le jeu ‘’démocratique’’, en embrigadant les forces politiques selon son choix, d’où le pouvoir de l’Administration sous la coupe du Rdpc, d’accorder ou de refuser aux partis politiques, la liberté d’exercer officiellement et librement dans la vie politique de la Nation.

Ainsi, hier le colonialisme créa les ‘’oppositions africaines’’ qui s’opposèrent aux véritables patriotes africains, afin d’installer le néocolonialisme. Aujourd’hui, les pouvoirs politiques dictatoriaux néocoloniaux, s’appuient sur les partis politiques fantoches pour leur survie politique.

Quel avenir pour l’UPC ?

Il y a eu beaucoup d’effervescence autour des Upc ces derniers temps. L’Upc des Fidèles a tenu  son Congrès statutaire en renouvelant sa direction politique et a précisé ce que doit être l’Upc :

 « 1- (…) Le parti des classes et des couches exploitées (…), auxquelles s’ajoutent des patriotes kamerunais ayant fait le choix de lutter pour les intérêts des classes exploitées.

2- L’orientation de l’Upc doit être progressiste, anti-impérialiste et panafricaniste.

Elle répond à deux exigences :

1ère exigence : Les grands moyens de production et d’échange doivent être la propriété de la nation entière. Ce qui exige notamment les nationalisations et l’extension du secteur public.

2ème exigence : Les producteurs et les salariés d’une façon générale doivent être impliqués dans la gestion des unités de production et de services.”

 Par ailleurs, l’Upc-Kodock, rejoint par la tendance Hogbè Nlend et quelques transfuges de l’Upc des Fidèles a tenu, elle aussi, un Congrès extraordinaire et unitaire à Douala. Là également, une nouvelle direction a été présentée, avec la social-démocratie comme orientation politique.

Mais, au même moment, une autre partie de l’Upc-Kodock qui a contesté ce Congrès  en tint un autre, d’où sorti une direction différente.

A propos de ces deux congrès, un responsable de l’Upc des Fidèles s’interrogea : « On se demande quel était le but recherché à travers ce congrès, puisque ce congrès, loin de rassembler, a plutôt atomisé cette UPC gouvernementale. » (6).

Dans ce cafouillage, émerge à répétition et avec intempérance, au-delà de certaines vérités, la voix de  ‘’l’illustre dernier dirigeant et grand combattant des maquis de l’Upc’’, qui hier quitta, le parti sans  rendre compte, jusqu’aujourd’hui, des vraies raisons de son départ volontaire ou obligé de l’Upc combattante et clandestine. Et à son retour surprenant au Kamerun, Woungly Massaga fut le chantre de Paul Biya. Nous souhaitons, lui rappeler que ce n’est pas seulement par des mérites intellectuels, combatifs ou militants que les dirigeants upécistes ont été érigés en héros nationaux. Mais, surtout pour leur moralité politique…

Enfin, que l’illustre ‘’formateur et maître’’ se rappelle de ces paroles de la Sainte Bible: ‘’ Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître’’ (7).

Au-delà de tout cela,  la vraie question aujourd’hui est de savoir si les Upc, hormis certains de leurs fondamentaux, représentent encore un rêve libérateur pour le Kamerun ? Car, c’est là l’essentiel des préoccupations des Kamerunais !

 Nous en doutons fort. Car au lieu de continuer à claironner comme Woungly Massaga et d’autres: “l’Upc est la seule force sur laquelle notre peuple peut et doit compter pour que l’après-Biya ne soit pas une nouvelle succession d’années ou pire de décennies de dictature” (8); il est indiqué de s’interroger, si en tant qu’organes politiques, ces Upc ont un impact sur l’évolution, les contradictions ou les combats des Kamerunais, aujourd’hui, malgré les contingences socio-politiques réelles ?

Ainsi, ce n’est pas l’union des forces qui ne seront jamais des blocs cohérents et puissants parce que n’étant pas semblables, qui rassembleront le peuple pour marcher vers la victoire, puisque, certaines des Upc ont été créées pour être assignées à des tâches structurelles de la dictature néocoloniale Rdpc, que Woungly Massaga a servi aussi (s’il ne continue plus) à un moment donné. Et en passant, ces collabos  perçoivent des prébendes escomptées.         

Alors, que des transfuges  “mouvementistes” des Fidèles et autres rejoignent les néo-collabos, malgré la sincérité de quelques-uns, le fondement de l’existence des Upc primera, malgré eux ...    

Alors, d’où viendra l’espérance libératrice ?

Les véritables patriotes de tous bords dans tous les organes politiques, des associations civiques et les masses populaires qui ressentent la nécessité d’un autre Kamerun doivent investir ardemment le champ socio-politique. Car le fond du problème de l’Upc comme celui du Kamerun d’ailleurs, au-delà des atavismes, demeure celui d’une libération réelle de la dictature néocoloniale.

    

                                                                                          David Ekambi Dibonguè

Article à paraitre dans le prochain n° de Camaroes

-1- Messi Bala, Pr Daniel Abwa : ‘’L’UPC souffre de l’absence de Um Nyobè’’ in Cameroon Tribune du jeudi 29 mars 2012. P, 9

- 2- Ibid.

-3- Richard joseph, Le mouvement nationaliste au Cameroun. Les origines sociales de l’UPC. Editions Karthala. P,  112

- 4- Lire ‘’ La Voix du Kamerun’’ n°5- Mai 1950

- 5- R. Um Nyobè, Rapport au Deuxième Congrès de l’Upc à Eséka, in Ecrits sous maquis. Editions L’Harmattan. P.80

-6-Théodore Tchopa, H. Ham Ekoué : ‘’ L’UPC gouvernementale atomisée’’ in Le Jour n°1154 du vendredi 23 mars 2012, p, 4

- 7- La Sainte Bible ; Luc : 6,40

-8- Woungly Massaga, L’état actuel de l’Upc.

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 02:16

Jean-Paul Pougala au Grand Meeting AFROCENTRICITY INTERNATIONAL ( Section Europe ) du 12 et 13 mai 2012.

 

          

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zanJgPHagW8#  


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zanJgPHagW8#

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 02:12

CAMEROUN : La FETE nATIONALE du 20 mai : UNE ESCrOQUERIE POLITICO-HISTORIQUE.

 

jean_tatouang.jpgPr. jEAN TAKOUGANG, Analyste politique, expert en dialogue social, Traducteur trilingue

 

         Tous les 20 mai depuis 1972, les Camerounais, sur toute l’étendue du territoire, marquent par des défilés et autres manifestations monstres cette date qui a été décrétée comme Fête Nationale de leur pays. Mais pour tous ceux qui connaissent l’Histoire du Cameroun, la signification de cette fête demeure confuse, démagogique et absurde. Il est vrai que le 20 mai reste pour beaucoup de Camerounais une date exceptionnelle, à plus d’un titre : c’est le jour où des partis politiques en mal de représentativité peuvent leur offrir pagnes, T-shirts, bouteilles de bière et même des billets de banques pour les convaincre à aller défiler dans leurs rangs. Les plus chanceux qui ont pu d’une manière ou d’une autre rallier le cercle étroit de la Nomenklatura au pouvoir seront invités au Palais de l’Unité ou dans les résidences des chefs des autres unités administratives pour faire ripaille aux frais du contribuable. Ceux qui restent chez eux ne sont pas oubliés. La télévision nationale leur montre, pendant des heures, comment pendant que de ce côté ils tirent le diable par la queue, de l’autre côté là-bas, d’autres Camerounais peuvent encore solliciter les caisses de l’Etat pour organiser des banquets et des orgies dont les coûts et le faste n’ont aucune commune mesure avec la situation économique réelle d’un PPTE pris en étau entre le FMI, la Banque Mondiale et les différents bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux. Mais au-delà de ces plaisirs et cette évasion d’un jour qui les arrachent à leurs souffrances et à leur dénuement habituels, combien y a-t-il de Camerounais capables de vous dire exactement l’événement qui impulse un tel folklore et de si grandioses festivités ? C’est pourquoi nous avons voulu jeter un pavé dans la mare, en posant aujourd’hui au grand public cette question fondamentale que nous nous posons à nous-même depuis près de trois décennies : Qu’est-ce qu’une fête nationale ? Pourquoi le 20 mai, plutôt qu’une autre date (1er janvier (Indépendance) ou 1er octobre (réunification) par exemple), a-t-il été choisi comme fête nationale au Cameroun ?

         A notre connaissance, une fête nationale commémore un événement qui a marqué de façon profonde, indélébile et irréversible le destin d’un peuple ; un événement dont l’impact et la charge émotionnelle sont tels que plus personne de sensé ne puisse jamais  remettre en cause sa pertinence, sa signification et son importance ; un événement fondateur, capable de résister aux morsures du temps, aux humeurs des politiciens les plus torves, aux régimes et aux alternances politiques de tous bords. Une fête nationale commémore un événement révolutionnaire, qui a apporté des changements radicaux marquant une rupture qualitative nette entre le passé et l’avenir, qui émeut chaque citoyen au tréfonds de lui-même et qui chatouille son patriotisme. Un tel événement ne peut être imposé, ni par un décret, une loi ou toute autre force extérieure.

C’est un événement de la vie d’une Nation qui irradie et émet une telle charge de consensus qu’il s’impose de lui-même et par lui-même à tous les citoyens. La fête nationale doit être, comme le drapeau et l’hymne nationaux, une institution pérenne de ralliement. Une date qui remplit toutes les conditions pour être commémorée comme Fête Nationale porte en elle-même une charge émotionnelle forte, ainsi que tous les ingrédients lui permettant de se faire reconnaître, se faire accepter, se faire aimer et se faire adopter !

         La fête nationale en France (pays qui sous-traite aux nationaux la gestion du Cameroun depuis 1960 et de qui nous copions tout!), c’est le 14 juillet, date qui renvoie à la Fête de la Fédération qui elle-même commémorait le premier anniversaire du 14 juillet 1789, prise de la Bastille, prison politique devenue à la fin du XVIIIe siècle le symbole de l’arbitraire et de l’absolutisme. Voilà pourquoi, depuis 1880, le 14 juillet est célébré comme fête nationale en France et il n’y a aucune chance que demain sa symbolique et son contenu historique dans l’imaginaire collectif français soient remis en cause.

         D’ailleurs, cette date n’a pas été imposée, mais adoptée par les parlementaires, après un débat houleux dont le rapport très détaillé ci-dessous du sénateur Henri Martin rend compte. Il s’agit de la discussion de la proposition de loi de Benjamin Raspail signée par 64 députés et déposée le 28 mai 1880 à  l’Assemblée nationale, « selon laquelle la république adopte comme fête nationale annuelle la date du 14 juillet ». La loi a été votée par l’Assemblée nationale lors de ses séances des 21 mai et 8 juin et le Sénat l’approuva par une majorité écrasante de 173 voix contre 64. Elle est promulguée le 06 juillet 1880. Le député Henri Martin, rapporteur et chargé de présenter la loi au Sénat rend compte de la manière dont la loi a été adoptée :

« Deux de nos collègues ont combattu, non la pensée d’une fête nationale, mais la date choisie pour cette fête. Ils ont proposé deux autres dates, prises dans l’histoire de la Révolution, et qui, toutes deux, avaient, suivant eux, l’avantage de ne rappeler ni luttes intestines, ni sang versé. L’un préférait le 5 mai, anniversaire de l’ouverture des Etats généraux en 1789 ; l’autre recommandait le 4 août, dont la nuit fameuse est restée dans toutes les mémoires.

La majorité, composée des sept autres membres de la commission, s’est prononcée en faveur de la date votée par la Chambre des députés. Le 5 mai, date peu connue aujourd’hui du grand nombre, n’indique que la préface de l’ère nouvelle : les Etats généraux n’étaient pas encore l’Assemblée nationale ; ils n’étaient que la transition de l’ancienne France à la France de la Révolution.

Le 14 juillet, c’est la Révolution tout entière. C’est bien plus que le 4 août, qui est l’abolition des privilèges féodaux ; c’est bien plus que le 21 septembre, qui est l’abolition du privilège royal, de la monarchie héréditaire. C’est la victoire décisive de l’ère nouvelle sur l’ancien régime. Les premières conquêtes qu’avait values à nos pères le serment du Jeu de Paume étaient menacées ; un effort suprême se préparait pour étouffer la Révolution dans son berceau ; une armée en grande partie étrangère, se concentrait autour de Paris. Paris se leva, et, en prenant la vieille citadelle du despotisme, il sauva l’Assemblée nationale et l’avenir ».

 On peut remarquer que quelle que fût la date retenue, la prise de la Bastille (14 juillet 1789) ou l’abolition des privilèges seigneuriaux (4 août 1789), il y a eu un réel débat, toutes les opinions ont été prises en compte, chacun des deux événements « était pris dans l’histoire de la Révolution » et marquait une rupture et un tournant décisifs entre le passé et l’avenir, dans une quête d’émancipation et d’autodétermination (détermination du statut politique d’un pays par ses propres habitants) du peuple la français.

Les Etats-Unis, quant à eux, fêtent le 04 juillet qui renvoie au 04 juillet 1776, Déclaration d’Indépendance. La Chine fête le 1er Octobre en souvenir du 1er octobre 1949, proclamation de la République Populaire de Chine.  Dans une recherche sur les Fêtes Nationales dans le monde, nous avons pris sur Wikipédia, deux cents un (201) pays et avons vérifié la date de leur fête nationale et l’événement qui était commémoré : plus de 99 % commémoraient des événements fondateurs tels que l’Indépendance (une révolution, un acte d’émancipation ou d’autodétermination, la naissance d’un pays par scission par rapport à un autre (la Bolivie), une défaite marquant la fin de l’indépendance d’un pays (la Catalogne) etc. Tous les pays au monde comptent chacun au moins un événement d’une telle ampleur, un événement qui aura marqué le peuple dans sa chair et dans son âme, un événement susceptible de faire rapidement le consensus.

         Dans son histoire mouvementée, le Cameroun, ne manque pas de dates qui aient abrité de tels événements. Le 1er janvier renvoie à l’Indépendance politique, une Indépendance obtenue dans le sang de centaines de milliers de martyrs, connus ou anonymes, qui ont accepté de se sacrifier pour leur pays. Beaucoup de ceux qui n’en sont pas morts, en gardent encore de profondes séquelles physiques et morales indélébiles qui continuent de traumatiser leur descendance au fil des générations.

         Le 1er octobre renvoie à la Réunification des deux Cameroun, le Cameroun Oriental francophone et le Southern Cameroon anglophone, un point névralgique et non négociable du programme politique des premiers nationalistes assassinés pour l’amour débordant qu’ils avaient pour leur pays. Pourtant, aussi curieux que cela puisse paraître, ces deux dates, aux significations aussi profondes qu’évidentes qui correspondent à ces événements qui partout dans le monde fondent les fêtes nationales, ont définitivement été déclassifiées, et sont progressivement effacées de la mémoire  collective pour être remplacées par une véritable escroquerie.

          L’événement que le Cameroun commémore le 20 mai comme fête nationale est spécifié sur le net comme étant le « référendum marquant la fin du système fédéral ». Et c’est ici que l’amalgame et l’imposture ont fait leur lit, de telle sorte que l’écrasante majorité des Camerounais se méprennent de la signification réelle de cette date. Pendant la semaine qui a précédé le 20 mai, nous avons suivi les débats qui ont été organisés dans les radios et télévisions privées  ou publiques de la capitale ; aussi bien les journalistes que les invités, universitaires et intellectuels de tous bords, pour parler de cette fête, utilisaient indifféremment les expressions « Unité Nationale », « Etat Unitaire », « cohésion Sociale » ou « Intégration nationale » comme des synonymes parfaits et interchangeables. D’autres poussaient l’ignorance (ou l’hypocrisie !) jusqu’à trouver une proximité sémantique entre « Etat Unitaire » et civisme, patriotisme, respect des institutions, paix, stabilité et que sais-je encore ?

Car pour tordre le cou à l’Histoire, un travail assidu d’endoctrinement et d’abêtissement collectifs avait au fil des ans fait de l’Etat unitaire un fourre-tout, un liquide qui prenait comme toujours la forme du vase où on le mettait, pour une chose, pour son contraire ou pour les deux à la fois ! Pourtant, nous avons toujours été heureux de constater que le jour de la fête, la télévision d’Etat, malgré les contradictions, les imbroglios et les embrouillaminis des commentaires sans cesse biaisés de ses journalistes, parle invariablement de la « Fête de l’Etat Unitaire » et non de « la Fête de l’Unité Nationale » car les deux notions, quoi qu’on dise, sont fondamentalement différentes.

         Le 20 mai ne commémore pas l’avènement l’Unité Nationale,  mais celui de l’Etat Unitaire, retour à la forme unitaire de l’Etat, simple notion de droit constitutionnel qui signifie tout simplement le rejet du fédéralisme pratiqué jusque-là. De nos recherches, il ressort que le Cameroun semble être l’un des rares, sinon le seul pays au monde qui a été colonisé, divisé et qui n’ait pas cru devoir adopter la date de  son Indépendance et/ou de sa réunification comme Fête(s) Nationale(s). L’Algérie a deux fêtes nationales : le 1er novembre qui commémore le début de la guerre de libération en 1954 et le 5 juillet qui marque la date de l’Indépendance en 1962. L’Allemagne, qui jusqu’à très récemment n’avait pas de Fête nationale a adopté le 3 octobre, « Jour de l’Unité Allemande », (Tag der deutschen Einheit) qui est l’anniversaire de la Réunification des deux anciennes Allemagne de l’Est et de l’Ouest en 1990 (die Wiedervereinigung). Pour l’Allemagne donc, comme le dicte le simple bon sens, la Réunification (die Wiedereinigung) consacre l’Unité (die deutsche Einheit) de l’Allemagne, contrairement au Cameroun où on nous enseigne que la Réunification du 1er octobre 1961 ne consacrait pas l’unité politique du pays et qu’il a fallu attendre la forme unitaire du 20 mai 1972 pour parler d’Unité Nationale.  Parler de la réunification en 1961 et revenir à l’unification en 1972, onze ans plus tard, à moins d’être une reculade absurde, nous amène à penser que la réunification du 1er octobre n’avait été qu’une escroquerie et que c’est l’adoption de la forme unitaire de l’Etat qui consacrerait véritablement l’unité politique de la nation.

Pourtant la réunification du 1er octobre 1961 recelait des enjeux autrement plus importants, car le Southern Cameroon avait la possibilité d’obtenir son indépendance en se joignant au Nigeria pour la grande consternation des vrais patriotes, comme le fit la partie Nord, en causant ce « deuil national », autrefois commémoré le 2 juin. L’Allemagne, quant à elle, n’a pas voulu effectuer cette acrobatie périlleuse et démagogique et a logiquement compris que la réunification des deux Allemagne en 1990 n’était pas seulement une étape, mais consacrait totalement l’unité nationale retrouvée ! La prétendue « Unification » du 20 mai 1972 ne se trouvait-elle pas déjà logiquement dans la « Ré-unification » du 1er octobre 1961, et même deux fois plutôt qu’une ?

         La manipulation forcenée des pouvoirs publics a fini par nous convaincre qu’en dehors de la forme unitaire de l’Etat il n’y a point de salut, point d’unité nationale et que ceux qui sont pour le fédéralisme ou du moins pour une décentralisation qui va au-delà du simple changement nominal de provinces en régions sont des ennemis de la Nation qu’il faut combattre et abattre par tous les moyens. Avec les mêmes techniques qui ont permis de nous inoculer que l’Etat unitaire était synonyme de l’Unité nationale, on nous a aussi fait gober que la décentralisation, le fédéralisme et la sécession, c’était la même chose!

         L’expression « fête nationale » est composée de deux mots dont il faut absolument tenir compte lors du choix d’une date ou d’un événement : fête et nation. Ne retenir que le côté festif (manifestations, festivités, réjouissances etc.) c’est faire abstraction des conditions, des éléments et de toute l’alchimie qui au tréfonds de l’individu, déclenchent de tels sentiments, de façon naturelle et spontanée. Personne ne peut sincèrement se réjouir ni déplorer un événement qui ne signifie rien pour lui, même si une loi l’y contraint. Il le ferait peut-être par grégarisme, par conformisme, hypocrisie ou par peur de représailles, mais il n’aura pas le cœur à la fête.

         Imposer une fête nationale sans tenir compte des intérêts, des aspirations et des susceptibilités de toutes les composantes de la nation, c’est faire coïncider la notion de l’Etat avec celle de la nation, ce qui est soit de la pure démagogie, soit une méprise extrêmement grave et fâcheuse. L’Etat n’est que l’autorité qui s’exerce sur un territoire et sa population. Il se compose essentiellement de trois éléments : un territoire, un gouvernement et une population. Quand en plus de l’autorité il désigne aussi ce territoire même délimité par des frontières, on parle aussi de pays.

         Le terme nation, quant à lui, désigne un groupe humain qui possède une unité culturelle, linguistique et historique, qui a conscience de son unité et se caractérise essentiellement par la volonté de vivre en commun. Lorsque tous les habitants d’un Etat appartiennent à une même nation, on parle d’Etat-Nation. Lorsque plusieurs nations cohabitent dans un même Etat, on parle d’Etat multinational. Le Cameroun, mosaïque des ethnies encore compliqué par le lourd héritage d’une double colonisation française et britannique,  appartient à cette catégorie d’Etat multinational ou multiethnique. Le choix de l’événement qui fonde une fête nationale ne doit pas pouvoir être compris ou interprété comme un acte de phagocytose ou d’assimilation d’une ou de plusieurs composantes de l’Etat multi-ethnique.

          Le Cameroun, Etat multi-ethnique et multilingue marqué par tant de disparités n’est pas une nation mais un Etat. Il ne saurait brandir la forme constitutionnelle de l’Etat comme, un fétiche ou un article de foi, imposés par une fatwa et célébrés par une fête nationale dont personne ne ressent au-dedans de lui-même le réel fondement ou la véritable motivation. L’Etat unitaire de type jacobin hérité de la France a montré partout ses limites et son déficit d’unité quand certaines populations embarquées dans une camisole force suffoquaient dans une centralisation étouffante. C’est pourquoi la France souffre des problèmes Breton et corse, l’Espagne du problème Catalan ou basque, le Maroc du problème sahraoui, le Sénégal du problème Casamançais, le Cameroun du problème anglophone incarné par le SCNC. La forme unitaire de l’Etat, loin s’en faut, n’est pas un gage d’unité nationale.

Pour étouffer dans l’oeuf des émeutes et des révoltes qui se dessinaient, certains Etats qui se voulaient unitaires ont pris les devants pour entreprendre une large décentralisation en vue de laisser aux régions des coudées suffisamment franches pour résoudre eux-mêmes leurs problèmes locaux vitaux. C’est le cas de la République Italienne, une et indivisible, qui reconnaît et favorise les autonomies locales et qui a prévu dans sa constitution une compétence législative des régions en matière de police urbaine, l’autonomie financière et régionale et le statut des organes d’administration régionale. Le Cameroun, lui, freine des quatre fers pour éviter de concrétiser la décentralisation pourtant contenue dans le premier article de la constitution de 1996. Bien que les provinces soient devenues des régions (ce qui ne change rien au contenu) les pouvoirs des autorités déconcentrées nommées (sous-préfets, préfets, gouverneurs) ayant été renforcés, toutes les grandes villes ayant été transformées en communautés urbaines à la tête desquelles le président de la république continue de nommer illégalement des délégués du gouvernement sans légitimité qui règnent sans partage sur les élus!

Qu’on ne se leurre pas. Le Cameroun n’est ni une nation ni un Etat- Nation, mais un Etat composé d’éléments tellement disparates que certains n’ont pas hésité à le comparer à « l’habit d’Arlequin ». Guy Nicolas, in Crise de l’Etat et Affirmation Ethnique en Afrique Noire Contemporaine écrit : « L’Afrique officielle est souvent une Afrique honteuse, attachée à se renier, à cacher ses problèmes, à les minimiser, à les déformer…Le fait ethnique est traité comme une donnée « dépassée », morte, une curiosité tout au plus exotique, folklorique, à usage d’amateurs d’antiquités et souvent comme une tare, une menace, une tache. On se refuse à considérer qu’il évolue, se transforme, acquiert des traits nouveaux et constitue un fait contemporain, au même titre que toute autre donnée sociale et culturelle actuelle ».

L’hypocrisie d’un Cameroun qui malgré sa situation s’escrime à imposer la forme unitaire comme panacée à  une intégration et cohésion sociales artificielles et factices est bien à l’image de cette Afrique-là. Avec tous les memoranda qui fusent de toutes parts pour exprimer des revendications aux préoccupations essentiellement régionalistes ou tribales, les dirigeants camerounais devraient en déduire l’accueil que malgré des discours volatiles les populations réservent à la forme unitaire de l’Etat depuis près de quatre décennies et se réorganiser en conséquence : à défaut du fédéralisme, choisir au la moins la voie de l’Italie avec une véritable décentralisation qui permette aux populations de s’approprier le processus de son destin, de son avenir et de son développement.

         Pourtant, quand on observe au quotidien le comportement des plus grands défenseurs de l’Etat Unitaire, on les découvre en proie à d’inconfortables contradictions. Les réflexes tribalistes ou  régionalistes sont partout présents dans leurs actes. Dans leurs discours politiques et autres motions de soutien qu’elles rédigent tous les jours, les élites du parti au pouvoir parleront du président de la république non pas comme le président de tous les Camerounais, mais plutôt « comme le défenseur des intérêts de la tribu », lui demanderont toujours la création d’unités administratives découpées sur le territoire exact de leurs ethnies et l’exhorteront à nommer toujours plus d’enfants de leurs régions à de hautes fonctions administratives et politiques. Malgré la fête du 20 mai et tous les discours sur l’Etat unitaire, tous les grands commis de l’Etat que l’on nomme à un poste de responsabilité iront toujours se faire fêter aux frais du contribuable dans leur famille, leur village,  leur région, car ils se sentent beaucoup plus les serviteurs de leurs tribu que ceux de leur pays, puisque le Cameroun n’est plus présenté comme un devenir commun à construire, mais une dépouille livrée à l’appétit vorace des charognards de toutes les tribus. Que les ressortissants du Grand Nord aient exigé et obtenu que tous leurs enfants qui ont postulé pour l’entrée à l’Ecole Normale supérieure de Maroua soient reçus juste parce que cet établissement est implanté sur leur sol montre que le Président de la République lui-même sait que cette unité nationale dont on parle tant n’est que pure démagogie.

         Les décrets fixant les quotas régionaux dans les recrutements à la Fonction Publique que l’on croyait transitoires n’ont jamais été abrogés et aujourd’hui encore plus qu’hier, on continue de se soucier d’un factice équilibre régional et du dosage ethnique dans les actes de la vie de la nation, aux détriments du mérite et du simple bon sens.

         Dans le domaine éducatif, la loi sur l’orientation scolaire prévoit la coexistence de deux sous-systèmes anglophone et francophone conservant chacun sa spécificité dans les méthodes d’évaluation et les certifications. On ne comprend pas pourquoi ce fédéralisme académique auquel tout le monde s’accommode depuis des décennies et qui encore aujourd’hui a de beaux jours devant lui, devient haute trahison ou crime quand on parle de fédéralisme politique. De surcroît, il existe deux systèmes judiciaires, et nul ne peut nous convaincre que l’hymne national que l’on chante en français et celui qu’on chante en anglais ne sont pas deux hymnes différents.

         L’anathème que l’on jette au fédéralisme et à la décentralisation au point de fêter la forme de l’Etat comme une révolution ne peut se justifier que par des considérations démagogiques et occultes.  « L’avantage » d’un Etat unitaire est simplement que le pouvoir y est concentré dans une autorité centrale constitué d’un seul gouvernement et d’un seul parlement dont les décisions sont exécutées dans tout le pays. L’Etat unitaire n’admet ni la participation citoyenne, ni le partage du pouvoir, ni les contre-pouvoirs. Il inhibe l’émulation salvatrice qui aurait eu lieu entre les entités territoriales décentralisées et développe l’oisiveté des populations qui attendraient tout de l’Etat-Central-Providence.

Pourtant, l’histoire nous montre que tous les Etats qui dominent politiquement, militairement, économiquement etc. le monde sont des états fédéraux qui ne souffrent guère de problèmes d’unité. Les USA, le Brésil, la Russie, l’Inde, le Canada, la Suisse, la Belgique, le Nigeria et presque tous les pays fédéraux que nous connaissons, en matière d’unité, ont beaucoup de leçons à donner à ces pays où l’unité nationale se décrète et s’impose, presque toujours sans grand succès, par les baillons et les baïonnettes et qui sont tout le temps en proie aux affres des irrédentismes et des replis identitaires de toutes sortes. Même la France qui était jusque-là le prototype de l’Etat unitaire centralisé, avec l’évolution de l’histoire, a revu ses positions. Depuis 1980, elle a entrepris un vaste programme de décentralisation avec le transfert de larges pouvoirs et de compétences aux entités territoriales décentralisées (la commune, le département et la région) pourvues de leurs propres organes de décision et de leurs propres ressources.

Le fédéralisme, même pour la France, n’est ni une aberration ni une abomination. Au XVIIe et au XVIIIe siècle, les grands penseurs comme Fénelon et Montesquieu ont préconisé le développement d’un corps intermédiaire entre l’individu et l’Etat. Le fédéralisme s’est affirmé au début de la Révolution Française sous l’impulsion de ce qu’on a appelé « le Club des Girondins », le mouvement des fédérations constitué de groupements de sections et des districts, d’associations municipales et de clubs politiques qui ont alors formé un vaste réseau politique et militaire à travers toute la France, afin de combattre les ennemis de la Révolution. C’est la Convention montagnarde qui est venue mettre fin à ce mouvement fédéraliste en instaurant un centralisme étatique étouffant par sa formule « République une et indivisible » de 1792.

Alors que la philosophie de l’Etat unitaire est de confisquer le pouvoir du peuple souverain, celle du fédéralisme est par contre de partager, de le redistribuer de renforcer la solidarité entre les citoyens et la multiplication des contre-pouvoirs en vue de combattre l’aliénation du citoyen par le pouvoir central. C’est ainsi que, rendant compte de l’ouvrage  « Qu’est-ce qu’un peuple libre ? » d’Alain Renaut, Arnaud desjardin, professeur au Lycée Condorcet de Saint Quentin écrit :

 La liberté d’un peuple nécessite « la reconnaissance de la pluralité des intérêts et des convictions, et donc sur la nécessité de combiner unité politique et diversité sociale. Autrement dit, “ alors que la République française n’a cessé de se concevoir comme “ une et indivisible ”, la République américaine s’est voulue, pour sa part, “ une et indéfiniment divisible ”. ” (p. 138). Il y a donc, dans la tradition républicaine américaine, une rupture avec l’idée d’homogénéité et d’unité autour du bien commun, et l’idée que la pluralité des intérêts peut déboucher sur des conséquences positives (dans la logique de la poursuite par chacun de son intérêt bien compris). Pour être clair : alors que le “ réflexe républicain ” typiquement français est anti-libéral, le modèle républicain américain fournit l’illustration d’une conciliation possible entre le républicanisme et le libéralisme politique.. ».

         La forme fédérale de l’Etat, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire au Cameroun, n’est en rien incompatible avec l’unité nationale. Dans un Etat fédéral, il est question d’un vouloir vivre ensemble clairement exprimé, d’une unité volontaire par rapport au droit international bâtie sur des fondements que l’on peut difficilement remettre en cause : unité de nationalité, unité territoriale, unité monétaire et unité douanière.

         L’unité nationale qui est une donnée politique concrète ( intégrité territoriale) ne doit pas se confondre avec l’intégration nationale, notion affective mesurée et exprimée par chaque citoyen selon qu’il ressent par le biais de l’équité, de la justice sociale et de la justice (tout court) qu’il a les mêmes droits et les mêmes devoirs que tous les autres, qu’il n’est ni métèque ni allogène, mais autochtone partout sur toute l’étendue du territoire national, qu’il ne marchande pas sa citoyenneté, en un mot, que ceux qu’il croit être ses compatriotes ne verront pas toujours en lui  « un envahisseur ou un prédateur venu d’ailleurs ».  C’est ça aussi la rançon ou la contrepartie de l’Etat unitaire. Ces sentiments, loin s’en faut, ne peuvent pas être procurés par la seule forme de l’Etat, mais par une politique qui consacre l’état de droit, qui met le citoyen au centre de tout développement comme acteur et bénéficiaire et qui fait du développement harmonieux et équilibré de toutes les régions un point non négociable. Cela passe fatalement par une démocratie et une décentralisation véritables, mots qui ont ici une proximité sémantique proche de la synonymie en ce sens qu’ils impliquent inexorablement la participation et le partage du pouvoir ! Redevenons nous-mêmes. Cessons de célébrer l’Etat unitaire alors qu’au fond de nous-mêmes, la philosophie qui préside à toute notre politique est d’inspiration sectaire, fédérale ou décentralisée.

         A côté de ce que représente pour les Camerounais et pour l’Histoire les événements qui ont eu lieu le 1er janvier 1960 et le 1er octobre 1961, choisir le 20 mai comme fête nationale est plus qu’une escroquerie historico-politique : c’est un crime impardonnable contre les martyrs, les nationalistes et tous les patriotes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Le Cameroun doit revoir, sans honte et en toute humilité la date de sa fête nationale, une date qui consacre « l’adhésion du Cameroun tout entier », de sorte que son adoption puisse refléter toute l’émotion qui se dégage de ce rapport du député Henri Martin après l’adoption du 14 juillet comme fête nationale de la France. 

« Mais, à ceux de nos collègues que des souvenirs tragiques feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit prendre la Bastille, fut suivi d’un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra le premier par l’adhésion de la France entière, d’après l’initiative de Bordeaux et de la Bretagne. Cette seconde journée du 14 juillet, qui n’a coûté ni une goutte de sang ni une larme, cette journée de la Grande Fédération, nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire. C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, auxquels la postérité garde un souvenir reconnaissant. Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire ».

         Le 1er Janvier et/ou le 1er octobre méritent d’être institués comme fête(s) nationale(s). Ils sont éternels, inoubliables et incontestables pour ce qu’ils représentent pour les Camerounais véritablement patriotes. D’ailleurs ils l’avaient jadis été et cela n’aurait jamais dû changer. Une fête nationale doit résister aux humeurs, au temps, et aux caprices des dirigeants.

 

Jean Takougang
Prof.à l'Institut Sup. de Traduction et Interprétation(ISTI)
Yaoundé Cameroun

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 06:35

Pourquoi la Russie a t-elle interdit  l'utilisation des fours à micro-ondes?

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Les consommateurssont en train de mourir aujourd'hui en partie parce qu'ils continuent de manger des aliments dénaturés par les micro-ondes. Ils prennent un aliment parfaitement saine cru, bourrés de vitamines et de médicaments naturels pour le réchauffer ou cuire dans la micro-onde et de détruisent la plupart de ses nutriments. Les êtres humains sont les seuls animaux sur la planète qui détruisent la valeur nutritive de leurs aliments avant de les manger. Tous les autres animaux consomment des aliments dans son état ​​naturel,non transformé. Pas étonnant que les humains soient les mammifères les moins sains sur la planète.

En Russie, les fours à micro-ondes ont été interdits en 1976 en raison de leurs conséquences négatives sur la santé comme de nombreuses études ont été menées sur leur utilisation. L'interdiction a été levée après la perestroïka dans le début des années 90. De nombreux documents peuvent être consultés en ligne relative à ce sujet.
L'invention de la micro-onde et son adoption massive par la population coïncide avec le début de l'obésité dans les pays développés à travers le monde. Non seulement la micro-onde incite a plus manger de plus il favorise l'obésité, il détruit également une grande partie du contenu nutritionnel des aliments, ce qui laisse les consommateurs dans un état permanent de suralimentation de malnutrition. En d'autres termes, les gens mangent trop de calories, mais pas assez de nutriments réels. Le résultat est, bien sûr, ce que nous voyons aujourd'hui: les taux d'épidémie de diabète, le cancer, les maladies cardiaques, la dépression, l'insuffisance rénale, des troubles hépatiques et bien plus encore.
Ces maladies sont toutes causées par une combinaison de malnutrition et de l'exposition aux produits chimiques toxiques (plus d'autres facteurs tels que les traumatismes émotionnels, le manque d'exercice, etc.) Micro-ondes entraine de la malnutrition quasi-automatique, et  expose l’être humain aux produits chimiques toxiques  a lors qu’il est facile en mangeant simplement les aliments transformés (qui sont universellement fabriqués avec l'ajout de produits chimiques toxiques qui agissent comme agents de conservation, colorants, exhausteurs de goût et ainsi de suite).

Source: pakalertpress.com

Traduit de l’anglais par Afrohistorama

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 06:19

La 2ème lettre de Marafa à Paul Biya. Le grand déballage se poursuit.

Biya-marafa

Une fois encore l'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation adresse au président de la République une lettre ouverte qui date du 13 mai courant. Dans cette correspondance, Marafa Hamidou Yaya relève « les insuffisances et omissions » de la loi du 19 avril dernier promulguée par le chef de l'Etat portant code électoral.

Marafa et l'actuel code électoral

Une fois encore l'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation adresse au président de la République une lettre ouverte qui date du 13 mai courant. Dans cette correspondance, Marafa Hamidou Yaya relève « les insuffisances et omissions » de la loi du 19 avril dernier promulguée par le chef de l'Etat portant code électoral. Correspondance dans laquelle il précise que de là où il se trouve, il continuera à parfaire le projet dont il est porteur et à « le soumettre chaque fois que cela est possible, à la critique de nos compatriotes » auxquels « je propose d'ores et déjà que nous nous mobilisions tous pour bâtir une société de confiance ».

Cette lettre ouverte au chef de l’État est assortie d'une note du 3 septembre 2010 – il était encore aux affaires – Là, il fait des propositions sur une «éventuelle modification de la constitution et sur le choix des élus…»

Lettre ouverte de Marafa Hamidou Yaya à Monsieur le président de la République sur le code électoral et la préservation de la paix.

Monsieur le président de la République,

Vous avez promulgué la loi n°2012/001 du 19 avril 2012 portant code électoral. Permettez-moi de relever les insuffisances et les omissions contenues dans cette loi avant d'aborder la problématique du code électoral et celle de la succession à la tête de l’État, afin de préserver la paix dans notre pays.

I-Insuffisances et omissions de la loi du 19 avril 2012

En ma qualité d'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, j'ai lu cette loi avec attention.

J'ai noté pendant les débats à l'Assemblée nationale, la sagacité des députés qui ont empêché que cette loi soit adoptée en catimini et qui vous ont également évité le parjure en s'élevant contre la disposition anticonstitutionnelle du mandat impératif.

D'autre part, les insuffisances et les omissions ci-après contenues dans cette loi méritent d'être adressées:

a)Article 70 (3) et (4)

Le récépissé remis au moment de l'inscription est source de conflits. C'est un document non sécurisé. Il peut être dupliqué, photocopié ou fabriqué par qui le voudra. Aussi, les électeurs pourront, le moment venu, brandir plusieurs récépissés en leur nom ou un même récépissé délivré à plusieurs personnes. Il y aurait donc lieu de remettre à chaque électeur sa carte électorale au moment de son inscription sur la liste électorale.

b) Article 75 (3)

Cet article dispose qu'«en cas de refonte, le Directeur général des élections peut proroger la période…pour une durée n'excédant pas trois mois ». C'est-à-dire concrètement que cette période pourrait aller jusqu'au 30 novembre.

Dans ce cas, la loi devrait aménager les autres délais se rapportant à cette opération. En particulier :

-le délai de transmission au démembrement départemental du procès-verbal des travaux de la commission de révision des listes électorales, fixé au plus tard le 20 octobre (article 78 (1)) ;

-le délai de transmission du fichier électoral provisoire du département pour affichage, fixé au plus tard le 20 octobre (article 78 (2)) ;

-le délai de transmission du procès-verbal des opérations rectificatives, fixé au plus tard le 10 novembre (article 79 (1)) ;

-le délai de transmission du fichier électoral révisé, fixé au plus tard le 10 décembre (article 79 (2)) ;

-le délai de publication de la liste électorale nationale, fixé au plus tard le 30 décembre (article 80).

c) Article 87 (1)

Il y aurait lieu de mettre fin à la campagne électorale l'avant-veille du scrutin à minuit afin de permettre à toutes les parties prenantes (candidats, partis politiques, administration, Elecam et commissions locales de vote notamment) de préparer sereinement le jour du scrutin.

d) Article 122 (2)

Un certificat médical devrait figurer dans les pièces devant accompagner les déclarations de candidature à la présidence de la République.

e) Titre VI

Nulle part dans la loi l'on ne trouve les dispositions relatives à l'exécutif communal (maire et adjoints), à son élection et au nombre d'adjoints aux maires. Elles devraient être réintroduites.

f) Article 219 (1)

Il y aurait lieu de préciser que seuls les partis politiques ayant pris part aux élections générales dans la région concernée peuvent participer aux élections partielles, comme cela a été pour les élections des députés (article 155 (4)) ; des conseillers municipaux (article 174 (1)) et des conseillers généraux (article 268 (3)).

II-La problématique du code électoral

A la veille de l'élection présidentielle de 2004, j'ai parcouru les dix (10) provinces de notre pays et j'ai tenu des réunions publiques dans chaque capitale provinciale avec l'ensemble des parties prenantes concernées par les élections. Ces réunions, parfois houleuses, ont vu la participation des chefs des partis politiques et de leurs responsables à la base, des députés, des conseillers municipaux, des chefs traditionnels, des responsables de la société civile et naturellement de la presse.

A cette occasion, j'ai recueilli les doléances de nos compatriotes portant sur le processus électoral. Celles-ci portaient particulièrement sur l'amélioration de la législation électorale et sur le retrait de l'administration du processus.

En février 2006, je vous ai soumis la toute première mouture d'un code électoral.

Au cours de l'année 2006, des missions d'étude ont été envoyées dans certains pays et ont abouti à l'élaboration de la loi du 29 décembre 2006 portant création, organisation et fonctionnement d' «Elections Cameroon » (Elecam).

En février 2008, je vous ai soumis une mouture définitive du projet de code électoral en vous suggérant que le Premier ministre organise des consultations avec les partis politiques et la société civile, leur remettre le projet de code électoral afin qu'ils l'enrichissent éventuellement pour aboutir à un document consensuel devant être adopté par voie de référendum.

C'est ainsi que la loi fixant les procédures du référendum a été adoptée par l'Assemblée nationale et promulguée le 13 avril 2010.


Monsieur le président de la République,

Des élections mal organisées ou dont les résultats sont contestés sont sources de conflits et de rupture de la paix sociale.

Un code électoral devrait être consensuel afin:

- d'encourager la participation d'un maximum d'électeurs;

- de permettre des élections justes et transparentes donnant toute leur légitimité aux élus;

- de favoriser une culture d'acceptation des résultats.

Ce n'est malheureusement pas le cas du code objet de la loi du 19 avril 2012.

D'autre part, vous connaissez mes réserves maintes fois exprimées concernant l'organisation et le fonctionnement d'Elecam. Nous avons tous été témoins des dysfonctionnements de cet organisme à l'occasion de la dernière élection présidentielle. Ce qui a obligé l'administration de reprendre en main au dernier moment, le processus électoral afin de sauver la paix dans notre pays.

Je persiste à dire que tel qu'organisé et tel qu'il fonctionne, Elecam ne pourra pas organiser les élections législatives et municipales. Des propositions d'amélioration de l'organisation et du fonctionnement de cet organisme vous ont été faites en son temps ; elles méritent d'être prises en compte afin de préserver la paix dans notre pays.

Peut-être que mes inquiétudes sont infondées puisque les élections législatives et municipales sont renvoyées aux calendes grecques frustrant nos concitoyens de leur droit de choisir leurs représentants.

Nous en arrivons ainsi à ce paradoxe : les pays en crise se débattent pour organiser des élections afin d'en sortir. Notre pays s'abstient d'organiser des élections et prend de ce fait le risque d'être précipité dans une crise.


III- La problématique de la succession à la tête de l'Etat

Le 3 septembre 2010, je vous ai fait parvenir une note (cf. annexe ci-joint) suite à des informations qui m'étaient parvenues et selon lesquelles vous auriez l'intention de faire modifier la Constitution en vue de créer un poste de Vice-président de la République, avec droit de succession à la Magistrature Suprême de notre pays.

Dans cette note, je vous faisais part de ce que « la lisibilité d'un successeur est tout à fait concevable dans un système politique de parti unique fermé où tous les acteurs politiques sont soumis à une discipline stricte d'acceptation des choix de leur chef. Et même dans ce cas-là, des difficultés surgissent, mettant en danger la stabilité du Pays ». Notre pays en a d'ailleurs fait l'amère expérience.

Je vous suggérais «de renforcer les structures qui, le moment venu, doivent gérer une éventuelle succession».

D'un côté, parti dominant auquel nous appartenons tous les deux, «devrait voir le collège (Bureau politique ou autre organe) chargé de designer l'éventuel candidat à la Magistrature Suprême en cas de vacance, renforcé et enrichi d'hommes de qualité».

De l'autre côté, « les organes constitutionnels devraient être mis en place avec à leurs têtes, des hommes très soucieux de l'intérêt national (Conseil Constitutionnel et Présidence du Sénat notamment) ».

Les deux ou trois de mes proches à qui j'ai fait part de ce qui précède ont désapprouvé ma démarche, au motif que j'aurais pu être le bénéficiaire d'une éventuelle désignation.

Je leur ai répondu que je n'avais aucune envie d'être nommé Président de la République.

En effet, je suis porteur d'un projet mettant en avant les exigences de PAIX et de JUSTICE permettant de batir une société de confiance.

D'autres Camerounais sont certainement porteurs d'autres projets. Il me semble naturel et sain que le moment venu, chaque prétendant à la Magistrature Suprême, soumette son projet, l'explique et le défende devant nos compatriotes qui, à travers une élection libre et transparente, choisiront celui ou celle qu'ils voudront mettre à la tête de l'Etat. L'heureux bénéficiaire de leur confiance aura ainsi toute la légitimité nécessaire pour conduire son action pendant la durée du mandat qui lui sera confié.


Monsieur le Président de la République,

Les Camerounais sont un peuple majeur. Laissez-les choisir leurs représentants et leurs dirigeants en toute liberté et en toute transparence. C'est la seule manière d'assurer à notre pays un avenir dans la paix.

En ce qui concerne, de là où je suis, je continuerai à parfaire le projet dont je suis porteur et à le soumettre, chaque fois que cela est possible , à la critique de nos compatriotes auxquels je propose d'ores et déjà que nous nous mobilisions tous pour bâtir une société de confiance.

Yaoundé le 13 mai 2012.
Yaoundé le 03 septembre 2010
Marafa Hamidou Yaya


===========

Note

Pour Monsieur Le président de la République


Je vous prie de bien vouloir me pardonner de devoir distraire votre très haute attention, en évoquant l'importante question d'une éventuelle modification de la Constitution dans un avenir plus ou moins proche.

En effet, il m'est revenu que le vice-Premier ministre, ministre de la Justice ainsi que le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, ont fait des indiscrétions, le premier à des journalistes internationaux lors de son séjour à Brazzaville à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance du Congo, et le second à quelques amis, sur votre intention prochaine de créer un poste de vice-Président de la République, avec droit de succession à la Magistrature Suprême de notre pays.

Si leurs allégations étaient avérées, je vous livre très humblement une modeste réflexion sur cette question importante de la vie de la Nation.

En effet, depuis que vous avez installé le Cameroun dans la modernité en faisant de lui un pays démocratique et ouvert, la lisibilité du successeur potentiel du Président de la République devient un facteur d'instabilité et perturbateur en ce qu'elle pourrait organiser de façon permanente, de petits trafics d'influence et de spéculations. Par ailleurs, la personne désignée fera de la part de certains de vos fidèles et inconditionnels, l'objet d' « attaques » systématiques, quand ce ne sont pas les originaires d'autres tribus, frustrés de la non-désignation d'un des leurs ; qui s'en chargeraient. Tout ceci est de nature à parasiter et à paralyser un système politique en quête d'efficience pour la réalisation des grands projets de développement qui vous tient à cœur.

La lisibilité d'un successeur est tout à fait concevable dans un système politique de parti unique fermé où tous les acteurs politiques sont soumis à une discipline stricte d'acceptation des choix de leur chef. Et même dans ce cas-là, des difficultés surgissent, mettant en danger la stabilité du pays.

Par contre, il serait peut-être probablement plus indiqué de renforcer les structures qui, le moment venu, doivent gérer une éventuelle succession. Ces structures concernent le parti dominant qui devrait voir le collège (Bureau politique ou autre organe) chargé de désigner l'éventuel candidat à la Magistrature Suprême en cas de vacance, renforcé et enrichi d'hommes de qualité. Simultanément, les organes constitutionnels devraient être mis en place avec à leurs têtes, des hommes très soucieux de l'intérêt national (Conseil constitutionnel, Présidence du Sénat).

Dans un pays comme le notre, cette solution de renforcement de structures (organes constitutionnels et parti) , offre l'avantage d'évacuer, sinon diluer le débat sur la succession qui ne serait plus cristallisé sur un seul individu. L'exemple du Gabon, pour lequel vous avez joué un rôle stabilisateur important, est éloquent à cet égard ; alors que celui du Nigeria, où le successeur est d'emblée lisible (quoique élu sur le même ticket que le président de la République), est porteur d'importants germes de déstabilisation.

Monsieur le Président de la République,

Ma modeste contribution a aussi pour avantage de placer le Chef de l'Etat, et lui exclusivement, au cœur du système politique jusqu'au bout ; tous les acteurs politiques significatifs ne réalisent le consensus qu'autour de sa personne.

Je serai honoré de pouvoir mieux exposer et densifier ma suggestion à l'occasion d'une prochaine audience, lorsque le calendrier de Monsieur le Président de la République le permettra.

Yaoundé, le 03 Septembre 2010
Marafa Hamidou Yaya

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 06:05

 

MOTION ADOPTEE PAR LE PUBLIC PRESENT

(Maliens, Africains, Français)

LORS DE LA CONFERENCE D’INFORMATION SUR LE MALI

ORGANISEE PAR LE COLLECTIF AFRIQUE

LE SAMEDI 5 MAI DANS LE DEPARTEMENT DU NORD EN France

Carte du Mali

 

Considérant la grave situation qui sévit au Mali dont près de 2/3 du territoire est occupé par une rébellion sécessionniste qui a proclamé « l’indépendance de l’Azawad »,

Considérant l’occupation des trois régions du nord du Mali et les massacres commis par des groupes politico-militaires sécessionnistes dénommés Aqmi, Ansar Din, Mujao, Boko Haram et Mnla,

Considérant l’instabilité politique qui frappe le pays avec des coups d’état successifs qui ont causé des dizaines de morts,

Considérant la démission de l’ex-président ATT et l’implication politique de l’instance économique qu’est la Cedeao,

Les participants à la conférence débat appellent à la mise en place d’un Etat de droit avec un gouvernement disposant de réels pouvoirs par une Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation Malienne rassemblant le CNRDRE, l’Assemblée Nationale, les représentants des collectivités territoriales (Régions, Départements), les partis politiques, les syndicats et associations, etc.,

Fruit du dialogue national, la Conférence Nationale des forces Vives de la Nation Malienne doit avoir pour objet :

-          Définir prioritairement les voies et moyens nationaux du rétablissement de l’unité et de l’intégrité territorial du Mali ;

-          Présenter à l’Union Africaine (UA) une demande de contribution financière, matérielle, logistique et diplomatique pour réaliser cet objectif prioritaire ;

-          S’engager à rétablir l’ordre constitutionnel du pays et permettre aux institutions judiciaires Maliennes d’engager les procédures permettant de situer les responsabilités de la tragédie et punir les responsables ;

-          Organiser les élections générales pour doter le pays d’une représentation digne de la conquête démocratique qu’a été le renversement du régime dictatorial en mars 1991 ;

-          Assurer sur ces bases le retour des militaires du CNRDRE dans les casernes ;

-          Préserver sur la base de la souveraineté populaire les droits et l’égalité des droits de toutes les nationalités qui composent la Nation Malienne

-          Rejeter toute ingérence militaire étrangère non africaine au Mali.

-          LE  PEUPLE  MALIEN EST ET DOIT RESTER SOUVERAIN

Fait le 5 mai 2012

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:56

CONFERENCE-DEBAT 

La Maison de l’Afrique et L’UPKN ont le plaisir de vous inviter  

 afrique-copie-1 

 

Samedi 19 Mai 2012
14H-19H

Maison de l’Afrique
07 rue des Carmes – 75005 Paris
Métro Maubert-Mutualité

 

La Traite Négrière Transatlantique : quelles Réparations ?

 

1er table ronde : la Traite Négrière Transatlantique, la reconnaissance d’un Crime contre l’Humanité

 

David Gakunzy, Historien, Directeur de l’IREA-la Maison de l’Afrique  : Ouverture

 

Mr Goddam, Dorothée Solange, Nanouh Heintz , Kimpa Vita et Takara : présentation de la Fondation Ebina et le Collectif des Sinistrés du 04 Mars au Congo Brazza

 

Joby Valente,  comédienne, militante des droits de l’homme :

-         Témoignage et Histoire de la loi du 10 mai 2001.

 

 

Sy Hamdou Rabby, docteur en philosophie, Responsable de formation au        cfpes-céma,

   -     La situation des noirs en Mauritanie.

 

2ème table ronde : La Traite Négrière Transatlantique, la Réparation d’un Crime contre l’Humanité

 

Assani Fassassi, Président du Coffad professeur en sociologie-politique, écrivain :

                 - Les modalités de la réparation.

  Me Abdou moussa : Avocat à la Cour :

-   Assignation aux fins d'annulation de la dette des pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique, le cas d’Haïti

 

 Me Feliho Kenneth : Avocat au Barreau de Bruxelles :

 - Le statut juridique de la future Commission de la Réparation : éléments de comparaison.

 

Avec le soutien deAfrikunie

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Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

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CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

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Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

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France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine