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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 05:34

Rediffusion: L'Afrique le nouvel enjeu économique mondial

 

https://www.youtube.com/watch?v=s4nfd9XZ9Ew&feature=share

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 15:30
Comité Vérité-Restitution-Reconversion-Réconciliation au Cameroun
Comité Vérité-Restitution-Reconversion-Réconciliation au Cameroun
 
Pour l’honneur et l’intérêt de la République, je propose l’arrêt de l’opération Epervier et l’instauration du CV3R
Le 16 Novembre 2014, je publiais sur ma page Facebook et aussi sur le réseau LCLC, un article proposant l’arrêt définitif de l’Opération Epervier et l’instauration d’un  Comité Vérité-Restitution-Reconversion-Réconciliation en abrégé CV3R. Je réitère ici avec plus d’arguments justificatifs, la même proposition à la fois à l’endroit des Autorités investies du pouvoir de décision, et du peuple Camerounais qui est la principale victime des atteintes à la fortune publique.

 

En effet plusieurs années après son lancement, l'opération "EPERVIER" adoptée  par le pouvoir pour assainir par la répression,  la morale publique si gravement polluée par la corruption et le détournement des fonds publics,  a démontré suffisamment ses limites. La corruption continue à gangréner la république; les gestionnaires des fonds publics continuent à détourner et les arrestations, à compte - goûtes et parfois à tête chercheuse, n'ont finalement pas pu stopper la saignée. Même les organes créés et chargés d'accompagner l'Etat dans cette lutte somme tout salutaire, n’ont finalement pas échappé à ce phénomène devenu la règle dominante dans le système gouvernant. Regardons ce que le CONSUPE a constaté quand il est allé fouiner dans les poubelles de la CONAC! Soyons rassurés que c’aurait été  le  même constat au CONSUPE ou à l'ANIF si un autre organe compétent, (pour quoi pas la CONAC aussi à son tour) partait contrôler la gestion de ces deux autres organes institutionnels de lutte contre la corruption et le détournement.
 Il me semble que l'Etat devrait prévoir toute une ville entière pour accueillir les pénitenciers de l'opération Epervier si on reste dans l'optique finalement stérile des arrestations intempestives des personnalités comme moyen de lutte contre la corruption. Tout un gouvernement en prison avec en prime, des décès cumulés des personnalités publiques en état d’incarcération ;  des milliards dépensés pour le fonctionnement des multiples institutions créées et pour l’entretien de « l’Epervier » et autres missions d’investigations dans le monde ; mais finalement presque rien dans la gibecière en terme des espèces recouvrées et  reversées dans les caisses de l'Etat.
 L'opération Epervier a plutôt contribué à appauvrir l'Etat car on a dépensé mille fois plus que ce qu'on a pu recouvrer jusqu'ici.  Et que dire de l'image du pays si gravement dégradée aussi bien à l’intérieur qu’à l'extérieur. Aujourd’hui, pour recruter un jeune camerounais à l’Extérieur du Pays,  on torche au moins cent fois sur son dossier parce que notre nation est désormais fichée comme étant un peuple corrompu.  Imaginez aussi la situation d'un Etudiant Camerounais qui veut s'inscrire en agrégation quelque part à l’extérieur et dont la thèse de doctorat a été dirigée par le Pr Gervais MENDO ZE.  Aura - t-il encore le courage de dire "ma thèse de doctorat a été dirigée par le Pr Gervais Mendo Zé" au risque de se voir  rétorquer  "Ah oui, celui-là qui est en prison pour détournement de deniers publics ? ». A l’intérieur du pays, nos jeunes n'ont plus d'idoles ou de personnalités publiques modèles ;  ils ont de la peine à trouver  dans notre société, des personnalités pouvant encore leur servir  de référence. Non !  il est temps qu'on repense la stratégie de lutte contre la corruption dans ce pays. Lorsque la dérive publique atteint des proportions aussi alarmantes, la faute n’incombe plus exclusivement aux personnes physiques concernées ; il faut interroger bien plus le système mis en place qui doit sans nul doute avoir des nombreuses défaillances qui facilitent la réalisation des forfaitures décriées. La vraie lutte anticorruption aurait dû être préventive si la volonté politique était sincèrement exprimée. Ne perdons pas de vue que l’article 66 de la Constitution qui stipule que : « Le Président de la République, le Premier Ministre, les Membres du Gouvernement et assimilés, le Président et Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, le Président et Membres du Bureau du Sénat, les Députés, les Sénateurs, tout détenteur d’un mandat électif, les Secrétaires Généraux des ministères et assimilés, les Directeurs des Administrations centrales, les Directeurs généraux des entreprises publiques et parapubliques, les Magistrats, les Personnels des administrations chargées de l’assiette,  du recouvrement et du maniement des recettes publiques, tout gestionnaire de crédit et des biens publics, doivent faire une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leurs fonctions. Une loi détermine les autres catégories de personnes assujetties aux dispositions du présent article et en précise les modalités d’application». Depuis la promulgation de la Constitution le 18 Janvier 1996, soit près de 19 ans après, le Pouvoir n’applique pas cette disposition. Dans la foulée,  la loi n° 003/2006 du 25 Avril 2006 sur la déclaration des Biens et Avoirs est adoptée et promulguée mais le décret d’application de cette loi reste toujours attendu jusqu’ici sans qu’on ne puisse dire au Peuple ce qui fait réellement blocage. Cependant, diverses attitudes et déclarations de certains membres du Gouvernement nous permettent de comprendre qu’il s’agit d’un manque de volonté politique pour l’application de cette disposition constitutionnelle. Ainsi, pour Monsieur Issah Tchiroma, Ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement, « cette loi ne sera jamais appliquée au Cameroun car ce n’est pas dans notre culture. On ne viendra pas compter le nombre de chèvres derrière la cour de quelqu’un. …évoquer l’application de cette loi en 2012, c’est occulter les grandes réalisations du Chef de l’Etat …. Ces ONG donneuses de leçons sont manipulées et sont au service des gens qui veulent déstabiliser le pays et son Chef ».  Au lancement du Forum national sur la Protection non judiciaire de la fortune publique à Yaoundé le 14 Mars 2012, le Ministre chargé du CONSUPE, Monsieur Henri EYEBE AYISSI a fait une déclaration non loin de cette position du Ministre TCHIROMA lorsqu’il dit « qu’en ce qui nous concerne, l’occasion offerte par ce forum a été saisie pour préconiser, à l’endroit desdits partenaires extérieurs, que l’accent soit mis sur une évaluation globale et compréhensible des progrès réalisés au fil des temps par notre pays en matière de lutte contre la corruption, en évitant toute focalisation excessive sur l’article 66 de la Constitution relatif à la déclaration des biens et avoirs ». Et pourtant, répondant à une question d’un Député sur ce sujet en décembre 2008, le Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice d’alors, Monsieur Amadou Ali, avait fortement annoncé à la Représentation Nationale et donc à la Nation, que le décret d’application de la loi sur la déclaration des biens et avoirs allait être finalisé avant la fin du premier trimestre 2009 et que les hauts Responsables de la République devront alors immédiatement se soumettre aux dispositions de l’article 66 de la Constitution. Par ailleurs, n’oublions pas qu’un an après l’expiration de la date-line (31 Décembre 2013),  le Cameroun reste le seul Pays qui en zone CEMAC, ne dispose pas d’une Cour de Comptes pourtant exigée parmi les conditions que chacun des six Etats membres de la sous-région devait respecter dans le processus de l’intégration sous-régionale.
Il est clair que ni la multiplication des institutions dites de lutte contre la corruption et qui finalement s’avèrent plus budgétivores qu’efficaces en la matière, ni les arrestations intempestives et spectaculaires des Personnalités présumées coupables de détournement de fonds publics, n’ont permis de freiner significativement la corruption et le détournement des fonds publics dans notre pays !  Bien au contraire, elles ont contribué à appauvrir davantage l’Etat et à noircir dangereusement son image et sa crédibilité.
Pour cette raison,  j’ai l’honneur citoyen et républicain, de proposer au Chef de l’Etat et au Peuple Camerounais Souverain :

 

1.   D’arrêter définitivement l'Opération Epervier et de dissoudre toutes les institutions dédiées à la lutte contre la corruption ; notamment la CONAC, l’ANIF,  le CTS et toutes les cellules anticorruption entretenues dans les Ministères;
2.   De signer et publier le décret d’application de la loi du 25 Avril 2006 et soumettre immédiatement toutes les personnalités concernées, à l’exigence de déclaration des biens et avoirs  recommandée par l’article 66 de la Constitution et clarifiée par la loi n° 003/2006 du 25 Avril 2006 ;
3.   De maintenir le CONSUPE dans le rôle d’Auditeur Interne de l’Etat travaillant sous l’Autorité hiérarchique du Chef de l’Exécutif à qui il destine prioritairement ses rapports mais avec obligation d’en faire copie à la Cour des Comptes.
4.   De créer immédiatement la Cour des Comptes en lieu et place de l’actuelle Chambre de comptes de la Cour Suprême. La Cour des Comptes jouira de pleine autonomie par rapport au pouvoir exécutif et exercera l’autorité de contrôle externe de toutes les institutions publiques, parapubliques et associations bénéficiant de financements publics. Elle aura pouvoir d’ester immédiatement en justice lorsqu’au terme d’un contrôle, le rapport conduit à la présomption de culpabilité pesant sur le gestionnaire contrôlé.
5.    De créer et mettre sur pieds, le Comité Vérité, Restitution, Reconversion, Réconciliation, en abrégé CV3R.  Les gestionnaires publics jusqu’ici présumés coupables des faits de corruption et de détournement des deniers publics au vu des différents rapports des institutions de contrôle, devront être traduits  devant le CV3R où, convaincus par les preuves de leurs forfaitures, ils devront confesser et rembourser les fonds détournés majoré du dommage et intérêts calculés sur la base du taux débiteur en vigueur majoré de 5 points. Ils demanderont Pardon à la Nation, s'engeront  à se reconvertir en personne saines et seront frappés de déchéance pendant 15 ans durant lesquels ils ne pourront plus avoir une fonction publique ni par nomination, ni par élection ;  enfin, ils signeront l'acte de réconciliation avec le peuple. Ces compatriotes reconvertis et réconciliés avec le peuple, quitteront les geôles (pour ceux qui y sont en détention provisoire ou sur la base d’une loi d’amnistie), réintègreront la société où, du fait de leurs expertises et expériences professionnelles dans leurs différents domaines de compétence, ils joueront le rôle de conseillers consultables à volonté dans leurs domaines de compétence ou d'expérience. Ainsi, nous auront lavé en douceur, le linge sale en famille pour  nous tourner résolument vers l'avenir du pays étant réconciliés et entièrement engagés pour une nouvelle gouvernance qui exige à tous, le respect du principe sacré de la chose publique au risque des sanctions cette fois là judiciaires des plus sévères
 
6.   Durant les activités du CV3R, les dispositions du code pénal et du code de procédure sur la répression de la corruption et le détournement des deniers publics,  devront être révisées pour renforcer leur sévérité de sorte qu’au terme de la mission du CV3R qui ne devrait pas excéder deux ans, toute personne coupable d’actes de corruption et/ou de détournement de fonds publics devra être judiciairement sanctionné sur la base de ces nouvelles dispositions.

                                                                             Correspondant : Adamou Youmo Koupit

                                                                               Gestionnaire, Consultant en Microfinance

 
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 13:38
COMMUNIQUE DE PRESSE  : Le Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun en mai 2015COMMUNIQUE DE PRESSE  : Le Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun en mai 2015
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Le Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun en mai 2015
 
« Agir ensemble »
 
Samedi 13 décembre 2014, les Camerounais de la Diaspora de France se sont réunis à Paris pour débattre d’une mise sur pied d’un Comité d’organisation pour  la convocation d’un Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative politique pacifique et responsable au Cameroun en mai 2015 à Paris France.
 
Le Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun en mai 2015 vise à initier une mobilisation des forces vives et de l’ensemble de la société camerounaise de l’intérieur et de l’extérieur du pays  autour d’un projet politique volontariste et rassembleur, capable d’apporter le changement au Cameroun. Cette mobilisation doit permettre aux Camerounais, toutes tendances politiques confondues, de se mettre d’accord sur un « MANIFESTE de l’opposition POUR LA DÉMOCRATIE» pour les années avenir.
 
Ce Manifeste  aura comme objectifs :
 
·                                 Informer la Communauté camerounaise de l'évolution de la situation politique au Cameroun.
·                        Informer l'opinion publique des pays d'accueil de la diaspora (partis politiques, syndicats, groupes de pression, associations laïques, confessionnelles...).
·                                 Apporter son soutien moral et politique aux forces démocratiques.
·                                  Proposer aux forces démocratiques des actions de mobilisation.
·                                 Défendre l'unité nationale et combattre toute idéologie ethnocentriste et d'exclusion.
·                                  Soutenir, sur la base de la réciprocité, les actions des autres réseaux et associations œuvrant pour la libération, l'avènement de l'État de droit et de la démocratie dans les pays africains et dans le monde.
Cette rencontre offrira aux leaders des principaux partis de l’opposition, à la société civile camerounaise, un cadre de discussion, dans la sécurité et la sérénité, plus précisément, la rencontre doit permettre de mieux se préparer aux prochaines consultations électorales et de rechercher les voies et moyens conduisant à une meilleure cohésion des forces de l’opposition camerounaise.
 
Les derniers évènements survenus au Cameroun (le vote de la Loi contre le terrorisme) démontrent une fois de plus si besoin est, que le système RDPC qui sévit dans notre pays depuis plus de 32 ans, n'est pas disposé le moins du monde à permettre l’Alternance politique au Cameroun.
 
Une fois encore, le RDPC donne la preuve qu'il n'y a rien à espérer de leur part, en terme de changement.
 
 Ce qui nous amène à constater que le système RDPC vient par cet acte jeter un discrédit total non seulement sur la fonction du Parlement mais aussi sur celle du Gouvernement, deux fonctions qui, pour s'exercer ont besoin d'un minimum d'honneur.  A l'heure où il est question de bonne gouvernance et de transparence, le système RDPC tient encore le langage de la menace, de la peur, de la privation des libertés.
 
L’exemple qui illustre une fois de plus que le système RDPC ne craint pas le ridicule et que surtout, il se soucie le moins du monde de la souffrance du peuple camerounais. Le RDPC et leurs acolytes  se permettent tout ce qu'ils veulent, parce qu'ils se savent forts. Ils sont forts parce qu'ils s'appuient sur des Institutions non républicaines (l’exemple des tribunaux d’exceptions : le TCS ; le tribunal militaire), jusque-là aptes à servir un système plutôt qu'un Etat. Mais surtout, ils sont forts parce que nous sommes faibles : le peuple est faible, l'opposition est faible, les Camerounais de la diaspora sont faibles. Le système RDPC se moque du peuple car il sait qu'il n'a aucune force en face de lui.
 
Le Comité d’organisation pour  le Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative politique pacifique et responsable au Cameroun en mai 2015 à Paris France ne reconnaît pas cette loi Elle exhorte la société civile, les partis politiques, les associations de toutes sortes, à faire pression sur le chef de l’Etat pour l’abroger.
 
Il est plus que temps de changer cet état de choses. Diverses propositions sont avancées depuis quelques jours par les leaders de l'opposition et par les Camerounais de l’étranger, face aux nouvelles manœuvres   d'un pouvoir aux abois. Nous croyons cependant que le préalable, aujourd’hui à toute solution, c'est le DIALOGUE. La force que nous devons constituer en face du pouvoir RDPC, c'est la force du Peuple, c'est la force populaire, et elle passe par le RASSEMBLEMENT de toute l’opposition à ce système.
 
Le Comité d’organisation pour  la convocation d’un Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun estime en tout cas, que les circonstances actuelles rendent encore plus indispensable la tenue de cette rencontre de concertation de l’opposition et les forces du progrès, pour la recherche d’une solution commune aux diverses difficultés politiques et sociales que vit le peuple camerounais.
 
Nous, Camerounais de la diaspora, sommes convaincus que la seule force capable de vaincre le système RDPC, véritable et puissante mobilisation populaire. C'est la mobilisation populaire qui a eu raison de Blaise Compaoré au Burkina Faso.
 
Mais, une telle force ne peut se constituer que si les Camerounais de la diaspora, les partis politiques de l’opposition et la société civile parlent d'une seule voie. La seule condition qui peut remobiliser notre peuple fatigué par plusieurs décennies de luttes sans résultat réel. L’heure est venue de taire les différences, de mettre de côté les ambitions personnelles, et de constituer un bloc homogène. 
 
Le comité d’organisation pour  la convocation d’un Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun en mai 2015 à Paris en France qui assume le secrétariat du Forum, exprime sa foi inébranlable en l'avenir du Cameroun et appelle au rassemblement de tous les Camerounais et toutes les Camerounaises afin d'aider concrètement à rebâtir dans la paix et la sérénité une Nation camerounaise libre, démocratique, unie et prospère.
 
En tant que Camerounais de la diaspora nous pouvons être la locomotive  de cette force de proposition car nous représentons déjà aujourd’hui par les transferts de fonds une force économique vitale pour le pays
 
Il est de notre devoir à fédérer  toutes les forces vives de l’opposition camerounaise, des responsables de partis politiques, des leaders d’opinion et de la société civile, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières nationales  autour d’un même Projet de Société, pour promouvoir et assumer avec courage le projet d’Alternance et d’Alternative qui doit donner aux Camerounais les moyens de participer pleinement au relèvement de leur pays.
 
Car la situation économique, politique et sociale difficile de notre pays nous impose de dépasser nos égos, nos querelles, nos différences.
 
Le comité d’organisation pour  le Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun en mai 2015 à Paris en France est  ouvert à tous les Camerounais de l’extérieur comme de l’intérieur où enfin chacun pourra en toute quiétude proposer ses idées, projets et solutions pour améliorer la situation sociopolitique et économique de nos concitoyens.
 
Le Cameroun, c’est notre bien à tous. Ce n’est que tous ensemble que nous le ferons grandir et devenir un pays qui compte dans le concert des nations en ce siècle de vitesse.
 
Le mandat de ce comité inclut également la prise en charge de l’effort de préparation et de mobilisation des Camerounais de la diaspora, incluant ceux de l’intérieur, en vue de participer au forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun en mai 2015 devant se tenir à Paris en France dans les prochains mois.
 
Pour le Comité de pilotage
 
Patrice Ekwe  Silo Edimo
Le Président du Directoire
 
 
Vous voulez participer au Forum Citoyen pour l’Alternance et l’Alternative au Cameroun en mai 2015 à Paris en France.
Pour tout contact : 06 21 56 76 65
                         Ou      06 31 34 38 49
 
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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 23:18

Nigéria : Quand le Président de l'Assemblée escalade le Mur du Parlement...

Avec l'approche des élections présidentielles prévues pour février 2015, les esprits et les corps s’échauffent au Nigéria. La tension monte et aucune des parties en jeu n'est épargnée, que ce soit l'opposition dont c'est le rôle habituel, ou le pouvoir qui semble avoir rompu les amarres de la responsabilité.
Comme le montre le document vidéo ci-joint, les députés et notamment le premier d'entre eux, le speaker, c'est-à-dire le président de la chambre des représentants, M. Aminou Tambuwal a été obligé d'escalader le mur de l'Assemblée nationale dont l'entrée était bloquée par la police sur ordre du pouvoir !
Drame tropical absurde ! De quoi s'agit-il ?

Pour comprendre l'affaire, il faut s’éclairer un tant soi peu sur le landerneau politique nigérian et les évolutions qui l'ont affecté ces derniers temps, regarder un peu la vie politique du Nigéria en surplomb.

Depuis sa création en 1997, le PDP, qui a pris le pouvoir en 1999 règne en maître depuis lors. Il ambitionne de conserver le pouvoir le plus longtemps possible quitte bien sûr à assurer l'alternance des hommes, des régions et des religions à la tête du pays. Seulement, ce schéma vieux de plus de 15 ans était servi par une situation d'émiettement des partis de l'opposition face à un pouvoir tout-puissant, d'autant plus puissant qu'il a les moyens de se rendre désirable. Le PDP a d'ailleurs pratiqué sans états d'âme la politique du « diviser pour régner » qui lui a été bénéfique pendant longtemps. Mais, l'année dernière, les principaux partis de l'opposition, ayant pris conscience de ce qui faisait leur faiblesse, se sont unis en un Grand Parti nommé APC (All Progressive Congress ). L'objectif est de prendre le pouvoir et, ainsi uni, le nouveau parti a le poids et les moyens de ses ambitions. Du coup, la panique a gagné les rangs du PDP.

Pour autant, la capacité et la chance d'accéder au pouvoir ainsi ouvertes à l’APC ne signifient pas forcément que le nouveau parti à la solution infuse des nombreux problèmes qui accablent notre grand voisin—mais chut…  ne le dites surtout pas aux millions de Nigérians qui caressent le rêve de l'alternance au sommet pour un mieux-être --ni que ce parti soit au-dessus de tout soupçon.
Alors que le PDP a prouvé dans les faits sa volonté d'être un parti national marqué par l'ouverture régionale et religieuse--de leurs rangs, on a vu tour à tour l'élection à la tête du pays d'un chrétien Yoruba, d'un Haussa musulman du Nord, puis d'un chrétien du grand sud—l’APC, en dépit des proclamations et des belles promesses, apparaît à la fois comme un parti nordique et musulman. Ses gros aspirants à la course présidentielle sont des musulmans du Nord. L'organisation du parti est centrée sur la référence historique et culturelle au Nord musulman même si des hommes liges du sud servant de caution sont mis en avant souvent de façon ostentatoire. La tête de pont politique de ce parti pour gagner les voix du sud, les Yoruba, en dit long sur son identité, dans la mesure où la moitié d'entre eux sont musulmans.
Cet aperçu rapide étant fait, comment comprendre le document vidéo ci-joint ? Pour comprendre la vidéo, il faut retenir, comme cela a été dit plus haut, que le PDP, tremble à la perspective de se voir détrôné par l’APC, de même que Jonathan lui-même a peur de perdre les élections si elles devaient être transparentes et justes, exemptes de fraudes.
L'autre chose c’est que, depuis la création de l’APC, l'un des sports politiques nationaux du Nigéria consiste au ping-pong de la transhumance ou des défections croisées d'un parti vers l'autre. Le coup d'envoi de ce sport a été donné par l’APC qui a érigé la transhumance en support publicitaire. Coup sur coup, ce nouveau parti plein d'espoir a happé et phagocyté une belle brochette de gouverneurs PDP tous des états Nord musulmans. De plus, l’APC a exploité les luttes fratricides dans le sud où M. Jonathan et le gouverneur de l'État de Rivers sont à couteaux tirés pour raison d'immixtion de l’épouse du Président dans les affaires de cet État. Le gouverneur Amaechi, n'en pouvant plus de subir le mépris, les menaces et les harcèlements du pouvoir, a quitté le PDP pour faire cause commune avec l’APC dont il est devenu l'une des plus célèbres cautions du sud chrétien.


Pour répondre du berger à la bergère, Jonathan et son parti ont pris l'habitude de lancer régulièrement et à coups de milliards de nairas des impeachment de gouverneurs et des offensives de défection de sénateurs ou de députés APC, tous personnages politiques qui ne sont pas toujours des menu fretins. Ces opérations ont connu des succès mitigés, et en tout état de cause, limités. L’APC quant à lui est souvent bien plus chanceux dans ses opérations de défection spectaculaire. La dernière en date qui fait grand bruit est celle du président de l'Assemblée, M.  Tambuwal qui, il y a encore trois semaines, était officiellement membre du PDP. Du jour au lendemain, sa défection a fait l'effet d'une bombe et a été vécue comme un choc par la direction du PDP. M. Tambuwal est passé avec armes et bagages à l'ennemi et cela n'est pas du goût de Jonathan, loin s'en faut. Furieux, le président nigérian s'est lancé dans une série de représailles politiques, médiatiques et judiciaires contre l’impertinent speaker, qui continue toujours d’occuper son poste. Au nombre de ces représailles, la garde personnelle de M. Tambuwal lui a été retirée sans ménagement, et une tractation judiciaire est lancée contre lui afin de le forcer à démissionner de la tête de l'Assemblée, poste qu’il doit au PDP. Les juges devaient d'ailleurs rejeter la requête du pouvoir. Mais, entre-temps, le pouvoir, abusant de son autorité, a interdit ce jour-là aux députés et au président de l'Assemblée d'entrer au parlement. Alors que les élus APC protestaient de leur bon droit, ils ont eu droit à une répression de la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes. C'est dans les échauffourées de cette confrontation que les députés APC, décidés à ne pas se laisser usurper leurs droits, face au blocage du parlement par la police, ont eu recours à l'escalade des murs de leur honorable institution pour rejoindre leurs sièges d'élus. C'est ce moment d’assaut très musclé et sportif que décrit le document vidéo que voici.

Par Ayodele Bolakale

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 21:27

Lire le projet de loi qui condamne à mort toute personne  qui n'est pas d'accord avec la politique du RDPC.

 

Le  « PROJET DE LOI N°962/PPJL/AN  PORTANT REPRESSION DES ACTES  DE TERRORISME».

Cliquer ci-dessous pour télécharger

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 09:34
Paul Biya déclare t-il la guerre à Boko Haram ou au peuple camerounais ?

Paul Biya déclare t-il la guerre à Boko Haram ou au peuple camerounais ?

 

Suite aux déclarations de Mr Hollande le président français lors du sommet franceafricain de Dakar, la panique gagne le régime de Yaoundé qui panique.

 

Nous venons d’apprendre que sous le prétexte  de la lutte contre Boko-Haram, le régime de Yaoundé a déposé un projet loi liberticide, antidémocratique à l’assemblée nationale. Le  « PROJET DE LOI N°962/PPJL/AN  PORTANT REPRESSION DES ACTES  DE TERRORISME».

 

Extrait du projet de loi (article 2) :

Ce projet de loi puni de la peine de mort, celui qui, à titre personnel, en complicité ou coaction, commet tout acte ou menace d’acte susceptible de :

  • causer la mort,
  •  mettre en danger l’intégrité physique ;
  • occasionner des dommages corporels ou matériels, des dommages aux ressources naturelles, à l’environnement ou au patrimoine culturel dans le but de:

a) intimider la population  de provoquer une situation de terreur ou de contraindre la victime, le gouvernement et/ou une organisation nationale ou internationale, à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque ou à adopter ou à renoncer à une position particulière ou à agir selon certains principes;

b)  perturber le fonctionnement normal des services publics, la prestation des services essentiels aux populations ou de créer une situation de crise au sein des populations ;

c)  créer une insurrection générale dans le pays»

 

On voit très bien à travers cet article, quelles sont véritablement les intentions du régime.  Terroriser  et persécuter le peuple camerounais.

Mais l’on peut aussi constater que la peur est entrain de changer de camp au Cameroun. Ce n’est plus le peuple camerounais qui a peur, mais le régime qui prit de panique à la suite du discours de DAKAR de hollande, panique et prend peur.

Ce que le régime doit comprendre, Une telle atitude est considérée comme de l'aveuglement. Le peuple ne donne jamais rendez-vous, donc rien ne sert de voter les lois liberticides, ou terroriser le peuple.

Le jour que le peuple aura assez, le régime tombera comme un château de cartes. Je pense que ce moment est proche.

Blaise Compaoré  n’était pas un tendre dans la matière,  son départ  est un témoignage vivant de la volonté des peuples africains en 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018 de se débarrasser pour toujours des régimes liberticides, autocratiques, despotiques et de surcroît mauvais gestionnaires. TOUT EST UNE QUESTION DE TEMPS.

Jusqu’à présent tout était permis, on pouvait tripatouiller la constitution, faire voter des lois par une chambre des députés aux ordres sans que le peuple ne dise mot. AUJOURD’HUI TOUT CELA EST FINI.

En tout cas tous les ingrédients  pour un soulèvement populaire au Cameroun sont largement réunis aujourd’hui  quoi que fasse le régime. Car le pays est au bord d’une explosion généralisée. Rien ne va plus, l’eau ne coule pas dans les robinets, l’électricité ne fonctionne pas, les hôpitaux sont devenus des mouroirs, les routes nationales la tombe ouverte des camerounais, le tribalisme le mode de gouvernement, l'habitat insalubre, la corruption une institution nationale.

Comme si les camerounais n’avaient pas encore tout reçu sur leurs têtes. Voilà maintenant qu’on apprend que le régime  vient de déposer un texte de loi liberticide  à l’Assemblée Nationale  dans le but d’Intimider et terroriser  les camerounais qui ne supportent plus sa gouvernance catastrophique des richesse du pays.

A suivre…

Par Paul Ayi


 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:05
Cameroun: la course à l’enrichissement personnel, un véritable sport national qui  s'est emparée des Camerounais.Cameroun: la course à l’enrichissement personnel, un véritable sport national qui  s'est emparée des Camerounais.

Cameroun: la course à l’enrichissement personnel, un véritable sport national qui  s'est emparée des Camerounais.

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’aucun compatriote ne veut demeurer pauvre. Normal dans un pays où la misère s’est installée dans la durée.

 

        La grande majorité des Camerounais pointe dans la catégorie des gens qui vivent avec moins d’un dollar américain par jour. Critère infâmant de pauvreté absolue reconnue par l’ONU et la communauté internationale. Mais cela justifie-t-il la frénésie d’enrichissement qui s’est emparée de tous, de haut en bas ?


   Chacun veut en effet sortir de la pauvreté et pour ceux qui l’ont déjà fait, il s’agit d’amasser toujours plus, même au-delà du raisonnable. Là où le bât blesse, c’est que cette recherche frénétique se fait à tout prix et à tous les prix.
Conséquence, même les règles élémentaires de morale et de civisme ne sont plus prises en considération. Le vol, le viol, le pillage, la malhonnêteté, le banditisme, l’inceste, le parjure se démocratisent.


     C’est à qui mieux bien que cela entraîne des effets désastreux. Comme cette explosion de gaz au quartier Santa Barbara qui outre les dégâts causés, a également privé la ville Yaoundé d’électricité pendant 3 jours. Les sauveteurs envahissent les chaussées des rues sans aucun scrupule. Idem pour les taximen et autres transporteurs qui empruntent les sens interdits, renversent les enfants d’autrui parce qu’ils discutent des clients ou veulent parvenir vite à destination. On construit partout, dans les marécages, les terrains de l’Etat, les collines et même sur des sables mouvants pour avoir toujours plus de locataires et donc plus d’argent. Dans les hôpitaux, infirmières et personnels soignants volent les médicaments des malades pour les leur revendre quatre fois plus chers. Les vendeurs de poisson et autres bouchers trafiquent les balances pour voler quelques grammes à la ménagère.

C’est terrible ! Et comme dirait quelqu’un, c’est comme si on courait tous vers la fin du monde. Mais qu’est-ce qui est donc arrivé finalement à ce pays pardi ? Il y a quelques années tous ces problèmes n’étaient qu’épiphénomènes.
Aujourd’hui l’anormalité qui passe pour être une règle de vie. On ne parle que de la corruption des fonctionnaires. Mais on ne voit pas tous ces méfaits, tous ces comportements déviants outrageusement affichés. Ce n’est même plus le ver qui est dans ce fruit. Mais c’est ce fruit qui est complètement pourri.

Source : http://www.237online.com

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 23:51
Tchad • Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum Tchad • Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum

Tchad, Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum

 

A la suite de la fracassante et scandaleuse affaire des 19 missiles anti-aériens Sam7 saisis par les services spéciaux soudanais entre les mains d’un homme-lige du président de la république du Tchad – qui avait avoué les convoyer au Nigeria pour les remettre aux terroristes de Boko haram sur ordre du chef de l’État tchadien, les choses tournent tout simplement à la confusion. Il ne serait nullement même exagéré de dire qu’elles s’enveniment carrément  au point de commencer à virer à  une cascade d’incidents diplomatiques  – voire de  casus belli -  entre le Tchad, le Nigeria  et le Soudan. Pour l’heure, en tout cas, le Nigeria regarde le Tchad de travers, le Tchad garde les yeux baissés au sol, le Soudan, les yeux lançant des éclairs, ne lâche pas prise, et l’Afrique toute entière a le souffle coupé par la monstruosité d’Idriss Deby Itno.

 Après notre scoop, publié le 20 novembre dernier – sous le titre «Tchad • La collusion de Deby avec Boko Haram vient d’être définitivement établie au Soudan ! », qui avait suscité, nous le savons, un terrible bouleversement aux quatre coins de l’Afrique, et même au plus profond de la communauté internationale, il faut reconnaitre qu’Idriss Deby Itno est plus que gêné aux entournures : il a perdu le sommeil et ne pense plus qu’à se tirer par tous les moyens – même les plus absurdes - de cette grossière entourloupe qui vient de mettre une fois de plus, au grand jour la réalité de ses desseins criminels.

De prime abord – et il fallait s’y attendre – c’est au Nigeria que cette grosse information a créé un insubmersible Buzz : la presse nigériane, celle francophone, et même une foultitude de réseaux sociaux sur le reste du continent, sont littéralement tombés en transes.

Ensuite, c’est le président de la Fédération du Nigeria, Goodluck Jonathan Ebelle himself, qui s’est rendu dare-dare à N’Djamena dès le 24 novembre dans l’intention avouée de regarder Idriss Deby dans les yeux et d’obtenir des explications de la part de ce voisin dont il doit désormais avoir toutes les raisons de douter de la bonne foi, voire des intentions pacifiques.

La presse nigériane avait, en tout cas, particulièrement glosé sur ce voyage en catastrophe du président Goodluck Jonathan qui, avant d’embarquer pour le Tchad, avait publiquement déclaré à la presse « être choqué par cette histoire (…) aucun président ne saurait prendre un cas pareil à la légère, d’autant plus qu’un camarade président  - sur lequel il avait toujours compté sur la collaboration régionale pour mettre fin au calvaire nigérian – est  mis en cause »

Aussitôt débarqué à N’Djamena à la tête d’une impressionnante délégation à la tête de laquelle on n’a pas manqué de constater les présences du ministre des affaires étrangères Aminu Wali et celle du directeur général de l’Agence Nationale de Renseignement, Ayodele Oke, c’est au pas de course que le président Goodluck s’est consacré à une réunion de deux heures d’horloge au Palais Rose avec son homologue tchadien.

Côté tchadien, Idriss Deby était flanqué de quelques apparatchiks de son régime conduits par l’inévitable Moussa Faki Mahamat, ministre des Affaires étrangères et de l’intégration Africaine.

Bien évidemment, rien n’a transpiré du menu ni des conclusions de cette entrevue qui a dû être sulfureuse, mais au sortir de celle-ci, Le président nigérian, répondant aux questions de la presse locale, s’était contenté de dire, les sourcils tout de même froncés, que sa visite « rentrait dans le cadre des concertations permanentes avec son homologue tchadien ».

Une litote somme toute bien apaisante qui n’a trompé personne, mais n’a fait qu’entretenir davantage de lourds questionnements sur le rôle joué par Idriss Deby dans le convoyage des missiles anti-aériens Sam7 destinés à Boko haram.

En réalité, et selon des sources bien introduites au Palais Rose, le Président Tchadien a tout nié en bloc, la main sur le cœur, au cours de son entretien avec les officiels nigérians. Attitude qui n’a guère convaincu la délégation nigériane qui, tout légitimement, n’a pas tardé de s’approcher de Khartoum dans l’intention d’en avoir le cœur net.

Il n’y a pas qu’au Nigeria que l’arrestation de Mahamat Bichara Gnorti a suscité des vagues. Au Tchad, tout le gouvernement en a des sueurs froides, l’opposition est en pleine crise de nerfs, mais le plus affecté, c’est Idriss Deby Itno qui ne décolère pas, cherchant le moyen de se tirer à bon compte du guêpier dans lequel il se trouve..

Mais avant même que le président nigérien ne mette les pieds au Tchad, dès le 21 novembre, soit trois jours après l’arrestation de Mahamat Bichara Gnorti, de pressantes dispositions occultes avaient été enclenchées, sur ordre du Palais Rose, dans le sens de l’obtention rapide et silencieuse de la relaxe du convoyeur des missiles.

 En effet, C’est d’abord le consul du Tchad à Al Jeneina, puis pratiquement dans sa foulée, le même jour, le général Hassan Abdraman Koyo, chef du 2ème Bureau du Renseignement Tchadien, qui avaient tenté une première intervention auprès des autorités soudanaises chargées des Renseignements généraux en vue de la libération de Mahamat Bichara Gnorti. Ces deux médiateurs se sont heurtés à un refus sec et ferme des soudanais qui leur ont rétorqué que le dossier n’en était encore qu’au stade des investigations.

Informé de cette fin de non recevoir, Idriss Deby s’est mis encore plus en colère et déclenché de suite un plan B en envoyant une véritable Task Force en mission commandée au Soudan, avec pour mission de ramener Bichara Gnorti par tous les moyens. Composition de cette délégation : Le général Mahamat Deliyo – gouverneur de la région du Wadi fara (Biltine), du gouverneur de la région du Ouaddaï,  le célèbre Abadi Sahir, Abdou Idriss Ergouno – chef de la Force Mixte Tchado-Soudanaise - , et Issack Ahmat Ardja, le consul du Tchad à Al-Jeneina.

Leur mission était simple : convaincre les soudanais à remettre le trafiquant d’armes en liberté par la corruption, l’intimidation ou la menace.

Malheureusement, les soudanais sont restés inflexibles : Pas question de relâcher cet individu dont l’enquête n’est qu’à ses débuts, et qui attend d’être transféré à Khartoum. Les émissaires d’Idriss Deby épuiseront toutes les stratégies, rappelant sans cesse à leurs vis-à-vis que Mahamat Bichara Gnorti était tout de même porteur d’un ordre de mission signé du chef de l’État Tchadien, et qu’à cet égard il jouirait d’une immunité incontestable.

Rien à faire, les soudanais sont restés rigides et imperturbables.

C’est alors, en désespoir de cause, que le général Mahamat Déliyo, à court d’intimidations tentera de brandir la menace de la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. « Si vous refusez de libérer ce monsieur qui détient une autorisation présidentielle de son pays, je vous apprends que mon président m’a donné pour consigne de vous notifier que le Tchad va rappeler son consul en poste à El-Jeneina et chasser celui du Soudan à N’Djamena. Ce qui pourrait même aboutir à une rupture de nos relations internationales. »

Interloqués, mais pas le moins du monde désarçonnés, les soudanais répondront que le Tchad est souverain dans la conduite de sa politique diplomatique, et qu’en tout état de cause, le Soudan ne va pas rompre ses relations diplomatiques, mais que c’est une décision qui se traite à un niveau supérieur au leur.

C’est sur cette note rigide que l’entretien prit fin entre les émissaires d’Idris Deby Itno et les responsables des services de renseignements soudanais qui tiennent là, il faut l’avouer, un trop gros morceau pour le lâcher aussi facilement.

En tout cas, il se dit qu’Idriss Deby vit dans un état de rage permanente. Il ne décolère pas, et ne se calmera pas le moins du monde tant que Mahamat Bichara Gnorti continuera de séjourner dans les geôles soudanaises. Il sait que c’est là un témoin absolument encombrant constituant la preuve irréfutable de sa relation incestueuse avec les « islamistes » criminels nigérians. 

Évidemment, faute de le faire libérer, la dernière solution pour cet homme sans états d’âmes sera certainement de le faire assassiner en prison dans la logique d’effacer toute trace. D’ici là, le président Goodluck Jonathan a déjà obtenu des services de renseignements soudanais les premiers aveux de Mahamat Bichara Gnorti, et sait donc désormais, à quoi s’en tenir. Affaire à suivre...

Par D.D | Ndjamena-matin

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 23:46
SERGEUÎ LAVROV

SERGEUÎ LAVROV

Une déclaration tout à fait cruciale de Sergeï Lavrov. A lire absolument !

 

 

Qui est Sergeï Lavrov ? Sorti diplômé en 1972 (il a alors 22 ans) de l’Institut d’État des relations internationales du ministère des Affaires étrangères de l’URSS, il devient la même année ambassadeur de l’URSS au Sri Lanka. Puis, de 1976 à 1981, il travaille au département des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères de l’URSS.

Il est ensuite successivement premier secrétaire, conseiller puis conseiller en chef de la représentation permanente de l’URSS auprès de l’ONU, de 1981 à 1988 ; puis chef adjoint du département des relations économiques internationales du ministère des Affaires étrangères de la Russie de 1988 à 1990 ; enfin, directeur du département des organisations internationales et des problèmes globaux du ministère des Affaires étrangères, de 1990 à 1992.

De 1992 à 1994, sous la présidence de Boris Eltsine, le voici vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, puis, pendant dix ans, de 1994 à 2004, représentant permanent de la Fédération auprès de l’ONU.

Finalement, le 9 mars 2004, il a remplacé Igor Ivanov au poste de ministre des Affaires étrangères de la Russie. Depuis lors, il possède le rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie, et il est membre permanent du conseil de sécurité russe.

Sergeï Viktorovitch Lavrov est un diplomate. De formation et de profession. Il l’a été toute sa vie. Il s’exprime comme un diplomate (il « use de diplomatie »). Raison de plus pour prêter attention lorsqu’il arrive que se fassent fortes et directes les paroles (et les mots qui sont derrière les mots) de l’un des hommes clefs de l’ère Poutine, qui est aussi l’un des rares dirigeants à occuper un tel poste depuis le début des présidences du chef du Kremlin.

Et encore plus lorsque ses paroles font directement suite à celles que le président de la Russie a lui-même prononcées il y a peu devant le club de Valdaï.

Il est clair que la Russie parle. Et tant pis pour ceux qui n’écoutent pas.

Le Saker francophone

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 Déclaration tout à fait cruciale de Sergeï Viktorovitch Lavrov (A LIRE ABSOLUMENT !)

Remarque : Enfin, le ministère russe des Affaires étrangères a trouvé le temps, l’énergie et le personnel pour traduire cette déclaration des plus importantes. J’ai mis en caractères gras ce que je considère être les passages les plus importants de la déclaration de Lavrov ce jour-là. Je voudrais juste ajouter ce qui suit :

1) Lavrov est considéré comme très « modéré » et son langage a toujours été strictement diplomatique. Alors, quand vous lisez Lavrov, imaginez seulement ce que pensent les gens des autres ministères russes.

2) Lavrov ne fait pas mystère de son point de vue concernant les Etats-Unis et leurs plans pour l’avenir de notre planète. Quand vous lisez ses mots, essayez d’imaginer ce que peut ressentir et penser un « néoconservateur » états-unien et vous comprendrez immédiatement pourquoi les élites américaines éprouvent à la fois de la haine et de la crainte à l’égard de la Russie.

3) Enfin Lavrov admet ouvertement que la Russie et la Chine ont conclu une alliance stratégique à long terme (prouvant à tous les dénégateurs qui prédisaient que la Chine poignarderait la Russie dans le dos qu’ils avaient tort). Cela seul est, je dirais, le développement stratégique le plus important de la dernière décennie.

4) Pour terminer, notez le mépris évident que Lavrov a pour un « Occident » pseudo-chrétien qui n’ose pas prendre la parole pour la défense des chrétiens persécutés, qui renie ses propres racines et ne respecte même pas ses propres traditions.

Amis, ce à quoi nous assistons ici, ce n’est pas une simple déclaration au sujet de la petite Ukraine ou des sanctions, c’est la reconnaissance par Lavrov lui-même d’un « choc des civilisations » fondamental, non pas entre un certain « Occident chrétien » parfaitement imaginaire et l’islam, mais entre la Russie chrétienne et l’Occident post-chrétien.

La Russie ne voulait pas ce conflit. Elle a fait tout ce qui était en son pouvoir pour l’empêcher. Mais l’Occident ne lui a laissé d’autre choix que de déclarer maintenant ouvertement sa volonté de combattre et de l’emporter.

Le Saker

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Allocution prononcée par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la XXIIème Assemblée du Conseil sur la politique étrangère et la défense, à Moscou, le 22 Novembre 2014

Je suis heureux d’assister à cette Assemblée annuelle du Conseil sur la politique étrangère et la défense (abréviation russe SVOP). C’est toujours pour moi un grand plaisir de rencontrer des gens et de sentir le potentiel intellectuel qui permet au Conseil, à ses dirigeants et ses représentants, de répondre aux évolutions mondiales et de les analyser. Leur analyse est toujours libre de toute hystérie, et les arguments présentés par ses membres sont sérieusement fondés et solides, du fait notamment qu’ils peuvent prendre un peu de recul ; car il est difficile à ceux qui se trouvent pris au milieu même des événements d’adopter un point de vue impartial. Quant à nous, nous sommes inévitablement influencés par les divers développements en cours, ce qui rend vos observations, analyses, discours et suggestions encore plus précieux pour nous.

Pour autant que je sache, l’Assemblée de cette année mettra l’accent sur les perspectives d’accélération de la croissance intérieure en Russie. Il ne fait aucun doute que les efforts concertés de notre société dans son ensemble pour assurer le développement économique, social et spirituel global, sont une condition préalable pour faire de l’avenir de la Russie quelque chose de durable. Cela dit, en raison de mes obligations professionnelles, il me faut me concentrer sur les questions de politique étrangère, lesquelles sont toujours pertinentes pour l’ordre du jour de l’Assemblée puisque, dans ce monde interconnecté et globalisé, isoler le développement interne du monde extérieur s’avère impossible. Le président de la Russie Vladimir Poutine a fourni une analyse détaillée des développements internationaux lors de la réunion du Club de Valdaï, à Sotchi, ainsi que dans les divers entretiens qu’il a accordés au cours de son voyage en Asie. Pour cette raison, je n’entends pas offrir ici d’observation conceptuelle, dès lors que tout a déjà été dit. Néanmoins, je voudrais partager avec vous quelques considérations fondées sur nos efforts de politique étrangère au jour le jour. Même s’il n’est pas dans mon intention de livrer une vision globale et éclaircie, puisque à ce stade, toutes les prévisions sont provisoires, quel que soit celui qui les fait. En outre, les diplomates cherchent à influencer les développements tels qu’ils se déroulent, non simplement à les contempler.

 

Naturellement, je vais commencer avec l’Ukraine. Bien avant que le pays ait été plongé dans la crise, il y avait dans l’air un sentiment que les relations de la Russie avec l’UE et avec l’Occident étaient sur le point d’atteindre leur moment de vérité. Il était clair que nous ne pouvions plus continuer à mettre en veilleuse certaines questions dans nos relations, et qu’il fallait choisir entre un véritable partenariat ou, comme le dit le dicton, en venir à « casser de la vaisselle ». Il va sans dire que la Russie optait pour la première solution, tandis que, malheureusement, nos partenaires occidentaux se contentaient de la dernière, que ce soit consciemment ou non. En fait, ils se sont tous engagés en Ukraine et ils ont soutenu les extrémistes, renonçant ainsi à leurs propres principes d’un changement de régime démocratique. Ce qui en est ressorti, c’était une tentative de jouer au « jeu du dégonflé » [1] avec la Russie, histoire de voir qui cillerait le premier. Comme disent les petits durs, ils voulaient voir la Russie « se déballonner » (je ne puis pas trouver un meilleur mot pour cela), nous forcer à avaler l’humiliation des Russes et de ceux dont la langue maternelle est le russe en Ukraine.

L’honorable Leslie Gelb, que vous ne connaissez que trop bien, a écrit que l’accord d’association de l’Ukraine avec l’UE n’avait rien à voir avec une quelconque invitation de l’Ukraine à adhérer à l’UE, et qu’il ne visait à court terme qu’à l’empêcher de rejoindre l’Union douanière. C’est là ce qu’en a dit une personne impartiale et objective. Quand ils ont délibérément décidé de s’engager sur la voie de l’escalade en Ukraine, ils ont oublié beaucoup de choses, alors même qu’ils avaient une compréhension claire de la façon dont ces mouvements seraient considérés en Russie. Ils ont oublié les conseils de, disons, Otto von Bismarck, lequel avait dit que dénigrer le grand peuple russe, fort de millions d’âmes, constituerait la plus grande erreur politique que l’on puisse faire.

Le président Vladimir Poutine a dit l’autre jour que nul dans l’histoire n’a encore réussi à soumettre la Russie à son influence. Ce n’est pas une évaluation, mais un état de fait. Une telle tentative a pourtant été faite, qui visait à étancher la soif d’expansion de l’espace géopolitique sous contrôle occidental, et qui trouvait son origine dans la peur mercantile de perdre les dépouilles de ce que, de l’autre côté de l’Atlantique, ils s’étaient persuadés être la victoire dans la guerre froide.

Ce que la situation actuelle a de plus, c’est qu’une fois que tout s’est mis en place, le calcul qui sous-tendait les actions de l’Occident s’est trouvé révélé, en dépit de cette volonté que l’on proclamait haut et fort de bâtir une communauté de sécurité, une maison commune européenne. Pour citer (le chanteur auteur-compositeur) Boulat Okoudjava : « Le passé devient de plus en plus clair ». Cette clarté est de plus en plus tangible. Aujourd’hui, notre tâche n’est pas seulement de régler le passé (même si cela doit être fait), mais plus important encore, de penser à l’avenir.

Les discours au sujet de l’isolement de la Russie ne méritent aucune discussion sérieuse. Je n’ai pas vraiment besoin de m’attarder sur ce point devant le présent auditoire. Bien sûr, il est possible d’endommager notre économie, et ce sont d’ailleurs bien des dommages que l’on cause en ce moment, mais seulement en faisant aussi du mal à ceux qui prennent les mesures correspondantes et, tout aussi important, en détruisant le système des relations économiques internationales, et les principes sur lesquels il est fondé. Précédemment, lorsque des sanctions étaient appliquées (je travaillais à l’époque pour la mission russe auprès de l’ONU), nos partenaires occidentaux, lorsqu’ils discutaient de la République Populaire Démocratique de Corée, de l’Iran ou d’autres Etats, déclaraient qu’il était nécessaire de formuler les restrictions de manière à rester dans des limites humanitaires et à ne pas causer de dommages à la sphère sociale et à l’économie, en ciblant sélectivement la seule élite. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : les dirigeants occidentaux déclarent publiquement que les sanctions doivent détruire l’économie et déclencher des protestations populaires. Par conséquent, en ce qui concerne l’approche conceptuelle de l’utilisation de mesures coercitives, l’Occident démontre sans équivoque qu’il ne cherche pas seulement à changer la politique russe (ce qui en soi est illusoire), mais qu’il cherche à changer le régime ; et pratiquement personne ne le nie.

Le président Vladimir Poutine, en parlant avec des journalistes récemment, a déclaré que l’horizon en fonction duquel les dirigeants occidentaux d’aujourd’hui établissent leurs plans est limité. Et cela constitue en effet un danger que des décisions sur les problèmes clés de l’évolution du monde et de l’humanité dans son ensemble soient prises sur la base de cycles électoraux courts : aux États-Unis, le cycle est de deux ans, et l’on doit à chaque fois imaginer et faire quelque chose pour gagner des voix. C’est le côté négatif du processus démocratique, et nous ne pouvons nous permettre de l’ignorer. Il ne nous est pas possible d’accepter cette logique, lorsque l’on nous dit de démissionner, de nous détendre et d’accepter simplement comme un incontournable que tout le monde ait à souffrir simplement parce qu’il y a des élections aux États-Unis tous les deux ans. Cela n’est pas juste. Nous ne nous y résignerons pas, parce que les enjeux sont trop importants, que ce soit dans la lutte contre le terrorisme, dans les menaces de prolifération d’armes de destruction de masse ou dans de nombreux conflits sanglants dont l’impact négatif dépasse de loin le cadre des Etats et des régions concernées au premier chef. Le désir de faire quelque chose qui permette d’obtenir des avantages unilatéraux ou de s’attacher l’électorat avant une prochaine élection conduit au chaos et à la confusion dans les relations internationales.

C’est toujours la même rengaine, quotidiennement répétée, que nous entendons nous dire : Washingtonest conscient de son caractère unique et de son devoir de supporter ce fardeau qui consiste à diriger le reste du monde. Rudyard Kipling a parlé du « fardeau de l’homme blanc ». J’espère que ce n’est pas ce qui pousse les Américains. Le monde d’aujourd’hui n’est pas blanc ou noir, mais multicolore et hétérogène. Si le leadership dans ce monde peut être assuré, ce n’est pas en se persuadant soi-même de sa propre exclusivité et d’un devoir conféré par Dieu d’être responsable de tout le monde, mais seulement par la capacité et l’habileté à former un consensus. Si les partenaires américains appliquaient leur pouvoir à cet objectif, ce serait inestimable, et la Russie les y aiderait activement.

Jusqu’à présent, toutefois, les ressources administratives américaines n’ont travaillé que dans le cadre de l’OTAN, et encore avec des réserves substantielles, et leurs décrets n’atteignaient pas au-delà de l’Alliance de l’Atlantique Nord. J’en veux pour preuve  les résultats de la tentative des États-Unis de contraindre la communauté internationale à suivre leur ligne de conduite en ce qui concerne les sanctions et les principes anti-russes. J’en ai parlé plus d’une fois déjà et nous avons des preuves suffisantes du fait que les ambassadeurs et les envoyés américains à travers le monde sollicitent des réunions au plus haut niveau pour faire valoir que les pays correspondants sont tenus de sanctionner la Russie avec eux, ou bien d’en subir les conséquences. Cela se fait à l’égard de tous les pays, y compris de nos alliés les plus proches (cela en dit long sur le genre d’analystes dont dispose Washington). Une écrasante majorité des Etats avec lesquels nous avons un dialogue continu sans aucune restriction, et sans isolement, comme vous le voyez, attachent de la valeur au rôle indépendant que joue la Russie dans l’arène internationale. Non parce qu’ils aiment voir quelqu’un contester les Américains, mais parce qu’ils se rendent compte que l’ordre du monde ne sera pas stable si personne n’est autorisé à dire ce qu’il pense (bien qu’en privé, l’écrasante majorité d’entre eux expriment leur opinion, ils ne veulent pas le faire publiquement par peur des représailles de Washington).

De nombreux analystes raisonnables comprennent qu’il y a un écart grandissant entre les ambitions mondiales de l’administration américaine et le réel potentiel du pays. Le monde change et, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, arrivé à un certain point, l’influence et le pouvoir de l’un atteignent leur apogée, tandis qu’un autre commence à se développer encore plus rapidement et plus efficacement. Il faut étudier l’histoire et partir des réalités. Les sept économies en développement dirigées par les BRICS ont déjà un PIB plus important que le G7 occidental. C’e sont des faits de la vie qu’il faut partir, et non d’un sentiment erroné de sa propre grandeur.

Il est devenu à la mode de faire valoir que la Russie mène une sorte de « guerre hybride » en Crimée et en Ukraine. C’est là un terme intéressant, mais que j’appliquerais surtout aux États-Unis et à leur stratégie de guerre : il s’agit vraiment d’une guerre hybride, visant non pas tant à vaincre l’ennemi militairement qu’à changer les régimes dans les pays qui poursuivent une politique que Washington n’aime pas. Cette stratégie recourt aux pressions financières et économiques, aux attaques par le moyen de l’information ; elle se sert d’autres intervenants sur le périmètre de l’état visé, lesquels agissent comme des mandataires ; et bien sûr elle use de pression, par l’information et l’ idéologie, au travers d’organisations non gouvernementales financées par des ressources extérieures. N’est-ce pas là un processus hybride, et non ce que nous appelons la guerre ? Il serait intéressant de discuter du concept de la guerre hybride pour voir qui la mène vraiment, ou s’il s’agit seulement de « petits hommes vêtus de tenues vertes ».

Apparemment, la boîte à outils de nos partenaires américains est plus grosse encore, et ils sont devenus habiles à s’en servir.

En tentant d’établir leur prééminence à un moment où se font jour de nouveaux centres de pouvoir économique, financier et politique, les Américains provoquent une neutralisation en accord avec la troisième loi de Newton, et ils contribuent à l’émergence de structures, de mécanismes et de mouvements qui cherchent des alternatives aux recettes américaines pour résoudre les problèmes urgents. Je ne parle pas d’anti-américanisme, encore moins de former des coalitions conçues comme des fers de lance dirigés contre les Etats-Unis, mais seulement du désir naturel d’un nombre croissant de pays de sécuriser leurs intérêts vitaux et de le faire de la façon qu’ils pensent juste, non d’après ce qui leur est dicté « depuis l’autre côté de l’étang ». Personne ne va jouer à des jeux anti-américains juste pour contrarier les États-Unis. Nous sommes confrontés à des tentatives et à des faits d’utilisation extra-territoriale de la législation américaine, à l’enlèvement de nos citoyens en dépit des traités conclus avec Washington, traités selon lesquels ces questions doivent être résolues grâce à l’application de la loi et par les organes judiciaires.

Si l’on en croit leur doctrine de sécurité nationale, les États-Unis auraient le droit d’utiliser la force n’importe où, n’importe quand, sans avoir à solliciter l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une coalition contre l’État islamique a ainsi été formée à l’insu du Conseil de sécurité. J’ai demandé au secrétaire d’État John Kerry pourquoi ils n’étaient pas allés devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour cela.

Il m’a dit que s’ils le faisaient, il leur faudrait en quelque sorte préciser le statut du président syrien Bachar al-Assad. Bien sûr, ils l’auraient dû, parce que la Syrie est un Etat souverain et qu’elle est toujours membre de l’ONU (nul ne l’a exclue en tant que membre). Le secrétaire d’Etat a dit que cela ne convenait pas, parce que les États-Unis sont en lutte contre le terrorisme et que le régime al-Assad est ce qui galvanise le plus les terroristes de partout dans le monde, qu’il agit comme un aimant qui les attire vers cette région pour tenter de renverser le régime syrien.

Je crois que c’est là une logique perverse. Si nous parlons des précédents (les États-Unis adhèrent au système jurisprudentiel), il est utile de rappeler le processus de désarmement chimique en Syrie, dans lequel le régime Assad était un partenaire tout à fait légitime des États-Unis, de la Russie, de l’OIAC et d’autres. Les Américains maintiennent bien aussi des discussions avec les talibans. Chaque fois qu’ils ont la possibilité de profiter de quelque chose, les États-Unis agissent de façon tout à fait pragmatique. Je ne sais pas pourquoi la position dictée par l’idéologie a pris le dessus cette fois et pourquoi les États-Unis ont choisi de croire qu’Assad ne peut pas être un partenaire. Peut-être ne s’agit-il pas vraiment d’une opération contre l’État islamique, mais plutôt d’une entreprise destinée à ouvrir la voie à un renversement d’al-Assad, sous le couvert d’une opération de lutte contre le terrorisme.

Récemment, Francis Fukuyama a écrit un livre intitulé « Ordre politique et déclin politique » [2], dans lequel il affirme que l’efficacité de l’administration publique aux États-Unis est en déclin, et que les traditions de gouvernance démocratique se trouvent progressivement remplacées par des méthodes féodales de domination de fief. Cela s’inscrit dans une discussion à propos de quelqu’un qui vit dans une maison de verre et qui jette des pierres.

Tout cela se passe au milieu des défis et des problèmes croissants du monde moderne. Nous assistons à un « bras de fer » continu en Ukraine. Le trouble se prépare à la frontière sud de l’UE. Je ne pense pas que les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord disparaîtront par eux-mêmes. L’UE a formé une nouvelle commission. De nouveaux acteurs étrangers ont émergé, qui feront face à un combat sérieux pour savoir où envoyer leurs ressources de base : soit ce sera pour la poursuite de schémas irresponsables en Ukraine, en Moldavie, etc., c’est-à-dire dans leur partenariat oriental (tel que le préconise une minorité agressive dans l’UE), ou bien ils écouteront les pays d’Europe du Sud et se concentreront sur ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée.

C’est un enjeu majeur pour l’UE.

Jusqu’à présent, ils ne sont pas guidés par de vrais problèmes, mais plutôt par le désir de se saisir rapidement de ce qu’offre un sol fraîchement retourné. C’est déplorable. Exporter des révolutions – qu’elles soient démocratiques, communistes ou autres – n’apporte jamais rien de bon.

Les structures d’État, publiques et civilisationnelles sont effectivement en désintégration dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Etant donnée l’énergie destructrice libérée dans le processus, les flammes pourraient atteindre certains Etats situés bien au-delà de cette région. Des terroristes (y compris l’Etat islamique) revendiquent un statut national. De surcroit, ils commencent déjà à créer là-bas des organes quasi-gouvernementaux, qui s’engagent dans le travail administratif.

Sur cette toile de fond, les minorités, y compris les chrétiens, sont bannis. En Europe, ces questions sont réputées non politiquement correctes. Ils ont honte, lorsque nous les invitons à faire quelque chose ensemble à l’OSCE [3]. Ils se demandent : pourquoi devrions-nous nous concentrer spécifiquement sur les chrétiens ? En quoi est-ce spécial ? L’OSCE a organisé une série de manifestations destinées à garder vivant le souvenir de l’Holocauste et de ses victimes. Il y a quelques années, l’OSCE a commencé à animer divers événements contre l’islamophobie. Nous, nous offrirons une analyse des processus menant à la christianophobie.

Les 4 et 5 décembre, des réunions ministérielles de l’OSCE auront lieu à Bâle, où nous allons présenter cette proposition. La majorité des États membres de l’UE éludent ce sujet, parce qu’ils ont honte d’en parler. Tout comme ils avaient honte d’inclure dans ce qui était alors le projet de Constitution européenne, élaboré par Valéry Giscard d’Estaing, une phrase indiquant que l’Europe a des racines chrétiennes.

Si vous ne vous souvenez pas de vos propres racines et traditions ou si vous ne les respectez pas, comment voulez-vous respecter les traditions et les valeurs des autres personnes ? C’est une logique toute simple. En comparant ce qui se passe maintenant au Moyen-Orient à une période de guerres de religion en Europe, le politologue israélien Avineri a déclaré qu’il est peu probable que la crise actuelle prenne fin avec ce que l’Occident veut dire quand il parle de « réformes démocratiques ».

Le conflit israélo-arabe est comme éteint. Il est difficile de jouer plusieurs parties à la fois. C’est ce que les Américains tentent d’accomplir, mais cela ne fonctionne pas pour eux. En 2013, il leur a fallu neuf mois avant de comprendre le conflit israélo-palestinien. Je ne vais pas entrer dans les raisons, elles sont connues, mais là aussi ils ont échoué. A présent, ils ont demandé davantage de temps afin d’essayer de parvenir à des progrès avant la fin de 2014, de sorte que les Palestiniens n’aillent pas à l’ONU signer les Statuts de la Cour pénale internationale, etc. Et tout soudain, voilà qu’on apprend que des négociations sur l’Iran sont en cours. Le Département d’Etat américain a laissé tomber la Palestine pour se concentrer sur l’Iran.

Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry et moi avons accepté de parler de ce sujet dans quelque temps. Il est important de comprendre que l’on ne peut pas garder le problème de l’Etat palestinien en état de congélation profonde pour toujours. L’échec de sa résolution depuis près de 70 ans a été un argument majeur de ceux qui recrutent des extrémistes dans leurs rangs : « Il n’y a pas de justice : il avait été promis de créer deux Etats ; l’Etat juif a été créé, mais ils ne créeront jamais un Etat arabe ». Utilisés sur une rue arabe affamée, ces arguments sonnent tout à fait plausibles, et l’on commence à appeler à un combat pour la justice en recourant à d’autres méthodes.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lors de la réunion du Club de Valdaï à Sotchi, que nous avons besoin d’une nouvelle version de l’interdépendance. C’était une déclaration tout à fait d’actualité. Les grandes puissances doivent retourner à la table des négociations et se mettre d’accord sur un nouveau cadre de discussion qui prenne en compte les intérêts légitimes fondamentaux de toutes les parties clés (je ne peux pas vous dire comment on devrait l’appeler, mais il devrait en tout cas être fondé sur la Charte des Nations Unies) ; elles devraient se mettre d’accord sur des restrictions auto-imposées raisonnables et sur une gestion collective des risques dans un système de relations internationales soutenues par les valeurs démocratiques.Nos partenaires occidentaux font la promotion du respect de la primauté du droit, de la démocratie et de l’opinion des minorités au sein des différents pays, tout en omettant de défendre les mêmes valeurs dans les affaires internationales. Cela laisse à la Russie le rôle de pionnier dans la promotion de la démocratie, de la justice et de la primauté du droit international. Car un nouvel ordre mondial ne peut être que polycentrique, et il devrait refléter la diversité des cultures et des civilisations dans le monde d’aujourd’hui.

Vous êtes informés de l’engagement de la Russie à garantir l’indivisibilité de la sécurité dans les affaires internationales, et à la maintenir dans le droit international. Je ne m’étendrai pas sur ce point.

Je tiens à soutenir cet argument que le SVOP a souligné, selon lequel la Russie ne parviendra pas à devenir une grande puissance du 21ème siècle qui connaisse succès et confiance, sans développer ses régions orientales. Sergei Karaganov était parmi les premiers à conceptualiser cette idée, et je suis entièrement d’accord. Amener à un nouveau niveau les relations de la Russie avec les pays de la zone Asie-Pacifique est une priorité absolue. C’est dans cette optique que la Russie a travaillé lors de la réunion de l’APEC à Pékin, et lors du forum du G20. Nous allons continuer à aller dans cette direction au sein du nouvel environnement créé par le lancement prochain de l’Union économique eurasiatique (UEEA), le 1er Janvier 2015.

Nous avons été traités comme des « sous-hommes ». Depuis plus d’une décennie, la Russie a tenté d’établir des liens de partenariat avec l’OTAN par le biais de l’OTSC [4]. Il ne s’agissait pas seulement, par ces efforts, de faire jouer l’OTAN et l’OTSC « dans la même catégorie ». C’est un fait, l’OTSC est axée sur la capture des trafiquants de drogue et des migrants illégaux aux alentours de la frontière afghane, tandis que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est l’épine dorsale des forces de sécurité internationales qui, entre autres choses, ont été chargées de la lutte contre la menace terroriste et de l’élimination de ses programmes de financement, lesquels impliquent le trafic de drogue. Nous avons tout essayé : nous avons plaidé et exigé des contacts en temps réel, de sorte que lorsque l’OTAN vient à détecter une caravane transportant de la drogue et se trouve dans l’incapacité de l’arrêter, elle nous avertisse à travers la frontière, afin que cette caravane puisse être interceptée par les forces de l’OTSC. Ils ont tout simplement refusé de nous parler. Dans des conversations privées, ceux qui nous veulent du bien à l’OTAN (et c’est réellement dans un sens positif que j’entends cela) nous ont dit que c’était pour des raisons idéologiques que l’alliance ne pouvait considérer l’OTSC comme un partenaire à part entière. Jusqu’à récemment, nous avons constaté la même attitude condescendante et arrogante à l’égard de l’intégration économique eurasiatique. Et ce malgré le fait que les pays qui ont l’intention de se joindre à l’UEEA ont beaucoup plus en commun en termes d’économie, d’histoire et de culture, que de nombreux membres de l’UE. Cette union n’a pas pour but la création de barrières avec qui que ce soit. Nous soulignons toujours à quel point nous souhaitons que cette union soit ouverte. Je crois fermement que cela contribuera de façon significative à la construction d’un pont entre l’Europe et l’Asie Pacifique.

Je ne peux pas ne pas mentionner ici le partenariat global de la Russie avec la Chine. D’importantes décisions bilatérales ont été prises, ouvrant la voie à une alliance énergétique entre la Russie et la Chine. Mais il y a plus que cela. Nous pouvons à présent même parler d’une alliance émergente en matière de technologie entre les deux pays. Le tandem que la Russie forme avec Pékin est un facteur crucial pour assurer la stabilité internationale et au moins un certain équilibre dans les affaires internationales, ainsi que pour assurer la primauté du droit international. Nous ferons pleinement usage de nos relations avec l’Inde et le Vietnam, qui sont des partenaires stratégiques de la Russie, ainsi qu’avec les pays de l’ASEAN [5]. Nous sommes également ouverts à l’élargissement de la coopération avec le Japon, si nos voisins japonais peuvent considérer leurs intérêts nationaux et cesser de regarder en arrière en direction de certaines puissances de l’étranger.

Il ne fait aucun doute que l’Union européenne est notre plus important partenaire collectif. Personne n’a l’intention de « se tirer une balle dans le pied » en renonçant à la coopération avec l’Europe, mais il est maintenant clair que la poursuite des affaires courantes telles qu’elles existent n’est plus une option. C’est ce que nos partenaires européens nous disent, mais nous non plus ne voulons pas continuer à faire les choses à l’ancienne. Ils ont cru que la Russie leur devait quelque chose, alors que nous voulons être sur un pied d’égalité avec eux. Pour cette raison, les choses ne seront plus jamais les mêmes. Cela dit, je suis convaincu que nous serons en mesure de surmonter cette période, que les leçons seront apprises et qu’un nouveau fondement de nos relations émergera.

On entend parler ici et là de l’idée de créer un espace économique et humanitaire unique de Lisbonne à Vladivostok ; cette idée gagne du terrain. Le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a dit publiquement (nous-mêmes le disons depuis longtemps) que l’UE et l’UEEA devraient engager le dialogue. La déclaration que le président Vladimir Poutine a faite à Bruxelles en janvier 2014, quand il a proposé une première étape avec le lancement de négociations sur une zone de libre-échange entre l’UE et l’Union douanière à l’horizon de 2020, n’est plus considérée comme quelque chose d’exotique. Tout cela est déjà devenu partie intégrante de la diplomatie et de la politique réelle. Bien que cela reste pour le moment au stade des discussions, je crois fermement que nous atteindrons un jour ce que l’on appelle « l’intégration des intégrations ». C’est l’un des principaux sujets que nous voulons promouvoir au sein de l’OSCE lors du Conseil ministériel de Bâle. La Russie est sur le point d’assumer la présidence des BRICS et de l’OSC [6]. Les deux organisations tiendront leurs sommets à Oufa [7]. Ce sont des organisations très prometteuses pour la nouvelle ère qui s’ouvre. Ce ne sont pas des blocs (surtout les BRICS), mais des groupes où les membres partagent les mêmes intérêts, représentant des pays de tous les continents, qui partagent des approches communes concernant l’avenir de l’économie, de la finance et de la politique mondiales.

Source : http://vineyardsaker.blogspot.

Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr

Notes :

[1] : le jeu de celui qui se dégonfle le premier, lorsqu’aucun des joueurs n’accepte d’abandonner, quitte à ce que s’ensuive la pire issue possible ; typiquement lorsque deux automobiles se font face et foncent l’une vers l’autre sur une route ou un pont à voie unique, chacun des deux conducteurs repoussant au maximum le moment de donner le coup de volant de côté qui signifiera qu’il a perdu (le premier qui s’écarte, c’est-à-dire abandonne, perd) ; si aucun des joueurs ne consent à abandonner, c’est la collision frontale assurée.

[2] : « Ordre politique et déclin politique : de la révolution industrielle à la globalisation démocratique », paru en septembre 2014 (en anglais).

[3] : L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : anciennement Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) jusqu’en 1995, l’OSCE est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest. C’est la seule organisation européenne à vocation généraliste ; elle accueille la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n’en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique.

[4] : L’Organisation du traité de sécurité collective : organisation à vocation politico-militaire regroupant la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan.

[5] : L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, également dénommée ANASE : organisation politique, économique et culturelle regroupant dix pays d’Asie du Sud-Est (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Viêt Nam, Laos, Birmanie (actuel Myanmar) et Cambodge)

[6] : L’Organisation de Coopération de Shanghaï : organisation intergouvernementale régionale asiatique créée en 2001 qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

[7] : La capitale de la république de Bachkirie, en Russie. Située juste à l’ouest de l’Oural, à mi-distance de Kazan et de Chelyabinsk, la ville est un centre industriel et culturel, et compte 1.106.635 habitants.

Source: vineyardsaker.fr/

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:46

Sénégal: La Francophonie c'est le colonialisme (novembre 2014)

Un membre de la brigade anti negrophobie sur Exhibit B

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

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Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine