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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 18:11

L’INUTILITE DES AMBASSADES AU 21ème SIECLE - Leçon de Géostratégie Africaine n° 40.

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Leçon de Géostratégie Africaine n° 40

L’INUTILITE DES AMBASSADES AU 21ème SIECLE

De Jean-Paul Pougala

 

Son Excellence monsieur l’Ambassadeur, Son excellence Monsieur le Ministre Plénipotentiaire, Son excellence monsieur le ministre, son excellence monsieur le président de la république… telles sont les tares que la République française a hérités de son passé royal. Dans ce passé, il devait y avoir une nette distance entre les citoyens appelés « sujets » et les gouvernants qualifiés de tous les adjectifs de prestige et d’honneur, afin de bien marquer  cette distance abyssale avec le peuple.

 

La Révolution Française devait marquer la rupture avec ce passé en redonnant au peuple le pouvoir en faisant en sorte que le pouvoir soit l’expression du peuple. La République est arrivée mais les structures et les privilèges des princes sont restés.  Les nouveaux rois ont pris leur place. Ils ne s’appellent plus Rois, ils s’appellent Présidents de la République. Les nouveaux princes sont apparus, ils ne s’appellent plus princes, mais ils ont maintenant le titre d’Ambassadeurs, de Ministres plénipotentiaires etc…

 

Au 21ème, des siècles plus tard,  le monde a tellement changé et les fonctions princières et royales sont restées les mêmes. Quelles utilités a encore de nos jours cette institution vétuste qui prend le nom de Représentation diplomatique ?

 

Dans le passé, les longues distances étaient parcourues uniquement à cheval et pour partir d'un point A vers un point B, le messager pouvait mettre entre 3 mois et un an. D’où l’importance d’avoir sur place une représentation qui puisse répondre en temps réels à des questions aussi importantes que l’entrée en guerre. Aujourd’hui, les nouveaux moyens de communication font que presque tous les télégrammes et télex des ambassades sont inutiles, parce que les agences de presse et les téléphones portables qui ont fait de tout citoyen un journaliste potentiel, ont rendu complètement caduc et vide de contenu le travail des représentations diplomatiques.

 

Le regroupement des états en entités supranationales comme l’Union Africaine, la Communauté des Etats Indépendants ou l’Union Européenne pousse le rapport des nations vers une configuration multilatérale. Or un Ambassadeur est au mieux de sa capacité, dans une vision bilatérale des relations entre deux pays. Sur le plan pratique, il est donc évident que tout le prestige que la France croit tirer de son ambassade romaine dans le superbe Palazzo Farnèse, est tout simplement de l’argent jeté par la fenêtre. Parce que les 98% des relations entre la France et l’Italie sont désormais décidés à Bruxelles. Et pour le reste, en cas de nécessité, le président Français peut juste soulever le téléphone et parler au Président du Conseil Italien sans filtre et en toute simplicité.

 

C’est la prise de conscience de cette inutilité qui explique le fait qu’un peu partout les informations et les scandales qui touchent les ambassades sont tout sauf de la diplomatie ou l’activité de rapprochement pacifique et d’amitié entre les peuples du monde d’entier. Dans certains cas, la représentation diplomatique est plutôt le symbole de l’hostilité contre le pays qui abrite l’ambassadeur et qu’on prétend respecter et en développer l’amitié avec le pays qu’on représente. Nous allons voir quelques exemples :

 

1-     LES USA

 

En Avril 2008, la chaine de télévision américaine NBC, montre les images de ce qu'elle définit comme la "mère de toutes les ambassades" c'est-à-dire la nouvelle ambassade américaine en Irak, voulu par Georges Bush. C'est une forteresse de 40 hectares pour une américaine en miniature au cœur du continent asiatique : Piscine, restaurants, parc de loisirs, salle de gym, terrains de tennis et de basket, la chaine de télévision américaine nous précise même que  cette ville dans la ville possède sa propre centrale électrique et sa station d’épuration d’eau. On a envie de demander ce que tout cela a à voir avec la diplomatie, cette forteresse avec des murs en béton armé de 7 mètres de hauteur. Mais on comprend très vite le ridicule dans lequel baigne l'ensemble de la profession d'ambassadeur lorsque la NBC dit à la fin ce que cette folie de grandeur a coûté en construction : 300 millions de dollars, pire, ce que cela va coûter en entretien : 2 milliards de dollars chaque année au contribuable américain pour entretenir les 21 bâtiments, 1000 bureaucrates et 4000 employés de l'ambassade américaine de Bagdad. Il y a des appartements pour héberger 600 personnes avec une somptueuse résidence de 4 900 m2 pour le tout premier Ambassadeur au monde devant profiter de telles installation, Monsieur Ryan Crocker.

 

En contre partie, qu'est-ce que cela va rapporter au peuple américain ? RIEN, oui, vous avez bien compris cela ne va rien rapporter au contribuable américain ou juste pour montrer les muscles de king-kong aux pauvres Irakiens. Déjà en 2012, 50% des entreprises qui ont gagné le marché de la reconstruction en Irak appartiennent  des fonds souverains chinois. La China a tout simplement attendu qu'elles gagnent ces marchés colossaux pour lesquels sont morts plus de 5000 marines, pour aller les acheter à la bourse. 

 

Et la cerise sur le gâteau, mieux, la cola sur le vin de palme, c'est le magazine français VSD du 30 avril 2008 qui nous le révèle à propos de la plus couteuse ambassade américaine dans le monde : le cabinet d’architectes employé par le gouvernement américain, Berger, Divine Yaeger Inc, aurait naïvement posté les plans des maquettes sur le site Internet de la compagnie, ce qui fait que tout ennemi des USA détient à l'heure actuelle, les plans de toutes les constructions de ces 40 hectares, rendant complètement inutile sur le plan de la sécurité, cette ambassade. Il est vrai que le modèle politique désigné avec le nom de "démocratie occidentale" est le système dans lequel le peuple est le plus berné et content de l'être, mais tôt ou tard, le peuple américain comprendra qu'avec 2 milliards par an que les politiciens américains arnaquent pour maintenir cette folie; et ce jour là, conjugué d'autres arnaques de ses dirigeants politiques, lui aussi va se révolter dans un probable "printemps américain" et il ne faut pas être surpris du sort que sera alors réservé  à ce complexe démantèlement.

 

2-     LA FRANCE

 

Avec ses 171 ambassades dans autant de pays, 98 postes consulaires et 17 représentations dans les organismes internationaux, la France est le deuxième rang mondial de réseaux diplomatique (derrière les USA).  Il n'y a que 31 pays dans lesquels la France n'a pas d'ambassade ou de consulat, très loin devant la Russie, le Royaume Uni, l'Italie et la Chine. Cette deuxième place offre-t-elle à la France un avantage probant par rapport aux autres états qui en ont moins ?  Parce que ce record ne suffisait pas, on a ajouté une bêtise à la française dénommée Ambassadeur à thème. Ce qui porte le nombre total des Ambassadeurs français à 191.

Les dirigeants français ont profité du système de la représentation diplomatique pour assouvir leurs désirs de clientélisme politique. Nous prendrons 2 exemples très parlants :

- Ambassadeurs à thème :  Comme la France avait déjà occupé tous les 171 postes d'ambassades françaises dans le monde, c'est le président Chirac qui eut cette idée géniale d'en inventer d'autres et de faire avaler la pilule au peuple en les désignant comme des Ambassadeurs à thème, avec bureau, chauffeur, frais de réception et de déplacement dont le principal but était de recycler les ministres qui perdent leur portefeuille ministériel. Et son successeur Sarkozy l'a multiplié par 5 pour passer à 20 Ambassadeurs thématiques. Ce qui fait dire à la Sénatrice centriste Nathalie Goulet  définissant ces Ambassades thématiques ceci :   « Ce sont des postes créés pour recaser des copains politiques en mal d’exotisme ! ».

 

Comment ne pas lui donner raison, lorsqu’on lit dans le Canard Enchaîné du mercredi  9 novembre 2011 que par exemple Gilles de Robien (UMP),  qui a été ministre de 2002 à 2007 et qui perd son poste ministériel en 2007 est immédiatement nommé par Nicolas Sarkozy, dès le mois d'octobre 2007 et en toute cachette  Ambassadeur « chargé de la cohésion sociale. » Coût pour le contribuable français : 500.000 €/an. D'autres anciens ministres occupent des postes d'Ambassadeurs avec des qualificatifs des plus ronflants, pour ne pas dire ridicules, comme : "Ambassadeur  chargé   la prévention des conflits en Afrique",  "Ambassadrice chargée de la réflexion sur la rénovation des sommets France-Afrique".  Ce qui fait conclure à la sénatrice Nathalie Goulet :  « A-t-on vraiment besoin d’un ambassadeur chargé de la Shoah, de l’adoption, du climat, itinérant pour l’Asie, de la lutte contre la piraterie maritime, de la rénovation des sommets France-Afrique, de la criminalité organisée, etc…Tous ces ambassadeurs peuvent être remplacés par des fonctionnaires des ministères concernés à moindre coût ».

 

Cette dérive montre à quel point la fonction d'Ambassadeur est, aujourd'hui, complètement désuète, pour ne pas dire inutile, dès lors que les politiciens montrent très clairement qu'ils sont les premiers à ne pas y croire.

3-     LES ECOLES DE FORMATION DES  AMBASADEURS  OBSOLETES

 

L'inadaptabilité des ambassadeurs au monde du 21ème siècle vient aussi du fait que plusieurs pays suivent le modèle erroné français de la formation des Ambassadeurs. Les ambassadeurs formés pour cette carrière sont porteurs d'une faiblesse de départ : ils sont formatés à la pensée unique, ils sont formatés à un certain formalisme qui trouve ses limites dans les problèmes toujours plus complexes des relations internationales. La conséquence est l'échec de la plupart des négociations  pour la solution de presque tous les conflits du monde, de la Birmanie à la Côte d'ivoire en passant pas la Libye, et la Syrie ou l'Iran. Les Ambassadeurs ne sont pas habitués à la critique, à des positions contradictoires, ils ont le droit de vie et de mort sur leurs collaborateurs et l'essentiel de leurs activités est de poster des télégrammes avec des contenus des plus fades. Cette répétitivité de messages inutiles et vides de sens les infantilise à la longue et transforme la plupart des ambassadeurs en personnes complètement désuètes dans la solution des plus grands conflits mondiaux. A leur place, il faudrait de vrais commerciaux, qui par leurs formation et leur expériences du terrain savent que personne ne leur déroulera le tapis rouge pour faire fleurir leurs idées ou soutenir leurs intérêts;

 

Certains pays l'ont compris et ne forment plus leurs ambassadeurs, mais les recrutent comme on le ferait pour n'importe quelle entreprise sur le marché, en variant au maximum le personnel qui composera le corps diplomatique. C'est le cas du Royaume Uni qui ne forme pas les Ambassadeurs, mais les recrute par concours auquel participe toute personne qui a un niveau de 3ème cycle universitaire. Les Etats-Unis d'Amérique recrutent leurs ambassadeurs sur un vivier très large de toute les personnes âgés de 25 à 55 ans qui peuvent venter une expérience professionnelle dans tout domaine d'activité.

 

4-     UNE  DIPLOMATIE RONGEE PAR LA CORRUPTION

 

A-    LA SUISSE INSOUPCONNABLE

 

C’est depuis le début de la crise économique en Europe qu’on recense une explosion des corruptions impliquant les ambassades de presque tous les pays européens en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique. C’est la vente des visas, c’est le trafic d’êtres humains, c’est la mafia qui s’est installée au cœur même de plusieurs ambassades et consulats de certains pays européens. C’est en tout cas ce que nous révèle le journal dominicale de la Suisse alémanique "SonntagsZeitung" dans son édition du dimanche 27/06/2010  publiant la liste de 32 Ambassades et consulats Suisses minés par la corruption, dont 14 en Asie, 10 en Afrique et 5 en Europe ; information confirmée par le Département Fédéral des Affaires Etrangère (DFAE) de Michelle Calmiray en fournissant plus de détails sur les noms des ambassades et consulats incriminés, notamment ceux de Pékin, Moscou, Bombay,  New Dehli, Istambul, Shanghaï, Kiev, Belgrade, Pristina et Bangkok, mais aussi les ambassades suisses au Pérou, Nigeria, Serbie, Congo l'Erythrée.

 

Le journal cite Martin Dahinden, chef de la Direction des ressources et du réseau extérieur au DFAE qui dit : « Dans le combat contre les abus impliquant des visas, on a souvent affaire avec des organisations impliquées dans le trafic de drogues et de femmes ».

 

On est ainsi arrivé à l’extrême conséquence de la fermeture de l’Ambassade Suisse à Islamabad au Pakistan le 30 Avril 2010 avec un communiqué du DFAE nous informant d’un gigantesque trafic de visa impliquant 8 diplomates suisses et 21 employés Pakistanais où était exigés aussi des prestations sexuelles et de l’argent en échange d’un visa pour la Suisse, validité Schengen.  

 

Lorsqu’on va fouiller les archives, on découvre que c’est toute la profession qui est pourrie, car en restant au Pakistan, on découvre que le 18 Mai 2006, c’est le même DFAE qui émanait un communiqué pour nous annoncer une sanction disciplinaire contre les diplomates en poste dans le pays asiatique, il s’agissait alors de l’Ambassadeur en personne, M. Denis Feldmeyer visé par l’enquête disciplinaire suite à l'affaire des visas au Pakistan. Mais aussi son prédécesseur et le chef de la chancellerie. Sans attendre la fin de l’enquête, Monsieur  Feldmeyer sera muté à Berne où il attendra un an pour être nommé en Islande par décret du Conseil Fédéral, (Département fédéral des affaires étrangères)  du 23  Aout 2007.

 

Le cas de la Suisse est l'arbre qui cache la forêt de la gigantesque corruption des ambassades européennes dans les pays à forte pression migratoire à l'entrée en Europe. Mais comme le sujet est tabou pour ne pas écorner l'image radieuse de la diplomatie, alors bouche cousue pour tout le monde.

 

B-    LA FRANCE IMPREVISIBLE

 

Pour solutionner son problème de corruption de ses diplomates, c’est la France qui va prendre une solution radicale et complètement imprévue : En Chine, elle va tout simplement confier la section des visas à l’état chinois, à travers une entreprise publique qui s’appuie sur la police chinoise pour rendre efficace le travail que lui a confié l’état français. C’est en tout cas ce que nous dévoile Franck Renaud dans son livre enquête sur les dessous de la vie des ambassadeurs intitulé « Les Diplomates » publié en Juin 2010 aux Editions Nouveau Monde.

 

Cela peut sembler complètement ahurissant, surtout lorsqu’on voit les politiciens français parler de la Chine comme le monstre à détruire. Et tout cela s’est fait sous la présidence Sarkozy, au même moment où ce dernier menaçait de ne pas aller aux Jeux Olympiques de Pékin, dans ce pays dictatorial qui ne respecte pas les droits des hommes, tant que le peuple Tibétain n’aurait pas eu sa place dans le dialogue paritaire avec Pékin. Et on découvre sur le terrain que cette même France avec ce même président a tout simplement renoncé à la souveraineté française pour l’octroi des visas d’entrée sur son territoire, pas au profit d’un autre pays de l’Union Européenne, pas au profit d’un autre pays de la zone Schengen, mais au profit de ce pays qu’on a insulté de tous les noms et qui a valu à la France 2 ans de mise à pied de la part de  la Chine, révoquées après de nombreux voyage de supplication de Jean Pierre Raffarin à l’ « Empire du Milieu ».

 

5-     UN PRESTIGE  AU SERVICE DU CLIENTELISME

 

A-    L’ITALIE

 

L’Italie paye chaque année pour ses 325 Ambassades et consulats à l’étranger, la somme de 1,7 milliards d’Euros (1.115 milliards de FCFA/an). Qu’est-ce que cette somme ainsi investie rapporte au pays le plus endetté de toute l’Europe avec une dette publique de 1.950 milliards d’Euros (1,3 millions de milliards de FCFA), 4,8 fois la dette de tous les pays africains. Une dette qui augmente chaque jour de 780 millions d’Euros, c’est-à-dire qu’elle augmente toutes les 2 secondes d’environ 1 million d’Euros (655,9 millions de Fcfa chaque 2 secondes). Dans la folie de ce train lancé à grande vitesse qui se précipite droit dans le mur,  il y a le scandale de la rémunération des ambassadeurs.

C’est le quotidien italien Il Fatto Quotidiano dans son édition du 10 décembre 2011 qui mettait le doigt sur la comparaison entre l’Allemagne et l’Italie et la corrélation entre leurs économie et leur diplomatie. Il en ressortait que l’Italie qui peinait à trouver de l’argent sur les marché à un taux de 6%, lorsque l’Allemagne le trouve facilement à un taux de 1%, payait son ambassadeur à Berlin 2 fois plus cher que le salaire de la chancelière Angela Merkel. Ainsi, le journal italien nous informe que l’Ambassadeur Michele Valensise nommé à Berlin par Silvio Berlusconi, dirige une équipe de 58 personnes, touche un salaire net de 20.000 €/mois, alors que Angela Merkel qui dirige la troisième puissance mondiale, avec  80 millions d’habitants touche un salaire de 9.072,43 €/mois.

 

L’Ambassadeur en vaut 20, la Chancelière 9. Il s’agit d’un vaste réseau de pur clientélisme, où la diplomatie n’a rien à voir et qui profite aux familiers de politiciens, qui arrive jusqu’au paradoxe qui fait que  le chauffeur de l’Ambassadeur d’Italie avec un salaire mensuel de 6.000 Euros par mois gagne bien plus que le président de le Fédération de Russie avec ses 17 millions de km² qui touche seulement 4.860 €/mois (3,2 millions de FCFA/mois), malgré que le pays croule sous le poids du gaz et du pétrole, révèle le journal italien.

 

Et le Sénateur du Parti Démocrate  Claudio Micheloni, président de la Commission des Affaires étrangère du Sénat Italien qui s’insurge du fait que 0,1% de la richesse du pays est engloutie dans une filière complètement inutile comme celle des diplomates avec la preuve la plus criante du clientélisme à l’intérieur de l’Ambassade italienne de New Delhi en Inde où les amis, les frères et les amants de politiciens nommés depuis Rome touchent un salaire de 80.000 Euros/an alors qu’un débrouillard italien qui n’appartient pas à la même caste et qui exerce exactement la même fonction, touche 6.000€/an, payé selon un contrat de droit indien. Et Micheloni de nous dire : « le plus grave dans tout ça c’est qu’on ne sait pas qui nomme qui ».

 

6-     UN CAFOUILLAGE INFINI

 

Pris dans le tourbillon d’un nouveau monde non maîtrisé, on assiste depuis une dizaine d’années à une forme de cafouillage indescriptible dans les ambassades. Des décisions non réfléchies ou non suffisamment muries qui débouchent sur des résultats en complète contradiction avec les objectifs affichés. 

 

C’est Nicolas Lecaussin de la Fondation IFAP, ce Think Tank dédié à l’analyse des politiques publiques, à travers son rapport intitulé « La diplomatie française, un rayonnement très coûteux » met le doigt dans la plaie lorsqu’il dit dans sa conclusion que la « La diplomatie française va à vau l’eau (…) Les ambassadeurs passent le temps à effectuer de meilleurs rapports et une fois achevés, ils les mettent de côté. » Il invite à ne jamais se contenter du site web des ambassades qui sont une merveille, mais qui cachent tellement de misère comme un mauvais film dit-il. Il cite enfin le diplomate Jean-Michel Dijinan qui nous fournit une preuve du cafouillage de la diplomatie française en ces termes :  "A Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo, la France décide opportunément de créer en 2000 un poste d’attaché culturel adossé à la réouverture, en plein cœur de la ville, d’un centre fermé depuis dix ans. Deux ans de travaux et de négociations pour aboutir, en juillet 2003, à la fermeture d’un bâtiment entièrement rénové, disposant de 4500 ouvrages neufs et qui aura coûté 170.000 euros. Avec, en prime, la suppression du poste d’attaché culturel !" 

7-     AMBASSADES  AFRICAINES ACCUSEES  DE BLANCHIMENT D’ARGENT SALE

C’est en fin septembre 2010 que la banque américaine JP Morgan envoie une lettre à 150 ambassades accréditées aux Nations Unies à New-York pour leur annoncer la clôture de  leurs comptes au 31 Mars 2011. Si pour des pays comme la Russie, la Chine ou la France, ouvrir des comptes dans de nouvelles banques n’a pas été un problème,  par contre la presque totalité des pays africains ont eu du mal à  trouver une autre banque qui les accepte, transformant de fait la faiblesse qu’incarne l’absence de conception idéologique de la pléthore des ambassades africaines en condamnation effective.

 

En effet, la lettre de JP Morgan n’inculpait aucune ambassade en particulier, mais puisqu’au final ce sont les ambassades africaines qui se sont vues refuser l’ouverture de nouveaux comptes dans d’autres banques, tout le monde a retenu par déduction que ce sont les Africains qui étaient le plus mis en cause. Et même l’intervention de l’Union Africaine ou du Secrétaire Général des Nations Unies n’a pu rien faire. On a ainsi assisté à des situations terrifiantes où des ambassades africaines ont été privées d’électricité, d’eau et de gaz pour cuisiner dans les résidences des ambassadeurs ; des diplomates incapables de payer l’essence pour faire rouler leurs voitures pour se rendre au travail, des mises en demeures pour d’autres pour loyer impayés etc… 

 

Les plus malins se sont fait prêter de l’argent par les familiers restés au pays dans des tontines et le recevoir par virement pour avoir juste de quoi faire manger leurs familles. Ces ambassades étaient-elles coupables de ces accusations de blanchiment d’argent ? La question a été posée au Secrétariat d’Etat Américain qui n’a eu d’autre réponse qu’aux USA, les banques sont privées et peuvent faire ce qu’elles veulent, c’est-à-dire condamner des pays parce que plus faibles, sans jugement et sans laisser la moindre possibilité de se défendre.  Ce n’est pas l’administration américaine qu’il faut condamner, encore moins ces banques inquisitrices, mais les africains eux-mêmes de n’avoir pas compris à quel jeu on joue et que l’ambassade d’un minuscule pays comme le Burundi, le Benin ou le Togo, n’aura jamais son mot à dire dans la moindre négociation si il est incapable de faire plier une banque qui l’envoie littéralement mendier sur le trottoir.

 

8-     QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?

 

A l’indépendance les états africains ont cru par erreur que ce qui valide l’existence d’un état, c’est sa présence avec des ambassades et des consulats dans les pays qui s’étaient organisés à Berlin en 1884 pour spolier le continent africain. Se faisant, ils se sont lancés dans une concurrence déséquilibrée avec ces pays qui ne pouvaient que les transformer en pays subalternes receveurs de leçon au départ et d’injonction à l’arrivée venant des mêmes pays occidentaux.  Peut-on dire que l’échange d’ambassadeurs entre le Niger et les Etats-Unis d’Amérique symbolise vraiment l’amitié paritaire entre les deux peuples ? bien sûr que non. D’abord le prix du mètre carré du terrain à Niamey est 100 fois inférieur au prix à Washington, ce qui fait que même si le Niger avait le même niveau de vie des USA, il ne pourrait pas construire à Washington la même ambassade imposante que Washington fait à moindre frais à Niamey en imposant dans la psychologie du peuple Nigérien le symboles de sa puissance et oblige ce dernier à se mettre à genoux avant même que d’imaginer quel genre d’amitié est-il possible entre un peuple américain qui est incapable de situer le Niger sur une carte géographique et les Nigériens qui n’ont que faire des beaux discours de circonstance qui ne changent en rien la dureté de leur vie.

 

Pire, tous les 50 Etats américains sont unis pour financer une seule et unique ambassade à Niamey, alors que 50 des  54  états africains payent l’exorbitant coût de 50 ambassades à Washington. Ce qui pénalise doublement et affaiblit définitivement  toute image de sérénité et progrès humain qu’ils comptent envoyer au peuple américain dans ce rapport trop inégal, miné par cette division stupide.  Une seule ambassade à Washington pour ces 50 états africains leur aurait donné une plus grande respectabilité et surtout tout le gaspillage restant aurait permis de construire toujours plus d’écoles, plus d’hôpitaux, plus de routes rendant la vie des population en Afrique moins un enfer. Je trouve cependant que même l’Ambassade unique ne peut être une priorité et serait complètement inutile avant que toutes les dépenses ne soient pendant au moins 10 à 20 ans après les indépendances complètement dédiées à créer un début de richesse et un semblant de vie de normalité de la population.

A défaut de rompre les relations avec les pays dans une diplomatie qui se transforme jour après jour en véritable mafia que l’Afrique a du mal à comprendre et donc à maîtriser, les pays africains doivent réussir l’exploit de repenser leur philosophie profonde de la convenance ou non d’entretenir des relations prétendument diplomatiques avec certains états et surtout, fermer toutes les représentations diplomatiques dans les différents pays africain pour les confiner à la capitale africaine qu’est Addis-Abeba. Parce que l’activité d’espionnage et de déstabilisation de certaines représentations diplomatiques jusqu’à l’armement des rebelles crées ad-hoc, doit faire comprendre aux Africains qu’il faut changer de registre : toutes les Ambassades sans exception doivent être regroupées dans un seul et même périmètre à Addis-Abeba où l’entrée et la sortie sont tenues sous contrôle par le nouveau contre espionnage continental africain à créer.  Ce n’est que comme cela qu’on pourra éviter le scénario libyen ou syrien  où une poignée de pays se fait appeler « Communauté Internationale » et décide en fonction de l’ennui de ses ambassadeurs qui doit rester au pouvoir et qui doit partir. 

 

C’est à ce prix que certains pays étrangers qui se disent amis, ne manipuleront pas les 1 milliard d’africains, ni en République Démocratique du Congo, encore moins au Mali, et surtout pas avec le thème piège des droits de l’homme. L’Union Africaine doit avoir le pouvoir d’imposer des dimensions standard à toutes les Ambassades, parce que ce  n’est pas sur notre territoire en Afrique qu’une puissance étrangère doit venir exposer son faste à travers une ambassade ou autre chose. Car la symbolique aussi compte beaucoup.

 

Et dans tous les cas, la nouvelle configuration s’impose à toutes les nations du monde dans la conception même des relations internationales et de la gestion administrative ou politique de ce qui en découlera, ce qui oblige l’Afrique à parler d’une seule voix, sans laquelle elle devient très vite inaudible et fragile. Les Etats-Unis d’Afrique doivent être une priorité à l’entrée du continent dans le cercle des nations, sans cela, l’état lamentable de nos ambassades restera la vraie et seule carte de visite de notre crédibilité aux yeux du monde. Une seule représentation diplomatique dans chaque groupe de pays est une nécessité financière. L’Afrique doit disposer d’une seule et unique ambassade pour toute l’union européenne, c’est-à-dire à Bruxelles. Cette rationalisation permettra de libérer des ressources que nous utiliserons pour améliorer la vie de nos citoyens.

 

Douala le 09/07/012

Jean-Paul Pougala

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 18:07

 

Une vidéo démontrant la responsabilité et la complicité de l’ONU dans le Génocide  en Côte d’ivoire.

 

                                 

 

http://www.youtube.com/watch?v=LOZ5aOLC40E&feature=player_embedded&noredirect=1#!

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 18:04

Tribune: Monsieur le Premier ministre du Mali, on en a marre de la Cédéao.

Dans une lettre ouverte au Premier ministre Cheick Modibo Diarra, l'écrivain malien Doumbi Fakoly appelle à un sursaut d'orgueil national en vue de régler les problèmes du Mali.

 

Cheik-Modibo-Diarra.jpg

                                 Le Premier ministre de transition du Mali.

«Monsieur le Premier ministre,

Cette lettre ouverte est l’écho des sans voix qui désespèrent de vous voir à l’œuvre; l’œuvre salvatrice et restauratrice de notre dignité sérieusement mise à mal par votre gestion frileuse des événements douloureux qui frappent notre pays.

Monsieur le Premier ministre, le Mali s’interroge...

Jamais dans l’histoire de l’humanité, un État souverain n’a subi, de la part d’une organisation sous-régionale à caractère essentiellement économique et social, les affronts que la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) inflige à notre pays.

Même un élève de 10ème de l’école sinistrée d’ATT (Amadou Toumani Touré, ancien président du Mali, ndlr) peut comprendre aisément, que par son intrusion étouffante dans la politique intérieure et dans les relations internationales du Mali cette organisation sort de son rôle.

Le Mercosur, organisation sud-américaine similaire, vient de donner l’exemple de ce que la Cédéao devrait se contenter de faire. Condamnant, comme la Cédéao, toute rupture de l’ordre constitutionnel, elle a seulement exclu le Paraguay dont le président a été destitué par le parlement de son pays.

Le Mercosur n’a envisagé aucune intervention militaire et les sanctions économiques qu’elle brandit n’ont aucune chance de passer, dénoncées qu’elles sont par d’autres pays membres, dont le Brésil et l’Argentine.

La gestion et la prévention des conflits, dont la Cédéao est également en charge, dans son espace géographique, reconnaissent-elles à son syndicat de chefs d’État la prérogative de placer notre pays sous sa tutelle? Sûrement pas.

Cependant, la Cédéao s’accorde le droit d’imposer au Mali le président et le gouvernement qui doivent le diriger, la durée et les conditions d’exercice de leurs mandants.

La Cédéao conjugue au temps et au mode de son bon vouloir, le terme médiation qui doit faire appel à l’intervention d’un acteur neutre en vue de rapprocher les positions antagoniques de deux ou plusieurs parties.

Hier, elle s’est substituée aux partis politiques et à la société civile du pays pour négocier seule à seul avec le CNDRE (Conseil national pour la restauration de la démocratie et le redressement de l'Etat, ex-junte au pouvoir).

Aujourd’hui, elle ajoute une couche supplémentaire à notre humiliation en convoquant à Ouagadougou les autorités légales, les partis politiques et la société civile malienne pour leur donner des directives en vue de la formation d’un gouvernement inclusif, défaisant, sans état d’âme, la précédente équipe dont elle a pourtant cautionné la composition.

En effet, elle vous a autorisé à ignorer totalement les recommandations du point d de l’article 6 de l’Accord Cadre qui prévoit l’implication de toutes les parties prenantes dans l’élaboration d’une feuille de route pour la transition. Vous avez formé votre gouvernement seulement avec, d’une part, le CNRDRE, qui vous a imposé ses hommes aux trois ministères de son choix et, d’autre part, la Cédéao qui vous a pris en tenaille entre les deux siens aux ministères de l’Information et des Affaires Étrangères.

Le choix des autres membres du gouvernement, laissé à votre discrétion, a été pour vous une affaire de famille et de proches. En acceptant de vous plier à cet autre diktat qui oblige toutes les forces vives du pays à se transporter à Ouagadougou, vous subissez une nouvelle mesure vexatoire puisque vous vous conformez à l’esprit de ce même Accord Cadre, que la Cédéao vient de sortir de la poubelle aux fins de dépoussiérage sous la pression de la Communauté internationale.

À quoi les pleins pouvoirs que vous détenez vous servent-ils?

En êtes-vous réellement investi? Monsieur le Premier ministre, le Mali s’interroge.

Sur la scène internationale, la Cédéao occupe ostensiblement la place des autorités légales de notre pays par ses prises de contact isolées avec l’ONU, la France, les partenaires techniques et financiers dans la perspectives d’une intervention armée de ses troupes sur notre sol. Pour ne pas avoir associé nos militaires dans la préparation de son dossier, elle a montré ses lacunes mises à nu par le Conseil de Sécurité de l’Onu qui conditionne son accord éventuel à la présentation d’un dossier mieux élaboré comprenant notamment la nature et les modalités de l’intervention.

Pire, la Cédéao reçoit, dans la même capitale burkinabè, et rencontre en territoire occupé, à Kidal notamment, les envahisseurs pour traiter avec eux de ce dont vous ignorez tout.
Et la Cédéao s’accroche encore et toujours à son désir insultant, récemment renouvelé par le chef des armées ivoiriennes, de consolider et de sécuriser les institutions de la transition par ses propres troupes? Les villes d’Abidjan, de Lagos, d’Abuja, de Freetown, de Cotonou, de Ouagadougou, ... sont-elles plus sécurisées que Bamako? Certainement pas!

Le langage méprisant de ce syndicat de chefs d’État est d’une telle clarté que même le citoyen lambda le comprend aisément. Pour les trois chefs de guerre de cette organisation en campagne guerrière contre le Mali, Alassane Ouattara, Blaise Compaoré et Yayi Boni, notre armée nationale ne serait pas digne de son nom; n’ayant pas été capable, avec sa pléthore de 51 généraux de refouler ou tout au moins de stopper des envahisseurs, elle serait inapte à accomplir la mission de sécurisation de nos institutions.

Du fait de votre gestion sans relief des affaires du pays, vous donnez la nette impression de chercher à gagner du temps; votre véritable intention n’étant pas d’équiper l’armée malienne mais, plutôt, de préparer l’arrivée des troupes de la Cédéao.

Que faites-vous de notre armée?

Auriez-vous, vous aussi, une aussi piètre opinion de notre armée nationale pour la juger inapte à l’accomplissement de sa mission?

Mais avez-vous idée des énormes dégâts collatéraux imputables à l’Ecomog (Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group, ndlr), force armée de la Cédéao, partout où elle passe?

La Cédéao a fait intervenir l’Ecomog, son bras armé, au Liberia en 1990 et en Sierra Leone en 1997. Voici ce que Gorée Institute dit de ces conflits:

«Dans les cas du Libéria et de la Sierra Leone, certaines atrocités commises sur les civils innocents, ont rangé ces conflits parmi les plus brutaux de l’histoire contemporaine.»

Et la responsabilité de l’Ecomog ne souffre pas l’ombre d’un doute; à ce point que l'Onu a estimé qu’en Sierra Leone, cette force d’intervention africaine a été «une des factions combattantes.» Au Mali, où les soldats de cette armée n’ont aucun parent proche ou lointain, aucun intérêt propre à notre pays à défendre, quelle fibre patriotique les empêchera de commettre les mêmes atrocités? Par ailleurs, il est de notoriété publique que l’armée ivoirienne ne voulant pas intégrer en son sein les rebelles qui ont contribué à porter Alassane Ouattara au pouvoir, ce dernier cherche à les recycler quelques part.

Devant ce danger qui ne devrait échapper à aucune personne ni à aucune structure bien informées, ce qui doit être le cas pour votre équipe, vous continuez de garder le silence.
Pourtant, dans votre première adresse à la nation, vous avez inscrit la libération du nord du pays en tête de la liste de vos priorités.

Au camp militaire de Ségou où vous vous êtes rendu le 1er juin 2012, vous avez renouvelé cette promesse en termes martiaux rassurants.

Vous avez fait renaître l’espoir au sein de notre armée convaincue de recevoir rapidement les armes nécessaires afin d’accomplir son devoir de libérer elle-même notre pays.

Mais, récemment, vous avez fortement nuancé vos propos et douché fraîchement l’enthousiasme de nos forces armées. Vous avez déclaré haut et fort que vous n’avez ni peur ni honte de négocier, sous-entendu même en position de faiblesse, car les assaillants sont nos frères.

Il est temps de s'affranchir de la Cédéao

Avant d’essayer de nous faire partager cette allégation, avez-vous seulement vérifié leurs extraits de naissance et/ou leurs pièces d’identité, sachant que les uns sont nés en Libye, les autres y ont grandi et que tous ont servi sous le drapeau libyen?

Tirant profit de votre attentisme inqualifiable et inacceptable, les envahisseurs ont le temps et les moyens de conforter leur domination et, en toute impunité, de violer les filles et les femmes, de profaner et de saccager les lieux sacrés de nos compatriotes du nord.

Il est grand temps, monsieur le Premier ministre, de prouver que vous détenez véritablement les pleins pouvoir en vous soustrayant définitivement de l’influence hautement négative de la Cédéao, qui jette la honte sur notre pays.

À l’arrogance et au mépris de cette perfide organisation à votre endroit et à l’endroit du pays, l’honneur vous commande de lui intimer l’ordre de se mêler de ce qui la regarde.

Monsieur le Premier ministre, le Mali s’interroge.

Dans votre intervention à la télévision du 02 avril 2012 à 13 heures, soit deux jours après le contre coup d’État avorté du 30 mars 2012, vous avez avoué votre intention première d’avoir voulu attendre le retour définitif du calme avant de vous adresser à la nation; comme si les événements n’avaient pas le moindre caractère alarmant. D’ailleurs vous ne les avez pas condamnés énergiquement et vous n’avez pas pris l’engagement ferme que leurs auteurs, en particulier leurs complices locaux, seront démasqués et poursuivis en justice.

En revanche, vous n’avez pas différé votre apparition à l’ORTM après l’agression déplorable du 21 mai 2012 sur le Président par intérim. Le soir même, vous avez pris à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur votre ferme volonté de faire identifier et traduire devant la justice les responsables de cet acte répréhensible.

La vie d’un chef d’État est-elle plus précieuse que celle d’un(e) autre de ses compatriotes et au-delà que celles des dizaines de victimes du contre coup d’État avorté? L’agression, si blâmable soit-elle sur un chef d’État, est-elle plus condamnable que celle perpétrée contre une nation tout entière à travers un contre putsch?

Monsieur le Premier ministre, le Mali vous observe.»

 Doumbi-Fakoly, écrivain                                                                                                                       Source : Journaldumali.com

 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 11:09

Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

 

Au cours des dernières années, les sociétés « occidentales » ont sacralisé les victimes. Depuis le 11-Septembre, ce phénomène a été instrumenté par les promoteurs de la guerre des civilisations pour développer la « théorie du complot islamo-gauchiste », selon laquelle « l’Occident » devrait non seulement affronter le péril islamique, mais aussi une cinquième colonne intérieure. Cette rhétorique élaborée aux USA par Daniel Pipes et développée en France par les intellectuels et journalistes membres du Cercle de l’Oratoire vient d’être reprise au mot-à-mot en Belgique par le sénateur libéral Alain Destexhe et le journaliste de gauche Claude Demelenne. Mais comment fonctionne donc ce discours délirant ?

Dans la modernité, l’idéologie victimaire présente une structure particulière : le bourreau se présente systématiquement comme la victime. On peut penser immédiatement au sionisme, mais il ne s’agit là que d’un exemple, bien qu’il occupe une place fondamentale dans ce renversement général de l’ordre symbolique. Les troupes états-uniennes ne sont-elles pas des victimes des populations qu’elles bombardent ? Les patrons ne sont-ils pas victimes des grévistes qui prennent « les populations en otage » ? Les porteurs de l’idéologie coloniale ne se présentent ils pas comme stigmatisés par le racisme anti-blanc ? Le nombre d’exemples est infini. Notre vie sociale est entièrement structurée par ce déplacement pervers.

La puissance de l’image

Cette idéologie victimaire prend cependant toute sa puissance à travers les attentats du 11 septembre 2001. L’image, ainsi exhibée, crée une virtualité, un nouveau réel destiné à nous enfermer dans l’effroi. Il s’agit d’une image parfaite, d’une icône débarrassée de toute toute réalité matérielle, de tout sensible-concret. Dégagée de tout rapport aux faits, elle est aussi libérée de toute relation avec ce qui organise la conscience : la raison. Elle suppose la foi, l’adhésion sans faille au regard du pouvoir, qui se pose en lieu et place de l’observation. Il s’agit donc d’une foi particulière, non celle qui donnerait accès à un invisible, à un inconnu distinct de ce qui est visible, mais celle qui opère un déni de ce dernier et se substitue à lui en installant une pure virtualité.

L’image de la destruction des tours est une construction iconophile Cette icône pose les autorités US comme des victimes et les introduit ainsi dans le sacré. Ce qui les placent non seulement au delà du droit, mais leur permet aussi de renverser l’ordre symbolique. Elles constituent une pure anomie. Elles ne peuvent être nommées. Guantánamo est une vitrine du pouvoir qu’elles se sont données : de violer l’ensemble des lois, de nier ce qui fait de nous des hommes et d’être reconnu dans ce droit..

Grâce à cet enfermement psychotique, toute tentative de développer une parole, de nommer les choses ou même, plus simplement de faire référence aux faits, engendre le délire. Tout rappel de la nécessité de l’observation est immédiatement diabolisé, stigmatisé comme « théorie du complot ».

S’inscrivant dans une forme sociale psychotique, l’image des attentats du 11 septembre a pour objet de nous enfermer dans la phase du délire et de supprimer toute possibilité de confronter le regard, le sens donné par le pouvoir. Toute offensive de ce dernier, contre nos libertés et notre existence, s’inscrit dans cette structure. La vague d’islamophobie qui se développe actuellement en est un exemple parmi d’autres.

Péril « islamo-gauchiste » en Belgique ?

S’alignant sur les actions françaises, les médias belges ont d’abord lancé une campagne contre le voile dit « islamique ». Depuis deux mois, à travers les opinions exprimées par un « intellectuel de gauche » et un sénateur libéral, se font le relais d’une campagne destinée à nous prévenir des dangers imminents du fondamentalisme musulman, ainsi que du « terrorisme intellectuel qui cherche à faire taire ceux qui refusent le politiquement correct islamo-gauchiste » .

La manière particulièrement caricaturale dont les choses sont présentées peut susciter un rejet immédiat. Cependant, il faut dépasser cette première réaction et voir qu’il s’agit en fait d’un condensé de la façon dont certaines informations nous sont régulièrement présentées.

Le discours se réduit à des pulsions. Il s’agit de soumettre le langage aux images et ainsi d’enfermer le lecteur dans l’émotion, dans une mécanique qui marche toute seule. Les « barbus », les « filles voilées » et les « gauchistes » sont des fétiches. Ces images deviennent leur propre base matérielle. Elles ne se rapportent plus qu’à elles-mêmes, elles volent de leurs propres ailes.

Les faits ne sont plus que le support du regard, du sens qui leur est attribué. Ce sont les images, ces abstractions qui créent un nouveau réel. Elles nous font abandonner le domaine de la raison, du pensable, pour établir le règne de la foi. Ainsi, le signifié devient parfaitement autonome. Il ne se confronte plus au réel, il tourne sur lui-même.

L’islamisme radical, le port du voile, le racisme anti-blanc, la police terrorisée par les bandes de jeunes arabo-musulmans, l’omniprésence des barbus semblent être devenus les principaux problèmes de notre pays. Surpuissants, grâce à leurs alliés gauchistes, les fondamentalistes musulmans contrôleraient les rouages de notre société. Ils auraient la capacité de faire taire toute critique à leur égard. Mais, le peuple belge possède deux chevaliers particulièrement courageux, Claude Demelenne et Alain Destexhe pour affronter cette emprise totalitaire.

Évidemment, le développement du discours fait immédiatement penser à la structure de la psychose paranoïaque que ce soit dans l’évaluation de la nature du danger, dans la surestimation de soi-même ou dans le caractère personnel de la mission que le sujet s’attribue. Toutefois, ce qui nous intéresse, ce n’est pas de nommer cette structure psychotique, mais de comprendre pourquoi, maintenant, ce discours, qui présente toutes les caractéristiques du délire, est mis en avant et valorisé par les médias.

Actuellement, ce qui existe est ce qui est regardé, exhibé. Montrée et ainsi reconnue, l’idéologie victimaire, dont se parent nos deux protagonistes, les intègre dans l’ordre symbolique de la société.

Un renversement de la place de la victime

La violence verbale qu’ils disent subir consiste, par exemple, à entendre que « les décrets et règlements qui empêchent les jeunes filles de porter le voile à l’école » sont « liberticides ». Cette qualification, pour un projet qu’ils promeuvent, est « d’une évidente violence verbale ». La violence ne consisterait plus dans le fait de subir une discrimination, mais dans la dénonciation de cette dernière. Toute critique leur étant adressée relève de la violence. Elle est donc inacceptable et qualifiée de terrorisme intellectuel. Bien que leur action puisse s’assimiler à une croisade, nos deux auteurs se mettent dans la position privilégiée de la victime, place particulièrement valorisée aujourd’hui. La parole de la personne reconnue comme telle est par essence authentique, elle ne peut être contestée. Leur innocence est ainsi légitimée. Cette procédure induit une restructuration du langage et modifie la capacité de représentation du réel.

La transformation du sens et du langage leur est d’autant plus nécessaire que, ici, la position revendiquée de la victime émissaire, consentante qui catalyserait la violence sur elle-même afin de sauver la société, n’a pas pour effet le sacrifice de la victime exhibée. Le lieu réel du sacrifice est bien celui des personnes désignées comme agresseurs. Ce qui est aussi sacrifié, c’est la Parole qui à pour fonction de mettre un cran d’arrêt à la violence, de permettre une reconnaissance réciproque et ainsi de rétablir le lien social. Au contraire, le renversement de la place de la victime a pour effet de néantiser celle-ci en tant qu’être. Il s’agit bien là d’un mécanisme propre à ce que la psychanalyse désigne comme structure perverse

Un premier exemple s’impose : il suffit de signer « intellectuel de gauche » pour être en mesure de faire passer une pensée réduite à des états compulsifs et qui, historiquement, relève de l’imagerie véhiculée par l’extrême droite.

Le renversement de l’ordre symbolique, afin d’alimenter une machine pulsionnelle, est constant. Alors que leurs propos relèvent de l’argument d’autorité, les auteurs se présentent comme les victimes d’un « terrorisme intellectuel ». Leur opposer une argumentation ferait qu’ils seraient « diabolisés », « lépénisés » « et « quasiment criminalisés ». Bien qu’ils se révèlent être de simples instruments d’une machine, d’un système stigmatisant omniprésent dans notre société, l’invocation de leur courage est permanente. Ainsi, le conformisme exalté deviendrait un acte de résistance, une position à contre courant.

Cette antinomie apparente entre un moi présenté comme fort et le fait de se faire simple instrument de la machine est caractéristique de la structure perverse. C’est parce qu’ils se posent en tant qu’objet de cette mécanique stigmatisante que nos auteurs prennent la place de la victime. Ils se sacrifient pour réaliser le « Bien suprême » : l’éradication du mal gaucho-intégriste.

Ainsi, le sujet pervers, le « sujet supposé-savoir », peut confisquer la parole et la place de la victime. Se prévaloir de celle-ci offre des avantages décisifs dans la structure sociale actuelle. En effet, le renversement de cette place permet d’opérer un renversement de l’ordre de droit et offre la possibilité de nous placer dans la violence pure.

Jean-Claude Paye

Sociologue. Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit,

La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007

Source : voltaire.netpar Jean-Claude Paye*, Tülay Umay*

 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 11:03

Voici un exemple de Manipulation de l'information. Par Jean-Paul Pougala.

 

Voici une ville africaine de 500.000 habitants encore en construction, c'est en Angola. 

 

C'est en échange de 2,8 milliards d'Euros de pétrole à la société publique chinoise Citic. 

 

Comme en Occident, on prévoit que ce précédent va faire que les Gabonais, les Congolais, les Camerounais commencent à se poser la question de savoir ce qu'ils ont obtenu de concret en échange de leur pétrole donné à Total-Elf, durant 30-40 ans, même pas l'ombre d'une route bitumée, pas d'électricité etc... 

 

on anticipe leurs questions, on ment sur les images qu'on fait passer pour une ville-fantôme, c'est-à-dire une ville construite par erreur de calculs et donc, où il manquent les habitants. On sert aux africains la haine facile contre la Chine, on leur fait raconter que la Chine ne fait pas de transfert de technologie, comme si Elf avait transféré la moindre technique d'exploration aux Gabonais, on dit que les chinois viennent avec tous leurs employés, comme si les cadres de nombreuses sociétés européennes en Afrique étaient des Africains etc... 

 

Or observez bien cette vidéo, les ouvriers chinois sont encore sur le chantier. Il n'y a pas d'habitant parce que la construction n'est pas terminée et ça se voit. Cette vidéo nous enseigne qu'on nous a trop trompé et nous avons accepté l'idée selon laquelle notre destin et celui de notre peuple était de vivre et mourir dans les taudis. 

 

Tenez les yeux bien ouverts et ne vous faites plus rouler dans la farine. Comme toute actualité, regarder les images et fermez le son de leurs commentaires mensongers. 

 

Jean-Paul Pougala

regardez plutôt cette vidéo :

 

 


https://www.youtube.com/watch?v=L9u8Qr_IUSc&feature=player_embedded#!

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:53

La longue liste des tentatives d’assassinat de Mouammar Kadhafi depuis septembre 1969…

 

200px-Muammar al-Gaddafi at the AU summit

Mouammar Kadhafi, assassiné le 20 octobre 2011

 

Dans la longue liste des tentatives d’assassinat de Mouammar Kadhafi depuis septembre 1969, figure celle du 27 juin 1980. Ce jour-là, à 20h 59 aux larges de l’ìle d’Ustica en Italie, un avion de la compagnie Itavia s’écrase en mer avec 81 personnes à bord. Officiellement, il s’agit d’un accident. Mais la réalité est ailleurs: il s’agit pour les Services Secrets français d’assassiner Mouammar Kadhafi qui devait voyager à Varsovie à la même heure en empruntant le même itinéraire. A la dernière minute le Guide Libyen avait changé d’avis. Le SDECE devenu la DGSE, les services secrets français avaient déjà, avec les instructions du président Giscard D’Estaing, tenté à plusieurs reprises de liquider Kadhafi. Après ce raté d’Ustica, non seulement les 14 personnes appelées à témoigner devant le juge en Italie sont mortes l’une après l’autre dans des conditions mystérieuses, mais aussi les agents du SAS (services secrets britanniques) et surtout ceux d’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) lié au SDECE chargés de récupérer l’épave de l’avion avaient fait leur boulot à moitié.

Les agents d’IFREMER sortirent quelques morceaux de l’avion en laissant au fond de la mer la partie touchée par le missile. Le chef des Service secrets militaire italien Pascuale Notarnicola dira que “la vérité a été laissée au fond de la mer”. Giscard d’Estaing limogera Alexandre de Marenches, le chef du SDECE suite à une nouvelle tentative d’assassinat en août 1980 à travers le soulèvement de la garnison de Tobrouk avec comme stratégie de marcher sur Tripoli en passant par Benghazi avec le soutien de quelques tribus bédouines. Giscard d’Estaing dira plus tard dans ses Mémoires que l’un des 4 secrets transmis en 1981 à Mitterrand concernait Mouammar Kadhafi, qui sera finalement supprimé par Sarkozy, Obama, Cameron, Berlusconi et Al Thani (émir du Qatar) réunis au sein de l’OTAN avec le commandant Canadien, Charles Bouchard qui a depuis Naples, dirigé les bombardements sur la Libye.

La Chine et la Russie avaient quant à elles donné un feu vert-clair à cette coalition d’assassins en laissant passer la fameuse résolution 1973 prescrivant “la protection des populations civiles”. Une notion promue par Gareth Evans, ancien président de  International Crisis Group basée à Bruxelles et à Washington, une prétendue ONG bien connue en Afrique où elle se présente comme oeuvrant pour “la prévention et la résolution des conflits armés.”

Ustica démontre une nouvelle fois que lorsque les hyènes occidentales pourchassent un homme ou une femme appelé dans leur jargon une cible, elles sont capables de tout y compris l’assassinat de leurs propres compatriotes en décrétant cyniquement qu’il s’agit “d’accident”. Dans une patience redoutable et dans la logique du principe de la continuité de l’Etat, les prédécesseurs passent le dossier de chasse à leurs successeurs en cas d’alternance. Ces hyènes ne renoncent pas. Même si on peut noter ici ou là des variations dans les tactiques et les modes opératoires, l’objectif stratégique est toujours maintenu. Il demeure invariable. Une chasse à l’homme, en l’occurrence celle de Mouammar Kadhafi, débute dans les années 1969, immédiatement à sa prise du pouvoir par la révolution et prend fin en 2011. Soit 42 ans après. Cette hargne, cette patience et ce jusqu’au-boutisme sont diaboliquement admirables et méritent d’être appris par des militants que nous voulons être: ne jamais renoncer tant que nos objectifs ne sont pas atteints.

Comme les hyènes ne renoncent que lorsqu’elles atteignent leur cible, les mots qui suivent doivent être les nôtres aujourd’hui: ”Je ne fais confiance à un colonialiste ou à un impérialiste que lorsqu’il est mort”, écrivait Kwame Nkrumah le 12 septembre 1960 à Patrice Lumumba menacé de toute part.

Komla KPOGLI

Source : la juda  

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 23:31

Le Président Ali Bongo ouvre le bal des dictateurs Franç africains  à l’Elysée.


Chères amies, chers amis en France,

Bongo.jpeg

Demain, François Hollande accueillera le dictateur gabonais Ali Bongo sous les ors de la République. Hollande avait promis la des relations de complaisance avec les autocrates africains. Demandons-lui avec force de tenir sa parole , d'annuler ce rendez-vous honteux et d'arrêter d'inviter des dictateurs violents et corrompus. Signez cette pétition urgente:


 

Après Nicolas Sarkozy recevant Kaddhafi et Bachar Al Assad, François Hollande compte recevoir le dictateur gabonais Ali Bongo, et lui offrir les honneurs de la République pour discuter d'éventuels deals en faveur de grandes entreprises francaises. ll a jusqu’à demain pour annuler ce rendez-vous scandaleux et ainsi tenir sa promesse de mettre fin aux relations de complaisance avec les dictateurs.

Ali Bongo, arrivé au pouvoir à la faveur d'élections truquées et de violences, s’est encore illustré le mois dernier par une vague de répression et d’emprisonnements d’opposants. En le recevant, Hollande cautionne un des regimes les plus violents et les plus corrompus du monde, qui détourne les fonds du pays au profit de son clan. Notre indignation massive peut pousser Hollande à annuler ce rendez-vous du déshonneur et arrêter les invitations aux dictateurs

Durant la campagne, Hollande a déclaré « je veux que le 6 mai soit une bonne nouvelle pour les démocrates et une terrible nouvelle pour les dictateurs » -- La rupture avec la Françafrique c'est maintenant, il doit tenir parole! Finissons-en avec la France à fric une fois pour toutes. Signez et partagez cette pétition urgente demandant à Hollande d’annuler ce rendez-vous!

http://www.avaaz.org/fr/petition/M_Hollande_ne_cautionnez_pas_la_dictature_gabonaise_en_recevant_Ali_Bongo/?bZyKddb&v=15744

La communauté des membres d’Avaaz s’est régulièrement opposée avec force aux régimes autoritaires, partout dans le monde. Une fois encore, demandons que la France cesse de soutenir les dictateurs africains et s’engage en faveur des processus démocratiques.

Signez et partagez la pétition, qui sera présentée aux medias demain.

http://www.avaaz.org/fr/petition/M_Hollande_ne_cautionnez_pas_la_dictature_gabonaise_en_recevant_Ali_Bongo/?bZyKddb&v=15744

Avec espoir et détermination,

Alex, Marie, Oliver, Emily, Stephanie, Ricken, David, Julien et toute l’équipe d’Avaaz

PS: L’association Survie, la première association française contre la Françafrique et le néo-colonialisme, a décidé de lancer cette pétition sur le Site de pétitions citoyennes d’Avaaz. Rien de plus rapide et de plus simple que de créer votre propre campagne sur une cause qui vous tient à coeur. RDV sur:
http://avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?bv15648


POUR EN SAVOIR PLUS

Gabon - France : rencontre Ali-Hollande en juillet (Jeune Afrique)
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2684p008-009.xml4/france-diplomatie-gabon-francafriquegabon-france-rencontre-ali-hollande-en-juillet.html

Bongo, un dictateur susceptible... (Survie)
http://survie.org/billets-d-afrique/2012/209-janvier-2012/article/bongo-un-dictateur-susceptible

L’Affaire des Biens Mal Acquis (Sherpa)
http://www.asso-sherpa.org/nos-programmes/ffid/campagne-ra/bma

Selon WikiLeaks, Omar Bongo aurait détourné des fonds au profit de partis français (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/12/29/selon-wikileaks-omar-bongo-aurait-detourne-des-fonds-au-profit-de-partis-francais_1459012_3212.html

http://open.avaaz.org/act/open/1892713336.gif

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 00:14

AFROHISTORAM EN DEUIL SUITE A LA DESTRUCTION DE TOMBOUCTOU MALI PAR LES BARBARES : Tombouctou victime d’une coalition d’intérêts économico-religieux et  Politico-mafieux.

 

Tombouctou.jpgTombouctou1.jpg

Tout ce qui se passe en moment au Nord Mali  est totalement inacceptable et n’est pas une surprise pour ceux qui suivent les événements qui se déroulent en Afrique depuis la destruction de la Bibliothèque d’Alexandrie par les barbares au temps de nos ancêtres les pharaons.

Ceux qui détruisent Tombouctou aujourd’hui devant nos yeux sont les descendants de ceux-là même qui  détruisirent la bibliothèque d’Alexandrie en Egypte. Bien entendu quelques « Africains paummés comme il en existe toujours y ont contribué »

Le Mali aujourd’hui est victime d’une coalition d’intérêts.

1-      Les intérêts religieux. Depuis le 12e siècle, les aristocrates du golfe « occupants des lieux saints de l’islam  du golfe persique n’ont jamais accepté des lieux saints de Tombouctou.

Pour eux Tombouctou devait disparaitre, d’où le soutien financier aux terroristes d’Alquaida aujourd’hui rebaisé Ansar dine pour la circonstance, Aqmi et que sais-je encore.

 

2-     Le Nord du Mali est aussi victime des intérêts économiques. Le Nord du Mali, malgré le désert recèle d’énormes gisements d’Uranium et de pétrole dont a besoin les occidentaux pour leur industrie. D’où leur soutien au conglomérat terroriste.

3-     Enfin le Mali est victime des intérêts politico-mafieux des dirigeants de la CEDEAO qui acceptent tout cela pour conserver le pouvoir politique. Tout le monde se souvient très bien lorsqu’ils sont allés tuer des ivoiriens pour des questions d’élections soit disant truquées. Pourquoi aujourd’hui ils reculent devant un groupuscule de terroristes. Pauvre mali, Pauvre Afrique de l’Ouest et pauvre Afrique.

 

Lorsque les panafricanistes sonnaient le tocsin lors de l’attaque de la Cote d’ivoire  par les forces coalisées du mal, certains Africains malhonnêtes et ignorants, parlaient d’élections et que sais-je encore. Ou sont-ils aujourd’hui ?

Hier c’était la Cote d’ivoire et la Libye et aujourd’hui le Mali demain à qui le tour ? Les autres régimes qui pensent que leur pays en sera épargné, ils se trompent lourdement.

C’est un agenda que les ennemis de l’Afrique déroulent devant nos yeux. Abdoulaye Wade est parti demander à Kadhafi de partir en croyant que ses  «faux amis et fraters» occidentaux  viendront à son secours en cas de difficulté, il est ou aujourd’hui hors jeu.

Nous Africains devons réagir. Nous n’avons pas besoin de l’autorisation de l’ONU pour défendre notre civilisation ou notre culture lorsque nous la voyons partir suite à une destruction par des barbares. Nous devons réagir. Tout Africain surtout qui a un brin de pouvoir devrait réagir ou de cerveau.

Comme disait Simone Gbagbo : OH HONTE AUX CHEFS BANDITS  QUI DIRIGENT LA COTE D’IVOIRE EN CE MOMENT, OH HONTE A LA  CEDEAO, OH HONTE A L’UNION AFRICAINE ET OH HONTE A TOUS LES AFRICAINS QUI NE SORTENT PAS POUR EXPRIMER LEUR REPROBATION A COMMENCER PAR LES MALIENS DE L'OCCIDENT.

Par Mbombog Ntohol

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 09:43

La Chine en Afrique : Menace ou opportunité pour le développement Par Alternative sud.

La chine menace ou opportunite

 

La Chine a repris pied en Afrique. Bousculant l’agenda du développement et redéfinissant les équilibres géostratégiques. Elle s’impose comme l’un des principaux partenaires commerciaux, fournisseurs d’aide et investisseurs du continent. Menace ou opportunité, cette présence croissante et multiforme suscite la polémique. La Chine sape-t-elle les efforts de la « communauté internationale » en faveur de la « bonne gouvernance ». Des « droits de l’homme » et de la « démocratie » ? N’œuvre-t-elle pas, derrière un discours de solidarité Sud-Sud, à la seule poursuite de ses intérêts : accaparement des ressources, conquête de nouvelles marches, élargissement de ses appuis diplomatiques ? La Chine ne reproduit-elle pas en Afrique les formes de dépendances et de division internationale du travail héritées de la période coloniale ? A l’inverse, n’offre-t-elle pas plutôt une alternative salutaire au modèle de développement occidental et a la « tyrannie de la dette et des conditionnalités », après trois décennies d’ajustements structurels désastreux sur le plan économique et social ? Quels sont les véritables enjeux et les implications de l’engagement chinois en Afrique ? Au-delà de la diabolisation a priori ou de l’acceptation béate, quel est le regard porte par les premières concernées, sur la nature de ce nouveau rapprochement sino-africain, sur ses effets et sur les défis qu’il pose aux populations locales

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 12:22

MON AVERSION POUR OUATTARA EXPLIQUE EN DIX PHRASES. 

Calixte1Par CALIXTHE BEYALA.


1° Je n'ai jamais de la détestation pour une personne, mais pour ses actes.

2° Monsieur Ouattara a participé aux tournants des années 1990 à la plus haute traîtrise jamais commise par un Africain contre l'Afrique. Il a aidé le FMI dans ses plans d'ajustements structurels, à jeter les peuples d'Afrique dans la plus grande des misères. Il va provoquer avec cette situation l'errance des cerveaux, l'immigration massive des africains dans d'autres coins du globe terrestre où ils seront malmenés.

2° Il va armer des voyous qui par la suite avec l'aide des Occidentaux vont faire main basse sur un des joyaux de l'Afrique : La Côte d'Ivoire.

3° Il perd les élections mais accède au pouvoir avec l'aide des prédateurs mondiaux DONT SARKOZY !

4° Il va ordonner le meurtre des milliers d'Ivoiriens.

5° il expédie son rival politique à la CPI que j'exècre car tribunal réservé aux Africains récalcitrants.

6° IL va faire tuer des gens en fonctionnant de leur ethnie et de leur religion.

7° Il lance des faux mandats d'arrêts contre ses adversaires politiques.

8° Il ment, fabrique du faux pour faire condamner ou salir ses adversaires. Il parle de réconciliation alors qu'il fait de la pacification en tuant ou emprisonnant tous ses adversaires.

9° Il continue de tuer tous les jours. IL A fait de la Côte d'Ivoire un état de non-droit

10° Aujourd'hui, il commet le pire en chassant les Ivoiriens de la terre de leurs ancêtres et EN les remplaçant par des populations étrangères ; donc il tue profondément les cultures des peuples de ces régions et en fait consciemment des apatrides.
AUCUN DICTATEUR, AUCUN GENOCIDAIRE, de Mobutu en passant par TOMBOLBAYE, de Bokassa en passant par les pires hommes que l'Afrique ait produit depuis les indépendances, n'a atteint un tel degré de cruauté et de méchanceté ! L’Afrique ne le lui pardonnera jamais.

 

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Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

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de la diaspora camerounaise

 

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine