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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 23:33

 

Kouassi

 

Lettre ouverte à mes lecteurs, au peuple ivoirien et aux amis de la Côte d’Ivoire…

Je voudrais par la présente note vous dire merci pour votre attachement à mes opinions sur la Côte d’Ivoire en particulier et sur l’Afrique en général.

A tous ceux qui m’appellent ou qui m’écrivent pour me demander pourquoi je ne dis rien sur les attaques en cours en Côte d’Ivoire, je voudrais dire que dans la vie, lorsqu’on n’a rien à dire, on ne dit rien. Il ne sert à rien de parler pour parler.

Parler, nous avons parlé. Nous avons écrit à qui voulait nous entendre. Nous avons adressé des lettres ouvertes aux autorités locales comme aux autorités internationales.

En son temps, Nous avons même adressé des lettres ouvertes à ladite communauté internationale, à certains de ses pions clés, tel le geôlier Luis Ocampo de la CPI. Nous avons interpellé les dirigeants d’Afrique sur le danger que courait la Côte d’ivoire, si jamais ils suivaient moutonnement les décisions des propriétaires de la communauté internationale… Nous avons interpellé le peuple de Côte d’Ivoire sur la tragédie que courait notre pays si nous ne savons pas nous mettre au dessus de la normale et du standard. Nous avons attiré l’attention des autorités ivoiriennes sur le chao qu’elles pourraient créer dans notre pays si jamais elles continuaient dans leur logique de l’exercice abusif d’un pouvoir mal acquis; duquel elles ne sauraient profiter, même dans un rattrapage de complexés.

Nous avons dit à qui voulait nous entendre qu’on ne fait pas de réconciliation en maltraitant l’ennemi, qui somme toute demeure un frère. Nous avons prévenu qu’une justice des vainqueurs produit l’endurcissement des cœurs des vaincus.

Nous avons crié sur tous les toits et sur toute la toile à qui voulait nous entendre…

Nous avons dénoncé le massacre du peuple Wê et l’expropriation des terres ivoiriennes au profit des burkinabés déversés à longueur de journée dans nos forêt à l’ouest du pays. Nous avons dit NON à l’imposture dans toute sa laideur. Nous avons dit NON à la « burkinabéisation » ou à la « burkinaïsation » de notre CHÈRE CÔTE D’IVOIRE…

Nous avons supplié les Ivoiriens de ne pas mettre le feu à la maison IVOIRE pour ne pas imiter le voisin et sa clique de truands sous-régionaux et internationaux qui se réjouissent de voir la Côte d’Ivoire partir en fumée. Nous avons dit aux vrais houphouétistes, aux pseudo-houphouétistes et à tous ceux qui se rappellent du combat de Nanan Houphouët Boigny, que : « la PAIX, CE N’EST PAS UN VAIN MOT, MAIS UN COMPORTEMENT… »

Nous avons dit à toutes et à tous que les ivoiriens ont besoin de se réconcilier, que la Côte d’Ivoire doit faire appel à toutes ses filles et ses fils pour mieux avancer. Et surtout que la réconciliation doit se faire dans la sincérité et la vérité.

Nous avons donné quelques éléments de réflexion analytique qui pourraient aider Charles Konan Banny et son équipe à développer une méthodologie efficace, afin de ne pas se retrouver dans tous les sens, sans méthode ni objectifs clairs…

Nous avons dit aux ivoiriens d’apprendre à mettre fin à la politique de MANGEMENT qui fait qu’on supporte l’insupportable, juste parce qu’on ne pense qu’à son ventre et à son bas-ventre.

Une telle pratique (corruption) érigée en culture nationale (la culture du mangement biensûr) et transposée en politique, où le plus important est de manger maintenant et tout de suite, conduit ses adeptes à manger tout ce qui est au tour d’eux et à s’entre-manger pour finir; à s’auto-manger… Un véritable panier à crabes!

Nous avons dit, nous avons dit et nous avons dit… Nous avons dit t redit.

Des gens et non des moindres ont même répété ce que nous disions, en nous prouvant que nous disons juste ou alors que nous disions ce que la majorité pense bas…

Nous disons aujourd’hui que dans la vie, il ne faut pas parler pour parler…LA PAROLE EST VIE ET IL FAUDRAIT QUE NOTRE PAROLE AIT UN SENS POUR QUE NOTRE VIE EN AIT UN…

Nous avons parlé en tant que citoyenne civile, partisane de la non-violence, activiste de la justice et de la paix et qui surtout aime son pays et son continent.

Tout ce que nous écrivons est loin de la recherche d’un intérêt personnel quelconque. Pour ceux qui ne sauraient pas que c’est un DEVOIR, nous disons que si nous ne le faisons pas, personne ne le ferait à notre place.

C’est un devoir humain et divin que de dénoncer les dérives des individus qui conduisent tout un peuple dans le gouffre. C’est un devoir de génération surtout... En le faisant, nous sommes conscient que : « la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres. » Nous tenons compte de la diversité d’opinions qui doit être respectée et combattons la culture de la pensée unique.

En ma qualité de civile, je parle un langage de civile, où je dis ce que j’ai à dire sur la base d’observations et d’analyses de civile en toute objectivité. Je ne comprends rien du langage militaire…

D’autres civils, dans la diaspora, en exil ou vivant en Côte d’Ivoire ont dit, tout comme moi ce qu’ils avaient à dire sur la situation de notre pays. Le point commun dans tout ce que nous disons tous (de même bord, de bord parallèle ou de bord juxtaposé), est l’Amour pour notre pays et notre souhait au retour de son identité vraie.

En réponse à tous nos cris de cœur, nous ne voyons que de la moquerie, de la foutaise et du mépris de la part des tenants du pouvoir acquis dans le sang des innocents…

  • Au lieu de demander pardon au peuple ivoirien pour un tort bien causé depuis le 19 Septembre 2002, on préfère dire que c’est la faute à Gbagbo tout seul…

  • Au lieu d’appeler tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire pour qu’ensemble nous partions sur de nouvelles bases républicaines fondées sur des valeurs d’une Nation, on préfère installer un club de dioula-burkinabé à la tête de toutes les institutions du pays…

  • Au lieu de mettre les compétences à leur place, on préfère se rattraper entre amis frères et maîtresses.

Un pays où l’on jette sans raison un si grand intellectuel comme Aké N’gbo en prison pour mettre Kandia kamara à la tête de l’EDUCATION NATIONALE, allez-y comprendre que nous vivons la politique du vertige…

(Mme Kandia dans tout son dynamisme, pourrait prouver ses compétences à d’autres postes que de tenir un ministère où le langage devrait être de rigueur. Ce qui nous épargnerait la honte qu’elle nous donne en ce moment devant nos amis non-ivoiriens, chaque fois qu’elle fait une phrase. Tous, faisons des fautes dans la langue française qui n’est pas la nôtre, mais à ce niveau où l’on devient l’exemple et l’image du système éducatif d’un pays, les fautes devraient être réduites…)

  • Au lieu de cultiver l’humilité comme le feraient de dignes vainqueurs, en tendant la main aux vaincus, on préfère les traquer jusque dans leur dernier retranchement…

  • Au lieu de chercher à canaliser ces chiens et loups de guerre qui ont contribué à l’aboutissement de cette nauséabonde vision du « POUVOIR PAR TOUS LES MOYENS », on préfère les jeter à leur propre sort afin qu’ils puissent mieux dévorer les survivant, que les affres de la guerre n’ont pu emporter… Créant ainsi l’insécurité chaotique qui affaiblit de plus en plus le peuple ivoirien.

Au lieu d’aider la CDVR à mieux raccommoder le tissu social profondément entamé, on préfère saboter le travail de Konan Banny et de ses compagnons dans cette aventure ambigüe…

Le Comble! Pendant que des Présidents et chef d’état écourtent leur séjour à l’étranger pour rentrer dans leur pays toute fois qu’il y a un danger, celui des ivoiriens, fait l’inverse. Il court pour sortir du pays « dès que dés que » comme s’il est conscient d’être le responsable de cette merde. Un chef d’Etat qui passe plus de temps à l’étranger que dans son pays, il faut être le président de l’étranger pour réaliser cet exploit. Quand j’entendais le président Laurent Gbagbo parler de « candidat de l’étranger », j’ai pensé que c’était encore une de ses blagues qui ne finissent jamais. J’étais loin de m’imaginer que c’était une expression prophétique... Et les ministres ivoiriens se déplacent régulièrement dans le palais du président de l’étranger à l’étranger, le rejoindre pour tenir des conseils de ministres d’étrangers à l’étranger… Au compte de l’étranger bien sûr! Côte d’Ivoire YAKO!

Hannnn! Imaginons, Barack Obama, François Holland ou Angela Merkel faire ça!

Bref, dans tous les cas, il paraît que la Côte d’Ivoire avance à grand pas avec des chantiers de géants, malgré tout. Il paraît que le taux de chômage a considérablement baissé. Il paraît que la Côte d’Ivoire se sent mieux sans ses fils et filles en exil, mais plutôt avec des burkinabé déversés pour occuper incroyablement nos forêts…

Malgré les réalités qui montrent la misère du peuple ivoirien même à ceux qui refusent de la voir, des esprits malhonnêtes célèbrent tout de même l’avancement de la Côte d’Ivoire à pas de géant…

Or en Côte d’Ivoire, il n’y pas que des civiles comme nous pour faire des analyses et des jugements de civile.

En Côte d’Ivoire, il n’y a pas que des femmes comme Roska qui crient en vain sur tous les toits et toute la toile dans l’espoir que des oreilles qui savent entendre entendent…

En Côte d’Ivoire, il y a aussi des hommes et des femmes qui ont fait l’armée et qui sont éparpillés dans la nature par la force des choses. Ces hommes et femmes, éduqués selon les principes et valeurs militaires, ne verront pas les choses de la même manière que nous civiles, qui espérons tout le temps que les vainqueurs d’hier tendront sincèrement et humblement la main aux vaincus, un de ces jours. Ces hommes et femmes de l’armée voient ce que nous ne voyons pas ; tout comme nous voyons ce que eux ils ne voient pas. Alors chacun fait ce qu’il a à faire en fonction de ses observations, de ses analyses de la situation et du langage qui est le sien.

Et comme la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, on espère que si les cris de cœurs des civiles ne sont pas entendus, ceux des invisibles en treillis seront entendu, bien que nous déplorons et condamnons avec la dernière énergie cette montée de tension et d’attaques éclatées.

Cela étant, je suis bien curieuse de savoir entre les cris des civiles et ceux des invisibles en treillis, ce que les hommes forts actuels d’Abidjan préfèrent entendre pour arrêter de narguer le peuple ivoirien. Dans cette curiosité je pense qu’il est mieux d’observer le silence pour mieux entendre, même si je ne comprends pas ce langage.

Comme vous, moi aussi je suis à l’écoute pour ne pas confondre les voix; voilà pourquoi vous ne m’avez pas entendu depuis quelques temps.

Dans la vie, il ne faut pas parler pour parler. La parole est vie et il faudrait que notre parole ait un sens pour que notre vie en ait un. Voyant que ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui est mis sur le compte de l’invisible, je ne saurai quoi dire.

Entre-nous; même si on aime parler, qui peut s’adresser à l’invisible ?

En attendant que vous me donniez une réponse, je vous rassure de mon Amour patriotique.

Je vous aime et demeurez dans la bénédiction, comme d’habitude !

On est ensemble! Ou alors, apprenons à être ensemble, puisque nous sommes ensemble…

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et ait pitié de tous!

Copenhague, 21 Août 2012

Rosalie Kouamé «Roska»

Ambassadrice  de l'EDUCATION, de la CULTURE, de l'AMOUR du prochain et de la PAIX.

Présidente Fondatrice - Fondation Roska

roska_net@hotmail.com roska_net@yahoo.com

Blog: http://roskanews.africaview.net

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 23:11

 

Alerte Danger: le MUJAO dans des mosquées de Bamako

Alerte Danger: le MUJAO dans des mosquées de Bamako

 

 

Des prêcheurs mauritaniens vont de mosquée en mosquée. Dans chaque mosquée avec la bienveillance de l’imam ils font un prêche en arabe qui est traduit aux fidèles et dans lequel ils expliquent qu’ils sont là pour apporter la foi véridique et à la fin ils demandent aux assistants qui seraient d’accord pour les suivre, dans ces prêches et cette voie, de lever le doigt.

Dans la mosquée où j’étais, à ATTbougou, les gens ont protesté et incriminé l’imam en déclarant haut et fort que eux n’ont pas besoin d’étrangers qui leur apportent la religion vraie car ils la pratiquent déjà. Ils ont interpellé les prêcheurs mauritaniens en leur reprochant d’abandonner leurs familles dans leur pays pour venir inutilement faire des sermons à des musulmans comme eux.

Finalement les doigts qui se sont levés n’étaient que ceux des accompagnateurs de ces racoleurs du MUJAO.

 

L’heure est grave.

Comment en sachant ce qui s’est passé dans le Nord de notre pays, peut-on faciliter la tâche à ces faux prêcheurs et fauteurs de troubles ?

 

Nos autorités religieuses devraient interdire à tout étranger d’intervenir dans nos mosquées.

Leurs prêches nous suffisent. Encore moins autoriser la propagande et la distribution de tracts religieux visant à faire des adeptes de ces extrémistes.

 

Réveillons-nous…

Nous avons trop sommeillé et voilà qu’au réveil nous nous trouvons face à des scènes de ce genre, dans la capitale même. Ajoutez à cela l’existence d’un nouveau ministère des Affaires religieuses et la présence de deux membres du HCI dans le Comité d’organisation des concertations nationales – alors qu’il n’y a même pas un seul représentant de la plupart des regroupements politiques - et vous pouvez entrevoir ce qui nous pend au nez : la naissance d’un parti politique islamiste et la fin de notre République laïque et de notre démocratie déjà chancelante.

 

Que nos Pères fondateurs de la Nation Malienne puissent nous servir encore de modèles pour chasser ces fantômes de la barbarie et préserver la liberté de notre pays dans l’honneur et la dignité de nos valeurs traditionnelles et la tolérance de l’Islam de nos pères.

 

Témoignage de Hassan TOURE

 

Source: Malijet

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 15:11

 

Me Alice Nkom: « La traite négrière est préférable à ce qui se passe aujourd'hui au Cameroun.

Me Alice Nkom: « Affaire Marafa ,un procès suspect et regrettable...» 

Me Alice Kom : «l’exécutif est comme un proxénète, et la Justice sa prostituée». L’avocate dénonce l’inféodation du pouvoir judiciaire par l’exécutif
 
Plus que ceux des autres « éperviables », le procès Marafa va très vite. Au terme de la 10è séance, Le Messager a rencontré l’un de ses conseils, Me Alice Nkom que l’on ne présente plus pour faire le point. Dans sa verve habituelle et à travers ce procès, Alice Nkom fait le procès de la justice camerounaise. Une justice dont elle dénonce la subordination à l’éxécutif.
 
Pour soutenir ses assertions cette illustre figure du Barreau camerounais sort des manches de sa robe noire des cas qui n’ont pas moins défrayé la chronique…judiciaire : de longues années d’instruction, l’affaire Atangana Mebara, cet autre ancien secrétaire général de la présidence de la République élargi après plus de 4 ans derrière les barreaux mais maintenu dans les geôles, le temps de lui trouver le motif d’un autre procès, la prétendue évasion de l’ancien ministre de l’Economie et des finances, Polycarpe Abah Abah, l’emprisonnement plutôt suspect des avocats Yen Eyoum Lydienne et Etienne Abessolo pour des affaires plutôt farfelues d’honoraires. Selon Me Alice Nkom, les tribunaux ainsi humiliés, ridiculisés ne sont plus là que pour prononcer des sentences que les magistrats ont paradoxalement la charge de ne pas exécuter.
 
Sous Ahmadou Ahidjo, les procès du genre étaient publics : Affaires Dicka Akwa  nya Bonambela, Mgr Ndogmo et Ernest Ouandie. De nos jours, l’affaire Marafa qui a fait courir du beau monde s’est tranformée en un « huis clos qui ne dit pas son nom ». Médiatisée à souhait au début, elle se déroule au fil des jours sous haute surveillance militaro-policière. Des journalistes fouillés comme des voyous ou, à l’instar de la correspondante de Rfi, Sarah Sarkoh, sortie et éloignée de la salle d’audience, on ne sait pas pourquoi, une salle d’audience investie à l’avance par des agents de renseignements en civil de tous les corps, gendarmes et policiers armés jusqu’aux dents... Ce qui confirme l’étiquette politique de ce procès dont le verdict fait peur.
 
Au-delà de ce procès, Me Alice Nkom se penche sur le problème de gouvernance au Cameroun et celui de la responsabilité des proches collaborateurs de chef de l’Etat en rapport avec des actes qu’ils sont appelés à poser « sous les hautes instructions de… » Lisez plutôt…
 
Me Alice Nkom . « …une violation extrêmement grave des droits fondamentaux »
 
Après les dénonciations faites par les conseils du présumé accusé et ancien Secrétaire  général de la présidence de la République, Marafa Hamidou Yaya, sur le refus de l’accusation de fournir le fond du dossier lié au procès en cours, peut-on estimer que la norme est établie et que nous assistons à un procès régulier ?
 
C’est vrai qu’au départ ce procès était mal parti, parce que le juge d’instruction l’a mal diligenté. Il y a eu d’énormes violations des dispositions du Code de procédure pénale, notamment en ce qui concerne l’égalité qui doit exister dans  la communication des pièces de procédure entre le Ministère Public et toutes les parties au procès, c’est- à dire entre le Procureur de la République et les avocats de la défense. Aucun avocat, malgré toutes les correspondances n’a pu recevoir copie du dossier de procédure au fur et à mesure que l’information judiciaire avançait.
 
Ce qui fait que, lorsque les accusés, Marafa et autres ont été convoqués devant le Tribunal pour y être jugés, personne ne savait de quoi ils étaient accusés. Ils n’ont jamais pu accéder au dossier du juge d’instruction, leurs conseils non plus. Je peux vous dire que le Code de procédure pénale prévoit expressément que copie des pièces de procédure doit être communiquée sur leurs demandes et contre payement de frais de reproduction à toutes les parties qui en font la demande.

Je ne sais pas pourquoi le juge d’instruction ne l’a pas fait, de sorte que  les avocats se sont retrouvés le jour du procès avec plus de 25 kilogrammes de papiers à photocopier à tour de rôle et à étudier avec leurs clients embastillés dans des prisons secondaires, pour préparer et assurer les débats et auditions qui se tenaient chaque jour sans répit ! Et il y avait pas mal d’avocats, ceux de l’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, et de Yves Michel Fotso et ceux de la troisième accusée, Julienne Kounda.
 
De l’autre côté, le président du tribunal hésitait à ordonner l’accomplissement de cette formalité substantielle qui est prévue par la loi, pris par les impératifs de célérité. Il voulait absolument que ce dossier soit jugé dans les trois mois suivant la saisine pour qu’il ne soit pas transféré au fameux tribunal criminel spécial qui venait de voir le jour. Alors il a fallu que les avocats acceptent de travailler dans ces conditions-là qui ne sont pas celles que le législateur camerounais a prévues dans un procès digne de ce nom, digne d’un pays qui se prétend un Etat de droit ou une parfaite égalité doit être respectée entre toutes les parties – Ministère Public y compris – au procès

Quelle lecture faites-vous de la nature des débats ouverts dans ce procès jusqu’à ce jour ?
 
Les débats sont menés de façon relativement satisfaisante. La collégialité fait beaucoup d’efforts pour que les accusés s’expriment aussi largement qu’ils le peuvent et nous avons presqu’oublié les désagréments du début du procès. Nous avons aujourd’hui la joie d’avoir enfin la possibilité de laisser parler les intéressés. Jusqu’ici tout le monde a parlé à leur place, les journalistes, les internautes, l’administration, et aujourd’hui ils avaient prévu parler devant la juridiction de leur pays.
 
Ils avaient surtout prévu que ce soit un procès totalement public comme le veut la loi, pour qu’ils puissent dire au monde entier urbi et orbi afin que nul n’en ignore et qu’on écoute la vraie version de cette affaire.
 
Malheureusement le débat aujourd’hui est semi-public et personnellement je dénonce le fait que nous assistons à un huis clos qui ne dit pas son nom parce que le peuple n’a pas la possibilité de circuler et d’arriver jusqu’au palais de justice. Et il n’échappe à personne que, comme les urnes d’une élection émaillée de fraudes, la salle est remplie avant l’ouverture des audiences par des personnes dont on peut facilement imaginer l’origine et la mission
 
Peut-on déceler des similitudes entre le procès dit Marafa et les autres procès en cours dans le cadre de l’opération Epervier ?
 
Je n’ai malheureusement pas eu la possibilité d’assister à tous ces procès, procès Edzoa, Atangana Mebara et autres. Ils se déroulent à Yaoundé. Mais de ce qu’on me dit, il n’y a jamais eu un tel déploiement de forces de l’ordre, d’agents de renseignements  qui ont pratiquement occupé toute la salle et exclu à plusieurs kilomètres du palais de justice tout autre Camerounais désireux de venir s’abreuver à la source, et se faire une opinion directement à partir de ce qu’il aurait entendu lui-même, ce qui est leur droit. Je n’ai jamais vu autant d’interdictions, autant de fouilles, autant d’agressions physiques de la part des forces de l’ordre contre les journalistes. Je les ai vus faire. Je trouve cela scandaleux. On doit pouvoir assumer ses erreurs.
 
Les fausses pistes dans lesquelles on a emmené l’opinion publique nationale et internationale doivent être défaites devant le tribunal dans la publicité requise et seule conforme à la loi. Si vous êtes sûrs de votre honnêteté, de l’objective impartialité que doit avoir un procès, vous devez laisser les gens user de leur droit de venir écouter, de venir voir et se faire une opinion. Les dispositions sécuritaires ne doivent pas produire des conséquences empêchant les gens de jouir de leurs droits fondamentaux, elles doivent au contraire tendre à les protéger. Tel n’a pas été le cas pour le procès de Marafa et il faut le déplorer, le dénoncer, faire en sorte que cela ne se reproduise plus
 
On est quand même très étonné parce que dans les années soixante-dix, ceux qui ont pu assister aux procès de Dika Akwa, Monseigneur Ndongmo, Ernest Ouandié, se souviennent de procès publics. Alors comment peut-on expliquer la reculade entre une dictature comme on présente le  système Ahidjo, et la situation que vous déplorez dans un système dit de démocratie avancée dans un Etat de droit ?
 
J’étais l’avocat de Monseigneur Ndogmo. Il y avait effectivement des haut-parleurs partout. J’ai assisté à d’autres procès, et je n’ai jamais vu ce que le régime du Renouveau nous a montré à l’occasion du procès Marafa, ce qui rend ce procès extrêmement suspect dans ses fondements et dans ses objectifs. Il n’est pas normal que le président de la République dise qu’il va laisser la justice faire son travail, et qu’il va s’incliner devant sa décision, qu’on ne puisse pas trouver une audience publique que l’on permet à tout le monde de suivre. Je trouve cela suspect et regrettable parce que ce n’est pas un progrès.
 
On attribue des tendances autoritaristes à Ahidjo, mais force aujourd’hui est de constater qu’Ahidjo doit être en train de reposer au paradis par rapport à ce qu’on voit aujourd’hui. C’est purement et simplement scandaleux. Cela jette tout de suite un discrédit sur la sérénité, le résultat qui sera rendu plus tard, parce que les gens n’auront pas la possibilité de voir si ce qu’ils ont effectivement entendu peut avoir donné le résultat qu’on réserve à Monsieur Marafa et à ses coaccusés. C’est une violation extrêmement grave de leurs droits fondamentaux. Ce procès devait laisser des traces objectives, consultables par tous, des archives nationales en son, images et écrits où les étudiants, les écrivains, les historiens et bien d’autres auraient pu aller s’abreuver un jour, faire des recherches.
 
J’ai constaté que sous le Renouveau on veut couper avec le passé, comme si le Cameroun  venait de naître et devait disparaitre en temps opportun. On ne doit pas se retourner et voir ce qui a eu lieu hier. Le procès de Dominique Strauss Kahn par exemple défilait sur tous les écrans. Ce qui fait que demain matin, si le président du tribunal dit avoir  entendu Marafa avouer le vol des 29 milliards, et que j’aie entendu le contraire, les notes consignées et enregistrées au fur et à mesure sur un support  informatique, les mêmes pour tout le monde, seraient la référence historique pour tous. Manifestement, de l’autre côté de l’accusation, ils ne veulent pas qu’il y ait des traces qui les dérangent.
 
Comment interpréter la mobilisation populaire remarquée autour de ce procès ?

 
Il y a eu une forte mobilisation qui est complètement étouffée aujourd’hui. Elle n’est plus visible. Je pense qu’on ne peut pas empêcher les gens de s’intéresser à des actes aussi importants et aussi graves que celui d’arrêter les personnalités comme Marafa – ou l’un pourvoyeur d’emplois et meilleur patron de sa génération à l’heure des grandes réalisations  comme Yves-Michel Fotso,  - dont on connaît les liens forts et étroits avec le président de la République pendant longtemps et dont on soupçonne qu’en réalité il s’agit  une élimination politique de groupe.

Ce soupçon se confirme de plus en plus par la fébrilité et certains actes qui sont posés. Marafa s’est présenté comme quelqu’un  qui n’avait pas peur, tout en étant très respectueux des institutions de la République ;  il a dit que nous ne pouvions pas continuer à nous résigner à n’être que des  « créatures », alors que notre pays se noie littéralement dans l’eau boueuse de l’inertie et de la corruption, que les personnes qui nous gouvernent ne veulent pas servir les intérêts des populations.
 
Il nous a donné la preuve que le gouvernement n’a nulle volonté de travailler pour le peuple, mais plutôt avec les personnes convaincues de corruption. On l’a arrêté parce qu’il a eu ce courage-là et tout a démontré une volonté de le faire taire.  Regardez le sort  inique réservé aux ministres Olanguena ou Abah Abah qui sont en prison probablement sur la base des dossiers plutôt  suspects quant à la solidité des charges que l’on fait peser sur leurs épaules ! 

Tout le monde a par exemple suivi qu’après avoir arrêté le ministre Atangana Mebara, il y a quatre ans, et lui avoir fait subir une détention provisoire pendant quatre ans, il a été relaxé au terme d’un procès clair, et ce jugement n’a jamais été exécuté  et il n’est toujours pas sorti.
 
Vous avez remarqué que Abah Abah qui était ministre des Finances qu’on nous a présenté, pendant qu’il était en fonction comme un ministre corrompu qui a vidé les caisses de l’Etat, depuis cinq ans qu’il est arrêté on ne nous dit rien sur ce qu’il a pu amasser comme argent par corruption. On l’a condamné à 6 ans de prison ferme au terme d’un procès rocambolesque, pour…  évasion !. On a inventé l’évasion, tout le monde l’a vu.

Même les gardiens ont dit qu’il n’ya pas eu évasion, parce que s’il y a évasion, ils sont les premiers à l’attester et à lancer l’avis d’évasion. Abah Abah n’a jamais échappé à la vigilance de ses gardiens ; cette condamnation donne bonne conscience à ceux qui ne pouvaient plus justifier une si longue détention provisoire ni leur incapacité à réunir les éléments de preuve de ce qui leur est toujours reproché à ce jour.
 
Marafa s’est démarqué. Il a été un accusé spécial, courageux et digne Son message semble vouloir dire : «j’ai appris beaucoup de cet homme-là, mais je ne peux pas continuer à être d’accord avec la façon dont le pays est géré ». Ce qui fait qu’aujourd’hui il est une personne qu’il faut suivre attentivement.On comprend qu’il n’a jamais atteint le seuil irréversible de créature, malgré sa promiscuité avec le Créateur

Les audiences du procès Marafa sont désormais interdites au grand public et à la presse. Y a-t-il une explication à cette façon de faire ?
 
Pourquoi  focalise-t-on sur le cas Marafa? Je pense que c’est pour les raisons que je viens de vous donner, Monsieur Marafa apparaît comme le challenger du président de la République. C’est clair maintenant aux yeux de tout le monde que c’est comme ça. C’est parce qu’eux-mêmes savent que derrière tout ça il y a un procès politique et un problème d’alternance qui se posent. Le président de la République est comme moi. Nous sommes du troisième âge. Il peut ne pas se réveiller demain.
 
Cela pose des problèmes pour ceux qui sont autour de lui et qui se demandent ce qu’il adviendra d’eux s’ils perdent le pouvoir en perdant le Créateur
 
Ce que vous venez de dire pose le problème de l’autorité judiciaire et de l’indépendance de la justice par rapport à l’exécutif. Est-ce que la Justice est vraiment libre au Cameroun comme on veut nous le faire croire?
 
C’est dans les papiers que la Justice camerounaise est libre et indépendante, mais pas dans les faits. Je crois qu’aujourd’hui, à force d’asservir la Justice, tout le monde  a vu qu’elle n’est pas indépendante. Vous avez le cas Atangana Mebara qu’un tribunal a relaxé, mais qui, au jour d’aujourd’hui n’est pas sorti de prison. Tout le monde sait que ce sont les hautes instructions qui  ont été appliquées et non le jugement.

Tout le monde a entendu dire que le juge qui l’a libéré risque d’avoir des problèmes. Je n’ai pas vérifié, mais tout de même, c’est quand même curieux. Pourquoi n’est-il pas sorti ? Pourquoi lui avoir fait passer quatre jours supplémentaires en prison avant de trouver un autre motif pour que justement il ne sorte pas ? C’est une façon très claire et très nette pour l’exécutif de montrer qu’il est le ‘proxénète, de Dame Justice, sa prostituée.
 
Vous faites ce que je vous dis, ou alors vous aurez des représailles. Il a publiquement humilié, ridiculisé le tribunal qui est là pour rendre les décisions que d’autres magistrat ont ordre de ne pas exécuter. Un magistrat ne peut s’épanouir ou être indépendant dans un tel contexte. J’ai lu dans les journaux qu’on leur a donné un milliard et demi de Fcfa pendant les élections.

Est-ce qu’on doit améliorer leurs conditions  de vie seulement à l’occasion d’une élection, ou bien ils doivent être des personnes libres, indépendantes financièrement, capables de s’assumer avec des salaires et des indemnités correctes, et une retraite qui les rassure?
On sort seulement un milliard et demi pour donner à la Cour suprême lorsqu’elle devient Conseil constitutionnel. C’est une relation mafieuse et malsaine de type proxénète-prostituée.
 
En l’état actuel de l’évolution des évènements, avez-vous le sentiment que  tous les témoins cités par monsieur Marafa comparaîtront devant la barre au même titre?

J’ai déjà vu que la liste des témoins de l’accusation  avait été arrêtée au départ à quatorze témoins et s’est finalement traduite par cinq comparutions à la barre. C’est-à-dire qu’il y a des témoins que l’accusation a évité d’entendre. Je parle par exemple de tous les représentants de l’Etat-major particulier du chef de l’Etat. Pourquoi est-ce qu’on ne les a pas fait venir ? Je n’en sais rien.

Pourtant ces personnes se retrouvent sur la liste des témoins tant de l’accusation que de la défense.
Vous pensez que le tribunal va convoquer ces mêmes personnes pour la défense alors qu’il ne les a déjà pas convoquées pour l’accusation? Il s’agit des personnes capables de faire voler en éclats la thèse primaire de la culpabilité automatique et de la coaction entre l’ancien ministre d’Etat et Yves-Michel Fotso.
 
Ces personnes seraient venues dire que l’avion a été livré. On ne voulait pas l’entendre, mais on ne pouvait quand même pas empêcher le ministre d’Etat de le dire. Je ne suis donc pas sûre que tous ces témoins vont venir et dans ces conditions, nous allons certainement nous retrouver avec du côté de la défense très peu de témoins aussi, parce que si on dit aujourd’hui que le chef de l’Etat ou le Directeur général de la Snh doivent se présenter est-ce qu’ils vont le faire ? Je ne pense pas. Je loue par contre la présence à la barre de monsieur Meva’a Meboutou qui s’est présenté.
 
L’accusé Marafa ne cesse de citer le président de la République comme principal acteur dans l’affaire de l’achat manqué de l’avion destiné à ses déplacements. Est-ce que les lois et autres textes qui existent au Cameroun permettent aujourd’hui que monsieur Biya se présente devant le tribunal pour témoigner ?
 
Il y a des lois qui interdisent de poursuivre le président de la République comme accusé ou comme prévenu pendant qu’il est en exercice. Mais je ne crois pas qu’il y ait un texte qui l’interdise. Justement, par rapport au respect de la justice de notre pays dont-il détient le pouvoir….

Est-ce que le fait que monsieur Biya ne puisse pas se présenter à la barre ne pourrait pas induire l’arrêt immédiat de ce procès, puisqu’il est présenté comme le principal acteur de cette affaire ?
 
Ce n’est pas parce que le président serait un acteur principal de cette affaire qu’il est forcément suspect ou qu’il a forcément commis le crime de détournement de deniers publics. Le président de la République voulait un avion pour changer le Pélican qui était un avion qui appartenait au Cameroun du temps du président Ahidjo. Ce n’est pas contesté. Il a donné des instructions à qui de droit. Lui-même le président de la République, quand son patron de l’époque voulait acheter le Pélican, il était le secrétaire général et c’est lui qui a géré le dossier. Le président de la République a transmis le dossier à Marafa et ce dernier lui a rendu compte matin midi et soir de tout, verbalement ou par écrit.
 
Le président ne peut pas le nier, parce que ses mêmes instructions se retrouvent dans les déclarations de monsieur Moudiki  qui a été entendu à la police et qui dit que le président l’a reçu et lui a révélé en même temps que ce que Marafa va dire est vrai. Meva’a Meboutou a des documents où il y a eu des hautes instructions du président de la République. Le secrétaire général a parfaitement expliqué la chronologie des faits dans une clarté dont personne n’a pu douter. C’était clair, net, précis, logique. Personne n’a pu contester qu’il a été question de faire un montage qui protégeait le Cameroun.
 
Meva’a Meboutou a dit que la Camair était là pour servir de mot de passe. Tout comme Gia qu’on qualifie de tous les noms d’oiseaux était l’intermédiaire du Cameroun auprès du constructeur Boeing. Ils ont fait le contrat d’achat du Bb jet ensemble. Les gens qui ont voulu utiliser cette histoire d’argent pour éliminer politiquement Marafa auraient dû choisir autre chose. On aurait pu lui faire le même coup qu’Abah Abah, c’est-à-dire qu’on l’arrête en nous faisant croire que c’est pour détournement quand il était ministre, mais on commence à l’interroger sur les actes posés quand il était directeur des impôts. Les gens qui voulaient la peau de Marafa ne peuvent pas choisir l’affaire Bbj.- 2
 
Peut-on envisager aujourd’hui une entrée en scène des acteurs tels que le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale ?
 
Le Fonds monétaire n’est pas le Cameroun. Le Cameroun est un Etat souverain. C’est lui qui appelle le Fonds monétaire lorsqu’il assèche ses caisses et que ça va mal. Mais c’est sûr que ce procès étant semi-public, on saura quand même que les Camerounais sont de fins faussaires, des filous. Vous savez qu’on n’a pas une bonne réputation. Après quand il y a des négociations, ne soyez pas étonné de ce que le Cameroun ait plus d’exigences. Ce sont les pauvres Camerounais qui en souffrent, pendant que d’autres vont se faire soigner à l’étranger.
 
On vous a aussi vu, il y a quelques temps, assez engagée dans l’organisation d’un comité de soutien à Thierry-Michel Atangana et Titus Edzoa, qu’en est-il  à ce jour?
 
Je suis très proche de toutes les victimes de cette opération épervier qui se veut une opération mains propres. Quand j’ai fait le tour de toutes ces personnes qu’on a arrêtées en violation flagrante des dispositions du Code de procédure pénale et que je vois comment on mène ces dossiers, qu’il y a plus de politique que de judiciaire, je me révolte contre cette justice-là. Je vais les voir, quelle que soit la victime. Je vois maître Eyoum qui est en prison, pas parce qu’elle a détourné de l’argent, contrairement à ce qu’on nous raconte. Elle défendait les intérêts de l’Etat.
 
Le ministère des Finances l’a constituée pour cela. Elle a travaillé pendant six ans. Elle a effectué des saisies qui ont donné de l’argent. Cet argent a été versé au ministère des Finances. La Société générale des banques  a retourné la Présidence contre l’Etat, représenté par le ministère des finances. La présidence de la République s’est retrouvée en train de demander qu’on annule les saisies qui ont été faites par voie judiciaire par Me. Eyoum alors que la Beac avait déjà payé et qu’on rembourse l’argent à la Société générale. C’est là le problème. Ce n’est pas qu’elle a reçu l’argent et qu’elle l’a gardé. C’est que les correspondances de la Présidence disent que ces saisies sont illégales.
 
C’est la présidence de la République qui dit que les saisies que le ministère des finances a effectuées sont illégales et qu’il faut qu’on demande plutôt aux avocats et huissiers instrumentaires de rembourser et non pas au ministère des Finances. On a des documents là-dessus. C’est inadmissible. Les gens racontent que Me. Eyoum a pris des milliards. C’est faux ! Le problème c’est que l’Etat, représenté par la présidence de la République, s’est mise derrière la Société générale de banques pour exiger que l’avocat et l’huissier ayant agi pour l’Etat représenté  par le Ministère des Finances, remboursent à la Sgbc les sommes qui avaient été saisies quatre ans auparavant.
 
Et on les a mis en prison, parce qu’on pensait que Abah Abah se sert de Me Eyoum comme trésorier de guerre, ce qui est faux, parce qu’elle avait ce dossier bien avant l’arrivée de Abah Abah à la tête du Ministère des Finances. Elle se retrouve en prison pour cela. Au fond même si c’était les honoraires, ce n’est pas un crime. La loi prévoit que les litiges concernant les honoraires entre l’avocat et son client  se règlent  devant et par  le bâtonnier et en aucun cas devant la chambre criminelle d’un Tribunal de grande Instance et des juges d’instruction !
 
Vous nous dites que dans cette opération épervier personne n’est coupable ?

Je dis que ceux qui ont arrêté et placé les gens en détention provisoire ont mal fait leur travail en agissant sans doute plus sur hautes instructions qu’en droit comme dans le cas très flagrant et plutôt révoltant de Me EYOUM. Je dis que sur la base des règles de droit, un œil averti comme le mien, juriste pratiquant, proche des textes, conclura que le travail n’est pas convaincant.
 
Les lois, les principes généraux du droit, les textes et les procédures ont été violés. En ce qui concerne Me Eyoum, je ne peux pas concevoir qu’un avocat soit envoyé en prison parce qu’il a perçu des honoraires, et encore moins parce qu’il aurait pratiqué, à la requête et au bénéfice de l’Etat, une saisie jugée illégale par la Présidence de la République de l’Etat du Cameroun !

Les avocats ne règlent pas les questions des  honoraires ni chez le juge répressif ni à la Présidence de la République, qui n’a ni pouvoir, ni vocation à s’ériger en juridiction statuant en dernier ressort, sur les affaires purement judiciaires. Dans son cas il n’y avait même pas d’histoires avec son client, et on l’a mise en prison. Ce n‘ est pas normal, ce pays ne peut pas continuer à fonctionner de cette manière.
 
Le cas de Me Eyoum rappelle celui de Me Abessolo dans le dossier du Pad qui se retrouve lui aussi en prison pratiquement pour la même chose. On ne comprend plus rien…
 
C’est la même chose. Qu’est-ce que Me Abessolo fait en prison ? Si c’était des honoraires, on en discute, mais le directeur qui était là à l’époque et qui représentait le  Pad dit qu’il a estimé en toute responsabilité qu’il devait payer ses honoraires à son avocat par rapport au mandat qu’il lui a confié.  Qu’est-ce que les professions judiciaires vont devenir ?
 
Une justice comme celle-là dans un environnement comme le nôtre ne peut  pas inspirer confiance à des investisseurs. Les conséquences c’est que le chômage va nous tuer. Personne ne viendra créer des emplois ici. Il ne faut pas accepter qu’on emprisonne la justice, qu’on l’avilisse comme on le fait. Ça ne donne pas une bonne image du pays tout entier. J’ai choisi de travailler dans la justice, je veux quelle marche bien et je vois bien qu’elle est très malade et que si on ne fait rien, c’est tout le monde qui sera contaminé.
 
Le débat c’est aussi celui de la culpabilité réelle ou supposée de Marafa et au regard du fonctionnement et des habitudes politiques du Cameroun, peut-on déduire que Marafa est une victime?
 
Vous savez bien que le président de la République est un dieu et que nous sommes ses créatures. Qu’est-ce que vous pouvez faire ? Vous êtes dans un pays où, si vous voulez être fonctionnaire, c’est votre droit le plus absolu, et vous devez trouver des conditions favorables. Qui est le directeur général de la fonction publique ? C’est le président de la République. Il doit traiter ses employés avec respect et leur créer des conditions de travail acceptables parce que tous les autres employeurs, même dans le privé le regardent et  s’ils veulent suivre  l’exemple du président de la République, la traite négrière est préférable à ce qui se passe aujourd’hui.
 
Vous ne pouvez pas donner tous les droits à l’employeur et  rien à l’employé. C’est : ou ils crèvent, ou ils lui lèchent les pieds et ils deviennent ses créatures avec une chance de jouir d’un certain bien-être. Ce n’est pas un bon modèle de patronat. Il ne faut pas acculer les gens à être des voleurs.
 
Je vois comment ceux qui ont travaillé normalement, qui n’ont pas volé souffrent. La retraite est dure. On vous donne une retraite de 100 mille Francs Cfa maximum qui ne vous permettent  même plus de payer votre note d’électricité par mois. Le seul choix qu’on donne aux fonctionnaires c’est de voler. Ce n’est pas normal.

© Lemessager : Jacques Doo Bell/Joseph OLINGA

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:06

Le Conseil de sécurité refuse de condamner un attentat contre ses casques bleus.

ONU1

Sergey Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a indiqué sur Twitter « ne pas comprendre la position » des membres occidentaux du Conseil de sécurité qui ont refusé de condamner l’attentat perpétré, le 15 août 2012, à l’arrière de l’hôtel Rose de Damas où résident les observateurs de l’ONU.

C’est la première fois dans l’histoire de l’Organisation que le Conseil de sécurité refuse de condamner une action terroriste visant ses propres observateurs.

Source : réseau voltaire

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 10:53

CAMEROUN : NON A LA HAUSSE DU PRIX DU CARBURANT ET DESOBEISSANCE A TOUT ORDRE DE REPRESSION !

solar.png

 

Le gouvernement corrompu et antisocial de M. Paul Biya et du RDPC veut augmenter le prix du carburant à la pompe alors que la pauvreté ambiante est croissante. Entre la Société nationale de raffinage (Sonara) et les stations-service, les produits pétroliers sont frappés de 22 taxes au total depuis mars 2011. Selon la structure des prix du mois de mars 2011, on constate que le litre de Super, à l'intérieur de la Sonara, coûte 335,27 Fcfa, le pétrole lampant 380,62 Fcfa, et le gasoil 372,08Fcfa.

 Aussitôt le produit franchit le portail de l’usine, il lui est infligé plusieurs postes d’imposition (la Tva sur le cabotage, les redevances portuaires, les droits de douane, la Tva, l'ajustement économique, l'entretien des cuves de la Scdp, le stockage des produits pétroliers, la Tva sur le passage dépôt, un fonds de lutte contre la fraude, la location des installations portuaires, et sa Tva, le coût additionnel du transport ou la péréquation transport, les frais généraux, les frais financiers ; les taxes liées au coulage, au bénéfice, à l'amortissement et à l'entretien, à la livraison ville et à la Tva sur la livraison ville ; la taxe sur distribution et la marge revendeur).

 L'impôt le plus élevé dans ce labyrinthe de taxes est la taxe spéciale imposée par l'Etat. Cet impôt discrétionnaire, à lui seul, s’élève en mars 2011 à 120 Fcfa pour le litre de super, et 65 Fcfa pour le gasoil.

C’est sur cette batterie de taxes qu’il faut agir en regardant particulièrement vers la taxe spéciale imposée par l’Etat qui, sur les 569 Fcfa du litre du super, coûte à elle seule 120 Fcfa (mars 2011).

Les Camerounais sont exténués par le coût très élevé des produits de consommation, conséquence du coût du carburant à la pompe. Le soulèvement de Février 2008, qui s’est accompagné de plus de 150 morts et des dizaines de prisonniers, sont encore vivaces dans nos mémoires pour que le gouvernement de Paul Biya et du RDPC n’osent plus provoquer les populations qui souffrent de pauvreté aggravée.

D’après l’Institut national de la statistique (INS), seules 582 319 personnes ont un emploi salarié sur une population active de 13 millions. Globalement, cette faible capacité d'absorption des entreprises et de l’Etat au Cameroun, est révélatrice de la fragilité du secteur moderne et de son incapacité à créer des emplois salariés décents pour la majorité de la population active qui trouve finalement refuge dans le secteur informel en exerçant des activités précaires et dégradantes. Avec ces statistiques des plus ridicules, il est quasi impossible de prétendre à l'émergence, même à l'horizon 2055. Dans ces conditions, il sera difficile de sortir du gouffre tant qu'il n'y aura pas un nombre important de personnes pouvant consommer. Or, le sous-emploi, le mal le plus enraciné au Cameroun, est estimé à un taux global de 71,5%.

Qui va consommer ce carburant ? Effectivement, l’état actuel de la situation nationale ne préoccupe jamais le RDPC et ses élites pilleuses des richesses nationales. Tradex, société de vente du carburant, appartenant à Mme Chantal Biya, a fait 98 milliards FCFA de chiffre d’affaires en 2010. Les généraux et officiers supérieurs se sont enrichis par le commerce du carburant. Le ministère de la Défense et la Délégation générale à la Sûreté nationale (Dgsn) sont parmi les plus gros consommateurs de carburant au sein du gouvernement. En effet, d’après le document portant prévision des recettes budgétaires de l’exercice 2012, l’Etat du Cameroun compte dépenser environ 26 milliards 521 millions Fcfa pour le carburant, soit une dépense journalière d’environ 73 millions de Fcfa,

 

Source : tam tam plus

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 10:49

INSECURITE EN COTE D'IVOIRE : Ouattara, ses Ministres et copains ambassadeurs  occidentaux quittent la Cote d’ivoire.

camp-totalement-ravagé-par-incendie-criminel


Les jours passent et ne se ressemblent pas. Les événements récents et actuels en cote d'ivoire sont pris très au sérieux par les autorités en place dont le chef de l'autorité himself, chef de guerre en cote d'ivoire nommé Dramane Ouattara. Tout le monde est a paris, du plus fort au plus faible.
-le chef de guerre Alassane OUATTARA lui même est à Mougins comme d'habitude depuis le jeudi fin d'apres midi.
- Son sinistre de l’intérieur Hamed BKAYOKO est arrivé hier soir sur paris.

- Soro guillaume après un passage a Brazzaville pour la fête nationale est en planque à Ouagadougou depuis hier
- Charles Koffi Diby aussi est du voyage de paris avec prés de 10 ministres du gouvernement Dramane Ouattara depuis hier soir.

A dire Dramane a laissé le pays aux mains des rebelles, voici la raison pour laquelle il les a elevé à certains grades et responsabilités dans l'armée avant de prendre la tangente.
il s'agit des rebelles maison :sherif ousmane ,zakaria, Commandant Loss , Commandant jah gao etc..
Le plus délirant c'est la présence sur paris du securocrate en chef hamed Bakayoko.
Que fait-il hors de la Côte d’ivoire après avoir mis sa famille à l’abri dans une province française?
Alors le monsieur tourisme nommé sidiki konaté a envoyé sa famille aux usa depuis 2 jours.
Donc imaginez la catastrophe!!!! Le pauvre premier ministre Ahoussou Jeannot est livré en sacrifice par le clan dramane ouattara. Il est le seul en poste en Côte d'ivoire dans les moments de braise a jouer les faire valoir d'un gouvernement.

Dans la même vague, Les diplomates et fonctionnaires (blancs pour la plupart) des ambassades d'Allemagne, de Belgique, et de la suisse...ont regagnés leurs pays, pour se sécuriser suite à la situation qu'ils ont contribués à créer et qui prévaut dans notre pays. En plus d'eux, le personnel non essentiel des ambassades d'autres pays parmi lesquels les usa et la France ont commencés à être rapatriés.

La lutte continue

 

Source : african liberty

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 10:39

La cécité géostratégique de l'Occident dans la guerre défensive en Syrie.

Brainwash

La cécité géostratégique de l'Occident dans la guerre défensive en Syrie : Les solutions à venir au conflit Occident-monde arabo-musulman.

LE «PETROLE» EST-IL STRATEGIQUE?


Peut-on croire que le «pétrole» est stratégique? Il est certes stratégique, mais si c'est le cas, comment expliquer que malgré plus de 80 ans d'emprise américaine sur le «pétrole» arabo-musulman, les États-Unis n'en sortent pas de leurs déficits commerciaux avec le reste du monde. C'est le pays le plus endetté du monde. Une dette américaine qui culmine en 2011 à 15 000 milliards de dollars, soit 100% du PIB, que les États-Unis ne pourront jamais rembourser au monde. En plein déclin économique, seul le dollar et la création monétaire parviennent aujourd'hui à maintenir une croissance déprimée de son économie.


L'Europe monétaire et non monétaire ne brillent guère de bonne santé économique. Aujourd'hui, malgré l'euro, la monnaie unique, l'Europe des 17 et le Royaume-Uni avec sa City et sa livre sterling stagnent dans l'incertitude. Plan de sauvetage sur plan de sauvetage se suivent et se ressemblent sans sortie de crise. Une crise qui est en train d'envahir toute les structures économiques et financières occidentales, avec des « répercutions de balancier », entre les deux rives de l'Atlantique. Morosité et marasme économique caractérisent l'Occident depuis au moins quatre années. L'année de référence est la crise de 2008 alors que l'Asie est florissante. Et même aujourd'hui, la Chine et les autres pays émergents, malgré le ralentissement économique qui n'est que conjoncturel, sont appelés à encore creuser l'écart avec l'Occident parce qu'ils détiennent désormais une bonne partie du « Travail mondial » ainsi que les instruments de développement qui ont déserté l'Occident. Les firmes de production et les centres de recherches, selon les experts, plafonnent en Asie.


L'emprise de l'Occident sur les matières premières dont le pétrole ne produit plus son effet. La Chine fait pièce au dollar en réglant nombre de ses importations par le troc de ses biens et services avec nombre de pays d'Afrique, du Moyen-Orient dont l'Iran pour le pétrole et de l'Amérique du Sud. La politique chinoise « gagnant-gagnant » a porté ses fruits, puisqu'elle a évincé le dollar sur un grand nombre d'opérations internationales. Par cette pénétration chinoise et le nouveau sursaut de la Russie au Moyen-orient, les trois communautés du monde des trois religions monothéistes – hébraïque, chrétienne et musulmane – se trouvent à s'entredéchirer sur la donne pétrolière, plaçant les pays d'Asie dans le rôle de spectateurs.


Les pays d'Asie savent que le « pétrole » ne donne pas le « travail », il y contribue certes mais seulement en tant qu'énergie, ce sont les hommes qui créent le « travail ». Que font les Occidentaux sur cette donne ? Ils sont en permanence à user de moyens subversifs, de guerre, pour assurer la mainmise sur les gisements de « pétrole ». Un simple exemple peut témoigner que cette donne est fausse. L'URSS est très riche en pétrole, pourtant celui-ci n'a pas empêché son éclatement en 1991.


Le plus grave, le lobby sioniste, qui a une mainmise sur le pouvoir financier occidental, contribue par la relation pétrole-dollar à détruire insidieusement l'Occident. Le problème est que si le lobby juif est aveugle, l'Occident l'est tout autant. Tous deux perçoivent mal le progrès et le sens du développement du monde parce qu'ils vivent dans un « esprit de domination dépassé et qui appartient désormais au passé, à l'Histoire ».

Par Medjdoub Hamed

Source : alterinfo

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 10:34

Le Coltan congolais convoité par les pays limitrophes de la RDC ainsi que par les grandes multinationales, résultat plus de 8 millions de morts et plus de 3 millions de femmes violées... 

 

 

                   


 

http://www.youtube.com/watch?v=JYPYxAEYjfg&feature=share

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 21:19

Les Gabonais(e)s faces à la dictature Du clan des Bongo et la Francafrique.

 

 

                 

 


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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 21:14

Le Qatar mène une guerre d’influence à l’Arabie saoudite au nord du Mali.

arms-somalia

 

Des titres de la presse française dont Le Canard Enchaîné et Marianne s'intéressent aux activités du Qatar dans le nord du Mali où l'installation d'organisations terroristes (Aqmi et Mujao) menace plusieurs pays voisins dont l'Algérie.

«Connu pour son gaz, son pétrole, ses fonds d'investissements, ses clubs de foot, le rachat des palaces parisiens et méditerranéens, le Qatar joue actuellement un jeu trouble au Nord-Mali, par le soutien financier et militaire qu'il apporte» aux partisans d'AlQaida qui sèment le chaos dans le pays. «Des agissements largement connus des puissances occidentales qui laissent faire tant la manne gazière et la position du pays dans le Golfe est stratégique», écrit Régis Soubrouillard, journaliste au magazine français Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales.

Quant à lui, Sadou Diallo, le maire de Gao (au nord du Mali), invité de la matinale de RTL, a déclaré que «le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou, etc».

Le Quai d'Orsay, qui évoque une prise en otage de la population du nord du Mali, qualifie d'«acte de terrorisme» l'emplacement de mines antipersonnel qui auraient été installées tout autour de la cité par le Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Le Canard Enchaîné a affirmé que l'émir du Qatar avait livré une aide financière aux mouvements armés qui ont pris le contrôle du nord du Mali, créant une polémique en France. Parmi ces heureux bénéficiaires, selon l'hebdomadaire satirique français, le Mujao qui a enlevé sept diplomates algériens le 5 avril dernier, à Gao.

«L'émirat qatari, bien connu pour ses fonds d'investissements qui lui donnent une façade pour le moins inoffensive sinon alléchante, aurait surtout des visées sur les richesses des sous-sols du Sahel». Plus récemment, c'est la présence de quatre membres de l'organisation humanitaire du Croissant-Rouge du Qatar qui a encore alimenté les soupçons d'un appui du Qatar aux islamistes sous couvert humanitaire, a rapporté une partie de la presse française.

«Nous sommes venus à Gao (nord-est) pour évaluer les besoins des populations en matière de santé et de fourniture en eau et en électricité. Nous allons repartir très bientôt pour revenir avec le nécessaire», expliquait un des humanitaires qataris simplement présenté comme Rachid, joint par téléphone depuis Bamako. Les humanitaires qataris seraient arrivés par voie terrestre en provenance du Niger et leur sécurité est assurée par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), est-il noté.

Roland Marchal : «On pense qu'un certain nombre d'éléments des forces spéciales qataries sont au nord du Mali»

 «De la même façon que le Qatar a fourni des forces spéciales pour entraîner une opposition à Kadhafi, on pense qu'un certain nombre d'élément des forces spéciales qataries sont aujourd'hui dans le Nord Mali pour assurer l'entraînement des recrues qui occupent le terrain, surtout Ansar Eddine», affirme Roland Marchal, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales de sciences politiques à Paris, cité par la presse française. 

Et le Qatar finance partout et généreusement tous les acteurs politico-militaires salafistes (c'est le cas du groupe Ansar Eddine), dont la branche la plus enragée des Frères musulmans, hostiles à la famille Saoud (et bien sûr au chiisme) mais aussi aux régimes «laïques» et nationalistes arabes susceptibles de porter ombrage aux pétromonarchies», résume Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement et de sécurité à la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure, services secrets français).

Le Mali est un pays confronté à une corruption endémique, une démocratie de façade où la «religion est un recours, l'Islam une alternative dans une région où de plus en plus de mosquées sortent de terre financées par les pays du Golfe. Je crains que nous ne soyons pas au bout de nos surprises», expliquait Laurent Bigot, sous-directeur Afrique Occidentale au Ministère des Affaires étrangères dans le cadre d'une conférence de l'IFRI sur la crise malienne. «Le résultat d'une lente défragmentation, largement aggravée à la suite de l'épisode libyen et ses conséquences mal maîtrisées», commente la presse française.

«Si l'afghanisation du Mali inquiète les pays voisins, à commencer par l'Algérie, les puissances occidentales, qui déclarent redouter tout autant la sanctuarisation du Sahel par des groupes terroristes, n'en adoptent pas moins un comportement ambigu dont la facture pourrait s'avérer salée», écrit un média français.

«Assistance qatarie au Mujao sous forme d'aides humanitaires»

 Un membre du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) qui participe à des négociations à Ouagadougou avec la médiation burkinabè dans la crise malienne, a évoqué ce soutien du Qatar au Mujao.

«Le Qatar a donné un appui, sous couvert humanitaire, au Mujao. C'est surtout des vivres qui sont en train d'être distribués, notamment, huile, sucre, riz, thé», a-t-il déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat. «Le Qatar aide ainsi le Mujao à se rapprocher des populations», a-t-il ajouté. Autrement dit, et selon ce membre du MNLA, le Qatar voudrait par des aides humanitaires le MUJAO gagner la sympathie de la population du Nord-Mali, souffrant d'une crise alimentaire et de la sécheresse.

Plusieurs sources disent que l'émirat du Qatar cherche à soutenir financièrement et matériellement le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et le groupe islamiste Ansar Eddine.

 Une hypothèse plausible, selon Roland Marchal, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales de sciences politiques à Paris, cité par la presse française. Il estime que la présence du Qatar dans les pays en conflit comme la Libye, le Soudan est loin d'être innocente. (…).                    

Source : Le temps Dz

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Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine