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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:31

AFFAIRE Etat du Cameroun contre les Combattants Mboua Massok et Yon Mbok. Le délibéré prévu le 8 octobre 2012 à 12h est renvoyé au 22 octobre 2012 à 12h.

mboua-massock

 

3 mois à 4 ans de prison pour Mboua Massok ou alors... ?

AFFAIRE Etat du Cameroun contre les Combattants Mboua Massok et Yon Mbok.
Le délibéré prévu le 8 octobre 2012 à 12h est renvoyé au 22 octobre 2012 à 12h.
Accusé de REBELLION ils risquent entre 3 mois et 4 ans de prison.

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:27

Nkosazana Dlamini-Zuma  Mama  Africa aux commandes de  de l’Union Africaine officiellement.

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La Sud africaine, membre de l'ANC va désormais présider à la destinée de la commission de l’Union Africaine. Suite logique d'un parcours hors norme 

 

Elle est la première femme et la première anglophone à prendre la tête de la Commission de l'Union africaine. A la suite d'une bataille rude qui l'a opposée à Jean Ping et qui a mis aux prises les grandes zones du continent. Au delà de cette nomination, Nkosazana Dlamini-Zuma est d'abord une femme politique d'expérience, une grande habituée des arènes internationales. A 63 ans, l'ancienne chef de la diplomatie sud-africaine, ex-épouse du président Jacob Zuma, est considérée comme une dame de fer, dont l'efficacité est reconnue. Nkosazana Dlamini-Zuma est une des femmes les plus influentes de sa génération. Médecin de formation, militante au sein de l'African National Congress (ANC) contre le régime d'apartheid, elle a été ministre depuis 1994. Pendant dix ans à la tête du ministère des Affaires étrangères, elle y a été l’artisane d'une diplomatie tranquille, notamment envers le Zimbabwe avec qui son pays mène une politique de bon voisinage. En 2009, l'ex-épouse du président Jacob Zuma est devenue son ministre de l'Intérieur. Sa rigueur, sa poigne et son caractère bien trempé lui ont permis de remettre de l'ordre dans cette maison très mal gérée. Quand elle évoque ses priorités pour l'Union africaine, elle promet, là encore, de renforcer l'organisation. On la sait austère, mais capable de s'entourer de bons administrateurs. Et à ceux qui s'inquiètent encore de voir l'Afrique du Sud, première puissance économique du continent, avoir la main mise sur l'Union africaine, elle répond que ce n'est pas l'Afrique du Sud, mais uniquement elle, qui s'apprête à déménager au siège de l'organisation à Addis-Abeba. Parmi les grandes priorités qu'elle s'est fixée durant son mandat on retrouve en tête le développement du continent.  Si la nouvelle présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a été mariée avec le président Jacob Zuma, elle ne lui doit pas sa position. Lors de la conférence de Polokwane, en 2007, son nom avait déjà circulé pour succéder à Thabo Mbeki à la présidence.

 

Née le 27 janvier 1949, Nkosazana est une femme politique d'Afrique du Sud, membre du congrès national africain (ANC). Nkosazana Dlamini est née dans une famille zoulou dans la province du Natal. Ainée de huit enfants elle effectue sa scolarité au collège d'Amanzimtoti, située sur la côte du Natal. En 1971, elle commence des études de botaniste et de zoologie à l'université du Zoulouland. Diplômée en science, elle continue des études médicales à l'université du Natal. Durant ces années d'études, Nkosazana Dlamini mène une activité politique souterraine au sein du Congrès national africain, interdit par le gouvernement blanc afrikaner au pouvoir. En 1976, elle est élue vice-présidente de l'Organisation des étudiants sud-africains. C'est cette même année qu'elle est contrainte de s'exiler et de rejoindre la Grande-Bretagne pour terminer ses études médicales à l'université de Bristol en 1978. Désormais docteur en médecine, elle revient en Afrique, au Swaziland pour travailler à l'hôpital de Mbabane où elle rencontre Jacob Zuma, son futur mari. En 1985, elle poursuit ses études à l'université de Liverpool par un diplôme spécialisé dans les maladies tropicales infantiles. Elle prend ensuite un poste à la direction de la santé de l'ANC avant de devenir la directrice d'une organisation britannique non gouvernementale consacrée aux problèmes de santé des réfugiés. En 1992, Nkosazana Dlamini-Zuma participe aux négociations constitutionnelles entre l'ANC et le gouvernement sud-africain de Frederik de Klerk. En 1994, elle devient le premier ministre noir de la santé d'Afrique du Sud dans le gouvernement de Nelson Mandela. Une de ses priorités est alors la lutte contre le tabagisme. Elle fait ainsi interdire de fumer dans tous les lieux publics en 1999. En 1995, Nkosazana Dlamini-Zuma est faite docteur honoraire de l'université du Natal et de l'Université de Bristol en 1996. En juin 1999, suite aux élections générales, le nouveau président, Thabo Mbeki, la nomme ministre des affaires étrangères. En décembre 2007, proche de Mbeki qui en ferait bien son successeur à la présidence du pays, elle est candidate pour être l'un des cinq membres du conseil exécutif de l'ANC lors du congrès du parti à Polokwane. Elle est battue par un proche de Jacob Zuma alors que ce dernier est élu président de l'ANC avec 60 % des voix contre 40 % à Thabo Mbeki. En soutenant la candidature de la dame de fer au sein de l'UA, l'Afrique du Sud a rompu un pacte non écrit qui veut que les grands d'Afrique laissent la commission aux petits pays et ce, afin d'éviter l'hégémonie des puissants. Nkosazana Dlamini-Zuma inaugure donc une nouvelle ère, celle d'une Afrique où le leadership est assumé.

Par Carmen Olivia Bilé

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:24

Un rapport du ministère français de la Défense fait froid dans le dos – Le nationalisme africain et le panafricanisme présentés comme des « menaces » pour l’Occident !


                           Image tunnel

Et si les rapports des experts en questions stratégiques, dans toute leur aridité, étaient plus à même de nous éclairer sur les vrais enjeux de notre monde que le storytelling des médias occidentaux dominants dégoulinants de «bons sentiments» manipulatoires ? En tout cas, le dernier rapport édité par le ministère français de la Défense, et qui est plus que jamais «à la mode» alors que le sommet de la Francophonie de Kinshasa se prépare fiévreusement [cet article a été publié pour la première fois le 10 octobre 2012, ndlr], gagne à être lu et analysé. Le rapport prospectif à 30 ans dénommé «Horizons stratégiques» décrit les tendances lourdes de la politique extérieure et de défense française à long terme. Ce qui signifie qu’il est, peu ou prou, endossé par les deux principaux partis de gouvernement qui dirigent alternativement la France – et qui se prémunissent avec une solidarité exemplaire contre toute menace qui viendrait troubler leur confortable jeu de ping-pong.

Bertrand Badie, un des plus éminents spécialistes des relations internationales de l’Hexagone, qui dirige L’Etat du monde, encyclopédie géopolitique de référence et enseigne à Sciences-Po Paris, ne s’y est pas trompé. «Hollande est dans la continuité de Sarkozy. Pas tellement sur le verbe et la forme, car les deux hommes n'ont pas le même tempérament, mais sur le plan thématique, sur la ligne politique, François Hollande n'a pas montré de volonté forte de rupture. La politique étrangère a été la grande absente de la campagne électorale, aucun thème n'a été soumis au débat public, il n'est donc pas étonnant que Hollande n'ait annoncé ni proposition nouvelle, ni initiative spectaculaire, ni virage politique. (…) Depuis le début de la Vè république, la gauche n'a jamais fait l'effort de définir ce qu'est une politique étrangère de gauche. François Mitterrand qui avait vilipendé la politique étrangère du général de Gaulle s'est finalement aligné lorsqu'il a accédé à l'Elysée en 1981. Et ses successeurs ne se sont pas beaucoup intéressés à la politique étrangère. Il y a là un manque. Le travail de critique et de réflexion en profondeur n'est pas mené. D'ailleurs, la politique étrangère de Nicolas Sarkozy a été très peu critiquée par la gauche. Il n'y a pas eu de débat sur l'intervention en Libye. Celui sur la réintégration de la France dans l'Otan a été extraordinairement discret», a-t-il expliqué le 27 septembre dernier dans Le Journal du dimanche.

Le style change, mais le fond demeure, donc. Du coup, le document stratégique du ministère de la Défense, visiblement finalisé fin avril dernier – avant donc la débâcle de Nicolas Sarkozy – reste d’actualité. Que dit ce document sur le monde, la France et l’Afrique ?

 

Le déclin de l’Occident anticipé… et redouté 

 

Le texte indique que parmi les «lignes de force» des décennies qui viennent, il y a «la fin de la domination occidentale». Nous nous dirigeons manifestement vers «un monde post-américain». Il existe «un risque de déclassement de l’Europe», et «l’affirmation de nouvelles grandes puissances, aux trajectoires toutefois incertaines» (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), devrait se poursuivre. «L’accélération de la mondialisation» est également une ligne de force dans un contexte de «transition géopolitique marquée par une instabilité et une volatilité croissantes». Tout cela, on s’en doutait un peu…

Qu’anticipe donc le document stratégique français en ce qui concerne l’Afrique subsaharienne ? «Vingt ans après la fin de la guerre froide, le continent devrait continuer à voir son importance géopolitique s’accroître sous l’effet de la concurrence économique entre puissances émergentes «du Sud» (Chine, Inde, Brésil) et puissances en déclin relatif (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie). Néanmoins, les sous-régions d’Afrique pourraient évoluer distinctement en fonction de leur environnement extérieur (systèmes Corne/péninsule arabique), Sahel/Maghreb/Europe, Afrique de l’Est/sous-continent indien». Est-ce à dire que, de par la proximité géographique, l’Europe a un «rôle à jouer» bien plus important en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord qu’ailleurs ? Sans doute. La question qui se pose est la suivante : par quels moyens, dans ces zones spécifiques, les Occidentaux déclinants mèneront-ils la «guerre économique» contre leurs nouveaux concurrents émergents ? L’actualité nous fournit quelques débuts de réponse à cette interrogation, et ils peuvent paraître effrayants.

 

Des «printemps arabes» en Afrique ? Non merci 

 

Pourquoi la presse française se passionne-t-elle pour les processus de changements de régime dans le Moyen-Orient, tout en s'indignant si peu des dénis démocratiques dans les pays d’Afrique francophone, où Paris a pourtant les moyens de faire avancer les choses dans le bon sens, à coups d’amicales pressions, loin de la «démocratie des bombes» à laquelle la Côte d’Ivoire, par exemple, a payé un lourd tribut ? Pourquoi, en plein printemps arabe, Ségolène Royal débarque-t-elle à Ouagadougou pour apporter un soutien sans équivoque à un Blaise Compaoré qui veut modifier la Constitution et fait face à la colère de son peuple ? Peut-être parce que les «policy-makers» français ne croient pas en l’avènement d’une émancipation démocratique au sud du Sahara. La pauvreté et le tribalisme seraient des facteurs bloquants. «Une extension généralisée en Afrique subsaharienne des poussées démocratiques arabes paraît peu probable. Si certains éléments structurels (alternance bloquée, jeunesse diplômée au chômage, marginalisation d’une partie de l’armée) peuvent constituer un terreau favorable à un soulèvement populaire, plusieurs caractéristiques limitent de fait les évolutions politiques en Afrique à court et à moyen terme : l’absence de classe moyenne, les divisions identitaires et la faible institutionnalisation de l’État, notamment. Seuls quelques pays, dans lesquels une société civile solide, produit de l’histoire locale (syndicats, églises, chefferies traditionnelles), fait face à un État fort ou à un pouvoir bloqué, sont susceptibles de suivre la voie arabe, si certaines circonstances sont réunies (crise économique, élection grossièrement truquée…)», indique le document. L’analyse n’est pas tout à fait dénuée de fondement, mais les références obsessionnellement ethnographiques de la France officielle quand il s’agit de l’Afrique, par exemple, indiquent d’une certaine manière qu’elle n’est pas pressée que la situation change. Les pouvoirs qu’elle soutient n’encouragent pas, généralement, une plus forte institutionnalisation de l’Etat. N’accompagne-t-elle pas avec enthousiasme un régime Ouattara qui a substitué des milices tribales à une armée nationale et n’a-t-elle pas longtemps soutenu une rébellion ivoirienne qui détruisait l’Etat pour le remplacer par des baronnies féodales dont les «Comzones» sont des figures emblématiques ?

 

Sécessions et migrations 

 

«La remise en cause des frontières actuelles pourrait aboutir à la création de nouveaux États ou à des redécoupages plus ou moins violents (Sud-Soudan, Somalie…). La rupture du tabou de l’intangibilité des frontières pourrait avoir des effets en cascade sur l’ensemble du continent, voire au-delà», anticipe le rapport. L’on se souvient forcément qu’à Paris, la perspective d’une sécession du Nord-Mali, tant qu’elle ne disait pas son nom et qu’elle était incarnée par le MNLA, était une option sérieuse. Le soutien à des irrédentismes ou à des séparatismes sera-t-il demain, plus que jamais, un moyen de peser sur des situations géopolitiques ou de «semer l’effroi» parmi des nations africaines désireuses de s’affranchir ou de tester certaines formes d’indocilité ? «Des catastrophes écologiques majeures liées aux premiers effets du changement climatique, notamment dans les zones les plus fragiles, pourraient déboucher sur de vastes mouvements de populations, intra et intercontinentaux, sources de déstabilisation majeure», écrit l’étude. Ce qui se passe dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, militairement conquis par des hommes faisant face chez eux à l’avancée du désert, est-il une préfiguration de ce type de «catastrophes» ? Les grandes villes de la côte ouest-africaine, épuisées par l’exode rural et de «l’abandon» d’une partie du Sahel, pourraient-elles vraiment, en partie, être noyées dans les flots de l’érosion côtière ? Ces questions interpellent les pouvoirs et l’intelligentsia du continent.

 

Le nationalisme africain… menace pour l’Occident ! 

 

Ce qui est inédit dans ce rapport produit par les experts du ministère français de la Défense, c’est qu’il classe désormais les souverainistes africains comme des ennemis potentiels. «Des crises dites «identitaires», fruit de l’instrumentalisation de catégories communautaires par certains acteurs politiques et économiques (partage du pouvoir et des richesses), pourront encore survenir. Le fondamentalisme, voire le radicalisme, religieux, tant musulman que chrétien, pourrait progresser, en l’absence de perspective d’intégration économique et politique des populations les plus pauvres et, surtout, des jeunes. Parallèlement – et paradoxalement – les sentiments nationalistes et/ou panafricains pourraient se développer, parfois au détriment des intérêts occidentaux». Vous avez bien lu ! Ceux qui pensent une Afrique forte, indépendante, libre de ses choix, y compris en matière économique, sont des menaces pour l’Occident ! Et cela est dit de manière «décomplexée», dans un pays où le discours ambiant, certes souvent en contradiction avec les actes et les pratiques, tient, de Charles de Gaulle à Dominique de Villepin, l’indépendance des nations pour une sorte d’absolu ! Comme si cela n’était pas assez clair, le journaliste Adrien Hart, dans un article publié par Slate Afrique, précise la pensée des rédacteurs du rapport : «Tout le monde garde à l’esprit les violents appels anti-français de leaders politiques pro-Gbagbo lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. L’avenir africain verra-t-il la multiplication de clones de leaders populistes comme Charles Blé Goudé ou de Julius Malema ? On ne le souhaite pas.» Et si ce background structurel était une clé permettant de comprendre la structure intellectuelle de ceux qui ont «pensé» l’assimilation grotesque du groupe islamiste Ançar Dine et de l’opposition ivoirienne en exil ? N’était-il pas question, au final, d’assimiler deux types d’acteurs qui représentent les menaces absolues ? Et si, au fond, la France officielle «préférait» d’une certaine manière les salafistes, dont la dangerosité est facile à «vendre», aux nationalistes africains, contre qui les opinions européennes comprendraient moins que l’on aille en guerre ? Ce débat n’est pas superficiel. Dès lors que l’on se convainc de ce que la principale menace identifiée par les stratèges officiels de l’Hexagone est le réveil de ce que nous appelons volontiers «l’Afrique digne», il devient évident que l’alliance avec des forces représentant la féodalité tribale voire le fanatisme religieux peut être envisagée contre les souverainistes africains. Les guerres civiles et les sécessions deviennent dans ce contexte des «problèmes» certes. Mais des «problèmes» qui légitiment une présence militaire, donc stratégique, accrue et vertueusement présentée. Puisqu’il s’agit de sauver l’Afrique contre elle-même en «empêchant les massacres».

 

La France veut continuer d’occuper militairement l’Afrique 

 

Il y a une quinzaine d’années, la mode était aux concepts mettant en avant le retrait progressif de l’armée française du continent au profit de forces africaines de maintien de la paix. Ce n’est plus le cas. Ainsi, le rapport «Horizons stratégiques» met en valeur deux tendances lourdes attendues : un affaiblissement économique de l’Europe et un maintien plus que jamais d’actualité de la présence militaire française. L’amoindrissement de la part relative de l’Europe en tant que principal fournisseur d’aide publique au développement est susceptible d’affecter le tropisme européen des pays d’Afrique subsaharienne au profit des puissances émergentes majeures», peut-on ainsi lire. «Résultant de l’incapacité des États à contrôler leur territoire, la multiplication et l’extension des « zones grises », concentrant groupes criminels organisés (trafiquants, terroristes) et groupes rebelles, pourraient nécessiter des interventions occidentales auxquelles des pays européens, et la France en particulier, pourraient être amenés à participer», indique le rapport. La France a l’intention, dans les prochaines décennies, d’investir plus que jamais l’Afrique, qui «restera une zone de convoitises et de confrontations potentielles et une zone d’intérêt stratégique prioritaire pour la France». Le rapport trace les contours d’un mode d’intervention qui n’entend pas changer en Afrique, y compris au cœur des grandes villes. «Le renouvellement des accords de défense avec plusieurs partenaires africains confère à la France des responsabilités particulières en matière d’assistance, appelées à s’inscrire dans la durée. La présence de nombreux ressortissants français dans les villes, dans un contexte de forte insécurité, devrait renforcer la nécessité de disposer de capacités d’évacuation adaptées. Celles-ci devront de plus en plus être coordonnées au niveau international et avec les acteurs locaux, notamment privés», écrivent les rapporteurs. Qui préfèrent nourrir la perplexité quant aux capacités de l’Union africaine qu’il est plus que jamais question de contourner, voire de délégitimer. Au profit, sans doute, d’institutions vassales (comme la CEDEAO) ou d’institutions en partie contrôlées par Paris : Union européenne, ONU, etc… «La France continuera d’accompagner les organisations continentales et sous-régionales africaines dans le développement des instruments de sécurité collective, en privilégiant les cadres multilatéraux (UE, Onu, etc.). L’insuffisance probablement persistante des instruments de sécurité collectifs placés sous l’égide de l’Union africaine, quels qu’en soient les progrès en termes capacitaires, renforcera le besoin de politiques globales alliant sécurité, développement et gouvernance selon des axes bilatéraux et multilatéraux ad hoc et la mise en place de partenariats régionaux efficaces», écrivent les rapports. Voilà qui est clair. Il revient désormais au leadership africain «non aligné» d’en tirer toutes les conséquences. Froidement.

 

Théophile Kouamouo

Source : Le nouveau courrier 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:20

Dites-moi pourquoi l’infantilisanisme et le paternalisme de l’Afrique Francophone commencent toujours par un discours à Dakar au Sénégal ?

hollande-macky sall

L’actualité africano-française de ces derniers jours ne m’a pas laissé indemne. Elle m’a fait bouillir les veines. Un coup de gueule était de rigueur et s’imposait.

Dites-moi, pourquoi les présidents français se croient-ils obligés de venir faire de « beaux discours », creux et ennuyeux, en Afrique et en commençant par Dakar au Sénégal, quand dans les faits, ils ne bougent pas du doigt la Françafrique, franchement?

Plusieurs fois dans son discours, François Hollande insiste: « LA FRANCE VOUS Y AIDERA ». C’est justement cela notre problème, Monsieur Hollande, nous ne voulons plus de votre tutelle écrasante et infantilisante et de votre paternalisme insultant. « Lâchez-nous les baskets », comme on dit, nous voulons notre indépendance et revendiquons notre souveraineté et notre liberté de choisir les partenaires internationaux que nous voulons. VOUS N’AVEZ ENCORE RIEN COMPRIS A L’AFRIQUE!!!

« Le temps de la Françafrique est révolu »? Ok, commencez par démanteler vos bases militaires dans nos pays pour faire faire quelques économies à votre pays, la France, en faillite et nous rendre notre souveraineté.

« Les émissaires, les intermédiaires, les officines trouvent désormais porte close à l’Elysée ». Ah bon? Charmant, ce discours! Mais nous vous attendons sur les actes. En attendant, devons-nous vous faire remarquer, cher Monsieur, que dès votre accession au pouvoir, c’était le ballet des chefs d’Etats africains parmi les moins recommandables, reçus à l’Elysée, notamment les sieurs Ouattara et Compaoré, actuels piliers de la françafrique triomphante. Mauvais signal envoyé aux Africains!

Comme le dit Thierry MBEPGUE, Combattant de la liberté, sur sa page facebook, parlant de vous, « CET HOMME N’A RIEN COMPRIS DE NOS REVENDICATIONS! ». Avant d’ajouter: « De passage à Dakar où il va rejoindre par la suite Kinshasa, François Hollande, a déclaré sans détour: « La volonté de la France est d’être toujours à vos cotés ». Voilà que lui aussi n’a rien compris de ce que veut l’Afrique actuellement, il n’a rien compris du sens du mot LIBERTE, il fait semblant de ne pas comprendre que l’Afrique ne veut plus être considérée comme son élève ou son enfant. La seule véritable chose que nous attendons de la France, c’est notre indépendance POLITIQUE et ECONOMIQUE. La fin de l’ASSISTANAT ». C’est très clair!

Et quand François Hollande décoche, au XIVème Sommet de la francophonie, à des nègres obséquieux, dans une salle acquise à sa cause, ce samedi 13 octobre 2012 à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC), « la francophonie doit porter la démocratie, les droits de l’homme, le pluralisme et le respect de la liberté d’expression », nous ne pouvons manquer l’occasion de l’inviter à venir jeter un oeil en Côte d’Ivoire, au pays de son obligé Alassane Ouattara. Aucune de ces valeurs démocratiques n’y a cours, en ce moment. L’a-t-on entendu à ce sujet, depuis 6 mois qu’il a été élu à la tête de la France et qu’il la proclame amie de l’Afrique?

Il n’est pas sans savoir que le chef de l’Etat ivoirien y écrase son opposition, jette en prison ses leaders, musèle sa presse, enlève et torture ses militants et condamne les anciens partisans et soutiens de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, dans des procès portés par une justice des vainqueurs. En outre, il cautionne le massacre de populations innocentes comme les réfugiés du camp de Nahibly, à Duékoué, dont les auteurs ne font l’objet d’aucune espèce d’enquête judiciaire. Une prime absolue au crime et à l’impunité. Hier encore, 3 charniers de cet affreux carnage qui avait fait plus de 230 morts viennent d’être découverts. La justice ivoirienne s’oppose à leur exploration pour que la vérité sur ces plus de deux centaines de morts (seulement 12, selon le gouvernement Ouattara) éclate au grand jour. Nous n’avons pas encore eu droit à un pépillement de sa part sur ces questions brûlantes d’actualité!

Et même qu’un citoyen français, Monsieur Michel Gbagbo, croupit dans les geôles de Ouattara, plus exactement dans ses goulags du Nord, pour délit de patronyme. A-t-il même daigné faire allusion au dossier, ne serait qu’un jour en passant? Facile de dire aux Salafistes du Nord Mali et à AQMI: « Nous ferons notre devoir: libérer nos compatriotes et ne rien céder au terrorisme ». Ah bon? Qu’en est-il alors du français Michel Gbagbo? Y aurait-il deux catégories de français? D’un côté, ceux pour qui on écume le monde et de l’autre, ceux qui ne valent pas la balle pour les abattre?

Cher Monsieur François Hollande, ne nous prenez pas pour des imbéciles!!!

Il fallait que je le dise.

 

Salut à tous et que DIEU bénisse l’Afrique et la Côte d’Ivoire!

DINDE Fernand AGBO

Résolument anti-impérialiste

Source : http://regardscroises.ivoire-blog.com/

 

 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:18

Pourquoi Jean-Paul Pougala préconise-t-il la dissolution de la francophonie ?

Pougala-copie-1

 

9- FRANCOPHONIE  OU  UNION  EUROPENNE ?

Le 24 Octobre 2010 s’est terminée dans la ville Suisse de Montreux la
40ème rencontre des chefs d’Etats de la Francophonie. J’ai envie de
vous poser une question toute bête : A quoi sert-il ce machin ?  Parce
que je ne l’ai toujours pas compris. Est-ce que c’est l’expression
d’un monolithisme linguistique ou culturel ? Je suis originaire du
Cameroun, c’est le seul pays africain qui a le Français et l’Anglais
comme langues officielles. Et je puis vous affirmer que parler de
façon habituelle ces 2 langues ont transformé ma vie et y ajouter 2
autres langues Européennes, puis une langue asiatique m’ont permis un
épanouissement culturel inégalable. Si je ne parlais que le Français,
le monde aurait été plus gris, trop fade à mes yeux. A moins que
l’intérêt de cette institution ne soit ce que Jean-Jaurès déclarait en
1884 : « Pour la France, la langue est l’instrument nécessaire à la
colonisation… Plus d’écoles françaises aideront les colons français
dans leur difficile tache de conquête et d’assimilation ».

J’aurai pu comprendre que l’espace de la francophonie soit une ère où
circulent les idées, la culture donc, les hommes. Et pourtant, vous
n’avez cessé d’empêcher les chanteurs, les écrivains et intellectuels
africains de circuler librement aussi vers la France, sous prétexte
qu’ils étaient trop pauvres et  risquaient d’envahir la France. Ce
sont vos propos. Mais je vais essayer de vous prouver que cet argument
ne tient pas. Voici la liste de quelques pays dits pauvres qui peuvent
entrer en France sans Visa : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili,
Costa-Rica, Guatemala, Honduras, Mexique,  Nicaragua, Panama,
Paraguay, Salvador,  Uruguay et Venezuela. Vous l’aurez constaté
vous-même, qu’il n’y a aucun pays Africain faisant partie de cette
liste dite « blanche » établie par le règlement (CE) n°539/2001 du 15
mars 2001 sur la base de 3 critères : immigration clandestine, ordre
publique et Sécurité. En d’autres termes, sur les 53 pays africains
aucun ne respecterait ces critères ? Sur le premier critère, avez-vous
jamais vu dans vos statistiques un sans-papiers Zambien ? Botswanais ?
Namibien ? Avez-vous jamais expulsé pour clandestinité un seul
ressortissant du Lesotho ou du Swaziland ? Pour les autres 2 critères
je vous mets au défi de me prouver dans toute l’histoire coloniale et
postcoloniale de la France avec l’Afrique une quelconque trace d’une
bombe mise en France par un Sénégalais, un Malien ou un Congolais.
Vous voyez bien que la seule raison de cette obligation de visa pour
53 pays africains n’est motivée que par un racisme institutionnel
européen contre les Africains, racisme assumé par toujours plus de
dirigeants de droite comme vous. Alors quel sens a tout le baratin de
la fraternité de la francophonie si  l’obtention du visa pour la
France par un Béninois relève d’un parcours du combattant alors qu’au
même moment, un chômeur de l’Honduras peut aller chercher du travail à
Paris sans visa ? Je vous propose d’avoir le courage de dissoudre
l’institution de la Francophonie. Lorsque le 26 Mai 2009 lors de
l’inauguration de la base militaire française à Abu Dabi (Emirats
Arabes Unis) vous vous êtes adressé à un militaire Français plutôt en
langue anglaise, vous avez en quelque sorte indiqué que vous-même ne
croyez pas tant que cela à cette francophonie. Pourquoi ne pas établir
une fois pour tout, son acte formel de décès ? Je me trouve encore
obligé de paraphraser Ernest Renan qui a écrit : « La langue invite à
se réunir et non à s’unir (…) la Suisse, si bien faite, puisqu'elle a
été faite par l'assentiment de ses différentes parties, compte trois
ou quatre langues. Il y a dans l'homme quelque chose de supérieur à la
langue : c'est la volonté. La volonté de la Suisse d'être unie, malgré
la variété de ses idiomes, est un fait bien plus important qu'une
similitude souvent obtenue par des vexations ».

J'ai une doléance à vous soumettre : Monsieur le Président, je vous
prie de bien vouloir engager des procédures pour faire que la France
renonce à son siège de Membre Permanent au Conseil de Sécurité des
Nations Unies au profit de l'Union Européenne. C'est un geste qui vous
fera entrer dans l'Histoire avec le H majuscule, par la grande porte
et donnera à l'Union Européenne ce rôle d'Eclaireuse qu'elle est
capable d'assumer aux yeux des autres peuples.  Cela contribuera à
simplifier la reforme des Nations Unies pour s'adapter au temps et se
doter des moyens adéquat pour s'attaquer aux problèmes de notre
siècle.

En l’espace de 4 mois, vous avez promis 4 fois aux Chefs d’Etat
Africains à Nice, à Paris, à New-York et à Montreux de peser de votre
poids pour permettre aux pays africains de disposer d’un ou de 2
sièges à ce même Conseil de Sécurité.  Je vous remercie Monsieur le
Président au nom des Africains, mais que voulez-vous en échange ? En
d’autres termes, quels sont vos véritables intérêts ? Sont-ils
compatibles avec ceux des Africains ? Et que dire du fait que vous
avez complètement ignoré le choix exprimé par ces mêmes Africains dans
le souci de leurs intérêts, celui de revendiquer un siège, un seul et
non deux, mais pas pour tel ou tel autre pays, un siège pour  toute
l'Union Africaine dans sa globalité.  Si l’Union Européenne pouvait
suivre l’Union Africaine dans cette démarche en récupérant le siège
français, cela contribuerait à la démocratisation des instances
destinées à assurer la Gouvernance Globale. Ainsi on ferait du Conseil
de Sécurité des Nations Unies le directoire démocratique d’une
véritable Assemblée des Peuples et non plus seulement un groupe de
pays choisis sur la base de la force.  Une telle assemblée serait plus
efficace à affronter les problèmes de son ressort, car serait dotée de
véritable pouvoir de décision parce que légitimée du fait qu'elle
serait véritablement représentative de la planète.

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Président de la Francophonie Abdou Diouf : "voilà le genre d'Africain
qu'aime l'Occident"


La fonction de Chef d'Etat est sacrée. C'est pour cela que je prétends
qu'on respecte nos chefs d'Etat (quoi qu'ils aient fait) exactement
comme on le fait ailleurs en Europe, aux Etats-Unis, en Russie, en
Chine etc... Mais en revanche, ce sont nos chefs d'Etats qui doivent
arrêter de nous humilier en acceptant de présider des associations et
institutions bidon.

De la même manière que je dis que la place d'un chef d'Etat Africain
n'est pas à la Haye et me bats même contre les Africains qui acceptent
d'y siéger comme procureurs ou juges, de la même manière je dis que la
place d'un chef d'Etat africain (Abdou Diouf, ancien Président du
Sénégal) n'est pas à défendre les intérêts de la France à travers une
institution à saveur coloniale qu'est la Francophonie dont j'ai
demandé l'abolition en 2010, à travers ma lettre ouverte au chef
d'Etat Français et au peuple français

A propos de la langue, c'est depuis 1975 que le Swahili a été reconnu
à l'ONU et inscrit à l'UNESCO comme la langue officielle Africaine et
c'est à ce titre qu'un autre ex-Président : Konaré alors président de
la Commission de l'UA (présidant l'institution juste à mes yeux) s'est
battu afin que ce Swahili soit très vite adopté comme la langue
commune Africaine. Je me serais attendu que le Président Diouf lui
donne un coup de main pour la continuité de sa bataille et non aller
défendre une langue qui empêche l'émergence de la culture africaine.
S'il contestait le Swahili, il aurait pu défendre le Wolof, pas le
français.

Par ailleurs, l'Afrique est un si grand chantier pour réécrire notre
histoire, même en formant nos jeunes, en leur faisant partager son
expérience, que je me demande si le Président Diouf n'a pas trouvé
l'utilité de donner lui aussi ce précieux coup de main à nos jeunes.
C'est ce que beaucoup font déjà, car pour le faire, on n'a pas besoin
d'être en poste ou d'être Ministre ou Président.

Il a déjà un salaire d'ancien Chef d'Etat qui le protège du besoin, et
lui laisse suffisamment d'espace pour qu'il fasse plein de choses au
Sénégal, en Afrique. Au lieu de cela, il a préféré comme son
prédécesseur, s'exiler en France.

Au fond, à quoi sert cette francophonie? Si les étudiants africains,
les chanteurs africains ne peuvent pas voyager librement vers la
France, la Suisse, le canada ou la Belgique alors que les pays de
l'Amérique du Sud qui ne sont pas dans la francophonie peuvent le
faire ? Les Africains doivent copier l'exemple des pays Scandinaves où
tous les jeunes doivent bien parler au moins 3 langues internationales
et non s’engouffrer dans une seule langue qui limite leur vision du
monde.

Le Président Diouf en présidant la Francophonie, n'a-t-il pas compris
que S'exprimer uniquement dans la langue de l'autre est symbole de
soumission ? Tous les dirigeants Nord-africains parlent français, mais
aux Nations-Unies, ils ne prononcent jamais un discours en français,
mais plutôt en Arabe. C'est aussi le cas des dirigeants Chinois qui
même si ce sont eux qui impriment tous les dictionnaires anglais, dès
lors qu'ils sont aux Nations-Unies, font semblant de ne connaitre
aucun mot d'anglais et se font traduire de leur chinois. Le Président
Diouf peut-il nous aider à faire que très bientôt, aux Nations-Unies,
un Président Africain se fasse traduire du Wolof, du Lingala ou du
Malgache, en attendant que le Swahili remplace toutes ces langues ?

PS: S'opposer au PAS est juste la fumée aux yeux, à mon avis; car ne
pas mettre en cause le Franc CFA est la preuve d'un certain alignement
récompensé justement par cette présidence de la Francophonie.

"L'Europe, en proie à la crise de la dette, n'est plus un modèle à
suivre pour le reste du monde et refuse de l'admettre" l'a déclaré le
9/12/2011 le président tchèque Vaclav Klaus. Les Présidents Africains
et les anciens ont-ils compris que la page de la gloire européenne est
en train d'être tournée? Voudront-ils faire partie du nouveau monde
qui se redessine ou de l'ancien déjà obsolète ?

Jean-Paul Pougala
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Les deux textes sur al francophonie sont extraits du livre :
"Géostratégie Africaine" Tome 1

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:16

Mali : Le conseil de sécurité de L'ONU  privilégie la négociation avec les terroristes qui coupent les pieds et les mains.

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Préalablement à l'opération militaire de reconquête du Nord-Mali le gouvernement malien et les rebelles touaregs doivent s'impliquer dans un processus de négociations crédible et que l'intervention militaire reste affaire du Mali et des Etats africains concernés par la situation dans ce pays et au Sahel. 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi 13 octobre une résolution sur la crise malienne dont le contenu et les préconisations «ménagent» les points de vue divergents qui opposent partisans et adversaires de l'intervention militaire en vue de mettre fin à la sécession du Nord-Mali du reste du pays. Adoptée à l'unanimité, la résolution de l'instance onusienne entérine en effet le principe d'une intervention militaire ainsi que l'ont demandé le Mali, la France et la CEDEAO. Mais elle a dans le même temps laissé la porte ouverte à l'opportunité d'une négociation afin de rechercher une solution politique viable respectant la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Mali. Ce pourquoi ont plaidé l'Algérie et d'autres Etats qui estiment possible cette option.

Par ailleurs, si le Conseil de sécurité a donné satisfaction aux partisans de l'intervention militaire, il a parallèlement exigé des Etats de l'Afrique de l'Ouest de préciser pour l'ONU leur plan en vue de celle-ci. Il leur a accordé 45 jours à cet effet. Cette conditionnalité fait que seule l'ONU est habilitée à donner le feu vert à l'intervention militaire quand les précisions demandées par le Conseil de sécurité s'avèreront satisfaisantes. La solution est aussi claire quant aux parties appelées à participer à l'intervention militaire. C'est à l'armée malienne, a décrété le Conseil de sécurité, qu'il revient de mener la reconquête du Nord. Les pays membres de l'ONU et des organisations comme l'Union européenne sont invités seulement à entraîner et à équiper cette armée et à soutenir les efforts pour combattre les groupes terroristes.

La résolution du Conseil de sécurité ne constitue nullement une défaite pour l'Algérie comme pourraient le laisser entendre certains milieux. La diplomatie algérienne a au contraire obtenu que le Conseil de sécurité fasse droit aux deux considérations principales à la base de sa position sur la crise malienne. A savoir que préalablement à l'opération militaire de reconquête du Nord-Mali le gouvernement malien et les rebelles touaregs s'impliquent dans un processus de négociations crédible et que l'intervention militaire reste affaire du Mali et des Etats africains concernés par la situation dans ce pays et au Sahel.

En tout état de cause, l'intervention militaire dont le principe a été entériné par le Conseil de sécurité ne pourra être engagée que lorsque l'armée malienne sera prête à la mener. Ce qui est impossible à brève échéance vu l'état d'impréparation ou plus exactement de déliquescence de cette institution et du peu de fiabilité de sa chaîne de commandement. Ce à quoi s'ajoute l'obstacle d'un pouvoir civil malien à la légitimité insuffisante pour imposer à cette armée l'objectif de reconquête espérée. Confusion et situation dont les interventionnistes étrangers (la France pour ne pas la nommer) pourront prendre prétexte pour outrepasser le cadre et le mode opératoire fixés par le Conseil de sécurité à l'intervention militaire au Mali, ce qui conduirait à d'inextricables complications qui ne feront qu'accroître l'instabilité et les problèmes dont le Sahel est le théâtre.

Par : Kharroubi Habib

Source : Quotidien d’Oran 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:14

Une proposition de Jeune Afrique à Amara Essy que ce dernier n'avait pas le droit de refuser. 


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« En février 2003, Amara Essy, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Félix Houpghouët-Boigny a reçu des mains de Cherif Ouazami, rédacteur en chef adjoint de JA, une lettre à en-tête de DIFCOM. Signé par la savoyarde Danielle Ben Yahmed, président-directeur général, le courrier soumet au patron transitoire de l'UA, qui briguera le 10 juillet, lors du sommet de Maputo(Mozambique), le mandat de président de la commission de l'Union, un « bonne idée ». « Nous avons pensé, précise Mme Ben Yahmed, que dans le cadre d'une communication efficace, vous pourriez être présent dans Jeune Afrique/L'Intelligent à travers une de nos rubriques de communication intitulée « profil ». Suivent deux propositions : « Soit vous remettez les textes, photos , graphiques, et nous ne nous occupons que de la mise en forme, du montage du document et de son impression. Soit nous mettons à votre disposition un journaliste et un photographe pour réaliser ce supplément, ce qui signifie que vous prenez en charge leur voyage et leur séjour si nécessaire. »
 Qui l'eût cru ? L'auteur de la missive juge la seconde formule « plus appropriée pour plus d'efficacité et de rapidité ». Venons-en au « coûtde l'opération » : 192000 euros ( 125 952 000 de Fcfa) pour un cahier de 16, assorti de « la fourniture de1500 tirés à part du « profil »sur un papier plus luxueux et pelliculé ». Par ailleurs, DIFCOM offre, moyennant rallonge de 70 000 euros(45 920 000 Fcfa), la confection de 1500 exemplaires en anglais, en portugais et en arabe. Au fond, qu'y a-t-il de choquant à cela ? Devis à l'appui, une agence de com démarche l'homme qui s'apprête à disputer à l'ancien président du Mali Alpha Oumar Konaré une éminente fonction.
 Le Hic, c'est  qu'il manque à ce document un alinéa que l'on pourrait libeller ainsi : Il va de soi qu'en cas de refus, cher Monsieur, nous nous verrons dans l'obligation d'engager dans les colonnes de notre hebdomadaire des mesures de rétorsion éditoriales, à l'évidence préjudiciables à votre candidature.
De fait, le diplomate ivoirien décline la suggestion. Et la sanction tombe, à la veille du sommet décisif, sous la forme d' un éditorial de Béchir Ben Yahmed. « Ses qualités et son dévouement n'étant pas en cause, lit-on dans l'édition du 22 au 28 juin, le dernier secrétaire général de l'OUA, actuel président intérimaire, Amara Essy, ne peut pas être l'homme de ce nouveau départ. Son nom et son image sont liés à la fin d'un chapitre de l'histoire africaine et à la transition vers une nouvelle ère. ». L'ai-je bien descendu ? Pas mal, mais on attend encore le coup de pied de l'âne. Le voici : « Il devrait, je pense, considérer comme accomplie la mission transitoire qui lui a été confiée et se féliciter de passer le relais à un homme de la stature d'Alpha Oumar Konaré. »
 (...) Trois ans après, Amara Essy porte sur ses déboires un regard amer et désabusé. « L'offre initiale ne m'a pas surpris, confie-t-il. L'édito de représailles, oui. A l'époque, le reliquat de mon budget de communication était d'environ 40 000 euros( 26 240 000). Et on m'en demandait quatre fois plus. Bien sûr, j'aurais pu, comme on me l'a suggéré, quémander auprès de Bongo et Kadhafi. Mais je je m'y suis refusé. Quand jétais aux affaires étrangères, à Abidjan, j'envoyais une voiture à l'aéroport dès qu'un visiteur de JA débarquait. Je lui ouvrais toutes les portes, y compris celles des ministères.ââ¦) Nous étions alors à tu et à toi. Même si je n'ignorais rien des marchandages auxquels il soumettait Houphouët. »
 (â¦)Toujours plus fort, l'article à géométrie variable. « Un jour, rapporte un témoin, on a invité un rédacteur à livrer deux versions d'une analyse sur le Burundi. L'une élogieuse, l'autre sévère. Et c'est l'accueil réservé par les autorités à une offre commerciale qui a dicté le choix final. »
 
Vincent Hugeux. Les sorciers blancs. Enquête sur les faux amis français de lâAfrique. Chapitre : Médias sans foi ni loi. Pages 117-118-119 et 120.

 Par René Titilo

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 18:03

 

Cameroun Vs Cap vert (2-1): La victoire de la démocratie cap verdienne sur la dictature camerounaise. C’est le Cap vert qui est qualifié pour la coupe d’Afrique des nations 2013.

 

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Au match allé au Cap vert, l’équipe nationale du Cameroun avait perdu  face à l’équipe du Cap vert par 2 buts à zéro.  Alors les autorités sportives ont toute suite désigné le bouc émissaire, l’entraineur Denis Lavagne. Aujourd’hui il y a lieu de constater que les raisons de l’échec du Cameroun sont ailleurs. Un nouveau entraineur a même été nommé et les camerounais espéraient qu’en rappelant les anciens joueurs, les choses iraient  mieux or c’est mal regarder leur pays qui a besoin du changement de la gouvernance dans tous les domaines. Le football est le reflet de la societe Camerounaise.

Si dans les autres domaines de la société  Camerounaise, tout marche au ralenti ou très mal ce n’est pas dans le sport que le miracle devra se produire. Ce qui nous fait dire que cette victoire du Cap vert est une victoire de  la bonne gouvernance , de la démocratie et des libertés fondamentales sur la dictature et l’absence des libertés fondamentales et la mal gouvernance.

Par Mbombog NTohol

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:58

La faillite de l’élite " des agrégés "camerounaise

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L’élite, dans un pays, constitue la crème de sa population. C’est elle qui, à travers le monde promeut le progrès. Au Cameroun, la nôtre, au regard de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, a plutôt fait faillite.

Après que Paul Biya ait indiqué l’orientation politique qu’il allait donner à son pays et qu’il a baptisée « Renouveau » - entendez, tout n’était pas mauvais sous Ahmadou ahidjo, il importe simplement d’opérer quelques réglages, et la machine Cameroun repartira de plus belle – s’est aussitôt posé le problème des personnes avec qui il allait pouvoir « renouveler » le Cameroun. 

Il s’en est alors suivi le fameux débat qui avait secoué en 1984, 1985, 1986, la classe politique camerounaise, et qui portait sur la nécessité de mettre du vin neuf, non plus dans de vieilles outres, mais plutôt dans des outres nouvelles, étincelantes de virginité. Traduction : à une nouvelle politique, telle que celle qui était en train d’être inaugurée par le président de la République, devait correspondre de nouveaux hommes. Ces derniers, on s’en souvient, Paul Biya les a choisis dans trois viviers : celui de l’enseignement supérieur, celui des diplômés de l’Enam, et celui des diplômés des écoles de commerce.

La faillite des agrégés
Ce fut une véritable révolution qu’opéra le président de la République, en associant à son régime naissant, les docteurs « es connaissances », agrégés et « professeurs » de l’université du Cameroun. Ceux-ci ont alors envahi toutes les sphères de l’Etat, sortant par la même occasion, de l’ostracisme dont ils venaient d’être l’objet pendant deux décennies, sous le règne d’Ahmadou Ahidjo. ils se sont retrouvés conseillers en tout et partout, à la présidence de la République, au Premier ministère, dans les différents ministères.

Bien mieux, ils sont même devenus ministres : éducation nationale, information, santé publique, etc. La population, de son côté, a applaudi des deux mains : « enfin, les intellectuels ont pris en mains le pays ». Traduction : l’époque des « ignares » avec qui préférait gouverner Ahmadou Ahidjo, est révolue. Paul Biya les a même introduits au Comité central du Rdpc. ils sont devenus plus puissants que jamais. au prestige que confère la connaissance, ils alliaient celui de l’appartenance au cercle restreint et tant convoité des sages du parti, à l’époque unique. 

Mais, une décennie seulement plus tard, quelle n’a pas été la désillusion des populations. Les « professeurs » au pouvoir, se sont avérés plus nuls que les non professeurs. ils les ont surpassés carrément en turpitudes. En tout cas, ils ont conduit le pays à une double ruine : 1/ sur le plan international, le Cameroun s’est honoré deux fois de suite du titre humiliant de champion du monde de la corruption ;

 2/ le Cameroun, sous leur règne, figure à présent sur la liste non moins honteuse des « pays pauvres très endettés », entendez, les derniers de la planète. Paradoxe véritable : quand le pays était aux mains des « analphabètes » de l’époque d’Ahmadou Ahidjo, il figurait parmi ceux sur qui la communauté internationale misait pour servir de locomotive en Afrique ; une fois les « professeurs » au pouvoir : patatras ! On ne saurait reprocher Paul Biya d’avoir fait appel à ces savants. il a pris la bonne décision. 

Il a opéré le bon choix. il fallait associer les intellectuels à la gestion du pouvoir. Tous les chefs d’Etats, à travers le monde,  le font. John F. Kennedy, aux Etats-Unis d’amérique, avait fait appel à des intellectuels tels que Mac Namara et autres ; Richard Nixon avait fait appel à Henry Kissinger et autres ; en France, Valéry Giscard d’Estaing avait fait appel au professeur d’économie de réputation mondiale Raymond Barre. 

Il collaborait étroitement aussi avec le sociologue de réputation mondiale Raymond Aron. François Mitterrand, il s’est attaché les services de Jacques attali, une lumière en France, sans oublier Roland Dumas, professeur émérite de droit, Jean-Pierre Cot, et bien d’autres. Ces différentes sommités intellectuelles ont pu faire de leurs pays des références sur le plan mondial. Qu’est-ce qui a donc posé problème avec les nombreux « professeurs » de Paul Biya ? Réponse simple, ils sont loin d’avoir la dimension intellectuelle des intellectuels des pays occidentaux. 

Ils passent vingt années à se pavaner avec le titre de « professeur », sans jamais publier le moindre ouvrage ou le moindre article dans une revue scientifique. On les voit plutôt aller se disputer des sous-sections et des comités de base du Rdpc avec les villageois. Jacques attali, qui fut Conseiller de François Mitterrand, était président de quelle fédération (section) du Parti Socialiste français ? Nos « professeurs » sont loin d’avoir la dimension dont ils se prévalent. ils ne sont, en réalité que des borgnes au pays des aveugles. 

Et pour finir, nos « professeurs » ne sont avant tout que de bons Camerounais. En d’autres termes, ils sont extrêmement corrompus, avides d’honneurs, et sont empêtrés dans la sorcellerie, la franc-maçonnerie, la Rosecroix, et d’autres sociétés secrètes locales, genre « éboka ». ils n’ont pas en eux ce qui fait la force de leurs homologues occidentaux : le patriotisme. ils ne pensent que ventre, villas, femmes. De l’avenir du Cameroun, ils s’en moquent éperdument.

La faillite des diplômés de l’Enam. Le président Ahmadou Ahidjo régnait en s’appuyant sur les diplômés de l’Enam. A son époque, celle-ci formait du personnel au niveau des plus disparates. Certains diplômés de cette école, étaient nantis de licences, d’autres de capacités en droit, de simples baccalauréats, de Bepc, parfois même de Cepe. L’Enam a ainsi procuré à Ahmadou Ahidjo des cadres au niveau quelconque. 

On ne peut, en effet, avoir dans la même classe, un licencié et un titulaire du Cepe, sans que le nivellement ne se fasse par le bas. C’est bien connu, il est plus aisé de régresser que de s’élever. L’arrivée de Paul Biya aux commandes de l’Etat, s’est traduite par une volonté d’amélioration du niveau des diplômés de cette école, avec la suppression des fameuses listes « a et B ». De nombreux ressortissants du « Grand Nord », malheureusement, ont perçu cette décision comme une volonté de leur nuire. Quoi qu’il en soit, le président de la République a continué, comme son prédécesseur, à employer les diplômés de l’Enam dans toute l’administration. 

Il a également continué à les maintenir à la tête des sociétés publiques et parapubliques. La suite, tout le monde la connaît : corruption généralisée ; faillites en cascades des sociétés d’Etat ; gabegie, népotisme. Pour tout dire, l’incompétence s’est érigée en règne. 

A ce jour, les diplômés de l’Enam apparaissent comme des démolisseurs chevronnés de toutes les structures qui fonctionnent convenablement. il faut pratiquement les entourer des garde-fous les plus ingénieux, tellement leur esprit prédateur cause du tort à la République. Le moindre magistrat ou inspecteur du trésor, pour ne pas parler des douanes, se retrouve en peu de temps, à la tête d’une colossale fortune. Paul Biya les a utilisés à profusion dans ses divers gouvernements.

Ils se sont illustrés pour la plupart par un enrichissement aussi spectaculaire que scandaleux. Les diplômés de l’Enam constituent, aujourd’hui, l’écrasante majorité des ministres devenus milliardaires. Si le Cameroun est actuellement en crise, ils en portent, une lourde responsabilité.

La faillite des diplômés des écoles de commerce. L’arrivée de Paul Biya au pouvoir a coïncidé avec la découverte, par les Camerounais, des salaires faramineux qu’offrait le secteur parapublic. Dans les années 78, 79, 80 voire même 82, 83, il était devenu de bon ton, pour les parents de payer des études de manager dans les universités et grandes écoles de formation occidentales à leurs enfants. 

Les Camerounais ont ainsi envahi pratiquement toutes les écoles de commerce de France : Hec, isa, isg, Sup de Co, etc. D’autres se sont formés aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada, où ils ont ramené des « Masters of Business administration ». Enfin, les moins nantis, eux, se sont contentés de l’Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales, Essec, de Douala. De retour au Cameroun, beaucoup ont postulé à un emploi à la Sni. Celle-ci s’est mise à les affecter dans la totalité des sociétés de son portefeuille. 

Ces jeunes diplômés d’écoles de commerces, se sont mis à rouler carrosse partout où ils se trouvaient, et faisaient preuve d’une prétention démesurée. Leur langage était identique : « tu es où ? je suis à la Snec ; et toi ? à la Camair ; mais, je me bats pour être recruté à la Cnps, là-bas, les salaires sont plus élevés » ; « à iBM, on me propose le double de ce que je gagne à X, j’y vais » ; « on m’a pris à la Camsuco, mais, là-bas, c’est la brousse ; je cherche à être recruté à l’Oncpb ou à la Cncc ; là, je viendrai vivre à Douala » ; etc.

Ces fringants titulaires de « M.b.a. », ne passaient leurs vacances qu’en Europe, s’habillaient auprès des couturiers français les plus prestigieux et par conséquent les plus chers, s’offraient les automobiles les plus coûteuses.

La suite, on la connaît également : ils ont mis Ko. toutes les entreprises dans lesquelles ils ont fait étalage de leurs connaissances. Alliés aux diplômés de l’Enam qui étaient généralement leurs patrons, ils ont complètement démoli le tissu industriel dont était déjà en train de se doter le Cameroun. Combien d’entre-eux ont-ils, dans le même temps, songé à créer leur propre entreprise ? 

Très peu. En vérité, ils ont amené dans le secteur privé, la mentalité parasitaire des fonctionnaires. Et, lorsqu’ils se sont rendus compte qu’ils ont contribué à la fermeture de toutes les sociétés parapubliques dans lesquelles ils avaient été affectés, ils ont, pour la plupart, plié bagages, sont retournés en Europe où ils travaillent actuellement, en majorité, comme veilleurs de nuit, gardiens de parkings, manutentionnaires, etc.

L’élite de demain
Vous avez dit « grandes réalisations » ?

 Oui, mais avec qui ? That is the greatest question. En conséquence, la première et la « plus grande ambition et réalisation » du septennat de Paul Biya qui conditionne la réussite de toutes les autres, quelles qu’elles soient, devrait à n’en pas douter, porter sur la recherche d’hommes compétents et dévoués à la République et au pays. Bien mieux, celle-ci devrait porter sur la formation de ces hommes qui, de toute évidence, ne peuvent surgir du néant. En Grande-Bretagne, les universités de Cambridge et d’Oxford sont réputées pour la qualité de leurs formations ; aux Etats- Unis, « Harvard », « Yale », « Georgetown », « Ucla », etc, également ; en France, l’Ena, les instituts d’Etudes Politiques, etc. 

Au Cameroun, quelle école de formation peut-elle à ce jour être considérée comme étant de qualité, dès lors que se monnaient les concours d’admission. Celles-ci ne sont-elles pas les hauts lieux d’initiation à la gabegie, au népotisme et à la corruption, méfaits qui caractérisent aujourd’hui, l’élite camerounaise dans son ensemble ? On ne peut faire de « grandes réalisations avec des individus qui, eux, n’en ont que de toutes petites. Voilà, en vérité, la situation qui risque d’obérer, considérablement, le projet politique de Paul Biya. Réveillons nous !
Source: La Cité N° 114 Octobre 2012 

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:51

Ville de GOMA : LA MILICE RWANDAISE M23 INSTAURE LE TERRORISME URBAIN 

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Au total 23 personnes ont été blésées à la suite de l’attentat à la grenade le soir de lundi 08 octobre courant, en plein centre-ville de GOMA. 

Le fait s’est passé aux environs de 19h locale, lorsqu’un inconnu a explosé une grenade dans la foule, au Quartier MAPENDO, en Commune de GOMA, c’est a 1km de l’Hôtel de Ville, sur la route de l’aéroport. 

Tous les blessés ont été conduits d’urgence à la Structure médicale HILL- AFRICA, pour ceux qui connaissent le chef-lieu de la Province du Nord Kivu. Parmi les victimes, une a succombé  à la suite de ses blessures la nuit de lundi à ce mardi.Les autres qui y sont internés poursuivent des soins intensifs. 

Une autre grenade non explosée a été ramassée ce matin par une équipe-FARDC en patrouille ; c’était au niveau du rond-point RUTSHURU en plein centre-ville de GOMA. Ce qui risque de déduire au terrorisme urbain gagnant de l’ampleur. 

Pour la Coordination de la Société Civile du Nord KIVU, cet acte de sabotage est un véritable défi lancé aux autorités par le M23 pour confirmer leur infiltration, en dépit des assurances du Gouvernement et de la MONUSCO.

Notre structure estime que par cet acte, le M23 continue à prouver qu’il se méfie de l’Autorité Congolaise, de la CIRGL et de l’ONU afin de réduire les efforts visant à restaurer la paix et la sécurité en Province. 

                                     

                                Territoire de RUTSHURU : LE M23 S’EN PREND AUX JEUNES NANDE

Depuis un bout de temps, les violons ne s’accordent pas entre le M23 et les Jeunes de la communauté Nande. Le mouvement rebelle prend pour suspects ces jeunes et leur interdit toute réunion ou tout rassemblement. Quelques jeunes qui ont violés cette consigne en ont eu pour leur compte, le soir de lundi dernier à KIWANJA.

En effet, vers 16h, un groupe des jeunes en rassemblement culturel à l’Institut MAPENDO de KIWANJA a été dispersé par balles par des éléments M23 en colère.

Au cours de cette opération, un jeune a été tiré sur sa jambe gauche. Mr KASEREKA KAKOTI (32ans) grièvement blessé a été acheminé à l’Hôpital Général de RUTSHURU où il suit des soins, sous surveillance de 3 éléments M23 qui ont l’ordre de l’amener dans leur cachot une fois rétablis.

Par cette occasion, deux autres jeunes ont été enlevés par le M23 ; il s’agit de Mrs MATTHIEU MBINO et MBUSA. Jusqu'à l’instant, personne ne sait où ils sont détenus. Leurs familles  déclarent craindre pour la vie de ces innocents. 

La Société Civile en alerte la MONUSCO et les autres partenaires afin que les jeunes amenés par le M23 soient relâchés. Elle met à garde contre toute épuration ethnique que risque de déclencher le M23 en ce lieu.

 

Territoire de LUBERO : LES FDLR IMPOSENT TAXES ET FOUETS A MIRIKI ET KIMAKA 

C’est à partir du mois de juillet 2012 que les FDLR se sont installées formellement dans les localités de MIRIKI et KIMAKA (à 139 et 145km, sud-ouest du Chef-lieu du Territoire de LUBERO), Groupement ITALA, en Chefferie de BATANGI.

Ils y ont institué une administration : ils perçoivent les Taxes, tranchent les Affaires, réglementent la circulation et les autres aspects de vie. Ils se comportent  en véritables garant du pouvoir public. Toute personne est soumise à leur autorité. Celui qui s’y oppose n’y vit plus.

Ces deux dernières semaines, ces rebelles rwandais ont endurcis  leurs normes. Les Taxes sont revues à la hausse et rien n’échappe à la vigilance de l’autorité-FDLR.

A titre illustratif :

-Les détenteurs de boutiques sont taxés 2.000FC par semaine, les bouchers 5$ par marché, les bouviers (amenant les vaches de KANYABAYONGA pour ces milieux) 5$ par bête, l’entrée pour toute personne au marché de chaque mardi est taxée 1.000FC par tête ;

-Quant aux sanctions judiciaires, les FDLR infligent « des amandes et fouets » pour tous ceux à qu’ils donnent tord ;

-Chaque habitat est soumis au paiement d’1$ chaque mois, c’est la Taxe résidence. Le contrevenant est soumis, outre les amandes, à 100 fouets ;

-Les conducteurs de moto sont exigés 500FC par passage, ceux de vélos 200FC et ceux de camionnettes 5$ ;

Face à cette situation, la Coordination de la Société Civile du Nord Kivu en interpelle l’Autorité Gouvernementale. Tout en déplorant les atrocités dont souffrent des milliers de personnes en ces lieux, notre structure appelle à la solidarité internationale, pour l’éradication urgente de ces forces négatives étrangères qui bradent la souveraineté du pays.

 

BULLETIN D’INFORMATION SOCIETE CIVILE N-KIVU, 08 OCT.2012

Territoire de RUTSHURU:LES MAI-MAI SHETANI NIENT TOUTE ALLIANCE AVEC LA MILICE RWANDAISE M23  ET LUI DECLARE LA GUERRE

La FPD (Force Populaire Démocratique), c’est ce mouvement que dirige le Chef mai-mai MUHIMA MUSUBAO alias SHETANI, autoproclamé Général depuis bientôt deux semaines.

Ce mouvement par le biais de son Porte Parole,Clovis MUHEKO MAJARIBU (Tél : +243.840.860.130) nie toute alliance avec le M23. Il annonce que la FPD est plutôt engagée à combattre le M23 et les FDLR qui sont tous des forces d’occupation en provenance du RWANDA.

Clovis MAJARIBU souligne que pour prouver que la FPD est hostile au M23 et aux FDLR, elle vient de les chasser de NYAKAKOMA, VITSUMBI, ISHASHA, NYAMILIMA et KISHARO, d’importantes localités du Groupement de BINZA convoités par ces autres groupes. Son mouvement, dit-il, va poursuivre pour récupérer les localités KISEGURU, KATWIGURU et KINYANTONI contrôlées présentement par les FDLR, pour chasser par la suite le M23 de KIWANJA, RUTSHURU-CENTRE, RUMANGABO et RUGARI.

Le « Général » SHETANI, pour sa part, déclare qu’il a été trahi par un groupe de dix éléments de son rang, qui sont allés sceller une alliance contre-nature avec le M23, à son nom et son insu. Ses ancêtres, ajoute-t-il, ne peuvent en aucun cas lui permettre une quelconque alliance avec les envahisseurs.

Selon ce Chef milicien, 5 traitres par les 10 qui ont accepté l’alliance avec le M23 à NYAMILIMA sont déjà arrêtés par ses services et sont en détention à ISHASHA.  

MUHIMA SHETANI, considère que la FPD n’est ni Force négative, ni allié du M23 mais un groupe d’auto-défense contre l’agression et le plan de balkanisation de la RDC. Il annonce sa disponibilité à soutenir le Gouvernement Congolais et la CIRGL à en finir avec le M23 et restaurer la Paix et la en Province.

Pendant ce temps, le M23 vient de ramener d’importantes troupes de RUTSHURU-CENTRE vers KIWANJA, soi-disant, en préparatifs d’aller libérer de nouveau le Groupement de BINZA qu’il considère réoccupé après son retrait volontaire.« Qui dit mieux ? ». Laissons le temps au temps.

En dernière minute nous apprenons que le Chef coutumier MAZUTA BANYEKAZI (aîné au Chef de Groupement BINZA) dont on avait annoncé l’arrestation par les éléments mai-mai SHETANI à ISHASHA, n’est plus. Ses proches indiquent qu’il aurait succombé l’après-midi de ce lundi 8 octobre, à la suite des coups et blessures lui infligés par ses tortionnaires. Relâché le matin de dimanche dernier, après forte pression sur le Chef militaire FPD, la victime affaiblie n’a plus résisté aux soins lui administrés dans une structure médicale de la place. 

Dans tous les cas, la Coordination de la Société Civile du Nord Kivu estime qu’il est temps qu’on libère la population de l’activisme de groupés armés étrangers et de milices locales ; les souffrances ont trop duré.

 

BULLETIN D’INFORMATION SOCIETE CIVILE N-KIVU, 07OCT.2012 

 

Territoire de RUTSHURU: ASSASSINAT DE Mr BUKOKO KASUNZU      A NYAMILIMA PAR LE M23 

Monsieur BUKOKO KASUNZU, 43 ans, operateur économique résident  à NYAMILIMA, était marié et père de 4 enfants. Il a été abattu à son domicile au tour de 0h, la nuit de samedi à ce dimanche 7 octobre 2012.

Les assassins de cet acheteur de café sont un groupe d’éléments mai-mai du groupe de MUHIMA SHETANI, laissés dans cette localité par le M23, soi-disant pour la sécuriser à son compte. Faute d’argent exigé à la victime, ses bourreaux l’ont logé une balle dans sa poitrine après d’intenses intimidations.

Apres leur forfait, les criminels se sont retirés calmement du lieu de drame. Ils circulent en toute impunité dans l’agglomération.

La population de NYAMILIMA prise en étau par le régime de terreur du M23 et ses alliés ne sait pas se tirer d’embarras, elle crie au secours de l’humanité pour sa libération.  

La Coordination de la Société Civile du Nord Kivu qui dénonce ces crimes perpétrés par le M23 et ses alliés la veille du nouveau sommet des Chefs d’Etats de la CIRGL considère que ce mouvement crache en plein jour sur les efforts de pacification de la Province. Elle appelle le Gouvernent Congolais, la CIRGL et la MONUSCO à en finir avec ce mouvement pour libérer la population des atrocités qui ont trop durées.

                                 BULLETIN D’INFORMATION SOCIETE CIVILE N-KIVU, 06OCT.2012

 

Territoire de RUTSHURU : LE M23 SIMILE SON RETRAIT DU GROUPEMENT DE BINZA 

Pour éviter un nouveau scandale au cours du prochain sommet de la CIRGL qui se tiendra à KAMPALA du 07 au 08 octobre courant, les alliés étrangers du M23 viennent de lui demander de se retirer des localités du Groupement BINZA, qu’il a occupée cette semaine.

Ce mouvement qui venait de contrôler les environs d’ISHASHA, en passant par KISEGURU, KATWIGURU, KISHARO et NYAMILIMA, a simulé son retrait la nuit de vendredi à ce samedi.

Nous parlons de simulation, par ce qu’en réalité le M23 a laissé le contrôle du terrain à ses alliés (mai-mai SHETANI et FDLR).

A NYALIMILIMA, où était basé son Etat-major du Groupement BINZA, d’importantes troupes de cette rébellion se sont retirées nuitamment pour RUTSHURU-CENTRE. Avant de quitter, les rebelles-M23 ont pillé systématiquement les boutiques et habitations de civils qu’ils prétendaient venir libérer. Ils y ont laissé un petit groupe des Mai-mai SHETANI, soi-disant, pour la sécurité de la localité.

Dans la localité frontalière d’ISHASHA (à 50km de KIWANJA), le M23 a laissé la responsabilité au Commandant mai-mai MUHIMA MUSUBAO alias SHETANI. C’est lui le responsable militaire qui devra rendre compte à la hiérarchie militaire du M23.

Et pour plaire à sa hiérarchie, MUHIMA SHETANI vient d’y arrêter Mr MAZUTA BANYEKAZI (ancien chef de Groupement BINZA) et frère ainé du Chef de Groupement actuel. Lui et son frère avaient fui KISHARO (chef-lieu du Groupement), refusant de servir le M23 et ses alliés (Mai-mai et FDLR).

 A la prise d’ISHASHA par le M23, par le biais de SHETANI, l’ex-chef de Groupement a été eu dans sa cachette. Les habitants du Groupement de BINZA qui viennent de nous alerter à ce sujet craignent pour la vie de cette autorité coutumière. Ils lancent leur SOS, en faveur de la libération de ce notable. 

La Coordination de la Société Civile du Nord Kivu qui attire l’attention des Autorités Congolaises et la CIRGL  sur les manœuvres du M23 appelle les uns et les autres à mobiliser leurs efforts en vue de libérer la population de cette zone. Elle exhorte, en outre, la MONUSCO à s’investir en faveur de la libération du Chef coutumier de BINZA arrêté ce moment à ISHASHA.  

Maître OMAR KAVOTA, Vice-président et Porte-parole de la Société Civile Nord Kivu ; Tél : 00243.993.5353.53 ; 810.7575.11.

 

 

 

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On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

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5. LES ILES MADERES            Portugal

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
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Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
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Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
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Tunisie Arabe
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Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine