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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:18

Pourquoi Jean-Paul Pougala préconise-t-il la dissolution de la francophonie ?

Pougala-copie-1

 

9- FRANCOPHONIE  OU  UNION  EUROPENNE ?

Le 24 Octobre 2010 s’est terminée dans la ville Suisse de Montreux la
40ème rencontre des chefs d’Etats de la Francophonie. J’ai envie de
vous poser une question toute bête : A quoi sert-il ce machin ?  Parce
que je ne l’ai toujours pas compris. Est-ce que c’est l’expression
d’un monolithisme linguistique ou culturel ? Je suis originaire du
Cameroun, c’est le seul pays africain qui a le Français et l’Anglais
comme langues officielles. Et je puis vous affirmer que parler de
façon habituelle ces 2 langues ont transformé ma vie et y ajouter 2
autres langues Européennes, puis une langue asiatique m’ont permis un
épanouissement culturel inégalable. Si je ne parlais que le Français,
le monde aurait été plus gris, trop fade à mes yeux. A moins que
l’intérêt de cette institution ne soit ce que Jean-Jaurès déclarait en
1884 : « Pour la France, la langue est l’instrument nécessaire à la
colonisation… Plus d’écoles françaises aideront les colons français
dans leur difficile tache de conquête et d’assimilation ».

J’aurai pu comprendre que l’espace de la francophonie soit une ère où
circulent les idées, la culture donc, les hommes. Et pourtant, vous
n’avez cessé d’empêcher les chanteurs, les écrivains et intellectuels
africains de circuler librement aussi vers la France, sous prétexte
qu’ils étaient trop pauvres et  risquaient d’envahir la France. Ce
sont vos propos. Mais je vais essayer de vous prouver que cet argument
ne tient pas. Voici la liste de quelques pays dits pauvres qui peuvent
entrer en France sans Visa : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili,
Costa-Rica, Guatemala, Honduras, Mexique,  Nicaragua, Panama,
Paraguay, Salvador,  Uruguay et Venezuela. Vous l’aurez constaté
vous-même, qu’il n’y a aucun pays Africain faisant partie de cette
liste dite « blanche » établie par le règlement (CE) n°539/2001 du 15
mars 2001 sur la base de 3 critères : immigration clandestine, ordre
publique et Sécurité. En d’autres termes, sur les 53 pays africains
aucun ne respecterait ces critères ? Sur le premier critère, avez-vous
jamais vu dans vos statistiques un sans-papiers Zambien ? Botswanais ?
Namibien ? Avez-vous jamais expulsé pour clandestinité un seul
ressortissant du Lesotho ou du Swaziland ? Pour les autres 2 critères
je vous mets au défi de me prouver dans toute l’histoire coloniale et
postcoloniale de la France avec l’Afrique une quelconque trace d’une
bombe mise en France par un Sénégalais, un Malien ou un Congolais.
Vous voyez bien que la seule raison de cette obligation de visa pour
53 pays africains n’est motivée que par un racisme institutionnel
européen contre les Africains, racisme assumé par toujours plus de
dirigeants de droite comme vous. Alors quel sens a tout le baratin de
la fraternité de la francophonie si  l’obtention du visa pour la
France par un Béninois relève d’un parcours du combattant alors qu’au
même moment, un chômeur de l’Honduras peut aller chercher du travail à
Paris sans visa ? Je vous propose d’avoir le courage de dissoudre
l’institution de la Francophonie. Lorsque le 26 Mai 2009 lors de
l’inauguration de la base militaire française à Abu Dabi (Emirats
Arabes Unis) vous vous êtes adressé à un militaire Français plutôt en
langue anglaise, vous avez en quelque sorte indiqué que vous-même ne
croyez pas tant que cela à cette francophonie. Pourquoi ne pas établir
une fois pour tout, son acte formel de décès ? Je me trouve encore
obligé de paraphraser Ernest Renan qui a écrit : « La langue invite à
se réunir et non à s’unir (…) la Suisse, si bien faite, puisqu'elle a
été faite par l'assentiment de ses différentes parties, compte trois
ou quatre langues. Il y a dans l'homme quelque chose de supérieur à la
langue : c'est la volonté. La volonté de la Suisse d'être unie, malgré
la variété de ses idiomes, est un fait bien plus important qu'une
similitude souvent obtenue par des vexations ».

J'ai une doléance à vous soumettre : Monsieur le Président, je vous
prie de bien vouloir engager des procédures pour faire que la France
renonce à son siège de Membre Permanent au Conseil de Sécurité des
Nations Unies au profit de l'Union Européenne. C'est un geste qui vous
fera entrer dans l'Histoire avec le H majuscule, par la grande porte
et donnera à l'Union Européenne ce rôle d'Eclaireuse qu'elle est
capable d'assumer aux yeux des autres peuples.  Cela contribuera à
simplifier la reforme des Nations Unies pour s'adapter au temps et se
doter des moyens adéquat pour s'attaquer aux problèmes de notre
siècle.

En l’espace de 4 mois, vous avez promis 4 fois aux Chefs d’Etat
Africains à Nice, à Paris, à New-York et à Montreux de peser de votre
poids pour permettre aux pays africains de disposer d’un ou de 2
sièges à ce même Conseil de Sécurité.  Je vous remercie Monsieur le
Président au nom des Africains, mais que voulez-vous en échange ? En
d’autres termes, quels sont vos véritables intérêts ? Sont-ils
compatibles avec ceux des Africains ? Et que dire du fait que vous
avez complètement ignoré le choix exprimé par ces mêmes Africains dans
le souci de leurs intérêts, celui de revendiquer un siège, un seul et
non deux, mais pas pour tel ou tel autre pays, un siège pour  toute
l'Union Africaine dans sa globalité.  Si l’Union Européenne pouvait
suivre l’Union Africaine dans cette démarche en récupérant le siège
français, cela contribuerait à la démocratisation des instances
destinées à assurer la Gouvernance Globale. Ainsi on ferait du Conseil
de Sécurité des Nations Unies le directoire démocratique d’une
véritable Assemblée des Peuples et non plus seulement un groupe de
pays choisis sur la base de la force.  Une telle assemblée serait plus
efficace à affronter les problèmes de son ressort, car serait dotée de
véritable pouvoir de décision parce que légitimée du fait qu'elle
serait véritablement représentative de la planète.

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Président de la Francophonie Abdou Diouf : "voilà le genre d'Africain
qu'aime l'Occident"


La fonction de Chef d'Etat est sacrée. C'est pour cela que je prétends
qu'on respecte nos chefs d'Etat (quoi qu'ils aient fait) exactement
comme on le fait ailleurs en Europe, aux Etats-Unis, en Russie, en
Chine etc... Mais en revanche, ce sont nos chefs d'Etats qui doivent
arrêter de nous humilier en acceptant de présider des associations et
institutions bidon.

De la même manière que je dis que la place d'un chef d'Etat Africain
n'est pas à la Haye et me bats même contre les Africains qui acceptent
d'y siéger comme procureurs ou juges, de la même manière je dis que la
place d'un chef d'Etat africain (Abdou Diouf, ancien Président du
Sénégal) n'est pas à défendre les intérêts de la France à travers une
institution à saveur coloniale qu'est la Francophonie dont j'ai
demandé l'abolition en 2010, à travers ma lettre ouverte au chef
d'Etat Français et au peuple français

A propos de la langue, c'est depuis 1975 que le Swahili a été reconnu
à l'ONU et inscrit à l'UNESCO comme la langue officielle Africaine et
c'est à ce titre qu'un autre ex-Président : Konaré alors président de
la Commission de l'UA (présidant l'institution juste à mes yeux) s'est
battu afin que ce Swahili soit très vite adopté comme la langue
commune Africaine. Je me serais attendu que le Président Diouf lui
donne un coup de main pour la continuité de sa bataille et non aller
défendre une langue qui empêche l'émergence de la culture africaine.
S'il contestait le Swahili, il aurait pu défendre le Wolof, pas le
français.

Par ailleurs, l'Afrique est un si grand chantier pour réécrire notre
histoire, même en formant nos jeunes, en leur faisant partager son
expérience, que je me demande si le Président Diouf n'a pas trouvé
l'utilité de donner lui aussi ce précieux coup de main à nos jeunes.
C'est ce que beaucoup font déjà, car pour le faire, on n'a pas besoin
d'être en poste ou d'être Ministre ou Président.

Il a déjà un salaire d'ancien Chef d'Etat qui le protège du besoin, et
lui laisse suffisamment d'espace pour qu'il fasse plein de choses au
Sénégal, en Afrique. Au lieu de cela, il a préféré comme son
prédécesseur, s'exiler en France.

Au fond, à quoi sert cette francophonie? Si les étudiants africains,
les chanteurs africains ne peuvent pas voyager librement vers la
France, la Suisse, le canada ou la Belgique alors que les pays de
l'Amérique du Sud qui ne sont pas dans la francophonie peuvent le
faire ? Les Africains doivent copier l'exemple des pays Scandinaves où
tous les jeunes doivent bien parler au moins 3 langues internationales
et non s’engouffrer dans une seule langue qui limite leur vision du
monde.

Le Président Diouf en présidant la Francophonie, n'a-t-il pas compris
que S'exprimer uniquement dans la langue de l'autre est symbole de
soumission ? Tous les dirigeants Nord-africains parlent français, mais
aux Nations-Unies, ils ne prononcent jamais un discours en français,
mais plutôt en Arabe. C'est aussi le cas des dirigeants Chinois qui
même si ce sont eux qui impriment tous les dictionnaires anglais, dès
lors qu'ils sont aux Nations-Unies, font semblant de ne connaitre
aucun mot d'anglais et se font traduire de leur chinois. Le Président
Diouf peut-il nous aider à faire que très bientôt, aux Nations-Unies,
un Président Africain se fasse traduire du Wolof, du Lingala ou du
Malgache, en attendant que le Swahili remplace toutes ces langues ?

PS: S'opposer au PAS est juste la fumée aux yeux, à mon avis; car ne
pas mettre en cause le Franc CFA est la preuve d'un certain alignement
récompensé justement par cette présidence de la Francophonie.

"L'Europe, en proie à la crise de la dette, n'est plus un modèle à
suivre pour le reste du monde et refuse de l'admettre" l'a déclaré le
9/12/2011 le président tchèque Vaclav Klaus. Les Présidents Africains
et les anciens ont-ils compris que la page de la gloire européenne est
en train d'être tournée? Voudront-ils faire partie du nouveau monde
qui se redessine ou de l'ancien déjà obsolète ?

Jean-Paul Pougala
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Les deux textes sur al francophonie sont extraits du livre :
"Géostratégie Africaine" Tome 1

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:16

Mali : Le conseil de sécurité de L'ONU  privilégie la négociation avec les terroristes qui coupent les pieds et les mains.

arms-somalia

 

 

Préalablement à l'opération militaire de reconquête du Nord-Mali le gouvernement malien et les rebelles touaregs doivent s'impliquer dans un processus de négociations crédible et que l'intervention militaire reste affaire du Mali et des Etats africains concernés par la situation dans ce pays et au Sahel. 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi 13 octobre une résolution sur la crise malienne dont le contenu et les préconisations «ménagent» les points de vue divergents qui opposent partisans et adversaires de l'intervention militaire en vue de mettre fin à la sécession du Nord-Mali du reste du pays. Adoptée à l'unanimité, la résolution de l'instance onusienne entérine en effet le principe d'une intervention militaire ainsi que l'ont demandé le Mali, la France et la CEDEAO. Mais elle a dans le même temps laissé la porte ouverte à l'opportunité d'une négociation afin de rechercher une solution politique viable respectant la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Mali. Ce pourquoi ont plaidé l'Algérie et d'autres Etats qui estiment possible cette option.

Par ailleurs, si le Conseil de sécurité a donné satisfaction aux partisans de l'intervention militaire, il a parallèlement exigé des Etats de l'Afrique de l'Ouest de préciser pour l'ONU leur plan en vue de celle-ci. Il leur a accordé 45 jours à cet effet. Cette conditionnalité fait que seule l'ONU est habilitée à donner le feu vert à l'intervention militaire quand les précisions demandées par le Conseil de sécurité s'avèreront satisfaisantes. La solution est aussi claire quant aux parties appelées à participer à l'intervention militaire. C'est à l'armée malienne, a décrété le Conseil de sécurité, qu'il revient de mener la reconquête du Nord. Les pays membres de l'ONU et des organisations comme l'Union européenne sont invités seulement à entraîner et à équiper cette armée et à soutenir les efforts pour combattre les groupes terroristes.

La résolution du Conseil de sécurité ne constitue nullement une défaite pour l'Algérie comme pourraient le laisser entendre certains milieux. La diplomatie algérienne a au contraire obtenu que le Conseil de sécurité fasse droit aux deux considérations principales à la base de sa position sur la crise malienne. A savoir que préalablement à l'opération militaire de reconquête du Nord-Mali le gouvernement malien et les rebelles touaregs s'impliquent dans un processus de négociations crédible et que l'intervention militaire reste affaire du Mali et des Etats africains concernés par la situation dans ce pays et au Sahel.

En tout état de cause, l'intervention militaire dont le principe a été entériné par le Conseil de sécurité ne pourra être engagée que lorsque l'armée malienne sera prête à la mener. Ce qui est impossible à brève échéance vu l'état d'impréparation ou plus exactement de déliquescence de cette institution et du peu de fiabilité de sa chaîne de commandement. Ce à quoi s'ajoute l'obstacle d'un pouvoir civil malien à la légitimité insuffisante pour imposer à cette armée l'objectif de reconquête espérée. Confusion et situation dont les interventionnistes étrangers (la France pour ne pas la nommer) pourront prendre prétexte pour outrepasser le cadre et le mode opératoire fixés par le Conseil de sécurité à l'intervention militaire au Mali, ce qui conduirait à d'inextricables complications qui ne feront qu'accroître l'instabilité et les problèmes dont le Sahel est le théâtre.

Par : Kharroubi Habib

Source : Quotidien d’Oran 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:14

Une proposition de Jeune Afrique à Amara Essy que ce dernier n'avait pas le droit de refuser. 


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« En février 2003, Amara Essy, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Félix Houpghouët-Boigny a reçu des mains de Cherif Ouazami, rédacteur en chef adjoint de JA, une lettre à en-tête de DIFCOM. Signé par la savoyarde Danielle Ben Yahmed, président-directeur général, le courrier soumet au patron transitoire de l'UA, qui briguera le 10 juillet, lors du sommet de Maputo(Mozambique), le mandat de président de la commission de l'Union, un « bonne idée ». « Nous avons pensé, précise Mme Ben Yahmed, que dans le cadre d'une communication efficace, vous pourriez être présent dans Jeune Afrique/L'Intelligent à travers une de nos rubriques de communication intitulée « profil ». Suivent deux propositions : « Soit vous remettez les textes, photos , graphiques, et nous ne nous occupons que de la mise en forme, du montage du document et de son impression. Soit nous mettons à votre disposition un journaliste et un photographe pour réaliser ce supplément, ce qui signifie que vous prenez en charge leur voyage et leur séjour si nécessaire. »
 Qui l'eût cru ? L'auteur de la missive juge la seconde formule « plus appropriée pour plus d'efficacité et de rapidité ». Venons-en au « coûtde l'opération » : 192000 euros ( 125 952 000 de Fcfa) pour un cahier de 16, assorti de « la fourniture de1500 tirés à part du « profil »sur un papier plus luxueux et pelliculé ». Par ailleurs, DIFCOM offre, moyennant rallonge de 70 000 euros(45 920 000 Fcfa), la confection de 1500 exemplaires en anglais, en portugais et en arabe. Au fond, qu'y a-t-il de choquant à cela ? Devis à l'appui, une agence de com démarche l'homme qui s'apprête à disputer à l'ancien président du Mali Alpha Oumar Konaré une éminente fonction.
 Le Hic, c'est  qu'il manque à ce document un alinéa que l'on pourrait libeller ainsi : Il va de soi qu'en cas de refus, cher Monsieur, nous nous verrons dans l'obligation d'engager dans les colonnes de notre hebdomadaire des mesures de rétorsion éditoriales, à l'évidence préjudiciables à votre candidature.
De fait, le diplomate ivoirien décline la suggestion. Et la sanction tombe, à la veille du sommet décisif, sous la forme d' un éditorial de Béchir Ben Yahmed. « Ses qualités et son dévouement n'étant pas en cause, lit-on dans l'édition du 22 au 28 juin, le dernier secrétaire général de l'OUA, actuel président intérimaire, Amara Essy, ne peut pas être l'homme de ce nouveau départ. Son nom et son image sont liés à la fin d'un chapitre de l'histoire africaine et à la transition vers une nouvelle ère. ». L'ai-je bien descendu ? Pas mal, mais on attend encore le coup de pied de l'âne. Le voici : « Il devrait, je pense, considérer comme accomplie la mission transitoire qui lui a été confiée et se féliciter de passer le relais à un homme de la stature d'Alpha Oumar Konaré. »
 (...) Trois ans après, Amara Essy porte sur ses déboires un regard amer et désabusé. « L'offre initiale ne m'a pas surpris, confie-t-il. L'édito de représailles, oui. A l'époque, le reliquat de mon budget de communication était d'environ 40 000 euros( 26 240 000). Et on m'en demandait quatre fois plus. Bien sûr, j'aurais pu, comme on me l'a suggéré, quémander auprès de Bongo et Kadhafi. Mais je je m'y suis refusé. Quand jétais aux affaires étrangères, à Abidjan, j'envoyais une voiture à l'aéroport dès qu'un visiteur de JA débarquait. Je lui ouvrais toutes les portes, y compris celles des ministères.ââ¦) Nous étions alors à tu et à toi. Même si je n'ignorais rien des marchandages auxquels il soumettait Houphouët. »
 (â¦)Toujours plus fort, l'article à géométrie variable. « Un jour, rapporte un témoin, on a invité un rédacteur à livrer deux versions d'une analyse sur le Burundi. L'une élogieuse, l'autre sévère. Et c'est l'accueil réservé par les autorités à une offre commerciale qui a dicté le choix final. »
 
Vincent Hugeux. Les sorciers blancs. Enquête sur les faux amis français de lâAfrique. Chapitre : Médias sans foi ni loi. Pages 117-118-119 et 120.

 Par René Titilo

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 18:03

 

Cameroun Vs Cap vert (2-1): La victoire de la démocratie cap verdienne sur la dictature camerounaise. C’est le Cap vert qui est qualifié pour la coupe d’Afrique des nations 2013.

 

                        Lion du cameroun-copie-1

Au match allé au Cap vert, l’équipe nationale du Cameroun avait perdu  face à l’équipe du Cap vert par 2 buts à zéro.  Alors les autorités sportives ont toute suite désigné le bouc émissaire, l’entraineur Denis Lavagne. Aujourd’hui il y a lieu de constater que les raisons de l’échec du Cameroun sont ailleurs. Un nouveau entraineur a même été nommé et les camerounais espéraient qu’en rappelant les anciens joueurs, les choses iraient  mieux or c’est mal regarder leur pays qui a besoin du changement de la gouvernance dans tous les domaines. Le football est le reflet de la societe Camerounaise.

Si dans les autres domaines de la société  Camerounaise, tout marche au ralenti ou très mal ce n’est pas dans le sport que le miracle devra se produire. Ce qui nous fait dire que cette victoire du Cap vert est une victoire de  la bonne gouvernance , de la démocratie et des libertés fondamentales sur la dictature et l’absence des libertés fondamentales et la mal gouvernance.

Par Mbombog NTohol

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:58

La faillite de l’élite " des agrégés "camerounaise

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L’élite, dans un pays, constitue la crème de sa population. C’est elle qui, à travers le monde promeut le progrès. Au Cameroun, la nôtre, au regard de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, a plutôt fait faillite.

Après que Paul Biya ait indiqué l’orientation politique qu’il allait donner à son pays et qu’il a baptisée « Renouveau » - entendez, tout n’était pas mauvais sous Ahmadou ahidjo, il importe simplement d’opérer quelques réglages, et la machine Cameroun repartira de plus belle – s’est aussitôt posé le problème des personnes avec qui il allait pouvoir « renouveler » le Cameroun. 

Il s’en est alors suivi le fameux débat qui avait secoué en 1984, 1985, 1986, la classe politique camerounaise, et qui portait sur la nécessité de mettre du vin neuf, non plus dans de vieilles outres, mais plutôt dans des outres nouvelles, étincelantes de virginité. Traduction : à une nouvelle politique, telle que celle qui était en train d’être inaugurée par le président de la République, devait correspondre de nouveaux hommes. Ces derniers, on s’en souvient, Paul Biya les a choisis dans trois viviers : celui de l’enseignement supérieur, celui des diplômés de l’Enam, et celui des diplômés des écoles de commerce.

La faillite des agrégés
Ce fut une véritable révolution qu’opéra le président de la République, en associant à son régime naissant, les docteurs « es connaissances », agrégés et « professeurs » de l’université du Cameroun. Ceux-ci ont alors envahi toutes les sphères de l’Etat, sortant par la même occasion, de l’ostracisme dont ils venaient d’être l’objet pendant deux décennies, sous le règne d’Ahmadou Ahidjo. ils se sont retrouvés conseillers en tout et partout, à la présidence de la République, au Premier ministère, dans les différents ministères.

Bien mieux, ils sont même devenus ministres : éducation nationale, information, santé publique, etc. La population, de son côté, a applaudi des deux mains : « enfin, les intellectuels ont pris en mains le pays ». Traduction : l’époque des « ignares » avec qui préférait gouverner Ahmadou Ahidjo, est révolue. Paul Biya les a même introduits au Comité central du Rdpc. ils sont devenus plus puissants que jamais. au prestige que confère la connaissance, ils alliaient celui de l’appartenance au cercle restreint et tant convoité des sages du parti, à l’époque unique. 

Mais, une décennie seulement plus tard, quelle n’a pas été la désillusion des populations. Les « professeurs » au pouvoir, se sont avérés plus nuls que les non professeurs. ils les ont surpassés carrément en turpitudes. En tout cas, ils ont conduit le pays à une double ruine : 1/ sur le plan international, le Cameroun s’est honoré deux fois de suite du titre humiliant de champion du monde de la corruption ;

 2/ le Cameroun, sous leur règne, figure à présent sur la liste non moins honteuse des « pays pauvres très endettés », entendez, les derniers de la planète. Paradoxe véritable : quand le pays était aux mains des « analphabètes » de l’époque d’Ahmadou Ahidjo, il figurait parmi ceux sur qui la communauté internationale misait pour servir de locomotive en Afrique ; une fois les « professeurs » au pouvoir : patatras ! On ne saurait reprocher Paul Biya d’avoir fait appel à ces savants. il a pris la bonne décision. 

Il a opéré le bon choix. il fallait associer les intellectuels à la gestion du pouvoir. Tous les chefs d’Etats, à travers le monde,  le font. John F. Kennedy, aux Etats-Unis d’amérique, avait fait appel à des intellectuels tels que Mac Namara et autres ; Richard Nixon avait fait appel à Henry Kissinger et autres ; en France, Valéry Giscard d’Estaing avait fait appel au professeur d’économie de réputation mondiale Raymond Barre. 

Il collaborait étroitement aussi avec le sociologue de réputation mondiale Raymond Aron. François Mitterrand, il s’est attaché les services de Jacques attali, une lumière en France, sans oublier Roland Dumas, professeur émérite de droit, Jean-Pierre Cot, et bien d’autres. Ces différentes sommités intellectuelles ont pu faire de leurs pays des références sur le plan mondial. Qu’est-ce qui a donc posé problème avec les nombreux « professeurs » de Paul Biya ? Réponse simple, ils sont loin d’avoir la dimension intellectuelle des intellectuels des pays occidentaux. 

Ils passent vingt années à se pavaner avec le titre de « professeur », sans jamais publier le moindre ouvrage ou le moindre article dans une revue scientifique. On les voit plutôt aller se disputer des sous-sections et des comités de base du Rdpc avec les villageois. Jacques attali, qui fut Conseiller de François Mitterrand, était président de quelle fédération (section) du Parti Socialiste français ? Nos « professeurs » sont loin d’avoir la dimension dont ils se prévalent. ils ne sont, en réalité que des borgnes au pays des aveugles. 

Et pour finir, nos « professeurs » ne sont avant tout que de bons Camerounais. En d’autres termes, ils sont extrêmement corrompus, avides d’honneurs, et sont empêtrés dans la sorcellerie, la franc-maçonnerie, la Rosecroix, et d’autres sociétés secrètes locales, genre « éboka ». ils n’ont pas en eux ce qui fait la force de leurs homologues occidentaux : le patriotisme. ils ne pensent que ventre, villas, femmes. De l’avenir du Cameroun, ils s’en moquent éperdument.

La faillite des diplômés de l’Enam. Le président Ahmadou Ahidjo régnait en s’appuyant sur les diplômés de l’Enam. A son époque, celle-ci formait du personnel au niveau des plus disparates. Certains diplômés de cette école, étaient nantis de licences, d’autres de capacités en droit, de simples baccalauréats, de Bepc, parfois même de Cepe. L’Enam a ainsi procuré à Ahmadou Ahidjo des cadres au niveau quelconque. 

On ne peut, en effet, avoir dans la même classe, un licencié et un titulaire du Cepe, sans que le nivellement ne se fasse par le bas. C’est bien connu, il est plus aisé de régresser que de s’élever. L’arrivée de Paul Biya aux commandes de l’Etat, s’est traduite par une volonté d’amélioration du niveau des diplômés de cette école, avec la suppression des fameuses listes « a et B ». De nombreux ressortissants du « Grand Nord », malheureusement, ont perçu cette décision comme une volonté de leur nuire. Quoi qu’il en soit, le président de la République a continué, comme son prédécesseur, à employer les diplômés de l’Enam dans toute l’administration. 

Il a également continué à les maintenir à la tête des sociétés publiques et parapubliques. La suite, tout le monde la connaît : corruption généralisée ; faillites en cascades des sociétés d’Etat ; gabegie, népotisme. Pour tout dire, l’incompétence s’est érigée en règne. 

A ce jour, les diplômés de l’Enam apparaissent comme des démolisseurs chevronnés de toutes les structures qui fonctionnent convenablement. il faut pratiquement les entourer des garde-fous les plus ingénieux, tellement leur esprit prédateur cause du tort à la République. Le moindre magistrat ou inspecteur du trésor, pour ne pas parler des douanes, se retrouve en peu de temps, à la tête d’une colossale fortune. Paul Biya les a utilisés à profusion dans ses divers gouvernements.

Ils se sont illustrés pour la plupart par un enrichissement aussi spectaculaire que scandaleux. Les diplômés de l’Enam constituent, aujourd’hui, l’écrasante majorité des ministres devenus milliardaires. Si le Cameroun est actuellement en crise, ils en portent, une lourde responsabilité.

La faillite des diplômés des écoles de commerce. L’arrivée de Paul Biya au pouvoir a coïncidé avec la découverte, par les Camerounais, des salaires faramineux qu’offrait le secteur parapublic. Dans les années 78, 79, 80 voire même 82, 83, il était devenu de bon ton, pour les parents de payer des études de manager dans les universités et grandes écoles de formation occidentales à leurs enfants. 

Les Camerounais ont ainsi envahi pratiquement toutes les écoles de commerce de France : Hec, isa, isg, Sup de Co, etc. D’autres se sont formés aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada, où ils ont ramené des « Masters of Business administration ». Enfin, les moins nantis, eux, se sont contentés de l’Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales, Essec, de Douala. De retour au Cameroun, beaucoup ont postulé à un emploi à la Sni. Celle-ci s’est mise à les affecter dans la totalité des sociétés de son portefeuille. 

Ces jeunes diplômés d’écoles de commerces, se sont mis à rouler carrosse partout où ils se trouvaient, et faisaient preuve d’une prétention démesurée. Leur langage était identique : « tu es où ? je suis à la Snec ; et toi ? à la Camair ; mais, je me bats pour être recruté à la Cnps, là-bas, les salaires sont plus élevés » ; « à iBM, on me propose le double de ce que je gagne à X, j’y vais » ; « on m’a pris à la Camsuco, mais, là-bas, c’est la brousse ; je cherche à être recruté à l’Oncpb ou à la Cncc ; là, je viendrai vivre à Douala » ; etc.

Ces fringants titulaires de « M.b.a. », ne passaient leurs vacances qu’en Europe, s’habillaient auprès des couturiers français les plus prestigieux et par conséquent les plus chers, s’offraient les automobiles les plus coûteuses.

La suite, on la connaît également : ils ont mis Ko. toutes les entreprises dans lesquelles ils ont fait étalage de leurs connaissances. Alliés aux diplômés de l’Enam qui étaient généralement leurs patrons, ils ont complètement démoli le tissu industriel dont était déjà en train de se doter le Cameroun. Combien d’entre-eux ont-ils, dans le même temps, songé à créer leur propre entreprise ? 

Très peu. En vérité, ils ont amené dans le secteur privé, la mentalité parasitaire des fonctionnaires. Et, lorsqu’ils se sont rendus compte qu’ils ont contribué à la fermeture de toutes les sociétés parapubliques dans lesquelles ils avaient été affectés, ils ont, pour la plupart, plié bagages, sont retournés en Europe où ils travaillent actuellement, en majorité, comme veilleurs de nuit, gardiens de parkings, manutentionnaires, etc.

L’élite de demain
Vous avez dit « grandes réalisations » ?

 Oui, mais avec qui ? That is the greatest question. En conséquence, la première et la « plus grande ambition et réalisation » du septennat de Paul Biya qui conditionne la réussite de toutes les autres, quelles qu’elles soient, devrait à n’en pas douter, porter sur la recherche d’hommes compétents et dévoués à la République et au pays. Bien mieux, celle-ci devrait porter sur la formation de ces hommes qui, de toute évidence, ne peuvent surgir du néant. En Grande-Bretagne, les universités de Cambridge et d’Oxford sont réputées pour la qualité de leurs formations ; aux Etats- Unis, « Harvard », « Yale », « Georgetown », « Ucla », etc, également ; en France, l’Ena, les instituts d’Etudes Politiques, etc. 

Au Cameroun, quelle école de formation peut-elle à ce jour être considérée comme étant de qualité, dès lors que se monnaient les concours d’admission. Celles-ci ne sont-elles pas les hauts lieux d’initiation à la gabegie, au népotisme et à la corruption, méfaits qui caractérisent aujourd’hui, l’élite camerounaise dans son ensemble ? On ne peut faire de « grandes réalisations avec des individus qui, eux, n’en ont que de toutes petites. Voilà, en vérité, la situation qui risque d’obérer, considérablement, le projet politique de Paul Biya. Réveillons nous !
Source: La Cité N° 114 Octobre 2012 

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:51

Ville de GOMA : LA MILICE RWANDAISE M23 INSTAURE LE TERRORISME URBAIN 

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Au total 23 personnes ont été blésées à la suite de l’attentat à la grenade le soir de lundi 08 octobre courant, en plein centre-ville de GOMA. 

Le fait s’est passé aux environs de 19h locale, lorsqu’un inconnu a explosé une grenade dans la foule, au Quartier MAPENDO, en Commune de GOMA, c’est a 1km de l’Hôtel de Ville, sur la route de l’aéroport. 

Tous les blessés ont été conduits d’urgence à la Structure médicale HILL- AFRICA, pour ceux qui connaissent le chef-lieu de la Province du Nord Kivu. Parmi les victimes, une a succombé  à la suite de ses blessures la nuit de lundi à ce mardi.Les autres qui y sont internés poursuivent des soins intensifs. 

Une autre grenade non explosée a été ramassée ce matin par une équipe-FARDC en patrouille ; c’était au niveau du rond-point RUTSHURU en plein centre-ville de GOMA. Ce qui risque de déduire au terrorisme urbain gagnant de l’ampleur. 

Pour la Coordination de la Société Civile du Nord KIVU, cet acte de sabotage est un véritable défi lancé aux autorités par le M23 pour confirmer leur infiltration, en dépit des assurances du Gouvernement et de la MONUSCO.

Notre structure estime que par cet acte, le M23 continue à prouver qu’il se méfie de l’Autorité Congolaise, de la CIRGL et de l’ONU afin de réduire les efforts visant à restaurer la paix et la sécurité en Province. 

                                     

                                Territoire de RUTSHURU : LE M23 S’EN PREND AUX JEUNES NANDE

Depuis un bout de temps, les violons ne s’accordent pas entre le M23 et les Jeunes de la communauté Nande. Le mouvement rebelle prend pour suspects ces jeunes et leur interdit toute réunion ou tout rassemblement. Quelques jeunes qui ont violés cette consigne en ont eu pour leur compte, le soir de lundi dernier à KIWANJA.

En effet, vers 16h, un groupe des jeunes en rassemblement culturel à l’Institut MAPENDO de KIWANJA a été dispersé par balles par des éléments M23 en colère.

Au cours de cette opération, un jeune a été tiré sur sa jambe gauche. Mr KASEREKA KAKOTI (32ans) grièvement blessé a été acheminé à l’Hôpital Général de RUTSHURU où il suit des soins, sous surveillance de 3 éléments M23 qui ont l’ordre de l’amener dans leur cachot une fois rétablis.

Par cette occasion, deux autres jeunes ont été enlevés par le M23 ; il s’agit de Mrs MATTHIEU MBINO et MBUSA. Jusqu'à l’instant, personne ne sait où ils sont détenus. Leurs familles  déclarent craindre pour la vie de ces innocents. 

La Société Civile en alerte la MONUSCO et les autres partenaires afin que les jeunes amenés par le M23 soient relâchés. Elle met à garde contre toute épuration ethnique que risque de déclencher le M23 en ce lieu.

 

Territoire de LUBERO : LES FDLR IMPOSENT TAXES ET FOUETS A MIRIKI ET KIMAKA 

C’est à partir du mois de juillet 2012 que les FDLR se sont installées formellement dans les localités de MIRIKI et KIMAKA (à 139 et 145km, sud-ouest du Chef-lieu du Territoire de LUBERO), Groupement ITALA, en Chefferie de BATANGI.

Ils y ont institué une administration : ils perçoivent les Taxes, tranchent les Affaires, réglementent la circulation et les autres aspects de vie. Ils se comportent  en véritables garant du pouvoir public. Toute personne est soumise à leur autorité. Celui qui s’y oppose n’y vit plus.

Ces deux dernières semaines, ces rebelles rwandais ont endurcis  leurs normes. Les Taxes sont revues à la hausse et rien n’échappe à la vigilance de l’autorité-FDLR.

A titre illustratif :

-Les détenteurs de boutiques sont taxés 2.000FC par semaine, les bouchers 5$ par marché, les bouviers (amenant les vaches de KANYABAYONGA pour ces milieux) 5$ par bête, l’entrée pour toute personne au marché de chaque mardi est taxée 1.000FC par tête ;

-Quant aux sanctions judiciaires, les FDLR infligent « des amandes et fouets » pour tous ceux à qu’ils donnent tord ;

-Chaque habitat est soumis au paiement d’1$ chaque mois, c’est la Taxe résidence. Le contrevenant est soumis, outre les amandes, à 100 fouets ;

-Les conducteurs de moto sont exigés 500FC par passage, ceux de vélos 200FC et ceux de camionnettes 5$ ;

Face à cette situation, la Coordination de la Société Civile du Nord Kivu en interpelle l’Autorité Gouvernementale. Tout en déplorant les atrocités dont souffrent des milliers de personnes en ces lieux, notre structure appelle à la solidarité internationale, pour l’éradication urgente de ces forces négatives étrangères qui bradent la souveraineté du pays.

 

BULLETIN D’INFORMATION SOCIETE CIVILE N-KIVU, 08 OCT.2012

Territoire de RUTSHURU:LES MAI-MAI SHETANI NIENT TOUTE ALLIANCE AVEC LA MILICE RWANDAISE M23  ET LUI DECLARE LA GUERRE

La FPD (Force Populaire Démocratique), c’est ce mouvement que dirige le Chef mai-mai MUHIMA MUSUBAO alias SHETANI, autoproclamé Général depuis bientôt deux semaines.

Ce mouvement par le biais de son Porte Parole,Clovis MUHEKO MAJARIBU (Tél : +243.840.860.130) nie toute alliance avec le M23. Il annonce que la FPD est plutôt engagée à combattre le M23 et les FDLR qui sont tous des forces d’occupation en provenance du RWANDA.

Clovis MAJARIBU souligne que pour prouver que la FPD est hostile au M23 et aux FDLR, elle vient de les chasser de NYAKAKOMA, VITSUMBI, ISHASHA, NYAMILIMA et KISHARO, d’importantes localités du Groupement de BINZA convoités par ces autres groupes. Son mouvement, dit-il, va poursuivre pour récupérer les localités KISEGURU, KATWIGURU et KINYANTONI contrôlées présentement par les FDLR, pour chasser par la suite le M23 de KIWANJA, RUTSHURU-CENTRE, RUMANGABO et RUGARI.

Le « Général » SHETANI, pour sa part, déclare qu’il a été trahi par un groupe de dix éléments de son rang, qui sont allés sceller une alliance contre-nature avec le M23, à son nom et son insu. Ses ancêtres, ajoute-t-il, ne peuvent en aucun cas lui permettre une quelconque alliance avec les envahisseurs.

Selon ce Chef milicien, 5 traitres par les 10 qui ont accepté l’alliance avec le M23 à NYAMILIMA sont déjà arrêtés par ses services et sont en détention à ISHASHA.  

MUHIMA SHETANI, considère que la FPD n’est ni Force négative, ni allié du M23 mais un groupe d’auto-défense contre l’agression et le plan de balkanisation de la RDC. Il annonce sa disponibilité à soutenir le Gouvernement Congolais et la CIRGL à en finir avec le M23 et restaurer la Paix et la en Province.

Pendant ce temps, le M23 vient de ramener d’importantes troupes de RUTSHURU-CENTRE vers KIWANJA, soi-disant, en préparatifs d’aller libérer de nouveau le Groupement de BINZA qu’il considère réoccupé après son retrait volontaire.« Qui dit mieux ? ». Laissons le temps au temps.

En dernière minute nous apprenons que le Chef coutumier MAZUTA BANYEKAZI (aîné au Chef de Groupement BINZA) dont on avait annoncé l’arrestation par les éléments mai-mai SHETANI à ISHASHA, n’est plus. Ses proches indiquent qu’il aurait succombé l’après-midi de ce lundi 8 octobre, à la suite des coups et blessures lui infligés par ses tortionnaires. Relâché le matin de dimanche dernier, après forte pression sur le Chef militaire FPD, la victime affaiblie n’a plus résisté aux soins lui administrés dans une structure médicale de la place. 

Dans tous les cas, la Coordination de la Société Civile du Nord Kivu estime qu’il est temps qu’on libère la population de l’activisme de groupés armés étrangers et de milices locales ; les souffrances ont trop duré.

 

BULLETIN D’INFORMATION SOCIETE CIVILE N-KIVU, 07OCT.2012 

 

Territoire de RUTSHURU: ASSASSINAT DE Mr BUKOKO KASUNZU      A NYAMILIMA PAR LE M23 

Monsieur BUKOKO KASUNZU, 43 ans, operateur économique résident  à NYAMILIMA, était marié et père de 4 enfants. Il a été abattu à son domicile au tour de 0h, la nuit de samedi à ce dimanche 7 octobre 2012.

Les assassins de cet acheteur de café sont un groupe d’éléments mai-mai du groupe de MUHIMA SHETANI, laissés dans cette localité par le M23, soi-disant pour la sécuriser à son compte. Faute d’argent exigé à la victime, ses bourreaux l’ont logé une balle dans sa poitrine après d’intenses intimidations.

Apres leur forfait, les criminels se sont retirés calmement du lieu de drame. Ils circulent en toute impunité dans l’agglomération.

La population de NYAMILIMA prise en étau par le régime de terreur du M23 et ses alliés ne sait pas se tirer d’embarras, elle crie au secours de l’humanité pour sa libération.  

La Coordination de la Société Civile du Nord Kivu qui dénonce ces crimes perpétrés par le M23 et ses alliés la veille du nouveau sommet des Chefs d’Etats de la CIRGL considère que ce mouvement crache en plein jour sur les efforts de pacification de la Province. Elle appelle le Gouvernent Congolais, la CIRGL et la MONUSCO à en finir avec ce mouvement pour libérer la population des atrocités qui ont trop durées.

                                 BULLETIN D’INFORMATION SOCIETE CIVILE N-KIVU, 06OCT.2012

 

Territoire de RUTSHURU : LE M23 SIMILE SON RETRAIT DU GROUPEMENT DE BINZA 

Pour éviter un nouveau scandale au cours du prochain sommet de la CIRGL qui se tiendra à KAMPALA du 07 au 08 octobre courant, les alliés étrangers du M23 viennent de lui demander de se retirer des localités du Groupement BINZA, qu’il a occupée cette semaine.

Ce mouvement qui venait de contrôler les environs d’ISHASHA, en passant par KISEGURU, KATWIGURU, KISHARO et NYAMILIMA, a simulé son retrait la nuit de vendredi à ce samedi.

Nous parlons de simulation, par ce qu’en réalité le M23 a laissé le contrôle du terrain à ses alliés (mai-mai SHETANI et FDLR).

A NYALIMILIMA, où était basé son Etat-major du Groupement BINZA, d’importantes troupes de cette rébellion se sont retirées nuitamment pour RUTSHURU-CENTRE. Avant de quitter, les rebelles-M23 ont pillé systématiquement les boutiques et habitations de civils qu’ils prétendaient venir libérer. Ils y ont laissé un petit groupe des Mai-mai SHETANI, soi-disant, pour la sécurité de la localité.

Dans la localité frontalière d’ISHASHA (à 50km de KIWANJA), le M23 a laissé la responsabilité au Commandant mai-mai MUHIMA MUSUBAO alias SHETANI. C’est lui le responsable militaire qui devra rendre compte à la hiérarchie militaire du M23.

Et pour plaire à sa hiérarchie, MUHIMA SHETANI vient d’y arrêter Mr MAZUTA BANYEKAZI (ancien chef de Groupement BINZA) et frère ainé du Chef de Groupement actuel. Lui et son frère avaient fui KISHARO (chef-lieu du Groupement), refusant de servir le M23 et ses alliés (Mai-mai et FDLR).

 A la prise d’ISHASHA par le M23, par le biais de SHETANI, l’ex-chef de Groupement a été eu dans sa cachette. Les habitants du Groupement de BINZA qui viennent de nous alerter à ce sujet craignent pour la vie de cette autorité coutumière. Ils lancent leur SOS, en faveur de la libération de ce notable. 

La Coordination de la Société Civile du Nord Kivu qui attire l’attention des Autorités Congolaises et la CIRGL  sur les manœuvres du M23 appelle les uns et les autres à mobiliser leurs efforts en vue de libérer la population de cette zone. Elle exhorte, en outre, la MONUSCO à s’investir en faveur de la libération du Chef coutumier de BINZA arrêté ce moment à ISHASHA.  

Maître OMAR KAVOTA, Vice-président et Porte-parole de la Société Civile Nord Kivu ; Tél : 00243.993.5353.53 ; 810.7575.11.

 

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:40

L’Afrique et le redéploiement militaire des USA.

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Le 5 janvier dernier, le président des USA, Barack Hussein Obama présentait, dans un discours, la nouvelle stratégie militaire américaine. Tout en annonçant quelques coupes dans les dépenses militaires (487 milliards de dollar US sur 10 ans), Obama a prévenu la planète qu’elle ne doit pas voir là une perte de la suprématie américaine. Au contraire, les USA demeurent la "première puissance militaire du monde" a averti Obama qui a souligné que bien que soumis à un régime d’amaigrissement, les USA "vont maintenir leur supériorité militaire avec des forces armées qui seront agiles, flexibles et prêtes à réagir à l’ensemble des circonstances et des menaces" et seront capables malgré tout d’affronter plus d’un adversaire n’importe où dans le monde. Aussi, apprend-on, les USA se redéployent militairement dans le pacifique et privilégient l’arme navale et aérienne. Deux pays sont essentiellement visés par ce plan : l’Iran et la Chine. Cette dernière dont la puissance ne cesse de croître a besoin d’être contenue. La Chine n’étant pas dupe a déjà réagi et entend se donner des moyens militaires supplémentaires. "Nous renforcerons notre présence en Asie-Pacifique et les réductions budgétaires ne se feront pas aux dépens de cette région cruciale", a précisé Obama qui n’a pas évoqué l’Afrique dans cette nouvelle stratégie militaire.

Si Obama n’a pas évoqué l’Afrique dans son discours sur la "nouvelle" stratégie militaire des USA, n’allons pas croire que ceci est un manque d’intérêt et en conséquence que l’Afrique n’est pas concernée par ce redéploiement.

La vérité est qu’historiquement, tout d’abord, l’Occident essaie de toujours présenter l’Afrique comme un continent sans intérêt et hors du monde. Ainsi, dans les grandes questions internationales, l’Afrique est, au mieux, passée sous silence. Au pire, on la décrit comme n’apportant rien de positif au monde. Ceci est fondamentalement faux, car si un continent a autant suscité de convoitises et de conflits interétatiques c’est bien l’Afrique qui est non seulement par sa situation géographique un continent au coeur du monde mais encore elle est un gigantesque panier de ressources en matières premières pour les pays industrialisés.

Ensuite, en se redéployant en Asie Pacifique, les USA tentent de bloquer la Chine dans son élan, en la confinant dans les limites de ses frontières, avec en toile de fond l’Afrique où la Chine ne cesse d’acquérir des espaces (ces acquisitions restent à consolider par des outils militaires) qui sont jusqu’ici considérés par les occidentaux comme leur domaine réservé.

Aussi, en misant sur les forces aériennes et navales, les USA confirment leur volonté de garder leur main mise sur les airs et surtout les océans qui regorgent d’immenses ressources jusqu’ici peu exploitées, en même temps qu’ils servent de voies de transports. Là encore l’Afrique est en toile de fond, car de nombreux échanges dans le monde se font au travers des mers africaines. C’est le cas des échanges entre l’Occident et l’Orient qui passent par l’ensemble des mers africaines en toute liberté et quasi-gratuitement.

Enfin, pas besoin de citer clairement l’Afrique dans ce discours alors que le dispositif d’AFRICOM avance dans sa réalisation à grands pas.

Au total, l’Afrique est au coeur de ce redéploiement militaire. Mais étant donné qu’elle est totalement paralysée actuellement par une gouvernance coloniale pour qui n’a de conception militaire qu’un corps de milices armées qui terrorise les populations civiles contestataires, l’Afrique ne peut réagir. Ceci d’autant plus que ces fameuses armées africaines sont des constructions coloniales liées aux puissances diverses notamment occidentales par des accords militaires au nom desquels armes (désuètes mais elles suffisent pour contenir des populations africaines désarmées depuis dès les premiers jours de la colonisation), formation, assistance technique...sont distillées. Autant dire que ces fameuses armées africaines n’ont pas de vision du monde, leur seule raison d’existence étant de maintenir les populations africaines dans le cadre colonial.

Aussi, nous africains, nous-mêmes avons été conduits à avoir une vision fondamentalement pacifiste du monde. C’est dire combien il nous sera difficile de comprendre que c’est la loi des armes qui dirige le monde et les relations internationales. Toutefois, nous (combattants pour une autre Afrique) avons l’obligation, si nous voulons vivre et relever la tête, de travailler à doter l’Afrique d’armées véritables qui, avec des armes les plus puissantes possibles sous une gouvernance fondamentalement panafricaniste, protègeront aussi bien notre peuple que toutes ses richesses pour le moment accaparées par d’autres peuples qui en profitent pour résoudre leurs problèmes pendant que nous, africains, mourons de faim sur des mines d’or.

Par Komla KPOGLI                                              Source : http://lajuda.blogspot.com

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:36

L'Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et pourquoi le silence des medias d’intox ?

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L'Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et devrait, selon les prévisions de la Commission européenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce principalement à la création de nouveaux emplois. 

L'Islande est le seul pays européen qui a rejeté par référendum le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers mais curieusement les médias français et européens n’en parlent pas ou très peu… 

Il n’y a pas de censure officiellement dans les médias presse, radio ou télé mais les journalistes et experts de tous bords, si prompts à parler de ce qui se passe en Egypte, en Libye ou en Syrie, ne disent absolument rien sur ce qui se passe en Islande. En a-t-on parlé dans les nombreux débats politiques en vue de l’élection présidentielle ? A-t-on vu des images à la TV ? Bien sûr que non car les citoyens européens pourraient avoir la mauvaise idée de s'en inspirer...

En Islande, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière.

- 2008 : Les banques Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing sont nationalisées pour éviter leur faillite plutôt que d’injecter inconditionnellement des capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. L’ensemble des dettes de l’Islande égale alors 9 fois son PIB. La monnaie s’effondre et la bourse suspend ses activités après une baisse de 76%.

- 2009 : Le FMI, comme à son habitude, exige, en échange de mesures dites "d’ ajustement" des coupures dans les dépenses sociales qui provoquent la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées.

La gauche remporte la majorité absolue, provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur qui était traditionnellement la force dominante dans le pays et qui ne conserve que 23,7% des voix. Johanna Siguroardottir est choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates et les écologistes de gauche.

La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette et un paiement de 3.500 millions d’euros, montant devant être payé mensuellement par toutes les familles islandaises pendant 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Mais le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.

- Janvier 2010 : Le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.

- Mars 2010 : Le référendum a lieu et le Non au paiement de la dette l’emporte par 93% des voix.

Pendant ce temps, le gouvernement essaie de régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent. Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution en vue de se substituer à l’actuelle qui est une simple copie de la constitution danoise.

Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain qui élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se présentent aux candidatures (condition : être majeur et avoir recueilli le soutien d’au moins 30 personnes).

- Septembre 2010 : L'ancien Premier ministre Geir Haarde est poursuivi pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol émet également un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson.

- Février 2011 : L’assemblée constituante commence ses travaux afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.

- Mars 2011 : Suite à quelques critiques concernant la faible participation (36%) pour nommer les membres de l’assemblée constituante, le Premier ministre, en accord avec les chefs des principaux partis représentés au Parlement, met sur pied un comité consultatif pour poursuivre la révision de la constitution. Ce dernier propose au Parlement de nommer un « Conseil constitutionnel » constitué des 25 membres de l’Assemblée constitutionnelle dissoute.

- Avril 2011 : Les citoyens disent de nouveau Non à un second référendum sur le paiement de la dette, après que le président islandais Olafur Ragnar Grimsson ait refusé de contre-signer la loi du 16 février 2011 (connue sous le nom de « troisième loi Icesave »). Le nouveau gouvernement de centre-gauche assurait en effet que le nouvel accord Icesave avait été mieux négocié que le précédent mais la population islandaise maintient son refus d'être mise à contribution pour la faillite de banques jugées irresponsables.

- Juillet 2011 : Sur la base des rapports du Comité constitutionnel et du Forum national (citoyens), le Conseil constitutionnel adopte à l’unanimité un projet de constitution qui est remis au Parlement le 27 juillet. Ce dernier, chargé d’amender le projet, s’est attelé à cette tâche à l’automne 2011 et les débats se poursuivent toujours.

 

Les principales propositions de la nouvelle Constitution

Sur un total de 114 articles et de 9 chapitres, on peut noter en particulier :

- Article 15  : Droit à l’information. Les informations et documents détenus par les autorités publiques devraient être disponibles sans exception et l’accès au public à tous ces documents devrait être garanti par la loi.

- Article 63 : Création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du Gouvernement. Une enquête sur les mesures et décisions du Gouvernement peut être demandée par 1/3 des membres d’Althingi (parlement islandais).

- Article 65  : Droit à la consultation directe. 10% des votants peuvent demander un référendum national sur les lois votées par Althingi.

- Article 66 : Possibilité d’interpellation directe d’Althingi. 2% des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement et un projet de loi peut y être déposé s’il est soutenu par 10% des électeurs.

- Article 90 : Formation du Cabinet. Le Premier ministre est nommé par le Parlement.

- Article 99  : Indépendance des tribunaux. L’indépendance des tribunaux doit être garantie par la loi.

- Article 105 : Autonomie des collectivités territoriales. Les sources de revenus des collectivités territoriales doivent être garanties par la loi, tout comme leur droit de déterminer l’utilisation de ces ressources.

La nouvelle constitution devrait être soumise à un référendum, avant le vote par le Parlement. Il devrait avoir lieu le 30 juin en même temps que l’élection présidentielle ou à l’automne.

L'Islande n’est certes qu’un petit pays de 320 000 habitants mais elle donne cependant une belle leçon de démocratie aux grands États de l’Europe et du monde. Songeons par exemple qu’en France, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État…

 

Par Albert Ricchi (son site) 

 

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:32

 

Le nouveau clip de Komandant Simi OL : Clip C'est Gâté "bis"

 

 

                                


 


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=8me55jtDeXw

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:28

 

Mali – Les terroristes viennent d’ailleurs... comme en Syrie.

 

 

                                   


 


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=REPY9F7e75k#!

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine