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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:10
Josqeph Ouabari Mariotti Président

Josqeph Ouabari Mariotti Président

Communiqué de  presse

L'Association   CONGO  YA  SIKA

 

 

          L'Association   CONGO  YA  SIKA   qui  en appelle, depuis   toujours,   à  la construction    de  l'Union des Forces de l'Alternance   se  réjouit   de la   nouvelle   dynamique   patriotique et nationale  actée  dans  leur  Déclaration  du 13 janvier  2015  à Brazzaville   par les Partis politiques,  les Mouvements, Associations  de  la société civile et les Personnalités  indépendantes  opposés   au  changement   de la Constitution congolaise  du 20 janvier  2002, suite au  message à la   nation   du   président  de la République  du Congo.

        Ce combat    légitime   et noble   doit être gagné par le  peuple,  la république, la démocratie   et la   nation     afin   que  se   reconstruisent   au Congo  la flamme   de  la  liberté,   de  la  prospérité  et  du bien être  de la  population   dans   la  concorde et  et  la paix.

         L'Association  CONGO   YA SIKA    s'adjoint   aux   signataires de  la   Déclaration  du 13  janvier 2015 qui   en "appellent  au  président   de la République   du Congo   à renoncer    à son projet de  changement de la    Constitution de 2002  par intérêt personnel et l'invitent  à donner la priorité au Congo   et  à bien  vouloir convoquer dès maintenant, en ce ce début  d'année 2015,  un vrai   dialogue politique   national, articulé autour  d'un point  fondamental: la  gouvernance électorale."  

        L'Association  CONGO  YA SIKA   adhère,   comme   le  proposent  les   signataires de la Déclaration  du  13  janvier 2015,   à  la formation  d'un   large Front  uni  contre   la violation  de l'ordre constitutionnel  actuel et contre  un   troisième  mandat de l'actuel  chef de l'Etat  congolais.   

         L'Association  CONGO YA  SIKA   se  dit  disponible avec  d'autres   formations   politiques et  de  la société  civile  pour   représenter  en  Europe  la ligne  politique  des  signataires   de la  Déclaration   du   13  janvier 2015. Elle  s'engage à   donner   une dimension  internationale au soutien   de ce combat    pour   l' alternance  démocratique, le  respect   de  la  constitution,   l'affirmation démocratique de  la  gouvernance  électorale   et  la  promotion   du Front  uni  contre  la violation de  l'ordre  constitutionnel   en  vigueur   et  contre  un  troisième  mandat de Mr Sassou  Nguesso.

        

 

Fait   à  Paris   le  19   janvier  2015

 

 

Pour  l'Association  CONGO  YA  SIKA

 

Le  Président

 

Ouabari Mariotti

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:06

       Cameroun: Saisie d’un Container frappé du Seau des nations-unis transportant des armes de Boko Haram. Souvenez-vous  de la saisie des 17 contenairs d’armes de l’ONU au Cameroun en 2011 pendant la guerre en Côte d’Ivoire.

 

"Un container frappé du sceau des nations unies a été saisi au Nord du Cameroun transportant des armes et matériels militaires en direction de Boko Haram, le Cameroun est un seul pays au monde à avoir ouvert un tel coli diplomatique"
 

Jean-de-Dieu AYISSI                                                                                                                                          Source :Afrique Média

 

Jean-de-Dieu Ayissi est un introduit du régime de Yaoundé, en annonçant la saisie de cet important stock d’armes et de matériels militaires pour le compte de Boko Haram, nous pensons que c’est une information crédible. Ceci doit alarmer tous les Camerounais en particuliers et les Africains en général.

Par Paul Ayi

 

Cliquer  ci-dessous

 

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 23:43
COMMENT PRETORIA A REFUSE LE PUTSCH CONTRE MUGABE

L'INGERENCE DE L'OCCIDENT EN AFRIQUE : COMMENT PRETORIA A REFUSE LE PUTSCH CONTRE MUGABE
Thabo Mbeki fait de graves révélations

 

             Devoir de mémoire ! Désormais qu’il est libre de sa parole, n’étant plus aux affaires, le successeur de Nelson Mandela se fait un devoir de témoigner et d’enseigner les plus jeunes sur les réalités géopolitiques qui enserrent le destin du continent africain.

A l’occasion d’une récente interview accordée à l’émission «Talk to Al Jazeera », Thabo Mbeki a fait un certain nombre de révélations. Il a expliqué que son pays a été l’objet de fortes pressions du Premier ministre Tony Blair qui lui demandait de coopérer dans le cadre d’une invasion militaire du Zimbabwe, dont l’objectif était de renverser Robert Mugabe et de le remplacer par Morgan Tsvangirai.

“Il y a un chef des forces armées britanniques (Lord Charles Guthrie) qui a dit qu’il avait dû résister aux pressions du Premier ministre d’alors du Royaume-Uni Tony Blair qui lui demandait de mettre en place un plan militaire visant à renverser physiquement Robert Mugabe. Nous savons cela parce que nous avons subi les mêmes pressions nous invitant à coopérer dans un tel schéma. C’était un schéma de changement de régime, qui devait éventuellement passer par l’utilisation de la force militaire. Nous avons dit non. (…) Vous venez de Londres et vous dites que vous n’aimez pas Robert Mugabe pour des raisons qui vous sont propres. Les gens à Londres ne l’aiment pas et disent qu’ils vont l’enlever et mettre quelqu’un d’autre à sa place. Mais au nom de quoi cela devient-il une responsabilité britannique de décider qui dirige le Zimbabwe ? (…) Nous avons dit non. Laissons les Zimbabwéens s’asseoir et se mettre d’accord sur ce qui est bon pour leur pays”, a révélé Thabo Mbeki.

Le président de l’Association des vétérans de guerre du Zimbabwe Jabulani Sibanda a commenté les propos de l’ancien président sudafricain. “Ce que dit Thabo Mbeki est vrai. Ce qui arrive en Afrique du Nord [ndlr : Libye] et au Moyen-Orient [ndlr : Syrie], c’est la même stratégie qu’ils voulaient employer en Afrique australe. La seule différence est que cette stratégie qui a marché au nord de l’Equateur, à en juger par l’histoire des coups en Afrique du Nord, n’a pas fonctionné au sud de l’Equateur où ils ont eu des problèmes avec leur stratégie parce que la majorité des partis au pouvoir sont des anciens mouvements de libération et ont déjà résisté à de tels mouvements”, a-t-il affirmé le général à la retraite Mark Nyambuya. Les officiers supérieurs maliens, ivoiriens, camerounais ou centrafricains peuvent-ils se bomber le torse comme Mark Nyambuya ?

T.Kouamouo

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 19:13

Cameroun :la liberté ne sera pas octroyée à crédit , et l’alternance ne passera pas par les élections selon l'historien Achille Mbembe.

                  

          Enseignant d'histoire et de sciences politiques à l'université Witwatersrand de Johannesburg, il analyse l’actualité autour de la présidentielle.
 


La France a qualifié l’élection au Cameroun « d’acceptable ». C’est le terme employé par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Que vous inspire ce genre de commentaire ?


Ce genre de commentaire est typique des rapports que la France officielle entretient avec l’Afrique, et notamment avec ses anciennes colonies. Elle est prête à y accepter des choses qu’elle n’accepterait pas s’il s’agissait de la France elle-même. Cette attitude est très ancienne et elle ne m’étonne pas du tout. Les élites gouvernantes françaises ont grand intérêt à ce que perdure en Afrique centrale en particulier, un ensemble de satrapies au Congo, au Cameroun, au Gabon, au Tchad qui sont devenues des chiens de garde des intérêts français en Afrique.
Mais la France sait aussi revoir ses amitiés, lorsque la situation l’exige et lorsque les systèmes deviennent trop instables. Elle appuie les transitions démocratiques comme en Guinée. Alors, est-ce à dire que le régime de Paul Biya est suffisamment stable pour éviter les crises majeures dans ce pays?
Il n’y a pas de danger immédiat dans la mesure où le régime camerounais en particulier, est parvenu à émasculer la société civile. L’alternative politique au Cameroun dans les circonstances actuelles ne sera pas le produit des élections.

Cette destruction de la société civile camerounaise est-elle le fait du régime de Paul Biya ou le produit de la décolonisation ?


Le Cameroun a été depuis les années de la colonisation, et surtout depuis la guerre d’indépendance dans les années 50, un des laboratoires privilégiés de l’autoritarisme postcolonial à la française. C’est dans ce pays qu’ont été expérimentées, d’abord les techniques de la guerre contre-révolutionnaire que l’on a en suite disséminées en Algérie. C’est également dans ce pays qu’au cours des années Ahidjo et Biya, que l’Etat postcolonial a repris à son compte un ensemble de techniques se rapportant à la fois à la mise en place d’un système clientéliste parmi les plus corrompus de la planète, la division des forces sociales en terme ethnique et la décapitation presque systématique de l’intelligentsia et des associations. M. Biya y a ajouté un zeste de machiavel à l’africaine à travers un style de gouvernement que moi j’appelle le gouvernement spectral, le gouvernement par l’inaction et par l’immobilisme. Il n’a même pas besoin d’être sur place. D’ailleurs il passe l’essentiel de son temps dans un hôtel luxueux à Genève ou alors dans son village.

Alors, comment s’y prend-t-il pour diriger son pays en étant la plus part du temps à l’étranger ou dans son village ?


Mais il s’est entouré d’à peu près une centaine de vieillards, qui à leur tour contrôle la majorité des cadets sociaux, des femmes et des jeunes.
Pourtant dans les années 90 l’opposition et notamment le Sdf représentait une force réelle. Alors comment expliquez-vous le déclin de cette opposition ?
Mais M. Biya a mis en place un rouleau compresseur qui a permis de faire imploser le Sdf. Le Sdf paye d’autre part, son propre aveuglement et son incapacité à analyser objectivement les transformations de la société camerounaise, à s’engager dans une lutte politique sur le long terme. Et donc nous avons à faire aujourd’hui à une opposition imbécile, qui ne sait pas faire masse et qui a perdu énormément de sa crédibilité.

Comment expliquer que ce système ne génère pas une contre violence. Une violence en réaction ?


Je dirais que c’est à cause des traumatismes historiques. Le Cameroun a été le seul pays en Afrique subsaharienne où la lutte pour l’indépendance ait emprunté le chemin de la lutte armée. Cette lutte a été écrasée pendant des décennies jusqu’à l’assassinat d’Ernest Ouandié au début des années 70. L’Etat d’urgence proclamé à l’époque coloniale s’est prolongé longtemps après les indépendances.
Paradoxalement, c’est aussi un pays ou la parole est relativement libre ou la presse foisonne ou les médias se multiplient ; il existe même une petite société civile malgré tout... et malgré tout on a le sentiment que le débat n’existe pas vraiment notamment le débat politique...
Mais c’est une société qui a du mal à faire corps. Les formes d’identification ethniques, sectaires ont été aggravées au cours des 30 dernières années. Il existe une masse énorme de jeune sans emplois ; c’est une société également ou les gens ne veulent pas prendre le risque de mourir pour des causes qui leur sont chères. Comme partout ailleurs en Afrique, ils estiment que la liberté peut leur être octroyée à crédit. Et tant que c’est le cas, tant que cette mentalité persiste M. Biya peut dormir absolument tranquille.


Interview retranscrite par Jean De Dieu Bidias (Stagiaire)

Source : Rfi

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 19:08

Congo Brazzaville : Communiqué   final

FEDERATION  AUTONOME   UPADS  FRANCE   EUROPE

Paris

  

  Conférence-débat  sur  la Riposte des  forces  démocratiques  et patriotiques  congolaises face   aux  enjeux  politiques  actuels  au Congo Brazzaville Paris- Maison de  l'Afrique -11 janvier 2015.   

 

            Dans les  circonstances  actuelles   de douleur  et   de deuil qui  frappent  la communauté   nationale  française,  la Fédération  autonome UPADS  France Europe exprime   sa  solidarité   inconditionnelle   aux   familles  éprouvées et  au  peuple français et  se joint   à  toute  initiative  républicaine qui  condamne  tout  acte de   barbarie et  de  haine. Elle   réaffirme  son soutien  a  la défense  des valeurs démocratiques et  aux libertés  d'expression.

              La   Fédération  autonome UPADS France Europe  a  organisé  ce  11 janvier 2015 à  la  Maison de l' Afrique -Paris  une  conférence  débat sur  le  thème  de la  "Riposte   des  forces  démocratiques  et patriotiques  congolaises face   aux  enjeux  politiques  actuels  au Congo Brazzaville".

             La  thématique  en débat   est  liée  à  la nouvelle  donne  créé   au   Congo Brazzaville  par  Mr Sassou Nguesso,  le 31 décembre  2014,  dans son message  à  la  nation  congolaise,  révélant  son  intention  masquée de  changer  de  constitution  pour   s'octroyer un  troisième  mandat illégal  alors   que  la constitution  du 20 janvier 2002  le lui  interdit  formellement.  

            Les  débats   sur  la   thématique  se sont   déroulés   dans un  esprit  républicain  et fraternel. Il  en  ressort que  le  pouvoir  de Brazzaville,  après  avoir longtemps  rejeté   le  projet  camouflé de  changement  de constitution,  s'est  aujourd'hui   mis à  découvert. Les   travaux   du  Comité Central  du PCT  de décembre  2014  illustrent  cette  orientation  reprise   de manière  malicieuse   par Mr Sassou Nguesso  qui parle  plutôt  d'un  débat   sur  l'avenir  institutionnel   du Congo.  Et   pourtant,  la totalité  du  peuple  congolais, face   à  la profondeur  de  la  crise structurelle  du   pays,  exige une  clarification  nationale  souveraine et  substantielle  qui passe par une  rupture d'avec  la situation  actuelle de régression,  d'appauvrissement   et de  précarisation  de la vie  quotidienne des congolais. 

           La   crise   qui   tient  le Congo dans l'impuissance  est  une crise de   direction  politique et  morale, de   modèle de la gouvernance  et   des  valeurs sous jacentes  à  ce  modèle.  En aucun  cas,  une  crise  institutionnelle. 

           Du   fait de l'incapacité organique du  pouvoir  à  juguler  cette  crise,  se  dessine   une fracture   politique et sociale entre  ce   pouvoir et  le  peuple  congolais. D'où  l'intérêt  d'une  riposte  par   les  forces  démocratiques  et  patriotiques   pour  sauver  la nation   des   tendances  qui voudraient  la  détruire.

          La  riposte  en question,  c'est   d'abord  de  contraindre  par  le  rassemblement  populaire, assumé et   déterminé, en  expression  dans le pays,   le pouvoir de Brazzaville  à  s'aligner  sur la  problématique  du Congo.  

              Cette   problématique  procède:

  a) du  respect  scrupuleux de  la constitution  du  20 janvier 2002 

  b) de  la fin  du  mandat    présidentiel  de Mr Sassou Nguesso

  c) de la pacification  de la  succession  du  pouvoir  qui  passe   par  l'organisation  d'élections   démocratique  et  transparentes  du  nouveau   président  de la république du Congo, successeur  légal   de Mr Sassou Nguesso

  d) de l'affirmation   de l'unité  nationale et  du renforcement  du  caractère républicain   de la force publique  qui  fondent la garantie de  la pacification   de la   passation  du  pouvoir entre  l'ancienne  légitimité   détenue  par  Mr Sassou Nguesso et  la   nouvelle  qu'incarnerait  le  nouveau  président  de la république, élu  démocratiquement.

          Pour   rendre  réalisable et  effective  cette  problématique  du Congo   dans le  contexte politique actuel,  la  clé  réside dans  la   structuration   de l'Union  des Forces de l'Alternance et  du Changement,  base  essentielle   pour  construire  l'avenir du Congo  et pour interrompre  le  règne  politique  du  pouvoir   injuste   de Mr   Sassou Nguesso. 

          La  Fédération  autonome UPADS France Europe  en  appelle  à  la  lucidité, au  courage et  à l'esprit  républicain  des  patriotes  et  démocrates  congolais de  l'intérieur du Congo  et de la diaspora   pour que  l'Union des  Forces   de l'Alternance et  du Changement  existe  dans  les faits  et  s'approprie   cette    problématique du Congo.

          La   Fédération  autonome UPADS  France  Europe   croit  en  la reconstruction  organisationnelle  de l'UPADS  pour  reconquérir   sa place de  parti  leader  sur  l'échiquier  politique   congolais. Elle   reste  une  alternative  et une offre  politique  décisives  pour le changement  au Congo Brazzaville.  

         Aujourd'hui,  la légitimité   historique, politique  et symbolique    au Congo  n'est  pas du  côté   du  pouvoir  finissant  de Mr sassou Nguesso   mais du côté  du  peuple  rassemblé  dans  la nation  et la république. A l'Union des  Forces  de l'Alternance et  du Changement  dont  la Fédération autonome UPADS France Europe  est  l'une  des  composantes  de  saisir  la portée  de  cette   nouvelle  recomposition  politique. 

  

           Fait   à  Brazzaville  le 11  janvier 2015

 

 Pour   la Fédération  autonome UPADS France Europe

 

                Le 1er   Secrétaire de  la  Fédération 

 

                          Ouabari  Mariotti

     

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:47
Marie Louise Eteki Otabela

Marie Louise Eteki Otabela

Manifeste des Femmes du Cameroun* contre la loi Boko - Haram.

 

 

Lettre ouverte à Son Excellence  Paul Biya, Président de la République

D’une tradition de rébellion...à la loi sur « le terrorisme » : parole de femmes !

Manifeste des Femmes du Cameroun* contre la loi Boko - Haram

Décembre 2014

 

Excellence,  Monsieur le Président,

 

N’ayant pas réussit à vous empêcher de promulguer cette loi avec les nombreuses protestations qui se sont élevées  de votre Peuple, protestations que vous avez balayé  le 31 décembre d’un revers de la main en les qualifiant « d’esprits mal intentionnés », au nom des femmes camerounaises, nous vous  adressons cette lettre pour vous annoncer  que  trois distinguées*(1) d’entre nous vont organiser la mobilisation générale au Cameroun pour la libération de notre pays.

 

D’une tradition de rébellion...

Depuis toujours les femmes camerounaises ont individuellement ou en groupe, pensé, lutté, et organisé des espaces de mieux vivre dans leur quotidien. Que ce soit dans le passé ou dans la société moderne, s’occuper de son foyer, élever ses enfants, prendre en charge des membres de la grande famille, soutenir le mari dans son ascension sociale par le travail productif aux champs, à l’usine, dans les plantations industrielles, en ville dans le commerce des produits alimentaires ou dans le travail de bureau, ont toujours été pour elles un combat permanent. Quelle qu’ait pu être la forme de ce combat, il s’est toujours inscrit dans un ordre patriarcal dominant.

Vivre dans cette société, surtout organisée pour l’épanouissement des hommes, y réussir à préserver une certaine intégrité physique et morale, équivaut pour les femmes à se faire violence .Alors périodiquement, à titre individuel ou collectif, cette violence s’exprime  par des scènes de ménages ou par des rebellions organisées. Ainsi les rebellions des femmes dont parle Peter Geschière*(2).

Avec  l’économie monétaire et l’expansion des cultures de rente, ces modes de rébellion traditionnels sont devenus des « mascarades » cachant des mécanismes de reproduction de l’ordre social dominant. Les femmes devaient, pour être acceptées dans la nouvelle société, prouver qu’elles valaient les hommes.

...à la loi sur le « terrorisme »*(3)

Un pas de plus est alors franchi avec les guerres d’Indépendance, les Africaines étaient convaincues que l’indépendance nationale serait pour elles aussi la fin de la servitude en tant que femme. Au Cameroun par exemple, elles ont été jusque dans le maquis, sacrifier leur vie. C’est ainsi que nous devons à nos aînées certains acquis législatifs : sur le plan politique, être considérées comme des citoyennes à part entière ; sur le plan économique, l’indépendance n’est plus un leurre ; sur le plan social surtout : aller à l’école n’est plus un privilège mais un droit ; les mariages forcés sont punis par la loi, et la polygamie est un choix...

Qui sont les femmes camerounaises et où en sont-elles aujourd’hui ? Une population de femmes en majorité « analphabètes », certes mais des femmes laborieuses, des femmes intellectuelles et des femmes professionnelles qui entendent  prendre la relève d’un pouvoir mâle à bout de souffle...

Des femmes d’origine étrangère, anciennes militantes féministes qui n’acceptent pas que l’ordre néocolonialiste leur interdise de continuer leur militantisme en Afrique sous prétexte qu’en leur qualité de coopérant (e)s  ou de « femmes de coopérants », elles n’ont pas à se mêler de la politique dans un pays africain.

Des jeunes femmes camerounaises, nos enfants qui, ayant peut-être  inscrit quelque part dans leurs chromosomes, cette tradition millénaire de rébellion, refusent ce discours social aliénant. Votre dernière sortie a particulièrement choqué la Nation entière ! Nous  attendions un discours d’apaisement. Vous n’avez parlé que de votre loi sur le terrorisme, de votre guerre contre une nébuleuse... Vous êtes apparu comme  le terroriste  en chef : nous refusons aujourd’hui  ce genre de discours.

 

 

La Patrie en danger !  

C’est pour cela que nous, membres du Mouvement des femmes au Cameroun (à travers nos centaines de milliers d’associations), nous vous adressons cette lettre ouverte pour vous rappeler juste trois vérités :                                                                                                                                                                       

1°- il est établi que les deux sexes sont égaux dans tous les domaines significatifs et que cette égalité doit être enfin reconnue publiquement : votre Etat a ratifié la Convention des Nations-Unies à cet effet en 1994 et vous venez de violer cette CEDF* (4).

2°-Que le combat personnel équivaut au combat politique, c'est-à-dire « que l’échelle de valeurs d’une société est identique dans les domaines privé et public »*(5) et qu’il n’est donc pas normal que le sexe masculin exerce seul, le contrôle de la vie publique comme de la vie privée en dépit du mythe du partage des pouvoirs : d’ailleurs, vous avez  confisqué tous les Pouvoirs dans notre pays !

3°-Que ce sont les femmes, nous, la majorité des citoyens de ce pays qui ont fait de vous « président de la République » en vous déléguant une partie de notre Souveraineté populaire, vous faisant confiance que vous allez renégocier cette Souveraineté nationale en institutionnalisant un Etat de droit, afin de nous sortir définitivement de nos tribus pour vous soutenir dans votre projet de Construction économique du Cameroun. Monsieur le Président, nous sommes au regret de vous dire que vous nous avez trompées,  au propre et au figuré...Vous nous avez trahies avec des promesses, des engagements non-tenus depuis 32 ans ! Vous avez trahi votre Peuple...

Vous n’allez pas maintenant contribuer à nous assassiner, nous et nos enfants que nous mettons au monde en donnant nos corps et en sacrifiant nos vies pour les élever si difficilement !

C’est pour cela que l’objectif fondamental de cette lettre ouverte n’était pas seulement de vous demander de ne pas promulguer cette loi sur le terrorisme et maintenant de l’abroger  mais d’amener les femmes camerounaises à s’organiser en vue d’un changement radical de notre société.

C’est pourquoi, les milliers, peut-être même les millions de femmes camerounaises, vos mères, épouses, sœurs et...vos filles qui vont signer cette lettre, conscientes de la nature politique de notre détresse, refusent « votre loi » dont l’objectif véritable est de tuer l’âme immortelle du Peuple Camerounais.

Parole de femmes !

 a signé : Marie louise Eteki-Otabela ;

 

 

1-Mme Eteki-Otabela Marie Louise, PH.D. Science Politique, Prix d’Excellence Pearson, 1989-90 

    Mme Henriette Ekwe, Journaliste, Prix du courage féminin, Washington 8 mars 2011

    Me Alice Nkom, Première femme avocate au Barreau du Cameroun, Prix Défense des D.H aux

           USA 2012, et Prix Amnesty International à Berlin 2014

2-Dans « Femmes du Cameroun, mères pacifiques, femmes rebelles » sous la dir. De J.C. Barbier, Orstom-Kathala, 1985       

3- Cf. L’analyse politique de cette loi par Marie Louise Eteki-Otabela dans Le Messager du 22 déc. 2014, p.8

4-Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’ égard des femmes dont le protocole additionnel n’a été ratifié  qu’en 2005 !

5-Dans Marilyn French : La Fascination du pouvoir, Fagar, Paris, 1987     

(*) Cette Lettre est inspirée  du Manifeste des Féministes du Cameroun, Publié par l Institut Canadien de Recherche sur les femmes : ICREF-Ottawa, déc. 1994.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:15

Choc des photos : Bokassa 1er l’empereur réincarné en Boni Yayi  président du bénin à Paris lors de la manifestation je suis Charlie.

Choc des photos : Bokassa 1er l’empereur réincarné en Boni Yayi  président du bénin à Paris lors de la manifestation je suis Charlie.

L'empereur déchu Bokassa 1er  à gauche lors du décès du Général De Gaulle à Paris

Yayi Boni à Droite et actuel président du Bénin lors de la manifestation " Je suis Charlie" à Paris

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:03
A.P.E (Accords de pillages économiques)
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:59
Jean Ping (Ex-président de la commission de l'Union Africaine) et actuel opposant au régime

Jean Ping (Ex-président de la commission de l'Union Africaine) et actuel opposant au régime

Gabon : La maison de Jean Ping Vandalisée par les sbires du régime dictatorial de Libreville..

 

 

Sous la houlette de certains cadres de ce régime dont Hervé Opianga, homme de main du Président; une horde de vandales, s'est permise d'attaquer et de saccager une partie de mon domicile, ce matin, à Libreville.
Ces bassesses immondes et ce vandalisme politique auxquels le régime actuel nous habitue, ne sauront éteindre le feu de nos convictions. À contrario, elles le rendront plus vif, plus valeureux.

Vous corrompez la faim, vous financez la misère et vous souillez l'avenir de cette valeureuse jeunesse des quartiers qui dans la couleur de vos billets, trouvent le moyen de combler le manque de Tout: d'éducation, de liberté, de nourriture et surtout manque de pouvoir espérer à autre chose que le malheur social dont vous êtes seul responsable.

Immense est ma peine lorsque je vois que du haut de vos pyramides sans sommets, vous ne trouviez comme unique procédé que de mettre au service de vos ignobles intérêts, une jeunesse que vous méprisez, puis condamnez vous-même à la misère.

Quel désaveu terrible !!Vous profanez votre propre peuple. C'est une nouvelle fois la mise en lumière de votre criante inaptitude à ne savoir "diriger" autrement que dans le silence, le fer et le feu.

Vous ne pouvez pas salir mes idéaux de paix et démocratie, en saccageant la maison qui a vu grandir mes enfants.

Vous ne répondrez jamais au cri d'alarme du peuple Gabonais par la violence et la terreur.

Vous ne souillerez pas les valeurs de ce merveilleux pays, qui vous échappe, en polluant et viciant les valeurs de la République Gabonaise et les principes mêmes de la démocratie - qu'étrangement vous défendiez à Paris lors de la marche de soutien aux victimes des attentats.

Avant de soigner le malheur des autres, guérissez les plaies sociales qui gisent sous vos yeux!! On ne dénonce pas la le terrorisme à Paris, lorsque tous les jours au Gabon vous faîtes germer les fruits de la division et de la peur.

Le peuple n'est peuple que lorsqu'il est libre.
Ne vous a t-on pas appris cela lors de la marche à Paris?

Je vous salue

Jean Ping

 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 23:55

Point de vue sur les attentats de Paris chez les Africains :

Pourquoi certains Africains sont « charlie et d’autres pas » ?

 

Les attentats de Paris ont provoqués un choc émotionnel intense chez bon nombre d’Africains du continent à l'instar du Bénin où le président Boni Yayi a décrété une journée de deuil national, mis tous les drapeaux du pays en berne,et bâptisé tous les béninois Charlie(voir la vidéo ci-dessous).

 

 

 

Au même moment les Africains  qui ne se réclament point de charlie, mais compatissent aux douleurs, des familles,  n'arrivent pas à comprendre l'atitude ceux qui sont devenus des charlies. On revit un peu ici la crise ivoirienne.

Car selon cette deuxième franche, Boko Haram le groupuscule islamique le plus violent des groupes islamistes au monde sévit autour du lac Tchad depuis plus de 10 ans, et tue quotidiennement au moins 200 africains, sans compter la guerre du Congo qui a déjà fait plus de 10 millions de morts  en l'espace de 20 ans, et tout ce bilan ne dit rien aux "charliesés" Africains.

  

D'ou cette appelation qui surgit de nulle part dans les réseaux sociaux, et qui considère  que tous les "charliesés" sont des HOUNIGs, qui vient du mot anglais house nigger et qui veut dire en français esclave de maison en référence au film  ci-dessous.

Par Paul Ayi

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine