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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 20:06

 

 

                                           kadafi002

 

Nous ne t’oublierons jamais...

              

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:59

 

ZONE FRANC ET LE VRAI « FAUX » FRANC CFA : Coopération monétaire entre les pays francophones d’Afrique et la France.

                CFA-Franc-Zone.jpg

 

Le vendredi, 5 octobre 2012, la France et 15 pays africains, membres de la zone Franc (Afrique centrale en 1972, la région Afrique de l’Ouest en 1973 avec les Comores) ont célébré le 40e anniversaire de leur coopération monétaire avec la France. Est-ce que quelque chose a changé ? Si oui, pour qui ?

1.    Economie : la Zone Franc fait moins bien que l’Afrique subsaharienne

Selon le communiqué conjoint signé le 5 octobre 2012 à Paris par le Président ivoirien Alassane D. Ouattara au nom de ses pairs et le ministre des finances français, Pierre Moscovici,  les pays de la zone franc à savoir « les quinze pays d’Afrique de l’ouest, de l’Afrique centrale et des Comores ont été relativement moins touchés par le ralentissement économique global et la fragilité persistante des marchés financiers internationaux 1 ».

Ces déclarations péremptoires ne sont pas confirmées par les statistiques économiques puisque la raison première de la résilience des économies africaines est leur faible intégration à l’économie spéculative des pays du nord. Par ailleurs, la crise financière de 2007/2008 a été ressentie avec un décalage d’un an en Afrique subsaharienne avec une croissance économique médiane du produit intérieur brut (PIB) chutant de 5,3% en 2008 à 3,0% en 2009 alors que pour la zone franc, la croissance du PIB est passée de 4,3 % en 2008 à 2,7 % en 2009. Autrement dit, avant et au cours de la première année de l’après-crise, les pays de la zone franc n’ont pas réussi à faire mieux que la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne. A l’occasion du 40ème anniversaire, il y a malgré tout un peu d’intoxication informationnelle de la part des défenseurs des accords de coopération monétaire de la Zone Franc. Il suffit pourtant de mener l’enquête auprès des populations africaines de la zone franc pour comprendre que la pauvreté, notamment celles des jeunes, a augmenté, ce en référence avec l’augmentation du niveau des inégalités, de la corruption, du non-respect du droit et les difficiles alternances politiques qui sont légions.

2.    Entre Transparence, partenariat « win-win » et autocensure des dirigeants africains

Alors quand les dirigeants de la zone franc s’accordent pour « résolument se tourner vers l’avenir », on peut s’interroger si des hommes et femmes politiques censés pourraient se tourner vers le passé ? Depuis qu’il est le Président de la France, François Hollande n’a jamais déclaré explicitement qu’il était contre la « françafrique », ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’il est pour. Mais « se tourner vers l’avenir », signifie pour les dirigeants de la zone franc, opter pour un « partenariat économique durable, mutuellement profitable » en :

  • « encourageant un modèle de développement centré sur un partage équilibré de la création de richesses ; …
  • favorisant la croissance et l’emploi en Afrique comme en France ;…
  • promouvant des contrats commerciaux justes et équitables ».

En traduisant le partenariat « win-win » par partenariat « mutuellement profitable », on peut se demander si les mots « mutuellement bénéfique » n’auraient pas été plus judicieux, à moins que le mot profitable ait été choisi à bon escient puisqu’il s’agit surtout d’arrangements entre « décideurs politiques » s’autoproclamant souvent comme les seules représentations des populations de la zone franc. Mais en définitive, faut-il encore les croire, ces politiciens, puisque c’est la même chanson qui prévalait déjà il y a 67 ans dès le 26 décembre 1945, quand le franc CFA s’appelait encore le Franc des colonies françaises d’Afrique.

Chacun des partenaires de la zone franc s’accorde à vouloir en finir avec le « temps de l’exploitation outrancière des réserves africaines » en proposant une forme « d’obligation transparence pour les industries extractives – pétrolières, minières, gazières »…

Mais tout ceci a toujours été à l’origine du partenariat entre la France et les pays africains sauf que le mot « transparence » a été confondu avec opacité, réseaux mafieux, clientélisme, bref, françafrique. Les échanges entre la France et les pays de la zone Franc ont toujours été déséquilibrés, sans réciprocité et surtout n’arrivent pas à trouver un équilibre. Pas de marge de manœuvre donc pour les pays africains si la Chine et d’autres pays émergents  n’étaient pas venus offrir d’acheter les matières premières non transformées africaines à des prix plus proches de ce que pratiquent les marchés internationaux. Même cela a valu à un Président africain de se retrouver à la Cour pénale internationale. On comprend mieux l’autocensure des dirigeants africains 2 de la Zone Franc pour proposer une réforme sérieuse d’abandon de la zone franc car en définitive, il s’agit d’une décision politique.

Pourtant, François Hollande ne parle plus de la fin de la Françafrique. Il lui reste 4 ans et 7 mois pour démontrer sa capacité à créer une véritable « francophonie économique » et au-delà, à comprendre que les réformettes de perpétuation du Franc CFA qui aurait dû s’appeler « Euro CFA » ne lui feront pas l’économie d’une prise de décision courageuse sur la fin de la zone franc. En attendant, il faut laisser le bénéfice du doute et attendre de voir si toutes ces belles promesses deviendront réalité dans les mois à venir. Dans tous les cas de figures, cela repousse aux calendres grecques la plupart des avancées vers la monnaie commune africaine, qu’elle se décline en plusieurs monnaies sous-régionales ou pas. Avec le départ de l’ex-Président de la Commission de l’Union africaine Dr Jean Ping en octobre 2012, peut-être que les communautés économiques d’Afrique australe et de l’est pourraient avancer plus rapidement que les pays de la zone franc sur la création d’une monnaie commune sous-régionale.

3.    Le partenariat « win-win » à la sauce hollandaise : solidaire avec la récession française ?

Le Président A. D. Ouattara et le Ministre de l’économie et des finances français, Pierre Moscovici ont rappelé en clôture de cérémonie que «l’Afrique et la France sont unies par leur histoire ; elles doivent avoir l’ambition et la volonté d’écrire en commun leur futur. C’est une question de solidarité face aux défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés, qu’ils soient économiques ou de sécurité, en Europe comme en Afrique 3 ». Faut-il comprendre que le nouveau partenariat
« win-win » à la sauce hollandaise se soldera par une continuité des politiques postcoloniales passées sous des formes plus subtiles et moins brutales pour les populations africaines ? Tout en douceur comme dirait l’autre ? Ou faut-il comprendre que l’Afrique francophone dite résiliente et soutenant la croissance mondiale doit voler, « naturellement », au secours d’une Gouvernance économique française qui va plonger ce pays dans la récession en 2013 ? Y-a-t-il d’autres explications qui mettent les intérêts des populations africaines au centre, puisque depuis 1953 lorsque les esclaves noirs ont été exclus du capital de la première banque de la zone franc, les dirigeants africains francophones n’ont jamais orienté la zone franc vers la défense des intérêts des populations africaines ?

Face aux ambiguïtés de la position française qui détient malgré tout une position de véto informel au sein du conseil d’administration de la zone franc, on peut interpréter dans tous les sens les conclusions émanant du 67e anniversaire de la création du Franc CFA et du 159e anniversaire de la véritable création de la banque de la zone franc à Dakar au Sénégal en 1853 4.

4.    La Zone Franc est née en 1853, payée par le fruit de la vente des esclaves africains

Bien que les autorités africaines de la Zone franc fêtent le 40e anniversaire de leur coopération monétaire avec la France, c’est en fait l’anniversaire du Franc CFA créé le 26 Décembre 1945, il y a donc plus de 67 ans, qui est fêté. Il a été appelé Franc des colonies françaises d’Afrique: à cette époque, pour 1 FCFA, vous obteniez 1,70 Franc métropolitain (FM). Une réévaluation unilatérale est intervenue en 1948 et pour 1 F CFA, vous obteniez 2 FM. Entre temps, le Nouveau franc français a vu le jour dans les années 1960. La valeur du Franc français a été changée (1 nouveau franc = 0,02 FCFA). Entre le 12 Janvier 1994 et le 31 Décembre 1998, le Franc CFA a connu une dévaluation drastique de manière unilatérale et 1 franc CFA ne valait plus que 0,01 FRF (les fameux nouveaux francs français). En date du 1er janvier 1999, le franc français a été remplacé par l’Euro avec un taux fixe : 1 Euro vaut 655,957 FCFA. L’objectif principal de la création du FCFA a été de rétablir l’autorité monétaire française sur les colonies françaises après la Seconde Guerre mondiale. Cette stratégie globale n’a pas vraiment changé en 2012.

Depuis les indépendances des pays francophones d’Afrique dans les années 1960, le Franc CFA s’est commué en Franc de la Communauté financière africaine. Toutefois, entre 1945 et 1958, il a été appelé Franc des Colonies Françaises d’Afrique et entre 1958 et 1960, le Franc de la Communauté Française d’Afrique. C’est le franc de la zone franc. Aussi, si les économistes africains pourraient écrire l’histoire du FCFA, 1853 devrait être la date anniversaire de la création de la première banque de la Zone Franc. Tout africain devrait savoir que ce fut en 1853, soit il y a 159 ans, que la zone franc a vu le jour avec la création de la Banque du Sénégal à Dakar, une banque ayant à la fois les privilèges d’une banque centrale avec le pouvoir d’émission et les privilèges d’une banque commerciale et d’investissement avec les possibilités de crédit. La date anniversaire pour le lion n’est pas celle de l’antilope. Allez savoir qui est le lion et qui est l’antilope entre la France et les pays africains de la zone franc !

Les mécanismes de coopération monétaire entre la France et les pays africains membres de la Zone Franc sont fondés sur quatre principes fondamentaux : 1. Garantir la convertibilité ; 2. La fixité des parités (taux de change fixes) ; 3. La libre transférabilité et 4. La centralisation en France des réserves de change (non pas par la Banque centrale française, mais par le Trésor français). L’ensemble de la zone franc représente actuellement près de 3 % de la masse monétaire de la zone euro.

La stabilité monétaire et politique promue comme un succès après l’indépendance de l’Afrique dans les années 1960, est équivalente à un transfert de la souveraineté de l’espace francophone aux autorités françaises. La prédominance des autorités françaises à la Commission zone franc n’a pas vraiment favorisé la gouvernance monétaire au service des populations africaines, ni la mise en place d’un développement stratégique, ni l’accès au crédit pour les entreprises productrices de valeur ajoutée et d’emplois. Au contraire, cela a promu un processus de désindustrialisation et une difficile convergence monétaire des différentes économies et cela a totalement bloqué la création de la monnaie commune africaine tant au plan sous-régional que continental sans compter les retards dans la mise en place d’un fond monétaire africain et d’une banque centrale africaine.  En fait, la zone franc a surtout favorisé la stabilité des régimes non démocratiques avec des alternances politiques falsifiées ou forcées ou pas d’alternance politique du tout.

La convertibilité du FCFA entre la zone ouest et la zone centrale pourrait être trompeuse : en effet, il y a une même monnaie, une même parité entre le FCFA des deux zones et une même valeur monétaire contre FCFA et euro. Mais des coûts supplémentaires élevés sont à prévoir avec les commissions, un taux de change officiel non respecté avec une décote allant jusqu’à -30 % entre la valeur du FCFA de l’Afrique de l’ouest et celle du FCFA de l’Afrique centrale. Les pièces et billets de banque du FCFA de l’Afrique de l’ouest sont en principe admis dans les pays d’Afrique centrale, et vice versa. Mais dans la pratique, il y a souvent un refus, voir une décote frisant parfois les 60 %. La mauvaise nouvelle de l’histoire de la zone franc est que la convertibilité n’existe qu’avec le Trésor français. En fait, le FCFA n’est pas accepté dans la majeure partie de la zone euro et certainement pas aux États-Unis sauf si la conversion se fait par l’Euro. C’est donc en fait l’Euro qui est converti. Le Franc CFA est une monnaie non convertible sauf avec la France. On peut s’interroger sur la cohérence de la France à vouloir que la zone franc de l’Afrique de l’ouest ne commerce pas avec la zone d’Afrique centrale. Et si c’était délibéré ? Le Président François Hollande tentera avant la fin du terme de son mandat de faire comprendre aux populations africaines qu’il n’a pas l’intention de faire perdurer tout ceci. A moins que ce ne soit justement l’inverse compte tenu de la récession économique en France !

Comme les pays africains francophones doivent transférer sur les comptes du Trésor français au moins 50 % (la moitié) de leurs réserves de change, l’avenir du franc CFA semble compromis. Il n’y a aucun signe déterminant et positif des autorités politiques et financières africaines, notamment les ministres des finances et les  gouverneurs des banques centrales, pour une sortie de la Zone franc, encore moins pour la création d’une monnaie commune africaine au niveau sous-régional ou en zone francophone. Les critères de convergence entre les deux zones (ouest et centrale) des pays africains francophones ne convergent pas, sauf sur papier. Le projet du Fonds monétaire africain, de la Banque centrale africaine et de la monnaie africaine commune (régionale ou continentale) sont systématiquement reportés dans le temps… on parle déjà de 2015, voire 2021 et même 2023. Pourtant, une démocratie efficace, c’est-à-dire le respect de la vérité des urnes, dans les économies francophones pourrait permettre d’accélérer le mouvement vers la défense des intérêts des populations africaines. Est-ce que cela peut se faire sans heurter les intérêts non plus de la France, mais des agents de la Françafrique qui se sont fondus dans les forêts sacrées africaines des groupes ésotériques ? Rien n’est moins sûr !

Selon les statistiques du Fond monétaire international et si l’on compare la moyenne des résultats de la période 2004-2008 avec l’année 2012, l’Afrique subsaharienne fait mieux que la zone franc tant au plan de l’amélioration de la richesse par habitant (PIB par habitant) que du solde budgétaire global incluant les dons (voir Tableau 1).YEA.

 

 

 

Source : http://amaizo.info

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:57

Un pays maladroit avec les droits humains selon un rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

 

Biya-marafa

Liberté d’expression: Le Rapport qui accuse le Cameroun 

 Selon le document remis le 15 octobre courant au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies par certaines organisations internationales, notamment, Pen international, le Comité pour la protection des journalistes et Internet Sans Frontières, la liberté d’expression serait en péril au pays de Paul Biya...

Selon le document remis le 15 octobre courant au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies par certaines organisations internationales, notamment, Pen international, le Comité pour la protection des journalistes et Internet Sans Frontières, la liberté d’expression serait en péril au pays de Paul Biya...

Dans ce rapport, le Cameroun est présenté comme un « pays dans lequel être un écrivain ou journaliste, à la fois en ligne et hors ligne, est risqué ». Le document se fait fort de démontrer comment le pays a utilisé des mesures de plus en plus autoritaires pour réprimer écrivains, musiciens, et presse. On y apprend que de nombreuses lois pénales punissent les écrivains et les journalistes en raison de leur travail, autorisent les détentions provisoires de longue durée dans des prisons surpeuplées, la torture systématique, et favorisent l'inexistence de procès équitable.

« Les écrivains qui expriment une opinion dissidente au Cameroun courent un risque énorme », explique Cathal Sheerin, chercheur sur l'Afrique à Pen international. « Enoh Meyomesse, le fondateur de l'Association des écrivains Cameroun, continue de croupir en prison, à Kondengui, depuis 11 mois, dont un mois passé en isolement, bien que toutes les charges contre lui aient été abandonnées». « Meyomesse est actuellement en procès devant un tribunal militaire, avec un accès minimal à ses avocats ou à des soins médicaux ».

Le gouvernement a également durci le ton sur la presse en imposant, de manière sélective, aux journaux et publications des licences coûteuses. « Enquêter sur la corruption et rapporter les troubles politiques sont des actes punissables pour les journalistes camerounais, qui peuvent conduire à leur arrestation et même à la mort », a expliqué Mohamed Keita, coordonnateur Afrique au Committee to Protect Journalists (Comité pour la protection des journalistes). « L'autocensure n'est pas un mécanisme de sécurité durable et compromet le droit des citoyens à une information indépendante et fiable, qui leur donne les moyens de prendre des décisions vitales. »

Les menaces sur la liberté d'expression persistent également en ligne. Le Cameroun a bloqué du contenu sur Internet et encourage la privatisation de l'application de sa loi contre la cybercriminalité, sans contrôle judiciaire suffisant. Moins de 5% des Camerounais ont aujourd'hui accès à Internet. Ce faible taux de pénétration s'explique par le contrôle rigoureux que l'Etat camerounais exerce sur l'infrastructure et une réglementation stricte, qui ont pour conséquence des coûts exorbitants pour les fournisseurs d'accès à Internet et les utilisateurs.

« Selon l'Onu l'accès à Internet est un droit de l'homme, fondamental au développement personnel et économique. Au Cameroun, l'Internet n'est pas accessible à tous. Le contrôle de l'Etat sur l'Internet et le monopole qu'il exerce sur son accès entravent la libre contribution de ses utilisateurs ainsi que leur expression en ligne », explique Archippe Yepmou, président d'Internet sans frontières.

L'audition du Cameroun par le Conseil des droits de l'homme, afin de répondre aux griefs formulés contre lui, aura lieu en avril et en mai 2013.



Source : Le Messager 

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:51

 Oui à une intervention militaire au Nord du Mali ! - Non à quelque négociation que ce soit avec les groupes armés

Ansar dine

                                                             Mercredi 17 Octobre 2012

 

  COLLECTIF DES MALIENS DE LA DIASPORA
                                                                            


Le Collectif des Maliens de la Diaspora salue la Résolution 2071 du Conseil de Sécurité des Nations Unies dans laquelle l’organisation onusienne :

  • réaffirme son ferme attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali ;
  • affirme sa disponibilité à donner suite à la demande des autorités de transition du Mali tendant à ce qu’une force internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du Nord du Mali, dès que les précisions demandées à ce effet seront obtenues.

 
Aussi, le Collectif des Maliens de la Diaspora salue la grande mobilisation qui a eu lieu le 11 octobre 2012, à Bamako, à l’initiative du FDR et du COREN, pour soutenir les  autorités maliennes dans leurs démarches pour une intervention internationale aux côtés de nos Forces armées de défense et de sécurité pour la libération de nos régions nord.
 
En cette veille de réunion du groupe de suivi sur le Mali qui se tiendra le 19 octobre 2012 à Bamako, le Collectif des Maliens de la Diaspora invite le peuple malien à rester mobilisé et vigilant afin que toute négociation ou dialogue politique sur la gestion future des zones occupées ne se fasse qu’avec les représentants légitimes de toutes les communautés des régions nord du Mali. Il faut que le principe de la majorité démocratique prévale dans toute décision. Il va de soi que ni le MNLA, ni Ansar Dine ne pourront avoir leur place dans ce cadre.
Le Collectif des Maliens de la Diaspora rappelle que vouloir faire une différence entre MNLA, Ansar Dine, AQMI et MUJAO reviendrait à commettre une grave erreur et nourrir les bases de futures crises.
La paix dans cette région passe nécessairement par l’éradication de tous ces groupes sans exception.
 
Vive le MALI un et indivisible !

                                                                Genève, Le 17 octobre 2012
                                                                          Pour le Collectif

                                                                  Le président

                  Amadou Traore

 

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:40

 L’acharnement sur le patriote Enoh Meyomesse par le régime de Yaoundé continue. Compte Rendu de l’audience du 19 octobre 2012

enoh meyomesse

 

La 2eme audience du procès d’Enoh Meyomesse et ses coaccusés s’est tenu ce jour au tribunal militaire de Yaoundé.

Prévue pour commencer à 9h, La trentaine de prévenues venant de la prison de Kodengui  ne vont arriver qu’aux environs de 11h. Enoh contrairement aux autres qui sont menottés deux par deux sera seul dans ses menottes.

 

Plus marquant sera le fait que lui et ses amis sont les plus âgés, le reste étant composé des jeunes pour ne pas dire des adolescents.

Ce n’est qu’à 11h30 que la cour se met en place et les jugements vont commencer.

 

A 14h exactement nos prévenus seront appelés à la barre. On rappellera les raisons qui avaient poussé au renvoi à ce jour, à savoir l’absence d’avocat de deux accusés et l’absence des coréens.

 

Comme témoin de l’accusation, seul le Capitaine Dogmo Temgoua est présent.

Les coréens malgré que l’on ait commis un huissier avec mandat d’amener, ne seront pas la ainsi que les autres témoins à charges.

 

Enoh et Benoit Ndi ont leurs avocats

Manda en premier fera comprendre à la cour qu’il n’a pas de moyen pour se payer un avocat et souhaite se défendre seul afin que cela ne retarde pas les débats.

Un avocat, Me Gouem representé par Me Simh va en effet se constituer pour Song Kanga, bien que sa demande ne soit pas encore examinée. Kanga fera savoir qu’il pourra se défendre seul en attendant que les formalités soient remplies.

 

La demande de liberté provisoire introduite par Song sera débattue. Après des échanges entre le commissaire du Gouvernement et Song Kanga, la demande de liberté sera rejetée.

 

Le juge va annoncer le renvoi du procès au 16 novembre, ce qui va pousser Enoh à demander la parole. Avec une voix cassée,  irritée, grave et pleine de dépit il dira au juge comment la vie est terrible, difficile à Kodengui et que c’est énorme de renvoyer l’affaire dans un mois. Quand le juge dira qu’il sait que c’est dure à kodengui, Enoh lui dira qu’il imagine seulement sans  y vivre, que c’est abominable la bas et il souhaite que la prochaine audience se tienne la semaine suivante.

Malgré tout elle sera renvoyée au 16 novembre pour deux raisons : que Me Gouem se constitue formellement pour l’accusé Song Kanga et les coréens dont un mandat d’amener a été délivré pour eux soient présents.

 

Dépité les quatre co-accusés retournerons à leur place, se faire menotter et attendre que l’on les ramène à Kodengui.

J’échangerai avec Enoh via un gardien de prison, il va me remettre un courrier d’un de ses « collègues » prisonnier qui lui aurait demandé de l’aider à transmette son courrier. Il me fera savoir qu’il a besoin de sous, mais je ne pourrais le lui remettre car les gardes prisonniers veillent aux grains et s’irritent des allées et venues de leur collègue. Il va me promettre de m’appeler.

 

C’est alors que nous allons laisser le tribunal militaire, tout aussi dépité qu’eux.



Bergeline DOMOU

Bp: 15742, Yaoundé 

Tél: (+237) 999 666 71 / 77 33 38 52 / 22 11 83 41 

Skype: bergerone237 

Email: b_domou@hotmail.com 

Cameroon

 

 

                                     


 


 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:33

REMENBER THOMAS SANKARA : IL FAUT OSER INVENTER L’AVENIR.


 

                          


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=FhkqN6KTtJI

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:31

AFFAIRE Etat du Cameroun contre les Combattants Mboua Massok et Yon Mbok. Le délibéré prévu le 8 octobre 2012 à 12h est renvoyé au 22 octobre 2012 à 12h.

mboua-massock

 

3 mois à 4 ans de prison pour Mboua Massok ou alors... ?

AFFAIRE Etat du Cameroun contre les Combattants Mboua Massok et Yon Mbok.
Le délibéré prévu le 8 octobre 2012 à 12h est renvoyé au 22 octobre 2012 à 12h.
Accusé de REBELLION ils risquent entre 3 mois et 4 ans de prison.

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:27

Nkosazana Dlamini-Zuma  Mama  Africa aux commandes de  de l’Union Africaine officiellement.

Nkosazana-Dlamini-Zuma.jpg

La Sud africaine, membre de l'ANC va désormais présider à la destinée de la commission de l’Union Africaine. Suite logique d'un parcours hors norme 

 

Elle est la première femme et la première anglophone à prendre la tête de la Commission de l'Union africaine. A la suite d'une bataille rude qui l'a opposée à Jean Ping et qui a mis aux prises les grandes zones du continent. Au delà de cette nomination, Nkosazana Dlamini-Zuma est d'abord une femme politique d'expérience, une grande habituée des arènes internationales. A 63 ans, l'ancienne chef de la diplomatie sud-africaine, ex-épouse du président Jacob Zuma, est considérée comme une dame de fer, dont l'efficacité est reconnue. Nkosazana Dlamini-Zuma est une des femmes les plus influentes de sa génération. Médecin de formation, militante au sein de l'African National Congress (ANC) contre le régime d'apartheid, elle a été ministre depuis 1994. Pendant dix ans à la tête du ministère des Affaires étrangères, elle y a été l’artisane d'une diplomatie tranquille, notamment envers le Zimbabwe avec qui son pays mène une politique de bon voisinage. En 2009, l'ex-épouse du président Jacob Zuma est devenue son ministre de l'Intérieur. Sa rigueur, sa poigne et son caractère bien trempé lui ont permis de remettre de l'ordre dans cette maison très mal gérée. Quand elle évoque ses priorités pour l'Union africaine, elle promet, là encore, de renforcer l'organisation. On la sait austère, mais capable de s'entourer de bons administrateurs. Et à ceux qui s'inquiètent encore de voir l'Afrique du Sud, première puissance économique du continent, avoir la main mise sur l'Union africaine, elle répond que ce n'est pas l'Afrique du Sud, mais uniquement elle, qui s'apprête à déménager au siège de l'organisation à Addis-Abeba. Parmi les grandes priorités qu'elle s'est fixée durant son mandat on retrouve en tête le développement du continent.  Si la nouvelle présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a été mariée avec le président Jacob Zuma, elle ne lui doit pas sa position. Lors de la conférence de Polokwane, en 2007, son nom avait déjà circulé pour succéder à Thabo Mbeki à la présidence.

 

Née le 27 janvier 1949, Nkosazana est une femme politique d'Afrique du Sud, membre du congrès national africain (ANC). Nkosazana Dlamini est née dans une famille zoulou dans la province du Natal. Ainée de huit enfants elle effectue sa scolarité au collège d'Amanzimtoti, située sur la côte du Natal. En 1971, elle commence des études de botaniste et de zoologie à l'université du Zoulouland. Diplômée en science, elle continue des études médicales à l'université du Natal. Durant ces années d'études, Nkosazana Dlamini mène une activité politique souterraine au sein du Congrès national africain, interdit par le gouvernement blanc afrikaner au pouvoir. En 1976, elle est élue vice-présidente de l'Organisation des étudiants sud-africains. C'est cette même année qu'elle est contrainte de s'exiler et de rejoindre la Grande-Bretagne pour terminer ses études médicales à l'université de Bristol en 1978. Désormais docteur en médecine, elle revient en Afrique, au Swaziland pour travailler à l'hôpital de Mbabane où elle rencontre Jacob Zuma, son futur mari. En 1985, elle poursuit ses études à l'université de Liverpool par un diplôme spécialisé dans les maladies tropicales infantiles. Elle prend ensuite un poste à la direction de la santé de l'ANC avant de devenir la directrice d'une organisation britannique non gouvernementale consacrée aux problèmes de santé des réfugiés. En 1992, Nkosazana Dlamini-Zuma participe aux négociations constitutionnelles entre l'ANC et le gouvernement sud-africain de Frederik de Klerk. En 1994, elle devient le premier ministre noir de la santé d'Afrique du Sud dans le gouvernement de Nelson Mandela. Une de ses priorités est alors la lutte contre le tabagisme. Elle fait ainsi interdire de fumer dans tous les lieux publics en 1999. En 1995, Nkosazana Dlamini-Zuma est faite docteur honoraire de l'université du Natal et de l'Université de Bristol en 1996. En juin 1999, suite aux élections générales, le nouveau président, Thabo Mbeki, la nomme ministre des affaires étrangères. En décembre 2007, proche de Mbeki qui en ferait bien son successeur à la présidence du pays, elle est candidate pour être l'un des cinq membres du conseil exécutif de l'ANC lors du congrès du parti à Polokwane. Elle est battue par un proche de Jacob Zuma alors que ce dernier est élu président de l'ANC avec 60 % des voix contre 40 % à Thabo Mbeki. En soutenant la candidature de la dame de fer au sein de l'UA, l'Afrique du Sud a rompu un pacte non écrit qui veut que les grands d'Afrique laissent la commission aux petits pays et ce, afin d'éviter l'hégémonie des puissants. Nkosazana Dlamini-Zuma inaugure donc une nouvelle ère, celle d'une Afrique où le leadership est assumé.

Par Carmen Olivia Bilé

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:24

Un rapport du ministère français de la Défense fait froid dans le dos – Le nationalisme africain et le panafricanisme présentés comme des « menaces » pour l’Occident !


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Et si les rapports des experts en questions stratégiques, dans toute leur aridité, étaient plus à même de nous éclairer sur les vrais enjeux de notre monde que le storytelling des médias occidentaux dominants dégoulinants de «bons sentiments» manipulatoires ? En tout cas, le dernier rapport édité par le ministère français de la Défense, et qui est plus que jamais «à la mode» alors que le sommet de la Francophonie de Kinshasa se prépare fiévreusement [cet article a été publié pour la première fois le 10 octobre 2012, ndlr], gagne à être lu et analysé. Le rapport prospectif à 30 ans dénommé «Horizons stratégiques» décrit les tendances lourdes de la politique extérieure et de défense française à long terme. Ce qui signifie qu’il est, peu ou prou, endossé par les deux principaux partis de gouvernement qui dirigent alternativement la France – et qui se prémunissent avec une solidarité exemplaire contre toute menace qui viendrait troubler leur confortable jeu de ping-pong.

Bertrand Badie, un des plus éminents spécialistes des relations internationales de l’Hexagone, qui dirige L’Etat du monde, encyclopédie géopolitique de référence et enseigne à Sciences-Po Paris, ne s’y est pas trompé. «Hollande est dans la continuité de Sarkozy. Pas tellement sur le verbe et la forme, car les deux hommes n'ont pas le même tempérament, mais sur le plan thématique, sur la ligne politique, François Hollande n'a pas montré de volonté forte de rupture. La politique étrangère a été la grande absente de la campagne électorale, aucun thème n'a été soumis au débat public, il n'est donc pas étonnant que Hollande n'ait annoncé ni proposition nouvelle, ni initiative spectaculaire, ni virage politique. (…) Depuis le début de la Vè république, la gauche n'a jamais fait l'effort de définir ce qu'est une politique étrangère de gauche. François Mitterrand qui avait vilipendé la politique étrangère du général de Gaulle s'est finalement aligné lorsqu'il a accédé à l'Elysée en 1981. Et ses successeurs ne se sont pas beaucoup intéressés à la politique étrangère. Il y a là un manque. Le travail de critique et de réflexion en profondeur n'est pas mené. D'ailleurs, la politique étrangère de Nicolas Sarkozy a été très peu critiquée par la gauche. Il n'y a pas eu de débat sur l'intervention en Libye. Celui sur la réintégration de la France dans l'Otan a été extraordinairement discret», a-t-il expliqué le 27 septembre dernier dans Le Journal du dimanche.

Le style change, mais le fond demeure, donc. Du coup, le document stratégique du ministère de la Défense, visiblement finalisé fin avril dernier – avant donc la débâcle de Nicolas Sarkozy – reste d’actualité. Que dit ce document sur le monde, la France et l’Afrique ?

 

Le déclin de l’Occident anticipé… et redouté 

 

Le texte indique que parmi les «lignes de force» des décennies qui viennent, il y a «la fin de la domination occidentale». Nous nous dirigeons manifestement vers «un monde post-américain». Il existe «un risque de déclassement de l’Europe», et «l’affirmation de nouvelles grandes puissances, aux trajectoires toutefois incertaines» (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), devrait se poursuivre. «L’accélération de la mondialisation» est également une ligne de force dans un contexte de «transition géopolitique marquée par une instabilité et une volatilité croissantes». Tout cela, on s’en doutait un peu…

Qu’anticipe donc le document stratégique français en ce qui concerne l’Afrique subsaharienne ? «Vingt ans après la fin de la guerre froide, le continent devrait continuer à voir son importance géopolitique s’accroître sous l’effet de la concurrence économique entre puissances émergentes «du Sud» (Chine, Inde, Brésil) et puissances en déclin relatif (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie). Néanmoins, les sous-régions d’Afrique pourraient évoluer distinctement en fonction de leur environnement extérieur (systèmes Corne/péninsule arabique), Sahel/Maghreb/Europe, Afrique de l’Est/sous-continent indien». Est-ce à dire que, de par la proximité géographique, l’Europe a un «rôle à jouer» bien plus important en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord qu’ailleurs ? Sans doute. La question qui se pose est la suivante : par quels moyens, dans ces zones spécifiques, les Occidentaux déclinants mèneront-ils la «guerre économique» contre leurs nouveaux concurrents émergents ? L’actualité nous fournit quelques débuts de réponse à cette interrogation, et ils peuvent paraître effrayants.

 

Des «printemps arabes» en Afrique ? Non merci 

 

Pourquoi la presse française se passionne-t-elle pour les processus de changements de régime dans le Moyen-Orient, tout en s'indignant si peu des dénis démocratiques dans les pays d’Afrique francophone, où Paris a pourtant les moyens de faire avancer les choses dans le bon sens, à coups d’amicales pressions, loin de la «démocratie des bombes» à laquelle la Côte d’Ivoire, par exemple, a payé un lourd tribut ? Pourquoi, en plein printemps arabe, Ségolène Royal débarque-t-elle à Ouagadougou pour apporter un soutien sans équivoque à un Blaise Compaoré qui veut modifier la Constitution et fait face à la colère de son peuple ? Peut-être parce que les «policy-makers» français ne croient pas en l’avènement d’une émancipation démocratique au sud du Sahara. La pauvreté et le tribalisme seraient des facteurs bloquants. «Une extension généralisée en Afrique subsaharienne des poussées démocratiques arabes paraît peu probable. Si certains éléments structurels (alternance bloquée, jeunesse diplômée au chômage, marginalisation d’une partie de l’armée) peuvent constituer un terreau favorable à un soulèvement populaire, plusieurs caractéristiques limitent de fait les évolutions politiques en Afrique à court et à moyen terme : l’absence de classe moyenne, les divisions identitaires et la faible institutionnalisation de l’État, notamment. Seuls quelques pays, dans lesquels une société civile solide, produit de l’histoire locale (syndicats, églises, chefferies traditionnelles), fait face à un État fort ou à un pouvoir bloqué, sont susceptibles de suivre la voie arabe, si certaines circonstances sont réunies (crise économique, élection grossièrement truquée…)», indique le document. L’analyse n’est pas tout à fait dénuée de fondement, mais les références obsessionnellement ethnographiques de la France officielle quand il s’agit de l’Afrique, par exemple, indiquent d’une certaine manière qu’elle n’est pas pressée que la situation change. Les pouvoirs qu’elle soutient n’encouragent pas, généralement, une plus forte institutionnalisation de l’Etat. N’accompagne-t-elle pas avec enthousiasme un régime Ouattara qui a substitué des milices tribales à une armée nationale et n’a-t-elle pas longtemps soutenu une rébellion ivoirienne qui détruisait l’Etat pour le remplacer par des baronnies féodales dont les «Comzones» sont des figures emblématiques ?

 

Sécessions et migrations 

 

«La remise en cause des frontières actuelles pourrait aboutir à la création de nouveaux États ou à des redécoupages plus ou moins violents (Sud-Soudan, Somalie…). La rupture du tabou de l’intangibilité des frontières pourrait avoir des effets en cascade sur l’ensemble du continent, voire au-delà», anticipe le rapport. L’on se souvient forcément qu’à Paris, la perspective d’une sécession du Nord-Mali, tant qu’elle ne disait pas son nom et qu’elle était incarnée par le MNLA, était une option sérieuse. Le soutien à des irrédentismes ou à des séparatismes sera-t-il demain, plus que jamais, un moyen de peser sur des situations géopolitiques ou de «semer l’effroi» parmi des nations africaines désireuses de s’affranchir ou de tester certaines formes d’indocilité ? «Des catastrophes écologiques majeures liées aux premiers effets du changement climatique, notamment dans les zones les plus fragiles, pourraient déboucher sur de vastes mouvements de populations, intra et intercontinentaux, sources de déstabilisation majeure», écrit l’étude. Ce qui se passe dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, militairement conquis par des hommes faisant face chez eux à l’avancée du désert, est-il une préfiguration de ce type de «catastrophes» ? Les grandes villes de la côte ouest-africaine, épuisées par l’exode rural et de «l’abandon» d’une partie du Sahel, pourraient-elles vraiment, en partie, être noyées dans les flots de l’érosion côtière ? Ces questions interpellent les pouvoirs et l’intelligentsia du continent.

 

Le nationalisme africain… menace pour l’Occident ! 

 

Ce qui est inédit dans ce rapport produit par les experts du ministère français de la Défense, c’est qu’il classe désormais les souverainistes africains comme des ennemis potentiels. «Des crises dites «identitaires», fruit de l’instrumentalisation de catégories communautaires par certains acteurs politiques et économiques (partage du pouvoir et des richesses), pourront encore survenir. Le fondamentalisme, voire le radicalisme, religieux, tant musulman que chrétien, pourrait progresser, en l’absence de perspective d’intégration économique et politique des populations les plus pauvres et, surtout, des jeunes. Parallèlement – et paradoxalement – les sentiments nationalistes et/ou panafricains pourraient se développer, parfois au détriment des intérêts occidentaux». Vous avez bien lu ! Ceux qui pensent une Afrique forte, indépendante, libre de ses choix, y compris en matière économique, sont des menaces pour l’Occident ! Et cela est dit de manière «décomplexée», dans un pays où le discours ambiant, certes souvent en contradiction avec les actes et les pratiques, tient, de Charles de Gaulle à Dominique de Villepin, l’indépendance des nations pour une sorte d’absolu ! Comme si cela n’était pas assez clair, le journaliste Adrien Hart, dans un article publié par Slate Afrique, précise la pensée des rédacteurs du rapport : «Tout le monde garde à l’esprit les violents appels anti-français de leaders politiques pro-Gbagbo lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. L’avenir africain verra-t-il la multiplication de clones de leaders populistes comme Charles Blé Goudé ou de Julius Malema ? On ne le souhaite pas.» Et si ce background structurel était une clé permettant de comprendre la structure intellectuelle de ceux qui ont «pensé» l’assimilation grotesque du groupe islamiste Ançar Dine et de l’opposition ivoirienne en exil ? N’était-il pas question, au final, d’assimiler deux types d’acteurs qui représentent les menaces absolues ? Et si, au fond, la France officielle «préférait» d’une certaine manière les salafistes, dont la dangerosité est facile à «vendre», aux nationalistes africains, contre qui les opinions européennes comprendraient moins que l’on aille en guerre ? Ce débat n’est pas superficiel. Dès lors que l’on se convainc de ce que la principale menace identifiée par les stratèges officiels de l’Hexagone est le réveil de ce que nous appelons volontiers «l’Afrique digne», il devient évident que l’alliance avec des forces représentant la féodalité tribale voire le fanatisme religieux peut être envisagée contre les souverainistes africains. Les guerres civiles et les sécessions deviennent dans ce contexte des «problèmes» certes. Mais des «problèmes» qui légitiment une présence militaire, donc stratégique, accrue et vertueusement présentée. Puisqu’il s’agit de sauver l’Afrique contre elle-même en «empêchant les massacres».

 

La France veut continuer d’occuper militairement l’Afrique 

 

Il y a une quinzaine d’années, la mode était aux concepts mettant en avant le retrait progressif de l’armée française du continent au profit de forces africaines de maintien de la paix. Ce n’est plus le cas. Ainsi, le rapport «Horizons stratégiques» met en valeur deux tendances lourdes attendues : un affaiblissement économique de l’Europe et un maintien plus que jamais d’actualité de la présence militaire française. L’amoindrissement de la part relative de l’Europe en tant que principal fournisseur d’aide publique au développement est susceptible d’affecter le tropisme européen des pays d’Afrique subsaharienne au profit des puissances émergentes majeures», peut-on ainsi lire. «Résultant de l’incapacité des États à contrôler leur territoire, la multiplication et l’extension des « zones grises », concentrant groupes criminels organisés (trafiquants, terroristes) et groupes rebelles, pourraient nécessiter des interventions occidentales auxquelles des pays européens, et la France en particulier, pourraient être amenés à participer», indique le rapport. La France a l’intention, dans les prochaines décennies, d’investir plus que jamais l’Afrique, qui «restera une zone de convoitises et de confrontations potentielles et une zone d’intérêt stratégique prioritaire pour la France». Le rapport trace les contours d’un mode d’intervention qui n’entend pas changer en Afrique, y compris au cœur des grandes villes. «Le renouvellement des accords de défense avec plusieurs partenaires africains confère à la France des responsabilités particulières en matière d’assistance, appelées à s’inscrire dans la durée. La présence de nombreux ressortissants français dans les villes, dans un contexte de forte insécurité, devrait renforcer la nécessité de disposer de capacités d’évacuation adaptées. Celles-ci devront de plus en plus être coordonnées au niveau international et avec les acteurs locaux, notamment privés», écrivent les rapporteurs. Qui préfèrent nourrir la perplexité quant aux capacités de l’Union africaine qu’il est plus que jamais question de contourner, voire de délégitimer. Au profit, sans doute, d’institutions vassales (comme la CEDEAO) ou d’institutions en partie contrôlées par Paris : Union européenne, ONU, etc… «La France continuera d’accompagner les organisations continentales et sous-régionales africaines dans le développement des instruments de sécurité collective, en privilégiant les cadres multilatéraux (UE, Onu, etc.). L’insuffisance probablement persistante des instruments de sécurité collectifs placés sous l’égide de l’Union africaine, quels qu’en soient les progrès en termes capacitaires, renforcera le besoin de politiques globales alliant sécurité, développement et gouvernance selon des axes bilatéraux et multilatéraux ad hoc et la mise en place de partenariats régionaux efficaces», écrivent les rapports. Voilà qui est clair. Il revient désormais au leadership africain «non aligné» d’en tirer toutes les conséquences. Froidement.

 

Théophile Kouamouo

Source : Le nouveau courrier 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:20

Dites-moi pourquoi l’infantilisanisme et le paternalisme de l’Afrique Francophone commencent toujours par un discours à Dakar au Sénégal ?

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L’actualité africano-française de ces derniers jours ne m’a pas laissé indemne. Elle m’a fait bouillir les veines. Un coup de gueule était de rigueur et s’imposait.

Dites-moi, pourquoi les présidents français se croient-ils obligés de venir faire de « beaux discours », creux et ennuyeux, en Afrique et en commençant par Dakar au Sénégal, quand dans les faits, ils ne bougent pas du doigt la Françafrique, franchement?

Plusieurs fois dans son discours, François Hollande insiste: « LA FRANCE VOUS Y AIDERA ». C’est justement cela notre problème, Monsieur Hollande, nous ne voulons plus de votre tutelle écrasante et infantilisante et de votre paternalisme insultant. « Lâchez-nous les baskets », comme on dit, nous voulons notre indépendance et revendiquons notre souveraineté et notre liberté de choisir les partenaires internationaux que nous voulons. VOUS N’AVEZ ENCORE RIEN COMPRIS A L’AFRIQUE!!!

« Le temps de la Françafrique est révolu »? Ok, commencez par démanteler vos bases militaires dans nos pays pour faire faire quelques économies à votre pays, la France, en faillite et nous rendre notre souveraineté.

« Les émissaires, les intermédiaires, les officines trouvent désormais porte close à l’Elysée ». Ah bon? Charmant, ce discours! Mais nous vous attendons sur les actes. En attendant, devons-nous vous faire remarquer, cher Monsieur, que dès votre accession au pouvoir, c’était le ballet des chefs d’Etats africains parmi les moins recommandables, reçus à l’Elysée, notamment les sieurs Ouattara et Compaoré, actuels piliers de la françafrique triomphante. Mauvais signal envoyé aux Africains!

Comme le dit Thierry MBEPGUE, Combattant de la liberté, sur sa page facebook, parlant de vous, « CET HOMME N’A RIEN COMPRIS DE NOS REVENDICATIONS! ». Avant d’ajouter: « De passage à Dakar où il va rejoindre par la suite Kinshasa, François Hollande, a déclaré sans détour: « La volonté de la France est d’être toujours à vos cotés ». Voilà que lui aussi n’a rien compris de ce que veut l’Afrique actuellement, il n’a rien compris du sens du mot LIBERTE, il fait semblant de ne pas comprendre que l’Afrique ne veut plus être considérée comme son élève ou son enfant. La seule véritable chose que nous attendons de la France, c’est notre indépendance POLITIQUE et ECONOMIQUE. La fin de l’ASSISTANAT ». C’est très clair!

Et quand François Hollande décoche, au XIVème Sommet de la francophonie, à des nègres obséquieux, dans une salle acquise à sa cause, ce samedi 13 octobre 2012 à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC), « la francophonie doit porter la démocratie, les droits de l’homme, le pluralisme et le respect de la liberté d’expression », nous ne pouvons manquer l’occasion de l’inviter à venir jeter un oeil en Côte d’Ivoire, au pays de son obligé Alassane Ouattara. Aucune de ces valeurs démocratiques n’y a cours, en ce moment. L’a-t-on entendu à ce sujet, depuis 6 mois qu’il a été élu à la tête de la France et qu’il la proclame amie de l’Afrique?

Il n’est pas sans savoir que le chef de l’Etat ivoirien y écrase son opposition, jette en prison ses leaders, musèle sa presse, enlève et torture ses militants et condamne les anciens partisans et soutiens de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, dans des procès portés par une justice des vainqueurs. En outre, il cautionne le massacre de populations innocentes comme les réfugiés du camp de Nahibly, à Duékoué, dont les auteurs ne font l’objet d’aucune espèce d’enquête judiciaire. Une prime absolue au crime et à l’impunité. Hier encore, 3 charniers de cet affreux carnage qui avait fait plus de 230 morts viennent d’être découverts. La justice ivoirienne s’oppose à leur exploration pour que la vérité sur ces plus de deux centaines de morts (seulement 12, selon le gouvernement Ouattara) éclate au grand jour. Nous n’avons pas encore eu droit à un pépillement de sa part sur ces questions brûlantes d’actualité!

Et même qu’un citoyen français, Monsieur Michel Gbagbo, croupit dans les geôles de Ouattara, plus exactement dans ses goulags du Nord, pour délit de patronyme. A-t-il même daigné faire allusion au dossier, ne serait qu’un jour en passant? Facile de dire aux Salafistes du Nord Mali et à AQMI: « Nous ferons notre devoir: libérer nos compatriotes et ne rien céder au terrorisme ». Ah bon? Qu’en est-il alors du français Michel Gbagbo? Y aurait-il deux catégories de français? D’un côté, ceux pour qui on écume le monde et de l’autre, ceux qui ne valent pas la balle pour les abattre?

Cher Monsieur François Hollande, ne nous prenez pas pour des imbéciles!!!

Il fallait que je le dise.

 

Salut à tous et que DIEU bénisse l’Afrique et la Côte d’Ivoire!

DINDE Fernand AGBO

Résolument anti-impérialiste

Source : http://regardscroises.ivoire-blog.com/

 

 

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine