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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 23:13

Wade invité à s’expliquer sur 2 milliards du Sénégal retrouvés en Côte d’Ivoire.

wade

L’examen du projet de loi de finances rectificatives 2012 a permis de mettre à nu une gaffe de Me Wade. Les deux milliards alloués à l’Assemblée Nationale lors de son magistère ont été retrouvés en Côte d’Ivoire. Les députés demandent des explications

«Ces deux milliards destinés à l’Assemblée Nationale ont servi à acheter des véhicules pour la Côte d’Ivoire. Il faut nous faire le point sur l’état d’exécution de ces décrets. Et puis le Premier ministre doit passer à l’Assemblée nationale pour expliquer ces actes», demande le député Imam Mbaye Niang dans Wal Grand Place

Claude André Coly 

Source : Lynxtogo

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 23:10

Dlamini Zuma écrit à la CPI et fait de la libération de Laurent Gbagbo une priorité.

Nkosazana Dlamini Zuma

Haut du formulaire

 

La diplomatie pragmatique et préventive, telle que prônée par la toute nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine, est en train de prendre corps et passe à la vitesse supérieure. Les grands dossiers, tels que la crise malienne, la crise en Rdc, la crise au Soudan, et naturellement, celui du célèbre prisonnier de la Haye, Laurent Gbagbo, sont dans la besace de Dlamini Zuma. Qui donne des signaux forts, et non des moindres, depuis son investiture officielle le lundi 15 octobre 2012, à la tête de l’Union. Et en termes d’actions tangibles, Outre le mini sommet qu’elle a convoqué sur la crise malienne, qui a lieu en terre malienne, vendredi 19 octobre 2012, la première personnalité de l’Ua va plus loin. Le règlement de la crise ivoirienne, notamment le contour de l’incarcération de Laurent Gbagbo et les relents politiques liés à cet état de fait, dans la stabilité et le retour de la paix, sont, tout autre dossier brûlant dont elle s’est saisie avec diligence. Une prérogative que s’est octroyée Mme Zuma, sur laquelle revient François Soudan, éditorialiste à Jeune Afrique, sur les ondes de Rfi. Selon le confrère, en faisant sienne la crise ivoirienne, la présidente s’est attachée les services de plusieurs chefs d’Etats africains, y compris ceux qui seraient encore réticents, pour constituer un groupe de pression qui va peser de tout son poids, en faveur de la libération de Laurent Gbagbo. Toujours selon l’éditorialiste, la matriarche africaine s’est attelée en amont, à envoyer un courrier aux juges de la Cpi. Pour leur décliner sa vision de la crise, assortie de propositions, dont ils doivent tenir compte, dans le rendu du verdict du 30 octobre prochain.

 

A en croire François Soudan, qui prétend ne pas être imprégné du contenu total de la missive, mais qui assure avoir eu une idée de la partie liminaire dudit courrier, Dlamini Zuma s’est voulue très formelle dans le règlement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire. Et, écrit-elle en substance : «Sans m’ériger en Avocate défenseur de M. Laurent Gbagbo, encore moins m’immiscer dans les affaires judicaires qui ne sont pas de mon ressort, en tant que première responsable de l’Institution africaine, je prie le collège des juges de s’approprier mes propositions. Etant attendu que la réconciliation en Côte d’Ivoire est étroitement liée à la libération du chef de l’ex-régime». Pour lui, le fait que Dlamini associe à son projet, plusieurs chefs d’Etat, n’est ni moins ni plus une volonté avérée de la Sud-Africaine, d’éteindre tous les brasiers qui consument l’Afrique et freinent son développement. Et dans le répertoire, figurent les plus influents. Qui ne sont autres que Jacob Zuma, Goodluck Jonathan, le Ghanéen John Dramani, le Béninois Yayi Boni, pour ne citer que ceux-là. Et le moins qu’on puisse dire, la nouvelle dirigeante ouvre une nouvelle ère diplomatique, dans le mode de gestion concrète des crises qui minent l’Afrique. Elle qui ne cesse de clamer, haut et fort, et avec fermeté, citant Patrice Lumumba, que l’Afrique n’est «ni française ni russe ni portugaise ni américaine », mais bien africaine. Réputée rigoureuse et efficace, Dlamini Zuma, a largué cette mise en garde : «Nos décisions ne seront facteurs de changement que si elles sont appliquées. Il faut des solutions africaines aux problèmes africains». De célèbres phrases prononcées au cours de la cérémonie d’investiture, qui magnifient celle dont la débauche d’énergie en faveur de Laurent Gbagbo, est une réalité, et qui ne ménage aucun effort pour faire appliquer sa vision. Un pari qu’elle est en phase de gagner. Une belle leçon à inculquer aux avatars de l’affranchissement de l’Afrique, adeptes de l’afro pessimisme, qui militent en faveur de l’asservissement de tout un continent.

 

Marcel Dezogno LG 

Source :Lynxtogo

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:56

200 ivoiriens détenus et torturés à l’électricité par les FRCI de Ouattara selon Amnesty international qui se réveille en enfin.

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Amnesty International sort ses gongs: Ouattara est un tortionnaire ! 

Plus de 200 personnes, dont des membres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, ont été arbitrairement détenues et torturées et beaucoup croupissent toujours derrière les barreaux, révèle aujourd’hui Amnesty International au retour d’une mission d’un mois en Côte d’Ivoire.

Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l’électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu, deux d’entre eux ont été victimes de sévices sexuels » a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Certains ont été détenus pendant plusieurs mois sans pouvoir contacter leurs proches ni accéder à des avocats. »

Laurent Gbagbo a été Président de la Côte d’Ivoire de 2000 à 2010 avant d’être chassé du pouvoir suite à une élection contestée qui a dégénéré en affrontements violents.

Après un conflit de quatre mois qui a fait plus de 3 000 morts, Laurent Gbagbo a été arrêté en avril 2011 puis transféré à la Cour pénale internationale à La Haye pour des inculpations liées aux violences postélectorales.

Durant sa mission, Amnesty International a rencontré quatre détenus dans un lieu de détention non-reconnu comme tel, le Génie militaire, une caserne à Abidjan. Ces personnes avaient été détenues au secret pendant plus d’un mois.

Dans de nombreux cas, malgré des demandes et des efforts inlassables pour retrouver leur proche dans différents lieux de détention, des familles ont été laissées sans aucune information et n’ont appris le sort de leur parent que par le biais d’Amnesty International.

Parmi les personnes détenues dans des lieux de détention non-reconnus comme tels à Abidjan, certaines ont été inculpées d’atteinte à la sûreté de l’État. D’autres ont été remises en liberté sans inculpation ni jugement. Dans certains cas, les remises en liberté ont fait suite à des rançons versées à des membres de l’armée.

Tel a été le cas pour un membre du FPI, qui a été arrêté à Abidjan le 27 août 2012, car accusé d’être un milicien.

Il a été libéré deux jours plus tard contre une rançon. Il a déclaré à Amnesty International : « Mes parents ont d’abord versé 50 000 francs CFA (environ 75 euros), puis après ma libération, mes geôliers sont venus chez moi et ont exigé une somme plus élevée. Je leur ai dit que je ne pouvais pas payer une telle somme et ils ont accepté de recevoir 20 000 CFA (30 euros) ».

Dans un autre cas, un policier est décédé des suites de torture. Serge Hervé Kribié a été arrêté à San Pedro le 21 août 2012 par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, l’armée nationale) et interrogé sur de récentes attaques. Il a été déshabillé, attaché à un poteau, aspergé d’eau puis a reçu des décharges électriques. Il est mort quelques heures plus tard.

Au cours de la mission, Amnesty International a rencontré de hauts responsables proches de Laurent Gbagbo qui sont détenus dans quatre villes du centre et du nord du pays, notamment son épouse, Simone Gbagbo, détenue à Odienné, son fils, Michel Gbagbo, emprisonné à Bouna, et des personnalités majeures de l’administration précédente, détenues à Boundiali et Korhogo.

Tous sont inculpés de plusieurs infractions dont des atteintes à la sûreté de l’État et l’assassinat.

« Certains d’entre eux nous ont dit que, bien que détenus depuis avril 2011, ils n’ont vu le juge d’instruction que deux fois, et ce pour quelques heures », a déclaré Gaëtan Mootoo.

La délégation a rencontré l’un des juges chargés de ce dossier. Celui-ci a déclaré qu’en raison de la confidentialité des enquêtes, il ne pouvait donner aucune information sur les dossiers, mais qu’il clôturerait son enquête avant la fin de l’année.

La délégation d’Amnesty International s’est également rendue à Duékoué et dans les villages environnants dans l’ouest du pays où des fosses communes ont récemment été découvertes.

Amnesty International s’est entretenue avec des personnes déplacées ayant vécu dans le camp de Nahibly qui a été attaqué par des Dozos (chasseurs traditionnels qui sont une milice soutenue par l’État) et des membres des FRCI en juillet 2012 en représailles à la mort de quatre personnes.

Amnesty International a recueilli des témoignages crédibles de nombreuses personnes relatant des détentions arbitraires, des disparitions et des exécutions extrajudiciaires suite à ces événements.

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Cette attaque et les violations qu’elle a entraînées se sont produites alors que les soldats de maintien de la paix de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) étaient stationnés à l’extérieur du camp et bien que la police des Nations Unies était postée à l’intérieur.

« Bien que reconnaissant que le gouvernement ivoirien fait face à une vague d’attaques, nous craignons fortement que les arrestations et la répression en cours ne découlent d’une volonté de représailles et de vengeance », a déclaré Gaëtan Mootoo.

« Plus de dix-huit mois après l’arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011, il est grand temps pour le Président Alassane Dramane Ouattara d’aller au-delà des promesses et de placer le respect des droits humains au sommet des priorités de son gouvernement. »

Amnesty International France 

Service presse – Aurélie Chatelard

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:25

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               C’est en géographe que Manlio Dinucci examine la guerre en Syrie : le déploiement des forces de l’Otan et la coalition ad hoc que l’Alliance a formée, et surtout le mobile stratégique. Le véritable enjeu du conflit n’est pas le changement de régime, mais la fermeture du débouché méditerranéen pour le gaz iranien et le contrôle des réserves de gaz syriennes.

La déclaration de guerre, aujourd’hui, n’est plus d’usage. Pour faire la guerre il faut par contre encore trouver un casus belli. Comme le projectile de mortier qui, parti de Syrie, a fait 5 victimes en Turquie. Ankara a riposté à coups de cannons, tandis que le parlement a autorisé le gouvernement Erdogan à effectuer des opérations militaires en Syrie. Un chèque en blanc pour la guerre, que l’Otan est prête à encaisser.

Le Conseil atlantique a dénoncé « les actes agressifs du régime syrien à la frontière sud-orientale de l’Otan », prêt à déclencher l’article 5 qui engage à assister avec la force armée le pays membre attaqué. Mais déjà est en acte le « non-article 5 » —introduit pendant la guerre contre la Yougoslavie et appliqué contre l’Afghanistan et la Libye— qui autorise des opérations non prévues par l’article 5, en dehors du territoire de l’Alliance.

Éloquentes sont les images des édifices de Damas et Alep dévastés par de très puissants explosifs : œuvre non pas de simples rebelles, mais de professionnels de la guerre infiltrés. Environ 200 spécialistes des forces d’élite britanniques SAS et SBS —rapporte le Daily Star— opèrent depuis des mois en Syrie, avec des unités étasuniennes et françaises. La force de choc est constituée par un ramassis armé de groupes islamistes (jusqu’à hier qualifiés par Washington de « terroristes ») provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays. Dans le groupe d’Abou Omar al-Chechen —rapporte l’envoyé du Guardian à Alep— les ordres sont donnés en arabe, mais doivent être traduits en tchétchène, tadjik, turc, en dialecte saoudien, en urdu, français et quelques autres langues.

Munis de faux passeports (spécialité de la CIA), les combattants affluent dans les provinces turques d’Adana et du Hatay, frontalières de la Syrie, où la CIA a ouvert des centres de formation militaire. Les armes arrivent surtout par l’Arabie saoudite et le Qatar qui, comme en Libye, fournit aussi des forces spéciales. Le commandement des opérations se trouve à bord de navires Otan dans le port d’Alexandrette. Pendant ce temps, sur le Mont Cassioum, au bord de la Syrie, l’Otan construit une nouvelle base d’espionnage électronique, qui s’ajoute à la base radar de Kisecik et à celle aérienne d’Incirlik.

À Istanbul a été ouvert un centre de propagande où des dissidents syriens, formés par le Département d’État US, confectionnent les nouvelles et les vidéos qui sont diffusées par des réseaux satellitaires. La guerre de l’Otan contre la Syrie est donc déjà en acte, avec le motif officiel d’aider le pays à se libérer du régime d’Assad. Comme en Libye, on a fiché un coin dans les fractures internes pour provoquer l’écroulement de l’État, en instrumentalisant la tragédie dans laquelle les populations sont emportées.

Le but est le même : Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d’ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gros gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. Pour cela on veut la frapper et l’occuper.

C’est clair, en Turquie, pour les 129 députés (un quart) opposés à la guerre et pour les milliers de gens qui ont manifesté avec le slogan « Non à l’intervention impérialiste en Syrie ».

Pour combien d’Italiens est-ce clair, au parlement et dans le pays ?

Par Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:15

Des Libyens au service de la colonisation de leur propre pays.  

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Le premier bataillon de la force d’élite de la « Nouvelle Libye » : des Libyens au service de la colonisation de leur propre pays.  

Il y a un an, après avoir démoli l’État libyen avec 10 000 attaques aériennes et des forces spéciales infiltrées, l’Otan concluait l’opération Protecteur Unifié en éliminant Mouamar el-Kadhafi lui-même par la main des services secrets. Mais la guerre ne se terminant pas avec cela. Les fractures, dans lesquelles on avait fiché depuis l’étranger le coin pour dégonder l’État libyen, se sont élargies et ramifiées. À Bani Walid, encerclée et bombardée par les milices de Misrata, c’est aujourd’hui une population entière qui résiste. Tripoli ne contrôle qu’une partie mineure de la « Nouvelle Libye », en proie à des confrontations armées entre milices, à des homicides et des disparitions. Selon le président Mohamed Magarief, ceci est dû à des « retards et négligences » dans la formation d’une armée nationale. Mais qu’il ne s’inquiète pas : le problème est sur le point d’être résolu. Pas à Tripoli, mais à Washington.

Les États-Unis, après avoir dirigé l’opération Protecteur Unifié, se chargent à présent de protéger la « Nouvelle Libye » en la dotant d’une armée. Le Pentagone et le Département d’État sont déjà à l’œuvre pour former une « force d’élite » libyenne de 500 hommes, comme noyau autour duquel construire la future armée. Le financement initial est de 8 millions de dollars, récupérés de la réduction de l’aide au Pakistan pour les « opérations anti-terroristes ».

La mission officielle de la « force d’élite », dont la formation a déjà été approuvée par le Congrès, sera d’ « affronter et vaincre les organisations terroristes et extrémistes violentes ». La sélection des hommes est en cours, sélectionnés par des fonctionnaires du Pentagone, du Département d’État et de la CIA, à travers un screening qui en évalue la capacité physique, la façon de penser et surtout l’attitude envers les États-Unis.

Titre préférentiel : la connaissance de l’anglais (ou mieux de l’américain)(anglais d’Amérique du nord, NdT), langue dans laquelle les ordres leur seront donnés. Ils seront en fait entraînés et de fait commandés par des forces spéciales étasuniennes, transférées en Libye du Pakistan et du Yémen.

Un coup de haute stratégie de la part de Washington.
- En premier lieu, les troupes sélectionnées, entraînées et commandées par le Pentagone, ne seront que nominalement libyennes : en réalité elles auront le rôle qu’avaient autrefois les troupes indigènes coloniales.
- En second lieu, étant donné qu’il faudra des années pour former une armée libyenne, le déploiement de forces spéciales étasuniennes en Libye aura un caractère non pas transitoire, mais permanent. Les USA disposeront ainsi en Libye de leurs propres bases militaires, reliées à celles qui sont en Sicile : aujourd’hui déjà Benghazi et d’autres villes sont survolées par des drones qui ont décollé de Sigonella (Sicile) et sont téléguidés depuis les USA. Les bases serviront à des opérations non seulement en territoire libyen, mais dans d’autres parties du continent (où l’AfriCom est en train d’effectuer cette année 14 « manœuvres militaires » majeures) et au Moyen-Orient (où des milices libyennes sont déjà infiltrées en Syrie).
- En troisième lieu, les USA disposeront d’un instrument de pouvoir non seulement militaire, mais politique et économique, qui leur garantira l’accès privilégié au pétrole libyen.

Et les alliés européens ? On les appellera peut-être pour donner un coup de main, toujours cependant sous commandement étasunien. Une grosse contribution peut être apportée par l’Italie, forte de l’expérience trentenaire de domination coloniale en Libye et de l’emploi des Askaris. En Éthiopie, sous les ordres d’officiers italiens, ils effectuèrent les massacres qui aplanirent la voie à l’Empire.

Par Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:07

mboua massok

Ces magistrats qui condamnent à tour de bras les camerounais pour un oui ou un non doivent savoir que rien n’est éternel. Tout a une fin. Le jour viendra et je suis convaincu qu’il n’est pas loin ou ils devront expliquer leurs actes et en assumer les conséquences.

Par Ntui Moise

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 21:59

 

  upc logo

COMITE DIRECTEUR/STEERING COMMITTEE

BUREAU/BUREAU

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

            Le Bureau du Comité Directeur de l’Union des Populations du Cameroun (BCD de l’UPC) a tenu la session plénière mensuelle à  Douala le Samedi 20 octobre 2012.

 

            Les travaux se sont déroulés sous la présidence du camarade Guillaume Henri NGNEPI de Bandjoun, le camarade Jean Arthur AWOUMOU de Yaoundé 4ème  assurant le secrétariat.

 

            Le BCD de l’UPC a entendu le rapport du Secrétariat du Comité Directeur (CD) sur la situation nationale et l’activité du Parti ; ont été évoqués, des aspects de la situation africaine et internationale qui demandent un examen plus approfondi de la Direction nationale.

 

 A propos de l’activité du parti

 

Le BCD de l’UPC

A examiné le travail du parti sur les campagnes en cours, et se félicite de la sortie et de la mise en circulation des documents (tracts, pétition…)  pour la déchéance d’ELECAM. La campagne pour la collecte des signatures doit continuer et une évaluation sera faite au cours des prochaines rencontres.

 S’est félicité de la sortie de la promotion «Gaston DONNAT» de l’école fondamentale de l’UPC  et a décidé du démarrage de la deuxième session.

            A examiné des propositions pour la commémoration de l’odieux assassinat de Félix Roland MOUMIE, président de l’UPC, empoisonné à Genève et décédé le 3 novembre 1960. Des instructions ont été données aux structures locales du parti pour des manifestations de commémoration, en exploitant au mieux les outils disponibles pour les campagnes en cours.

 

Sur la situation nationale

Le BCD de l’UPC

A discuté sur le démarrage des inscriptions sur les listes électorales par ELECAM avec la biométrie. Une fois de plus, les carences du système ont été relevées ; les décisions prises lors du dernier Comité Directeur sont à appliquer ; en plus, une lettre ouverte au premier Ministre a été décidée ainsi qu’une déclaration sur les inscriptions biométriques.

A consacré une importante partie du temps pour faire la mise à jour du texte sur la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dont la première version est de juin 2000. A la suite de ce travail, il a été dressé une liste de noms de Kamerunais de divers horizons pressentis par l’UPC   pour faire partie de la CENI.

A passé en revue quelques aspects de l’actualité, notamment :

·         L’opération «Epervier» qui se poursuit sans que l’attente des populations soit satisfaite, celles-ci réclament avant tout que les sommes détournées soient récupérées et qu’elles puisent servir au développement du pays.

·         L’installation officielle du Tribunal Criminel Spécial malgré les réserves émises par l’opinion y compris des membres du Barreau et la condamnation des upécistes  qui ont une triste expérience des structures d’exception.

 

 

·         Les inondations dans le septentrion qui font encore des victimes, le Logone étant à son tour sorti de son lit

·         La rentrée scolaire et universitaire dans des conditions toujours plus difficiles pour les populations. A cet effet l’UPC rappelle les propositions élaborées pour la nouvelle école depuis septembre 2010.

·          L’échec de l’équipe nationale de football à pouvoir participer à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations pour la deuxième fois consécutive.

 

Le BCD de l’UPC

 

Rappelle que le changement passe par la lutte actuelle pour obtenir l’expression de la souveraineté populaire à travers des élections justes, libres et transparentes. A ce propos, appelle le peuple kamerunais à se joindre à la campagne pour la déchéance d’Elecam.

 

Douala, le 20 octobre 2012

 

Pour le Secrétariat du Comité Directeur

 

 

 

Hilaire NGOUALEU HAM EKOUE

Secrétaire National à la Presse et Communication

BP : 2860  Douala-Cameroun  Tel : 33 43 87 53  Fax : 33 42 86 29 Cell : 95 69 56 34  / 97 47 14 91   /99 73 03 84

email :  upcbcd@yahoo.fr

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:57

Désintégration du Mali : L’ingérence de l’Algérie et des pays de l’OTAN mise en lumière.

 

Les problèmes au Nord du Mali sont certes partis du sous-développement et du déficit de gouvernance constatés sous les différents gouvernements depuis 1968, mais leur exacerbation est l’œuvre de faits plus complexes dont certains échappent aux seules réalités nationales. C’est le cas de l’ingérence continue et désastreuse de l’Algérie de Bouteflika. Ce pays jadis « ami et frère », représente de  nos jours, la plus grande menace pour la survie du Mali. 

  

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Abdul Aziz Bouteflika, président de l’Algérie

L’Algérie est un pays qui doit beaucoup au peuple malien. Si ces premiers dirigeants ont été reconnaissants et loyaux envers notre pays, ce n’est pas le cas de l’actuelle génération obsédée par les convoitises sur nos richesses et sur notre immense territoire. Ces velléités ne trompent personne. Tous les pays amis du Mali ont compris le jeu sournois et malin de l’Algérie qui veut faire de notre pays une arrière cour et y déverser sa racaille avant de la polir. En effet la politique de l’Algérie est simple. Elle s’inspire de la vielle Angleterre qui pour peupler la vaste et riche Australie, y déversa ses prisonniers récidivistes et y déporta ses grands criminels et ses jeunes délinquants. Quelques années plus tard, les descendants de cette « race de vipères », sont devenus de bons et loyaux serviteurs de sa Majesté. Ainsi l’Algérie s’inspirant mal de cette réalité historique, se trompant d’époque et de territoire veut créer « un petit  Etat autonome blanc » à l’intérieur de nos frontières, lui obtenir une hypothétique autonomie pour enfin le phagociter à souhait. Pour cela il s’est constitué médiateur attitré, des années durant pour éteindre des feux qu’il allume subtilement,  en complicité d’éléments intégrés dans notre système et qui lui sont entièrement dévoués. Ils sont les seuls à connaître les promesses faites par leur mentor, riche de son pétrole et de l’hypocrisie de sa diplomatie. L’Algérie a une visée à peine voilée sur les terres du Nord du Mali. Et comme ces terres appartiennent légitimement aux populations sédentaires, elle aide le MNLA et Ansar Dine dans leur propagande de falsification de l’Histoire. Ces deux mouvements sont les éclaireurs de l’Algérie en notre sein. Ils sont financés et protégés par elle. Ses officiers leur apporte renseignement appui et les aident après leurs forfaits à se replier et à se mettre à l’abri. La presse algérienne leur ouvre ses colonnes partisanes, pour assurer leur propagande. La position algérienne de réfuter toute intervention étrangère au Nord du Mali relève plus de la volonté de couvrir son jeu trouble, que de la pertinence de toute autre raison apparente. C’est ce qui fait penser à beaucoup d’observateurs que tant que ce pays ne retrouve pas la voie démocratique, il sera toujours une menace pour ses voisins moins nantis. Ceci d’autant plus que le pouvoir algérien est détenu par des militaires et des policiers. Ces derniers bureaucratisés à excès expérimentent toujours des théories guerroyantes et conquérantes, que l’argent du pétrole, du gaz et la félonie de certains mercenaires, prêts à trahir leur pays transforment en troubles au Mali. C’est pourquoi toutes les chancelleries conviennent que l’Algérie doit clarifier sa position sur le terrorisme au sahel. S’il y a des djihadistes ce sont des algériens, si le Mali est attaqué c’est côté algérien, si des armes arrivent de Libye c’est parce qu’elles ont traversé l’Algérie, s’il y a des accords entamant notre souveraineté c’est à Alger qu’on les signe. Il n’y a plus rien à démontrer. « Il n’y a qu’un seul  voleur à Markala, c’est Binadjan !», dirions nous au Mali. Les mouvements djihadistes se renforceraient aux dernières nouvelles. Leurs renforts ne surgissent pas de sous les sables, ni ne viennent par l’air que nous respirons, ni par la mer que nous ne possédons pas, encore moins par les pays de la CEDEAO où ils ne passeront pas inaperçus. Il faudrait bien que l’on nous dise, par quel miracle, ils se retrouvent chez nous, sans l’aide et la complicité de « notre amie l’Algérie ». Mais l’Algérie se fera prendre à coup sûr dans ses propres rets, le monde n’étant plus à l’époque de la conférence de Yalta. Nous maliens, continuons à nous enfouir la tête sous le sable, par loyauté, par incrédulité, par notre croyance en la gratitude d’un pays dont le Président fut notre hôte en des temps incertains. Nous ne voulons pas, par pudeur, appeler le chat par son nom, Dieu ne dort pas. Aujourd’hui, l’heure de vérité a sonné. Des communautés entières du Nord du Mali n’exclut plus d’impliquer l’Etat algérien dans ses poursuites auprès des juridictions internationales. Et il va falloir plus que de la magie pour que l’Algérie s’en sorte et, se retrouve comme la sainte nitouche qu’elle prétend être dans nos malheurs.

Karim FOMBA

Source : maliweb 

  

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:47

Le Canada dans les Guerres en Afrique Centrale: Génocides et pillages des ressources minières du Congo par le Rwanda interposé

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Par le Rwanda interposé : La complicité du CANADA dans le génocide et pillages des ressources minières du Kongo

Le livre du Congolais Patrick Mbeko intitulé : «Le Canada dans les guerres en Afrique centrale : génocide et pillages des ressources minières du Congo par le Rwanda interposé», dévoile «l'existence d'opérations concertées entre le Canada, les puissances occidentales et leurs multinationales, par le Rwanda interposé, pour dépouiller la RDC de ses ressources stratégiques, quitte à la démembrer en de micro-Etats». 

Le texte ci-dessous est la préface du livre du Congolais Patrick Mbeko intitulé : «Le Canada dans les guerres en Afrique centrale : génocide et pillages des ressources minières du Congo par le Rwanda interposé», publié aux Editions Le Nègre Editeur, Montréal, 2012. L'ouvrage a été présenté le 12 mai 2012 au Canada . Aujourd'hui, nous nous sommes intéressé la préface qui, comme tout le contenu d'ouvrage, «plonge le lecteur dans les méandres de l'économie du crime qui sévit en... Afrique centrale, particulièrement en RD Congo». Ce, en dévoilant «l'existence d'opérations concertées entre le Canada, les puissances occidentales et leurs multinationales, par le Rwanda interposé, pour dépouiller la RDC de ses ressources stratégiques, quitte à la démembrer en de micro-Etats». Le préfacier, un Canadien blanc, fait d'abord le récit de son voyage en Afrique avant de souligner la complicité des médias occidentaux et le rôle joué et continuer de jouer Paul Kagame et Yoweri Museveni dans la dramatique situation que vit la RD Congo. Ci-après l'intégralité de la préface.

General-Canadien.JPG                                               Le Generale Canadienne au UNAMIR 1994 -- General Romeo Dalaire


A la fin du printemps de 1991, je traversai l'Ouganda sur un vélo de montagne et je fis une incursion dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), qui se nommait alors le Zaïre. A l'époque, je ne m'intéressais pas à la politique et je ne savais rien à propos des relations interraciales et de l'impérialisme. Encore moins à propos des génocides. L'Afrique était une aventure. Je voulais la vivre en plongeant au milieu des cultures tribales et de la nature que j'avais aperçue dans les pages du magazine National Geographic. J'avais commencé par quelques safaris au Kenya et en Tanzanie. J'avais fait l'ascension du Kilimandjaro (dont la partie supérieure, toute blanche, était couverte de glaciers, à l'époque). Alors, l'esprit imprégné des portraits de l'Afrique sortis de l'imagination des médias occidentaux, je décidai de m'enfoncer «au coeur des ténèbres» jusqu'au Zaïre.

Dans l'Ouest de l'Ouganda, je traversai le parc national du Lac Victoria, mais j'y vis peu d'animaux. L'Ouganda venait de subir, de 1980 à 1990, l'autorité d'une guerre que l'on qualifie aujourd'hui de "guerre civile" entre tribus africaines, comme on le faisait alors. Issue du Mouvement patriotique ougandais, l'Armée de résistance nationale avait déclenché cette guerre et l'avait gagnée, sous le commandement de Yoweri Museveni, qui devint "président" de l'Ouganda et qui l'est encore aujourd'hui, soit depuis 24 ans. Cette armée était appuyée par des intérêts anglo-étatsuniens. Mais je ne savais rien de tout cela et je ne m'y intéressais aucunement.

En outre, je n'avais jamais entendu le nom de Paul Kagame, le soi-disant "président" actuel du Rwanda, qui y dirige un régime dictatorial depuis qu'il s'est emparé du pouvoir par un coup d'Etat, en 1994, avec l'aide de Museveni. Kagame fut d'abord le directeur du renseignement militaire de Museveni et, pendant le bain de sang qui permit à l'Armée de résistance nationale de prendre le pouvoir (1980-1985) et de le consolider impitoyablement (1985-1990), les deux hommes furent responsables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de crimes de génocide en Ouganda.

PAUL KAGAMÉ POUR LE TERRORISME DE LA TERRE BRÛLÉE

En 1990, le major-général Paul Kagame était aux Etats-Unis, plus précisément au collège de commandement et d'Etat-major général de Fort Leavenworth, au Kansas. Il y suivait les programmes de formation d'élite du Pentagone sur les opérations psychologiques et les mesures anti-insurrectionnelles. En septembre, on le rappela en Ouganda pour y prendre le commandement de l'armée de guérilla qui allait envahir le Rwanda le 1er octobre 1990.

Or, compte tenu de l'oeuvre de Paul Kagame en Ouganda (de 1983 à 1988 environ), au Rwanda (de 1990 à 1994) et au Congo (de 1995 à 2010), nul doute que les "opérations psychologiques" et les "mesures anti-insurrectionnelles" qu'on lui a enseignées lui ont permis de pratiquer le terrorisme de la terre brûlée, la torture, les assassinats et les exécutions massives. Au cours de leur campagne militaire en Ouganda, puis au Rwanda et enfin au Congo, Kagame et Museveni sont demeurés fidèles à leur modus operandi : faire régner la terreur et procéder à des exécutions massives pour dépeupler le territoire, en éliminer ceux qui le gouvernent, et s'emparer des ressources qui s'y trouvent ou les piller.

Evidemment, même si j'avais voulu savoir la vérité au sujet de Kagame et de Museveni, j'aurais eu beaucoup de peine à découvrir les faits profondément ensevelis par le bulldozer du capitalisme international et dissimulés par la machine de propagande de la grande entreprise. L'invasion du Rwanda par le Front patriotique rwandais (FPR), alias l'Armée patriotique rwandaise, à partir d'octobre 1990, constituait une violation majeure du droit international, mais, dans la véritable mise en scène que devint ce conflit, on dépeignit les guérilléros terroristes du FPR comme des libérateurs, tandis qu'on fit passer pour des terroristes les soldats, les agents et les alliés de l'Etat rwandais, dirigé par le président Juvénal Habyarimana. Le FPR était principalement composé de militaires d'expérience des Forces de défense populaires de l'Ouganda, nouveau nom de l'Armée de résistance nationale. Dès 1991, on commença à parler de génocide, mais en imputant la faute aux Forces armées rwandaises (FAR), qui étaient obligées de défendre le Rwanda et son peuple contre l'invasion et l'occupation étrangères commandées par Paul Kagame et Yoweri Museveni, avec leurs commanditaires occidentaux, notamment le Pentagone et ses partenaires canadiens.

Dans le double langage orwellien de la propagande occidentale, la guerre devient la paix, une insurrection est une lutte anti-insurrectionnelle, les victimes sont des tueurs, les tueurs sont des victimes et les massacreurs, c'est-à-dire Paul Kagame et Yoweri Museveni, sont des "entrepreneurs" et des représentants de la "nouvelle génération de dirigeants africains".

UN DRAME COLLECTIF MARQUÉ PAR LA DOULEUR ET LA SOUFFRANCE

Le bain de sang en Ouganda et au Rwanda, dont l'origine remonte à la guérilla insurrectionnelle de l'Armée de résistance nationale, de 1980 à 1985, n'est pas qu'une histoire passée, mais une histoire encore bien actuelle. Ce n'est pas qu'un simple élément de la mémoire collective, mais un drame collectif marqué par la douleur et la souffrance. C'est un traumatisme collectif qui a dévasté des générations entières d'enfants, qui se poursuit en ce moment même et qui a gagné le Congo.

En juillet 1991, j'arrive dans le triangle où se rencontrent les territoires ougandais, rwandais et zaïrois, Paul Kagame avait pris la tête du FPR, qui commettait des atrocités à grande échelle dans le Nord du Rwanda. Je passe la nuit dans la petite ville de Kasese, à la frontière ouest de l'Ouganda, avant de poursuivre mon voyage à vélo encore plus à l'Ouest, dans les monts Ruwenzori. Après quelques rencontres peu rassurantes avec des soldats incontrôlables des Forces armées zaïroises (FAZ), j'arrive dans la petite ville frontalière de Kasindi, dans l'Est du Zaïre (Congo). Je traverse des kilomètres et des kilomètres de forêt tropicale humide, dans la boue et encore la boue, puis, après une savane de montagne, je débouche sur un lieu nommé Beni, l'une des villes principales du Nord-Kivu, une province dont je n'avais jamais entendu parler. Je n'en connaissais même pas le nom. Ma peau blanche et mon arrogance me confèrent une autorité supérieure.

A partir de Beni, j'enfourche de nouveau mon vélo et je prends la route de Kisangani, vers le Nord-Ouest. Puis, je me dirige à l'Est vers Bunia. Je parcours ainsi une boucle de 400 kilomètres au Zaïre et j'en ressors trois semaines après y être entré, en passant par Bunia, puis en descendant dans la vallée du lac Mobutu (Albert). Je regagne l'Ouganda en traversant le lac sur un petit bateau de bois.

VICTIMES DIRECTES ET INDIRECTES

Si vous m'aviez dit à ce moment que je retournerais sur les mêmes routes quinze ans plus tard, en tant que journaliste indépendant, que je serais arrêté par une milice rwandaise incontrôlable connue sous le nom de Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), encore sur la route entre Kasindi et Beni, et que j'allais être arrêté non pas une fois, mais deux fois par des troupes de la MONUC (Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo), à Bunia, je vous aurais pris pour un fou. Pourtant, la folie réside plutôt dans la quantité énorme de reportages trompeurs et racistes sur l'Afrique que diffusent les grands médias occidentaux. C'est en consommant cette information, ne serait-ce qu'occasionnellement, comme je le faisais, qu'on perd la raison.

Il est temps maintenant d'entrer dans le vif du sujet. Ma brève préface vise à présenter l'oeuvre d'un fils du Congo qui a toutes les raisons d'être indigné. Il n'est pas difficile d'imaginer l'affront ressenti par les Canadiens moyens lorsqu'ils apprendront que le présent livre et les accusations qu'il contient portent sur eux. Ce sont eux qui tuent, et leurs victimes directes sont les Congolais. Mais ils font aussi des victimes indirectes dans l'ensemble de la région des Grands Lacs africains ainsi que parmi tous les Africains de race noire et les gens de couleur du reste du monde.

Ce qui peut être dit de la participation canadienne à la guerre et au pillage en RDC s'applique également à la responsabilité canadienne dans la guerre et le pillage affligeant le reste de l'Afrique. Pourquoi d'ailleurs devrions-nous limiter la portée de nos accusations ? Au Canada, des sociétés minières, des sociétés militaires privées, des institutions bancaires, des organismes "d'aide" humanitaire, des sociétés de conservation de la faune et des organes de l'Etat s'emploient également à piller l'Asie, l'Amérique Latine et le Canada lui-même.

Bien que les Canadiens moyens soient, dans le présent ouvrage, accusés de tuer des gens, nous pouvons également leur manifester une certaine compassion et les présenter comme des victimes (de leur propre système de prédation). Dans la hiérarchie du pouvoir et de la souffrance, les dirigeants de l'Etat canadien et les cadres supérieurs des sociétés canadiennes occupent le sommet. Ils constituent les élites riches et privilégiées. Ce sont eux qui peuplent les conseils d'administration et les directions des ministères, où se trouvent surtout des Blancs, mais aussi quelques Noirs de service. Au bas de l'échelle, enfouie sous un tas de fumier, croupissent dans la misère les premières nations du Canada. Elles subissent un traitement semblable à celui des Congolais, bien que les violations commises contre elles soient passablement moins flagrantes.

L'IMPÉRIALISME VENGEUR, SANGUINAIRE ET IMPUDIQUE DE L'OCCIDENT

Peu importe ce qu'on cherche sous terre - les diamants du Nunavut pour De Beers, le nickel de Voisey Bay pour Diamond Fields et International Nickel (Inco), l'or du Sud-Kivu pour Banro - l'histoire fait toujours sur le terrain, par le génocide des populations autochtones, avec la participation de Canadiens de race blanche. C'est une histoire qui concerne le sol et les substances minérales qu'il contient, comme le pétrole, les diamants, le cobalt, le cuivre, l'uranium, l'étain, le tantale, le coltan, le gernanium, le nobium, l'or et le manganèse. Elle concerne aussi les forêts, les primates, la faune et la flore. Elle est faite de biopiratage et d'accusations de vol de propriété intellectuelle portées par les grandes sociétés agro-industrielles. C'est une histoire où l'eau est un enjeu qui devient de plus en plus important.

C'est autant l'histoire des terres d'Amérique du Nord appartenant aux nations amérindiennes que celle des terres du Congo qui appartiennent aux Congolais. Les mêmes facteurs structurels qui maintiennent, voire accélèrent le déracinement des premières nations du Canada sont partout à l'oeuvre contre les gens de couleur.

Pourtant, le Canadien moyen ne semble pas pouvoir comprendre le sens du mot "déracinement", peu importe comment on s'y prend pour lui expliquer. C'est comme si personne n'avait pu lire, un jour ou l'autre, les grandes réflexions morales de Léon Tolstoï, Martin Luther King, Frantz Fanon, Walter Rodney, Malcolm X Chinweizu, Ward Churchill, Wilhelm Reich, Thomas Sankara ainsi que Monica Sjöö et Barbara Mor (The Great Cosmic Mother). Les Canadiens qui connaissent Arundhati Roy se sont bornés, pour la plupart, à lire ses ouvrages de fiction. Les fidèles lecteurs de cette illustre écrivaine du Sud asiatique sont nombreux à avoir renvoyé ses livres par la poste lorsque après le 11 septembre 2001, elle a rompu avec la majorité silencieuse et complaisante pour devenir tout à coup une autochtone au teint foncé, libre de ses pensées, qui n'acceptait plus l'impérialisme vengeur, sanguinaire et impudique de l'Occident.

PROCLAMER L'HUMANITARISME ET L'ALTRUISME CARACTÉRISANT L'OEUVRE DES BLANCS

Des noms comme George Washington Williams, Roger Casement et Edmund Dene Morel ne veulent rien dire pour le Canadien moyen. Tout comme ils ne veulent rien dire pour l'Etatsunien moyen, parce que le Congo ne veut rien dire pour eux, ou pour nous, à moins que nous n'ayons un emploi là-bas. Ceci nous donne une excuse pour participer plus directement au pillage, pour faire du prosélytisme parmi les autochtones, pour aider les sauvages noirs et s'extirper de leur sauvagerie africaine, de leurs traditions africaines, de leur religion africaine ou encore pour les réduire à l'état de bêtes de somme ou de squelettes empilés, en train de sécher sous le soleil, au milieu de nulle part, comme à Bogoro ou Cyangugu. Tandis que nous continuons de proclamer bien haut l'humanitarisme et l'altruisme caractérisant l'oeuvre des Blancs.

Nous arborons notre peau blanche ou parfois simplement notre drapeau (par exemple, dans le cas de Colin Powell, Susan Rice, Andrew Young et Barack Obama) comme des symboles nous conférant une autorité supérieure et comme un permis pour tuer des gens sans renoncer au privilège de retourner faire du yoga ou siroter un gin tonic au bord de la piscine aseptisée d'un chic club pour ressortissants étrangers à Kinshasa, Kigali, Goma ou Naïrobi, ou encore dans un lieu confortable de Washington, Paris, Bruxelles, Ottawa, Montréal ou Vancouver.

Le Canadien moyen est-il coupable de ces génocides ? Comment se produisent-ils sinon avec le concours du Canadien moyen ? Les "bons Canadiens" ne sont-ils pas complices de ces crimes, eux qui leur permettent de se dérouler à l'échelle de la planète simplement parce qu'ils ne font pas l'effort de s'intéresser à ce qui se passe, ne savent pas comment résoudre le problème, aiment se dire qu'ils achètent des diamants par amour ou sont tellement incapables de gérer leurs propres affaires personnelles, ensevelis qu'ils sont sous la camelote, qu'il est hors de question pour eux de se mettre à s'intéresser aux affaires des sauvages noirs de l'Afrique centrale ?

L'INCONSCIENCE N'EST PAS ACCEPTABLE, ET C'EST À CE PROBLÈME QU'IL FAUT S'ATTAQUER

Dans son essai Managing Ignorance, l'universitaire Elizabeth Spellman se penche sur la caractérisation de l'Amérique blanche faite par l'intellectuel étatsunien de race noire James Baldwin, qui nous explique comment nous demeurons insensibles aux critiques qui pourraient nous aider à remédier à notre incompréhension du racisme. En somme, Baldwin est d'avis que les Blancs ne connaissent pas et ne veulent pas connaître les préjudices qu'ils ont fait subir aux Noirs par l'esclavage et par d'autres manifestations du racisme (comme la poursuite des guerres et du pillage en Afrique), qui font partie de la vie habituelle des Noirs d'Amérique (et des gens de couleur partout ailleurs).

Les Blancs ne savent pas et ne veulent pas savoir ce qui, dans leur comportement et leurs institutions, a complètement bouleversé la vie des Noirs. Ils sont à court d'imagination quand vient le temps d'envisager le monde tel qu'il serait si un tel pouvoir horrible avait été empêché de sévir. Au sujet des manques de connaissance, de sensibilité et d'imagination, Baldwin ajoute qu'il est intolérable que les gens qui sont les auteurs de cette dévastation soient de surcroît considérés comme innocents. Selon lui, c'est cette innocence qui constitue le crime.

Ce qui vaut pour les Canadiens vaut certainement aussi pour les Etatsuniens. Pourquoi l'auteur du présent ouvrage vise-t-il seulement les Canadiens ? Est-ce parce qu'ils se supposent innocents ? Est-ce parce que, d'un côté, ils demandent au fabricant d'armes de livrer une commande d'engins de mort en Afrique ? Les gens du Kansas, du Texas, du Massachusetts ou de la Floride participeraient-ils à des assassinats collectifs, mais pas les gens de la Saskatchewan, ni ceux du Québec et de la Nouvelle Ecosse ? Devons-nous croire que les Etats-Unis, puissance impérialiste suprême, ont l'exclusivité de vilaines politiques étrangères et d'opérations secrètes pour répandre leur terrorisme partout sur terre, profondément que partout ailleurs ? Le Canada, est-il étranger à tout cela ? Devons-nous souscrire à la croyance que les Canadiens sont bien trop vertueux par nature pour avoir de tels crimes sur la conscience ?

METTRE LA FAUTE SUR LA VICTIME : LA RUSE LA PLUS ANCIENNE DE L'HOMME BLANC

Les multinationales canadiennes protesteront certainement, elles aussi, contre une telle caractérisation. Elles déploieront leurs moyens considérables pour se livrer à la propagande, pour se draper dans la conscience écologiste ou, à défaut d'obtenir des résultats autrement, pour employer la force brute comme elles le font bien davantage au Congo qu'au Canada, où elles sont loin de jouir de la même impunité. Comble de l'insulte, les exterminations qu'elles offrent en cadeau aux populations autochtones seront mises sur le compte de ces dernières, c'est-à-dire les brutes du Nord (les premières nations) ou les brutes de là-bas (les Congolais). Mettre la faute sur la victime. C'est la ruse la plus ancienne de l'homme blanc, et le Canadien moyen, qui a été bien dressé, est susceptible de gober parfaitement l'idée que le tueur (le Canadien) est une victime et que la victime (le Congolais) est un tueur. N'est-ce pas l'idée dont nous nourrit sans cesse la presse ? Les troupes congolaises commettent viol après viol et tous les hommes congolais sont des violeurs, n'est-ce pas ? Qui sont les victimes ? Qui sont les tueurs?

Nous pouvons rapidement nommer des noms canadiens, comme certaines d'entre nous l'ont fait en vain puisque, dans les économies du pouvoir blanc, au sein des populations qui décident du destin de millions et de millions d'Africains, peu de gens tendent l'oreille. De Beers, Barrick Gold, Heritage Oil & Gas, Banro Mining, Anvil Mining, Diamond Fields Resources, Adastra (anciennement American Mineral Fields International), First Quantum, Tenke Mining Corporation, Lundin Mining : la liste est longue et scandaleuse, et elle contient de noms pour la plupart inconnus du public. Il est impossible de demeurer sains d'esprit lorsqu'on se fait ensevelir de propagande, de relations publiques, de gestion de la perception ou d'opérations psychologiques.

Par conséquent, la maladie mentale, l'amnésie généralisée, l'égoïsme, l'arrogance et l'hstérie collective - notamment à propos du massacre des Tutsis par les Hutus, au cours du génocide en 100 jours au Rwanda - sont devenus la norme.

RAIDS MINIERS DE BARRICK DANS L'ITURI

Parmi les membres du conseil d'administration de la société Barrick Gold figure l'ancien Premier ministre du Canada Brian Mulroney. L'ancien sénateur canadien John Trevor Eyton a fait partie du même conseil d'administration de 1990 à 2000, alors qu'il siégeait au Sénat. Edward N. Ney en a fait partie également, lui qui a été ambassadeur des Etats-Unis au Canada de 1989 à 1992 et qui compte parmi les principaux dirigeants de la société Burton-Marsteller, spécialiste entre autres de la gestion de la perception (c'est-à-dire de la propagande). Il reste beaucoup de zones d'ombre sur le rôle de Barrick dans l'invasion du Congo, en 1996, et sur le lien avec les raids miniers de Barrick dans l'Ituri, région ensanglantée au Nord-est du pays. C'est un sujet qui n'a assurément fait l'objet d'aucune enquête. Personne n'a été inculpé ou poursuivi chez Barrick. Personne n'a été même eu à témoigner sous serment, dans quelque pays que ce soit.

La société minière Banro et ses administrateurs, comme Arnold Kondrat, constituent un autre triste exemple de l'implication canadienne. Au Congo, Banro se livre à un pillage intégral et vide le territoire de sa population en sachant qu'elle peut compter sur l'appui de ceux qui tiennent les fusils.

En Amérique du Nord, elle a recours aux menaces et aux poursuites judiciaires pour bâillonner quiconque ose la dénoncer. Les seules activités minières de Banro dans le monde se trouvent au Sud-Kivu, province martyre de la RDC, et elles ont, bien entendu, l'aval des Nations unies. Banro est blanchie par le système de propagande occidental. Elle brille du même éclat qu'un téléphone cellulaire tout neuf.

BANRO POURTANT ENCOURAGÉ PAR LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS

Corruption, extorsion, pots-de-vin, assassinats collectifs : Banro ne semble reculer devant aucune bassesse au Sud-Kivu. Mais, compte tenu du silence obscène des médias occidentaux au service du capital, on ne peut pas dénoncer Banro en Occident sans avoir l'air d'inventer de toutes pièces un scénario sableux, voire de délirer complètement. A l'inverse, aux yeux des Congolais du Sud-Kivu qui ont été dépossédés de leur terre et de leur droit à la vie, de telles accusations sont bien la moindre des choses et elles arrivent trop tard.

«Nous félicitons Banro pour son approche professionnelle et nous entendons travailler ensemble et leur apporter notre soutien afin de créer un environnement gagnant/gagnant pour toutes les parties», a déclaré Emile Bongeli, vice-Premier ministre de la RDC chargé de la Reconstruction, selon un communiqué du département des relations publiques de Banro.

Pourtant, le portrait de la réalité que dressent la vraie Société civile et les vrais défenseurs des droits de la personne au Sud-Kivu est très différent du portrait fabriqué par les avocats sans état d'âme, les bricoleurs à gages de communiqués et les boîtes occidentales qui se prostituent en faisant du renseignement pour leur maître. Parmi ces dernières se trouvent de faux groupes de défense des droits de la personne, comme l'International Rescue Committee, l'International Crisis Group, le projet Enought ! et l'organisme Raise Hope for Congo. Dans les trois derniers cas, on a affaire à des projets séduisants mais hypocrites qui ont été créés ou qui sont financés par le Center for American Progress (CAP), un centre d'étude nationaliste étatsunien voué aux activités de renseignement, qui oeuvre secrètement pour étendre la domination étatsunienne et l'hégémonie de grandes entreprises dans le monde. John Prendergast, John Podesta et Madeleine Albright figurent parmi les experts et les fondateurs du CAP. Ils ont tous les trois été au coeur du gouvernement Clinton, qui a appuyé les projets de génocide de Kagame et Museveni en Ouganda, au Rwanda et au Congo (ainsi que le projet de génocide au Soudan, qui se poursuit actuellement).

INTÉRÊTS GÉNÉRALEMENT CONVERGENTS DES GRANDES SOCIÉTÉS ET DU CRIME ORGANISÉ

Les bricoleurs de communiqués à la solde de Banro ont peut-être bien rodé leur numéro d'illusionnisme, mais le Canadien moyen devient complice de génocide lorsqu'il les laisse faire leur cirque sans poser la moindre question. Les valeurs morales ne peuvent être maintenues si elles ne sont pas sous-tendues par un ensemble solide de convictions. Or, grâce aux récompenses que distribue le capitalisme, aux punitions qu'il inflige et à l'omnipotente culture blanche de l'indifférence qui le caractérise, il a détruit la fibre morale de la société, tout comme il a anéanti des milliards de vies sur terre depuis ses débuts.

La première invasion du Zaïre (1996-1997) a été soutenue par le Pentagone, avec le concours des plus énergiques du Canada, qui a joué un rôle crucial dans cette guerre en défendant les intérêts généralement convergents des grandes sociétés et du crime organisé, ce qu'il fait, du reste, encore aujourd'hui. Le lieutenant-général Maurice Baril incarne bien les machinations canadiennes dans la région des Grands Lacs africains.

En 1994, Maurice Baril était chef de la Division militaire des opérations de "maintien de la paix" de l'ONU et supérieur du commandant de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR), le Général Roméo Dallaire, un autre Canadien, qui fut un acteur clé de l'orchestration du génocide rwandais par le FPR. En 1996 et 1997, Maurice Baril commanda la Force multinationale au Zaïre, qui devait accomplir, elle aussi, ce qu'on qualifia d'opération de "maintien de la paix". Cette force était basée en Ouganda et à Kigali et relevait en pratique du commandement de l'armée des Etats-Unis pour l'Europe, dont le quartier général se trouve à Stutgart, en Allemagne.

APPUI DU CANADA AUX DICTATEURS KAGAME ET MUSEVENI

Evidemment, le gouvernement du Canada appuie les dictatures de Paul Kagame et Yoweri Museveni. Un grand nombre d'intellectuels, de gens d'affaires, de journalistes et de représentants de l'Etat s'emploient à perpétuer les récits officiels sur les génocides au Rwanda, au Burundi, en Ouganda, au Soudan et au Congo. Sur les rivières de sang qui coulent en Afrique vogue l'Agence canadienne de développement international (ACDI), qui a financé les projets de Kagame au Rwanda, mais n'a jamais dit un mot sur les agissements de cet homme, qui font de lui le "boucher" de Kigali. Pourquoi ce silence ? Parce que le gouvernement du Canada a participé à la boucherie et y participe encore.

En 2007-2008 seulement, l'ACDI a distribué environ 19,95 millions de dollars étasuniens en aide au "développement". Peu importe ce que raconte la propagande, nous savons bel et bien aujourd'hui que cet argent est lié à la défense des intérêts du Canada. "A travers sa programmation régionale et sa collaboration avec les organisations multinationales, clairement les bricoleurs de communiqués à la solde du gouvernement, l'ACDI travaille également avec le Rwanda pour promouvoir la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs". On s'étouffe de rage lorsqu'on entend un pareil mensonge, à moins d'être un Congolais ou une Congolaise, et d'avoir été soit décapité, soit violée par des troupes rwandaises qui font semblant d'être Congolaises pour mettre la violence sur le compte des Congolais.

SECTEUR MINIER : LE RWANDA POUR UNE AUGMENTATION DE 250 % DES EXPORTATIONS EN 2012

En septembre 2007, le Rwanda s'est doté d'une stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté pour 2008-2012. Cette stratégie a été élaborée de concert avec le Fonds monétaire international (FMI), dont les politiques économiques ont pour effet avéré de miner les économies en développement et d'institutionnaliser les inégalités en matière de commerce et de finance internationaux. Le FMI, l'ACDI, USAID, l'UNICEF, Save the Children et d'autres encore perpétuent la violence structurelle, c'est-à-dire littéralement une agression contre les gens ordinaires. Le document décrivant la stratégie du Rwanda contient des statistiques sur le secteur minier, mais ne dit mot de la provenance des exportations minières, qui sont, en fait, le fruit du pillage du Congo.

Sur une période cinq ans, de 1996 à 2000 (les années pendant lesquelles le Rwanda a commencé à piller le Congo en pratiquant le terrorisme parrainé par l'Etat), le secteur minier rwandais a connu une augmentation moyenne de 24,5% par année. Puis, de 2001 à 2006, l'augmentation moyenne a été de 41,3% par année. Le document ne mentionne même pas le Congo, sinon pour dire laconiquement que "la frontière entre les deux pays est instable", une affirmation qui relève de la fourberie et de l'insulte. Peu importe, le FMI est d'avis que le Rwanda augmentera sa production minière : "Dans le secteur minier, l'objectif est une augmentation de 250% des exportations, qui devraient passer de 38 millions de dollars étatsuniens en 2005 à 106 millions de dollars en 2012".

DES PERSONNALITÉS CANADIENNES INDEXÉES

Le terrorisme parrainé par l'Etat est un concept plus large que le terrorisme d'Etat. Ainsi, nous ne devrions pas oublier les nombreux Canadiens qui ont joué un rôle déterminant dans la genèse et la perpétuation des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des génocides dans la région des Grands Lacs africains.

L'un de ces Canadiens se nomme William Schabas. C'est un agent du FPR qui se fait passer pour un avocat spécialisé dans le domaine des droits de la personne et qu'on a incorporé à la Commission internationale d'enquête sur les violations des droits de l'homme au Rwanda depuis le 1er octobre 1990, qui a séjourné au Rwanda en janvier 1993. Le rapport de cette commission a été l'un des premiers instruments d'importance ayant servi à tisser la toile de fausses accusations contre le président du Rwanda, Juvénal Habyarimana, et contre son gouvernement. Il a permis le lancement de l'opération psychologique réalisée avec l'aide du Pentagone (Etats-Unis) et du Commandement des forces armées (Canada), en vue de faire passer les victimes pour des tueurs, au Rwanda, et de cacher les crimes de guerre et le complot en vue de commettre un génocide auquel participaient le Front patriotique rwandais, les Forces de défense populaire de l'Ouganda et leurs commanditaires (USAID, ACDI, Banro, Adastra, et ainsi de suite). William Schabas s'est mis au service du terrorisme parrainé par l'Etat lorsqu'il a participé à la préparation de montages de fausses accusations dans le but d'extrader des réfugiés rwandais ayant bel et bien fui le régime et se trouvant aux Etats-Unis et au Canada.

Le Général Roméo Dallaire est un autre Canadien ayant joué un rôle central. C'est lui qui était à la tête de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR). Il a secrètement aidé le Front patriotique rwandais à réaliser sa conquête génocidaire, son double assassinat présidentiel et son coup d'Etat au Rwanda (1990-1994), ce qui a préparé le terrain au cataclysme du Zaïre/Congo et pour les quinze années subséquentes de terrorisme parrainé par l'Etat à l'intérieur du Rwanda (1994-2010).

Gerald Caplan, quant à lui, est un intellectuel et un activiste canadien ayant oeuvré dans les cercles gouvernementaux. Il a co-présidé le Groupe de travail sur la politique de la radiodiffusion mis sur pied par le Premier ministre Brian Mulroney, mais il a aussi joué un rôle central dans la dissimulation des crimes de guerre et du crime de génocide en Afrique. Salué un peu partout comme un expert du génocide rwandais faisant autorité, Gerard Caplan est l'auteur du Rapport sur le génocide au Rwanda, rédigé pour le compte du Groupe International d'éminentes personnalités pour enquêter sur le génocide de 1994 au Rwanda et ses conséquences, un organe d'enquête qui fut créé par l'Organisation pour l'Unité africaine et qui ne fut rien d'autre qu'un écran de fumée. Gerald Caplan publie des articles de propagande dans toute la presse canadienne. Il a lancé "Rappelons-nous du Rwanda", un projet prétendument "non gouvernemental" destiné à déverser de la propagande dans le monde entier pour bien cimenter dans la mémoire collective les récits fallacieux sur les génocides et les crimes de guerre dans la région des Grands Lacs africains et au Soudan. Les services rendus à l'Empire par M. Caplan lui ont valu d'être nommé membre d'un groupe d'experts de haut niveau par le coordonnateur spécial des Nations unies pour l'Afrique.

DES BARONS DE L'INDUSTRIE MINIÈRE DISSIMULENT LEURS ACTIVITÉS CRIMINELLES

Beaucoup de gens trempent dans des activités occultes de crime organisé qui mettent en cause directement ou indirectement le Canada en Afrique. Il se trouve parmi eux des gros bonnets intouchables comme Jean-Raymond et Max Boulle. Robert Friedland, Lukas Lundin, George Herbert Walker Bush, Peter Munk et Adnan Khashoggi. Les barons de l'industrie minière sont nombreux à dissimuler leurs activités criminelles au milieu d'un enchevêtrement tentaculaire de conseils d'administration, de paradis fiscaux et de réseaux de blanchiment d'argent. Souvent, ils sont, en outre, liés à des fournisseurs privés de services militaires (c'est-à-dire des entreprises de mercenaires).

Robert Friedland et Tony Buckingham sont deux cas notoires d'élites qui brillent au firmament de la réussite grâce à leurs réseaux de crime organisé et de mercenaires, réseaux qu'ils exploitent dans l'impunité. Robert Friedland, surnommé "Toxic Bob", possède les citoyennetés canadienne et étasunienne. Il est parvenu à décrocher des contrats miniers de la Mongolie au Canada, à grand renfort de pots-de-vin et d'autres formes de corruption. Son investissement dans les guerres au Congo a été payant pour lui, mais a coûté la vie à des millions de Congolais.

Après avoir vu ce qui se dessinait derrière les manoeuvres répugnantes de M. Friedland, qui usait de pots-de-vin et de mensonges pour faire exproprier les habitants, le peuple mongol a manifesté et a brûlé l'effigie de M. Friedland sur la place publique. Mais le mécontentement du peuple mongol n'a pas arrêté M. Friedland. Pas plus que la position nationaliste de Laurent-Désiré Kabila, figure de proue, au Zaïre, de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL) de 1996 à 1998. M. Friedland ayant de solides appuis aux Etats-Unis et au Canada, ces deux pays l'ont aidé à truquer les élections nationales de 2008, en Mongolie, et à obtenir les droits d'exploitation de l'énorme gisement de cuivre et d'or d'Oyu Tolgoi, dans le désert de Gobi, tandis que Laurent-Désiré Kabila était assassiné et remplacé par un président plus malléable, Joseph Kabila, ce qui a permis à Adastra (AMFU) de mettre la main sur quelques-unes des concessions minières les plus lucratives du Congo. Il s'agit de gisements de la ceinture cuprifère qui recèlent du cobalt, le gros lot tant convoité qui explique que le Canada ait appuyé Mobutu pendant plus de 30 ans. Les superalliages sont essentiels au développement du complexe militaro-spatio-cancéro- nucléaro-industriel et ne peuvent être fabriqués sans le cobalt du Congo.

Le citoyen britannique Tony Buckingham est lié à de nombreuses entreprises mercenaires actives en Ouganda, en République démocratique du Congo, au Sierra Leone et en Afrique du Sud, notamment la société Héritage et ses sociétés affiliées. Pourtant, même si ces entreprises ont des liens qui crèvent les yeux avec des terroristes en Afrique, comme le demi-frère de Yoweri Museveni, le Général Salim Saleh, en Ouganda, personne n'en dit mot, ni dans les gouvernements occidentaux, ni m^meme aux Nations unies. Les Canadiens Michael Hibberd et Gregory Tumbull siègent au conseil d'administration de la société Héritage, où l'on n'est pas surpris de trouver également le Général Sir Michael Wilkes, qui était encore récemment le directeur des forces spéciales britanniques. Heritage Oil, Hardman Resources et H and H oil & Gas sont littéralement complices de meurtres, mais s'en tirent sans une égratignure.

Le citoyen britannique Tony Buckingham est lié à de nombreuses entreprises mercenaires actives en Ouganda, en République démocratique du Congo, au Sierra Leone et en Afrique du Sud, notamment la société Héritage et ses sociétés affiliées. Pourtant, même si ces entreprises ont des liens qui crèvent les yeux avec des terroristes en Afrique, comme le demi-frère de Yoweri Museveni, le Général Salim Saleh, en Ouganda, personne n'en dit mot, ni dans les gouvernements occidentaux, ni même aux Nations unies. Les Canadiens Michael Hibberd et Gregory Tumbull siègent au conseil d'administration de la société Héritage, où l'on n'est pas surpris de trouver également le Général Sir Michael Wilkes, qui était encore récemment le directeur des forces spéciales britanniques. Heritage Oil, Hardman Resources et H and H oil & Gas sont littéralement complices de meurtres, mais s'en tirent sans une égratignure. Dans le bassin de la rivière Semliki, de chaque côté de la frontière entre la RDC et l'Ouganda, les caïds mangeurs de pauvres, Yoweri Museveni et Joseph Kabila, leur ont concédé des gisements de pétrole qu'elles exploitent goulûment.

Depuis plus de 135 ans, les économies du pouvoir blanc pillent le Royaume du Congo et en éliminent la population. Pourtant, de premières incursions d'Henry Morton Stanley, vers 1880, jusqu'aux opérations militaires récentes de la Mission d'observation des Nations unies au Congo dans la province de l'Equateur (décembre 2009), on n'entend parler que de bonnes oeuvres de l'Occident : aide humanitaire et missions de maintien de la paix. Or, rien n'est plus faux, en dépit de ce que nous, les Blancs, pouvons croire à propos de notre bonté et de notre charité. L'enfer est bel et bien pavé de bonnes intentions.

Les complices de cette exploitation sont impliqués à divers degrés de forment une sorte de hiérarchie, à l'instar des degrés de conscience et de souffrance. Tandis qu'au Canada, les Premières Nations souffrent, et qu'on leur jette les restes dérisoires de l'exploitation du monde par l'Occident, le peuple congolais est soumis aux plus abominables souffrances, et les grands médias au service du capital tiennent ces souffrances loin des regards. La question n'occupe pas les esprits des populations qui auraient le pouvoir de changer le sort des Congolais et qui, en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, sont responsables de ce qui se passe. Cela suffit-il à expliquer que tant de gens parmi nous ne font rien pour aider le peuple congolais à se libérer du joug de l'impérialisme ?

Conscients de machinations issues, en Afrique, du capitalisme prédateur des temps modernes et du suprémacisme blanc, de nombreux Canadiens se sont néanmoins employés à les étaler au grand jour et méritent qu'on leur rende hommage. Parmi eux se trouvent Phil Taylor, John Philpot et Christopher Black, trois avocats de la défense qui, à l'instar de nombre de leurs collègues, se sont dévoués sans compter pour dissiper les écrans de fumée créés par les médias propagandistes occidentaux et par la justice des vainqueurs du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), Robin Philpot a démasqué les agresseurs, ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali, l'un des rares livres qui remet franchement en question le récit du génocide rwandais diffusé par l'establishment. Ces nombreux Canadiens se sont faits défenseurs de la vérité. Ce sont des gens aussi extraordinaires que méconnus, comme Roxy Statish et Charles Boylan. Certains sont allés au Congo et d'autres non. Guidés par leur sens moral, ils refusent de se laisser séduire par les sirènes du capitalisme et de vendre leur âme à l'ignoble système de propagande.

LE ZAÏRE DE MOBUTU, UN ETAT EN DÉROUTE

Lorsque je suis arrivé au Zaïre, en 1991, cela faisait plus de 25 ans que le président Mobutu Sese seko était au pouvoir. Le pays était qualifié d'Etat en déroute, qu'un dictateur impitoyable avait conduit à la ruine. La vie y était rude. Les infrastructures étaient en décomposition ou simplement inexistantes. J'ai rencontré des missionnaires étatsuniens de race blanche qui semblaient vivre confortablement dans la brousse, tandis que le citoyen zaïrois moyen manquait de tout : produits de base, services sociaux, transport, éducation et soins de santé. Des gens se faisaient expulser de leur terre par des associations occidentales de conservation de la faune, en particulier le Fonds mondial pour la nature, le fonds Dian Fossey pour les gorilles et Wildlife Conservation Intenational. Qui eût cru que, quinze ans plus tard, je découvrirais que l'organisme de mon héroïne, le Jane Goodall Institute, agissait comme un commanditaire de la guerre en finançant directement l'une des milices sévissant dans les lointaines forêts de Walikale, au Nord-Kivu ?

J'étais allé au Zaïre pour voir les gorilles, mais j'y vécus une aventure et une épreuve que je souhaite ne jamais revivre. La vie des habitants du pays était cruelle et brève. L'endroit était aussi d'une beauté incroyable, à de nombreux égards, tout comme les gens eux-mêmes. Sur la route boueuse, après avoir quitté Béni, je rencontrai une famille de paysans qui me soigna lorsque je tombai malade des suites d'une piqûre d'insecte qui s'était infectée, derrière une oreille. Pour la première fois de ma vie, je fus profondément touché de voir des gens faire preuve d'un profond d'un désintéressement, d'une bonté, d'un courage et d'une dignité inébranlables. Alors qu'ils étaient parmi les plus pauvres de la terre, ils partagèrent le peu qu'ils avaient avec moi, un Etatsunien de race blanche, arrogant, inconscient et riche, qui traversait leur village et leur région en faisant du tourisme à vélo. Loin de me reprocher mon arrogance sans borne, la famille de Yafali kulu-kulu se montra d'une grande générosité.

En 1996, cette famille fut assassinée de sang-froid, du grand-père jusqu'aux nouveau-nés, par les troupes venues du Rwanda, qui en étaient à leur première invasion du Zaïre, avec l'appui de leurs parrains occidentaux. Voilà pourquoi je suis en train d'écrire au sujet du Congo. Voilà pourquoi je suis en train d'écrire au sujet du Congo. Voilà pourquoi j'ai consacré plus de dix ans de ma vie à dénoncer la désinformation, la tromperie et le mensonge pur et simple entourant ce qui s'est passé en Afrique centrale et ce qui s'y passe encore. Voilà pourquoi l'auteur du présent livre m'a demandé d'en écrire la préface, lui qui vient du Congo et qui a vu le sang couler dans son pays.

BRAQUER LES PROJECTEURS SUR LES TIREURS DES FICELLES

Quelle que fût la situation au Zaïre lorsque j'y étais, en 1991, ce n'était rien comparativement à la souffrance, aux viols et au pillage qui ont ravagé le pays depuis ce temps. On n'a jamais vraiment braqué les projecteurs comme on le devrait sur les gens qui tirent les ficelles dans les guerres du Congo et qui appuyaient Mobutu. Toute l'époque Mobutu est résumée comme ceci : il était corrompu, son compte bancaire en Suisse était bien garni, il a causé la ruine du Zaïre, il est parti, et la page est tournée.

"Nous voulons travailler avec des gens qui pensent à l'avenir, a déclaré la secrétaire d'Etat Hillary Clinton au peuple congolais, lors de son passage à Kinshasa, en 2009, et non avec ceux qui ressassent le passé". Les intellectuels congolais en furent indignés. Que diraient les New Yorkais, écrirent les Congolais, si les responsables des attentats du 11 septembre 2001 débarquaient chez eux et leur disaient d'oublier le passé et de penser à l'avenir ? Comment réagiraient les juifs si un chef nazi allemand leur conseillait d'oublier le passé et de penser à l'avenir ? Quelle élégance de la part de Mme Clinton ! Elle demande à un pays de tourner la page et d'oublier la responsabilité de son mari dans les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les actes génocidaires dont a souffert la population de ce pays. N'est-ce pas encore plus élégant de sa part lorsqu'on sait qu'elle a des liens personnels avec le réseau tempelsman d'exploitation des diamants, qui manipule le Congo et élimine ses dirigeants depuis le temps de Patrice Lumumba ? L'arrogance de Hillary Clinton n'a d'égal que sa sournoiserie : si elle s'est rendue à Kinshasa, c'est entre autres pour négocier avec Joseph Kabila, au nom du baron des diamants Maurice Tempelsman et de la société de Beers. Rappelons-nous la menace infâme qu'a souvent brandie le colonel Joseph Mobutu. Maintenu au pouvoir pendant 312 années au cours desquelles il a servi bassement les intérêts de ses partenaires d'affaires blancs : "Après moi, le déluge", disait-il. Voilà que la prophétie s'est réalisée.

Le "coeur des ténèbres" fait toujours partie de notre imagination à nous, les Blancs, et de l'imaginaire de ceux qui sont contaminés par la mythologie qui nous rend aveugles et nous empêche de nous rendre compte que nous sommes complices d'un véritable massacre. Les Noirs ne sont pas à l'abri de l'influence de cette mythologie, ce qui fait qu'il y en a beaucoup qui participent à la folie collective et aux économies de carnage qui font des ravages en Afrique et en minent les populations, derrière les paravents du développement, de l'aide humanitaire, de la conservation de la faune, du tourisme et du prétendu maintien de la paix. Environ 10 millions de personnes sont mortes au Congo depuis 1996, et la raison est claire : les économies du pouvoir blanc ne veulent pas s'encombrer des sales nègres. Que ce soit au Congo, au Soudant, au Rwanda ou en Somalie, on applique la politique du dépeuplement pour le plus grand bien des actionnaires qui engrangent les profits.

Il faut que ça cesse. J'espère que vous lirez le présent livre. Après, vous pourrez faire des choix qui sont hors de portée de la responsabilité qui nous incombe, puis vous demander ce que vous pouvez faire, au lieu d'attendre que quelqu'un vous le dise. L'une des personnes qui m'ont le plus aidé à comprendre les problèmes engendrés par le suprémacisme blanc, le professeur Enoch Page, nous invite à nous questionner sur nos privilèges et notre statut. Un jour, s'adressant à un groupe de Blancs à la conscience aiguë, qui avaient manifestement entrepris une démarche critique envers leur race et qui refusaient la destruction de la beauté du monde par le système capitaliste dont nous sommes les bénéficiaires, le professeur Page leur a demandé : "Seriez-vous prêts à sacrifier vos enfants pour sauver votre corps ?"

C'et en ces termes que se pose le problème du Congo. Le premier obstacle que vous devez franchir est celui de votre consommation de la propagande au service du capital. Cette consommation est intrinsèquement liée à l'absence de gestes concrets pour appuyer le vrai journalisme indépendant. L'impunité est le pire des problèmes : personne n'est tenu responsable, car il y a beaucoup de monde parmi nous qui participent au carnage, que ce soient nos amis ou des personnes de notre famille. C'est dans la nature du capitalisme et du rêve américain. Et, c'est le plus gros des mensonges.

Un monde juste est possible. Qu'attendez-vous ? Combien de Congolais devront encore mourir avant que vous ne leviez le petit doigt pour les aider ? Combien de millions de personnes devront être exterminées au milieu des cris d'horreur qui montent du Congo avant qu'on commence à vous entendre murmurer votre indignation?

Keith Harmon Snow Massachusetts, Août 2010

tiré du Livre «Le Canada dans les guerres en Afrique» Centrale, Génocides & Pillages des ressources minières du Congo par le Rwanda interposé, Edition "Le Nègre Editeur", mai 2012 Pages 9 - 27 (*) Les intertitres sont de la Rédaction

(*) Préfacé de l'ouvrage de Patrick Mbeko publié aux Editions "Le Nègre Editeur, Montréal, mai 2012.


 

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:37

Rassemblement pour dénoncer les massacres de Bani Walid en Libye.

                           Baniwalid-libya-massacre.jpg

 

Dimanche 28 octobre 2012 à 15 heures

Devant la Fontaine des Innocents

Place des Innocents

PARIS - LES HALLES

 

 

La  situation désespérée de la ville libyenne de Bani Walid assiégée depuis plus de deux semaines, sous un silence médiatique complet, nous interpelle. 


La situation se dégrade de jour en jour car la ville est bombardée et agressée par des milices. Ses citoyens souffrent d'un terrible manque de produits de première nécessité. Des milices armées pilonnent les zones civiles, tuent des innocents et des familles, détruisant des maisons, des bâtiments publics et les infrastructures sanitaires et sociales.
Les victimes sont pour la plupart des enfants, des personnes âgées et des femmes, qui ne demandent qu’à vivre en paix chez eux. 

  

Ceux qui tentent de quitter la ville sont maltraités et abusés par ces milices tribales et des djihadistes qui agissent par vengeance et  recherchent les personnes déplacées. Ils refusent de les laisser quitter les lieux en raison de leur titre, de leur appartenance tribale  ou de leurs liens supposés avec l’ancien régime 


La situation humanitaire dans la ville est extrêmement tragique et désespérée. Les personnes malades et les blessés, les femmes enceintes et les victimes des bombardements n'ont pas accès à l'hôpital et à une assistance médicale en raison d'un manque de carburant pour leurs véhicules. Il y a également une grave pénurie de médicaments, de matériel médical et d'oxygène.
 

  

L'hôpital, bondé, est sature de blessés graves et de cas critiques. De nombreuses femmes enceintes ont dû accoucher à leur domicile, ce qui peut entraîner des complications et mettre les mères et les enfants en danger de mort.

 

Le manque de matériel médical, dont la  rareté de l'oxygène nécessaires pour les opérations et les césariennes ont même met en danger la vie de ceux qui ont  la chance d'arriver à l'hôpital.

Ajouté à l'absence d'équipements de base,  de médicaments, d'une grave pénurie de carburant, essentiel pour générer de l'électricité nécessaire au f fonctionnement des appareils médicaux, l’hôpital de la ville est dans un triste état.
Le spectre  de la famine et d’une sévère malnutrition est à l'horizon accompagné de pénuries en denrées alimentaires de base, en particulier les préparations pour les nourrissons.

 

Des mesures urgentes et concrètes doivent être prises pour faire arrêter le massacre et fournir une aide immédiate  à la population de Bani Walid.

 

Tous ceux qui ont prétendu  apporter la démocratie en Libye,  en prétextant la défense des droits de l’homme, y compris à coups de missiles, doivent se mobiliser pour faire cesser ce massacre.

 

Notre gouvernement, qui a voulu cette guerre destructrice,  porte une  lourde responsabilité envers le peuple libyen, et se doit d’assumer le désastre humanitaire qui s’annonce à Bani Walid

Nous somme là  pour l’interpeller et le lui rappeler.

 

Des citoyens et citoyennes pour la paix et  la justice

La Voix de la Libye.com

 

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine