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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 07:24

L’ancien modèle de relations entre la France et l’Afrique n’est plus compris par les nouvelles générations d’Africains, comme d’ailleurs par l’opinion publique française.

Par Achille Mbembe

 mbembe-achille

 

Alors que dans son discours de Dakar, François Hollande annonce la fin de la Françafrique, le Camerounais Achille Mbembe*, théoricien du postcolonialisme, affirme que la France doit sortir de sa vision obsolète du continent.

Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, chaque nouveau dirigeant français s’est cru obligé, à un moment ou à un autre de son mandat, d’en appeler à une refonte des relations entre la France et l’Afrique. Ce fut le cas du général de Gaulle le 30 janvier 1944 à Brazzaville. Alors que la guerre n’était pas encore terminée, il invitait la France à “établir sur des bases nouvelles les conditions de la mise en valeur de notre Afrique” et, dans la relation entre la Métropole et l’Empire, à “choisir noblement, libéralement, la route des temps nouveaux”.

Lors d’une allocution devant le Parlement sud-africain réuni au Cap en février 2008, Nicolas Sarkozy ne dérogea point à la règle : “L’ancien modèle de relations entre la France et l’Afrique n’est plus compris par les nouvelles générations d’Africains, comme d’ailleurs par l’opinion publique française”, déclarait-il alors, avant d’en appeler à de nouveaux rapports fondés non plus sur l’inégalité, l’exploitation et le ressentiment, mais sur le respect et la reconnaissance des intérêts mutuels.

De passage à Dakar et en route pour le Sommet de la Francophonie à Kinshasa, François Hollande y est allé de sa propre voix le 12 octobre dernier : “Le temps de la Françafrique est révolu”. Et d’ajouter cette phrase sibylline : “Il y a la France et il y a l’Afrique”,  par quoi il faut entendre deux entités distinctes dont les rapports devraient etre désormais fondés sur « le respect, la clarté et la solidarité ».

Racisme, paternalisme, mercantilisme et bénévolat, boyau dur de la propagande coloniale

Le discours africain des gouvernements de France ne date pas d’hier. C’est au cours du XIXe siècle  – celui de l’impérialisme triomphant – qu’il se cristallise autour des trois matrices qu’il ne cessera, depuis lors, de recycler – le racisme, le paternalisme et le bénévolat.

À ces trois registres s’ajoutera un quatrième,  puisé tout droit dans l’idéologie mercantiliste de l’époque, et qui définit l’Afrique comme un immense champ en friches, où abondent des ressources à l’état brut, mais dont les richesses sont malheureusement inexploitées ou simplement gaspillées par des peuples attardés.

Ces quatre structures fondamentales du discours africain de la France officielle – racisme, paternalisme, mercantilisme et bénévolat – seront puissamment mobilisées entre 1820 et 1960. Elles serviront de noyau dur de la propagande coloniale. Propagées et disséminées au sein de la culture populaire, elles s’y infiltreront  au point de faire désormais partie du sens commun. Dans une large mesure – et malgré l’extraordinaire richesse et l’ampleur des connaissances accumulées par la recherche française sur l’Afrique depuis lors -  les schèmes mentaux à partir desquels la France officielle perçoit l’Afrique sont restés intacts malgré la décolonisation.

De la première moitié du XIX siècle jusqu’à la Première guerre mondiale, les ressortissants coloniaux africains seront considérés comme des sujets indigènes que la France doit ouvrir aux bienfaits de la « civilisation » en les élevant par degrés vers les sommets de dignité et de fraternité qui constituent, pense-t-on, notre génie propre.

Ce discours « civilisationiste » commence cependant  à perdre de son aura au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Et d’abord, il fait l’objet d’une critique sans concession de la part des intellectuels africains et de la diaspora noire regroupés dans maints mouvements de la pensée. Ensuite, il est battu en brèche par les organisations anticolonialistes dont les rayons d’action et d’influence sont transnationaux.

Par ailleurs, grâce au concours massif des soldats africains lors des deux guerres de 14-18 et 39-45, la France, bien que défaite, évite le désastre final. Le général de Gaulle est si conscient de la contribution décisive de l’Afrique à la chute du nazisme qu’il ne qualifie pas seulement  la Deuxième Guerre mondiale de « guerre africaine ». À ses yeux, cette guerre aura forgé, entre la Métropole et l’Empire, « un lien définitif ».

Que des rapports de fraternité remplacent les rapports de sujétion

La « dette de sang » contractée à la faveur de l’effort de guerre et sur les champs de bataille laisse entrevoir la possibilité qu’aux rapports de sujétion pure et simple puissent se substituer des rapports de fraternité. Les prémisses du discours de la « coopération » datent de cette époque. Et c’est ce discours de la « coopération » qui, plus tard, se transformera en celui du « partenariat », du « codéveloppement »  et de la « solidarité ».

Au sortir de la guerre, l’abolition du travail forcé et du code de l’indigénat, puis la naissance des partis politiques et des organisations syndicales dans les pays coloniaux changent la donne. L’heure est à l’anticolonialisme. À l’origine des grandes mobilisations africaines des années cinquante se trouve le désir des colonisés de pouvoir enfin jouir pleinement et entièrement  du statut et des droits de citoyen au sein d’une large Union Française regroupant la France métropolitaine et toutes ses dépendances.

En  octroyant finalement l’indépendance à ses anciennes colonies en 1960, la France montre qu’elle n’est pas prête à faire de tous ses anciens sujets coloniaux africains des citoyens à part entière d’une communauté politique rénovée, multiraciale et multinationale, où la frontière entre la Métropole et l’Empire serait institutionnellement abolie.

La décolonisation à la française : un paradoxe historique

La décolonisation à la française se résume en quelques mots : « Ni indépendance réelle et effective, ni inclusion au sein de la nation française ». La Françafrique est la traduction en actes de ce paradoxe historique. On en parle souvent comme si elle ne consistait qu’en quelques intermédiaires, émissaires et officines opérant dans l’ombre. Mais qu’est-elle donc, sinon un modèle de contrôle et de domination sans responsabilité ?

Vaste système d’immunités fondé sur l’assimilation réciproque et la  corruption mutuelle des segments des élites françaises et africaines, la Françafrique, modèle de décolonisation à l’envers,  sera régie par toutes sortes d’arrangements privés et de passe-droits et huilée par un ensemble de pratiques illégales, voire criminelles. Pour sa survie, ce système mi-suzerain, mi-prébendal et mi-tributaire dépendra de la permanence de formes de pouvoirs tyranniques en Afrique et d’une patrimonialisation de la politique africaine de la France soustraite, pour l’occasion, à tout contrôle démocratique et parlementaire.

Grâce à ce système, les potentats africains jouiront d’une large autonomie vis-à-vis de leurs peuples devant lesquels ils ne seront guère comptables. Les rapports entre la France et ses anciennes possessions coloniales seront rarement des rapports d’État à État. Des accords secrets et inégaux feront des satrapes africains des vassaux au sein d’une vaste toile informelle affixée à l’État français dont elle utilisera les instruments de la puissance et de la souveraineté, souvent à des fins purement privées.

Au centre de cette toile trônera le Prince de Élysée. Il sera relayé par  ses courtisans, ses émissaires, une panoplie d’officines dans lesquelles se mêleront affairisme, renseignement policier et militaire, toutes sortes de faveurs, et où, de temps à autre l’on décidera de quelques assassinats ciblés.

Pour jouir de la protection assurée par le suzerain, les potentats africains se déchargeront en retour d’aspects cruciaux de la souveraineté de leurs États sur le plan militaire et monétaire et transformeront leurs économies nationales en autant de marchés captifs. Cette abdication est également de nature idéologique et s’effectue par le biais de dispositifs institutionnels variés. Désormais privé des ressources de sa reproduction sur la longue durée, c’est ce cycle historique qui, objectivement, arrive à sa fin. Tout comme Nicolas Sarkozy avant lui, François Hollande l’admet.

La pieuvre est-elle pour autant morte ? Contrairement à son prédécesseur, François Hollande ne se fait pas du Continent une idée métaphysique. Vis-à-vis du Continent, il est relativement agnostique. L’Afrique n’est à ses yeux ni une région du monde structurée par le malheur primordial, ni le symbole vivant de l’enfance du monde.

La politique du futur africain

Dans son discours devant le Parlement sénégalais, François Hollande esquisse, par-delà des nombreux éléments de continuité, un glissement de taille dans le discours africain de la France officielle.

En phase avec ce qu’une partie grandissante des élites intellectuelles africaines et d’Africanistes français éclairés n’ont cessé de répéter au cours du dernier quart du XXe siècle, il propose que l’Afrique soit désormais lue à partir de sa capacité potentielle ou effective à devenir non seulement sa force propre, mais aussi le lieu où se joue l’avenir de la planète.

Un tel changement d’hypothèse historique est énorme. Il n’ouvre pas seulement la voie à une nouvelle génération de travaux et réflexions critiques. Il exige également un renouvellement décisif des ressources analytiques à partir desquels pourrait être formulée une politique du futur africain.

Tel étant le cas, la sorte d’agenda africain qu’esquisse François Hollande lors de son allocution dakaroise est raisonnable, encore que très modeste au regard de l’enjeu qu’il semble identifier.

Le rétablissement de rapports d’État à État, la redéfinition des termes de la présence militaire française en Afrique, les modalités de la souveraineté monétaire des pays de la zone franc, la question cruciale des richesses minières africaines et des conditions de leur extraction constituent des portes d’entrée valables, certes. Mais ils ne sont pas suffisants.

Le Continent est en passe de devenir le centre de gravité d’un cycle nouveau de migrations planétaires. Les Chinois s’installent au cœur de ses grandes métropoles tandis que des colonies commerçantes africaines s’établissent dans plusieurs mégalopoles d’Asie. Des milliers de Portugais rentrent en Angola et au Mozambique. Dubai, Hong Kong  et Shanghai prennent le relais des grandes destinations atlantiques. Des milliers d’étudiants s’en vont en Chine chaque année tandis que le Brésil, l’Inde, la Turquie et d’autres pays émergents frappent à la porte.

Il faudra plus qu’un catalogue de bonnes intentions

La politique du futur africain sera, de prime abord, une politique de la déclosion et de la circulation. Recroquevillée sur elle-même et occupée à bâtir autour d’elle des murs imprenables, l’Europe risque de n’en faire point partie.

D’autre part, si comme l’affirme François Hollande, la France et l’Afrique disposent effectivement d’une histoire commune, d’une langue en partage et d’une culture commune, il est étonnant que la question d’une politique culturelle visant justement à fructifier cet en-commun ne soit guère perçue comme un enjeu stratégique.

Noyautées par de vieux réseaux de clientèle et fermées aux forces dynamiques de la pensée critique et de la création de langue française, les diverses agences de la francophonie tournent dans le vide, dans une extraordinaire atonie intellectuelle. La bifurcation entre la francophonie (entendue comme un instrument d’influence externe et un outil de puissance) et le français (entendu comme objet de  politique nationale) ne fait qu’accentuer cette dispersion, alors même que les grands blocs linguistiques mondiaux ne cessent de se consolider aux dépens du français.

Mais que François Hollande n’ait proposé à Dakar qu’un agenda minimum n’est pas nécessairement le reflet d’une absence d’ambition ou d’un désir de banalisation des rapports avec le Continent. C’est peut-être surtout la conséquence du fait que la France est désormais une puissance en voie de déclassement.

Confrontée à une crise profonde qui n’est pas seulement économique puisqu’elle affecte y compris les ressources imaginaires de son identité, elle ne dispose plus des moyens matériels d’une véritable politique du monde.  Taraudé par le rêve funeste d’une « communauté sans étrangers », le peuple français tourne le dos à son passé gaullien et s’embourbe dans les marais du provincialisme et de la xénophobie.

Pendant trop longtemps, la France a vécu sur une idée obsolète de l’Afrique et est passée à coté des énormes transformations dont cette région du monde a fait l’expérience au cours du dernier quart du vingtième siècle notamment.

Sortir du quadruple piège du racisme, du paternalisme, du mercantilisme et du bénévolat exigera plus qu’un catalogue de bonnes intentions.

Achille Mbembe

* auteur de Sortir de la grande nuit – Essais sur l’Afrique décolonisée, (La Découverte, 2010.

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 14:09

 

Kouassi               

 

               C’est avec une grande déception que j’ai vu la décision de la CPI ce Vendredi 26 Octobre, tard dans la nuit! Je me suis dit mais tiens! Décidément, Satan, ses institutions internationales et ses appareils maudits de justice ne sont pas prêts à changer…

Avec un peu de recul, on voit bien que cette bande de satanistes internationaux tiennent à détruire notre pays voilà pourquoi ils maintiennent Gbagbo en prison… Sinon Gbagbo n’est pas le seul acteur de la crise ivoirienne. Comment lui seul peut se retrouver à la CPI pendant que les criminel de grands chemin parcourent le monde librement ???

Qu'on aime Laurent Gbagbo ou pas, qu'on apprécie sa politique ou pas, qu'on apprécie sa gouvernance ou pas, il faut reconnaître que son incarcération à la Haye représente la recolonisation de notre pays et la honte de toute l'Afrique…

 

En fait ce n'est pas Gbagbo qui est dans les chaines de l’oppression internationale ici, mais c’est plutôt notre éveil des consciences qu’on en veut terriblement ... Or malgré tout ce que chacun pourrait avoir à reprocher à Gbagbo, on est tous d’accord sur le fait qu’il a contribué historiquement à l’éveil des consciences en Côte d’Ivoire et en Afrique. Son courage a permis de voir jusqu’où l’Occident peut aller avec l’Afrique…

 

Et moi je dis ceci:

 

C’est comment-comment, le train de l’éveil des consciences en Afrique est en marche et rien de peut l’arrêter…

C’est comment-comment, le train de la décolonisation est en marche et rien ne peut l’arrêter…

C’est comment-comment, le train de la FIN de la FRANÇAFRIQUE est en marche et rien ne peut l’arrêter…

C’est comment-comment, le train de la Liberté des peuples Africain est en marche et rien ne peut l’arrêter…

 

Courage au Président Gbagbo et à tous ses collaborateurs en prison!

Courage à ses partisans dans cette épreuve de trop!

Courage à tous les Ivoiriens et Africains opprimés et indignés!

 

En tant que croyante et désormais servante du  Dieu créateur, je demande à tous de ne jamais perdre la foi, car dans tout combat juste et noble, il faut s’appuyer sur directive du Bon Maître… Et le Bon Maître ici est bel et bien le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Là où l’homme n’a plus d’espoir, c’est bien là où Dieu agit pour se glorifier.

Alors où que vous soyez en lisant cette note: en prison, en exil, en Côte d’Ivoire, ailleurs en Afrique, ou dans d’autre coin du monde, prenez courage et regardez toujours à Dieu car il a décidé de se glorifier à travers la Côte d’Ivoire, et il le fera dans le Puissant Nom de Jésus Christ.

 

Le temps de Dieu est arrivé…

 

On est ensemble ou alors, apprenons à être ensemble; puisque nous sommes ensembles!

Soyez puissamment et richement béni!

Que Dieu prenne pitié de la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde!

 

Copenhague,  27 Octobre 2012

Rosalie Kouamé «Roska»

Présidente Fondatrice - Fondation Roska

 

     

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 23:20

Livre-sur-khadafi.jpg

                      

                   L’ancien directeur de l’Iric, Jean-Emmanuel Pondi, revisite la tragédie du guide libyen et ses conséquences pour l’Afrique.
Depuis le mort du leader panafricaniste Mouammar Mohamed Abu Minyar Kadhafi, ancien président de la Lybie, le 20 octobre 2011, rares sont les hommes politiques et universitaires africains qui se sont prononcés contre ce que d’aucuns appellent aujourd’hui «un crime de guerre». Car, comme l’indique le dernier rapport de l’organisation internationale, Human Rights watch, Mouammar Kadhafi a bel et bien été assassiné. Une thèse contraire à celle annoncée par Abdel Madjid Mlegta, coordonnateur des opérations militaires au sein du Conseil national de transition (Cnt) qui indiquait plutôt qu’il avait «succombé à ses blessures».
Dans ce vide, un intellectuel africain sort aujourd’hui du lot. Il s’agit de Jean-Emmanuel Pondi. Ce professeur des sciences politiques et des relations internationale, vient de publier aux éditions Afric’Eveil un ouvrage au titre fort évocateur : « Vie et mort de Mouammar Al-Kadhafi. Quelles leçons pour l’Afrique ». La présentation de cet ouvrage a eu lieu vendredi dernier au Merina Hôtel à Yaoundé. Il s’agit d’un travail de 173 pages divisé en six chapitres. Un premier chapitre qui retrace l’histoire de la Lybie et un second qui raconte la jeunesse, la formation, les débuts professionnels du guide libyen jusqu’au coup d’Etat du 1er septembre 1969 qui a porté Mouammar Al-Kadhafi au pouvoir.
Le troisième chapitre est consacré aux relations conflictuelles qui ont prévalu entre Kadhafi et les pays occidentaux. Des relations principalement marquées par « un soutien aux activités terroristes à travers le monde, la provocation érigée en règle de comportement et une posture anticolonialiste et anti-impérialiste ». Le quatrième chapitre nous embarque dans le labyrinthe de l’investissement libyen dans la réalisation du rêve d’une Afrique unie. Un vœu cher à Mouammar Kadhafi, dont il aura certainement posé les premiers jalons. Le cinquième chapitre fait état des réactions au sein du concert des nations. Des réactions caractérisées par une jubilation et soulagement dans les pays occidentaux, qui tranche avec la désolation et inquiétudes dans de nombreux Etats du Sud.
Le sixième chapitre de cet ouvrage est certainement le plus capital pour les africains. Il traite des leçons à tirer par le continent après la mort de Kadhafi. Cinq au total. Dans un premier temps, la destinée tragique des leaders panafricanistes qui « meurent de façon violente aux mains de commanditaires non africains, ou à la suite d’opérations pilotées par des structures non africaine ».
Ensuite la marginalisation politico-diplomatique de l’Afrique pendant la crise libyenne. Afin que cette situation ne se répète pas, « il faudra désormais plus que par le passé, que les africains se battent de toutes leurs forces, de façon unie, pour accéder au statut de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies avec droit de véto », précise le Pr Pondi, avant d’ajouter qu’il « faut surtout qu’au préalable, une véritable doctrine africaine de géopolitique et de géostratégie puisse accompagner et conforter cette présence qui symbolisera la reconnaissance des positions politiques d’un milliard d’humains comme ayant droit de cité dans la marche du monde ».
Troisième leçon, la nécessité d’une nouvelle stratégie de financement de l’intégration. Car Mouammar Kadhafi était le principal bailleur de fonds de l’Union africaine. Suivi de l’urgence d’une approche éducative axée sur l’affermissement de l’unité africaine et le passage d’une sécurité militaire à une sécurité alimentaire, culturelle et environnementale.
Le Pr Jean-Emmanuel Pondi est aujourd’hui à son 14ème ouvrage. L’actuel secrétaire général de l’université de Yaoundé I a reçu en début d’année le prix de l’universitaire camerounais le plus prolifique de l’année 2011 avec trois ouvrages. Parmi lesquels, « Repenser le développement à partir de l’Afrique » et « Redécouvrir Yaoundé. Une fresque historique et diplomatique de la capitale camerounaise ».

Source : quotidienmutations.info

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 23:13

Wade invité à s’expliquer sur 2 milliards du Sénégal retrouvés en Côte d’Ivoire.

wade

L’examen du projet de loi de finances rectificatives 2012 a permis de mettre à nu une gaffe de Me Wade. Les deux milliards alloués à l’Assemblée Nationale lors de son magistère ont été retrouvés en Côte d’Ivoire. Les députés demandent des explications

«Ces deux milliards destinés à l’Assemblée Nationale ont servi à acheter des véhicules pour la Côte d’Ivoire. Il faut nous faire le point sur l’état d’exécution de ces décrets. Et puis le Premier ministre doit passer à l’Assemblée nationale pour expliquer ces actes», demande le député Imam Mbaye Niang dans Wal Grand Place

Claude André Coly 

Source : Lynxtogo

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 23:10

Dlamini Zuma écrit à la CPI et fait de la libération de Laurent Gbagbo une priorité.

Nkosazana Dlamini Zuma

Haut du formulaire

 

La diplomatie pragmatique et préventive, telle que prônée par la toute nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine, est en train de prendre corps et passe à la vitesse supérieure. Les grands dossiers, tels que la crise malienne, la crise en Rdc, la crise au Soudan, et naturellement, celui du célèbre prisonnier de la Haye, Laurent Gbagbo, sont dans la besace de Dlamini Zuma. Qui donne des signaux forts, et non des moindres, depuis son investiture officielle le lundi 15 octobre 2012, à la tête de l’Union. Et en termes d’actions tangibles, Outre le mini sommet qu’elle a convoqué sur la crise malienne, qui a lieu en terre malienne, vendredi 19 octobre 2012, la première personnalité de l’Ua va plus loin. Le règlement de la crise ivoirienne, notamment le contour de l’incarcération de Laurent Gbagbo et les relents politiques liés à cet état de fait, dans la stabilité et le retour de la paix, sont, tout autre dossier brûlant dont elle s’est saisie avec diligence. Une prérogative que s’est octroyée Mme Zuma, sur laquelle revient François Soudan, éditorialiste à Jeune Afrique, sur les ondes de Rfi. Selon le confrère, en faisant sienne la crise ivoirienne, la présidente s’est attachée les services de plusieurs chefs d’Etats africains, y compris ceux qui seraient encore réticents, pour constituer un groupe de pression qui va peser de tout son poids, en faveur de la libération de Laurent Gbagbo. Toujours selon l’éditorialiste, la matriarche africaine s’est attelée en amont, à envoyer un courrier aux juges de la Cpi. Pour leur décliner sa vision de la crise, assortie de propositions, dont ils doivent tenir compte, dans le rendu du verdict du 30 octobre prochain.

 

A en croire François Soudan, qui prétend ne pas être imprégné du contenu total de la missive, mais qui assure avoir eu une idée de la partie liminaire dudit courrier, Dlamini Zuma s’est voulue très formelle dans le règlement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire. Et, écrit-elle en substance : «Sans m’ériger en Avocate défenseur de M. Laurent Gbagbo, encore moins m’immiscer dans les affaires judicaires qui ne sont pas de mon ressort, en tant que première responsable de l’Institution africaine, je prie le collège des juges de s’approprier mes propositions. Etant attendu que la réconciliation en Côte d’Ivoire est étroitement liée à la libération du chef de l’ex-régime». Pour lui, le fait que Dlamini associe à son projet, plusieurs chefs d’Etat, n’est ni moins ni plus une volonté avérée de la Sud-Africaine, d’éteindre tous les brasiers qui consument l’Afrique et freinent son développement. Et dans le répertoire, figurent les plus influents. Qui ne sont autres que Jacob Zuma, Goodluck Jonathan, le Ghanéen John Dramani, le Béninois Yayi Boni, pour ne citer que ceux-là. Et le moins qu’on puisse dire, la nouvelle dirigeante ouvre une nouvelle ère diplomatique, dans le mode de gestion concrète des crises qui minent l’Afrique. Elle qui ne cesse de clamer, haut et fort, et avec fermeté, citant Patrice Lumumba, que l’Afrique n’est «ni française ni russe ni portugaise ni américaine », mais bien africaine. Réputée rigoureuse et efficace, Dlamini Zuma, a largué cette mise en garde : «Nos décisions ne seront facteurs de changement que si elles sont appliquées. Il faut des solutions africaines aux problèmes africains». De célèbres phrases prononcées au cours de la cérémonie d’investiture, qui magnifient celle dont la débauche d’énergie en faveur de Laurent Gbagbo, est une réalité, et qui ne ménage aucun effort pour faire appliquer sa vision. Un pari qu’elle est en phase de gagner. Une belle leçon à inculquer aux avatars de l’affranchissement de l’Afrique, adeptes de l’afro pessimisme, qui militent en faveur de l’asservissement de tout un continent.

 

Marcel Dezogno LG 

Source :Lynxtogo

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:56

200 ivoiriens détenus et torturés à l’électricité par les FRCI de Ouattara selon Amnesty international qui se réveille en enfin.

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Amnesty International sort ses gongs: Ouattara est un tortionnaire ! 

Plus de 200 personnes, dont des membres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, ont été arbitrairement détenues et torturées et beaucoup croupissent toujours derrière les barreaux, révèle aujourd’hui Amnesty International au retour d’une mission d’un mois en Côte d’Ivoire.

Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l’électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu, deux d’entre eux ont été victimes de sévices sexuels » a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Certains ont été détenus pendant plusieurs mois sans pouvoir contacter leurs proches ni accéder à des avocats. »

Laurent Gbagbo a été Président de la Côte d’Ivoire de 2000 à 2010 avant d’être chassé du pouvoir suite à une élection contestée qui a dégénéré en affrontements violents.

Après un conflit de quatre mois qui a fait plus de 3 000 morts, Laurent Gbagbo a été arrêté en avril 2011 puis transféré à la Cour pénale internationale à La Haye pour des inculpations liées aux violences postélectorales.

Durant sa mission, Amnesty International a rencontré quatre détenus dans un lieu de détention non-reconnu comme tel, le Génie militaire, une caserne à Abidjan. Ces personnes avaient été détenues au secret pendant plus d’un mois.

Dans de nombreux cas, malgré des demandes et des efforts inlassables pour retrouver leur proche dans différents lieux de détention, des familles ont été laissées sans aucune information et n’ont appris le sort de leur parent que par le biais d’Amnesty International.

Parmi les personnes détenues dans des lieux de détention non-reconnus comme tels à Abidjan, certaines ont été inculpées d’atteinte à la sûreté de l’État. D’autres ont été remises en liberté sans inculpation ni jugement. Dans certains cas, les remises en liberté ont fait suite à des rançons versées à des membres de l’armée.

Tel a été le cas pour un membre du FPI, qui a été arrêté à Abidjan le 27 août 2012, car accusé d’être un milicien.

Il a été libéré deux jours plus tard contre une rançon. Il a déclaré à Amnesty International : « Mes parents ont d’abord versé 50 000 francs CFA (environ 75 euros), puis après ma libération, mes geôliers sont venus chez moi et ont exigé une somme plus élevée. Je leur ai dit que je ne pouvais pas payer une telle somme et ils ont accepté de recevoir 20 000 CFA (30 euros) ».

Dans un autre cas, un policier est décédé des suites de torture. Serge Hervé Kribié a été arrêté à San Pedro le 21 août 2012 par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, l’armée nationale) et interrogé sur de récentes attaques. Il a été déshabillé, attaché à un poteau, aspergé d’eau puis a reçu des décharges électriques. Il est mort quelques heures plus tard.

Au cours de la mission, Amnesty International a rencontré de hauts responsables proches de Laurent Gbagbo qui sont détenus dans quatre villes du centre et du nord du pays, notamment son épouse, Simone Gbagbo, détenue à Odienné, son fils, Michel Gbagbo, emprisonné à Bouna, et des personnalités majeures de l’administration précédente, détenues à Boundiali et Korhogo.

Tous sont inculpés de plusieurs infractions dont des atteintes à la sûreté de l’État et l’assassinat.

« Certains d’entre eux nous ont dit que, bien que détenus depuis avril 2011, ils n’ont vu le juge d’instruction que deux fois, et ce pour quelques heures », a déclaré Gaëtan Mootoo.

La délégation a rencontré l’un des juges chargés de ce dossier. Celui-ci a déclaré qu’en raison de la confidentialité des enquêtes, il ne pouvait donner aucune information sur les dossiers, mais qu’il clôturerait son enquête avant la fin de l’année.

La délégation d’Amnesty International s’est également rendue à Duékoué et dans les villages environnants dans l’ouest du pays où des fosses communes ont récemment été découvertes.

Amnesty International s’est entretenue avec des personnes déplacées ayant vécu dans le camp de Nahibly qui a été attaqué par des Dozos (chasseurs traditionnels qui sont une milice soutenue par l’État) et des membres des FRCI en juillet 2012 en représailles à la mort de quatre personnes.

Amnesty International a recueilli des témoignages crédibles de nombreuses personnes relatant des détentions arbitraires, des disparitions et des exécutions extrajudiciaires suite à ces événements.

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Cette attaque et les violations qu’elle a entraînées se sont produites alors que les soldats de maintien de la paix de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) étaient stationnés à l’extérieur du camp et bien que la police des Nations Unies était postée à l’intérieur.

« Bien que reconnaissant que le gouvernement ivoirien fait face à une vague d’attaques, nous craignons fortement que les arrestations et la répression en cours ne découlent d’une volonté de représailles et de vengeance », a déclaré Gaëtan Mootoo.

« Plus de dix-huit mois après l’arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011, il est grand temps pour le Président Alassane Dramane Ouattara d’aller au-delà des promesses et de placer le respect des droits humains au sommet des priorités de son gouvernement. »

Amnesty International France 

Service presse – Aurélie Chatelard

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:25

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               C’est en géographe que Manlio Dinucci examine la guerre en Syrie : le déploiement des forces de l’Otan et la coalition ad hoc que l’Alliance a formée, et surtout le mobile stratégique. Le véritable enjeu du conflit n’est pas le changement de régime, mais la fermeture du débouché méditerranéen pour le gaz iranien et le contrôle des réserves de gaz syriennes.

La déclaration de guerre, aujourd’hui, n’est plus d’usage. Pour faire la guerre il faut par contre encore trouver un casus belli. Comme le projectile de mortier qui, parti de Syrie, a fait 5 victimes en Turquie. Ankara a riposté à coups de cannons, tandis que le parlement a autorisé le gouvernement Erdogan à effectuer des opérations militaires en Syrie. Un chèque en blanc pour la guerre, que l’Otan est prête à encaisser.

Le Conseil atlantique a dénoncé « les actes agressifs du régime syrien à la frontière sud-orientale de l’Otan », prêt à déclencher l’article 5 qui engage à assister avec la force armée le pays membre attaqué. Mais déjà est en acte le « non-article 5 » —introduit pendant la guerre contre la Yougoslavie et appliqué contre l’Afghanistan et la Libye— qui autorise des opérations non prévues par l’article 5, en dehors du territoire de l’Alliance.

Éloquentes sont les images des édifices de Damas et Alep dévastés par de très puissants explosifs : œuvre non pas de simples rebelles, mais de professionnels de la guerre infiltrés. Environ 200 spécialistes des forces d’élite britanniques SAS et SBS —rapporte le Daily Star— opèrent depuis des mois en Syrie, avec des unités étasuniennes et françaises. La force de choc est constituée par un ramassis armé de groupes islamistes (jusqu’à hier qualifiés par Washington de « terroristes ») provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays. Dans le groupe d’Abou Omar al-Chechen —rapporte l’envoyé du Guardian à Alep— les ordres sont donnés en arabe, mais doivent être traduits en tchétchène, tadjik, turc, en dialecte saoudien, en urdu, français et quelques autres langues.

Munis de faux passeports (spécialité de la CIA), les combattants affluent dans les provinces turques d’Adana et du Hatay, frontalières de la Syrie, où la CIA a ouvert des centres de formation militaire. Les armes arrivent surtout par l’Arabie saoudite et le Qatar qui, comme en Libye, fournit aussi des forces spéciales. Le commandement des opérations se trouve à bord de navires Otan dans le port d’Alexandrette. Pendant ce temps, sur le Mont Cassioum, au bord de la Syrie, l’Otan construit une nouvelle base d’espionnage électronique, qui s’ajoute à la base radar de Kisecik et à celle aérienne d’Incirlik.

À Istanbul a été ouvert un centre de propagande où des dissidents syriens, formés par le Département d’État US, confectionnent les nouvelles et les vidéos qui sont diffusées par des réseaux satellitaires. La guerre de l’Otan contre la Syrie est donc déjà en acte, avec le motif officiel d’aider le pays à se libérer du régime d’Assad. Comme en Libye, on a fiché un coin dans les fractures internes pour provoquer l’écroulement de l’État, en instrumentalisant la tragédie dans laquelle les populations sont emportées.

Le but est le même : Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d’ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gros gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. Pour cela on veut la frapper et l’occuper.

C’est clair, en Turquie, pour les 129 députés (un quart) opposés à la guerre et pour les milliers de gens qui ont manifesté avec le slogan « Non à l’intervention impérialiste en Syrie ».

Pour combien d’Italiens est-ce clair, au parlement et dans le pays ?

Par Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:15

Des Libyens au service de la colonisation de leur propre pays.  

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Le premier bataillon de la force d’élite de la « Nouvelle Libye » : des Libyens au service de la colonisation de leur propre pays.  

Il y a un an, après avoir démoli l’État libyen avec 10 000 attaques aériennes et des forces spéciales infiltrées, l’Otan concluait l’opération Protecteur Unifié en éliminant Mouamar el-Kadhafi lui-même par la main des services secrets. Mais la guerre ne se terminant pas avec cela. Les fractures, dans lesquelles on avait fiché depuis l’étranger le coin pour dégonder l’État libyen, se sont élargies et ramifiées. À Bani Walid, encerclée et bombardée par les milices de Misrata, c’est aujourd’hui une population entière qui résiste. Tripoli ne contrôle qu’une partie mineure de la « Nouvelle Libye », en proie à des confrontations armées entre milices, à des homicides et des disparitions. Selon le président Mohamed Magarief, ceci est dû à des « retards et négligences » dans la formation d’une armée nationale. Mais qu’il ne s’inquiète pas : le problème est sur le point d’être résolu. Pas à Tripoli, mais à Washington.

Les États-Unis, après avoir dirigé l’opération Protecteur Unifié, se chargent à présent de protéger la « Nouvelle Libye » en la dotant d’une armée. Le Pentagone et le Département d’État sont déjà à l’œuvre pour former une « force d’élite » libyenne de 500 hommes, comme noyau autour duquel construire la future armée. Le financement initial est de 8 millions de dollars, récupérés de la réduction de l’aide au Pakistan pour les « opérations anti-terroristes ».

La mission officielle de la « force d’élite », dont la formation a déjà été approuvée par le Congrès, sera d’ « affronter et vaincre les organisations terroristes et extrémistes violentes ». La sélection des hommes est en cours, sélectionnés par des fonctionnaires du Pentagone, du Département d’État et de la CIA, à travers un screening qui en évalue la capacité physique, la façon de penser et surtout l’attitude envers les États-Unis.

Titre préférentiel : la connaissance de l’anglais (ou mieux de l’américain)(anglais d’Amérique du nord, NdT), langue dans laquelle les ordres leur seront donnés. Ils seront en fait entraînés et de fait commandés par des forces spéciales étasuniennes, transférées en Libye du Pakistan et du Yémen.

Un coup de haute stratégie de la part de Washington.
- En premier lieu, les troupes sélectionnées, entraînées et commandées par le Pentagone, ne seront que nominalement libyennes : en réalité elles auront le rôle qu’avaient autrefois les troupes indigènes coloniales.
- En second lieu, étant donné qu’il faudra des années pour former une armée libyenne, le déploiement de forces spéciales étasuniennes en Libye aura un caractère non pas transitoire, mais permanent. Les USA disposeront ainsi en Libye de leurs propres bases militaires, reliées à celles qui sont en Sicile : aujourd’hui déjà Benghazi et d’autres villes sont survolées par des drones qui ont décollé de Sigonella (Sicile) et sont téléguidés depuis les USA. Les bases serviront à des opérations non seulement en territoire libyen, mais dans d’autres parties du continent (où l’AfriCom est en train d’effectuer cette année 14 « manœuvres militaires » majeures) et au Moyen-Orient (où des milices libyennes sont déjà infiltrées en Syrie).
- En troisième lieu, les USA disposeront d’un instrument de pouvoir non seulement militaire, mais politique et économique, qui leur garantira l’accès privilégié au pétrole libyen.

Et les alliés européens ? On les appellera peut-être pour donner un coup de main, toujours cependant sous commandement étasunien. Une grosse contribution peut être apportée par l’Italie, forte de l’expérience trentenaire de domination coloniale en Libye et de l’emploi des Askaris. En Éthiopie, sous les ordres d’officiers italiens, ils effectuèrent les massacres qui aplanirent la voie à l’Empire.

Par Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:07

mboua massok

Ces magistrats qui condamnent à tour de bras les camerounais pour un oui ou un non doivent savoir que rien n’est éternel. Tout a une fin. Le jour viendra et je suis convaincu qu’il n’est pas loin ou ils devront expliquer leurs actes et en assumer les conséquences.

Par Ntui Moise

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 21:59

 

  upc logo

COMITE DIRECTEUR/STEERING COMMITTEE

BUREAU/BUREAU

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

            Le Bureau du Comité Directeur de l’Union des Populations du Cameroun (BCD de l’UPC) a tenu la session plénière mensuelle à  Douala le Samedi 20 octobre 2012.

 

            Les travaux se sont déroulés sous la présidence du camarade Guillaume Henri NGNEPI de Bandjoun, le camarade Jean Arthur AWOUMOU de Yaoundé 4ème  assurant le secrétariat.

 

            Le BCD de l’UPC a entendu le rapport du Secrétariat du Comité Directeur (CD) sur la situation nationale et l’activité du Parti ; ont été évoqués, des aspects de la situation africaine et internationale qui demandent un examen plus approfondi de la Direction nationale.

 

 A propos de l’activité du parti

 

Le BCD de l’UPC

A examiné le travail du parti sur les campagnes en cours, et se félicite de la sortie et de la mise en circulation des documents (tracts, pétition…)  pour la déchéance d’ELECAM. La campagne pour la collecte des signatures doit continuer et une évaluation sera faite au cours des prochaines rencontres.

 S’est félicité de la sortie de la promotion «Gaston DONNAT» de l’école fondamentale de l’UPC  et a décidé du démarrage de la deuxième session.

            A examiné des propositions pour la commémoration de l’odieux assassinat de Félix Roland MOUMIE, président de l’UPC, empoisonné à Genève et décédé le 3 novembre 1960. Des instructions ont été données aux structures locales du parti pour des manifestations de commémoration, en exploitant au mieux les outils disponibles pour les campagnes en cours.

 

Sur la situation nationale

Le BCD de l’UPC

A discuté sur le démarrage des inscriptions sur les listes électorales par ELECAM avec la biométrie. Une fois de plus, les carences du système ont été relevées ; les décisions prises lors du dernier Comité Directeur sont à appliquer ; en plus, une lettre ouverte au premier Ministre a été décidée ainsi qu’une déclaration sur les inscriptions biométriques.

A consacré une importante partie du temps pour faire la mise à jour du texte sur la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dont la première version est de juin 2000. A la suite de ce travail, il a été dressé une liste de noms de Kamerunais de divers horizons pressentis par l’UPC   pour faire partie de la CENI.

A passé en revue quelques aspects de l’actualité, notamment :

·         L’opération «Epervier» qui se poursuit sans que l’attente des populations soit satisfaite, celles-ci réclament avant tout que les sommes détournées soient récupérées et qu’elles puisent servir au développement du pays.

·         L’installation officielle du Tribunal Criminel Spécial malgré les réserves émises par l’opinion y compris des membres du Barreau et la condamnation des upécistes  qui ont une triste expérience des structures d’exception.

 

 

·         Les inondations dans le septentrion qui font encore des victimes, le Logone étant à son tour sorti de son lit

·         La rentrée scolaire et universitaire dans des conditions toujours plus difficiles pour les populations. A cet effet l’UPC rappelle les propositions élaborées pour la nouvelle école depuis septembre 2010.

·          L’échec de l’équipe nationale de football à pouvoir participer à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations pour la deuxième fois consécutive.

 

Le BCD de l’UPC

 

Rappelle que le changement passe par la lutte actuelle pour obtenir l’expression de la souveraineté populaire à travers des élections justes, libres et transparentes. A ce propos, appelle le peuple kamerunais à se joindre à la campagne pour la déchéance d’Elecam.

 

Douala, le 20 octobre 2012

 

Pour le Secrétariat du Comité Directeur

 

 

 

Hilaire NGOUALEU HAM EKOUE

Secrétaire National à la Presse et Communication

BP : 2860  Douala-Cameroun  Tel : 33 43 87 53  Fax : 33 42 86 29 Cell : 95 69 56 34  / 97 47 14 91   /99 73 03 84

email :  upcbcd@yahoo.fr

 

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L’Observatoire des Elections

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Skype: oelection-cameroun

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de la diaspora camerounaise

 

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine