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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 13:21

Lions indomptables du Cameroun : Une odeur de corruption dans la sélection de Jean Paul AKONO.

Lion du cameroun-copie-1

 

Le sélectionneur du Cameroun, nommé par le ministre Adoum Garoua, a rendu publique mercredi "sa" liste des 24 joueurs qui disputerons le match amical du 14 novembre prochain contre l’Albanie en Suisse. Le stage, d’une durée de deux jours, servira au "nouveau" sélectionneur à jauger les joueurs qu’il retiendra pour la suite des matchs éliminatoires à la coupe du monde 2014.

À première vue, cinq joueurs présents lors de l’importante rencontre contre le Cap Vert à Yaoundé quittent la tanière. Parmi eux, le latéral Pierre Womé Nlend, qui était pourtant titulaire et avait livré les quatre vingt dix minutes de ce match. Par contre son remplaçant Gaétan Bong fait partie des 24. Peut être logique pour le sélectionneur, mais pas pour le simple observateur.

La sortie du jeune Ollé Ollé ne surprendra personne. Sa sélection pour un match crucial comme celui contre le Cap Vert était à proprement parlé une grosse imposture. Présenté comme un joueur évoluant au Varbergs Bols en Suède, il n’en est pourtant rien. Pour ce qui est de Junior Ollé Ollé, fils de l’ancien international et très talentueux milieu de terrain du Tonnerre de Yaoundé des années 1980, les responsables du staff technique se doivent d’expliquer comment un joueur, qui a vu son contrat être arrêté dans une modeste équipe suédoise et qui était alors sans club, s’est retrouvé dans l’environnement des Lions Indomptables lors d’un match aussi important.

Un autre cas qui attire l’attention est la sélection du jeune Joslain Mayebi. Le Cameroun est certainement à la recherche de talent à ce poste, déjà pour instaurer une certaine concurrence à cette position très sensible. La trouvaille d’Akono a de quoi faire sourciller. Devrait-on simplement jouer en Europe pour se voir automatiquement accorder la confiance de Magnusson ? Certainement pas.

Le jeune gardien évolue à Wrexham F.C., club de 5ème division anglaise dans la ligue denommée la "Conference National" qui est en fait le plus bas niveau du football organisé en Angleterre. Cette ligue comprend majoritairement des équipes semi-professionnelles. À titre de comparaison avec le football au Cameroun, ce club viendrait après l’Elite One, l’Elite Two, la Division 2, les ligues départementales, et serait donc logé dans la même catégorie que les ligues de quartier encore appelées "fédération".

Que ce soit donc clair. Le choix de Joslain d’évoluer dans cette ligue, ses ambitions et sa vision de son futur sont ses choix personnels et personne ne devrait s’en immixer. Il n’a donc pas à sourciller de faire partie de la liste des 24. Ce qui est cependant à regretter est que Jean Paul Akono ait choisi de l’associer à un tel scandale. Des gardiens du championnat professionnel local, aurait très bien pu faire l’affaire. Avec ses anciennes fonctions de DTN, on se serait attendu à ce que le sélectionneur ajoute des touches locales à ses sélections. On peut citer en vrac les deux gardiens de Coton Sport de Garoua, Efala Konguep et Feudjou Loic, Mounchili Mfonbam de Union de Douala.

Ce scandale n’est certainement rien par rapport à la sélection du jeune Adongcho. Découvert par l’espagnol Clemente qui voyait en lui un potentiel énorme, il n’a jamais réussi à trouver le moindre club qui voulait parier sur ses qualités. Que ce soit à Brunei, dans la MLS, en Roumanie, en Suède, il n’a jamais pu s’établir durablement dans aucun club. Son évolution s’en est ainsi trouvé retardée. Jean Paul Akono a décidé de le relancer. Et quelle en serait donc la contrepartie ? Après tout, choisir ce profil de joueur en mettant de côté celui de ceux qui évoluent semaine après semaine dans les grands championnats du monde ne peut logiquement se faire en toute liberté : Jacques Zoua, Benjamin Moukandjo, Willie Overtoom sont là pour témoigner.

Si la sélection du jeune Songo’o peut être normale au vue de son rendement en MLS, elle risque d’embrigader Jacques Songo’o dans un rôle de "tais-toi, toi aussi".

Les deux dernières sélections notables, celle de Yontcha Jean Paul et de Boya Pierre, participent à ce cynisme qui conforte Mohammed Iya à ne vouloir choisir que les sélectionneurs "blancs" pour gérer les Lions Indomptables du Cameroun. Il faut donc se poser la question à savoir où et quand le Sélectionneur a t-il vu évoluer ces deux joueurs pour leur faire confiance ? Sur quelle base repose leur sélection ? Quelle est la valeur ajoutée par rapport aux autres anciens sélectionnés ?

Ceci dit, soyons transparents. Combien coûte une sélection en équipe nationale du Cameroun ? Akono pourra certainement y répondre de façon précise.

JC Mimb                                                                                                                  Source : Camfoot

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:42

LA VERITE SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

concentration3.jpg 

IL N'EST PLUS POSSIBLE DE RESTER SILENCIEUX DEVANT LA RÉALITÉ DE L'EMPRISONNEMENT POLITIQUE EN CÔTE D'IVOIRE !

 

UNE ENQUÊTE MENÉE SUR LE TERRAIN PAR AMNESTY INTERNATIONAL CONFIRME, GRÂCE À DE NOMBREUX TÉMOIGNAGES DE VICTIMES OU DE LEURS FAMILLES, QUE LE RÉGIME INSTALLÉ À PARTIR DU 11 AVRIL 2011 PRATIQUE :

·         LA TORTURE (UN DES CAS SIGNALÉS A ENTRAÎNÉ LA MORT DE LA VICTIME) ;

·         LA MISE AU SECRET DES PERSONNES EMPRISONNÉES ;

·         LE RANÇONNEMENT DES FAMILLES, EN ÉCHANGE D'UNE PROMESSE DE LIBÉRATION DU DÉTENU.

PARCE QUE BEAUCOUP D'ASSOCIATIONS HUMANITAIRES, DE MÉDIAS, D'ORGANISATIONS POLITIQUES N'ONT PAS FAIT ENTENDRE LEUR VOIX, LES DÉTENUS DE CÔTE D'IVOIRE, COMME LES MILLIERS D'EXILÉS, LES « INTERDITS PROFESSIONNELS » ET LES PAYSANS DE L'OUEST CHASSÉS DE LEURS TERRES NE SONT PAS PLEINEMENT RECONNUS COMME VICTIMES DU RÉGIME D'ALASSANE OUATTARA . IL EN VA DE MÊME POUR LES FAMILLES DE PRISONNIERS DONT LES BIENS ONT ÉTÉ PILLÉS ET LA MAISON OCCUPÉE PAR DES HOMMES EN ARMES.

C'EST POURQUOI AUJOURD'HUI NOUS SALUONS LE TRAVAIL D'AMNESTY INTERNATIONAL QUI VA PERMETTRE DE DONNER UN ÉCHO PLUS FORT À LA DÉNONCIATION DE LA RÉPRESSION QUI SÉVIT DEPUIS LE 11 AVRIL 2011 CONTRE LES OPPOSANTS AU RÉGIME D'ALASSANE OUATTARA.

DE VAINES EXHORTATIONS

 

EN AFRIQUE, EN EUROPE, AU SEIN DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES, DES PERSONNALITÉS POLITIQUES ONT VAINEMENT TENTÉ D'EXHORTER ALASSANE OUATTARA À RESPECTER LES DROITS DE LA PERSONNE ET À CESSER DE FAIRE LA CHASSE AUX OPPOSANTS. MAIS AUCUN ACTE N'A ÉTÉ POSÉ DANS CE SENS PAR M. OUATTARA QUI, TOUT EN CRÉANT UN  « MINISTÈRE DES DROITS DE L'HOMME », LAISSE LES CHEFS DE GUERRE MULTIPLIER LES EXACTIONS EN TOUTE IMPUNITÉ !

CEUX À QUI M. OUATTARA NE CESSE DE DONNER DES ASSURANCES QUANT AU RESPECT DES DROITS DE L'HOMME PEUVENT CONSTATER QU 'ILS SONT DUPES ET QUE CES DROITS SONT CHAQUE JOUR ET DE PLUS EN PLUS BAFOUÉS.

POURTANT, À L'HEURE OÙ LE SAHEL PRÉOCCUPE, À JUSTE TITRE, LES NATIONS ATTACHÉES À LA DÉMOCRATIE, LE MOINS QUE L'ON PUISSE ATTENDRE DE CELUI QUI PRÉSIDE LA CEDEAO SERAIT DE NE PAS OFFRIR UNE IMAGE ABSOLUMENT CONTRAIRE AUX IDÉAUX PRÉTENDUMENT DÉFENDUS !

 

LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

LA FRANCE SOUS LA PRÉSIDENCE DE FRANÇOIS HOLLANDE NE PEUT PAS ACCEPTER DE SOUTENIR UN RÉGIME QUI PRATIQUE LA CHASSE AUX OPPOSANTS ET LA TORTURE. DÉMOCRATIE ANCIENNE ET EXPÉRIMENTÉE, LA FRANCE A LES CAPACITÉS NÉCESSAIRES POUR ADOPTER L'ATTITUDE QUI CONVIENT DANS UNE TELLE SITUATION.

IL EST IMPENSABLE D'ATTENDRE DAVANTAGE !

LA FRANCE DOIT PASSER DES EXHORTATIONS DONT ON A MESURÉ L'ÉCHEC À DES ACTES POLITIQUES CONCRETS:LA LIBERTE POUR LE CITOYEN FRANCAIS MICHEL GBAGBO, LE PROFESSEUR AKE NGBO  ,LAURENT AKOUN ET TOUTES LES AUTRES VICTIMES DU REGIME.

NOUS DEMANDONS INSTAMMENT AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS D'EXIGER LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DÉTENUS EN CÔTE D'IVOIRE  

 

PARIS, 30 OCTOBRE 2012

COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS  

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:36

L’arme du silence médiatique.

La-presse-francaise.jpg

 

On dit que le silence est d’or. Il l’est, sans aucun doute, mais pas seulement dans le sens du proverbe. Il est surtout précieux comme instrument de manipulation de l’opinion publique : si dans les journaux, dans les télé-journaux et dans les talk show on ne parle pas d’un acte de guerre, il n’existe pas dans l’esprit de ceux qui sont convaincus que n’existe que ce dont parlent les media. Par exemple, combien de gens savent qu’il y a une semaine la capitale du Soudan, Khartoum, a été bombardée ? L’attaque a été effectuée par des chasseurs bombardiers, qui ont frappé de nuit une usine de munitions. Celle qui, d’après Tel Aviv, fournirait les Palestiniens de Gaza. Israël est le seul à posséder dans la région des avions capables de frapper à 1900Kms de distance, d’échapper aux radars et de provoquer le blackout des télécommunications, capables de lancer des missiles et des bombes à guidage de précision depuis des dizaines de Kms de l’objectif. Des photos satellitaires montrent, dans un rayon de 700 mètres de l’épicentre, six énormes cratères ouverts par de très puissantes têtes explosives, qui ont provoqué des morts et des blessés. Le gouvernement israélien garde le silence officiel, en se bornant à affirmer que le Soudan est « un dangereux état terroriste, soutenu par l’Iran ». Par contre les analystes stratèges parlent, donnant pour sûre la matrice de l’attaque, soulignant que ce pourrait être un essai de celle des sites nucléaires iraniens. La requête soudanaise que l’Onu condamne l’attaque israélienne et la déclaration du Parlement arabe, qui accuse Israël de violation de la souveraineté soudanaise et du droit international, ont été ignorées par les grands media. 

Le bombardement israélien de Khartoum a ainsi disparu sous la chape du silence médiatique. Comme le massacre de Bani Walid, la ville libyenne attaquée par les milices « gouvernementales » de Misrata. Des vidéos et photos, diffusées via Internet, montrent d’impressionnantes images du massacre de civils, enfant compris. Dans un témoignage vidéo dramatique depuis l’hôpital de Bani Walid assiégé, le Dr. Meleshe Shandoly parle des symptômes que présentent les blessés, typiques des effets du phosphore blanc et des gaz asphyxiants. On a appris immédiatement après que le médecin a été égorgé. Il y a cependant d’autres témoignages, comme celui de l’avocat Afaf Yusef, que de nombreuses personnes sont mortes sans être touchées par des projectiles ou des explosions. Corps intacts, comme momifiés, semblables à ceux de Fallujah, la ville irakienne attaquée en 2004 par les forces étasuniennes avec des projectiles au phosphore blanc et des armes nouvelles à l’uranium. D’autres témoins parlent d’un bateau transportant des armes et des munitions, arrivé à Misrata peu avant l’attaque contre Bani Walid. D’autres encore parlent de bombardements aériens, d’assassinats et de viols, de maisons démolies au bulldozer. Mais leurs voix aussi ont été étouffées sous la chape du silence médiatique. Tout comme l’information que les Etats-Unis, pendant l’assaut contre Bani Walid, ont bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu la proposition russe de résoudre le conflit par des moyens pacifiques. 

Informations qui n’arrivent pas, et arriveront de moins en moins, dans nos maisons. Le réseau satellitaire mondiale Intelsat, dont le quartier général est à Washington, vient de bloquer les transmissions iraniennes en Europe, et le réseau satellitaire européen Eutelsat a fait de même. A l’époque de l’ « information globale », on ne doit écouter que la Voix de son Maître. [1] 

Manlio Dinucci 

Edition de mardi 30 octobre 2012 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

[1] Référence ironique à la maison de disques britannique His master’s Voice, fameuse en Italie surtout dans les années Trente. NdA.

Source : Le grand soir

http://www.legrandsoir.info/squelettes/images/img_1pixel.gif

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:33

Vaillants camarades de lutte pour la Libération de la Côte d'Ivoire !  Par le Komandant Simi OL
Un seul mot d'ordre à scander aux 4 points de la Planète :

Oh Oh Oh ! Libérez Gbagbo !!!

 

   

                        


 


 

 

http://youtu.be/qI6d3OOyG80

Par une imposture flagrante de féroce prédateur rivé au cacao ivoirien, Nicolas Sarkozy a grossièrement accusé le démocrate progressiste Gbagbo Laurent, d'attaques de son peuple à

l'arme lourde, afin de légitimer auprès d'une opinion de demeurés, sa forfaiture de folie meurtrière sur la nation Ivoirienne, avec une ferveur bien distincte de ses ancêtres les conquistadors. En résumé un braquage à la dimension des Etats, entrainant le kidnapping d'un président plus que jamais aimé par son peuple, au truchement d'une mascarade politico-juridique à la hauteur de la juridiction de la Cour Pénale Internationale. L'ennui dans toute cette affaire sordide est qu'il y a eu et continue à y avoir beaucoup de morts dans le quotidien des ivoiriens, en dépit de la chute du supposé affreux dictateur tant décrié par les impérialistes, leurs médias et leurs suppôts africains. L'ennui est que cette situation pas plus grotesque que tragique, semble percevoir de façon incontournable la solution de la fracture sociale en Côte Ivoire, dans la libération sans condition du président Gbagbo, en reconnaissance de ses vertus pacifistes.

Komandant Simi OL

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:00

Comment Félix Moumié a été assassiné: les “révélations” du Général Aussaresses.

Paul-Aussaresses.jpeg


 

Vous souvenez-vous du général Aussaresses ? Il y a quelques années, il avait créé un tollé en France en avouant, dans son autobiographie, et sans aucune espèce de remords, avoir pratiqué la torture en Algérie… au service de la France ! Ce vieux monsieur un peu original, qui semble avoir décidé de livrer à la postérité un certain nombre de vérités (peu glorieuses pour le commun des mortels) au sujet de l’Etat qu’il a servi avec fanatisme, ne s’est pas laissé complexer.
A 90 ans bien sonnés, il refait parler de lui avec un nouveau livre : “Je n’ai pas tout dit”. Bien entendu, en vieillard indigne satisfait de choquer le bourgeois bien-pensant, il en remet une couche. Il revient notamment sur une des affaires d’Etat les plus glauques de la Françafrique : l’affaire Moumié, du nom du président de l’UPC-RDA, parti nationaliste camerounais majoritaire au moment de la lutte pour les indépendances, et traqué par la Françafrique à coups d’assassinats qui ont souvent pris un caractère génocidaire. Félix Moumié avait été assassiné à Genève par un agent du nom du William Bechtel, ce que les milieux progressistes de l’époque avaient dénoncé dans l’indifférence générale.
Il y a quelques années, un documentariste suisse, Frank Garbely, a exhumé cette sombre affaire et a rappelé à la mémoire collective comment les services français, avec la complicité de la Suisse prétendument “neutre”, avaient “fini avec” Moumié. Les versions de Garbely et de Aussaresses divergent sur de nombreux points – j’ai tendance à donner plus de crédit à Garbely, qui a fait une vraie enquête et a interrogé de vrais témoins oculaires – mais se rejoignent sur un point : Moumié a été assassiné pour le compte de l’Empire. Le récit d’Aussaresses :

“William (…) est parti pour la Suisse où s’était réfugié confortablement l’opposant Félix Moumié dans un très bon hôtel de Genève. Mais les choses se passent rarement comme prévu. William s’était adjoint une fille. Les gens ont dit que c’était une fille de “la maison”. Mais c’est faux : il n’y a pas de jolies filles dans le service. Il a pris une jolie fille qu’il a trouvé quelque part, une blonde très visible (…) et tous deux se sont installés dans cet excellent hôtel. Ils ont guetté Moumié. Bechtel savait qu’il était assez cavaleur. Le soir, en passant devant le couple installé à une table de l’hôtel, Félix Moumié a bien sûr remarqué que la jeune femme lui avait souri. Aussitôt convaincu qu’il avait tapé dans l’oeil de la blonde, cet imbécile lui rend son sourire et s’arrête devant la table.

Bechtel s’exclame aussitôt : “Mais, Monsieur, je vous connais ! Nous nous sommes rencontrés au Congrès de la presse agricole, à Helsinki.” Moumié lui répond qu’il n’y était pas. “Ah bon ? Prenez tout de même un verre avec nous”, insiste aimablement notre espion. Moumié accepte : “J’aime beaucoup les boissons françaises, spécialement le Pernod”, dit-il.
Bechtel appelle le serveur : “Garçon, trois Pernod !” Puis, regardant avec son air de vieil intello sympathique Félix Moumié, il ajoute : “Vous dînerez bien avec nous ?” Moumié, visiblement ravi, s’assied. La jeune femme accapare son attention pendant que William verse la dose numéro un. Mais Moumié, trop occupé à parler, ne boit pas. Bechtel, finalement, lève son verre ; la jeune femme prend le sien. Il regarde l’opposant : “Tchin-tchin”. Bechtel et la fille boivent. Mais Moumié ne bronche toujours pas, son verre de Pernod reste sur la table. Le repas est servi. Les plats s’enchaînent, arrosés. Félix Moumié ne boit toujours pas. Au moment du fromage, le Camerounais se lève pour aller aux toilettes. Comme vous pouvez vous en douter, Bechtel a versé la deuxième dose dans le verre de vin de son convive. De retour à table, Moumié se lance dans une interminable discussion. Le temps passe. Bechtel et la fille commencent à désespérer. Ils se disent que si ce fichu Camerounais ne boit pas, c’est raté, car ils n’ont pas d’autre dose. Soudain, Moumié s’interrompt et vide d’un trait, coup sur coup, et le verre de Pernod et le verre de vin. Double dose de poison.
William et la fille se regardent, se demandent s’il ne va pas tomber raide mort devant eux. Le père T. avait bien dit : “Surtout pas de double dose.” Quand Moumié remonte à sa chambre, un peu chancelant, William envoie la fille à la réception pour commander un taxi, direction l’aéroport. Il s’agissait de prendre fissa le premier vol pour n’importe où.
Le lendemain, la femme de ménage frappe à la porte de Félix Moumié. Pas de réponse. Il est découvert très mal en point. Transporté à l’hôpital, il meurt quelques jours plus tard, je ne sais pas exactement combien. Toujours est-il que le docteur, venu constater le décès, refuse le permis d’inhumer et fait venir un médecin légiste, qui découvre très vite des traces de poison dans son sang. Un juge suisse ordonne une enquête de voisinage : on apprend que Moumié avait dîné avec Bechtel et la fille. Cet âne de William Bechtel s’était inscrit à l’hôtel sous son vrai nom. Vous parlez d’un agent !”

Par Théophile Kouamouo

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Hommage à un héros 

Roland Félix Moumié

Le souvenir et la commémoration des événements de notre passé doivent nous servir, non seulement à reconnaitre leur existence, mais aussi à nous enseigner ce que nous devons éviter. Notre histoire est riche, elle nous donne des modèles et doit guider notre conduite.

 

Le samedi, 3 novembre 2012

15h30 -18h

MAISON DE L’AFRIQUE

7, RUE DES Carmes 75005 Paris

Metro : Maubert Mutualité (Ligne 10)

Moumie felix 

Moumié Félix Roland

1925-1960

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 00:28

Le procès du président Laurent à la cour d‘injustice internationale.

 

 

 

 

 


 

http://www.youtube.com/watch?v=6jsWckFBbgc&feature=youtu.be

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 20:00

Il était une fois… la révolution. Des actions concrètes à la révolution Par Marie-Louise Eteki Otabela.

 Eteki Otabela-copie-1

On a beau dire, que le féminisme est mort, que l’Afrique est marginalisée et le nationalisme dépassé, que les Upécistes sont toujours aux prises 50 ans après avec la question de l’union (qu’ils ont d’ailleurs refilé à l’Opposition), les patriotes ont toujours plus d’un tour dans leur sac. J’aime bien leur dernière trouvaille : le principe des sens divers...Ça aussi, ça fait partie des constats. À chacun les siens donc. Ce n’est pas de notre faute si notre combat politique à nous part non seulement de ces constats-là professés par le discours dominant pour adopter la pensée critique. C’est cette théorie qui nous a conduits à la résistance et c’est tant mieux si aujourd’hui tout opposant digne de ce nom veut sortir du régime politique camerounais. Ce n’est pas faute d’actions concrètes. Pour libérer un peuple cela prend plus que des actions concrètes : la Révolution.

I- Du constat...à la description : la pensée critique

L’autre soir, je suis de passage sur Facebook  (furtivement : ce n’est pas notre passe-temps favori) et je reçois cette déclaration : je vous aime, de tout mon cœur, de toute ma force. Amusée, je réponds : Oh là làaaa, je suppose qu’il s’agit de mes idées politiques ? Alors je vais vous les rappeler. Nous partons d’une expérience de vie que nous partageons depuis plus de 60 ans avec des millions de personnes. Et donc chacun de nous fait ses constats : voici ceux de Kamto & co, le dernier venu dans l’arène politique de notre pays. Un Pouvoir qui confisque tout et méprise les citoyens et les citoyennes de ce pays ;  un régime pour lequel la politique se réduit aux mensonges, à la duperie : une démocratie de façade dont les griots patentés et autres indéfectiblement attachés ne veulent pas que l’on reconnaisse l’échec retentissant de sa politique. Un Président de la république qui n’aime pas son pays et passe le plus clair de son temps en villégiature à l’étranger depuis bientôt 30 ans et aux frais du contribuable. Des Gouvernants qui ont échoué dans tous les domaines de la vie nationale et dont la seule préoccupation est de durer le plus longtemps possible au pouvoir pour servir leurs seuls intérêts personnels. Un Pouvoir législatif par décret qui ne relève de moins en moins de la souveraineté du Peuple et un Pouvoir judiciaire qui conçoit des lois mais vit au-dessus de la Loi. Notre constat à nous c’est que 94,9 % de jeunes camerounais veulent aujourd’hui changer ce régime politique parce qu’ils en ont assez de vivre sous un régime totalitaire.

Kamto nous dit ensuite depuis qu’il a démissionné, qu’il veut sortir de ce régime aujourd’hui parce que la Devise nationale a été trahie et la valeur " Travail " abandonnée au profit de la culture de la jouissance. Que la Corruption est institutionnalisée et érigée en mode de gestion juste pour piller la richesse nationale dans l’impunité totale et pour continuer à enrichir une certaine élite. Que les travailleurs qui nourrissent nos villes au prix de leur santé, n’intéressent le Pouvoir que comme " bétail " lors des mascarades électorales et meurent dans la misère de générations en générations. Qu’il n’existe plus aucune infrastructure : ni hospitalières, ni routières ni sportives, ni même des supports de communication dignes de ce nom et encore moins des logements sociaux. Et qu’enfin le miracle économique promis aux Camerounais par le parti- Etat il y a cinq décennies s’est transformé en mirage : des grandes ambitions ...aux grandes réalisations ! Tous nos compatriotes regardent Kamto, sceptiques et lui demandent mais qu’est-ce que tu as été faire là-dedans sachant tout cela et bien plus peut-être? Il répond que la Patrie était en danger et il a été appelé. Nous n’avons pas arrêté depuis 50 ans de dire que non seulement la patrie est en danger mais pire : il n’a pas de patrie du tout parce que nous en avez assez d’être exploité-e-s dans une Nation sous-tutelle.

Kamto et son équipe constatent enfin que nous vivons dans une société qui donne de notre pays une image négative : tout patriote a honte du Cameroun aujourd’hui et pour de nombreux Camerounais, le seul espoir est d’obtenir, par tous les moyens... un visa afin de se sauver de cet " enfer " ! Une société dans laquelle Il existe une fracture sociale profonde entre le pays réel et le pays officiel : des jeunes Camerounais sont massacrés au propre et au figuré... parce qu’ils cherchent souvent à 30/40 ans un premier emploi, ou simplement parce qu’ils crient qu’ils ont faim ! Le tribalisme est la logique de fonctionnement de base : tout est tribalisé : l’organisation territorial du pays, l’organisation ministérielle, les partis politiques, l’admission à la fonction publique, aux concours, aux examens, aux établissements scolaires, aux espaces de loisirs, aux médias, le sport, même notre histoire... l’aménagement des espaces urbains : toute notre vie est bloquée au stade primaire de la tribu. La télévision publique (la CRTV) et le journal " officiel " (Cameroon Tribune) nous assomment toute la journée et assure le lavage de cerveau à coup de folklore tonitruant " le Cameroun c’est le Cameroun " ou de berceuses pour zombies du style : tout va bien madame la ...présidente ! Les médias dits " privés " mais sous contrôle... sont chargées de l’abrutissement par séries B importées ou des danses obscènes qui nous tiennent lieu de culture (dite traditionnelle) et faute d’une seule salle de cinéma dans tout le pays, le football est devenu l’opium du peuple et on s’y abreuve à longueur de journée et de vacances et tous nos enfants et petits-enfants rêvent d’être Eto’o ! Mais la Coordination des Forces Alternatives est partie du même constat fondamental il y a 15 ans : nous en avons assez de survivre dans une Société archaïque en plein 21è siècle !

II- De la théorie ...à la résistance : on a tout essayé

C’est vrai que l’expérience c’est comme donner un peigne à un chauve  surtout dans une société où s’est installée la haine de la pensée. Notre humanité bloquée au stade primitif et primaire de ...développement depuis des siècles ! Alors chacun invente sa théorie du pouvoir et sa pratique de la politique. La dernière en date c’est celle qu’un pur produit du régime m’a sortie l’autre jour sur l’influence déterminante du sexe en politique : rien à voir avec W. Reich. Ici on nous dit qu’en politique, là où d’autres pensent avec leur tête, les femmes elles, elles sentent avec leur Sexe ! Même Senghor n’avait pas osé aller si loin. Et pourtant, il fût sacré " immortel ". Mais comme il n’y a pas de règle sans exception et que ce jeune " Docteur " a bien daigné me reconnaître " un discours structuré et structurant ", j’en profite pour vous renvoyer à ma thèse sur la nature totalitaire de l’Etat camerounais. (Eteki-Otabela : 2001)

Dès 1955 l’Union des Populations du Cameroun, l’UPC est traité " d’organisation communiste et totalitaire inspiré par Ho Chi Minh et Mao Zé Dong, organisation qui sous la direction du violent Félix Moumié organisa et déclencha l’insurrection qui a eu lieu entre le 20 et le 30 mai. Il eut été inconcevable au regard de ces progrès rapides ... de laisser subsister un mouvement totalitaire dans ce Cameroun-là ". C’est dans les archives de la documentation coloniale ! Pourtant en 1949, Um Nyobè de son côté, mettait les Camerounais en garde et rappelait à Soppo Priso que : l’engouement des Camerounais vis-à-vis de la Jeucafra - premier mouvement politique de la « Jeunesse Camerounaise Française » (en 1938) - était juste une occasion de manifester publiquement notre attachement pour la liberté (et non pour la France) et contre le totalitarisme. (Richard Joseph : 1986). Malgré la résistance qu’il organise alors pendant dix ans, 1948-1958 sur toute l’étendue du territoire camerounais avec des relais dans les pays africains et malgré ses plaidoyers à la tribune de l’Organisation des Nations-Unies, le régime totalitaire va être institutionnalisé au Cameroun dès 1962 et y fonctionne jusqu’à nos jours ! En 1996, nous étions deux africains à en faire une analyse systématique. Mzimela Sipo  pour rompre avec la thèse du régime Sud-Africain qualifié juste d’" apartheid " et moi-même pour sortir de "l’autoritarisme " africaniste des Etats postcoloniaux comme le nôtre. Aujourd’hui, il n’y a pas un seul discours " savant " qui ne qualifie l’Etat au Cameroun de régime totalitaire. 

Pour arriver à ce résultat, on a tout essayé. Nous avons fait tant de choses en 50 ans de résistance à ce régime politique : au nom des sans voix, au nom de la majorité de notre peuple – pour dire comme reprend l’ami Kamto aujourd’hui- que nous voulons sortir de ce régime politique sans violence ! Mais à chaque acte posé, par les nationalistes des premières nations,- un roi, Duala Manga Bell a même donné sa vie ! - par l’Eglise d’en bas qui a contribué à l’éveil de millions de consciences, par les nationalistes du mouvement de libération nationale, en particulier ceux de l’Union des Populations du Cameroun, exterminés par milliers dans des Camps de concentration , reconnus enfin comme tels aujourd’hui..., par les socialistes, pas seulement ceux qui sont allés trahir la cause du peuple aux Nations –Unies... mais depuis 1990, ceux qui veulent un Etat de droit et ceux qui voulaient redonner le pouvoir au peuple camerounais. Le Régime nous a toujours répondu par la violence.

 

III- Des actions concrètes... à la révolution : retrouvons-nous !

De la même façon que les nationalistes - par une résistance héroïque - nous ont permis au moins d’avoir une fausse indépendance, les socialistes à leur tour avec un semblant de démocratie - nos oppresseurs ont appelé cela le processus de démocratisation -, ont ré-ouvert la voie au multipartisme, perverti ensuite par nos adversaires avec la reconnaissance de centaines de " partis politiques " qui en réalité, ne sont que de Nouveaux Mouvements Sociaux qui tous ont un seul objectif (politique) : libérer le peuple camerounais dans ses différentes composantes – la jeunesse, les femmes, les travailleurs, les exilés (appelés aujourd’hui Diaspora), ceux qui croient au progrès social ; ceux qui sont sensibles à la misère de notre peuple, une injustice fondamentale d’un peuple travailleur mais qui depuis 50 ans ne récolte que la pauvreté, etc. C’est au nom de ces millions de nos concitoyens, ceux et celles qui nous ont quitté sans demander leur dû, ni une moindre reconnaissance, après tant d’efforts et souvent dans l’anonymat...Au nom des 20 millions de Camerounais qui sont là aujourd’hui, réduits à la survie pour la majorité d’entre nous et surtout, surtout au nom de tous ceux qui viendront après nous et qui nous poussent déjà vers la porte de sortie...

Nous avons réussi à populariser le concept d’alternative politique alors que dans les années 90, il n’était question que d’alternance : le fameux Biya must go. Nous avons travaillé dans le cadre de la Coopération internationale pour organiser une rencontre Panafricaine de la Politique, la Mission canadienne nous a répondu par une fin de non-recevoir... mais nous avons lancé le premier contre-sommet France-Afrique sur le sol africain, au Cameroun en Janvier 2001. Alors en 2004, le Pouvoir en place a refusé d’avoir la première femme à la tête d’un Etat en Afrique. Depuis, nos concitoyens ont massivement boycotté les élections de 2007 avec un record d’abstention historique, et ont refusé de s’inscrire sur les listes électorales d’Elécam en 2011 sachant que même les inscriptions biométriques ne serviront qu’à attribuer de fabuleux marchés publics aux mêmes criminels...Nous avons appelé la jeunesse camerounaise, " les Damnés de la terre " à se lever : ils ont été massacrés dans la rue en février 2008, bien avant le printemps arabe ! Nous avons proposé la tenue d’une Assemblée des peuples camerounais en 2008, le Sénégal a organisé des  " Assises nationales " avant nous ! Nous avons été jusqu’à exiger, avec le Cardinal Tumi, l’ouverture d’un véritable espace de débat politique pour un dialogue national et avons même lancé un  Appel à la Réconciliation nationale avant toute élection à venir !

Puisqu’il n’y a pas moyen de faire entendre raison au président de la République (une dizaine d’organisations ont même demandé sa démission à plusieurs occasions...) et à ses hommes de mains, voici les 10 idées nouvelles que les nouveaux venus en face du totalitarisme vous proposent pour que l’alternative politique devienne enfin une réalité dans ce pays ;

Si vous :

1-faites partie des millions de Camerounais qui ont cru au parti au pouvoir et qui depuis ont déchanté  face à son archaïsme, son immobilisme et à son incapacité à tolérer le moindre débat contradictoire en son sein ou dans le pays ?
2-faites parti de ces Camerounais dont les espérances de changement ont été mal portées ou trahies par une Opposition qui s’est éloignée de son objet premier: la conquête du pouvoir,  et qui refuse de s’appliquer les principes démocratiques qu’elle prétend incarner ?
3-étouffez dans le système politique actuel mais aimez encore le Cameroun et que vous êtes impatients de mettre votre créativité, votre dynamisme et votre fougue au service du Cameroun ?
4-croyez que malgré l’échec cuisant du parti gouvernant et le discrédit de l’Opposition institutionnelle, la politique demeure le seul moyen de parvenir à une alternance démocratique et pacifique, pour remettre le Cameroun sur les rails et les Camerounais au travail ?
5-faites plutôt partie de ces millions de Camerounais qui n’ont jamais compris l’intérêt de l’engagement politique ?
6-êtes lycéen/ lycéenne, étudiante/ étudiant, vous venez d’avoir seize ans révolus et êtes déjà préoccupé (e) par les conditions scandaleuses dans lesquelles l’Etat est sensé assurer votre éducation, les injustices sociales de notre société ; vous avez des appréhensions pour votre avenir et ne supportez plus la résignation de vos aînés, parents et enseignants ?
7-croyez aux vertus de la démocratie participative et trouvez suspect une société dans laquelle tout le monde proclame être d’accord avec tout le monde dans un unanimisme dominant  et ne croyez pas aux « guides éclairés », ni aux « hommes providentiels » et encore moins aux « hommes indispensables ou irremplaçables » ?
8-recherchez un parti qui vous ressemble, un parti alternatif : un parti qui bouge et qui fait bouger la société ; un parti où l’ascenseur social fonctionne : un parti où les « super seniors » quittent la pelouse pour servir de coachs aux générations suivantes ;
9- un parti où être une femme, un jeune est plutôt un atout : un parti dont la force réside dans le débat LIBRE et CONTRADICTOIRE ; un parti capable de mener une opposition RESOLUE, INCISIVE mais LOYALE et REPUBLICAINE ?
10- Alors retrouvons-nous ! Afin que :

- ensemble nous remettions le Cameroun à l’endroit : pour renégocier notre souveraineté nationale !
- ensemble nous restaurions le prestige de l’Etat et de la Justice : en institutionnalisant un Etat de droit !
- ensemble nous rétablissions les libertés inaliénables et les droits socio-économiques : en réorganisant un Cameroun féminin-Pluriel.
Et faisons ensemble ce que nous avons décidé : Convoquer et tenir une Assemblée des peuples camerounais. Ensemble nous allons révolutionner la manière de faire la politique au Cameroun. Autrement dit : " Faire la politique autrement ! ". 

Par Marie-Louise Eteki Otabela -PH.D en Sc. Po, / Présidente de la Coordination des Forces Alternatives

Source : http://www.njanguipress.com/il-etait-trois-foisla-revolution/tous

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 19:48

L`entretien avec Monsieur Toussaint Alain, ancien conseiller et ex-porte parole du président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo (président de 2000 à 2011).

Alain Toussaint

Mikhail Gamandiy-Egorov, La Voix de la Russie :

Monsieur Alain, bonjour ! Vous êtes ancien conseiller et ex-porte-parole du président Ivoirien renversé en avril 2011, Monsieur Laurent Gbagbo. Aujourd’hui vous êtes Président de « Côte d’Ivoire Coalition, INC » et continuez de défendre toujours aussi activement Monsieur Laurent Gbagbo, victime de putsch. On sait que ce putsch a été réalisé non sans la participation des forces armées françaises, on parle notamment de la fameuse « opération Licorne », ainsi que de l’ONUCI. Je vous remercie pour cet entretien exclusif de votre part pour La Voix de la Russie, votre premier entretien pour un média russe.

Monsieur Alain, on sait que Monsieur Laurent Gbagbo a été renversé en avril 2011, avec une participation active de troupes militaires françaises, y compris l’aviation. Depuis le 30 novembre 2011, Laurent Gbagbo est incarcéré à la prison de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Ma première question : que pensez-vous d’une part de la légitimité des actions perpétrés par la force Licorne et de l’ONUCI en Côte d’Ivoire et aussi de la légitimité du placement en détention de Monsieur Gbagbo à la Haye ?

Toussaint ALAIN : Le président Laurent Gbagbo a été victime d’une démonstration de puissance coloniale. Le gouvernement français s’est ingéré de manière outrageuse et intolérable dans le contentieux post-électoral d’un pays souverain. Ses forces armées ont installé à la tête de mon pays M. Alassane Ouattara, l’instigateur de l’insurrection armée de septembre 2002. Durant une décennie, la France, soutien politique, diplomatique, militaire et financier de la rébellion, était à l’initiative de toutes les résolutions onusiennes dans le cadre de la crise ivoirienne. Elle a instrumentalisé le Conseil de sécurité des Nations unies parce qu’elle voulait coûte que coûte chasser le président Gbagbo, pourtant légitimement élu en octobre 2000. Aux yeux des dirigeants français, en particulier Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, l’ancien pouvoir socialiste ivoirien constituait une grave menace pour la pérennité des intérêts de la France en Côte d’Ivoire. Le sort du président Gbagbo était scellé depuis longtemps. Il devait partir même au prix d’une guerre absurde bien qu’étant le vainqueur de la présidentielle de novembre 2010. Un recomptage des voix, comme préconisé par Gbagbo lui-même, aurait réglé le problème et établi définitivement la vérité électorale en Côte d’Ivoire. Au lieu de cela, la communauté internationale, la France et les Etats-Unis en tête, a préféré le décompte macabre des morts plutôt que de recompter des bulletins de vote. Gbagbo n’a pas perdu les élections, il a été évincé du pouvoir par la guerre. Alassane Ouattara a été imposé à la tête de mon pays au terme d’un complot dont la ligne-force était d’arrêter Laurent Gbagbo. Dès janvier 2003, après la signature de l’Accord de Marcoussis, les autorités françaises menaçaient déjà de le traduire devant la Cour pénale internationale (CPI). Il paie au prix fort son insoumission à l’ancien colonisateur. La détention du président Laurent Gbagbo à La Haye est illégale, arbitraire et sans fondement. La CPI est une juridiction au service des grandes puissances occidentales. Elle ne dit pas le droit, elle fait de la politique. D’ailleurs tout se décide au Conseil de sécurité de l’ONU.

La Voix de la Russie : Dans une lettre adressée par vous au Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon, vous accusez ouvertement la France et les Etats-Unis d’avoir orchestré ce putsch militaro-électoral. Quels intérêts la France et les Etats-Unis voulaient-ils à protéger en intervenant dans les affaires de l’Etat souverain, qu’est la Côte d’Ivoire ? Et en quoi Laurent Gbagbo les gênait-il ?

Toussaint ALAIN : Se soumettre à la France ou être démis par la France, tel était le dilemme du président Gbagbo. Le Président Gbagbo a fait le bon choix en préférant la souveraineté à l’assujettissement, la dignité à l’indignité. Ce qui s’est passé dans mon pays relance la question de l’indépendance des pays africains et de la mainmise coloniale de l’ex-puissance sur ses anciennes possessions d’Afrique. Laurent Gbagbo est la victime expiatoire d’un système : la Françafrique, une mafia au service des intérêts français en Afrique. En Côte d’Ivoire, la France contrôle la quasi-totalité de l’économie ivoirienne. La Côte d'Ivoire est le 1er producteur mondial de cacao : lorsque vous achèterez une tablette de chocolat, il y a 99% de chances que le cacao vienne de mon pays. C'est également un nouveau producteur de pétrole offshore : c'est le groupe français Total qui va l'exploiter. Plusieurs grandes entreprises françaises gèrent également des secteurs stratégiques comme le port et le chemin de fer (Bolloré), la téléphonie mobile et fixe (Orange), l’eau et l’électricité (Bouygues), l’importation et la vente de véhicules neufs et de produits pharmaceutiques (François Pinault/PPR), la banque (Société générale et BNP Paribas), etc. Sur le plan audiovisuel, Canal+ détient le marché exclusif de la télévision par satellite. La Côte d'Ivoire abrite au moins 200 filiales d'entreprises françaises et compte plus de 600 entreprises appartenant à des ressortissants français. Il y a également d’autres secteurs qui expliquent ce néo-colonialisme rampant : le café, le bois, le coton, l'or, les pierres précieuses… Enfin, la quasi-totalité du marché de la reconstruction post-crise devrait revenir aux entreprises civiles ou militaires françaises. Notamment le renouvellement de l’armement ivoirien détruit par l’armée française. C’est quand même un comble ! En Côte d’Ivoire, la France ne défend pas la démocratie, elle défend ses intérêts. Quant aux Etats-Unis, ce sont principalement le cacao et le pétrole du Golfe de Guinée qui les intéressent. La Côte d’Ivoire possède d’importantes réserves. En outre, les Américains restent toujours en quête d’un territoire pour abriter Africom, leur commandement militaire pour l’Afrique.

Le président Gbagbo a ouvert le marché ivoirien à des investisseurs chinois, russes, sud-africains, brésiliens et indiens. Cette politique a fortement irrité et inquiété les dirigeants et les patrons français.

La Voix de la Russie : Laurent Gbagbo est accusé à la Haye de « crimes contre l’humanité ». Pourtant, et vous l’avez d’ailleurs également mentionné dans votre lettre au Secrétaire Général de l’ONU, il est désormais avéré que de nombreux massacres ont été perpétrés par les milices pro-Ouattara, notamment celui de Duékoué où près d’un millier de civils ont été tués. Et malgré cela, fait étrange, Laurent Gbagbo est aujourd’hui emprisonné à la Haye, et Alassane Ouattara est salué et reçu par les chefs de gouvernements occidentaux. N’est-ce pas la manifestation d’une véritable politique des doubles standards.

Toussaint ALAIN : La communauté internationale a clairement érigé en règle la justice des vainqueurs. J’ai toujours dénoncé le parti-pris de cette procédure. La CPI est l’instrument de la France qui s’en sert pour assouvir ses noirs desseins politiques, régenter le paysage politique en Afrique, aider à l’accession au pouvoir de copains ou punir les dirigeants africains indociles. La détention du président Gbagbo à La Haye est insensée et injuste. Dans cette affaire, la CPI fait plus de politique que du droit. Il est illusoire de penser qu’elle serait guidée par la recherche de la vérité. Alassane Ouattara, Guillaume Soro et leurs mercenaires sont les premiers responsables de la violence en Côte d’Ivoire. Dès le début de la crise postélectorale, un commando dit « invisible », dirigé par des collaborateurs de Ouattara et Soro, a perpétré des attentats meurtriers contre les forces de l’ordre et les civils à Abidjan. Ces mêmes combattants ont commis des milliers de crimes depuis septembre 2002. Au nom de quoi, Laurent Gbagbo, Chef d’Etat et chef suprême des armées, aurait-il dû laisser la population se faire massacrer par la rébellion sans demander à l’armée régulière d’intervenir pour stopper ces tueries ? Sans la réaction de l’armée gouvernementale, des centaines de villages auraient été rayés de la carte de la Côte d’Ivoire par les troupes de Ouattara. On ne peut donc pas sérieusement accuser Laurent Gbagbo de crimes contre les populations civiles.

Je rappelle que toute cette crise est née d’un contentieux électoral qui aurait pu être résolu par le simple recomptage des voix. Malheureusement, Ouattara et la France ont catégoriquement refusé cette solution. Ils ont choisi une agression militaire pour la prise du pouvoir. J’indexeégalement le Secrétaire Général de l’ONU qui a considéré que le recomptage des voix serait une « injustice ». Via une résolution criminelle, Ban Ki-Moon a autorisé l’armée française et les troupes onusiennes à bombarder des populations civiles. Ouattara, le « démocrate », est en réalité un chef de guerre, un usurpateur, adoubé par les puissances occidentales.

La Voix de la Russie : Pensez-vous qu’un jour les responsables des crimes que vous avez cités puissent être traduits en justice ? Ne pensez-vous pas que le temps est venu de créer une alternative à la Cour pénale internationale de la Haye dont le rôle est extrêmement controversé ?

Toussaint ALAIN : En fait, Alassane Ouattara, chef de guerre de la rébellion armée, est devenu chef d’Etat par la volonté militaire de la France, des Etats-Unis et de l’ONU à l’issue d’un putsch électoral. Il doit rendre des comptes à la justice pour tous les crimes perpétrés par ses troupes. Tout comme Guillaume Soro, chef politique et chef militaire de la rébellion, ancien Premier Ministre et aujourd’hui président du parlement ivoirien. Ces deux éminents dirigeants de la rébellion ont recruté et financé, avec leurs parrains français, des dizaines de milliers de mercenaires, coupables de la mort d’au moins dix mille personnes depuis septembre 2002. Toutes ces victimes et celles occasionnées durant le contentieux post-électoral méritent justice. Contrairement à d’autres, je milite plutôt pour une justice nationale. On ne peut pas prétendre défendre la souveraineté de son pays et sous-traiter les affaires judiciaires auprès de la CPI. Il revient aux dirigeants ivoiriens, actuels et futurs, de la Côte d’Ivoire de renforcer et de crédibiliser l’institution judiciaire. C’est un pilier essentiel de l’Etat de droit. Ouattara et Soro ne jouiront pas indéfiniment d’un brevet d’impunité.

La Voix de la Russie : Quelles démarches entreprenez-vous afin d’obtenir la libération de Laurent Gbagbo ?

Toussaint ALAIN : Le président Gbagbo est un Africain authentique, un combattant de la souveraineté et de l’indépendance de notre continent. Il s’est toujours posé en défenseur de la démocratie et de la dignité africaine. Comme Patrice Lumumba et Nelson Mandela, Laurent Gbagbo a fait voir aux Africains l’éclat de leur dignité et la possibilité de leur liberté. Aux côtés de mes compatriotes de la diaspora ivoirienne, des Africains et des personnes de bonne volonté, nous nous battons pour faire libérer Laurent Gbagbo. En effet, nous ne serons de nouveau libres que le jour où le président Gbagbo retrouvera sa liberté. Depuis dix-huit mois, je parcours le monde pour rencontrer des décideurs politiques, des défenseurs des droits humains, des médias, participer à des actions citoyennes (marches, sit-in) ou tenir des réunions publiques afin de sensibiliser sur la situation en Côte d’Ivoire. Au-delà de Gbagbo, nous pensons aux générations futures. Il n’y a aucun complexe à devenir des hommes et des femmes libres après plusieurs siècles d’esclavage et de servitude, un siècle de colonisation, d’humiliation et de pillage des ressources naturelles du sous-sol africain. Je suis un témoin privilégié de l’Histoire de l’Afrique. Je prends ma part à l’éveil des consciences.

La Voix de la Russie : Comment se porte Laurent Gbagbo ?

Toussaint ALAIN : C’est un exercice toujours délicat d’évoquer l‘état physique ou le moral d’un prisonnier, surtout quand il s’agit d’un détenu politique injustement embastillé. Sachez seulement que le président Gbagbo est confiant. Il attend avec sérénité les différentes étapes de la procédure à la CPI. Cet homme est innocent !

La Voix de la Russie : Quel est la situation actuelle de la Côte d’Ivoire ?

Toussaint ALAIN : Je n’irai pas par quatre chemins pour vous dire que la Côte d’Ivoire vit sous un régime d’exception, une vraie dictature. Les milices tribales d’Alassane Ouattara font la loi sur toute l’étendue du territoire : exactions, tueries ciblées quotidiennes et pillages. L’insécurité règne partout en raison de la circulation des armes légères due au non-désarmement des troupes (au moins 100 000 mercenaires) ayant servi de supplétifs aux forces françaises et onusiennes lors de la guerre contre le président Laurent Gbagbo. Il s’agit des personnes désœuvrées, des délinquants et des criminels libérés des prisons au cours de l’offensive des forces pro-Ouattara, composées de rebelles, de mercenaires, principalement libériens, sierra léonais, sénégalais, burkinabés, nigérians... L’opposition ne peut pas tenir de réunions publiques. Plusieurs centaines de dirigeants politiques, des militants de base, des journalistes sont ainsi détenus au secret par le régime de Ouattara. Le nord du pays, région acquise au nouveau pouvoir, a été transformé en goulag. La presse libre est régulièrement interdite de parution. Les universités publiques sont fermées depuis plus d’un an. Sur le plan économique et social, le pouvoir d’achat des foyers se réduit comme une peau de chagrin. Le chômage est galopant. Les autorités actuelles se livrent à une chasse aux sorcières : les sympathisants de l’ancien pouvoir sont renvoyés de l’administration. D’une façon générale, l’Etat se désagrège, le tissu social se délite, la corruption a atteint un niveau endémique, les investisseurs sont méfiants face à l’instabilité chronique. L’arrivée de Ouattara n’a apporté ni la paix ni le développement. Tout est à refaire.

La Voix de la Russie : Dernière question. Après de nombreuses interventions de pays occidentaux et notamment de l’OTAN dans les affaires intérieures de pays souverains, selon vous que doivent faire les pays tels que la Russie, la Chine, le leader africain - l’Afrique du Sud - et plus généralement les pays du BRICS ainsi que tous les autres pays et forces du monde qui refusent cette domination et cette politique néo-colonialiste ?

Toussaint ALAIN : D’une façon générale, l’Afrique doit cesser de subir la volonté d’une puissance étrangère quelle qu’elle soit. Or, notre continent est actuellement victime d’une croisade sans précédent des grandes puissances occidentales. Cette minorité, membre du Conseil de sécurité de l’ONU qu’elle instrumentalise au gré de ses intérêts, impose son diktat aux plus faibles par le truchement des résolutions onusiennes. Nous devons nous organiser, trouver des alternatives, créer de nouveaux équilibres face à la force brutale des puissants. Nous devons nouer de nouvelles relations, de nouveaux partenariats équitables avec les pays émergents tels que le Brésil, la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud et l’Inde. Seul le transfert des technologies peut sauver l’Afrique. Il nous faut aussi remédier à notre faiblesse militaire afin de protéger nos populations et nos richesses des prédateurs. Car les véritables motivations des interventions militaires des Occidentaux en Afrique sont économiques. La défense de la « démocratie » et les droits de l’Homme sont une couverture. Les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne dépendent de plus en plus du pétrole brut africain. Pour profiter de cet approvisionnement, il leur faut agir sur la gouvernance et à la stabilité de nos pays en y installant des pantins à leur service. L’Afrique doit impérativement se tourner vers d’autres interlocuteurs. Par ailleurs, sa voix mérite être prise en considération. Il est grand temps qu’un pays africain obtienne un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. La Russie et la Chine pourraient faire avancer cette cause.

La Voix de la Russie : Monsieur Toussaint Alain, je vous remercie pour cet entretien exclusif.

Source : http://french.ruvr.ru

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 23:33

                                  Affiche-semaine des heros et martyrs

    Vous présente  

 

Hommage à un héros 

Roland Félix Moumié

Le souvenir et la commémoration des événements de notre passé doivent nous servir, non seulement à reconnaitre leur existence, mais aussi à nous enseigner ce que nous devons éviter. Notre histoire est riche, elle nous donne des modèles et doit guider notre conduite

  

Le samedi, 3 novembre 2012

15h30 -18h

MAISON DE L’AFRIQUE

7, RUE DES Carmes 75005 Paris

Metro : Maubert Mutualité (Ligne 10)

Moumie felix

Moumié Félix Roland

1925-1960

 

         Au programme


Projection d’un documentaire de son assassinat  

Intervenants 

Président de la Fondation Moumié

President de la FETAF                                                                    - Autres intervenants

Intermède artistique

                                                             

Débat : Quel rôle Roland Félix Moumié et ses camarades ont-ils joué dans l’accession

des pays francophones  d’Afrique à l’indépendance (autonomie ?) en 1960 ?


Clôture de la journée : Président de l’Association Citoyens pour la mémoire du Cameroun

Renseignement : neuronesnews@gmail.com

http://heros-et-martyrs-camerounais.overblog.com/

 

 

VENEZ NOMBREUX

 

 


 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 23:27

Afrique: le chantier est certes immense mais pas impossible.

 

Par KPOGLI Komla Komla Kpogli

 

 

        Notre lutte ne sera jamais arrêtée parce qu’elle est justement une lutte de libération. Ce qui, en revanche, fait vraiment peur c’est le fait que certains africains n’aient pas encore compris ou refusent de comprendre que les territoires africains ne sont en rien indépendants et que du fait de l’assassinat des leaders ou leur renversement par coup d’état, le processus qui conduisait l’Afrique à sa libération a été interrompu. Cette interruption brutale a été menée de main de maître dans l’espace francophone par le Général De Gaulle, vénéré par le peuple français et une quelques africains qui ont attribué ou confirmé l’attribution de son nom à des rues et des places en terre africaine. Une autre source d’inquiétude réside dans le fait que d’autres africains encore considèrent toujours l’Occident comme une partie de la solution sinon la solution alors que l’Occident est bel et bien une bonne partie du problème. 

 

Toutefois, en dehors de la répression brute, le colonialisme utilise d’autres outils plus doux, moins perceptibles pour nombreux africains pour briser la résistance ou en tout cas pour retarder la prise de conscience des africains. Il s’agit entre autres des médias (BBC, RFI, France 24, CNN, Vox of America, Deutsche Welle…) dont les africains en raffolent, car se disent-ils ainsi civilisés en les écoutant, des séries télévisées, des sectes et autres loges maçonniques qui mystifient les plus crédules, de l’école coloniale, du catholicisme colonial, du protestantisme le plus éculé, de l’évangélisme born-again destructeur, du business associatif qui appâte avec des miettes de fonds et financements des esprits qui manifestent des signes de compréhension, des ONG prétendument humanitaires paralysant toute imagination locale et consolidant l’extraversion, des centres culturels français, allemands (instituts Goethe)…faisant des africains qui les fréquentent des amis de ces cultures au détriment de la culture africaine, des institutions telles que la francophonie qui structure patiemment mais résolument la jeunesse africaine en la dotant des CNJ (Congrès National de la Jeunesse) et le Commonwealth promouvant les langues des pays qui les ont pensées aux fins de conserver et renforcer les liens entre les métropoles et les colonies… 

 

Face donc à toute ceci, le chantier est certes immense mais pas impossible. Il faut d’abord que les noirs commencent par s’emparer de la vertu de l’humilité pour apprendre et ainsi recouvrer la mémoire historique, car sans apprentissage point d’ouvrage. Il faudra aussi commencer par admettre que sous un leadership éclairé, les peuples les plus médiocres ont pu faire des bonds dans l'histoire et qu’en conséquence l’attitude typiquement négro-africaine qui nous fait haïr celles et ceux de nos enfants qui sont lucides et capables d'imprimer un rythme de marche relève de la folie qui conduit au suicide. C'est uniquement sous un leadership capable que nous relèveront la tête et dans ce cas, il faut dénoncer les mesquineries qui nous minent, braquer la torche sur les petits coups bas, éclairer les petits arrangements nocturnes pour isoler, détruire ou court-circuiter les gens les plus vaillants parmi nous et saboter les initiatives les plus audacieuses, ne plus confier aux plus incapables mais qui par la ruse et le torpillage des autres s’accaparent des tâches qu'ils se précipitent à couler dans l’immobilisme le plus paralysant. Dans un souci d’efficacité chacun a certainement une place, mais n'importe quelle place ne convient à n'importe qui. Ce n’est qu’à partir de tout ceci qu’une organisation globale bien structurée et munie des moyens les plus adaptés conduira notre marche vers des plaines vertes après avoir vaincu des difficultés les plus terribles imposées par le système que nous avons en face de nous.

 

 

 


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Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

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Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

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France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine