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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 00:56

Mme Hilary Clinton dissout le Conseil national syrien. Voilà pourquoi !

 

Hilary-clinton.jpg

La lune de miel est officiellement terminée entre Washington et le Conseil national syrien

L'Administration américaine a décidé de dissoudre le Conseil national syrien (CSN) et de restructurer l'opposition selon des conditions et des normes qu'elle a elle-même posées pour le choix des forces et des personnalités qui la composeront. Cette décision constitue une preuve criante que cette opposition n'est, en fait, qu'un instrument lié aux Etats-Unis et que son rôle consiste uniquement à exécuter le complot de l'alliance impérialiste dirigée par Washington, et qui regroupe l'Otan et des Etats de la région liés à l'Occident.

Cette décision annoncée par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton met donc en relief certains aspects des liens existant entre ladite opposition syrienne de l'extérieur et certains partis et figures de l'intérieur. Elle prouve qu'il ne s'agit pas de personnalités et de forces patriotiques et indépendantes, qui placent l'intérêt de la Syrie au-dessus de tout, comme elles le prétendent. Leur principal souci est en réalité de satisfaire les Etats-Unis et les pays arabes et régionaux qui leur offrent argent et soutien, et en contrepartie, elles doivent mettre à exécution le plan dessiné pour elle, lequel sert, bien entendu, les intérêts américano-sionistes. Ainsi, les officines de l'opposition et leurs groupes armés ne sont que des outils chargés de mettre en œuvre un complot extérieur, exactement comme l'affirme le commandement syrien depuis le premier jour de l'éclatement de la crise. L'Etat syrien livre donc une résistance légitime à une agression destinée à détruire le pays, démanteler ses institutions et démembrer sa géographie.

Pour justifier sa décision de restructurer l'opposition syrienne, Mme Clinton a invoqué la nécessité de faire face aux dérives extrémistes qui augmentent sur le terrain. Elle veut parler des groupes takfiristes et autres mouvances qaïdistes. Mais ce que la cheffe de la diplomatie américaine ne dit pas, c'est que tous ces groupes ont été créés et ont prospéré sous la supervision directe des Etats-Unis ou de leurs proches alliés, turcs ou arabes du Golfe, qui ont offert armes, argent, soutien logistique et expertises.

Si ces groupes avaient réussi dans la mission qui leur avait été confiée, celle de détruire l'Etat syrien, Washington n'aurait pas vu la nécessité de les "restructurer". Mais comme ils font du surplace depuis des mois et que leurs pratiques sauvages et barbares commencent à apparaitre aux yeux du monde entier, Mme Clinton a été contrainte de faire ces "aveux". Dans le même temps, cette "nouvelle structure" devrait lui servir à mieux négocier une stratégie de sortie de crise avec l'Etat syrien, sous la direction du président Bachar al-Assad, et sous l'égide de la Russie et de la Chine. Les Etats-Unis espèrent que cette façade sera leur représentant lors des prochaines élections présidentielles, prévues en 2014.

Juste après l'annonce du faire part de décès du CNS par Mme Clinton, toutes les divergences entre les oppositions syriennes sont remontées à la surface, montrant à quel point ceux qui prétendaient vouloir diriger la Syrie de demain sont légers, irresponsables, manipulés par l'extérieur et sans vision. Derrière eux se dressent leurs multiples mentors régionaux qui tentent de préserver un brin d'influence au sein de la "nouvelle structure" inventée et filtrée par les Américains. Mais ces derniers ne laisseront que des miettes à leurs partenaires.

Des mercenaires, dénués de tout sens patriotiques, voilà le vrai visage de ladite opposition syrienne.

Par Ghaleb Kandil 

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 00:52

Obama, pur produit du capitalisme étatsunien ne défendra jamais les intérêts de l'Afrique.

Official portrait of Barack Obama

A l’approche de l’élection présidentielle  aux USA, certains africains  lancent  des plaidoyers  pour la réélection le 6 novembre prochain du président sortant et candidat à la présidentielle M. Barack Obama. Cette personnalité politique au pouvoir depuis quatre ans, pur produit du capitalisme aurait-il fait du bien à l’Afrique,  dont son père Obama du Kenya était originaire?

Dans l’affirmatif, quelles seraient  ses actions aux conséquences positives sur le processus de paix, de démocratie, de développement économique de l’Afrique ? Pourquoi un tel engagement et engouement en faveur du président Obama? Les élections présidentielles dans les pays occidentaux  ont-elles permis de sortir l’Afrique de la domination, des pillages de l’exploitation impérialiste ou de mettre un terme aux humiliations récurrentes ?

L’attribution du prix Nobel de la Paix à Barak Obama, un blasphème à la mémoire des morts africains. 

A l'appui de leur thèse de soutien au président Barack Obama, certains africains évoquent  notamment la prétendue paix mondiale qu’aurait instaurée Obama depuis 4 ans, suite aux multiples guerres déclenchées par ses prédécesseurs, les Présidents Bush (père et fils) dans « le Golfe, en Iran, Irak et en Afghanistan »

Pour notre part nous avions contesté d'emblée l’immoralité du prix Nobel de la paix attribué au président  Barak Obama le 9 octobre 2009. En effet, c'est  bien sous sa présidence que les guerres de recolonisation  et de balkanisation de l'Afrique  ont connu leur  essor actuel. Ces  drames  qui frappent l’Afrique, ne doivent jamais réjouir aucun africain conscient que ce premier président noir  de l’histoire des Usa, a été intronisé par le cercle des puissants capitalistes pour servir leurs intérêts présents et futurs au cours de son mandat de quatre ans.

 

Les puissances impérialistes envoient leurs petits  nègres de service exécuter leurs crimes en Afrique et  au moyen orient : Le président Paul Kagamé  en RD Congo, l’Ex Secrétaire  général de l’Onu Kofi Annan  et  l’Ex secrétaire d’état américain Colin Powell pour la destruction de l’Irak. Au  demeurant, rappelons que l’ancien Secrétaire d’état américain Colin Powell a menti au cours d’une réunion du 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, que l’Irak de Saddam Hussein détenait des armes de destruction massives(ADM) et que les USA frapperaient militairement le pays afin de détruire ces ADM. A cet effet, il avait exhibé ridiculement un tube à essai contenant une poudre de couleur blanche. Depuis l’invasion de l’Irak en  mars 2003 par l’armée étatsunienne forte d’environ 200.000  hommes sur le terrain, elle n’a trouvé aucune trace  minime soit elle  d’ADM que le président Saddam Hussein détiendrait. De plus, la démocratie qu’ils prétendaient instaurée n’est pas au rendez-vous et le pays est toujours secoué par des affrontements et autres attentats faisant chaque jour des centaines de morts.

La diplomatie de mensonges institutionnalisés dans les relations internationales par les puissances impérialistes, ont depuis lors repris le haut du pavé: après l’assassinat du président Saddam Hussein  en 2003, ce fut le tour du Guide Kadhafi le 20 octobre 2011. Quant au  président Laurent Gbagbo insoumis aux diktats des impérialistes comme Saddam Hussein et Kadhafi, il fut capturé et déporté par l’armée d’occupation française à la Haye pour y être jugé par la CPI, un tribunal  foncièrement raciste au service des impérialistes, qui est plutôt spécialisé dans le jugement des  africains.

Un brève historique  des événements tragiques auxquels le Président Obama a été l’un des principaux acteurs pendant ces quatre dernières années, battrait en brèche le faux visage  idyllique et pacifique que ce dernier s’attribuerait ou que les  crédules le lui décerneraient. 

1- Le président Obama a soutenu le  président français Sarkozy dans sa guerre  de recolonisation de la Côte d'Ivoire. Ce dernier a initié et fait adopter la résolution scélérate N°1975 du conseil de sécurité qui a légitimé les bombardements  du palais du président légitime Laurent Gbagbo par l'armée  coloniale française. Ces troupes d'occupation ont capturé  puis déporté le président Laurent Gbagbo à La Haye pour y être jugé par la CPI, un tribunal crée  et dominé par les impérialistes. Il conviendrait d’insister que ce la CPI s’est de surcroît spécialisée dans le jugement des africains.

 

Ce comportement raciste ne pourrait échapper à aucune personne animée de peu d'esprit d'observateur soit-il, car elle est aveugle et s’oppose à tout jugement  des dirigeants des puissances impérialistes, auteurs des crimes contre l'humanité en Irak, en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Libye, en l'occurrence  les présidents Bush, Sarkozy, Obama, Tony Blair, Cameron. Ces criminels de guerres se pavent en toute quiétude à travers le monde sans qu'aucun mandat d'arrêt international ne soit lancé contre eux par la CPI. Des millions de victimes ont péris sous les bombes de leurs aviations. Cette forfaiture intellectuelle des impérialistes est insupportable.

2- Le président Obama a apporté le même soutient au président français Sarkozy et à l'Otan dans la croisade guerrière contre la Libye. Le résultat de cette tragédie est l'assassinat du héros et digne fils d'Afrique, le Guide Mouammar Kadhafi. Plus de 100.000 libyens ont été tués suite à ces bombardements otaniens de 8 mois de la Libye. Ce trophée macabre  ne militerait  jamais en faveur  d’un soutien  africain à sa réélection le 6 novembre prochain.

3- C'est bien sous la présidence d'Obama, que le M 23, mouvement rebelle de la RD Congo (créature du Rwanda), a déclenché sa dernière offensive au Kivu depuis avril 2012 contre la patrie de Patrice Lumumba. Au demeurant, il serait judicieux de rappeler la terrible coïncidence de cette offensive rebelle  avec la période où la Secrétaire d’état américain  Hillary Clinton était en tournée dans  la sous région de l’Afrique orientale. Cette guerre d'occupation du Kivu ou de balkanisation de la RD Congo  menée par le Rwanda et l'Ouganda soutenus par les USA, ont permis aux deux pays agresseurs d'échapper à toutes condamnations, et ce malgré le dernier rapport du 26 juin 2012 accablant le Rwanda  pour son agression militaire  caractérisée contre la RD Congo  pour son soutien au M23.

Le comble de ce soutien des USA au Rwanda, a  permis  d'octroyer  à ce pays belliqueux le siège de membre non permanent  pour l'Afrique au Conseil de sécurité en octobre 2012. Une prime  attribuée  par Obama au Général-Président Kagamé pour le génocide des congolais. Cela est insupportable !

4- En Afghanistan, la guerre a été déclenchée et entretenue par les présidents Bush. Cependant, Obama qui avait promis  lors de sa première campagne 2008, d’arrêter immédiatement  la guerre en rapatriant les troupes étatsuniennes, n’a pas tenu ses engagements. Il a en effet, plutôt renforcé de 30000 soldats les troupes  en Afghanistan  retirés d’Irak. Les lourdes pertes infligées par les afghans aux troupes d’occupation, ont contraint  le président Obama  qui a promis  de rapatrier tous ses soldats à partir de 2014 du bourbier afghan.

5- Sur le plan économique, la présidence d’Obama n’a pas conduit aux investissements importants pour le développement de  l’Afrique comme c’est le cas de la Chine dont les investissements sont en constante progression.

De plus, les multinationales étatsuniennes, qui pillent les richesses minières du Kivu occupé par le Rwanda, chien de garde des Usa, n’ont jamais été empêchées par le président Obama pour leurs activités criminelles en symbiose avec le M23. La guerre de rapine continue à l’Est de la RD Congo avec  comme lourd bilan entre 5 millions et 7 millions de morts depuis 1995. Alors, de quelle paix dans le monde aurait instaurée Obama pour pouvoir mériter le prix Nobel de la paix ?

De ce qui précède, l’Afrique ne doit rien attendre de positif de la part des dirigeants occidentaux, quelle que soit leur option politique. En effet, ces derniers sont imposés par le système capitaliste à la magistrature suprême. Ils doivent par conséquent continuer à soutenir le mécanisme d’exploitation, de pillages des ressources naturelles et humaines de l’Afrique.

Si certains africains soutiennent  Obama dans cette campagne inter capitaliste pour la couleur de sa peau noire, c’est faire preuve d’une myopie politique dangereuse pour l’avenir de  l’Afrique car Obama défend les intérêts des multinationales prédatrices capitalistes. 

 

Ce qui  devrait guider notre choix politique, serait avant tout la réponse à la question suivante : Quels intérêts de classe sociale servira ou sert un homme politique? Evidemment, nous ne soutiendrons jamais la classe des prédateurs capitalistes qui voudrait maintenir pour l’éternité l’asservissement  colonial de l’Afrique.

La crise économique qui frappe les puissances impérialistes depuis 2008,  perdure. Afin de maintenir leur niveau de vie et leurs rangs de puissances sur la scène politique internationale, les prédateurs capitalistes se lancent aujourd’hui dans des croisades guerrières de recolonisation de l’Afrique, illustrées  notamment  par  les cas ivoirien et libyen.

Quel africain conscient de ces humiliations et  de cette domination impérialiste, infligées à notre continent, continuerait-il à faire l’apologie du système capitaliste, de ses dirigeants politiques formatés pour perpétrer  la servitude coloniale de l’Afrique ?

Ces mêmes africains qui font l’apologie de la présidence du candidat Obama et du capitalisme, affirment aussi leur hostilité à l’égard de la  coopération Sino-africaine.

A propos de la prétendue «colonisation» de l’Afrique par la Chine, il serait  judicieux de savoir  la genèse de cette expression. En effet, ce sont bien les puissances impérialistes capitalistes, qui depuis la traite négrière à nos jours continuent de dominer le monde, en pillant l’Afrique. Ayant perdu progressivement leur marché exclusif africain  face à la Chine émergeante, ces puissances occidentales se sont lancé dans une campagne de guerre médiatique de dénigrement de la Chine, en stigmatisant sa «colonisation de l’Afrique », de « concurrence déloyale».

Pourquoi ces impérialistes occidentaux  qui se seraient mus subitement en avocats de l’Afrique  contre la Chine ne l'ont pas été pendant leur période faste où ils avaient l’exclusivité du marché africain ?  Pourquoi n’avaient-ils pas été des mécènes  de développement de l’Afrique  pendant la période coloniale? Dans l’affirmatif, pourquoi persistent-ils à piller nos ressources naturelles, à imposer militairement  des dictateurs aux peuples grâce aux interventions de leurs armées ?. Dans ces derniers cas, il conviendrait de citer  les interventions de l’armée française  au Tchad  qui ont permis de sauver le tyran Déby face  aux révoltes des masses populaires et l’expédition coloniale punitive des troupes de l’hexagone  pour introniser Outtara en Côte d’Ivoire...

Selon la doctrine du système capitaliste qui est basée sur la libre entreprise et concurrence, la compétitivité, le profit…, n’est-il pas ridicule pour ces puissances occidentales de lancer une campagne de dénigrement économique contre la Chine alors que ce pays émergeant applique leur propre doctrine commerciale en Afrique ? Ne devraient-ils pas au contraire se réjouir que leur doctrine économique a fait un émule de taille alors qu’ils combattaient la doctrine économique du communisme ?

L’économie chinoise est compétitive  sans  que ce pays  ait  colonisé l’Afrique ni piller  notre continent. Les Africains ne doivent pas se laisser prendre au piège de cette campagne anti chinoise des puissances occidentales qui voient leurs intérêts menacés par la puissance émergeante chinoise. Nous ne devons pas hurler avec les loups prédateurs qui voudraient maintenir pour l’éternité l’Afrique  dans la servitude coloniale occidentale, ni d’où qu’elle vienne.

Les puissances occidentales s’opposent aux investissements directs chinois en Afrique, cependant, elles les accueillent à bras ouvert.  Voici ce que nous livre l’hebdomadaire français l'Express : « Malgré la détérioration des perspectives économiques dans la zone euro, les investissements directs de la Chine en Europe ont plus que doublé en 2011 pour atteindre 6,7 milliards de dollars » [Cf.L’Express du 05/02/2012].

Toujours dans le même journal, les états européens doivent de l’argent à la Chine : [La Chine détiendrait pour plus de 550 milliards de dollars de dette souveraine européenne] 

Les puissances occidentales acceptent de coopérer avec la Chine mais sont par contre  foncièrement hostiles que cette dernière fasse la même chose avec l’Afrique. Il appartient à l’Afrique de se débarrasser  de la  domination coloniale occidentale  afin d’amorcer un tournant décisif dans son développement.

L’Afrique ne doit pas se laisser prendre au piège des colonisateurs d’hier qui s’autoproclament subrepticement « avocats » de la cause africaine pour garantir leurs intérêts. Nous  devons choisir librement nos partenaires et leurs investissements conformément à nos intérêts de développement économiques et politiques.

Il appartient  donc aux africains de tirer profit de la coopération impulsive de développement avec la Chine.

Nous avons une seule certitude, c’est que la  coopération chinoise en Afrique a permis la réalisation des grandes infrastructures (ponts, Autoroutes, chemins de fer, constructions des établissements scolaires et universitaires, hôpitaux, des usines de productions, des fermes agricoles…). La Chine aide aussi à la formation de quelques 30.0000 cadres africains dans tous les domaines et offre plus de 18000 bourses d’études aux jeunes africains. [ Le Nouvel Observateur du 25-07-2012]

En guise d’illustration des résultats de la coopération chinoise avec l’Afrique, nous pouvons citer le chemin de fer «Tanzam» entre La Tanzanie et la Zambie, construit en 1970  et long de 1 860 kilomètres. Grâce à la Chine, le Tchad dispose depuis juin 2011 sa première raffinerie de pétrole,  en mars 2012 sa première cimenterie  et enfin en 2015 le pays sera désenclavé par sa première ligne de chemin de fer d’une longueur de 1.344 kilomètres …

Combien de ces structures de bases indispensables à l’amorçage du développement des pays africains ont été construites par ces puissances impérialistes occidentales  depuis la  traite négrière  à nos jours en passant par la période coloniale?  Si ces colonisateurs occidentaux  étaient si soucieux du développement de l’Afrique et du bien-être de ses populations, alors  pourquoi  n’avaient-ils pas posé les bases élémentaires dans les territoires dominés  pendant des siècles de domination et d’occupation?

En si peu de temps, la Chine qui n’a jamais colonisé l’Afrique a  considérablement investi dans des projets concrets, utiles au bien-être des populations et au développement des états africains. En effet, les investissements directs de la Chine (deuxième puissance économique mondiale depuis 2010) en Afrique  ont atteint 30 milliards de dollar  entre 2000 et 2005.

Il appartient aux  Africains  de tirer les leçons des affres de la domination des impérialistes occidentaux depuis la traite négrière  à nos jours afin  d’éviter  toute nouvelle colonisation d’où qu’elle vienne. 

Les investissements chinois dans les infrastructures lourdes sont une véritable opportunité et  fondements  sur lesquels les africains devraient s’appuyer pour impulser un début de développement accéléré de notre continent à l’instar de celui de la Chine. Grâce à la Chine, l’Afrique obtient d’importants  capitaux à des taux très bas, tans dis que les banques occidentales refusent de lui prêter ou l’accordent à des taux très élevés.  Ces liquidités, ont permis aux états africains de réaliser  de nombreux projets. La coopération Afrique-Chine est une coopération « gagnant-gagnant »  car la patrie de Mao qui a une croissance économique à deux chiffres a besoin des matières premières de l’Afrique  notamment du pétrole et inversement l’Afrique qui a besoins des capitaux pour investir à besoin de la Chine.

Les africains devraient plutôt  profiter de la coopération avec les chinois  en s’appropriant de leur savoir faire  qui a fait ses preuves dans l’accélération inédite du développement de leur pays. Nous devons apprendre à construire, à maîtriser les sciences et technologies que les chinois apportent à l’Afrique afin que notre continent ne soit pas seulement maintenu au rang de consommateur des produits fabriqués ailleurs, mais que l’Afrique soit aussi capable d’exporter les produits « Made in africa ».

Afin de faire face à la mondialisation, il serait indispensable que nous œuvrions pour la création des Etats-Unis d’Afrique (EUA), projet cher au Guide Kadhafi et qui fut aussi l’une des causes de son assassinat par les puissances impérialistes occidentales (France-Usa-Grande Bretagne). Les dirigeants criminels: Sarkozy-Obama-Cameron qui ont lancé la croisade guerrière contre la Libye luttent pour maintenir l’Afrique dans la servitude coloniale occidentale.

Les dirigeants politiques des puissances impérialistes occidentales,  issus de la matrice du système capitaliste qui maintient dans la servitude coloniale l’Afrique, ne doivent jamais bénéficier  d’un quelconque soutien des africains. En effet, quelle que  soit  leur étiquette politique,  et les alternances  des présidents, notre continent  demeure exploité, pillé et humilié par ces puissances  occidentales.

En conséquence, l'élection présidentielle aux USA, avec l’affrontement des candidats démocrate  Barak Obama et républicain Mitt Romney, sont un non-événement. Le marathon électoral inter-impérialiste n’est autre chose que le choix du meilleur défenseur de l’exploitation capitaliste de l’Afrique pour les quatre années à venir.

ALAC (African-Libyan Action Committees) 

Le Secrétaire Général  

Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum 

 

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 00:47

La CPI est hors la loi pour l’union Africaine. Toute future condamnation d’Africain sera nulle. Bravo Mme Zume nous te soutenons à fond la caisse.

 

 

                         


 


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=eKCB2-1cRZQ&feature=player_embedded#!

 

 

Gbagbo-on ira jusqu'au bout

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 06:39

Cameroun : 6 novembre 1982 - 6 novembre2012. Peut-on mettre sur le dos d’un seul homme la situation catastrophique d’un pays ?

Cameroon flag

Comprendre pourquoi les intellectuels et le peuple  camerounais sont  autant responsables.

I)               La faillite de l’élite " des agrégés "camerounaise

L’élite, dans un pays, constitue la crème de sa population. C’est elle qui, à travers le monde promeut le progrès. Au Cameroun, la nôtre, au regard de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, a plutôt fait faillite.

Après que Paul Biya ait indiqué l’orientation politique qu’il allait donner à son pays et qu’il a baptisée « Renouveau » - entendez, tout n’était pas mauvais sous Ahmadou ahidjo, il importe simplement d’opérer quelques réglages, et la machine Cameroun repartira de plus belle – s’est aussitôt posé le problème des personnes avec qui il allait pouvoir « renouveler » le Cameroun. 

Il s’en est alors suivi le fameux débat qui avait secoué en 1984, 1985, 1986, la classe politique camerounaise, et qui portait sur la nécessité de mettre du vin neuf, non plus dans de vieilles outres, mais plutôt dans des outres nouvelles, étincelantes de virginité. Traduction : à une nouvelle politique, telle que celle qui était en train d’être inaugurée par le président de la République, devait correspondre de nouveaux hommes. Ces derniers, on s’en souvient, Paul Biya les a choisis dans trois viviers : celui de l’enseignement supérieur, celui des diplômés de l’Enam, et celui des diplômés des écoles de commerce.

La faillite des agrégés
Ce fut une véritable révolution qu’opéra le président de la République, en associant à son régime naissant, les docteurs « es connaissances », agrégés et « professeurs » de l’université du Cameroun. Ceux-ci ont alors envahi toutes les sphères de l’Etat, sortant par la même occasion, de l’ostracisme dont ils venaient d’être l’objet pendant deux décennies, sous le règne d’Ahmadou Ahidjo. ils se sont retrouvés conseillers en tout et partout, à la présidence de la République, au Premier ministère, dans les différents ministères.

Bien mieux, ils sont même devenus ministres : éducation nationale, information, santé publique, etc. La population, de son côté, a applaudi des deux mains : « enfin, les intellectuels ont pris en mains le pays ». Traduction : l’époque des « ignares » avec qui préférait gouverner Ahmadou Ahidjo, est révolue. Paul Biya les a même introduits au Comité central du Rdpc. ils sont devenus plus puissants que jamais. au prestige que confère la connaissance, ils alliaient celui de l’appartenance au cercle restreint et tant convoité des sages du parti, à l’époque unique. 

Mais, une décennie seulement plus tard, quelle n’a pas été la désillusion des populations. Les « professeurs » au pouvoir, se sont avérés plus nuls que les non professeurs. ils les ont surpassés carrément en turpitudes. En tout cas, ils ont conduit le pays à une double ruine : 1/ sur le plan international, le Cameroun s’est honoré deux fois de suite du titre humiliant de champion du monde de la corruption ;

 2/ le Cameroun, sous leur règne, figure à présent sur la liste non moins honteuse des « pays pauvres très endettés », entendez, les derniers de la planète. Paradoxe véritable : quand le pays était aux mains des « analphabètes » de l’époque d’Ahmadou Ahidjo, il figurait parmi ceux sur qui la communauté internationale misait pour servir de locomotive en Afrique ; une fois les « professeurs » au pouvoir : patatras ! On ne saurait reprocher Paul Biya d’avoir fait appel à ces savants. il a pris la bonne décision. 

Il a opéré le bon choix. il fallait associer les intellectuels à la gestion du pouvoir. Tous les chefs d’Etats, à travers le monde,  le font. John F. Kennedy, aux Etats-Unis d’amérique, avait fait appel à des intellectuels tels que Mac Namara et autres ; Richard Nixon avait fait appel à Henry Kissinger et autres ; en France, Valéry Giscard d’Estaing avait fait appel au professeur d’économie de réputation mondiale Raymond Barre. 

Il collaborait étroitement aussi avec le sociologue de réputation mondiale Raymond Aron. François Mitterrand, il s’est attaché les services de Jacques attali, une lumière en France, sans oublier Roland Dumas, professeur émérite de droit, Jean-Pierre Cot, et bien d’autres. Ces différentes sommités intellectuelles ont pu faire de leurs pays des références sur le plan mondial. Qu’est-ce qui a donc posé problème avec les nombreux « professeurs » de Paul Biya ? Réponse simple, ils sont loin d’avoir la dimension intellectuelle des intellectuels des pays occidentaux. 

Ils passent vingt années à se pavaner avec le titre de « professeur », sans jamais publier le moindre ouvrage ou le moindre article dans une revue scientifique. On les voit plutôt aller se disputer des sous-sections et des comités de base du Rdpc avec les villageois. Jacques attali, qui fut Conseiller de François Mitterrand, était président de quelle fédération (section) du Parti Socialiste français ? Nos « professeurs » sont loin d’avoir la dimension dont ils se prévalent. ils ne sont, en réalité que des borgnes au pays des aveugles. 

Et pour finir, nos « professeurs » ne sont avant tout que de bons Camerounais. En d’autres termes, ils sont extrêmement corrompus, avides d’honneurs, et sont empêtrés dans la sorcellerie, la franc-maçonnerie, la Rosecroix, et d’autres sociétés secrètes locales, genre « éboka ». ils n’ont pas en eux ce qui fait la force de leurs homologues occidentaux : le patriotisme. ils ne pensent que ventre, villas, femmes. De l’avenir du Cameroun, ils s’en moquent éperdument.

La faillite des diplômés de l’Enam. Le président Ahmadou Ahidjo régnait en s’appuyant sur les diplômés de l’Enam. A son époque, celle-ci formait du personnel au niveau des plus disparates. Certains diplômés de cette école, étaient nantis de licences, d’autres de capacités en droit, de simples baccalauréats, de Bepc, parfois même de Cepe. L’Enam a ainsi procuré à Ahmadou Ahidjo des cadres au niveau quelconque. 

On ne peut, en effet, avoir dans la même classe, un licencié et un titulaire du Cepe, sans que le nivellement ne se fasse par le bas. C’est bien connu, il est plus aisé de régresser que de s’élever. L’arrivée de Paul Biya aux commandes de l’Etat, s’est traduite par une volonté d’amélioration du niveau des diplômés de cette école, avec la suppression des fameuses listes « a et B ». De nombreux ressortissants du « Grand Nord », malheureusement, ont perçu cette décision comme une volonté de leur nuire. Quoi qu’il en soit, le président de la République a continué, comme son prédécesseur, à employer les diplômés de l’Enam dans toute l’administration. 

Il a également continué à les maintenir à la tête des sociétés publiques et parapubliques. La suite, tout le monde la connaît : corruption généralisée ; faillites en cascades des sociétés d’Etat ; gabegie, népotisme. Pour tout dire, l’incompétence s’est érigée en règne. 

A ce jour, les diplômés de l’Enam apparaissent comme des démolisseurs chevronnés de toutes les structures qui fonctionnent convenablement. il faut pratiquement les entourer des garde-fous les plus ingénieux, tellement leur esprit prédateur cause du tort à la République. Le moindre magistrat ou inspecteur du trésor, pour ne pas parler des douanes, se retrouve en peu de temps, à la tête d’une colossale fortune. Paul Biya les a utilisés à profusion dans ses divers gouvernements.

Ils se sont illustrés pour la plupart par un enrichissement aussi spectaculaire que scandaleux. Les diplômés de l’Enam constituent, aujourd’hui, l’écrasante majorité des ministres devenus milliardaires. Si le Cameroun est actuellement en crise, ils en portent, une lourde responsabilité.

La faillite des diplômés des écoles de commerce. L’arrivée de Paul Biya au pouvoir a coïncidé avec la découverte, par les Camerounais, des salaires faramineux qu’offrait le secteur parapublic. Dans les années 78, 79, 80 voire même 82, 83, il était devenu de bon ton, pour les parents de payer des études de manager dans les universités et grandes écoles de formation occidentales à leurs enfants. 

Les Camerounais ont ainsi envahi pratiquement toutes les écoles de commerce de France : Hec, isa, isg, Sup de Co, etc. D’autres se sont formés aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada, où ils ont ramené des « Masters of Business administration ». Enfin, les moins nantis, eux, se sont contentés de l’Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales, Essec, de Douala. De retour au Cameroun, beaucoup ont postulé à un emploi à la Sni. Celle-ci s’est mise à les affecter dans la totalité des sociétés de son portefeuille. 

Ces jeunes diplômés d’écoles de commerces, se sont mis à rouler carrosse partout où ils se trouvaient, et faisaient preuve d’une prétention démesurée. Leur langage était identique : « tu es où ? je suis à la Snec ; et toi ? à la Camair ; mais, je me bats pour être recruté à la Cnps, là-bas, les salaires sont plus élevés » ; « à iBM, on me propose le double de ce que je gagne à X, j’y vais » ; « on m’a pris à la Camsuco, mais, là-bas, c’est la brousse ; je cherche à être recruté à l’Oncpb ou à la Cncc ; là, je viendrai vivre à Douala » ; etc.

Ces fringants titulaires de « M.b.a. », ne passaient leurs vacances qu’en Europe, s’habillaient auprès des couturiers français les plus prestigieux et par conséquent les plus chers, s’offraient les automobiles les plus coûteuses.

La suite, on la connaît également : ils ont mis Ko. toutes les entreprises dans lesquelles ils ont fait étalage de leurs connaissances. Alliés aux diplômés de l’Enam qui étaient généralement leurs patrons, ils ont complètement démoli le tissu industriel dont était déjà en train de se doter le Cameroun. Combien d’entre-eux ont-ils, dans le même temps, songé à créer leur propre entreprise ? 

Très peu. En vérité, ils ont amené dans le secteur privé, la mentalité parasitaire des fonctionnaires. Et, lorsqu’ils se sont rendus compte qu’ils ont contribué à la fermeture de toutes les sociétés parapubliques dans lesquelles ils avaient été affectés, ils ont, pour la plupart, plié bagages, sont retournés en Europe où ils travaillent actuellement, en majorité, comme veilleurs de nuit, gardiens de parkings, manutentionnaires, etc.

L’élite de demain
Vous avez dit « grandes réalisations » ?

 Oui, mais avec qui ? That is the greatest question. En conséquence, la première et la « plus grande ambition et réalisation » du septennat de Paul Biya qui conditionne la réussite de toutes les autres, quelles qu’elles soient, devrait à n’en pas douter, porter sur la recherche d’hommes compétents et dévoués à la République et au pays. Bien mieux, celle-ci devrait porter sur la formation de ces hommes qui, de toute évidence, ne peuvent surgir du néant. En Grande-Bretagne, les universités de Cambridge et d’Oxford sont réputées pour la qualité de leurs formations ; aux Etats- Unis, « Harvard », « Yale », « Georgetown », « Ucla », etc, également ; en France, l’Ena, les instituts d’Etudes Politiques, etc. 

Au Cameroun, quelle école de formation peut-elle à ce jour être considérée comme étant de qualité, dès lors que se monnaient les concours d’admission. Celles-ci ne sont-elles pas les hauts lieux d’initiation à la gabegie, au népotisme et à la corruption, méfaits qui caractérisent aujourd’hui, l’élite camerounaise dans son ensemble ? On ne peut faire de « grandes réalisations avec des individus qui, eux, n’en ont que de toutes petites. Voilà, en vérité, la situation qui risque d’obérer, considérablement, le projet politique de Paul Biya. Réveillons nous !
Source: La Cité  

 

II)          Comprendre pourquoi le peuple camerounais est autant responsable.

 

B- ETIENNE DE LA BOETIE (l’inventeur de la Science Politique) 

Etienne de La Boétie (1530-1563) est un penseur français qui a écrit à seulement 18 ans en 1548,  l’un des plus beaux ouvrages de la science politique qui n’était qu’à ses débuts,  intitulé : « Discours sur la Servitude Volontaire » . La Boétie est un jeune homme très intelligent. Il veut réaliser un livre sur la dictature. Pour ne pas se faire trancher la tête il fait deux choses qui démontrent tout son génie : au lieu d’écrire sur le dictateur, sur le tyran, il écrit plutôt sur le peuple qui accepte la dictature, mieux, il parle du présent, de son 16ème siècle, mais en faisant croire qu’au fond, il parle de l’antiquité.  Ses exemples ne font référence qu’à l’époque lointaine de l’antiquité. La question au centre de son livre est celle de savoir comment un peuple fort peut-il  accepter de supporter et de souffrir la dictature d’un tyran faible, dont le pouvoir ne se repose que dans cette acceptation par la population sous son joug.

La Boétie se pose la question de savoir si dans l’histoire l’homme a toujours été sous domination ou non. Sa réponse est NON. Si l’homme est né libre et était libre avant il y a pu bien y avoir un accident de l’histoire qui a rompu quelque chose et faire passer de cette liberté à ce qu’il appelle la servitude volontaire ; volontaire, parce que nul n’oblige l’être humain à subir le tyran.  Et il arrive à trouver cet accident de l’histoire en l’apparition sur la planète terre de quelque chose qui s’est fait appeler l’Etat.  Pour lui, cet Etat qui crée la division entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouverné est accidentel. La Boétie va même plus loin, il trouve que l’être humain qui subit la tyrannie est pire que l’animal, parce que, dit-il, dans le monde animal, aucun animal n’est au service de l’autre.  La soumission, l’esclavage est un acte contre nature. Il écrit :  « les bêtes… ne se peuvent accoutumer à servir  (…). Ce qu’il y a de clair et évident pour tous, et que personne ne saurait nier, c’est que la nature (…) nous a tous créés et coulés, en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt frères. »

La Boétie, conclut en établissant de façon surprenante 3 formes de dictatures  qui sont tout aussi actuelles en ce 2012 qu’en 1560. Il écrit :  « Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple (pompeusement appelée aujourd’hui : démocratie), les autres par la force des armes, les derniers par succession de race ». Il ajoutera :  «Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. » Pour lui, le pouvoir est en nous, il fonctionne en nous, dans le plus profond de nous-mêmes, avides de s’identifier au tyran. C’est comme cela qu’il nous révèle, non plus comment cela se passe, mais pourquoi.  Et c’est fondamentalement lié au fait que chaque individu veut s’identifier au dictateur, pour devenir le dictateur de quelqu’un d’autre, à son niveau. 

Etienne de La Boetie meurt à 33 ans en 1563, tué probablement par la peste et passe le flambeau du savoir à son ami indéfectible, Montaigne qui est à ses côtés durant les 3 jours d’agonie et que nous allons étudier prochainement.

Devoir :Commentez en 20 lignes maximum, 5 de 10 pensées politiques de La Boétie extraites pour la plupart de "Discours de la Servitude Volontaire".  Détaillez vos explications en prenant pour référence les relations de dominant-dominé entre l'Europe et l'Afrique.

 

1- « Soyez résolus de ne plus servir, et vous serez libres.  »

2- « La modernité se définit comme un progrès décisif de la conscience de soi. »

3- « La seule liberté, les hommes ne la désirent point. »

4- "les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent plus on leur baille, plus on les sert, d’autant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout."

5- "Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner."

6- "Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire."

7- "Il ne peut y avoir d'amitié là où se trouvent la cruauté, la déloyauté, l'injustice. Entre méchants, lorsqu'ils s'assemblent, c'est un complot et non une société. Ils ne s'aiment pas mais se craignent. Ils ne sont pas amis, mais complices".

8- "C'est un extrême malheur que d'être assujetti à un maître, dont on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra."

9- "Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."

10- "Pour que les humains se laissent assujettir, il faut de deux choses l'une y soient contraints, ou qu'ils soient trompés.": ou qu'ils

Extrait de Leçon de Géostratégie Africaine n° 47 de Jean paul Pougala 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:42

Affiche-semaine des heros et martyrs

 


 

 

              Samedi 3 novembre 2012 s’est tenu simultanément à Paris en France,  Yaoundé au Cameroun un vibrant et émouvant hommage au héros national Félix Roland Moumié  leader de l’UPC après Um Nyobe et panafricaniste de la première heure lâchement assassiné le 3 novembre 1960  à  Genève (Suisse).

Cette journée organisée par l’associationCitoyens Pour la Mémoire du Cameroun (CPMC)  avec la participation de la Fondation Moumié (FM) dont une importante délégation est arrivée de Bruxells avec a sa tête le Dr. Thierry Amougou président de la Fondation Moumie, de  la Fédération des travailleurs  Africains de France (FETAF) avec son président Sidi Tidiqne Gueye, de L’Action Citoyenne Pour la Promotion des Droits Humains (ACP-DH)  représentée par sa présidente Koko Ateba et le Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine(CEBAPH) représentée par son président Mr Elie kadji a été un grand succès sur tous les plans. 

Des jeunes camerounais issus de l’immigration et des personnes de tous horizons en quête de leur histoire, des artistes tels Stony ou encore l’écrivaine camerounaise Matchuen, des personnalités de la sphère panafricaniste telles la championne  d’athlétisme Eunice Barber 5 fois medaillée du monde , ou encore Jibrill Gnigue un compagnon très proche du savant Cheik Anta Diop, ainsi que le Dr. Clarisse  Toche n’ont pas tari de questions et de propositions.

Au programme de la journée, un film documentaire relatant les circonstances de l’assassinat de Félix R. Moumie, et des témoignages poignants, dont celui de son épouse MARTHE MOUMIE assassinée au Cameroun elle aussi il y a quelques années dans des circonstances non élucidées à ce jour.

 Une communication en duplex a eu lieu avec Yaoundé avec une antenne locale du CPMC, pour se rendre compte que la mobilisation était égale dans les deux capitales.  Plusieurs interventions dont celle du journaliste Frederick Fenkam neveu de feu Fochive patron des services secrets camerounais  et auteur du livre Les révélations de Jean Fochivé ont aidés à repréciser plusieurs points historiques. 

A la suite, le docteur Thierry Amougou a gratifié l’assistance d’une brillante présentation, magistrale sur le thème : Quel rôle Roland Félix Moumié et ses camarades ont-ils joué dans l’accession des pays francophones  d’Afrique à l’indépendance (autonomie ?) en 1960 ? Nous permettant ainsi de restituer le contexte historique terriblement difficile dans lequel ces héros se sont battus pour notre liberté et notre indépendance.

Le débat qui a suivi a été très riche, et a démontré le besoin des citoyens camerounais, mais aussi africains de connaitre leur histoire et de reconstituer la mémoire de leur histoire sans aucune manipulation.

 

 Luc Banemeck président du CPMC  qui a porté  a bout de bras l’organisation de cet événement a déclaré: « célébrer et commémorer notre mémoire  historique est un devoir civique de chaque camerounais et de chaque Africain, nous devons promettre de nous engager par notre présence et nos actions a renfoncer le projet du CPMC : Une seule mémoire historique, un seul peuple ».


Source : Citoyens pour la Mémoire du Cameroun

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:10

Centre international d’études et de recherches stratégiques et prospectives de Dakar  CIERSP de Dakar

 Afrique1.jpg

Convergences pour la Paix et le développement en Afrique

“The ICC, Judicial Governance and Trends of Justice”

المحكمة الجنائية الدولية ، الحوكمة القضائية و اتجاهات العدالة 

“O TPI, Governança, Judicial Tendências Da Justiça”

Afrique / CPI : Bilan et Perspectives, 10 ans après le Statut de Rome. 3- 4 décembre 2012, Harmony Hotel, ADDIS ABABA, ETHIOPIE

 

INVITATION

En prélude au Workshop International susmentionné :

Le Centre International d’Etudes et de Recherches Stratégiques et Prospectives de Dakar – CIERSP de Dakar organise, en collaboration avec Convergences pour la Paix et le Développement en Afrique – CPDA, une Pré conférence de lancement sur le thème :

Où va la CPI ?

 

Entre omissions significatives et deux poids deux mesures.

Le Mardi 6 novembre 2012, de 14 h à 16 h

à la Maison de l’Afrique - MAF : 7, rue de Carmes, 75005 Paris ;                                Métro Maubert-Mutualité ou RER Cluny La Sorbonne.

 

Président d’Honneur : Denys PRYEN, Editeur, Modérateur : James NGUMBU, Journaliste Intervenants : David GAKUNZI, Ecrivain,

Théophile KOUAMOUO : Journaliste,

 

Léonard GUEDE (James Cenach), Journaliste

Toute la presse est cordialement invitée à couvrir cette manifestation.

 

Ont signé : Prof. Malick NDIAYE, Directeur du CIERSP de Dakar et du Laboratoire de Prospective et de Science des Mutations de l’Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal

 Tél. : 07 63 06 48 57

 

Dr. Claude KOUDOU, Enseignant-Ecrivain, Paris, Président des Convergences pour la Paix et le Développement en Afrique – CPDA, Tél. : 06 51 49 92 97. 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 21:22

A QUAND LA RENAISSANCE AFRICAINE ? de Jean-Paul Pougala

Leçon de Géostratégie Africaine n° 47

Geostrategieafricaine

 

De Nelson Mandela à Abdoulaye Wade, la mode des dirigeants et intellectuels africains est à l’invocation de la « Renaissance Africaine » pour le nouveau départ du continent. Sommes-nous certains que ceux qui parlent de Renaissance Africaine savent  vraiment ce que c’est ? Sommes-nous surs qu’ils parlent tous de la même chose ?

« Renaissance » vient du verbe renaitre, c’est-à-dire, naître de nouveau.  Pour renaitre, il faut être mort.  La mort culturelle qui vaudra à l’Europe cette nécessité à naitre de nouveau est le moyen-âge, une période longue de 1000 ans, du 5ème au 15ème siècle gouverné par l’aristocratie et l’Eglise catholique romaine, par la spiritualité et le pouvoir divin du roi. Pour renaitre il faut des penseurs, il  faut des rebelles, il faut des personnes qui ont eu le courage de prendre le chemin du maquis intellectuel  avec des prises de position qui leur ont souvent valu de payer par leur propre vie, afin que la société entière en profite pour sortir de l’obscurantisme.  Car la renaissance européenne au 15ème siècle est aussi et surtout la mort de dieu, c’est le triomphe de la laïcité, c’est la victoire de la conscience  individuelle d’abord et collective ensuite sur l’autorité hiérarchique du roi divin et de l’Eglise. Pour renaitre, l’Afrique a-t-elle pris le chemin du triomphe de la laïcité ? L’Afrique est-elle sur la route de célébrer la rupture totale avec le système de spoliation rentière coloniale ?

Pour répondre à cette question,  nous allons parcourir aujourd’hui, la première partie de la traduction de l’anglais du résumé d’une série de leçons que j’ai tenues entre 2009 et 2011 à l’Université de la Diplomatie de Genève (Geneva School of Diplomatie) d’un cours pour les étudiants du niveau Bachelor, intitulé : « Evolution de la Pensée Politique de Confucius à Bobbio ».  Le contenu de ce cours plus en détails fera l’objet d’une publication séparée d’un livre intitulé tout simple : « La Pensée Critique » et dont la sortie est programmée pour la fin de l’année 2013.

D’ici là, aujourd’hui c’est la partie relative à la renaissance européenne qui nous intéresse, puisque c’est par rapport à cette dernière que les Africains empruntent l’expression pour parler de la renaissance africaine.  Pour cela, nous allons prendre en examen,  trois penseurs de cette renaissance européenne  que j’aime beaucoup,  deux Britanniques et un Français : Thomas More, Thomas Hobbes et Etienne de la Boétie.

 

A-  THOMAS MORE,  l’inventeur du Socialisme 

More nait à Londres le 7 février 1478. En 1516, il publie son œuvre la plus populaire dénommée « l’Utopie », 

Aujourd’hui, le mot utopie signifie un idéal difficile à atteindre.  Ce mot dérive donc, de ce livre de Thomas More : « L’utopie », le nom que More donne à ce pays imaginaire où vit un peuple heureux, parce que gouverné par des dirigeants vertueux. Dans ce pays qui n’existe nulle part, s’est construit une république idéale, sans commerce ni argent, parce que les « Utopiens » n’en n’ont pas besoin parce qu’il n’existe aucun bien au nom de quelqu’un. Tout le monde travaille et le fruit est utilisé pour satisfaire les besoins de toute la population. Il n’y a pas de luxe, ni de superflu. Les politiciens sont au service du peuple et non au service de leurs familles. Toute l’administration est au service du bien-être collectif. Car ce qui compte est le plein épanouissement de l’être humain mis au cœur de l’action politique.  

More est un contemporain de Machiavel, son livre « Utopia » est publié à peine 3 ans après « Le Prince » de Machiavel (1513).  Ces deux penseurs politiques vont connaître la même fin tragique à cause de leurs idées révolutionnaires. Machiavel sera torturé et exilé par ce pouvoir qu’il croyait servir dès lors qu’il voit les choses différemment de ce que le système attendait de lui. De même, More sera décapité par ce roi qui l’avait nommé au plus grand poste du royaume : Grand Chancelier faisant de lui, le premier  non croyant à accéder si haut dans l’organisation étatique. 

En 1533, le Parlement vote une loi pour introniser le roi Henri VIII chef suprême de l’Eglise Anglaise, More critique ce mélange de genre entre le religieux et l’état. Normalement, le religieux s’occupe de Dieu, met au centre de ses priorités et de ses activités dieu,  alors que l’Etat doit s’occuper des êtres humains, l’état doit mettre au centre de ses préoccupations, la recherche des solutions pour les problèmes des êtres humains et la poursuite de l’objectif de leur bonheur. Mélanger l’exécutif avec la religion,  est la preuve que l’être humain ne sera plus mis au centre de l’action politique, mais du mensonge religieux.  D’où l’absurdité d’appeler une république : chrétienne, islamique ou juive. Le Grand Chancelier More, en accord avec sa conscience, refuse de reconnaître la suprématie spirituelle du roi. Il démissionne. Accusé de Haute Trahison pour ce geste courageux, il sera emprisonné dans la Tour de Londres et décapité le 6  Juin 1535.

Pour bien comprendre la haute valeur intellectuelle de l’objection de More, du manque d’éthique dans le fait de mélanger le religieux avec la politique, nous pouvons examiner des situations dans l’actualité. Lorsqu’en 1860, en pleine guerre civile, les gouvernants des Etats Unis d’Amérique vont faire imprimer sur toute la monnaie :  « In GOD We Trust », il s’agit d’un message subliminale en direction du sud rebelle, mais profondément croyant que dieu était avec le gouvernement central contre lequel ils se battaient pour demander la sécession.  C’est la même chose, lorsqu’un Président Américain finit un discours avec la phrase « God Blesses America » il est en train de signifier qu’il est le politicien dont l’action est guidée par dieu lui-même.  En d’autres termes, que ses décisions sont infaillibles, exactement comme c‘était le cas pour les monarques au Moyen-Age.  C’est contre le retour au Moyen-Age religieux que More décide de ne pas servir un Etat qui fait cette régression.

Voici un Extrait de L'Utopie de Thomas More. Jugez vous-même du génie de son auteur, par sa capacité à produire une pensée en 1516, et relue en 2012 à la vue de la crise financière en cours en occident depuis 2008 et le comportement prédateur des banquiers et des opérateurs boursiers, conserve toute sa valeur au présent, c’est-à-dire 496 ans après :

« Quand je reconsidère ou que j'observe les États aujourd'hui florissants, je n'y vois, qu'une sorte de conspiration des riches pour soigner leurs intérêts personnels sous prétexte de gérer l'État. Il n'existe pas de moyen, pas de machination qu'ils n'inventent pour conserver d'abord et mettre en sûreté ce qu'ils ont acquis par leurs vilains procédés, et ensuite pour user et abuser de la sueur des pauvres en la payant le moins possible. Dès que les riches ont une fois décidé de faire adopter ces pratiques par l'État (qui comprend les pauvres aussi bien qu'eux-mêmes) elles prennent du coup force de loi. Ces hommes détestables, avec leur insatiable avidité, se sont partagés ce qui devrait suffire à tous ; et même avec tout ça, ils sont loin, très loin du bonheur ! »

La chose extraordinaire de More est qu’il est au XXème siècle, le seul penseur politique plébiscité soit par les communistes que par l’Eglise catholique pendant toute la guerre froide.   En effet, sa statue est bien érigée sur un obélisque sur la place du Kremlin à Moscou, avec les meilleurs précurseurs du socialisme et du communisme dans le monde.  Canonisé lors de la commémoration des 400 ans de sa mort, en 1935, c’est en l’an 2000 que le pape Jean-Paul II le fera « le patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques ». 

Il va influencer plusieurs penseurs après lui :

-          Dès l’année de la mort de More, en 1535, c’est le français François Rabelais dans son roman "l'Abbaye de Thélème",  qui fait voyager ses personnages dans la ville d'Utopie.

-          Au XIX siècle, les plus grands projets avec à la base l'idéologie socialiste sont conçus autour de l'Utopie

-          Voltaire pour mettre à nu les problèmes de l'organisation sociétale au XVIIIème siècle, utilisera deux chapitres dans Candide pour développer sa pensée sur l'Utopie.

-          Au XXème siècle c'est Karl Marx qui ira plus loin pour dépasser le socialisme utopique de More pour proposer son fameux socialisme scientifique.  

 

Devoir : Commentez en 20 lignes maximum, 7 de ces 14 pensées politiques de Thomas More extraites pour la plupart de " L’Utopie  ". Détaillez vos explications avec des exemples tirés de l’actualité ou de la vie politique dans votre pays.

1-      "L'orgueil ne mesure pas le bonheur sur le bien-être personnel, mais sur l'étendue des peines d'autrui. "

2-      "Le cadavre sans sépulture a le ciel pour linceul"

3-      "Aucune peine ne réussira à empêcher de voler ceux qui n'ont aucun autre moyen de se procurer de quoi vivre. Votre peuple et la plupart des autres me paraissent agir en cela comme ces mauvais maîtres qui s'occupent à battre leurs élèves plutôt qu'à les instruire. On décrète contre le voleur des peines dures et terribles alors qu'on ferait mieux de lui chercher des moyens de vivre, afin que personne ne soit dans la cruelle nécessité de voler d'abord et ensuite d'être pendu."

4-      "Il est certain que la plus brillante parure peut couvrir la plus dégoûtante difformité." 

5-      "Il existe une foule de nobles qui passent leur vie à ne rien faire, frelons(guêpes) nourris du labeur d'autrui , et qui , de plus , pour accroitre leurs revenus , tondent jusqu'au vif les métayers(paysans) de leurs terres. (...) Ils trainent de plus avec eux des escortes de fainéants qui n'ont jamais appris aucun métier capable de leur donner leur pain."

6-      "Est-il, en effet, de plus belle richesse que de vivre joyeux et tranquille, sans inquiétude ni souci ?"

7-      "Si vos efforts ne peuvent servir à effectuer le bien, qu'ils servent du moins à diminuer l'intensité du mal : car tout ne sera bon et parfait que lorsque les hommes seront eux-mêmes bons et parfaits. Et, avant cela, des siècles passeront."

8-      "Quel est l'homme qui désire plus vivement une révolution ? N'est-ce pas celui dont l'existence actuelle est misérable ? Quel est l'homme qui aura le plus d'audace à bouleverser l'Etat ? N'est-ce pas celui qui ne peut qu'y gagner, parce qu'il n'a rien à perdre ?"

9-      "Chercher le bonheur sans violer les lois, est sagesse ; travailler au bien général, est religion ; fouler aux pieds la félicité d'autrui en courant après la sienne, est une action injuste."

10-   "Arrachez de votre île ces pestes publiques, ces germes de crime et de misère. Décrétez que vos nobles démolisseurs reconstruiront les métairies et les bourgs qu'ils ont renversés, ou céderont le terrain à ceux qui veulent rebâtir sur leurs ruines. Mettez un frein à l'avare égoïsme des riches ; ôtez-leur le droit d'accaparement et de monopole. Qu'il n'y ait plus d'oisifs pour vous. Donnez à l'agriculture un large développement ; créez des manufactures de laine et d'autres branches d'industrie, où vienne s'occuper utilement cette foule d'hommes dont la misère a fait jusqu'à présent des voleurs, des vagabonds ou des valets, ce qui est à peu près la même chose."

11-   "Le roi qui nourrit une armée n'a jamais trop d'argent."

12-   "En général l'argent est le nerf de la guerre, soit pour acheter des trahisons, soit pour combattre à force ouverte."

13-   "la prospérité ou la ruine d'un État dépend de la moralité de ses gouvernants."

14-   "C'est la hantise de la pénurie qui rend avide et rapace, ainsi qu'on le constate chez tous les êtres vivants ; l'homme y ajoute l'orgueil, qui lui est propre et qui lui donne l'illusion que l'on dépasse les autres par un étalage de superfluités."

 

B- ETIENNE DE LA BOETIE (l’inventeur de la Science Politique) 

Etienne de La Boétie (1530-1563) est un penseur français qui a écrit à seulement 18 ans en 1548,  l’un des plus beaux ouvrages de la science politique qui n’était qu’à ses débuts,  intitulé : « Discours sur la Servitude Volontaire » . La Boétie est un jeune homme très intelligent. Il veut réaliser un livre sur la dictature. Pour ne pas se faire trancher la tête il fait deux choses qui démontrent tout son génie : au lieu d’écrire sur le dictateur, sur le tyran, il écrit plutôt sur le peuple qui accepte la dictature, mieux, il parle du présent, de son 16ème siècle, mais en faisant croire qu’au fond, il parle de l’antiquité.  Ses exemples ne font référence qu’à l’époque lointaine de l’antiquité. La question au centre de son livre est celle de savoir comment un peuple fort peut-il  accepter de supporter et de souffrir la dictature d’un tyran faible, dont le pouvoir ne se repose que dans cette acceptation par la population sous son joug.

La Boétie se pose la question de savoir si dans l’histoire l’homme a toujours été sous domination ou non. Sa réponse est NON. Si l’homme est né libre et était libre avant il y a pu bien y avoir un accident de l’histoire qui a rompu quelque chose et faire passer de cette liberté à ce qu’il appelle la servitude volontaire ; volontaire, parce que nul n’oblige l’être humain à subir le tyran.  Et il arrive à trouver cet accident de l’histoire en l’apparition sur la planète terre de quelque chose qui s’est fait appeler l’Etat.  Pour lui, cet Etat qui crée la division entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouverné est accidentel. La Boétie va même plus loin, il trouve que l’être humain qui subit la tyrannie est pire que l’animal, parce que, dit-il, dans le monde animal, aucun animal n’est au service de l’autre.  La soumission, l’esclavage est un acte contre nature. Il écrit :  « les bêtes… ne se peuvent accoutumer à servir  (…). Ce qu’il y a de clair et évident pour tous, et que personne ne saurait nier, c’est que la nature (…) nous a tous créés et coulés, en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt frères. »

La Boétie, conclut en établissant de façon surprenante 3 formes de dictatures  qui sont tout aussi actuelles en ce 2012 qu’en 1560. Il écrit :  « Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple (pompeusement appelée aujourd’hui : démocratie), les autres par la force des armes, les derniers par succession de race ». Il ajoutera :  «Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. » Pour lui, le pouvoir est en nous, il fonctionne en nous, dans le plus profond de nous-mêmes, avides de s’identifier au tyran. C’est comme cela qu’il nous révèle, non plus comment cela se passe, mais pourquoi.  Et c’est fondamentalement lié au fait que chaque individu veut s’identifier au dictateur, pour devenir le dictateur de quelqu’un d’autre, à son niveau. 

Etienne de La Boetie meurt à 33 ans en 1563, tué probablement par la peste et passe le flambeau du savoir à son ami indéfectible, Montaigne qui est à ses côtés durant les 3 jours d’agonie et que nous allons étudier prochainement.

Devoir : Commentez en 20 lignes maximum, 5 de 10 pensées politiques de La Boétie extraites pour la plupart de "Discours de la Servitude Volontaire".  Détaillez vos explications en prenant pour référence les relations de dominant-dominé entre l'Europe et l'Afrique.

 

1- « Soyez résolus de ne plus servir, et vous serez libres.  »

2- « La modernité se définit comme un progrès décisif de la conscience de soi. »

3- « La seule liberté, les hommes ne la désirent point. »

4- "les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent plus on leur baille, plus on les sert, d’autant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout."

5- "Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner."

6- "Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire."

7- "Il ne peut y avoir d'amitié là où se trouvent la cruauté, la déloyauté, l'injustice. Entre méchants, lorsqu'ils s'assemblent, c'est un complot et non une société. Ils ne s'aiment pas mais se craignent. Ils ne sont pas amis, mais complices".

8- "C'est un extrême malheur que d'être assujetti à un maître, dont on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra."

9- "Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."

10- "Pour que les humains se laissent assujettir, il faut de deux choses l'une: ou qu'ils y soient contraints, ou qu'ils soient trompés."

 

 

C- THOMAS HOBBES (l’inventeur du Contrat Social) 

Hobbes nait à Malmesbury en Angleterre en 1588 et meurt à Harwick en 1679. Hobbes est un penseur hors norme. Son tout premier livre intitulé : « Elément du droit, naturel et politique » publié en cachette en 1640 ne sera vendu que sous le manteau pendant 10 ans avant  de voir le jour en 1650. A cause de ses idées et la menace pour sa sécurité, parce qu’il ne croit pas en dieu, Hobbes fuit la Grande Bretagne et se réfugie en France pendant 11 ans. Il va publier pendant ce séjour dès 1650 « La Nature Humaine », mais c’est son chef-d’œuvre qui sort l’année d’après en 1651 qui nous intéresse, intitulé : « Léviathan ». A cause des parties du livre où il critique l’église catholique, il est obligé de fuir la France où il est menacé de mort et rentre en Angleterre où pour avoir la grâce du roi, pour avoir écrit contre dieu, il accepte de brûler ses livres et les manuscrits des nouveaux qu’il s’apprêtait à publier.  Contrairement aux autres penseurs téméraires de la renaissance, Hobbes ne nie pas l’existence de dieu, non. Il trouve que dieu n’est ni plus ni moins qu’un être tout aussi  matériel que les autres, il est juste un peu plus raffiné que les autres, un peu plus intelligent.  Il dit que l’Eglise catholique n’est rien d‘autre que le cadavre de l’Empire Romain qui refuse de mourir et qui se cache derrière un dieu hypothétique pour agiter la peur, utilisée pour  commander le monde sans plus besoin de l’armée romaine. Ce sont ces propos qui lui vaudront la fatwa de l’Eglise Catholique Romaine qui le surnomme désormais : « la bête de Malmesbury » et sa fuite de la France (fille ainée de l’Eglise catholique).  Pour se moquer de ces religieux qui veulent sa tête, il dira : "Ceux qui approuvent une idée l'appellent opinion; mais ceux qui la désapprouvent l'appellent hérésie."                                               

Reprenant un concept utilisé pour la première fois par le comédien Plaute né à Sarsina (Ombrie) en 254 et mort à Rome en 185 avant notre ère dans la « comédie de l’Anes », Hobbes écrit dans son livre : DE CIVE, « l’homme est un loup pour l’homme », l’homme est le pire ennemi de son semblable, c’est-à-dire que les hommes sont des fauves contre d’autres hommes. Et pour qu’il y ait la paix et l’ordre, ils doivent être calmés par un d’eux encore plus fauve que les autres, encore plus méchant que les autres. Les hommes n’acceptent pour le gouverner que celui qui a la puissance de tenir sous contrôle tous les autres petits méchants.

 

Devoir : Commentez en 20 lignes maximum, chacune de ces 6 pensées politiques de Hobbes extraites pour la plupart du Léviathan:

1-      « La valeur ou l'importance d'un homme, c'est comme pour tout autre objet, son prix, c'est-à-dire ce qu'on donnerait pour disposer de son pouvoir.  »

2-       La papauté n'est rien d'autre que le fantôme du défunt Empire Romain, siégeant couronné sur sa tombe.  »

3-      « Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tient en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, la guerre de chacun contre chacun.  »

4-      « Le privilège de l'idiotie et de l'absurdité est réservé à la seule créature humaine.  »  Appuyez votre commentaire avec la vision de Hobbes selon laquelle l’animal est même plus intelligent que l’humain, parce qu’il ne se comporte jamais contre ses propres intérêts.

5-      « Là où il n’y a pas de puissance commune, il n’y a pas de loi ; là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas d’injustice. La force et la ruse sont, en guerre, les deux vertus cardinales.  »

6-      « Le bonheur ne consiste pas à acquérir et à jouir, mais à ne rien désirer. Il consiste à être libre. »

 

QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ? 

Pour parler de renaissance africaine, encore faut-il trouver des personnes de la qualité culturelle et morale de ceux qui ont bâti la renaissance européenne. En Afrique, le modèle colonial a enseigné que la possession d’un diplôme universitaire est suffisante pour devenir un sage, un savant. Et sur les cartes de visite de ces personnes, on constate amèrement que plutôt que d’y mettre un symbole de leur bilan, c’est plutôt le titre du diplôme qui fait figure de titre, on foule le ridicule, lorsque ces intellectuel du dimanche vont jusqu’à ajouter la publicité gratuite sur le carte de visite du nom de l’université européenne  ou américaine où ils ont étudié.  Comment est-ce possible de faire renaitre l’Afrique avec de tels personnages ? Peut-on minimement comparer ces guignols avec un More, un Hobbes ou un Boétie ?

Comment peut-on aller contre le maitre pour conquérir sa liberté si on ne prend pas la peine de comprendre au  préalable quel est le degré d’intelligence des penseurs qui ont permis de fortifier ce maître ? Sans chercher à comprendre le degré de complexité de la société construite par les penseurs dont le maitre se réfère ?

L’objectif de cette leçon est d’inciter la jeunesse africaine à sortir de la médiocrité compassionnelle de ses ainés pour qu’il en sorte des penseurs de demain, des vrais, capables d’oublier leur carrière professionnelle pour penser, penser encore, faire tourner leur cerveau pour indiquer à la masse comment fixer le cap d’une nouvelle société africaine où l’intérêt général pourra primer sur les égoïsmes partisans.

Le diplôme est comme la clé pour ouvrir une porte. Mais une fois franchie le seuil de la porte, tout reste à faire et ce n’est pas en regardant 1000 fois la couleur de la clé que les meubles vont s’installer tout seuls, que la peinture va occuper seule le mur, que les câbles vont tout seuls parcourir la maison et donner l’électricité.  La différence entre un diplômé et un intellectuel est que le premier cite à tout vent son titre académique, il ajoute même une autre bêtise : « Major de ma Promotion », un titre qui est certes louable, mais inutile et complètement puérile de le citer lorsqu’il est suivi par l’inaction, l’inertie, la résignation et par le manque d’esprit d’initiative.  L’intellectuel en revanche, se présente en citant son dernier brevet déposé, sa dernière invention, son dernier pont à peine construit, le dernier immeuble de 100 étages qu’il vient de commander ou de diriger les travaux.

Le penseur est celui qui a l’amour de partager ses connaissances, son savoir, ses opinions, sa vision du monde. Et ceci passe obligatoirement dans le niveau de langage utilisé. Il y a des personnes qui ne s’expriment à travers les livres  que pour épater la gallérie avec des phrases toutes cryptées et construites avec un dictionnaire devant eux et pour les lire et les comprendre, il faudra un autre dictionnaire pour les décrypter. Ce sont des textes dès l’origine destinés à une minorité, rarement plus de 100 personnes. C’est ce qui explique que ce sont des ouvrages très souvent publiés en compte-d’auteur, payé par l’auteur lui-même pour les besoin d’embellir son curriculum vitae. Le penseur parle pour se faire comprendre par le plus grand nombre de personnes ; si nécessaire, pour contourner la censure, il crée sa propre maison d’édition. Il n’y a pas d’âge pour exceller dans la production des écrits. La Boétie n’avait que 18 ans, inscrit en première année de la faculté de droit à l’Université d’Orléans en France, lorsqu’il a écrit son chef d’œuvre. Il était donc sans diplôme, ce qui est la preuve qu’être diplômé d’une prestigieuse université à Paris ou à Boston, n’a jamais transformé le minable en sommité. Les idées que vous portez en vous sont de loin façonnées et améliorées par vos multiples lectures que par un quelconque diplôme.

Comme partout dans le monde, l’Afrique a une pléthore de pseudo politiciens et de pseudo partis politiques et leur nombre augmente au fur et à mesure que le chômage croit. Ce ne sont donc pas les politiciens ou de nouveaux partis politiques qui manquent à notre continent, mais les penseurs, les éclaireurs, des personnes capables de sacrifier leur carrière et leur succès personnel pour permettre à la société dans son ensemble de comprendre les pièges du système pour avancer plus vite. L’Afrique a besoin que ses jeunes soient protégés de la pollution intellectuelle des ainés véreux, pourris jusqu’à l’os dans un système malsain où la misère très souvent entretenue a fait des ravages sur la moralité  et l’éthique de ces victimes devenus eux-mêmes des bourreaux. La renaissance européenne n’a pas été bâtie sur une succession de propagandes ou de racolage intellectuel, mais sur le courage et l’intelligence des  personnes très souvent des jeunes qui avaient un idéal profond de sortir l’être humain de l’infantilisation religieuse et monarchique de 1000 ans du moyen âge.  L’Afrique a besoin de renaitre après 500 ans de soumission et d’humiliation. L’insuffisance des ainés les a installés dans un rôle confortable de copier-coller de l’agenda dicté ailleurs et au service des intérêts externes.  

Jean-Paul Pougala

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:39
Joe la conscience vient de commettre un maxi single de 02 titres intitulés: 30 ans au pouvoir de Biya et Article 668 déclares  tes biens.  
Joela conscience
Pendant que la confrérie des gangsters de la république du RDPC vont encore gaspiller nos milliards pour célébrer la catastrophe Biya, Ceci va devoir nous PERMETTRE, NOUS LES CAMEROUNAIS DE 2EME ZONE DE POUVOIR commémorer nous aussi mais alors dans la tristesse, le triste anniversaire du 30eme anniversaire du dictateur Biya au pouvoir. Vous pourrez avoir les chansons sur facebook et youtube et sur tous les liens concernant le Cameroun à partir du 4 novembre 2012.

A suivre

Par Joe la Conscience

 

 

 

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:20


Franceafrique1


Il faut à la Corée du Sud, 15e puissance mondiale, 1500 wons pour avoir 1 euro. Il faut à l’Inde (nation émergente), 12.000 roupies pour avoir 1 euro. Il faut à l’Iran (puissance nucléaire), 14.500 rials pour avoir 1 euro. Il faut au Vietnam (2éme producteur mondial de riz), 27.000 dongs pour avoir 1euro. Alors qu’il faut (seulement) à la zone CFA, 655,957 francs pour avoir 1 euro.

C’est cette surévaluation du FCFA qui explique en grande partie, le triple déficit de la balance de paiement (services, capitaux et commercial) de la Zone UEMOA et CEMAC, où le revenu d’un paysan (performant) est de 100.000 (cent mille) FCFA par an ! C’est aussi ce qui explique pourquoi les opérateurs économiques de la Zone Franc CFA, perdent sur leurs prix, 40% du fait des coûts de change.

C’est comme si en Afrique de l’Ouest et Centrale, avoir sa propre monnaie serait une catastrophe (instabilité monétaire, inflation) économique. Comme si, 14 Etats ne pourraient pas s’en sortir économiquement, là où des pays comme la Gambie ou le Cap- Vert par exemple, ont pu battre leurs propres monnaies et tenir en main leur économie. Et que dire de l’ASEAN (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est), la 9éme puissance économique mondiale et l’une des régions économiques les plus dynamiques au monde où chaque Etat membre garde sa propre monnaie. D’ou la question : « Peut-on émerger si on ne contrôle pas sa monnaie ? »

Ainsi, comment expliquer et comprendre en cette période d’un reclassement géopolitique favorable aux Zones UEMOA et CEMAC, que leurs Banques Centrales continuent à déposer depuis 2005 et avec discipline, 50% de leurs avoirs (réserves) auprès du Trésor Français, après que ce taux fût de 100% de 1945 jusqu’en 1975, puis 65% de 1975 à 2005 ? Au moment où les projections économiques (Matthieu Pigasse) indiquent clairement que sur les 10 prochaines années, l’Europe risque de connaître des taux de croissance plafonnés à 1,5%, là où certains pays de la Zone Franc CFA pourraient se retrouver avec une croissance à 2 chiffres.

La servitude monétaire


Publicité

Comment émerger avec un FCFA dont la convertibilité (des monnaies émises par les différents instituts d’émission de la Zone franc) est, dit-on, garantie sans limite par le Trésor Français, alors que le FCFA n’est ni fabriqué, ni imprimé en Afrique, mais en France, précisément à Chamelière, près de Clermont Ferrand ?

Comment émerger avec un FCFA dont la fixité des parités (1euro=655,99 FCFA) ne vous fait pas bénéficier de l’amélioration des termes de l’échange et des fluctuations monétaires ?

Comment émerger avec un FCFA, diton, de libre transférabilité, alors que le FCFA des pays de la zone UEMOA n’est pas utilisable dans les pays de la zone CEMAC. Et pourtant, nous sommes dans la même Zone CFA.

Comment émerger avec un FCFA dont le principe de la centralisation des réserves de change (compte d’opérations) exige à la Banque centrale de l’UEMOA et de la BCEAC, d’y déposer 50% de leurs réserves de change alors que nos Etats ont un besoin criard de liquidités pour assurer le minimum de services sociaux de base ?

Le Franc CFA, le sujet qui fâche

En Afrique, le FCFA est un sujet très sensible. Le FCFA n’est pas un sujet technique, mais un sujet politique, disait Edouard Balladur. Allez demander à Sylvanus Olympio du Togo, à Modibo Keïta du Mali, à Ange Félix Patassé de la Centrafrique, à Mahamane Ousmane et Mamadou Tandja du Niger, à Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire ou à Abdoulaye Wade du Sénégal.

Ni plus ni moins, pour la France, le FCFA est sa propriété exclusive, si bien qu’au niveau de tous les régimes – de Gauche comme de Droite-, remettre en cause le système du FCFA mis en place depuis le Général De Gaulle, est passible de haute trahison, de manière non écrite. N’est ce pas Laurent Fabius qui disait le 12 mai 2012 sur Rfi, que « les pouvoirs passent et les intérêts de la France demeurent » ?

Ainsi donc, nous ne pouvons pas construire d’écoles, ni d’autoroutes, ni d’hôpitaux, ni faire vivre décemment, l’écrasante majorité de nos concitoyens, faute de liquidités. Mais, nous pouvons déposer 50% de notre argent dans un compte situé à la rue croix des petits champs, dans le 1er arrondissement de Paris. Pour combien de temps encore ?

Par Mohamadou SY ‘’Siré’’

Sidwaya

Source : ConnectionIvoirienne.net

 

 

 

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:15

 

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Par Odile Tobner (Survie)

 

Depuis 25 ans, une série d’assassinats de personnalités religieuses ou civiles ponctue la vie du pays et défraie la chronique. Aucun de ces crimes n’est à ce jour élucidé.

Le 25 octobre 1988, l’abbé Joseph Mbassi, directeur de L’Effort camerounais, journal catholique, est retrouvé assassiné chez lui à Yaoundé. Rien n’a été volé.

Le 30 octobre 1988, Me Ngongo Ottou, avocat réputé, proche du clergé catholique est agressé chez lui à Yaoundé. Sportif très entraîné, il se défend et met en fuite ses agresseurs mais, grièvement blessé il est transporté à Paris où il décède le 13 novembre. Le pouvoir camerounais s’est occupé de son évacuation et de ses obsèques. La famille sera tenue à l’écart. Les auteurs courent toujours.

On attribue au pouvoir politique ces deux assassinats. L’abbé Mbassi enquêtait sur différents trafics.

Le 3 septembre 1991, Mgr Plumey, évêque français qui a passé toute sa vie au nord Cameroun et est à la retraite, est retrouvé chez lui, à Ngaoundéré, nord Cameroun, étranglé dans son lit. Pas de vol. Son gardien et son chauffeur sont arrêtés. L’enquête stagne. Aucun procès n’aura jamais lieu. Il était en contact avec le chef de l’État camerounais. On pense aussi qu’il était en relation avec les services français.

En août 1992 deux religieuses françaises vivant à Djoum, dans le sud-est du Cameroun, sont retrouvées dans la brousse près de leur demeure, affreusement frappées à mort et violées. Rien n’a été volé chez elles. On accuse un jeune homme de leur entourage qui est arrêté. Il sera libéré par la suite mais cela a permis à Juppé, ministre français des Affaires étrangères d’affirmer que l’enquête était close. Aucun procès n’a jamais eu lieu.

La France a gardé le plus complet silence sur cette affaire. Ah, si elles avaient été assassinées au Mexique ou au Kamchatka, je ne vous dis pas le vacarme médiatique ! Fin 92, un ecclésiatique proche des religieuses françaises – il avait officié à leurs obsèques en état de très grande émotion –, le père Amougou, meurt brusquement probablement empoisonné. On attribue ces assassinats aux connaissances qu’auraient eues les religieuses des secrets de la première épouse de Biya, Jeanne Irène, décédée le 29 juillet 1992 dans des circonstances étranges, probablement assassinée par l’entourage de Biya.
Jeanne Irène pressait, paraît-il, Biya de quitter le pouvoir après le scandale de la faillite de la Société camerounaise de banque et la fuite de son directeur général au Canada, où il accorda, en mai 92, un entretien fracassant à Célestin Monga, qui mettait en cause le couple Biya et particulièrement Jeanne Irène et décrivait les décaissements en leur faveur.

Le 21 avril 1995, on découvre le père Engelbert Mveng, jésuite, savant de renommée internationale, sur son lit, dans sa résidence près de Yaoundé, étranglé, le crâne ouvert. Aucune enquête n’est rendue publique. L’affaire est enterrée. Jean-Marc Ela, jésuite, écrivain renommé, qui a fait une allocution en chaire dans sa paroisse sur les étrangetés de cet assassinat est amené à fuir au Canada, sous la pression de menaces à son encontre. Il y est décédé en 2009. La rumeur attribue cet assassinat aux rosicruciens du pouvoir dont Mveng connaissait les pratiques criminelles.

Le 8 janvier 2009. On découvre, chez elle à Ebolowa, étranglée et violée, Marthe Moumié, 78 ans, veuve de Félix Moumié, président de l’UPC assassiné à Genève en 1960 par les services français. Un de ses proches est arrêté. Aucune suite. L’enquête est close. Pas de procès.

Tous ces assassinats ont d’évidents point communs dans leur déroulement et dans leurs suites. Le pouvoir camerounais manque d’imagination mais pas d’efficacité dans l’impunité.

La sinistre série s’est poursuivie le 8 juillet dernier avec l’assassinat du jeune professeur français Eric De Putter, poignardé à son domicile sur le campus de l’université protestante d’Afrique Centrale, où il enseignait la théologie depuis deux ans.

Il était à quelques jours de son retour en France. Un étudiant, pasteur centrafricain, puis le vice-recteur de l’UPAC, ont été arrêtés par la suite soupçonnés d’avoir entretenu de mauvaises relations avec la victime. Eric De Putter aurait découvert des faits de corruption. C’est vague dans un pays où la corruption imprègne l’ensemble de la société de la base au sommet. Comme pour le juge Bernard Borrel trouvera-t-on jamais l’assassin et les causes de son crime ?

 

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine