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Si Laurent Gbagbo est candidat à l’élection présidentielle en 2011 au Cameroun, peut-il gagner devant Paul Biya? à vos marques prêt, partez...

2 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Joela-conscience.gif "Joe la conscience camerounaise"

 

Si Laurent Gbagbo est candidat à l’élection présidentielle en 2011 au Cameroun, peut-il gagner devant Paul Biya? à vos marques prêt, partez...

 

En tout cas c’est ce que laisse croire l’arrestation de

«Joe La Conscience camerounaise»: auteur du titre de la chanson «Libérez Laurent Gbagbo», accusé d’être financé par Gbagbo.

 


          L’artiste a été libéré hier après cinq jours passés à la Direction générale de la Recherche extérieure. Plusieurs exigences ont conditionné la libération de l’artiste musicien Joe La Conscience hier, mardi 31 mai 2011. «Avant d’être remis en liberté, le responsable de la Dgre (Direction générale de la recherche extérieure, Ndlr) m’a dit qu’ils (ses éléments et lui) connaissent mon domicile à Loum et à Douala. Il a pris mes numéros de carte nationale d’identité et de téléphone, et m’a également demandé de me mettre à leur disposition au mieux chaque lundi parce qu’ils doivent rendre des comptes à leur hiérarchie», affirme Joe La Conscience.

L’artiste musicien, auteur du titre «Libérez Laurent Gbagbo», est accusé d’avoir bénéficié du financement de l’ancien chef d’Etat ivoirien, de celui de Charles Blé Goudé ainsi que de celui du Front populaire ivoirien (Fpi, parti politique auquel appartient Laurent Bagbo) pour la sortie de cet album.

Selon le musicien, le courroux des éléments de la Dgre trouve son fondement dans le fait qu’il défend ouvertement l’ancien président ivoirien dans cet album. Ce qui met en mal la position officielle du Cameroun qui, depuis le début du conflit postélectoral en Côte d’Ivoire, joue la carte de la prudence en évitant de se prononcer officiellement, avance-t-il. Joe La Conscience déclare n’avoir pas été torturé, mais plutôt intimidé. Ses geôliers lui auraient sans cesse répété que «cette chanson [l’] expose à de grands risques». L’artiste a été interpellé vendredi dernier aux environs de 11h, alors qu’il se rendait au Groupement mobile d’intervention (Gmi) No2 s’enquérir de la situation de son chauffeur qui avait été arrêté quelques minutes plus tôt.

Ce dernier a été interpellé à Bonabéri alors qu’il transportait des Cd du dernier album de Joe La Conscience de Loum pour Douala. A son arrivée au Gmi, le musicien a été interrogé sur les risques qu’il court en mettant sur le marché un tel album, avant d’être conduit à la Dgre le même jour vers 13h. Là également, les auditions porteront sur les dangers qui peuvent être liés au titre «Libérez Laurent Gbagbo» pendant les cinq jours de sa garde à vue.

Son chauffeur a également été libéré. En mars 2008, Joe De Vinci Kameni, plus connu sous son nom d’artiste, avait séjourné à la prison centrale de Yaoundé après une garde à vue de 4 jours au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed). L’auteur de «Constitution constipée» avait entamée une longue marche de Loum au palais de l’Unité pour remettre en mains propres, un mémorandum au chef de l’Etat quand il a été arrêté par la police. Avant d’être libéré plus tard

Article Cameroonvoice 

 

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Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine.
Aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit
disant communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu et place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971
avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de
veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires
Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa
respectabilité. Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se
considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger
avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la
victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous
respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° disant le contraire après une petite visite de 8 heures à Paris, on peut se
demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains. La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis
et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des
autres.

Genève le 28/03/2011 : Jean-Paul Pougala - pougala@gmail.com
Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.




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