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Quand Ali Bongo lâche ses chiens contre l’opposition gabonaise.

29 Juillet 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Quand Ali Bongo lâche ses chiens contre l’opposition gabonaise.

Hollande Ali Bongo

 

Il fallait s’y attendre, après le camouflet reçu à Paris, et l’acte de décès de l’émergence signé par le premier ministre Raymond Ndong Sima, l’humiliation avait atteint un niveau tel que les faucons du régime ont fini par menacer le président usurpé de destitution. Ce dernier a donc fini par céder aux menaces des Nzouba, Mborantsuo, Accrombessi et consorts. C’est ainsi que Raymond a été contraint de se déjuger et de retirer son appel à une large concertation, et que les chiens des médias PDG ont été lâchés contre l’opposition. Parmi eux, il y a le cuspodien Lin-Joël Ndembet qui a consacré le numéro du vendredi 27 juillet 2012 du journal l’Union à l’opposition. Nul doute que le CNC veillera au droit de réponse pour respecter la déontologie et l’éthique du métier.

Pourtant, trois points de l’éditorial du cuspodien requièrent un peu d’attention :

Il y a d’abord que ce compatriote, qui se prétend journaliste, au lieu de faire son travail, s’érige plutôt en militant du PDG, un parti qui a peur de l’opposition, de la démocratie, et de la transparence électorale.

Préférant l’injure et l’invective à l’endroit des opposants et même de la presse française, le cuspodien ose affirmer que les préoccupations des gabonais, dont il dresse pourtant une liste exhaustive (accès au logement, à la propriété, aux soins, à l’emploi, à l’éducation, à l’alimentation…), sont  satisfaites par le pouvoir. Sans ouvrir le débat sur l’évaluation des projets, le simple commun des mortels gabonais et étranger peut se demander où sont les 5000 logements par an promis par l’imposteur? Puis comment s’appelle l’institut de sondage qui a démontré que les gabonais saluaient les avancées de la politique émergente ?

Enfin, et c’est le troisième point, il y a à peine quelque mois que le Programme des Nations Unies pour le Développement (le PNUD) qui mesure l’indice de développement (IDH) de chaque pays a classé le Gabon à la 113è place contre 174, soit un recul en arrière de plus de 10 places par rapport à 2010. Ce qui signifie que le Gabonais s’est encore plus appauvri en 2011 qu’en 2010.

C’est le lieu de demander à notre éditorialiste le nom de l’organisme international qui a salué « les performances économiques et les efforts en matière de gouvernance qui renvoie une image positive…et un crédit incontestable sur la scène internationale »  du Gabon?

Mais la seule vraie question à laquelle ni Ali Bongo, ni Boukoubi, ni Bilie bi Nze, ni le Gouvernement, ni les partis ou les associations alliées à Ali Bongo, ne donnent de réponse est celle de savoir pourquoi le communiqué de l’Elysée martèle les principes que le Président de la République François Hollande…souhaite voir guider les relations entre la France et le Gabon à savoir:

- dialogue exigeant sur les questions de gouvernance,

- lutte contre la corruption et pluralisme démocratique,

- accompagnement de la croissance du Gabon par les outils de la coopération française ;

- concertation sur les enjeux de paix et de sécurité de la région et du continent ;

- développement de la francophonie.»

De la réponse à cette question, dépend la crédibilité de Ndembet, et la survie d’Ali.

Le reste n’est que lapalissade.

 

Par  PETIT-LAMBERT OVONO

Source : http://legabonoscope.blogspot.fr

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