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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Projet de société de l'Union pour une Alternance Démocratique au Cameroun

10 Août 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

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PROJET DE SOCIETE

DE L'UNION POUR UNE ALTERNANCE DEMPCRATIQUE

AU CAMEROUN

 

AVANT-PROPOS

 

 

Le présent Projet de Société élaboré par l’Union Pour une Alternance Démocratique au Cameroun (UPAD-Cameroun) est un syntagme constitué à partir des programmes politiques et des Projets de Société publiés par les structures politiques œuvrant pour  la création d’un Cameroun démocratique. Il est un outil de travail pour tous les Camerounais(e)s qui ont le souci que s’opère au Cameroun une alternance politique pacifique.

S’inspirant des fondements de la « Nouvelle Éthique » par le triangle Nature-Homme-Société, il jette les bases d’une Nation prospère et respectueuse des Droits de l’Homme, et dévoile aux futurs décideurs et dirigeants les aspirations du peuple camerounais et les défis majeurs à relever pour élever, à court terme, le Cameroun au rang des pays émergeants.

L’année 2011 devrait s’achever avec la fin de la vie de misère que le peuple camerounais, en acceptant la constitution de 1996, s’était résigné à revivre pendant quatorze années.

Cette concession concédée à la satisfaction générale avait permis au Cameroun de sortir de l’œil du cyclone et de s’éviter les débordements qui, en Afrique, avaient plongé bon nombre de pays dans des interminables conflits armés depuis 1991.

Il avait quand bien même fallu quatre années de tractations aux Camerounais pour concrétiser cette résolution majeure d’un forum tripartite dont l’aboutissement avait  suscité quelques espoirs.

Alors que tout le pays attendait calmement depuis une année que le pouvoir se décide à mettre en application les différentes prescriptions de la Constitution approuvée en janvier 1996 par une Assemblée Nationale dans laquelle le RDPC était pourtant majoritaire, c’est un coup de tonnerre qui lui était tombé sur la tête.  En 2008, le pouvoir décidait de façon unilatérale de réviser la Constitution de 1996 pour permettre au Président Paul Biya de demeurer au pouvoir.

Dans la précipitation de leur action de déverrouillage, des constitutionnalistes serviles du régime qui étaient chargés de ce toilettage de la Constitution auraient commis une bourde. Selon des experts,  ils auraient omis d’ajouter à la suite de l'article 6 levant la limitation des mandats présidentiels, la phrase qui devait leur permettre de contourner en même temps la rétroactivité de la Loi et légitimer la candidature du président sortant en 2011.

Bien que le débat entre les juristes des deux bords fasse encore l’objet de nombreuses controverses, le peuple camerounais, conscient du jusqu’au-boutisme du régime en place, ne cache pas sa profonde envie de voir s’opérer en cette année 2011un changement à la tête du pays.

Les façonnages, les éditions et la forte médiatisation des publications  supposées renfermer « l’appel du peuple », trahissent la ferme volonté des apparatchiks du régime de conserver le pouvoir à tout prix.  Les Camerounais le savent bien, ce sont les prémices d’un énième  hold-up  électoral, Or, vue l’atmosphère qui prévaut en ce moment dans le pays  qui va à vau-l’eau, la simple idée de penser que Paul Biya et son régime pourraient rempiler pour un autre mandat suscite une hystérie collective qui augure des lendemains incertains.

L’expérience vécue des fraudes électorales passées et autres nombreuses machinations mises en place dans le but de perpétuer la vie d’un régime totalitaire décrié, ne semblent pas décourager les patriotes camerounais devenus tous des chantres d’une gouvernance démocratique. Et, loin de les plonger dans la résignation totale, elles semblent leur donner plus d’énergie à la détermination.

Longtemps, bien avant le candidat sortant, bon nombre de ces compatriotes se sont déjà déclarés candidats à la prochaine élection présidentielle, chacun animé par la ferme conviction que si les jeux sont clairs,  compte tenu de l’atmosphère et l’état d’esprit qui prévalent, tout autre citoyen serait préféré à Paul Biya. Ceci dit sans aucune exagération.

Une chose est certaine : dans une société devenue friponne où la prébende, le népotisme et la corruption sont systématisés, seuls les personnes bénéficiant  largement de tous ces maux fortement ancrés dans les mœurs souhaitent et soutiennent la continuité.

Tout le monde pensait que l’espoir d’une alternance pacifique au Cameroun s’était envolé lors de la présidentielle 2004 avec l’échec de la coalition de l’opposition pour présenter un candidat unique contre Paul Biya. Cette stratégie apparaissait à l’époque comme la meilleure pouvant permettre de contourner la difficulté d’une élection à un tour et à la majorité relative qui a toujours garanti la victoire aux candidats du régime RDPC.

Telle que les choses s’étaient passés, nul aujourd’hui ne voudrait plus entendre parler de la coalition de l’opposition en vue de présenter un candidat unique. L’égoïsme, l’égocentrisme, et la mauvaise foi avaient été flagrants et irrationnels au point où les Camerounais, s’étant fait une idée très peu reluisante de leur opposition, bon nombre avait déserté les partis politiques pour aller poursuivre « leur combat » au sein des associations ; les seules structures qui, pendant ce dernier septennat de Paul Biya, ont su donner quelques frissons au régime.

Depuis l’écrasante victoire de Paul Biya en 2004, les partis politiques d’opposition au Cameroun et leurs leaders n’ont obtenir du régime que mépris et dédain au point où, à quelques mois de la présidentielle, on observe un attentisme.

Notre profond désir d’une alternance politique ne doit pas nous pousser à commettre les mêmes erreurs du passé en essayant de coopter un dirigeant alternatif.

Certes, à l’époque, mus par le désir de changement, nous étions prêts à donner un chèque en blanc à celui des opposants au régime qui avait fait preuve de courage et montré sa grande forte capacité à nager perpétuellement à contre-courant du pouvoir.

Cette époque est révolue et comme l’a dit un politologue, un bon opposant n’est pas toujours un bon dirigeant.

En faisant une lecture rétrospective de nos cinquante années d’immobilisme politique et économique, nous pouvons nous trouver une excuse et peut-être aussi arrêter de jeter l’anathème sur ceux qui nous ont dirigés jusqu’à ce jour : que ce soit Ahmadou Ahidjo  ou Paul Biya, aucun de ces deux hommes, n’a accédé à la magistrature suprême en nous ayant présenté un programme politique ou un projet de société. Tous deux n’ont été que des hommes providentiels de circonstance dont la seule force a été d’avoir su nous assujettir et nous imposer leur pilotage à vue.

Les résultats sont plus que déplorables. Et tout peuple devrait pouvoir se dire : Plus jamais plus ça.

C’est dans ce contexte que l’UPAD-Cameroun propose ci-dessous les orientations claires, porteuses d’espoir pour les années à venir basés sur la synthèse des programmes de plusieurs partis politiques.

Si notre idée passe et recueille l’adhésion des Camerounais avec les satisfaisantes conséquences qui s’en suivront, étant entendu que le présent Projet de Société reste ouvert à d’autres contributions, notre motivation à nous tous sera de pouvoir dire après le défaite du RDPC et de son candidat :

« Faute d’avoir réussi à fédérer l’opposition camerounaise autour d’une candidature unique, les Camerounais ont réussi à la fédérer autour d’un Projet de Société unique et ont obtenu le meilleur des résultats. » LIRE LA SUITE.......

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C

Merci pour l’article, Super blog
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E

Merci pour les informations
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C

Bravo pour ce blog qui a pris immédiatement place
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L



Qui a osez dire que la démocratie n’existe pas au Cameroun ? Un régime dictatorial comme veut le faire certains, dans le but de tromper la communauté dite internationale, peut permettre une
telle ouverture démocratique, comme c’est le cas avec UPAD ? Soyons raisonnable, chers frères !



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