Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Patrick Eric Mampouya l’opposant au régime tortiocratique de Sassou Nguesso raconte les conditions de son arrestation à l’aeroport de Maya Maya.

10 Août 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

mampouya3.jpg

 

 

Patrick Eric Mampouya l’opposant au régime tortiocratique de Sassou Nguesso raconte les conditions de son arrestation à l’aeroport de Maya Maya.

 

 

9 août 2011 - Eric Mampouya précise tout de suite qu’il a été « interpellé » et non pas « arrêté » à l’aéroport de Maya Maya. Il a été retenu près de 3 h pour attendre un chef : le colonel Ndinga.

Devant son refus d’être interrogé devant témoin, en l’occurrence Joe Ebina venu l’accueillir,  il a été conduit à la sécurité d’Etat où on lui a appris qu’il devait rencontrer un général. Finalement il s’est entendu dire qu’il était en garde à vue, qu’on devait faire l’inventaire de ses bagages et qu’il avait à remettre tous ses outils de communications (portable, ordinateur…). Puis il fut  » présenté  » au colonel Obouandé, un gars « jovial » qui lui a sauté au cou comme s’ils se « connaissaient depuis cent ans ». Un parcours qui se termina devant  un autre  » chef « , fumant cigare, le colonel Bayidikila. Ce dernier lui a confié qu’il le lisait tous les jours sur Internet puisque ses écrits étaient pertinents…

Ce dernier lui signifia le motif de son interpellation en ces termes : Tu nous as fait une « déclaration de guerre : la lettre que tu nous as envoyés, le  » même pas peur « . Pour nous, nous avons considéré ça comme une déclaration de guerre et, comme nous savons que tu arrivais, nous voulions savoir quelles sont tes intentions »…

Du reste l’officier a tenu à avertir l’opposant qu’il ne serait pas inquiété s’il respectait la loi, c’est-à-dire qu’on ne ne voit pas dans la rue avec dix personnes, sans autorisation… La limite de la tranquillité de ton séjour, c’est de ne pas réunir les gens dans la rue sans autorisation, car lui, il serait au courant de tout ce qu’il va faire, lui a-t-il lancé…

Enfin Mampouya a confirmé ne pas avoir été ni fouillé ni torturé…

(Codicord signifie : Conseil de la Diaspora Congolaise pour la Restauration de la Démocratie, c’est une association de loi 1901) :

                                                                         ******************** 

Eric Mampouya arrêté puis libéré ? 

7 août 2011 - Invité à Brazzaville, dans son pays d’origine  par un ami, Patrick Eric Mampouya, résident en France, avait averti de longue date qu’il allait se rendre au Congo malgré les risques.

Une démarche d’apparence téméraire venant d’un homme qui se veut ferme opposant au régime de M. Sasssou : en effet ce dernier anime un blog très virulent qui ne manque jamais une occasion de dénoncer les dérives de la dictature en place au Congo. Il s’agit pourtant là d’une attitude en adéquation avec la devise qui trône sur son site Internet :  » Cessons d’avoir peur pour construire un Etat de droit  ». Une vraie provocation vue de la rive droite du fleuve Congo !

De fait, dès l’atterrissage ce 7 août à Maya Maya, aéroport de la capitale de l’avion d’Air France dans lequel il avait pris place, visiblement attendu, Mampouya a été interpellé par un comité d’accueil composé de policiers de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), au prétexte que son certificat d’hébergement n’était pas valable…

Un prétexte fallacieux quand on sait que Mampouya, même naturalisé français, demeure congolais. De plus, son certificat d’hébergement était parfaitement valable. Le colonel Ndinga, en charge de l’arrestation du bloggeur impénitent, membre d’Amnesty International, devra trouver autre chose pour mêler Patrick Mampouya à un complot forcément imaginaire, s’il n’arrive pas à l’accuser par exemple d’atteinte à la sûreté de l’Etat ou d’offense à chef d’Etat…

Ces dernières heures on a appris néanmoins que Mampouya aurait été finalement libéré. Toutefois, même dans cette hypothèse, la vigilance s’impose car ceux qui connaissent bien les services spéciaux congolais signalent que leurs sympathiques sbires ne manquent pas de ressources et qu’ici être libre ne signifie pas être hors de danger ! Mais après tout, espérons qu’il ne s’agit là que d’un malentendu, d’une initiative de fonctionnaires zélés, une situation à laquelle M. Sassou, qui s’est sincèrement converti à la démocratie pluraliste et au respect des droits de l’homme ne manquera pas de mettre bon ordre. N’a-t-il pas vidé les geôles du pays de tout prisonnier politique ?

(Articles extrait du Site Mwinda)

Commentaire personnel de Dr EFL

Le Congo n’est pas encore une démocratie comme le fait croire le pouvoir de Brazzaville sinon pourquoi interpeller un citoyen qui critique le pouvoir en place sans mettre la vie des citoyens en danger ? Si la liberté d’expression et de mouvements du citoyen qui sont la base d’une démocratie réelle ne sont pas garanties dans ce cas -là, nous sommes dans un régime totalitaire ! Tout citoyen est libre de donner son avis sur le fonctionnement de la cité sans en être interpellé ni entendu, ni menacé !

La critique du pouvoir en place par des citoyens libres politiquement et financièrement du système est une richesse pour améliorer le fonctionnement de ces institutions appartenant à un clan alors qu’elles devraient être les nôtres ! Nous voulons des institutions fortes et des serviteurs politiques et humbles pour notre pays et notre continent. Nous en sommes très loin après une CNS qui a remis les pendules à l’heure, malheureusement les aiguilles des pendules ont été bloquées à la date du 5 juin 1997 ! Elles ont tendance à revenir en arrière en remontant le temps !

Nous ne cesserons jamais de dénoncer les comportements d’anti-valeurs de ce régime qui est au service d’une caste et d’une famille au sens biologique ou juridique (la famille du président et sa cour) et professionnelle (la famille des généraux d’armée !).

Le contexte politique a bien changé dans le Maghreb et peut-être bientôt au Moyen-Orient, et maintenant en Afrique noire terreau des dictatures et des violeurs des constitutions taillées sur mesure pour rester au pouvoir à vie !

La diaspora congolaise est en route pour être près du peuple abandonné, l’écouter, l’aider à retrouver le sourire et le plaisir à la vraie vie démocratique !


 interview exclusive au micro de François Bikindou Patrick

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article