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Nouvel échec dans la guerre états-unienne contre la Syrie.

5 Août 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Nouvel échec dans la guerre états-unienne contre la Syrie.

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L’épreuve de force à laquelle se sont livrés les États-Unis et le camp occidental au Conseil de sécurité des Nations unies a montré que les équilibres mondiaux, qui se frayent un chemin sur les décombres de l’unilatéralisme US, sont irréversibles. Ces nouveaux rapports de force sont l’évolution logique des événements depuis l’effondrement de l’Union soviétique et le résultat de la résistance des peuples et des États proche-orientaux face aux guerres menées par « l’empire américain », qui se sont toutes terminées par des fiascos.

 

 

Les efforts états-uniens pour tenter de ressusciter le monde unilatéral se sont articulés autour du complot visant à détruire la Syrie, alors que la Russie, la Chine et les pays des Brics ont misé sur la force de ce pays et le soutien populaire dont jouit son régime pour accélérer les changements sur la scène internationale.

Ce qui s’est passé en Syrie ces derniers jours constitue l’épisode le plus grave et le plus dangereux du plan visant à détruire ce pays. L’attentat qui a coûté la vie à quatre hauts responsables syriens s’inscrivait dans le cadre d’un vaste plan intégré destiné à provoquer l’effondrement de pans entier du régime, notamment au sein de l’armée, des services de renseignement et de sécurité et du parti, et par conséquent, de saper le moral de la population et des larges franges de la société qui soutiennent encore le régime. L’enchainement d’événements dramatiques espérés aurait créé un climat propice au Conseil de sécurité pour faire plier la Russie et la Chine et leur imposer le diktat de l’Occident, via une résolution basée sur le Chapitre VII de l’Onu.

Mais ce plan a échoué grâce à la solidité du leadership syrien qui a immédiatement nommé un nouveau ministre de la Défense (sunnite), est passé à la contre-attaque en ordonnant à l’armée, toujours soudée derrière son commandement (de l’aveu même des medias et des experts occidentaux), de nettoyer Damas et les autres régions des bandes terroristes armées qui se sont infiltrées. La reprise de l’initiative par le pouvoir syrien a coïncidé avec une fermeté et une intransigeance sans pareil de Moscou et Pékin au Conseil de sécurité, qui ont opposé un double veto pour bloquer une résolution occidentale non-équilibrée, qui devait paver la voie à une intervention militaire étrangère en Syrie sous le prétexte des armes chimiques incontrôlées, ce marronnier mille fois utilisé pour justifier des entreprises de recolonisation, comme ce fut le cas en Irak.

Le double veto s’est abattu sur la tête de l’« empire américain » comme un coup de massue, suivie par la prorogation de la mission des observateurs internationaux en Syrie, malgré les menaces verbales et les gesticulations des États-Unis qui s’étaient opposés au maintien de ce corps. Pour la troisième fois, Washington a reculé devant la Russie et la Chine, constatant son impuissance et son incapacité à imposer sa volonté. Au même moment où Washington était humilié au palais de verre, les Contras qui s’étaient infiltrés dans quelques quartiers de Damas, à grand renfort médiatique, étaient écrasés par l’armée syrienne.

Washington est déterminé à saboter le plan de Kofi Annan, qu’il a été contraint d’accepter sous la pression des nouveaux équilibres et rapports de force mondiaux. À peine la réunion du Conseil de sécurité terminée, les États-Unis ont convoqué les soi-disant amis de la Syrie, à qui a été confiée la mission d’armer, de financer et d’entrainer les groupes terroristes islamistes actifs en Syrie. Washington cherche à repousser au maximum le moment où il sera obligé de reconnaitre sa défaite face au président Bachar al-Assad. Il va donc huiler sa machine à tuer et la jeter dans l’arène, pour faucher des milliers de vies supplémentaires syriennes, dans l’espoir d’engranger de maigres dividendes qui amélioreraient ses positions politiques et diplomatiques.

Le fort avertissement lancé par le président Vladimir Poutine contre toute action en Syrie en dehors du Conseil de sécurité est un signal que la Russie, la Chine et les États des Brics se tiennent aux côtés de Damas. Dans le même temps, la Résistance, par la bouche de leader sayyed Hassan Nasrallah, a clairement annoncé que la Syrie ne se trouvera pas seule si elle est la cible d’une agression extérieure.

L’Occident sait très bien que toute attaque contre la Syrie fera face à une résistance farouche de la part de l’armée et du peuple syrien et qu’Israël en paiera le prix. C’est là que réside le secret des propos de la secrétaire d’État Clinton et du secrétaire général de l’Otan, qui ont mis en garde contre une catastrophe en cas d’escalade de la crise syrienne.


Ghaleb.Kandil
 

source : alterinfo

 

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