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Mondial 2022 - Qatargate : le scandale de trop pour la Fifa ?

2 Février 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mondial 2022 - Qatargate : le scandale de trop pour la Fifa ?

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"France Football" met au jour une corruption massive pour l'attribution de la Coupe du monde au Qatar. Un scandale qui s'ajoute à une longue liste.

Sepp Blatter, le président de la Fifa, le 2 décembre 2010, lors de la victoire du Qatar pour organiser le Mondial 2022. © Philippe Desmazes / AFP
La Fifa soupçonnée de délit de favoritisme pour désigner l'organisateur d'un Mondial ? L'histoire semble se répéter. Dans son édition du 29 janvier, le journal France Football s'attaque violemment sur 13 pages à un événement qui avait soulevé nombre de réactions : l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde de football 2022. En cause, les deux principaux intéressés, le Qatar, pays hôte désigné, et la Fifa, l'instance décisionnaire. Des révélations d'autant plus étonnantes que la plus haute instance mondiale du foot et le bihebdomadaire sont partenaires dans le cadre de la remise du Fifa Ballon d'or (nom officiel depuis la fusion du Ballon d'or France Football et du meilleur joueur Fifa)...

 
Les faits avancés par le journal sont lourds, graves, moralement abjects et certainement répréhensibles pénalement. Au programme, achats de votes, interceptions de mails, conflits d'intérêts, confiscation des passeports des travailleurs népalais construisant les stades, décès non déclarés, etc. Les millions en jeu dépassent l'entendement et le nom des personnalités impliquées fait froid dans le dos. Notamment celles participant à cette réunion secrète du 23 novembre 2010 au... palais de l'Élysée !
Ce jour-là, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy convie Michel Platini, président de l'UEFA, Tamim bin Hamad al-Thani, prince du Qatar, et Sébastien Bazin, président du Paris-SG de l'époque. Et là, la teneur des propos tenus - s'ils sont avérés - témoigne d'une stratégie qatarie parfaitement huilée. Le prince du Qatar veut une chose : le vote de Michel Platini. Et pour cela, il se serait dit prêt à - accrochez-vous ! - racheter le PSG, augmenter sa présence dans l'actionnariat du groupe Lagardère et créer une chaîne de sport pour concurrencer Canal+. Le tout évidemment en faisant la part belle aux entreprises françaises de BTP au moment de la future construction de la dizaine de stades qui accueilleront le Mondial 2022...
Mussolini, Hitler...
Ce n'est pas la première fois malheureusement qu'une affaire de corruption vient éclabousser la Fifa. La Fifa, gardienne du temple du football, fondée en 1904, a pour leitmotiv la défense des valeurs du sport et la promotion des valeurs humanistes (comme les innombrables campagnes contre le racisme semblent l'indiquer). Mais elle a rarement fait appel à la morale pour gérer son business. Exemple, avant même la Seconde Guerre mondiale, cette association d'origine suisse se fourvoie en attribuant l'organisation de la Coupe du monde 1934 à l'Italie de Mussolini. Mieux, elle a même très longtemps pensé à l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler pour être le pays hôte du Mondial 1942. Mais guerre oblige, l'histoire en décidera autrement...
Et que dire de la Coupe du monde 1978 en Argentine ? Non contente d'organiser le Mondial dans un pays en dictature, la Fifa choisit un régime qui utilise les stades de football à une tout autre fin que des rencontres sportives : l'exécution des prisonniers politiques ! Comme si, aujourd'hui, le Mondial était attribué à la Syrie... Cela relativise (un peu) le fait que la Fifa ait favorisé le Qatar pour obtenir le Mondial 2022. Avant, cette organisation s'asseyait sur les droits de l'homme. Aujourd'hui, elle y ajoute le droit pénal financier.
Connivence, conflits d'intérêts, collusion font partie de l'ADN de cette institution dont l'histoire est rythmée par les scandales. "Les faits l'ont prouvé, il y a une vraie culture de la corruption au sein de la Fifa. Il ne faut pas être naïf, il y a des gens qui en vivent très bien et des nations qui ont une relation très détendue avec la corruption", lance Guido Tognoni, ancien chef de projet des Coupes du monde 1990 et 1994, viré de la Fifa en 2003.
Ballon rond ou foot-business ?
Et voici quelques affaires qui montrent que la Fifa ne pense pas qu'au ballon rond. Depuis 1998, l'entreprise Match Hospitality possède l'exclusivité des forfaits Coupe du monde-billet de stade-hôtel. Or, les conditions d'appels d'offres de ce marché sont plutôt douteuses, puisque le neveu de Sepp Blatter fait partie des actionnaires de cette société. Sepp Blatter, président de la Fifa depuis... 1998 !
Une autre affaire récente a aussi mis en lumière la corruption qui règne à la Fifa. Il s'agit du dossier ISL, un groupe de marketing sportif basé à Zoug en Suisse. Partenaire de la Fifa, cette entreprise gérait en exclusivité les droits de retransmission de la Coupe du monde et les contrats de marketing. Mais cette boîte a mis la clé sous la porte en 2001, à cause d'une faillite estimée à 300 millions de francs suisses. S'estimant lésée, la Fifa dépose une plainte. Sauf que le parquet suisse fait son travail et enquête. Résultat, le procureur de Zoug décide de poursuivre... la Fifa pour délit de favoritisme et gestion déloyale ! En 2008, le tribunal relaxe l'organisation. Motif : à l'époque des faits, les rétrocommissions censées "lubrifier les relations commerciales" (propos mêmes du président de cette audience) ne revêtaient pas un caractère illégal.
La Fifa sort impunie de ces scandales. Pourquoi changer ses habitudes ? "La Fifa a beau être une organisation internationale, elle est régie par le droit suisse, et seulement le droit suisse. Même s'il est bien sûr possible de poursuivre pénalement les antennes basées dans chaque pays si elles ont commis une infraction au sens de la loi du pays d'accueil", explique un avocat du cabinet Bertrand, spécialisé dans le droit du sport.
Pour ce nouveau dossier qatari, il faudrait une plainte d'une personne qui s'estime lésée. Reste à savoir si quelqu'un en aura le cran au regard de la puissance financière de cette institution.
Par Alexandre Borde et Alexandre Ferret
Source : Le Point


LA GUERRE DES CLANS : MONÉTARISTES CONTRE FISCALISTES.


Monétaristes contre fiscalistes

Moult aristocrates ouvriers, quelques bureaucrates syndicaux, et nombres de «bobos» ayant thésaurisé tout l’été demandent aujourd’hui à être conseillés afin de planquer leurs deniers durement gagnés en ces temps d’austérité économique aggravée.

J’ai donc visité Internet à la recherche d’économistes avisés. Je suis tombé sur une vidéo très instructive où un gang de spécialistes pédants, probablement des Républicains américains, se pourfend et s’épand en conjectures contradictoires (1). J’ai pensé utile de traduire, pour la compréhension d’un béotien, leur bavardage discordant. Je cite au hasard trois phrases remarquables prononcées par ces parangons du capital : « Nous sommes tous esclaves du gouvernement mondial dirigé par les banques centrales », et « Le marché libre (sic) finira par réagir et se mettre au diapason de la réalité économique », et enfin « Nous savons tous qu’il y aura un prochain QE3 » !?...

Dans le milieu de l’oligarchie financière mondiale, la bisbille fait rage au sein de la famille capitaliste monopoliste entre, d'une part, ceux que j’appellerai – faute de mieux – le clan des « monétaristes », et, d'autre part, le clan des « fiscalistes ». Les capitalistes monopolistes partagent actuellement le pouvoir politique avec les « monétaristes » en opposition aux « fiscalistes ». La vidéo précitée vous présente les récriminations des « fiscalistes ». Voilà pour le portrait de famille, analysons maintenant les propos de ces radicaux (!)

Les « monétaristes » – ministres des finances, boursicoteurs, investisseurs, Présidents de banques centrales – utilisent pour faire face à la présente dépression la seule arme qui demeure à leur disposition, la planche à billet – une métaphore pour désigner l’action des banques centrales et l’injection du carburant « crédit-argent » dans l’appareil de reproduction – Ceux-là impriment et jettent du papier monnaie dans la chaudière du Titanic financier-boursier mondial en train de sombrer, ce misérable rafiot économique plombé.

La triste mondialisation-globalisation-néolibérale inévitable

Conservez, je vous prie, cette idée à l’esprit : mondialisation, globalisation, intégration économique néolibérale ne sont pas de vains mots; la façon que la présente crise s’approfondit le démontre à l’envi. Il ne vous est plus offert une variété d’économies nationales indépendantes : l’étatsunienne, la japonaise, la française, l’allemande ou la canadienne… Ces temps sont révolus et l’on ne peut revenir en arrière malgré les cris futiles et désespérés des conseillers économiques réclamant de « démondialiser sans néolibéraliser » (2). Il n’y a dorénavant, de gré ou de force, qu’une seule et unique économie-politique mondiale, l’économie politique impérialiste où tous les joueurs s’affrontent, banquiers, financiers, firmes multinationales, trust transnationaux, cartels plurinationaux, gouvernements impérialistes grands et petits et néo colonies, tous imbriqués les uns dans les autres, tous interdépendants les uns v is-à-vis des autres, mais n’ayant pas tous, tant s’en faut, la même puissance de gouvernance.

C’est la raison pour laquelle tous ces acteurs déchirent leur chemise sur la place boursière publique présentement : A) Qui, pour réclamer un troisième QE ou Quantitative Easing – assouplissement quantitatif – ou plus communément appelée une émission de monnaie inflationniste et dévaluationniste de la part de la Reserve Fédérale américaine (3) ; B) Qui, pour exiger des politiques fiscales restrictives abolissant des services publics, ou réduisant les salaires, et le pouvoir d’achat des travailleurs, des chômeurs et des étudiants afin de rediriger cet argent directement dans les goussets des banquiers, des manufacturiers – ce que ces gens appellent pudiquement et hypocritement des sources d’« investissements ». Pourquoi de nouvelles sources de capital d’investissement peut-on demander ? Le capital-argent, qui croitrait de 14% par an ne manque pourtant pas sur le marché boursier international [Challenges, 6.03.2008]. À titre d’exemple, au Cana da, 578 milliards de dollars canadiens sont en réserve, inutilisés, présentement sur les comptes bancaires des firmes impérialistes canadiennes (!).

Le deuxième clan, que nous appellerons pour les besoins de la cause les « fiscalistes », arguent qu’ils sont pris en otage par les politiciens et les Présidents des banques centrales – en fait par les « monétaristes » – qui refusent de se plier à leurs remontrances.

De la contradiction dans le camp des profiteurs

Quelles sont les exigences de cette engeance de « fiscalistes » ? Les voici : Que les États souverains surendettés et les banques centrales discréditées cessent de frapper monnaie et qu’ils frappent les travailleurs et les petits employeurs de nouvelles taxes et de nouveaux impôts et qu’ils osent rediriger ce capital-argent extorqué directement dans les goussets du moins de un demi de un pourcent d’aristocrates financiers mondiaux multi milliardaires qui les feront fructifier, du moins ils l'espèrent (4). Reagan, Madame Thatcher et Bush avaient déjà colporté ce bobard auparavant !

Mais pourquoi les politiciens de tous poils, les Présidents de banques centrales et les « monétaristes » en tout genre ne se plient-ils pas à ces exigences ? Subodorent-ils une manigance ? Pourquoi Barak Obama et les chefs d’État européens, japonais, australiens, canadiens ne se rendent-ils pas aux raisons des « fiscalistes » ? Tout simplement parce qu’ils ne le peuvent pas, du moins, pas aussi vite que le souhaiteraient la clique des « fiscalistes ».

Ce sont les pions politiciens et les larrons « monétaristes » qui sont au front, ce sont eux qui tiennent les rênes du pouvoir et qui font face à la résistance ouvrière et populaire, aux chômeurs et aux désœuvrés saqués, aux pauvres affamés, aux petits bourgeois paupérisés, aux autochtones enragés et aux étudiants masqués et casqués (5). Ceux-là savent que s’ils forcent la note ils auront une insurrection sur les bottes. D’autant qu’ils ont déjà, ces ministres et députés, ces banquiers, ces policiers militarisés, perdu le contrôle de leurs mercenaires essaimés à travers le désert incendié.

Les corsaires du désert

La bride sur le cou, après avoir rompu leur licou, les corsaires du désert mènent leurs affaires pour leur propre compte et font monter les enchères que la France tente de faire taire, hier en Côte d’Ivoire, aujourd’hui au Mali, demain qui sait en Algérie ! Mais ces flibustiers débridés, que la CIA et la DGSE-DST ont armés, sont à l’œuvre aussi en Mauritanie, au Niger, en Algérie, en Syrie, en Somalie, en Tunisie, en Égypte, au Yémen, en Irak, en Afghanistan, au Soudan, au Congo, en République Centre Afrique, autant de foyers de résistance où les prétendants au titre de « gendarme international » ne parviennent pas à maintenir le couvercle sur l’autoclave social mondial. Alors de grâce gémit le sous-fifre, que nul n’ordonne aux politiciens et aux « monétaristes » d’envenimer la situation en Grèce, en Italie, en Espagne, en France, au Canada et au Portugal par des mesures anti sociales radicales.

Chaque chose en son temps, répliquent les « monétaristes » prévaricateurs aux « fiscalistes » intempestifs. Les malins politiciens savent que le prochain QE3 (émissions de capital-argent inflationniste) approfondira davantage la crise économique et que toutes les banques centrales du monde – sauf peut-être la banque centrale de Chine – dévalueront leur monnaie (dont souffriront énormément les 15 pays sous le joug du Franc CFA. D’autres soulèvements et d’autres guerres «humanitaires» en perspective) (6).

Par cet audace monétaire tous ces voraces chacals obtiendront le bénéfice recherché – la dévaluation de la marchandise « monnaie » et par ricochet la dévaluation de la marchandise la plus convoitée qui soit, la « force de travail », d’où une revalorisation relative des autres marchandises – une revalorisation de la valeur du surtravail et de la plus-value et aussi, par la bande croient-ils, une réévaluation du Yuan chinois – quasi seule monnaie nationale présentement sous-évaluée.

Par la même occasion, les gouvernements nationaux dégraisseront leurs dettes souveraines et spolieront les petits et les grands épargnants – [les fonds de pension spéculatifs notamment] – et tous ceux qui n’auront pas planqué leur «blé» dans les paradis fiscaux comme ces messieurs Depardieu et Arnault (7).

Pour conclure

Morale de cette guerre des clans entre « monétaristes » et « fiscalistes », messieurs et mesdames convertissez votre capital-argent en Yuan chinois, en Franc suisse ou en Or-métal si vous le pouvez. Mais je sais très bien pauvres gens qu’il y a longtemps que vous ne contrôlez plus votre argent dont le banquier s’est emparé. S’il est un investisseur argenté qui lit ce papier, convertissez votre capital-argent en denrée de première nécessité, dont les prix seront bientôt majorés. La famine pousse à manger quel que soit les prix sur les marchés, mais cela, vous le savez.

Pour les ouvriers, les employés, les travailleuses, les étudiants, les autochtones et les petits rentiers paupérisés, laissez-moi vous conseiller de vous braquer, de résister; manifestez; refusez de payer; gardez-vous que l’on vous désarme, que l’on vous taxe, que l’on vous impose toujours davantage, que l’on vous saque. Ouvriers et travailleuses «investissez» dans la solidarité et résistez, voilà la recommandation de votre «conseiller financier».


Par Robert Bibeau____________________________________________________

(1) http://www.youtube.com/watch?v=ZxIwwqfRMGk
(2) Richard Le Hir. Démondialiser, et vite ça urge! 9.01.2013. http://www.vigile.net/Demondialiser-et-vite-Ca-urge
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif
(4) http://www.centpapiers.com/quand-la-science-decouvre-les-1-qui-dirigent-leconomie/
(5) Robert Bibeau. Gratuité ou marchandisation de l’éducation. Quelle solution? 23.01. 2013. http://www.centpapiers.com/gratuite-ou-marchandisation-de-l%e2%80%99education-la-resistance-etudiante/
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA
(7) Robert Bibeau. La crise économique dans tous ses méfaits. 26.09.2012.
http://www.alterinfo.net/LA-CRISE-ECONOMIQUE-DANS-TOUS-SES-MEFAITS_a81805.html

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