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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:52

Marie Louise Eteki-Otabela: «Appel aux Enfants du Pays... Pas une goutte de sang de plus, juste la fin d’un régime» 

 

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La co-présidente de la Coordination des forces alternatives appelle à un sursaut national

 

’ai lu et relu, crayon à la main, vos textes et tous ceux –avant- que j’ai reçus sur la « situation », le combat de l’Upc pour son unité. J’avais déjà esquissé une réaction à Jean-Pierre Djemba (cf. texte intitulé : cher ami) et que j’ai envoyé aux Upécistes fidèles. Je vous la renvoie au cas où vous ne l’auriez pas eu. Je parle d’un texte « édifiant » dans cette première réaction au sens où je ne vois pas trop comment on va sortir l’Upc de ces procès internes. Je crois qu’il faut laisser que l’Histoire juge chacun de nous sur les actes que nous aurons posés dans le cadre de ce combat pour la libération de notre pays. Ce n’est pas facile de dépasser les rancœurs et les accusations (de trahison !) dues aux erreurs des uns et des autres ou à la méconnaissance que le régime organise sur notre combat de génération en génération. Mais je voudrais proposer ici que nous essayions de nous surpasser dans ce sens car « l’ennemi » n’est pas seulement en face de nous, depuis tant d’années, il est parmi nous, souvent en nous-mêmes...Mais nous devons encore essayer. Nous avons en fait des adversaires politiques. On pourrait prendre comme un défi de leur montrer que nous sommes capables de nous entendre juste pour réapparaître en face d’eux comme une force incontournable, surtout en ce moment de la décrépitude de ce régime : Chiche ! Je crois que cela doit se préparer avec délicatesse même si nous sommes dans l’urgence et je crois que l’actualité nous offre une occasion rêvée avant que « l’ennemi principal » de notre peuple ne nous impose encore un troisième larron...


La situation est grave et exige de nous un sursaut national !

En plus de 60 ans, nous avons analysé et décrit tant et tant de fois l’état de délabrement de notre pays qu’aujourd’hui nous pouvons remplir des bibliothèques entières ! Un travail de conception et de réflexion énormes. Et chacun à sa manière y a été de sa plume. Donc nous patriotes (nationalistes, socialistes, syndicalistes, exilés et tous les partisans des Nouveaux mouvements sociaux ), sommes tous d’accord que le pays est au plus bas et notre peuple dans une misère tragique. Nous sommes tous également d’accord que la patrie est sacrée (je ne sais d’ailleurs pas d’où nous vient une telle conviction : de ce qui nous reste d’Humanité ? De l’exemple de nos parents qui nous ont consacré leur vie ? Ou de nos modèles politiques et tant de martyrs?). De ce fait, certains d’entre nous sont prêts à sacrifier leur vie...dur, dur mais je l’ai entendu à plusieurs reprises. C’est déjà pas mal de l’avoir consacrée à ce combat –souvent dans le dénuement total, les pires difficultés ou la maladie et même de façon anonyme.... Nous résistons à ce régime depuis si longtemps. C’est un courage immense de résister à un régime totalitaire. Je crois sincèrement que c’est une grâce qui n’est pas donnée à tout le monde ! Alors là aussi il faut arrêter de faire de l’auto-flagellation : l’Opposition ceci, les Opposants cela... laissons cette fâcheuse façon de dévaloriser notre travail, notre engagement à l’adversaire.

Faire l’état des lieux implique également que nous sommes conscients du contexte dans lequel nous menons ce combat. C’est là qu’apparait notre première divergence. Tous les patriotes camerounais n’ont pas aujourd’hui, le même niveau de conscience de ce que nous combattons, sur ce qu’il est convenu d’appeler la « nature » de ce régime politique:

- S’agit-il d’une simple dictature ?

- D’une dictature néocoloniale ?

- Ou d’un régime totalitaire pire que le fascisme Hitlérien ?
Selon la réponse que l’on donne à cette question, nous avons des stratégies qui diffèrent dans ce qui s’impose à nous aujourd’hui comme un impératif catégorique:


La libération du Cameroun.

Pour les patriotes qui estiment qu’il s’agit d’une simple dictature, et que ma foi, cette dictature est amenée ( !?) à évoluer avec le temps (l’idéologie du « progrès »...) , tous ceux qui nous conseillent de « laisser le temps au temps » et qui forts de l’assouplissement (!) du régime d’ Ahidjo à Biya... préconisent qui, « changer d’ éthique » ( Ndam Njoya, Tumi ) qui, donner « le pouvoir au peuple » (Fru Ndi) ont bien vu qu’en 23 ans de leurs tactiques, nous sommes loin du compte...Il ne s’agit donc pas seulement d’être sensible au délabrement moral de notre société ou à la misère matérielle de notre Peuple. Mais c’est déjà bien de s’opposer aux effets de l’exploitation à outrance de notre richesse nationale et aux effets de la domination qui s’est abattue comme une chape de plomb sur notre Pays.

C’est pour cela que nous avons quelque fois fait un bout de chemin avec eux dans le Mouvement des femmes (l’Honorable Patricia Ndam Njoya fut membre fondatrice du CRI des femmes camerounaises en 2003). La Coalition s’est constituée du fait de l’existence du Front des Forces Alternatives (l’Honorable Jean Jacques Ekindi fût le dernier président du Front en 2004...) et à travers nos écrits qui, nous osons croire, ont inspiré le Cardinal...dans son Cameroun à remettre à neuf. Donc en face, dans ce régime nous savons que nous avons des alliés. Cependant, je pense qu’il faut renoncer à l’idée d’impliquer certains barons du régime dans notre stratégie...Ils resteront toujours les « piliers » camerounais de ce régime politique même si sentimentalement nous pouvons compter sur quelques « soutiens » familiaux...Ils vont le défendre becs et ongles parce qu’ils ont choisi ce camp : c’est un général qui me le répétait encore il n’y a pas si longtemps ...au téléphone. La lutte pour le pouvoir, ou pour le changer ce n’est pas un jeu. Et certains y laisseront encore leur peau!

Pour les pourfendeurs du système néocolonial, il s’agit de se débarrasser d’un régime politique qui nous a été imposé de l’extérieur et qui est entretenu par ses fondateurs depuis plus de cinq décennies. Les impérialistes pillent notre pays de façon cynique et sans état d’âme. Pour mieux -que Ahidjo, et bien mieux que Biya- défendre les intérêts du Peuple camerounais, il nous faut « négocier » avec eux ! Abel déteste ce mot... Nos anti-impérialistes ( généralement panafricanistes) ne veulent pas aller juste à la mangeoire, eux : forts de leur compétences et de leur expérience professionnelle- reconnue pour certains sur la scène internationale (où ils se sont fait des alliés...)-, certains y sont entrés, d’autres veulent rentrer dans le système pour aller à la table de négociation...Ils oublient juste une chose : l’impérialisme ne négocie pas (surtout pas avec de jeunes loups aux dents longues...) ; il achète les compétences et détruit tout le reste sur son chemin. Un certain Bertrand de Laroque (paix à son âme) me disait dans les années 70 : quand j’ai besoin d’un Polytechnicien, je l’achète ! Voilà pourquoi même dans nos rangs beaucoup sont et seront appelés, « nommés » donc, mais il y aura très peu d’élus : nous savons aujourd’hui que cela va aller jusqu’ aux Sénateurs...Du Manidem à Kamto & Co, l’Upc (des fidèles) n’a pas arrêté d’intégrer les masses !


Ni les élections, ni le coup d’Etat

Aujourd’hui, 33 ans après, 94, 9 % de jeunes Camerounais veulent « changer de régime politique »affirme Eboussi Boulaga (Fondation Friedrich Ebert, 2011). C’est qu’à 40 ans passés, j’ai dû personnellement retourner sur les bancs pour pouvoir démontrer –scientifiquement – que les forces patriotiques de ce pays combattent un totalitarisme pur et dur (sous Ahidjo) mou et dans la désolation totale (sous Biya) et que l’on ne change pas un régime totalitaire de l’intérieur... Tout le monde est donc convaincu que la seule stratégie à mettre en œuvre c’est de sortir de ce statut d’autonomie politique qui prive notre peuple de sa Souveraineté depuis 1957 par le décret français qui créa l’Etat au Cameroun. Même notre pauvre(!) Président a bien essayé de dire– de sa voix enrouée et en faisant un pas en arrière pour s’éloigner un tout petit peu du micro !- à la Conférence de Nice que « notre statut d’autonomie politique doit pouvoir évoluer » : le son est passé ! Nous l’avons tous entendu. Mais il a été censuré aussitôt, ce passage de son discours fût supprimé sur Internet ! Paul Biya sait qu’il a hérité d’un régime totalitaire qui ne lui permet de prendre aucune décision de souveraineté : même pas de se donner un Sénat digne du nom de « Chambre Haute ». C'est-à-dire une institution vénérable comme partout ailleurs- parce qu’elle représente la Sagesse, l’âme immortelle d’un Peuple ! Toute la question d’une stratégie patriotique est : comment sort-on d’un tel régime ? En science politique, et en tout cas en expert du totalitarisme, nous savons que ce n’est ni par les élections ni par un coup d’Etat...Nous y reviendrons.

A la veille de l’élection présidentielle de 2004, nous avons réussit à faire signer à 11 leaders politiques et présidents de leurs nombreuses associations, une Charte dans laquelle, ils se définissaient comme un Front des forces alternatives et qui se donnait pour objectif de changer le régime politique du Cameroun. Cela a été une énorme victoire pour les forces qui représentent une alternative crédible à ce régime politique dans ce pays. Mais le discours dominant a continué à nous asséner l’idée d’un Sdf principal parti, plus grand parti de l’Opposition. Tous les cadres et gens sérieux sont sortis de ce parti.

Certains même morts mystérieusement de crise cardiaque : procédé bien connu pour éliminer tout patriote qui s’aventure dans leurs rangs...Comment voulez-vous que Ni John Fru Ndi ne soit pas aujourd’hui à sa deuxième « trahison » du Peuple camerounais ? (Paul Ayah sur Afrohitorama) : Il y a l’opposition institutionnelle que le régime s’est donnée et il y a l’Opposition alternative à ce régime, celle qui participe d’une longue tradition, une longue chaîne de résistants. Pour ne citer que ceux que j’ai connus personnellement:

- Le prince René Douala Bell, mort pour la Patrie
- Mongo Beti, mort pour la Patrie
- Jean-Marc Ela, mort pour la Patrie
- Hubert Otabela, mort pour la Patrie
- Pius Njawe, mort pour la Patrie : la liste est interminable !

Chacun de nous peut aligner ceux qui lui ont été proches. Je viens par cet appel vous supplier de ne pas permettre une troisième trahison de notre Peuple. Le 15 mars 1966 fut assassiné l’intello, le « marxiste » de la génération des pères fondateurs du nationalisme Camerounais, en la mémoire d’ Osende Afana, retrouvons-nous juste pour prendre trois résolutions symboliques, un signal fort:

Abolir le décret 501 du Gouvernement français qui crée l’Etat au Cameroun en 1957

Abolir le poste de président de la République au Cameroun

Abolir les tribus dans notre pays.

Nous ne voulons la tête de personne, pas une goûte de sang de plus, juste la fin d’un régime.


Marie Louise Eteki-Otabela
Coordination des Forces Alternatives.

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

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8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
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Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
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Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
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Madagascar Malgache
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Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
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Mozambique Changana, Ndau, Makonde
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Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
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Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine