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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Mali:Déclaration du MP22

5 Avril 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Déclaration du MP22

 soldat-tchadien

Le MP22, SERVAL, la MISMA et les Concertations nationales souveraines

 

Dans une récente déclaration le MP22 dénonçait la persécution arbitraire que la Sécurité d'Etat aux ordres dudit Président intérimaire Dioncounda Traoré a abattu à compter du 11 février sur Oumar Mariko. Trois jours durant il a été enlevé, malmené incarcéré et interpellé sur les "bérets rouges". Cela s'est fait en lieu et place des dirigeants FDR, auteurs du contre-coup d'Etat du 30 avril et manipulateurs avérés des « bérets rouges ». Iba N'Diaye, Fatoumata Siré Diakité et Me Tapo, étaient notoirement reconnus comme ceux qui , à la faveur d'allées et venus au camp de Djikoroni-para distribuaient les  bœufs et de l'argent  pour inciter les « bérets rouges » récemment mis en liberté provisoire, à s'agiter, brûler des pneus et dresser des barricades en vue de désobéir à la hiérarchie militaire.

Les Maliens ont tous vu Dioncounda Traoré verser des larmes de crocodiles sur la désunion entre « bérets verts et rouges » au sein de l'armée et charger le Premier ministre de « trouver une solution ». On rapporte en effet que les autorités militaires de SERVAL auraient dit à leurs collègues maliens que les déserteurs « bérets rouges » devaient être purement et simplement radiés.  Mais Dioncounda et Django avaient leur solution d'avance et ont organisé une mascarade de consultations des regroupements et forces sociopolitiques avant de décréter une solution médiane  "sans principes" qui satisfait les doléances insurrectionnelles des « bérets rouges » et  retient en outre qu'une partie d'entrée eux serait retenue à Bamako pour la formation planifiée par l'Union Européenne.

Le MP22 a d'abord démasqué la forme de ces décisions unilatérales qui consistent, pour le Président intérimaire et son nouveau Premier ministre  à recourir de plus en plus à la démagogie des "consultations" comme ce fut le cas de la feuille de route, retirée sur les ordres de la France du cadre des "concertations nationales" pour  être finalement adoptée par une assemblée nationale au mandat révolu. Le MP22 a souverainement rejeté ces "concertations en pièces détachées" et refusé de s'y rendre.  L'affaire a largement donné l'occasion  à la COPAM de souligner que la crise au sein de l'armée est une préoccupation unanime qui requiert justement la tenue des  "concertations nationales" pour statuer souverainement sur tous les problèmes de la crise malienne et non recourir aux expédients et faux-fuyant dictés systématiquement de l'extérieur.

Le MP22 est ensuite d'avis que, sur le fond, les "décisions civiles " unilatérales sur « les bérets rouges » préparent en fait  le terrain à une crise ultérieure visant à l’"épuration sélective de l'armée malienne" conformément aux vues impérialistes des interventionnistes de SERVAL et l'Union Européenne.

Ceci est confirmé par les propos révélateurs tenus par le ministre français de la Défense Le Drian lors du point de presse qu’il a animé le vendredi 8 mars 2013 à l’ambassade de France au Mali.

Il a d'abord expliqué que "le déploiement de l’armée malienne à Kidal est soumis à des préalables notamment sa reconstruction, sa formation afin qu’elle soit disciplinée et soumise à l’autorité civile." (Indicateur du renouveau du 11 mars 2013)

Il est devenu ainsi clair que le non accès de l'armée malienne à Kidal n'est ni pour demain ou après demain, ni une "affaire de logistique" ou de "manque de moyens" comme le clament certains. Bien au contraire,  il s'agit d'une décision politique concertée et imposée de la France et l'Union européenne pour mettre en œuvre le plan révélé de longue date par la COPAM, plan  consistant  à "éradiquer l'armée malienne" de tous éléments et vision patriotiques pour en faire une armée de mercenaires, assurer sur cette base "sa reconstruction et sa formation" et la placer "sous la tutelle du nouveau président de la République à l’issu des élections prochaines"! Qui peut croire qu'un tel programme va passer comme  une lettre à la poste et ne soulèvera pas de nouvelles luttes au sein de l'armée et la résistance des patriotes conscients ?

Le MP22 en ce qui le concerne appelle les patriotes civils et militaires à bander toutes leurs forces pour faire échec à ce plan anti-malien funeste.

Le ministre français de la Défense s’est ensuite dit "réconforté également par le Président de la République par intérim, Dioncounda Traoré et le Premier ministre d’avoir programmé les élections afin qu’un régime démocratique soit installé à partir des élections de juillet prochain".  En fait, c'est depuis le dernier sommet de l'Union Africaine d'Addis Abeba que nous avons entendu Dioncounda proclamer la date butoir du 31 juillet fixée par la France pour la tenue des élections. Et depuis nous entendons le même Président intérimaire jurer à tout bout de champs que ce programme arrêté sans consulter qui ce soit au Mali, sera exécuté. Pourtant l'opinion publique nationale, surtout les partis politiques, sont unanimes à dénoncer le caractère utopique, irréaliste d'un tel calendrier qui doit être interdit. D'abord parce qu'il coïncide avec les travaux champêtres  de l'hivernage au Mali qui ne laissent pas de place à des élections générales (présidentielles, législatives et municipales). Ensuite parce que les conditions politiques minimales nécessaires à la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes (libération totale du nord,  y compris le désarmement et l'anéantissement du MNLA et du MIAA, le retour des refugiés et de l'administration sur toute l'étendue du territoire, établissement du fichier électoral biométrique et révision démocratique de la CENI entre autres) ne seront réunies d'ici là. C'est dire que planifier des élections générales en juillet même en  prévoyant de se prêter  au jeu confusionniste des couplages d'élections, c'est non seulement programmer d'avance des élections bâclées et frauduleuses, mais faire courir au Mali un risque évident d'une nouvelle "guerre civile".  Le MP22 s'inquiète  publiquement de l'agenda des élections en juillet 2013 appelle ses militants à se tenir prêt pour faire face à toute éventualité et à se battre notamment pour réunir les conditions démocratiques préalables nécessaires à de véritables élections libres et transparentes.

Dans le même temps, Dioncounda et ces maîtres français sourds et aveugles à toutes les évidences nous crient à présent sur tous les toits " dialogue et réconciliation". De quoi s'agit-il ? Interrogé par les journalistes sur la revendication unanime des Maliens exigeant le désarmement du MNLA, le ministre français Le Drian a  dit-on: " préconisé d’abord le dialogue politique et la réconciliation nationale". Il s'est ensuite dit satisfait que "les autorités de Bamako se soient inscrites dans cette logique".  De fait, C'est l'inverse qui est vrai. Dioncounda et Django soumis aux ordres de la France tentent pour une seconde fois de substituer "aux concertations nationales souveraines" de prétendues "négociations intercommunautaires" appelées  par les professionnels de l'intox comme Tiéblé Dramé "dialogue national" ou autre "congrès des populations du nord". Tiéblé assure même que les résultats  de ce congrès seront soumis à la "conférence nationale" qui elle sera convoquée par un Président élu ! C'est la voie de la mascarade pour non seulement empêcher que les Maliens ne tirent les leçons de leur crise et barrent la route au retour de ceux qui en sont responsables, mais encore la voie de la mascarade pour faire avaler aux maliens le dialogue avec les terroristes et les séparatistes du MNLA et du MIAA. Le gouvernement  a mis en place à cet effet et par décret la dite "commission de dialogue et de réconciliation nationale" de 33 membres.

Pendant ce temps sur le terrain, la France, l'UE et les USA interdisent à l'armée malienne l'accès à Kidal puis Tessalit et même l'Adrar des Ifoghas autorisés aux seules troupes Françaises et tchadiennes.  Le parti pris de Hollande et desdits socialistes   est tellement cynique que nous avons vu l'armée française bombarder des arabes  du MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad) au profit  du MNLA et entretenir les polémiques et la guerre entre eux. D'un autre côté la même France et l'ONU tout en orchestrant une véritable campagne d'intoxication de l'opinion publique internationale contre l'armée malienne accusée  "d'exactions" , "d'atteintes aux droits de l'homme" et autre "génocide" contre les touaregs annonce des manœuvres visant à transformer SERVAL et la MISMA en force dites "d'interposition ou de maintien de la paix" de l'ONU. Le MP22 s'est dès le départ tenu à contre courant des illusions répandues sur Serval et la MISMA qui n'ont jamais été qu'une entreprise d'occupation et de recolonisation du Mali pour consacrer sa partition en nous imposant le "dialogue" avec les islamo-terroristes (MIAA et autres Ansardine, MUJOA aujourd'hui déguisés dans Kidal),  en réintroduisant au nord le MNLA, pour lui donner un avenir sécessionniste et de balkanisation du Mali par "l’indépendance", "l'autonomie" ou la "fédération". Une occupation néocoloniale qui grâce à de "l'Etat d'urgence",  " l'interposition",  "les élections bâclées et truquées" cherche à imposer au nord et sud, au peuple malien tout entier les mêmes dirigeants politiques et la même armée de mercenaires fantoches qui ont conduit le Mali à la ruine.
Le MP22 réaffirme qu'il n'existe pas d'autre issue pacifique à cette crise que la tenue immédiate des concertations nationales souveraines qui sont  le passage incontournable et obligé pour la réalisation des objectifs sacrés de la transition que sont la libération du Nord, la mise en place d'organes de transition pour le changement et pour l'organisation d'élections crédibles et transparentes. Dans cette voie, le MP22 appelle à la levée immédiate de l'Etat d'urgence et au rétablissement des libertés d'expression des regroupements politiques et de la presse, aujourd'hui confisquées. Nous exigeons notamment le démantèlement de la sécurité d'Etat aux ordres de Dioncounda, Soumeilou Boubèye et le FDR, Sécurité d'Etat transformée en une agence d'alimentation de la presse en fabrications calomnieuses de toutes sortes et agence de violations systématique des droits des citoyens. Le MP22 exige à cet effet :

- le châtiment des auteurs FDR de l'agression du 3 janvier 2013 à Koutiala contre Sidiki Diabaté journaliste animateur de Radio Kayira 2, fusillé à la chevrotine. Cette radio Kayira 2 avait été brûlée auparavant le 30 avril 2012. Les auteurs FDR de ce forfait sont connus. Mais ils ne font l'objet d'aucune poursuite. Mamoutou Djiré a notamment fait des aveux publics sur " son incendie volontaire" sur d'autres antennes de la ville. Mais il vaque tranquillement à ses affaires à l'abri de la toute puissance protectrice des préfets et commissaires locaux tous aux ordres du FDR .

- De même a été agressé au couteau à Niono l'animateur Mamy Traoré de Radio Kaira. Il s'agit après le scénario habituel d'incendie des radios d'une tentative de  meurtre prémédité dont les exécutants sont repérés comme des agents patentés du potentat FDR de Niono, Diadié Bah, l'assassin  notoirement présumé de Youssouf Dembélé alias Kolodougou planteur. Tous ces forfaits et crimes se sont déroulés dans l'indifférence générale de la presse, mais apparemment le vent tourne et l'histoire frappe aux portes. Le MP22 exige examen, poursuite et justice dans toutes ses affaires.

Nous exigeons en particulier la libération du Directeur de Publication du Républicain, Bocari Daou sequestré arbitrairement 10 jours par la sécurité d'Etat aux ordres de  Dioncounda en violation flagrante de toutes ls dispositions légales. On se précipite à présent pour le trainer devant les tribunaux le 16 avril. Or le fait est que Dioncounda , Tiéblé Dramé et le FDR après avoir échoué dans leurs manœuvres insurrectionnelles autour des bérets rouges essuient un second échec cinglant dans leur campagne d'insurrection contre le capitaine Aya Sanogo !  Ce sont eux les premiers qui, à l'aide de la Sécurité d'Etat, dès la nomination d'Aya à la tête du  Comité de suivi de la Réforme de l'armée ont diffusé dans tous les journaux les salaires et avantages de Aya aux fins de le discréditer et soulever l'indignation et la révolte contre lui, y compris au sein de l'armée. Constatant l'échec de leur campagne. Ils sont passés à la vitesse supérieure en imaginant une lettre ouverte de fiction. Mais il est de notoriété publique que  Bocari Daou n'est qu'un "bouc émissaire" à qui  on veut faire payer les frasques de Dioncounda, Tiéblé Dramé et la Sécurité d'Etat. Il doit être dit et répété que cette Sécurité d'Etat n'est pas sous la tutelle de Aya Sanogo. Bien au contraire, elle est truffée d'agents FDR aux ordres de Dioncounda et Soumeilou Boubèye. En outre Aya a dit publiquement qu'il n'a rien à voir avec cette arrestation et a retourné contre leurs auteurs le dénigrement sur son salaire. Il a laissé clairement entendre ce que tout le monde  sait : notamment Dioncounda Traoré touche 30 millions par mois comme salaire de Président de l'Assemblée, ce qui s'ajoute à son salaire de président intérimaire et tous les avantages de ce cumul révoltant. Nous invitons la presse privée et publique à s'arracher aux ornières abrutissantes et cyniques du FDR et étaler sur la place publique tous les émoluments faramineux qu'ils empochent et tous les vols et exploits sanglants qui les caractérisent et qu'ils cachent. Plus rien ne sera comme avant. En avant pour le changement démocratique et la libération nationale ! 

Bamako le 22 mars 2013.

Pour Le MP22, la Présidente

Dr. Rokiya Sanogo

 

 

 

 

 

 

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