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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 14:28

LES PRINCIPAUX ENJEUX HISTORIQUES ET POLITIQUES DE LA MAURITANIE Présentation : Sao Ousmane

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I-Introduction

« La Société mauritanienne est traversée en profondeur par des pratiques persistantes de discrimination de nature ethnique et raciale, ancrées dans les traditions culturelles et prégnantes dans les structures sociales et les mentalités. Des facteurs récurrents dans la société mauritanienne ont donné substance et profondeur sur le long terme à ces discriminations, parmi lesquels la centralité de l’esclavage(..), la prégnance du paradigme racial et ethnique dans des Institutions Centrales de l’Etat comme les Forces armées ( et de sécurité ) et de la Justice (..) et l’instrumentalisation politique du facteur ethnique, notamment par des politiques linguistiques qui on contribué de manière décisive à la polarisation des différentes communautés » 

Telle est en substance , l’une des conclusions du Rapporteur Spéciale des Nations-Unies dans son rapport de 2009 sur la Mauritanie , un pays au carrefour de civilisations dont la France, ancienne puissance coloniale, a voulu faire un pont entre l’Afrique Noire et le Monde Arabe, et qui reste encore un défi sur lequel il est très tôt de porter un jugement définitif. Il convient néanmoins, sans faire ici l’histoire de la Mauritanie, de rappeler quelques données contextuelles indispensables à la compréhension de l’ampleur du défi, dont les Enjeux du Recensement contesté, actuellement en cours, constituent l’une des expressions.

 

II Quelques données historiques de la Mauritanie

 

Depuis l’accession de la Mauritanie à l’indépendance le 28 Novembre 1960, l’Etat fut confronté au défi majeur de la construction de l’identité de la Nation, qui s’articule principalement autour de deux polarités fondamentales : l’Arabité et l’Africanité.

Cette tension a été instrumentalisée politiquement par les différents régimes qui se sont  succédés , privilégiant la dimension arabe dans la construction  de l’identité officielle du pays  dont la première manifestation fut l’enseignement obligatoire de l’arabe dans le Secondaire « 3 » à partir du 1er octobre 1965, provoquant exacerbation des passions identitaires et la création d’un afro-nationalisme dont le ‘Manifeste des 19 ‘ contre la volonté de favoriser le contrôle des leviers de l’Etat par la communauté arabe en  fut l’expression.

Depuis cette date rien n’arrêta la marche forcée de l’arabisation de la Mauritanie comme expression d’un chauvinisme d’Etat  exclusif, qui prit un tournant décisif et historiquement daté avec la prise du pouvoir du Colonel  OULD TAYA à la suite du coup d’Etat du 12 12 1984, et sous le règne duquel la dérive chauvine du pouvoir atteint son paroxysme dans les années 1989-1991 marquées par les assassinats des cadres militaires et civils Négro-mauritaniens, la déportation de dizaines milliers de négro-africains au Sénégal (environ 60.000) et au Mali (40.000 ), la radiation de milliers de cadres civils et militaires de la Fonction Publique , viols, destruction de documents d’état-civil, confiscation de biens et de terres…

            Il s’agit sans nul doute de l’évènement le plus significatif de la politique d’épuration ethnique de l’histoire de la Mauritanie, accomplie méthodiquement et fondée sur une idéologie de la négation et de l’exclusion, légitimant l’arabisation forcée des populations non arabes et, à défaut, leur exclusion et la relativisation de la discrimination.

Le coup d’Etat du 03 août 2005 qui mit fin à plus de 20 ans de dictature chauvine et raciste permit, après une période de transition de 18 mois, l’organisation d’une élection présidentielle libre et transparente au terme de laquelle Monsieur Sidi Mohamed OULD Cheikh  Abdallah fut élu Président de la République.  Mais le noyau dur du système d’OULD TAYA dont l’ossature, constituée d’officines occultes du chauvinisme et du racisme, de membres des forces armées et de sécurité, est resté en place.

Le Président élu prit l’engagement dans un discours à la Nation prononcé le 29 juin 2007 de restaurer l’Unité Nationale et l’Etat de droit. A cet effet, les journées de concertation  des 21, 22 et 23 novembre 2007 ont permis l’adoption d’un programme et un plan d’action pour le retour des mauritaniens déportés, le règlement du passif humanitaire et l’éradication définitive des pratiques de l’esclavage.

Sur cette base, un accord tripartite fut signé entre la Mauritanie, le Sénégal et le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) le 12 Novembre 2007 (4), portant sur l’organisation des opérations de retour dans la dignité des réfugiés mauritaniens qui vivaient en exil forcé hors de leur pays depuis 1989-1990. Un établissement public, l’Agence National pour l’Accueil et l’Insertion des Réfugiés, a été crée à cet effet et s’est attelé dés sa création à coordonner et à superviser les opérations du retour des réfugiés  et la mise en œuvre de programmes visant leur insertion dans la vie nationale.  Le premier contingent de rapatriés a été accueilli officiellement  en Mauritanie le 29 Janvier 2008.  A ce jour,  on estime à  20.000 le nombre de mauritaniens réfugiés qui ont  regagné leur pays.

Toutefois, la plupart de ces rapatriés n’ont obtenu aucune pièce d’état-civil (5) , estampillés encore « rapatriés » et vivent sous des tentes avec enfants et femmes dans des conditions humainement inacceptables et contraires au  droit international, en particulier de l’Accord tripartite du 12 Novembre 2007 qui engage l’Etat mauritanien à accueillir ses ressortissants dans des conditions dignes, à leur accorder des pièces d’état-civil et à leur restituer leurs biens et leurs propriétés spoliés (6).

Dans la pratique, ceux qui rentrent dans leurs villages constatent que leurs terres sont occupées. Certains sont arrêtés lorsqu’ils tentent de récupérer leurs propriétés (7).

Ceux qui sont rentrés sont donc dans des conditions précaires, subissent humiliations et frustrations,  et  vivent en  périphéries de leurs villages et de leurs propriétés confisquées (8).

Telle est la situation inacceptable des mauritaniens rapatriés qui sont aujourd’hui réfugiés dans leur propre pays en raison notamment  du coup d’Etat du 06 août 2008, qui à remis en cause les bonnes volontés exprimées et les efforts accomplis en vue  de restaurer l’Unité Nationale.

Pour le règlement du passif humanitaire, il avait été décidé, lors de la conférence de Nouakchott des 22 et 23 janvier  2008, la mise en place d’une structure chargée de faire la lumière sur la sombre période  1989-1991  sur la base des principes de vérité historique, de Justice, de réparation et de réconciliation. Cette structure Nationale indépendante spécialement dédiée  au passif humanitaire serait composée  notamment, en concertation avec la société civile,  de représentants des victimes, des organisations des droits de l’homme, des membres de l’ordre des avocats, des leaders religieux et de personnalités indépendantes.

Mais à la place de cette Structure Nationale de vérité et Réconciliation, il n’y a eu,  comme   injure à  l’histoire,  que la prière de Kaédi.

Sur la question de l’esclavage, qui constitue de longue date un problème qui affecte  dangereusement la Communauté Nationale, l’on rappellera  son abolition en 1905, puis  par la constitution de 1961 intégrant la déclaration Universelle des Droits de l’homme des Nations Unies du 10 décembre 1948 et par l’ordonnance n° 081-134 du 9 Novembre 1981 très critiquable dans ses prémisses idéologiques et politiques en ce qu’elle prévoyait des compensations au profit des « ayants-droits » , c’est à dire des maîtres. Tout cet arsenal juridique est resté lettre morte par l’absence de volonté politique des plus Hautes Autorités de l’Etat qui nient l’existence même des pratiques de l’esclavage. Le Président  OULD TAYA disait à cet égard en 1997, que «  ceux qui évoquaient la question de l’esclavage ne cherchaient qu’à ternir l’image du pays » (9). En 2001, le représentant du Gouvernement Mauritanien déclarait au Comité des droits de l’Enfant des Nation Unies, que «  la société mauritanienne n’a jamais connu de servitude, de l’exclusion ou la discrimination (..)  et  que par conséquent il ne pouvait y’avoir en Mauritanie de vestiges de cette pratique »10.

Dans ce contexte de négation des droits fondamentaux  de l’homme, la loi du 3 Septembre 2007 portant criminalisation de l’esclavage et réprimant la pratique de l’esclavage devait marquer un tournant fondamental dans l’approche de cette question en Mauritanie, puisqu’elle vise dans son exposé des motifs «  l’élimination de toutes les tares héritées du passé, la promotion d’une culture d’égalité.. » (11)

Mais, là aussi les faits ont eu raison de la loi, les militants pour le respect des droits de l’homme, notamment ceux du Mouvement abolitionniste IRA sont systématiquement arrêtés et emprisonnés pour oser demander l’application de la loi et dénoncer des faits avérés de pratiques de l’esclavage. Et,  comme pour faire échos aux propos du Président  OULD TAYA  tenus en 1997, le Président OULD Abdel AZIZ  déclarait le 5 août 2011 à la Télévision Nationale  qu’il n’ya pas d’esclavage en Mauritanie et que ceux qui en parlent ne cherchent qu’à en faire leur fonds de commerce.  Poursuivant dans sa logique, il affirme même, dans l’interview à KASSATAYA en date du 14 Septembre 2011, que «  N’est esclave que celui qui veut l’être ».

L’on comprend alors que l’objectif du coup d’Etat du 06 Août 2008 était bien la « rectification » de la volonté de réformer le système politico-administratif de l’Etat fondé sur la discrimination.  C’est dans ce contexte de crise politique, identitaire et sociale qu’intervient ce recensement à vocation identitaire comme nouvelle méthode dans le processus d’épuration pour parachever le dispositif multiforme mis en place par le système politico-administratif. Ce recensement  revêt par conséquent des enjeux majeurs pour l’avenir même de la Mauritanie.

III Discussion

« La richesse de la démocratie tient bien plus à l’usage qu’on en fait, qu’à l’attribut qu’on en acquiert et qu’au ressort qu’on en gagne » donc, la démocratie se présente ainsi comme une panacée par excellence  pour toutes les crises politiques qui se manifestent. Et, elle est le vecteur principal de la stabilité sociale et de la paix civile, bref, elle est le rempart bien fortifié contre les carcans religieux, idéologiques et ethniques. Mais seulement, l’usage qu’en font ses propres théoriciens et hérauts que sont : les « défenseurs » du monde libre, en est tout autre.- sur le plan politique, économique et social-.

Même si nul n’ignore que la substance de la démocratie se conjugue avec : l’Etat de droit, l’existence des libertés citoyennes sans exception, l’indépendance de la justice et la séparation des Pouvoirs, etc. Et, il n’en demeure pas moins évident, que la notion de la démocratie, varie selon la compréhension des uns et des autres, et que ses normes  varient aussi parfois selon : les latitudes, positions et  autres typologies sous  régionales et également  les contraintes des  interlocuteurs.

Il faut que les dirigeants à la tête de notre pays  fassent preuve d’autant  ou plus de patriotisme pour leur pays, en se scindant les reins et en travaillant durement rien pour l’intérêt supérieur de la Mauritanie. Ceci devrait commencer par le président Ould Abdel Aziz, au lieu d’être un administrateur, il devrait s’engager comme un vrai bâtisseur, pour sortir son pays du trou dans lequel il se trouve en ce moment. C’est cela qui devrait être le vrai challenge pour Abdel Aziz, aujourd’hui.

Notre idéal sociologique de justice sociale s’arrime-t-il avec les principes sécularisés de gouvernance politique ? L’exemple des passe-droits et privilèges accordés aux tribalismes  est patent. Le choix de les institutionnaliser ou de les contenir s’impose, à tout le moins, pour l’égalité de traitement pour des services publics de qualité. L’incompatibilité entre l’égalité devant la loi et la conception patrimoniale des prérogatives de fonction dresse une distance du texte de son application.

Le défi ne consiste pas au changement de mentalité encore moins à imposer un quelconque mode de vie. Nous ne pouvons faire l’économie d’une précision des modalités de gouvernance et la prise en compte claire des réalités sociologiques et d’administration rigoureuse. Jusque-là, la mauvaise foi et la politique de l’usure ont guidé nos pas. 

1 NATIONS UNIES

   Conseil des Droits de l’Homme

   11è session A/HRC/11/36/ add.2

    16 mars 2009, p2§ 2

2 ibid.. p 2

 3  La “ longue Marche de l’arabisation en Mauritanie”

     Ambroise Queffélec UMR 6039 (CNRS ) Unv. Provence

     Bah Ould Zein, Unv. Nouakchott htt: unice.Fr/LF

4        Accord Tripartite entre le Gouvernement de la République islamique de Mauritanie, le Gouvernement de la République du Sénégal et le Haut Commissariat des Nations unies Pour les Réfugiés, signé le 12 Novembre 2007

5        Département d’Etat des  Etas  Unis, in country Reports in Human Rights praices for 2009 (E-U 11mars 2010, sect. 2.d.) v. ég. Unhcr.org/refworld/’4e 02edf éé. Html

6        Accord Tripartite, opcit, Art 9

7        In Jeune  Afrique  mars 2010

8        ibid

9        Nations Unies

Conseil des Droits de l’Homme opcit, p 9 § 26

 

10   Compte rendu analytique de la 724e  réunion du Comité des droits de l’enfant, 25 Septembre 2001 (CRC/C/SR .724), in Nations Unies,

Conseil des droits de l’Homme opcit, pp 9-10

11   ibid p 9

12   Nation Unies

Comité pour l’élimination de la Discrimination raciale

65e  session 2620 août 2004, Observations finales du Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciales,

Conclusions sur la Mauritanie.

13    ibid.. , p 2 § 9

14  ibid..,p 3 § 14

15   Convention internationale des Nations Unies sur l’élimination de  toutes les formes de discrimination raciale

Conclue à New York le 21 décembre 1965

16   opcit, p 17

17   Article 1 de la Convention : l’expression « discrimination raciale »  vise toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine ethnique, qui a pour but  ou pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice, dans des conditions d’égalité, des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social et culturel ou dans tout autre domaine de la vie publique . cf Convention  opcit, p 2

 

18   Mohamed  Moustapha  Ould Bedredine « Non à la politique de la confiscation de la volonté populaire » in www. Ufpweb, 22 août 2011

19   

20   bis : Bâ Mamadou Alassane Président du PLEJ : Parti Liberté, Egalité et Justice

       Ce recensement est raciste 12 octobre 2011 site WWW plejweb.

19   Lô Gourmo Abdoul « Recensement des Populations : J’ai honte et je proteste ! » www Ufpweb ; cridem  22 août 2011

20 « l’enrôlement et la question de citoyenneté : lire entre les lignes » Maître Moctar Touré Avocat aux barreaux de Versailles et de     Nouakchott in kassataya (France), www. Cridem.org.

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noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

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4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
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Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
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Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
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Source : Union Africaine