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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Le pouvoir aux Nordistes ou le chaos

8 Septembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

afrique

Pendant que l’opposition Bamiléké, anglophone et Beti/Bulu brille par ses divisions, incapable de s’unir autour d’une stratégie commune, un bloc nordiste ressort de la liste actuelle des candidats aux élections d’Octobre, avec un seul candidat nordiste musulman, Garga Haman Adji. Les révélations de Wikileaks, selon lesquelles le tout puissant complice de Paul Biya, le ministre de la justice nordiste Amadou Ali déclara que le Nord ne soutiendra pas de candidat Beti, Bulu, Bamiléké ou anglophone en dehors de Paul Biya, tandis que le Minatd nordiste Marafat Hamidou Yaya, dans des révélations de même source se glorifiait d’avoir maintenu le Minatd dans le système d’organisations des élections, tout en inscrivant Tchadiens et Nigérians dans les listes électorales du Nord, montre que la France répétera au Cameroun le scénario de Côte d’Ivoire, avec pour objectif de détruire la machine militaire actuellement au pouvoir. Depuis quelques heures, les « élites sudistes » du Cameroun vivent dans l’inquiétude…

Ndzana seme

BALTIMORE 09/06/2011 – Amertume et inquiétudes ont caractérisé les milieux du pouvoir, surtout les « élites » militaires et administratives Beti, Bulu, Bamiléké et Anglophones, à la suite de la publication par Wikileaks des entretiens secrets entre l’ancienne Ambassadrice, Janet Garvey, et les ministres d’Etat fulbé Marafat Hamidou Yaya et Amadou Ali.

Ceci vient après les révélations par le même Wikileaks d’un entretien privé entre la même Ambassadrice américaine et Paul Biya, au cours duquel le président camerounais déclarait qu’il s’occupait personnellement de « l’opération épervier » et qu’il ne laisserait aucun détourneur des fonds publics actuellement en prison libre, tant qu’ils ne montrent pas de « remords » ( ?).

Le plus curieux c’est justement que cette « opération épervier », que Paul Biya pilote avec son ami depuis le régime Ahidjo, baron de son propre régime et ministre d’Etat de la justice, Amadou Ali, n’envoie en prison essentiellement que les ressortissants des ethnies ou régions précises du Cameroun, à savoir les Beti, les Bulu/Fang, les Bamiléké et les Anglophones, à la rare exception de l’ancienne ministre de l’éducation de base originaire du Nord, la nordiste Haman Adama.

L’autre constat en est aussi que les prétendus « détourneurs des fonds publics en prison » sont essentiellement ceux qui apparaissent comme une menace politique, tout comme l’ancien secrétaire général de la présidence Titus Edzoa apparut en 1997 et fut vite jeté en prison, contre Paul Biya et Amadou Ali.

Le bloc nordiste qui inquiète

Ce qui était amertume et inquiétudes s’est vite transformé ces dernières heures en une panique devant le constat de ce que le grand Nord du Cameroun n’a présenté qu’un seul candidat aux prochaines élections du 9 Octobre 2011.

Dans les milieux militaires et administratifs Beti, Bulu, Bamiléké et Anglophones, la déception est exprimée dans une variété d’opinions personnelles. Mais il ressort globalement que Paul Biya a trahi ces groupes ethniques et régionaux, en maintenant contre eux une vieille alliance avec le Nord, à qui il entend rendre le pouvoir.

On n’en a pour preuve que les élections sénatoriales promises par Paul Biya pour décembre 2010, que ce président avait vite oublié d’organiser. Or, c’est le président du Sénat qui est constitutionnellement le successeur du président de la république en cas d’empêchement.

Que Amadou Ali déclare aujourd’hui, sous menace de guerre civile (lire l’entretien ci-dessous publié par Wikileaks), que le Nord rejetterait tout candidat Beti, Bulu, Bamiléké ou anglophone, montre que le Nord a fait bloc pour prendre le pouvoir après Paul Biya.

Du coup, nous nous souvenons que c’est après avoir constitué un bloc des Nordistes que Ahmadou Ahidjo fut capable d’évincer André Marie Mbida du poste de premier ministre colonial, de prendre sa place et de devenir le premier président du Cameroun indédendant.

Pendant que Amadou Ali donnait ainsi les ultimatums selon lesquels il faut un pouvoir nordiste après Paul Biya sinon il y aura chaos, le ministre nordiste de l’administration territoriale et de la décentralisation (Minatd), Marafat Hamidou Yaya, patron de la machine des fraudes électorales, chante dans un autre entretien avec l’ambassadrice américaine sa victoire.

Il se félicitait en effet d’avoir obtenu, de complicité avec Paul Biya, que le Minatd reste impliqué dans l’organisation des élections, contrairement aux demandes de tous les acteurs intérieurs et extérieurs pour un organe électoral qui soit indépendant de ce ministère.

Les fraudes seront les pinces qui tueront leur propre crabe Biya

Une source digne de foi fait état de ce que depuis 2005, des réunions des élites du Nord, et surtout l’inscription par le Minatd Marafat Hamidou Yaya des Tchadiens et des Nigérians sur les listes électorales, avaient irrité l’ancien premier ministre Inoni Ephraim.

De sorte qu’en 2007, avant la tenue les élections législatives et communales, le PM Inoni déclencha ouvertement la dispute en créant une « cellule de suivi des élections », sonnant ainsi ses désaccords avec le Minatd Marafat au sujet des inscriptions sur les listes électorales et l’implication personnelle de ce dernier dans le choix des candidats à la place des partis politiques.

En clair, s’il y’aura des fraudes électorales le 9 Octobre prochain, il faut s’attendre qu’elles viennent essentiellement du Nord.

Souvenons-nous encore qu’en Octobre 1992, quand tous les procès-verbaux des bureaux de vote montraient que Ni John Fru Ndi avait gagné les présidentielles, tombèrent à la dernière minute des résultats fictifs du Nord ayant basculé la victoire en faveur de Paul Biya.

Il se trouve maintenant que la personne qui donnera la victoire au prochain président de la république du Cameroun est le nordiste Marafat Hamidou Yaya.

Car, il faut bien noter que ceux qui continuent encore de chanter qu’ils détiennent le « pouvoir Beti », ont un chiffre de population électorale pratiquement insignifiant par rapport aux populations du Nord, que Marafat Hamidou Yaya, Amadou Ali et les autres « élites » du Nord, autant de l’opposition que du pouvoir, contrôlent et feront voter selon leur volonté comme le berger fait paître son bétail dans la prairie de son choix.

Le candidat unique nordiste qui fait paniquer

Ces dernières heures nous ont en effet montré que, avant la clôture des listes des candidats aux présidentielles, tous les candidats du Nord se sont retirés à la dernière minute, afin de laisser un seul candidat, le joker nordiste Garga Haman Adji dit le « chasseur des baleines ...

 

Lire la suite   http://africanindependent.com/news/?p=1770

 

 

 

Le silence et l’inaction est la plus grande arme de destruction massive

 

Silence and inaction is the deadliest weapon of mass destruction.

 


Afrohistorama Communication


 

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