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Jean-Marc Simon ex–ambassadeur de France en Côte d’ivoire pendant la guerre contre ce pays, persiste. La farce judicaire organisée à Abidjan contre le Général Dogbo Blé est une nécessité.

3 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Jean-Marc Simon ex–ambassadeur de France en Côte d’ivoire pendant la guerre contre ce pays, persiste. La farce judicaire organisée à Abidjan contre le Général Dogbo Blé est une nécessité.

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                    Si ce n’est pas une façon totalement inappropriée de venir au secours de la «justice des vainqueurs» et de l’ordre politique profondément trouble qui prévaut en Côte d’Ivoire, qu’est-ce donc ? Pour légitimer la farce judiciaire organisée à Abidjan contre Bruno Dogbo Blé, l’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Marc Simon, s’est répandu dans une interview surréaliste sur RFI. Le général Bruno Dogbo Blé  «est pour moi un brillant officier, c'est incontestable, mais c'est aussi un soldat perdu», a-t-il affirmé. «Sorti parmi les tous premiers de sa promotion à Saint-Cyr Coëtquidan en France, il a avait une très belle carrière devant lui», a-t-il poursuivi. «Par fidélité au président Gbagbo, par solidarité ethnique et idéologique probablement, il s'est engagé dans une dérive qui a conduit le pays aux événements dramatiques qu'on a connus tout au long de la crise postélectorale», a-t-il ajouté. Qu’est-ce qui lui permet d’attribuer à la «solidarité ethnique» la cohérence d’un officier de devoir ? Mystère. Les officiers supérieurs Boniface Konan et Jean-Noël Abéhi ont-ils défendu ce qu’ils considéraient comme la cause nationale par «solidarité ethnique» ? La France officielle est décidément passionnée, aujourd’hui comme hier, par l’ingénierie tribale la plus répugnante. Procureur  à ses heures perdues, Jean-Marc Simon a affirmé que Dogbo Blé a été «le chef d’orchestre» de la guerre d’Abidjan et a «une responsabilité» dans les 3000 morts de la crise et dans l’affaire du Novotel. Tout en concluant, hypocrite, qu’il revient à la justice de déterminer «qui est responsable». Jean-Marc Simon a perdu, bien entendu, ses talents accusatoires quand il s’est agi d’évoquer les crimes commis par les nervis armés d’Alassane Ouattara et de Guillaume Soro. «Chaque chose a son temps…on verra le moment» venu, s’«il faut étendre» les poursuites à l’entourage de l’actuel chef de l’Etat. 

Que dire de tout ce galimatias à part que c’est bien parce qu’elle soutient de manière aussi insensée des régimes pourtant totalement contestables et vomis par une bonne partie du peuple que la France officielle conspire en permanence contre la démocratie en Afrique ?

Source : Le nouveau courrier

 

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