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Inondations : Le Nord Cameroun dans un état de détresse inqualifiable. Aux dernières nouvelles plus de 30 morts et 1 millions de sans abris.

18 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Inondations : Le Nord Cameroun dans un état de détresse inqualifiable. Aux dernières nouvelles plus de 30 morts et 1 millions de sans abris.

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Cameroun: des inondations spectaculaires au Nord

Outre le cheptel et les habitations, les producteurs de riz et de coton sont aux abois après le passage des eaux.
Il ne fait l’ombre d’aucun doute que les inondations qui ont cours en ce moment dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord augurent des lendemains incertains pour les agriculteurs et les éleveurs. Leurs activités sont systématiquement hypothéquées par les inondations depuis que les pluies diluviennes s’abattent sur l’ensemble de la région, provoquant des crues dans les rizières, les champs de coton, de mil ainsi que les pâturages. De vastes étendues de surfaces agraires et pastorales, lessivées par les pluies, sont déclarées aujourd’hui impropres à la culture et improductives par les experts. Ce qui annonce une sévère période de disette que ces populations n’ont jamais connue depuis des années. Les inquiétudes sont toutefois justifiées.
Dans le département du Mayo-Danay, les riziculteurs affirment avoir perdu chacun en moyenne 200 sacs de riz paddy stockés dans les magasins qui croulent sous les eaux. Les plus chanceux ont été obligés de brader les sacs de riz rescapés à 8000 Fcfa, soit 5000 Fcfa de moins que le prix habituel. “Toute la production de la campagne de saison des pluies est déjà hypothéquée. Les riziculteurs ne doivent s’attendre à rien. On estime à 25 000 tonnes pour ce qui est de Maga et 20 000 tonnes pour Yagoua qui vont partir en fumée”, déplore le directeur général de la société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua, Marc Samatana. L’arithmétique permet de se rendre compte que les pertes chiffrées de la Semry sont estimées à 450 millions Fcfa. De quoi plonger les populations de cette partie du pays dans une famine indescriptible.
Les quelques 116 000 producteurs de coton inscrits dans le fichier de la société de développement du coton pour la campagne cotonnière ont eux aussi perdu le sommeil. En 2012, on dénombre 166 000 producteurs de coton encadrés par la Sodecoton, dont une partie dans la vallée de la Bénoué et l’Extrême-Nord. «Pour l’instant, il est trop tôt de faire le bilan des pertes, mais il convient de noter tout de même que les cultivateurs de coton auront de la peine à rembourser les crédits de campagne constitués d’intrants qu’on leur a accordé, du fait d’hypothétiques récoltes. Ce sera une double perte et pour la Sodecoton et pour les producteurs », affirme une source interne à la Sodécoton. D’après nos informations, certaines sources évaluent les pertes des producteurs sont actuellement évaluées à environ 45 000 tonnes, soit 900 millions F CFA”.

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Ce sont également les nombreuses populations de la vallée de la Bénoué et du Mayo-Danay, principaux bassins de production des céréales et autres cultures maraîchères qui sont aux abois. Ces derniers, sérieusement touchés par les inondations, ont perdu leur quiétude. “Je pouvais faire une récolte de plus de 800 à 1 000 sacs de maïs chaque année ; mais avec les pluies qui ont tout emporté, je ne suis pas sûr de m’en sortir avec une seule tonne. Les lâchers d’eau du barrage de Lagdo ont complètement lessivé nos champs tout au long du fleuve jusqu’à Garoua. Beaucoup sont dans la même situation que moi”, se plaint Madouwaye Vagana, un cultivateur de mil et de maïs, installé depuis de longues dates à Lagdo.
A côté de cela, les éleveurs encaissent aussi le coup pour défaut de pâturage. Les éleveurs qui prospèrent dans cette activité ont déjà fait le deuil de leurs bêtes. “Il faut au moins un mois pour que les eaux libèrent les surfaces et les corridors pastoraux. Et actuellement, nous avons toutes les peines du monde à trouver des surfaces où paître nos animaux parce qu’il y a de l’eau partout. Nos pâturages habituels sont complètement inondés. Il devient également difficile de se mouvoir pour chercher un endroit approprié à cause de l’impraticabilité des routes et des corridors.”, se plaint un éleveur. ”

Source: Mutations.

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