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Élections législatives et municipales 2013 : Les observations du Tribunal Article 53.

10 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Élections législatives et municipales 2013 : Les observations du Tribunal Article 53.

Cameroon flag

A travers son réseau, le TRIBUNALARTICLE53 a pu observer et analyser les dernières consultations électorales du 30 novembre 2013. Nous livrons ici nos observations. Dans les villes de Yaoundé, Bafoussam, Bayangam, Douala, Bamenda et plusieurs autres localités les membres de notre réseau ont eu plusieurs observations dont la concordance est frappante.Les observations sont convergentes pour ce qui a été de la paix et de la tranquillité durant le double scrutin.
Sur le fond et la forme plusieurs irrégularités ont été observées. Ces manquements sont de nature à s’interroger sur les motifs de cette élection. Sont-elles pour avoir le mandat du peuple ou alors pour un saupoudrage démocratique ?Plusieurs candidats ont été menacés, intimidé et même embastillés. Notamment à Monatélé sur les militants MRC et à Loum ou le Candidat SDF a été séquestré et sommé d’abandonner la course. Sa témérité a payé, il a été élu.Le TRIBUNALARTICLE53 pour sa part au vu des tricheries et des manquements observés fait trois propositions : Respect scrupuleux des échéances électorales et publication du calendrier électorale par ELECAM seul.Un consensus dans le processus électoral par l’ouverture d’ELECAM à d’autres composantes de la société et du paysage politique.Sans une autonomie, sans une indépendance véritable d’ELECAM, les élections ne seront qu’un jeu de pantins. Un jeu dont le gagnant n’est pas le peuple mais l’oligarchie au pouvoir depuis 32 ans.

 

 

 

ELECTIONS LEGISLATIVES ET MUNICIPALES 30/09/13
Observations du TRIBUNALARTICLE53 

 


A travers son réseau, le TRIBUNALARTICLE53 a pu observer et analyser les dernières consultations électorales du 30 novembre 2013. Nous livrons ici nos observations.
Dans les villes de Yaoundé, Bafoussam, Bayangam, Douala, Bamenda et plusieurs autres localités les membres de notre réseau ont eu plusieurs observations dont la concordance est frappante.


Les observations sont convergentes pour ce qui a été de la paix et de la tranquillité durant le double scrutin.
Sur le fond et la forme plusieurs irrégularités ont été observées. Ces manquements sont de nature à s’interroger sur les motifs de cette élection. Sont-elles pour avoir le mandat du peuple ou alors pour un saupoudrage démocratique ?
La date et la convocation du corps électorale :


Fait de façon unilatérale, le délai de dépôt des candidatures était très court. Plusieurs candidats et partis politiques n’ont pas pu y prendre part. Le leader du parti au pouvoir Chef de l’Etat a unilatéralement fixé la date des élections après plusieurs prolongations de la mandature sortante. Prolongations dont-on n’a pas d’explications et une fois de plus le caractère unilatéral, non-consensuel rappel les sombres dictatures de notre continent. Grosse entorse au processus démocratique : le calendrier électoral entre les mains d’une partie prenante.


Décompte en public
Les décomptes des bulletins ont été faits publiquement. Nous avons observé des intimidations dans certaines localités comme Loum, Monatélé sur les candidats SDF et MRC. Nous avons également remarqué le manque de scrutateurs de nombreux partis politiques dans les bureaux de vote. Ce qui laissait le parti au pouvoir au travers des fonctionnaires et de l’appareil de seuls dans les bureaux de vote.


Taux de participation abstention:
ELECAM étant un organe dont la composition n’a pas rassuré l’opinion par sa composition monocolore, le nombre d’inscrits, le taux de participation et donc le taux d’abstention ne sont connu que de lui et lui seul. Aucune crédibilité ne peut être accordée à un organe dont l’indépendance n’est pas le point fort. Le nombre d’inscrits, le nombre de bureau de vote le taux de participation sont des indices forts que l’opinion attend toujours. Ne pas les publier en temps opportuns, les savoir seul, les manipuler seul ne contribue qu’au discrédit de cet instrument qu’est ELECAM.
Bulletins manquants:


Dans certaines localités, dans certains bureaux de vote plusieurs bulletins de vote manquaient. Obligeant, orientant de facto le choix des électeurs.

Electeurs ne trouvant par leurs noms:
Dans plusieurs bureaux de vote les listes ont été affichées le jour même. Et plusieurs électeurs n’ont pas retrouvé leurs noms.
Doublon de bulletins:


Également plusieurs électeurs ont voté en mettant deux bulletins dans l’enveloppe. A certains endroits, ELCAM a annulé purement et simplement ces bulletins mais à d’autres bureaux cela était considéré du moment où les bulletins étaient identiques.
Achat de bulletins et achat de conscience:
Plusieurs élites du ont été surprises entrain de distribuer de l’argent contre les bulletins des autres partis. Le RDPC et le SDF sont fortement soupçonnés d’achat de conscience et d’influence morale sur les populations.


Éthique et morale:
Nous avons été estomaqué par une citoyenne délinquante fiscale jugé et condamné qui après avoir remboursé ce qu’elle a volé se trouve à faire champagne promu par la hiérarchie au pouvoir. Une prime à la délinquance. Une promotion du vice. Plusieurs autres candidats en délicatesse avec la morale ou la justice ont pris part d’une façon ou d’une autre à ce scrutin. Ce qui pose problème sur la valeur éthique de nos dirigeants.
Financement de la campagne:


Le partit –état n’a pas trouvé bon ni juste de distribué les fonds alloué au budget de la champagne à temps. Ce qui est une omission volontaire et antidémocratique grave. Un frein au processus démocratique.
Ayant fixé les élections unilatéralement, le parti au pouvoir une semaine après le début de la champagne n’avait toujours pas accordé aux uns et autres les moyens financiers légaux pour battre champagne.
C’est un des leviers du parti au pouvoir lors des consultations électorales.

Des urnes
Dans certaines localités, des urnes n’étaient pas scellées.
Mauvaise formation des scrutateurs et des militants:
Nombreux scrutateurs n’étaient pas au faite de leurs devoirs et obligations. Ils ont été largement influencés, intimidés par <<les fonctionnaires scrutateurs >>.
Les partis politiques de l’opposition sont concernés par ce déficit et ils n’ont pas pu couvrir un maximum de bureau de vote.
Intimidation


Plusieurs candidats ont été menacés, intimidé et même embastillés. Notamment à Monatélé sur les militants MRC et à Loum ou le Candidat SDF a été séquestré et sommé d’abandonner la course. Sa témérité a payé, il a été élu.
Nous avons également observé:
-des militants menottés et séquestrés par les forces de l’odre.

-des responsables d’Elecam complices du RDPC, qui déchiraient les affiches du Manidem-les menaces des autorités dans le Moungo( Penja, Mbanga et Dibombari)

-la corruption des électeurs et autres charters orchestrée ou organisés par les élites RDPC du Moungo Sud

-la tête de liste Mariane EKANE, agressée et molestée par des inconnus identifiés comme sbires RDPC
Au sommet du pays les infractions n’étaient pas en reste
Le jour du scrutin, le citoyen PAUL BIYA n’a pas hésité à prendre un bain de foule dans les rues de la capitale. Il avait pourtant 15 jours pour le faire.
Le ministre de la communication lui-même partie prenante aux élections donne les tendances le jour même du vote, empêche aux médias d'en faire de même. Sous le regard bienveillant du Conseil national de la communication.
Sur l’ensemble on peut observer un engagement, une détermination de certains leaders et candidats. Qui, dans des conditions meilleures et idoines pourraient surprendre l’opinion.


Le TRIBUNALARTICLE53 pour sa part au vu des tricheries et des manquements observés fait trois propositions :
Respect scrupuleux des échéances électorales et publication du calendrier électorale par ELECAM seul.
Un consensus dans le processus électoral par l’ouverture d’ELECAM à d’autres composantes de la société et du paysage politique.
Sans une autonomie, sans une indépendance véritable d’ELECAM, les élections ne seront qu’un jeu de pantins. Un jeu dont le gagnant n’est pas le peuple mais l’oligarchie au pouvoir depuis 32 ans.


Pour le TRIBUNALARTICLE53
Kuissu Mephou Gérard
Coordonateur National.

 

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