Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Effluves de «Françafrique»

14 Septembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire


Bourgi francafrique

 

L'avocat franco-libanais, Robert Bourgi, ancien "Monsieur Afrique" de l'Elysée, accuse, depuis le 11 septembre dernier, plusieurs hommes politiques Français d'avoir bénéficié de financements africains occultes. Le Gabon de l’ère Ali Bongo s’en défend.

 

Alors que Nicolas Sarkozy avait déclaré, lors de sa visite à Libreville en février 2010, que le temps «des clichés, des fantasmes et des procès d’intention» était révolu, vantant les mérites d’une «relation franco-gabonaise modernisée», le voilà qui risque d’être éclaboussé par les dernières révélations de Robert Bourgi. En témoigne l’article de "cellulefrancafrique.org" intitulé «Sarkozy à Bourgi : "Reste à l’ombre pour ne pas attraper de coups de soleil"» (http://www.cellulefrancafrique.org/Sarkozy-a-Bourgi-Reste-a-l-ombre.html) listant dix raisons de croire que l’actuel locataire de l’Elysée a lui aussi été bénéficiaire des valises d’argent "extorqués" aux présidents africains.

Ces valisent bourrées d’argent viennent en effet d’être remise au goût du jour par son conseiller officieux pour les affaires africaines Robert Bourgi, celui-là même qui avait provoqué le tollé des opposants gabonais en déclarant, à l’occasion de la présidentielle anticipée de 2009 au Gabon, que qu'Ali Bongo était "le meilleur défenseur des intérêts français dans tous les domaines". Il vient d’accuser Jacques Chirac et Dominique de Villepin d’avoir reçu, par mallettes entières, des fonds occultes de dirigeants africains. Des déclarations taxées de «fariboles» par Dominique de Villepin. 

L’avocat d’origine libanaise soutient : «Par mon intermédiaire», «cinq chefs d’État africains - Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) - ont versé environ 10 millions de dollars pour cette campagne de 2002». 

Ce que soutient¸ pour le cas ivoirien, Mamadou Koulibaly, actuel président de l’Assemblée nationale à Abidjan et numéro deux du régime Gbagbo, qui précise avoir rencontré Bourgi cette année-là. Ce dernier lui aurait réclamé de l’argent pour la campagne présidentielle française. 2 milliards de francs CFA ont finalement été «transportés d’Abidjan vers Paris par valise». 

Également dénoncée par Robert Bourgi, l’actuelle présidence gabonaise a fait savoir «ne pas être concernée» par les déclarations de l’avocat français. «Notre présidence date de 2009, on répond des faits à partir de là», a dit un proche d’Ali Bongo, cité par Le Figaro.

Selon Bourgi, les livraisons d’argent à Jacques Chirac ont eu lieu à partir de 1997 jusqu’en 2005. L’ancien président de la République française a annoncé le 11 septembre au soir vouloir déposer plainte pour diffamation à l’encontre de Robert Bourgi. La confession de celui-ci coïncide avec la sortie d’un livre-brûlot du journaliste-enquêteur Pierre Péan «La République des mallettes» décrivant un tourbillon de commissions et rétrocommissions autour d’Alexandre Djouhri, ami de M. de Villepin.

L’affaire pourrait avoir des rebonds retentissants. Les députés socialistes ont réclamé, ce 13 septembre, une commission d'enquête parlementaire au sujet des déclarations de Bourgi et d’une manière générale sur "la Françafrique".

 

Le silence et l’inaction est la plus grande arme de destruction massive

 

Silence and inaction is the deadliest weapon of mass destruction.

Afrohistorama Communication


Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article