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Déclaration du Parti SADI suite aux arrestations arbitraires orchestrées par le Gouvernement du Dr Cheick Modibo Diarra et la CEDEAO.

31 Mai 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Déclaration du Parti SADI suite aux arrestations arbitraires orchestrées par le Gouvernement du Dr Cheick Modibo Diarra et la CEDEAO.

Parti Sadi

Suite à l’agression physique perpétrée le lundi 21 mai 2012 au Palais présidentiel de Koulouba par un groupe de manifestants contre le Président intérimaire le Professeur Dioncounda Traoré, le Gouvernement du Dr Cheick Modibo Diarra, sur ordre de la CEDEAO, s’est engagé dans une vaste opération d’intimidation et d’arrestations arbitraires dans les rangs des militants et responsables de la COPAM ainsi que parmi les animateurs et journalistes de  la Radio Kayira de Bamako.

L’objectif poursuivi par le Gouvernement de Cheick Modibo Diarra est de porter un coup d’arrêt à la résistance et à la mobilisation populaire grandissante contre les menées illégales et criminelles de la CEDEAO et des autorités maliennes contre notre pays.

Depuis le 24 mai dernier, plusieurs responsables politiques, syndicaux et sociaux sont traînés à la Direction Générale de la Gendarmerie nationale pour être entendu. Au total, le Gouvernement parle d’une cinquantaine d’arrestations. Plusieurs autres interpellations sont en cours, notamment celles de Lassine Cissé Administrateur délégué de la Radio Kayira de Bamako, présentement placé en garde à vue au Camp I de la Gendarmerie Nationale.  Selon des sources dignes de foi d’autres animateurs et journalistes de la même station pourraient être interpellés.

Depuis sa mise en place, le Gouvernement de Cheick Modibo Diarra s’est caractérisé d’abord par son mépris et son ignorance de la volonté populaire, en minimisant l’ampleur des manifestations et autres formes concrètes d’expression, ensuite par le blackout total sur tous les actes démocratiques posés par les organisations politiques, associatives, syndicales dans le sens de la sauvegarde de la souveraineté du Mali et de la dignité de notre peuple.

Ainsi, les medias d’Etat notamment l’ORTM ont reçu des instructions fermes pour ne pas couvrir ou diffuser les communiqués émanant de ces organisations patriotiques. A l’inverse, les tenants de cette politique antinationale, regroupés au sein du FDR ont droit de cité sur nos medias publics ! Et parallèlement, les medias libres comme les stations du réseau Kayira ne bénéficient pas de protection et sont brûlés et saccagés de façon répétée comme les radios de Koutiala, de Niono et de Bamako. A ce jour, ses actes n’ont fait l’objet d’aucune enquête sérieuse ni même d’une condamnation officielle !

 

Par ailleurs, en réponse aux démarches de la COPAM, visant à trouver une solution politique  par une concertation nationale à la crise politique et institutionnelle que connaît notre pays depuis le Coup d’Etat du 22 mars 2012, le Premier Ministre a répondu par l’arrogance, le mépris et la provocation. En effet, il a  affirmé tout de go, qu’il n’agit que sur instruction de la CEDEAO qui l’a nommé avec plein pouvoir. D’où cette flambée de colère et de mouvement spontané totalement incontrôlé des citoyens ayant abouti à l’agression physique du Président intérimaire le Professeur Dioncounda Traoré.

Le Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) exprime sa vive inquiétude devant la multiplication des actes de répression et d’intimidation du Gouvernement et rappelle au Premier Ministre Cheick Modibo DIARRA que notre Peuple n’acceptera jamais la remise en cause des acquis de la Révolution du 26 mars 1991.

Le Parti SADI rejette fermement la chasse aux sorcières et le harcèlement policier des leaders politiques, syndicaux, de la presse et des citoyens dans le but de les réduire au silence et à  la peur.

Le Parti SADI exprime sa profonde indignation devant ces atteintes graves à la liberté individuelle et collective, exige la libération immédiate des personnes détenues et la cessation de cette honteuse persécution contre des citoyens maliens qui ont pris leur responsabilité face à l’histoire. Dans le camp du FDR, des voix de députés s’élèvent pour réclamer leurs têtes. Mais où étaient ces fameux justiciers lorsque des soldats maliens désarmés et affamés ont été égorgés à Aguel Hoc ? Pourquoi n’ont-ils pas organisé la chute du Gouvernement en place par une motion de censure, et ce, malgré l’insistance du Parti SADI ?

L’actuelle campagne systématique d’arrestations arbitraires, d’interrogatoires interminables, d’intimidation et de gardes à vue illégales traduit en fait la peur panique du Premier-Ministre Cheick Modibo Diarra et de son Gouvernement face à l’offensive du peuple malien déterminé à recouvrer sa souveraineté et sa dignité.

Face aux actes d’intimidation, aux tracasseries et aux menaces, le peuple malien ne reculera pas. Bien au contraire, il puisera dans cette injustice flagrante le ressort psychologique, moral et politique nécessaire pour poursuivre sa lutte et imposer le changement.

Bamako le 30 mai 2011

Pour le Bureau du Parti SADI

  Le Président

Cheick Oumar SISSOKO

 

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