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DECLARATION de Guérandi Mbara Goulongo sur les raisons du voyage de Maga (Nord Cameroun) de M. Paul Barthélémy Biya.

19 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

DECLARATION  de Guérandi Mbara Goulongo sur les raisons du voyage de Maga (Nord Cameroun) de M. Paul Barthélémy Biya.


 Guerandi-Mbara.jpgGuérandi Mbara Goulongo


          A la veille de la célébration du cinquante et unième anniversaire de la Réunification, M. Paul Barthélémy Biya fait une visite au Nord-Cameroun au moment où des pluies diluviennes ont laissé des populations sinistrées face à de graves pertes matérielles et surtout en vie humaine dans l’indifférence du régime nihiliste de Yaoundé. Ce voyage aurait pour intention première de reprendre en main les militants du RDPC décidés de quitter le parti de Paul Barthélémy Biya, suite à l’incarcération de M. Marafa Hamidou Yaya, ancien ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ressortissant de la Bénoué.

Le voyage de Maga n’est qu’un prétexte pour masquer la véritable intention de M. Paul Barthélémy Biya. Préparé activement par les ministres Issa Tchiroma et Hamadjoda Adjoudji, cette présence de M. Paul Barthélémy Biya au Nord du Cameroun ne serait qu’une occasion de plus pour procéder à l’exercice favori du régime du "Renouveau", à savoir la corruption et la concussion. Aussi, est-ce l’opportunité de rappeler fermement à M. Paul Barthélémy Biya et au RDPC, parti-Etat, ce qui suit :

1. Les inondations ont, depuis des semaines, coupé le Nord du Sud du pays. Tandis que toute la région du Grand-Nord est totalement dans les eaux, les départements du Mayo-Danay, du Logone-et-Chari et du Diamaré sont menacés de graves inondations si la digue de Maga venait à céder. Les eaux du lac de Maga atteignent 312,72 mm depuis le 2 septembre alors que la côte d’alerte est de 372,50 mm. De milliers de personnes sinistrées se sont réfugiées au Tchad. Des troupeaux de boeufs, moutons et chèvres sont abandonnés dans des villages dévastés par les eaux. Les populations vivent dans la terreur alors que les eaux continuent de monter. L’année scolaire est hypothéquée pour des milliers d’enfants. La menace des épidémies s’installe. Ceci face à l’indifférence du gouvernement Biya.

 

En effet, le gouvernement de Yaoundé représenté par M. René Emmanuel Sadi (ministre de l’Administration territoriale), au nom de Paul Barthélémy Biya, n’a remis que 30 millions Fcfa et quelques sacs de riz aux dizaines de milliers de sinistrés abandonnés à eux-mêmes ; pendant ce temps M. Paul Barthélémy Biya se la coulait douce en Suisse. M. Biya vient d’allouer 1,5 milliards à ces populations en détresse en comparaison aux dépenses faramineuses de chaque voyage présidentiel en Suisse. En 1998 déjà, malgré la catastrophe de Nsam qui avait fait 300 morts au moins alors qu’il se trouvait hors du Cameroun, il n’avait pas daigné regagner le Cameroun. M. Paul Barthélémy Biya et son gouvernement auraient observé la modestie lors de son retour de Suisse, la semaine dernière, accompagné de son épouse. Car le Cameroun à l’heure actuelle est un pays sinistré. La détresse de dizaines de milliers de personnes dans le Septentrion n’autorise nullement toute attitude triomphale. Une preuve de ce que les dirigeants sont insensibles et indifférents aux difficultés des populations. Que faire des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sans abris, ni eau potable, ni nourriture, ni soins médicaux ?

2. Un mal-vivre étreint les populations camerounaises. Il est à éradiquer car, dans son état actuel, la cohésion nationale est en voie de dislocation et l’exacerbation de l’ethnicisme sur fond de pauvreté structurelle est devenue la centralité de la gouvernance Rdpciste.

 

3. Des frustrations régionales (traduites par la multitude de memoranda) découlent surtout de l’absence d’une conception nationale du vivre-ensemble et de l’unité nationale qui transforme en handicap ce qui devrait être un facteur de richesse culturelle pour notre Pays.

 

4. La problématique de la Réunification du Cameroun demeure d’actualité ; les revendications légitimes des populations de l’Outre-Moungo demeurent insatisfaites car la région dite anglophone est marginalisée sur les plans politique, économique et linguistique. Signe manifeste de cette frustration, des organisations "sécessionnistes" ont vu le jour depuis quelques années et leurs membres déclarés sont régulièrement et férocement réprimés et emprisonnés. Refus de dialogue par le régime de Yaoundé.

 

5. Le retour des corps de M. Ahmadou Ahidjo, ancien chef d’Etat et du Dr Félix Roland Moumié, ancien président de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) demeurent des exigences nationales et populaires.

 

6. Les solutions pratiques et consensuelles aux dossiers du 06 avril 1984 en application entière et satisfaisante de la Loi d’amnistie de 1991.

 

Pour comprendre ce qui nous arrive, le Cameroun fait face à une situation géopolitique sous forme de phénomène dialectique :

1. La fin d’un cycle politique ou d’un système cinquantenaire nocif et nihiliste.

2. La fin d’un régime dictatorial doublé d’une fin de règne causant la cessation de l’influence sous-régionale et le déclassement diplomatique du Cameroun, à l’exemple du dernier sommet de la CEMAC à Brazzaville en juillet 2012.

 

Ce n’est pas en allant à Garoua que la problématique camerounaise trouvera les solutions adéquates et consensuelles. Il s’agit de refonder le Cameroun et la première condition politique est la Réconciliation nationale au coeur de la Transition systémique.

Depuis 30 ans, M. Paul Barthélémy Biya et le RDPC ont-ils eu une véritable politique de Réconciliation nationale pour un Cameroun démocratique, fort et prospère ?

C’est maintenant ou jamais ! NOW or NEVER !

 

Pour les REFONDATEURS,

(é) Guérandi Mbara Goulongo

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