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Comment fabriquer son engrais naturel ?

22 Mars 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Comment fabriquer son engrais naturel ?

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Oubliez les engrais chimiques ! 100% bio, 100% écolo, il suffit de quelques bonnes astuces pour fabriquer et utiliser les engrais naturels.

 

Engrais naturels: écologiques et économiques

Les engrais naturels proviennent des matières premières végétales, minérales ou animales décomposées. Ils possèdent de nombreux avantages :

• Ils favorisent la qualité nutritive du sol en le protégeant de l'érosion naturellement ;
• Ils permettent aussi d'éviter le développement des mauvaises herbes ;
• Les engrais naturels sont une véritable source d'économies ;
• C'est une très bonne façon pour recycler intelligemment.

Le purin d'orties : accélérateur de croissance

Cette mauvaise herbe que tu t'acharnes à arracher possède pourtant d'incroyables propriétés fertilisantes. Très riche en minéraux, en oligo-éléments et en vitamines, le purin d'orties est un véritable activateur de croissance pour toutes tes plantes. Il est aussi utilisé comme insecticide et dans le traitement de certaines maladies.

Comment fabriquer son engrais et l'utiliser ?

• Ramasse des jeunes pousses d'orties, de préférence avant la rosée du matin. Après avoir réuni 1kg de feuilles d'orties, hache-les menu.

• Laisse macérer les orties dans 10 litres d'eau entre 20C° et 30C° pendant 10 jours, mélange la mixture tous les 2 jours. Attention, cet engrais a une odeur très forte;

• Au bout de 10 jours, lorsqu'il n'y a plus de petites bulles remontant à la surface, ton engrais est prêt ! Pour une application à l'arrosoir, filtre la mixture avec un morceau de tissu.

Prix : 15€ pour 2L en magasin, c'est gratuit fait maison.

A savoir : si tu n'as pas la patience de fabriquer le purin d'orties, sache que tu peux simplement enterrer les orties séchées au pied de tes plantes.

Les cendres de bois : pour faire renaitre ta pelouse !

Les cendres de bois sont un engrais très riche en potasse et en phosphore, elles nourrissent en profondeur nos belles pelouses vertes. Tous les légumes à feuilles comestibles (cresson, épinards, etc.) en raffolent aussi !

Récupère les cendres de ta cheminée (seulement après combustion du bois sec et non traité), conserve-les bien dans un endroit hermétique pour les utiliser aux beaux jours.

Comment l'utiliser ?

• Il suffit d'épandre les cendres sur ton sol, puis de ratisser légèrement la terre. L'astuce est de le faire avant la pluie pour une pénétration des éléments nutritifs maximale !

• Attention, n'utilise pas cet engrais sur les plantes à fruits comme les fraisiers et framboisiers, cela favorise le développement des feuilles au détriment des fruits.

A savoir: mélanger un peu de cendres dans ton compost, l'enrichit en sels minéraux, mais en excès elles peuvent l'asphyxier et accélérer la volatilisation de la matière organique.

Prix : totalement gratuit ;)

Les algues vertes séchées : stimuler la résistance aux maladies

Tu habites pas trop loin du bord de mer ? Profite d'une belle balade sur la plage pour ramasser des algues. Ces plantes vertes marines une fois récoltées transmettent des substances bénéfiques pour tes plantes, stimulant sa croissance et sa résistance aux maladies.

Comment l'utiliser ?

• Fais en un tas, laisse reposer et fermenter pendant une semaine (ça sent fort !).

• Étale tel quel dans le potager et laisse cet engrais 3 à 4 jours. Retourne la terre et renouvelle l'opération à 2/3 jours d'intervalle (de 2 à 3 fois).

Son prix : la nature te l'offre généreusement. En magasin, tu peux en acheter à 10€ pour 1.5kg.

Sang desséché : accentuer la floraison

Le sang séché est un engrais azoté naturel, 100 % d'origine animale stimulant la floraison. Son action est rapide et durable : l'azote contenu dans le sang favorise la croissance des plantes, il agit même sur la couleur du feuillage et soutient les floraisons. Cet engrais convient parfaitement aux massifs de tes rosiers et aux plantes vivaces.

Comment l'utiliser ?

• Pour l'entretien des plantations existantes, épands à la volée par temps calme, puis enfouis par griffage.

• Pour ton gazon, après la première tonte, épands aussi du sang desséché et arrose les surfaces traitées.

Prix : environ 5.50€ pour 800g.

Nos cuisines regorgent de "déchets" pour faire pousser nos plantes !

Verse dans tes pots de fleurs tous les fonds de théières, c'est plein d'oligo-éléments et de fluor, les plantes adorent ça ! Fais de même avec le marc de café (à enfouir) et les fonds de bouteilles de lait.

Pour tes plantes d'intérieur, garde toutes tes coquilles d'œufs : fais les sécher au soleil, écrase tes coquilles pour en faire une poudre. Ensuite, il te suffit d'épandre cette poudre au pied des plantes en la mélangeant à la terre, c'est un engrais maison très écologique et gratuit.

Et pour avoir un jardin 100% bio et économique, n'oublie pas de faire ton compost !

 

Compost : le fabriquer et l’optimiser


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Les déchets organiques représentent environ 30% du contenu de notre poubelle selon l’ADEME. Une solution pour recycler et réutiliser ces déchets du jardin : le compostage. Comment ça marche ? A quoi ça sert ? Comment l’utiliser ?

 

Compost : le geste indispensable pour un jardin écologique... et économique !

En recyclant tes déchets de cuisine et de jardin, tu obtiens gratuitement un composant organique qui libère des minéraux, indispensables à la vie du sol. Ainsi, plus besoin d'acheter d'engrais (chimique !) pour ton jardin, et le volume de tes déchets est diminué d'environ 100kg par personne et par an, selon l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie). Une économie pour toi, car il faut compter environ 8€ pour un sac de terreau dans le commerce mais aussi pour l'Etat, puisque les coûts liés au recyclage des déchets en sont réduits.

Bien choisir son mode de compostage

Il y a plusieurs solutions pour transformer tes déchets en compost. Ce choix se fera en fonction de l'utilisation que tu souhaites en faire et du volume à composter.

Le composteur : procure-toi avant tout un bac à compost, souvent financé par les collectivités (renseigne-toi en mairie). Tu peux aussi très bien le fabriquer toi-même avec quelques planches !

Quelle taille choisir ? Une capacité de 100 à 200 litres pour un jardin de moins de 100m2, de 200 à 600 litres pour un jardin de 100 à 500m2, et de 600 à 800 litres pour une superficie de plus de 500m2.

Coût : si tu ne peux pas en avoir par la mairie, compte environ 30€ pour un composteur de 500 L.
C'est un mode de compostage qui peut très bien être réalisé collectivement, par exemple à l'échelle de ton quartier ou de ton immeuble.

Le plus : Ce système favorise le processus de compostage, car il conserve l'humidité et facilité la montée en température.

Le compostage en tas : les déchets sont disposés directement sur le sol, dans un endroit abrité du vent et à l'ombre.

Le plus : l'avantage de ce type de compostage est qu'il ne limite à aucun volume. Le brassage (aération du compost) y est aussi plus aisé. Sans compter qu'il est gratuit !

Le compostage en fosse : les déchets sont placés dans un trou à environ 50 cm du sol.

Le plus : le compostage est facilité par les vers de terre. Et surtout, il ne coûte rien, si ce n'est un peu d'huile de coude le temps de creuser la fosse ;)

Optimiser son compost

Ca y est, tu t'es décidé à te mettre au compostage toi aussi ! Encore faut-il savoir comment s'y prendre ! Rien de bien compliqué, il suffit de suivre la marche à suivre pour obtenir à un compost réutilisable :

Place-le au bon endroit: à l'ombre, afin de préserver au maximum le compost des mauvaises odeurs, sur une surface plane et en contact avec le sol.
Humidifie régulièrement le compost, sinon il sera inefficace.
N'oublie pas de le mélanger de temps à autre, pour favoriser son aération.
Retourne-le complètement au moins deux fois dans la saison.
Alimente-le par des apports variés : débris de cuisine (épluchures, légumes, restes de repas, coquilles d'œufs...), déchets du jardin (fleurs fanées, gazon, branches d'arbres en petits morceaux...)
Renseigne-toi sur les éléments qu'il ne faut pas mettre dans le compost : cendres de bois ; plastique ; terre, sable et autres gravats ; litières ; tissus synthétiques ; métaux et verre.

Que faire de mon compost ?

Au bout de 4 mois, ce jeune compost servira comme paillis, une couche organique protectrice, à déposer au pied des végétaux à l'été ou à l'automne. Elle permettra de protéger et nourrir le sol en hiver.

Au bout de 8 mois, il peut être utilisé en rempotage ou pour les semis, en le mélangeant à de la terre.

En ville aussi : j'opte pour le lombricompostage

« Recycler ses déchets, c'est bien beau, mais seulement quand on a un jardin ! » Faux ! Le compostage est aussi possible à l'intérieur même de son logement. Cela s'appelle le lombricompostage (ou vermicompostage). Sous ce nom barbare se cache en fait un principe tout simple : les déchets sont placés avec des vers de terre dans un bac alimenté de terre et un peu d'eau. Les vers se nourrissent des déchets qu'on leur fournit et leurs déjections forment le compost.

Avantage : cette technique convient aux intérieurs puisqu'elle ne nécessite pas beaucoup de place et ne dégage aucune odeur.

Coût
: pour te procurer un vermicomposteur, tu peux t'orienter vers les jardineries et boutiques spécialisées, ou même sur internet. Les prix varient, selon les modèles et leur capacité, de 80 à 200€.

Astuce
 : pour faire des économies, tu peux le fabriquer toi-même ! Pour cela, procure-toi trois boîtes de rangement qui s'empilent l'une sur l'autre et un couvercle pour celle du dessus. Fais des trous dans deux des trois boîtes, ce qui permettra aux vers de passer d'un étage à l'autre, et le tour est joué !

Source : http://www.radins.com

 

 

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