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Cameroun : Qui est derrière le massacre des 150 éléphants du parc national de Bouba N’Djida ?

6 Mars 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun : Qui est derrière le massacre des 150 éléphants du parc national de Bouba N’Djida ?

Braconage-d-elephants.jpg

 

 

          Le Cameroun encore appelée Afrique en miniature regroupe plusieurs espèces d’éléphants en raison de sa diversité géographique. C’est ainsi que dans la zone forestière du sud on rencontre L'éléphant de forêt, et celle du Nord l’éléphant de la savane.

Le parc de Bouba N’Djida est une localité camerounaise à la lisière de la forêt. Située dans le nord du Cameroun. Cette zone sensible devrait être sur le plan de la protection des espèces en voie d’extinction comme les éléphants prioritaire, puisque le Cameroun dispose d’une force dédiée à cet effet, les eaux et forets  qui sont chargée de la protection de la faune et de la flore dans le pays.

Suite à ce massacre, le premier responsable doit être le Ministre des eaux et forets qui n’a pas fait son boulot correctement.  Par conséquent Il devrait d’ailleurs démissionné s’il avait une certaine conscience.

Du fait du déclin des populations d'animaux producteurs d'ivoire, l'import et la vente d'ivoire est interdite ou sévèrement réglementée dans de nombreux pays donc le Cameroun. Il existe une interdiction internationale du commerce de l'ivoire depuis 1989. Cependant cela n'empeche pas les mafieux d'agir librement.


Qui sont les principaux consommateurs des défenses d’éléphants ?

En tout cas pas les Africains.


   On sait depuis quelques années que la demande des défenses d’éléphants est principalement Asiatique. Selon les institutions comme National Geographic News Watch,  cette demande est en constante augmentation depuis le boom économique de l’Asie. En raison des bénéfices réalisés dans le domaine. Le crime organisé, particulièrement la mafia asiatique, s'implique de plus en plus dans ce commerce illégal de l’ivoire pendant que le braconnage est assuré par les mafieux locaux.


Tant et si bien que la survie des espèces menacées dépendent désormais aussi des trafiquants. Cette augmentation dramatique du nombre de tueries  comme celui de Bouba djida constitue une tendance claire, qui démontre la détermination de la mafia asiatique qui a réussi à faire la jonction avec la mafia camerounaise.
La tuerie de bouba n’Djida n’est qu’un épisode de plus qui vient alerter les défenseurs de ces espèces en voie d’extinctions, que si rien n'est fait maintenant, nos petits enfants ne verront des éléphants que dans les manuels illustrés. Car la situation est vraiment inquiétante.

Comment peut-on massacrer 150 éléphants aussi facilement  sans l’apport logistique de la mafia locale ?  Les autorités de la région doivent apporter une réponse claire à cette question.

En tout cas les braconniers ne peuvent agir aussi facilement sans la main de quelques autorités corrompus. Telle doit être la piste d’investigation.
La plupart des cas  de braconnage concernent de la contrebande de l'Afrique vers l'Asie, où les nouveaux riches raffolent de décorations en ivoire et où les cornes sont utilisées par la médecine traditionnelle. Les contrebandiers opèrent généralement par mer et non plus par avion, vu les quantités, et falsifient les documents sous couvert d'officiels corrompus. Pire, certaines défenses revendues proviennent parfois de stocks précédemment confisqués par les autorités.

Affaire à suivre…

Par Mbombog Ntohol

 

 

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