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Cameroun :L’opposition camerounaise doit prendre ses responsabilités selon Alternance 2011.

11 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

Cameroun :L’opposition camerounaise doit prendre ses responsabilités selon Alternance 2011.

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Alternance.2011 créé en 2009, loin des enjeux de pouvoir et des rivalités de personnes, est une structure de réflexion et d’action qui se veut un outil au service de l’opposition camerounaise. Pour être  au rendez-vous de leurs attentes, l’opposition ne doit pas se contenter de préparer l’élection présidentielle, mais proposer une véritable alternative, que la politique chaotique du RDPC, avec ses graves conséquences sociales, rend plus indispensable.

 

 

 

L’opposition camerounaise doit prendre ses responsabilités

« RASSEMBLEMENT POUR UN PROGRAMME DE GOUVERNEMENT »

Alternance.2011 créé en 2009, loin des enjeux de pouvoir et des rivalités de personnes, est une structure de réflexion et d’action qui se veut un outil au service de l’opposition camerounaise :

- pour l’aider à sortir d’une certaine confusion, en redéfinissant la spécificité de ses idées, d’un projet de gouvernement ;

-  pour rendre la fierté à celles et ceux qui se reconnaissent dans l’appartenance à l’opposition,  

- pour lui redonner l’espoir d’une victoire, en définissant les conditions du rassemblement et de l’union.

Si l’on veut construire une alternative digne de ce nom, il faut penser autrement. La crise actuelle de l’opposition vient de son incapacité à penser l’alternance et l’alternative. Cette attitude  n'est finalement que le renoncement à la transformation de la politique face au RDPC.

Après trois défaites consécutives à l’élection présidentielle  (1992, 1997 et 2004), l’opposition camerounaise n’est pas au mieux de sa forme, même si l’image du Président de la République et de son parti se dégrade, elle doit faire face à un RDPC dur et déterminé, qui n’hésite pas à poursuivre sa politique de détérioration sociale, économique, culturelle et politique. Le RDPC détient tous les pouvoirs Institutionnels, sans parler de son influence dans le monde économique et sur les médias.

Devant les dégâts de la politique actuelle du RDPC, les Camerounais sont de plus en plus nombreux à souhaiter un changement radical du système politique.

Pour être  au rendez-vous de leurs attentes, l’opposition ne doit pas se contenter de préparer l’élection présidentielle, mais proposer une véritable alternative, que la politique chaotique du RDPC, avec ses graves conséquences sociales, rend plus indispensable.

A quatre mois de l’élection présidentielle et à douze mois des élections Municipales et Législatives qui suivront, le temps presse.

Des personnalités, des associations, venant d’horizons divers, ont proposé ici et là une plateforme commune avant la prochaine élection présidentielle. D’autres prônent une candidature unique de l’opposition : pourquoi pas, si cette perspective est, non le début, mais l’aboutissement d’un processus ? Sinon, elle pourrait avoir exactement l’effet contraire, à savoir rendre plus difficile le rassemblement.  

Au-delà de ces suggestions, de nombreuses voix s’élèvent pour proposer que l’opposition, dépassant les vœux, passe aux actes et définisse ensemble les moyens d’aboutir au nécessaire rassemblement pour l’alternative, sans laquelle la victoire est peu probable.

Nous partageons cette opinion et nous considérons que cette dynamique de rassemblement doit partir de l’établissement d’une base commune en vue d’un programme de gouvernement et d’une majorité législative.   

Cette volonté de rassemblement ne pourra se manifester que si une confrontation large et constructive est organisée, au cours des réunions, où seront débattues et élaborées les grandes orientations d’une politique de changement.

L'incertitude sur l'avenir, les doutes, parfois même le rejet des politiques et les peurs viennent en écho à la crise sociale, économique et démocratique qui s'est installée dans notre pays. L’opposition doit donc convaincre de leur capacité à transformer en profondeur la société.

Malheureusement, leurs divisions entretiennent la confusion, la focalisation sur les combats de personnes accroit la défiance, l'absence de plateforme commune portant une alternative décourage les Camerounais. Tout cela entretient un brouillage politique et laisse le champ libre au RDPC.

Pour être  au rendez-vous des attentes des Camerounais, les mouvements de l’opposition doivent prendre conscience que deux exigences s'imposent à eux :

- celle du rassemblement de l'ensemble des forces de l’opposition, sans lequel aucune victoire électorale n'est possible ;

- celle de la formulation d'une véritable politique alternative de gouvernement.

Dans les discours, l'union est souvent invoquée, mais les actes tardent à venir. Or, à quatre mois de l’échéance principale, il y a urgence à lancer une telle démarche, même sans préjuger de la nature de l'accord final. Désormais, tout retard devient un lourd handicap ! Voila pourquoi nous appelons les responsables des différents mouvements politiques (Fru Ndi ; Ndam Njoya ; Jean Jacques Ekindi ; Hameni Bieleu ; Docteur Makit ; Mila Assouté ; Gargan Haman, etc.) et la société civile  à prendre des initiatives concrètes, afin d'engager cet indispensable rassemblement et de définir ensemble les orientations partagées qui serviront de base à une nouvelle majorité législative et gouvernementale.

Dans le mêmeesprit, nous proposons la tenue des rencontres, réunissant des femmes et hommes politiques de l’opposition et de la société civile et nous entendons montrer que cela est possible. Ces rencontres permettront :

- une confrontation constructive entre les différents points de vue sur des sujets importants, tels que : l'éducation, la santé, l’emploi et les Institutions, les choix en faveur d'une société fondée sur la solidarité et la confiance ;

- l'élaboration de propositions communes ambitieuses. Les éventuelles différences d'approche seront explicitées. Il ne s'agit en rien de nier les désaccords, mais de clarifier le socle commun d'une action transformatrice, en privilégiant la coopération.

Devant le malaise qui traverse notre pays et les grandes difficultés que rencontre un nombre croissant de nos concitoyens, il faut aller à l'essentiel, ne pas se laisser égarer par des enjeux seconds et redonner à la politique toute sa noblesse. C'est le sens de notre appel à la mobilisation de tous ceux qui veulent être acteurs de ce mouvement de rassemblement, hors duquel il ne peut y avoir ni alternative ni victoire. Telle est aujourd'hui l'urgence absolue pour les hommes et les femmes de l’opposition camerounaise.

Il ne reste plus que quatre mois avant l’élection présidentielle. L’essentiel reste à faire pour assurer la victoire de l’opposition et ouvrir une nouvelle page de changement !

L’association Alternance.2011, qui n’est engagée dans aucune démarche partisane, se veut l’artisan d’une opposition rassemblée, nouvelle, courageuse dans l’action au service de la justice sociale, de l’égalité, d’une autre société que celle qui nous est proposée par le RDPC.

Aujourd’hui comme hier, il est à craindre que les partis politiques de l’opposition camerounaise soient incapables, sans une pression de la population, de se dépasser, d’offrir un nouveau cadre de rassemblement où pourra s’exprimer la diversité d’idée, où auront envie de s’engager toutes ces femmes et hommes qui aspirent à une victoire de l’opposition en 2011.

La division de l’opposition, son incapacité à se retrouver autour d’objectifs porteurs d’espoirs, les querelles de personne constituent autant de facteurs aggravants.

Il n'est pas trop tard pour que les citoyens fassent entendre aujourd'hui leur volonté de rassemblement et participent à la préparation des changements qu'une opposition rassemblée devra engager dès son arrivée au pouvoir.

C’est donc le rassemblement de toutes les forces de l’opposition autour d’un projet de gouvernement qui assurera la victoire en octobre 2011.

Il dépend de nous que l’opposition politique soit en mesure d’offrir une perspective, une alternative à tous nos concitoyens, en particulier les plus modestes, aux jeunes, aux artistes et à celles et ceux qui vivent de leur travail.

C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent d’agir et de proposer une démarche, un calendrier, en mettant en avant le projet, le programme, créant ainsi les conditions d’une alternance et d’une alternative. Cette démarche comprendrait :

1)    l’organisation immédiate des rencontres  régulières

2)    la création, tout de suite  d’un « Comité pour une opposition responsable.» Ce comité préparerait des «Rencontres de l’alternance», dégageant des thèmes de compromis en vue de la mise au point d’un projet pour l’élection présidentielle d’octobre 2011.

La constitution de ce Comité pour une alternance est aujourd’hui la seule voie sérieuse pour organiser la victoire de l’opposition en octobre de cette année. Si les Leaders politiques de l’opposition ne sont pas à la hauteur de cette attente, il reste à espérer que ce sont les hommes et les femmes qui sauront imposer le rassemblement.

Au delà de cette entreprise, nous voulons réaffirmer un cap stratégique : celui du rassemblement. 

Le rassemblement est une nécessité pour l’opposition après les échecs répétés et pour donner au peuple camerounais une véritable alternative politique.  

Ce n’est pas parce que le rassemblement est difficile à réaliser qu’il faut y renoncer. Cela nécessitera, à l'évidence, de nombreuses étapes. Si des différences existent, c’est par le débat qu’elles seront résorbées. C’est par le débat également que seront définies les valeurs communes qui forment le socle de l’opposition.

Telle est l’ambition de cette «Contribution pour le rassemblement de l’opposition», préparée par Alternance.2011

En dépit de l'échec répété de l’opposition, certains leaders politiques croient que le salut du Cameroun viendra d’un Gouvernement d’UNION Nationale.  Les plus cohérents sont même allés au bout de cette démarche : à la faveur des élections présidentielles perdues en 1997 et 2004, ils ont rejoint le RDPC, maquillant en «ouverture» ce qui n'était que l'aboutissement logique de leur itinéraire personnel, c’est-à-dire la compromission.

Les petits jeux tactiques, les formules creuses, l’ambiguïté des postures entretiennent la désespérance et sont autant de handicaps pour une victoire de l’opposition en 2011. Il faut en sortir vite et redonner du sens à la politique.

Ce brouillage permanent peut et doit être combattu. Il existe en effet un certain nombre de leaders, d’hommes et de femmes qui permettent de distinguer nettement l’opposition et le RDPC. C’est bien l’objet de l’ensemble de notre démarche que de les faire valoir.

Alternance.2011 va désormais organiser des réunions, pour débattre autour des « grands sujets », sur des enjeux essentiels tels que :

                        --- L’Emploi

                        --- L’Education

                        --- La Santé

                        --- Les Institutions

Le projet de gouvernement est la première pierre qu’il faut poser. Dans ce projet, les principaux partis doivent réaffirmer ensemble leur choix stratégique de rassemblement et annoncer publiquement les différentes étapes : accord sur le principe du projet, accord sur la méthode, discussion et accord sur les points de convergence - qui formeront le «socle» du rassemblement, tout en précisant clairement les nuances et les désaccords.    

Les Camerounais veulent savoir clairement quels engagements communs seront assumés par toute l’opposition. Ils veulent être sûrs que ceux-ci porteront effectivement une ambition de transformation sociale, répondront à leurs attentes prioritaires. Plus que l’exacerbation des divergences, ils attendent  une synthèse solide, cohérente et ambitieuse, entre toutes les forces de l’opposition.

La volonté de débattre sur le fond, de clarifier les points de vue, le souci de rassemblement sont majoritaires. En tout cas, les Camerounais le demandent. Nous appelons donc les responsables politiques et la société civile à passer à l’acte, à se rencontrer rapidement et à oser l’indispensable : la préparation d’un « projet de gouvernement ».

L’opposition ne doit plus perdre de temps, ne pas s’égarer dans des préoccupations subalternes, dans des changements permanents de posture.

Il y a urgence à engager une telle démarche, même sans préjuger de la nature de l’accord final. Désormais tout retard devient un lourd handicap !

C’est ce processus qu’il faut engager dès maintenant.

 

 

Patrice Ekwe Silo Edimo

Alternance.2011@yahoo.fr

 

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