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CAMEROUN:Enoh porte plainte Une plainte contre des hauts gradés de la gendarmerie

18 Avril 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Enoh porte plainte Une plainte contre des hauts gradés de la gendarmerie, le fameux Colonel Oumarou Ngalibou commandant de la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua, mis en cause et auditionné le 11 avril dernier.
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           Les avocats d’Enoh Meyomesse ont décidé de passer à l’offensive. Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée le 1er février 2012 par Alain Beling Nkoumba, avocat de l’ex candidat à l’élection présidentielle, contre « Oumarou Ngalibou (colonel, commandant de la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua) et autres », auprès du tribunal militaire de Yaoundé. Les faits reprochés portent sur « constitutifs de destruction, violation de domicile et vol aggravé ». Cette plainte vise au-delà du colonel Oumarou Ngalibou, Djakou Ghislain (lieutenant en service au service central de recherches judiciaires au Sed à Yaoundé), Koung Jean-Marie (adjudant en service à la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua), Edou (gendarme en service à la légion de gendarmerie de Bertoua) et Kissebe (gendarme en service à la légion de gendarmerie de Bertoua).

D’après la plainte, « dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 novembre 2011, pendant que Dieudonné Enoh Meyomesse se trouvait hors du Cameroun, sur ordre du colonel Oumarou Ngalibou, les nommés Djakou Ghislain, Koung Jean-Marie, Edou et Kissebe – tous armés jusqu’aux dents- ont cassé la porte de son domicile. Ils y ont pénétré et tout mis sens dessus dessous, et ont emporté plusieurs effets lui appartenant, dont une photographie d’un format de 15X21 cm prise dans un manège à Singapour ».
Alain Beling Nkoumba poursuit : « après l’accomplissement de leur forfait, le nommé Edou a remis la somme de 5000 FCfa à un voisin de monsieur Enoh Meyomesse, afin qu’il remplace la serrure de sa porte qu’ils avaient endommagée ». Une chose inacceptable pour la partie civile. Il ajoute que : « ces faits -constitutifs de destruction, violation de domicile et vol aggravé- ont été commis dans un délai non couvert par la prescription et mérite d’être poursuivis et réprimés conformément aux dispositions du code pénal ».
Après plusieurs semaines sans suite, la plainte d’Enoh Meyomesse a finalement reçu un échos auprès des autorités judiciaires. Nos sources indiquent que le 11 avril dernier, le colonel Oumarou Galibou a été entendu par un général de l’armée à huis clos dans ses bureaux à Bertoua.
L’homme politique et écrivain Enoh Meyomesse est écroué depuis le 22 décembre 2011 à la prison centrale de Kondengui, après avoir été devant le commissaire du gouvernement pour « coaction de vol aggravé, acquisition et détention d’armes, violation de consignes militaires, violation dur la législation des pierres précieuses, association de malfaiteurs et tentative d’insurrection ». Le 21 mars dernier, devant le juge d’instruction, coup de théâtre. Il ne reste plus que deux chefs d’accusation : « complicité de vol aggravé et violation de la législation sur les pierres précieuses ».
Affaire à suivre.


Par Boris Bertolt

 

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AFFAIRE ENOH MEYOMESSE UN COMPLOT D’ETAT

                 http://www.dailymotion.com/video/xox97o_l-affaire-enoh-meyomesse-un-complot-d-etat_webcam

 

Enoh-meyomeese3.png      La_Question_Tribale_Camerou.jpg

 

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