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Cameroun : Elecam méprise les handicapés Camerounais, considérés comme citoyens de seconde zone.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun : Elecam méprise les handicapés  Camerounais, considérés comme citoyens de seconde zone.

Le-malheureux-handicape-sur-son-lit-de-malade.jpg

 

Un jeune lourdement handicapé a été victime d’une grave négligence. Qui lui a causé un sérieux traumatisme. Aussi bien physique, moral que financier. Sous les yeux indifférents des responsables ! 

Bafoussam. Gabriel Ngounou, le tout nouveau Délégué régional d’Elecam, est un homme sans cœur. Un dangereux carriériste. Cet incident l’a montré : il est insensible à la douleur d’autrui, et uniquement préoccupé par sa position dans la mangeoire électorale. Tenez ! Apprenant que les citoyens étaient invités à venir s’inscrire sur les listes biométriques, cet électeur handicapé dont l’identité est préservée pour l’instant, s’est présenté au siège régional d’Elecam le jeudi 03 octobre dernier. Cette volonté de remplir son devoir civique, va lui couter cher.

Il raconte. « Je suis arrivé au siège d’Elecam, accompagné de la personne qui me poussait sur mon fauteuil roulant. Lorsqu’on a songé à s’occuper de moi, on m’a placé sur un siège duquel l’opérateur ne n’apercevait pas. C’est alors qu’on a cherché une chaise plus haute pour me placer dessus. » Selon notre enquête, face à l’indifférence des agents d’Elecam présents, c’est un autre citoyen venu s’inscrire qui, compatissant, a ainsi tiré une chaise de secrétaire, qui traînait dans un coin, pour y placer l’infortuné. « Las d’attendre, mon accompagnateur était parti. C’est au moment où je voulais m’ajuster sur cette chaise que j’ai dégringolé et suis tombé ».

Sans défense dans sa chute !


Faut-il le révéler, la victime est ce qu’on appellerait un homme-tronc. Dépourvu de jambes, ce qui lui tient lieu de bras, ne sont que des moignons. C’est dire si dans sa chute, il est désarmé. Le pauvre a donc chu. Lourdement ! Le pire, c’est que sa chute, loin d’apitoyer ses semblables présents, les amusera plutôt. Il faudra encore l’intervention d’un électeur pour le lever et le placer dans  son vieux fauteuil roulant. Appelé en urgence, sa pauvre mère en larmes, viendra le ramener en famille.

« C’est après cela que j’ai appelé M. Michel Mombio, qui est un voisin et que je connais comme un défenseur des droits de l’homme. C’est lui qui m’a conseillé d’aller à l’hôpital, même si je n’ai pas d’argent. Il m’a indiqué qui appeler pour m’accompagner. Ce que j’ai fait. » Affirme l’infirme. Ce dernier est hors de la ville quand il reçoit l’appel. Il répercute aussitôt l’information à Me Che Fabien, avocat et Directeur Exécutif de l’Union des Consommateurs de l’Ouest (Uco). Lequel est aussi hors de Bafoussam pour une audience. « Dès mon retour en ville, je me suis rendu chez lui. C’est une famille dépourvue. J’ai trouvé sa mère le massant avec de l’eau chaude. J’ai consulté son carnet et son certificat médicaux. Et me suis rendu à Elecam. »

Evidentes et coupables négligences 

Le Délégué est absent quand arrive Michel Mombio, de même que la responsable de la communication. Les deux arrivent quelques temps plus tard. « J’ai poliment abordé le Délégué, en l’informant qu’un handicapé avait été victime d’un incident dont je lui ai révélé les circonstances. » En réponse, il s’est adressé à ses collaborateurs présents. Car toute la conversation se déroule dans la cour. « Il y a une chaise défectueuse ici comme il dit là ? » L’un des présents répond oui, et lui ramène ladite chaise. C’est alors qu’il raconte à son Délégué, ce qui s’est passé la veille.

« Mais malgré les évidences de la négligence coupable de ses subordonnés, son soucis était de savoir ‘’s’il y a anguille sous roche’’. Parce que j’ai évoqué les 10 jours de repos médical du malheureux électeur. En somme, sa place le préoccupe plus que la vie des électeurs pour lesquels il est là ! » S’indigne Michel Mombio. Il ajoute : « J’ai dû insister pour qu’il désigne un de ces gars pour aller s’enquérir de ce cas poignant. Nous y sommes allés. Le bonhomme a vu le malade sur son grabat. Il n’est plus repassé comme promis. » L’Uco a dû se démener pour le ramener à l’hôpital. « C’est le tribunal qui devrait connaitre de la suite, quand il se sera rétabli. On ne saurait impunément mépriser ainsi un être humain, surtout quand il est un handicapé. » Conclut Michel Mombio, Pca de l’Uco, qui assure avoir donné des instructions dans ce sens à Me Che Fabien.

Source : L’ouest républicain

 

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