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Cameroun : Affaire de l'avion présidentiel: L'argent est aux îles Vierges Britanniques.

17 Juillet 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun : Affaire de l'avion présidentiel: L'argent est aux îles Vierges Britanniques.

camairin

Où fut créée Sg Avipro, l'une des sociétés écrans appartenant, selon certaines sources, au fils du milliardaire de Bandjoun.

L'affaire de l'avion présidentiel ou mieux l'affaire de l'argent de l'avion présidentiel va encore pendant longtemps faire des vagues. L'acquisition du BBJ devait coûter la bagatelle de 65 millions US$. L'Etat du Cameroun avait débloqué une avance de 31 millions US$. Une partie de cet argent avait été envoyée comme avance à Boeing et l'autre avait alors pris la direction des îles vierges Britanniques, siège de la société Sg Avipro. 

Créée en 2003 dans les îles sus évoquées, la société Sg Avipro appartiendrait à Yves Michel Fotso et M Shanmuga Rethenam de nationalité Indo-Singapourienne. Certains rapports font état de ce que M. Yves Michel Fotso, Administrateur Directeur Général de Camair, contrôlait aussi GIA qui avait été capitalisée à 100% avec l'argent public camerounais. L'argent ainsi transféré aurait permis à Avipro d'acquérir des aéronefs qui seront plus tard loués à la Camair. Devenu un prestataire de services privilégié, Avipro va se faire énormément d'argent sur le dos de la Camair au moyen de règlement des factures de location d'avions. 


AVIPRO exige 20 milliards 

C'est ainsi que sur la base d'un contrat signé le 7 novembre 2001 entre la Camair et Gia, la société Sg Avipro a saisi le tribunal arbitral de New York en 2004 en vue d'obtenir la condamnation de Camair à lui payer 38 millions US$ (20 milliards F Cfa). En juin 2004, cette société a retiré sa demande et réintroduit une nouvelle sur la base d'un faux contrat antidaté au 25 juin 2002 conclu entre la Camair et Shanmuga Rethenam, ou Avipro Finance. 

En 2005, le tribunal fédéral de New York avait donné 6 mois à la Camair pour qu'elle réunisse et fournisse les preuves soutenant sa contestation de la validité du contrat querellé. Yves Michel Fotso qui n'était ni partie au procès ni invité, a adressé au dit tribunal une déclaration sous serment dans laquelle il soutenait la validité du contrat, assurant ainsi la condamnation de la Camair à subir la procédure d'arbitrage. Dans quel intérêt l'Administrateur directeur général de la Camair agissait-il ainsi? Certainement pas au profit de la société nationale de transport aérien dont il avait la charge. 

Yves Michel Fotso aurait rompu ce contrat en octobre 2002 avec transfert de tous les actifs de SG AVIPRO vers la société Irlandaise TLL (Treasury Leasing Limited). 


La SUISSE recherche Yves Michel FOTSO 

Il faudrait relever que l'ex Adg de la Camair à qui l'on impute le détournement des 31 millions US$ fut dénoncé, puis inculpé en Suisse en 2005 dans l'enquête "Kourata". 

Dans le même ordre d'idées, le cabinet Kroll mandaté par la Société Financière Internationale (SFI) pour mener une mission d'information sur Yves Michel FOTSO, avait relevé la gestion calamiteuse de ce dernier. Autant de raisons et bien d'autres qui auraient suggéré à Proparco et la DEG (partenaire historique de la CBC) d’arrêter tout investissement dans la CFH, vraisemblablement parce que ses dirigeants estimaient que la CBC avait une activité spéculative et un manque de contrôle interne qui ne correspondaient pas à leurs pratiques. 

La question essentielle qui préoccupe désormais l'immense majorité des Camerounais est celle de savoir comment rentrer en possession de cet argent, dès lors que l'on a pu identifier les traces et les divers personnages ayant collaboré à la réalisation de cette opération maffieuse? De l'avis de certains, la négociation entamée entre certains cercles du pouvoir et l'entourage d'Yves Michel Fotso d'une part et la saisie des biens de ce dernier d'autre part, participeraient de cette volonté de récupérer les sommes qui ont ainsi été détournées. La procédure de rapatriement des fonds est certes complexe, pourvu qu'elles soient menées par des experts aguerris en la matière. 
L'ex-directeur général de la Société de Recouvrement des Créances, Emmanuel Etoundi Oyono n'a-t-il pas réussi l'exploit de faire revenir près de 7 milliards FCFA qui étaient planqués aux îles Cayman!

ParLewis Medjo

Source : La Détente Libre

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